21-Armée de terre (63)

Les régiments légers d’artillerie (RLA) et régiments légers d’artillerie d’Afrique (RLAA)

En août 1939, à la mobilisation liée à la courte guerre de Pologne, existe au sein de la Réserve Générale, quatre régiments d’artillerie légère :

-17ème régiment d’artillerie légère de Sedan

-34ème régiment d’artillerie légère de Rouen

-36ème régiment d’artillerie légère d’Issoire

-43ème régiment d’artillerie légère de Caen

Ces régiments d’artillerie légère deviennent en septembre 1941 des régiments légers d’artillerie ou RLA pendant qu’un pendant nord-africain appelé RLAA (Régiment Léger d’Artillerie d’Afrique) était également mis sur pied.

Ces régiments vont être à la base de la mise sur pied de nombreux RLA destinés à équiper les Divisions Légères d’Infanterie mises sur pied ex-nihilo comme les 1ère et 11ème DLI ou issus de la transformation d’unités existantes en Afrique du Nord et au Levant.

Tous les RLA qu’ils soient de recrutements métropolitain ou nord-africain sont organisés de la même façon :

-Un Etat-major avec un poste de commandement, les transmissions, le renseignement et des éclaireurs motocyclistes.

-Une batterie hors-rang (ravitaillement, approvisionnement, dépannage, sanitaire)

-Trois groupes de 75mm avec un état-major, une colonne de ravitaillement et trois batteries de quatre pièces.

Quand à l’équipement, il variait en fonction de la zone géographique dans laquelle le régiment devait évoluer. Si les RLA des 1ère et 11ème DLI plus ceux de la RG disposaient de canons de 75mm TAZ modèle 1939, les RLAA disposaient encore de 75mm modèle 1897.

En août/septembre 1948, la situation des RLA/RLAA étaient la suivante :

-17ème régiment léger d’artillerie de Sedan

-34ème régiment léger d’artillerie de Rouen

-36ème régiment léger d’artillerie d’Issoire
-43ème régiment léger d’artillerie de Caen

Ces quatre régiments restent indépendants et intégrés à la Réserve Générale.

-8ème régiment léger d’artillerie basé à Lorient et intégré à la 1ère Division Légère d’Infanterie

Ce dernier régiment est mis sur pied en juin 1948 est loin d’avoir atteint leur plein potentiel humain, technique et tactique. Néanmoins le 8ème RLA est suffisamment puissant pour pouvoir envoyer un groupement de marche au sein d’une division légère d’infanterie de marche envoyée en Norvège.

Trois régiments légers d’artillerie d’Afrique sont également mis sur pied pour trois Divisions Légères d’Infanterie : le 1er régiment léger d’artillerie d’Afrique est le régiment d’artillerie de la 3ème DLI _stationnée en Algérie_, le 2ème RLAA est intégré à la 4ème DLI _stationnée au Maroc_ alors que le 3ème RLAA est le régiment d’artillerie de la 5ème DLI stationnée en Tunisie.

Aucune DLI n’étant mise sur pied à la mobilisation d’août/septembre 1948, aucun RLA/RLAA n’est mis sur pied même si tous les régiments mettent sur pied une batterie d’instruction pour préserver l’avenir. En cas de besoin, les quatre régiments légers d’artillerie de la Réserve Générale pouvant intégrer de nouvelles D.L.I. .

Les régiments d’artillerie tractée tout-terrain (RATTT)

obusier de 105C modèle 1935B

L’obusier de 105C modèle 1935B était l’une des pièces équipant les RATTT

Comme leurs noms l’indique, ces régiments disposent de pièces tractées capable de se déplacer en tout terrain grâce à des tracteurs ayant cette capacité. Ces régiments sont les régiments des Divisions Légères Mécanique, des Divisions de Cavalerie et des Divisions Cuirassées.

En août 1939 au moment de la mobilisation liée à la guerre de Pologne, on trouve les RATTT suivants :

-Le 71ème régiment d’artillerie tout-terrain tractée de Fontainebleau est le régiment d’artillerie de la 2ème DLM

-Le 72ème régiment d’artillerie tout-terrain tractée de Paris est le régiment d’artillerie de la 3ème Division de Cavalerie qui devient la 5ème DLM.

-Le 73ème régiment d’artillerie tout-terrain tractée de Luneville est le régiment d’artillerie de la 2ème Division de Cavalerie qui devient la 4ème DLM.

-Le 74ème régiment d’artillerie tout-terrain tractée de Verdun est le régiment d’artillerie de la 1ère DLM

-Le 75ème régiment d’artillerie tout-terrain tracté  de Lyon est le régiment d’artillerie de la 1ère Division de Cavalerie qui devient la 3ème DLM.

-305ème régiment d’artillerie tractée tout terrain de Besançon ultérieurement intégrée à la 1ère DCr

-309ème régiment d’artillerie tractée tout terrain de Strasbourg ultérieurement intégrée à la 2ème DCr.

-Le 319ème régiment d’artillerie tout-terrain tracté est mis sur pied par le CMA 7/40 et affecté à la 3ème Division Cuirassée de réserve.

-Le 322ème régiment d’artillerie tout-terrain tractée est mis sur pied par le CMA 303 du Vernon et affecté à la 4ème Division Cuirassée de réserve.

En 1939, les régiments TTT des DLM sont organisés de la façon suivante :

-Un Etat-major avec un poste de commandement, les transmissions, le renseignement et des éclaireurs motocyclistes.

-Une batterie hors-rang (ravitaillement, approvisionnement, dépannage, sanitaire)

-Deux groupes de 75mm composés chacun d’un état-major, d’une colonne de ravitaillement et de trois batteries de quatre canons de 75mm TAZ modèle 1939

-Un groupe de 105mm composé chacun d’un état-major, d’une colonne de ravitaillement et de trois batteries de quatre obusiers de 105C modèle 1935B

Quand aux RATTT des Dcr ils disposent dans un premier temps de deux groupes de 105 avant de «rattraper» l’organisation des régiments d’artillerie tout terrain tractée équipant les DLM soit deux groupes de 75mm et deux groupes de 105C.

Si cette organisation ne change pas avant septembre 1948, le panorama des RATTT change, évolue, mute, des régiments disparaissant et d’autres apparaissant.

Ainsi  les RATTT des Dcr sont transformés en régiments d’artillerie autoportée (RAAP) tandis que des RATTT sont créés pour les 6ème, 7ème et 8ème D.L.M ce qui donne le panorama suivant lorsque le second conflit mondial éclate :

-Le 71ème régiment d’artillerie tout-terrain tractée de Fontainebleau est le régiment d’artillerie de la 2ème DLM

-Le 72ème régiment d’artillerie tout-terrain tractée de Paris est le régiment d’artillerie de la 5ème DLM.

-Le 73ème régiment d’artillerie tout-terrain tractée de Luneville est le régiment d’artillerie de la 4ème DLM.

-Le 74ème régiment d’artillerie tout-terrain tractée de Verdun est le régiment d’artillerie de la 1ère DLM

-Le 75ème régiment d’artillerie tout-terrain tracté  de Lyon est le régiment d’artillerie de la 3ème DLM.

-Le 70ème régiment d’artillerie tout-terrain tracté est le régiment d’artillerie de la 6ème DLM.

-Le 76ème régiment d’artillerie tout-terrain tracté est le régiment d’artillerie de la 7ème DLM.

-Le 77ème régiment d’artillerie tout-terrain tracté est le régiment d’artillerie de la 8ème DLM.

-Le 78ème régiment d’artillerie tout-terrain tracté est le régiment d’artillerie de la 1ère DLC

-Le 79ème régiment d’artillerie tout-terrain tracté est le régiment d’artillerie de la 2ème DLC (ex-Groupement Mécanisé Colonial).
Aucun RATTT n’est mis sur pied à la mobilisation, aucune nouvelle D.L.M ou unité approchante n’étant mise sur pied.

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21-Armée de terre (55)

Régiments maintenus après la démobilisation

Tout comme les autres unités de l’armée de terre, l’artillerie réduit drastiquement la voilure au cours de la démobilisation qui s’étend de juin à septembre 1940.

Dans un premier temps, les RALD sont dissous et les RAD regroupent comme avant août 1939 trois  groupes de 75mm et deux batteries lourdes de 105 ou de 155mm, la batterie antichar devenant indépendante.

Certains régiments de mobilisation sont maintenus notamment pour dôtés les DIA d’un régiment d’artillerie moderne, les derniers canons de 65mm antédéluviens étant remplacés par des canons de 75mm.

Canon de 65mm modèle 1906

Canon de 65mm modèle 1906

Des régiments hippomobiles deviennent motorisés notamment ceux des trois divisions de cavalerie qui sont transformées en Division Légère Mécanique.

L’artillerie antiaérienne connait un grand dévellopement, chaque division d’infanterie disposant d’une batterie antiaérienne autonome.

Ainsi au 1er octobre 1940, l’artillerie française à le visage suivant :

Régiments d’artillerie divisionnaire

-Le 1er Régiment d’Artillerie Divisionnaire d’Auxonne est intégré à la 15ème DIM

-Le 4ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Colmar est intégré à la 14ème DI

-Le 8ème  Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Nancy est intégré à la 11ème DI

-Le 10ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire  de Rennes est intégré à la 19ème DI

-Le 11ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire du Vernon est intégré à la  5ème DIM

-Le 12ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire d’Haguenau est intégré à la 43ème DI.

-Le 15ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Douai est intégré à la 1ère DIM

-Le 16ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Clermont-Ferrand est intégré à la 25ème DIM

-Le 24ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Tarbes est intégré à la 36ème DI

-Le 25ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Châlons-sur-Marne est intégré à la 12ème DIM

-Le 28ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Chaumont est intégré à la 13ème DI

-Le 30ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire d’Orléans est intégré à la 9ème DIM

-Le 32ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire  de Paris est intégré à la 10ème DI

-Le 35ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire  d’Issoire est intégré à la 21ème DI

-Le 41ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire d’Angoulême est intégré à la 23ème DI
-Le 42ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de La Fère est intégré à la 3ème DIM

-Le 56ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Montpelier est le régiment d’artillerie de la 31ème DIAlp

-Le 61ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Metz est intégré à la 42ème DI

Régiments d’Artillerie Lourde à Tracteurs

-Le 101ème RALT est mis sur pied par le CMA 1 de Douai et affecté au 1er Corps d’Armée durant la guerre de Pologne. Il est pérénnisé après la démobilisation

-Le 120ème RALT est mis sur pied par le CMA 60 d’Epinal et affecté au 20ème Corps d’Armée durant la guerre de Pologne. Il est pérénnisé après la démobilisation

Ces deux régiments intègrent la réserve générale et doivent en temps de guerre mettre sur pied trois nouveaux RALT.

Le 119ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs est créé en septembre 1948 avec deux groupes de 105L modèle 1936 et deux groupes de 155L GPF-T pour équiper le 1er CAC. Le 122ème RALT créé peu après et disposant des même armes équipant le 2ème CAC.

Régiments d’Artillerie Lourde Hippomobile

-114ème RALH mis sur pied par le CMA 14 et affecté au 24ème Corps d’Armée durant la guerre de Pologne. Il est pérénnisé après la démobilisation.

-116ème RALH mis sur pied par le CMA 13 et affecté au 13ème Corps d’Armée durant la guerre de Pologne. Il est pérénnisé après la démobilisation

-118ème RALH mis sur pied par le CMA 38 de Rochefort et affecté au 18ème Corps d’Armée durant la guerre de Pologne. Il est pérénnisé après la démobilisation

-149ème RALH : ce régiment est mis sur pied avec deux groupes du 147ème RALH et envoyé au Levant. Il est maintenu après la démobilisation.

A l’exception du dernier régiment nommé, les trois RALH maintenus en ligne rejoignent la réserve générale et doivent en temps de guerre mettre sur pied trois nouveaux RALH.

Régiments d’Artillerie de Montagne

-Le 92ème Régiment d’Artillerie de Montagne est déployé en Corse avec d’abord deux groupes légers puis avec avec deux groupes de 75mm (1er à Bastia et 2ème à Bonifaccio) et deux équipés de canons de 155C (3ème à Ajaccio et 4ème à Porto-Vecchio)

-Le 93ème Régiment d’Artillerie de Montagne de Grenoble est le régiment d’artillerie de la 27ème Division d’Infanterie Alpine

-Le 94ème Régiment d’Artillerie de Montagne de Nice est le régiment d’artillerie de la 29ème DIAlp

Régiments d’artillerie tout-terrain tractés

-Le 71ème régiment d’artillerie tout-terrain tractée de Fontainebleau est le régiment d’artillerie de la 2ème DLM

-Le 72ème régiment d’artillerie tout-terrain tractée de Paris est le régiment d’artillerie de la 3ème Division de Cavalerie qui devient la 5ème DLM.

-Le 73ème régiment d’artillerie tout-terrain tractée de Luneville est le régiment d’artillerie de la 2ème Division de Cavalerie qui devient la 4ème DLM.

-Le 74ème régiment d’artillerie tout-terrain tractée de Verdun est le régiment d’artillerie de la 1ère DLM

-Le 75ème régiment d’artillerie tout-terrain tracté  de Lyon est le régiment d’artillerie de la 1ère Division de Cavalerie qui devient la 3ème DLM.

-305ème régiment d’artillerie tractée tout terrain de Besançon ultérieurement intégré à la 1ère DCr

-309ème régiment d’artillerie tractée tout terrain de Strasbourg ultérieurement intégré à la 2ème Dcr.

-Le 319ème régiment d’artillerie tout-terrain tracté est mis sur pied par le CMA 7/40 et affecté à la 3ème Division Cuirassée de réserve.

-Le 322ème régiment d’artillerie tout-terrain tractée est mis sur pied par le CMA 303 du Vernon et affecté à la 4ème Division Cuirassée de réserve.

21-Armée de terre (48)

*Les Divisions de Cavalerie disposent également de régiments d’artillerie en l’occurence les RA suivants :

Les RATTT étaient équipés en septembre 1939 de canons de 75mm modèle 1897 munis de roues à pneumatiques

Les RATTT étaient équipés en septembre 1939 de canons de 75mm modèle 1897 munis de roues à pneumatiques

-Le 72ème régiment d’artillerie tout-terrain tractée de Paris est le régiment d’artillerie de la 3ème Division de Cavalerie

-Le 73ème régiment d’artillerie tout-terrain tractée de Luneville est le régiment d’artillerie de la 2ème Division de Cavalerie

-Le 75ème régiment d’artillerie tout-terrain tracté  de Lyon est le régiment d’artillerie de la 1ère Division de Cavalerie

Ces régiments disposent de deux groupes de 75mm et un groupe d’obusiers de 105mm.

Les Divisions Légères Mécaniques issues de la mécanisation de deux divisions de cavalerie disposent aussi d’un régiment d’artillerie du type décrit plus haut.

La 1ère DLM (ex-4ème DC) aligne le 74ème régiment d’artillerie disposant de deux groupes de 75mm et d’un groupe de 105mm tout comme le 71ème régiment d’artillerie, régiment de la 2ème DLM (ex-5ème DC), ces régiments étant connu soit comme RATTT ou RADLM.

*Les «divisions d’intervention», les Divisions d’Infanterie Coloniale et les Divisions d’Infanterie Nord-Africaine disposent également de régiments d’artillerie :

-Le 1er régiment d’artillerie coloniale (RAC) de Libourne est rattaché à la 1ère Division d’Infanterie Coloniale de Bordeaux

-Le 2ème régiment d’artillerie coloniale de Nimes est rattaché à la 2ème Division d’Infanterie Coloniale de Nimes

-Le 3ème régiment d’artillerie coloniale de Joigny est rattaché à la 3ème Division d’Infanterie Coloniale de Paris

-Le 12ème régiment d’artillerie coloniale d’Agen est rattaché à la 4ème Division d’Infanterie Coloniale de Toulouse.

-Le 20ème régiment d’artillerie nord-africain de Poitiers est rattaché à la 3ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 33ème régiment d’artillerie nord-africain d’Epinal est rattaché à la 4ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 40ème régiment d’artillerie nord-africain de Verdun est rattaché à la 2ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 54ème régiment d’artillerie nord-africain de Lyon est rattaché à la 1ère Division d’Infanterie Nord-Africaine

L’organisation des RAC et des RANA est identique à celle des RAD avec trois groupes de 75mm et deux groupes de 105mm, tous à traction hippomobile et comme eux à la mobilisation, ils se dédoublent.

On trouve également des régiments et des unités d’artillerie non-endivisionnés :

– 6ème régiment d’artillerie nord-africain de Lyon

– 10ème régiment d’artillerie coloniale tractée tout-terrain de Rueil

– 11ème régiment d’artillerie lourde coloniale hippomobile de Lorient

– détachement autonome d’artillerie coloniale de Corse de Bastia fourni par le 2ème RAC

*On trouve également des régiments d’artillerie attachés à la «Muraille de France», la ligne Maginot, ces régiments étant soit des régiments mobiles de région fortifiée (RARF) ou des régiments d’artillerie de position (RAP) :

-39ème régiment d’artillerie de région fortifiée de Metz

-46ème régiment d’artillerie de région fortifiée de Thionville

-59ème régiment d’artillerie de région fortifiée de Sarrebourg.

-151ème régiment d’artillerie de position de Thionville

-154ème régiment d’artillerie de position de Grenoble

-155ème régiment d’artillerie de position d’Haguenau

-157ème régiment d’artillerie de position de Nice

-163ème régiment d’artillerie de position de Metz

-166ème régiment d’artillerie de position de Morhange.

*La réserve générale aligne un régiment d’artillerie de montagne, quatre régiments d’artillerie légère hippomobile, deux régiments d’artillerie portée, sept regiments d’artillerie lourde tractée, sept régiments d’artillerie lourde hippomobile et deux régiments d’artillerie lourde portée :

-2ème régiment d’artillerie de montagne de Grenoble

-17ème régiment d’artillerie légère de Sedan

-34ème régiment d’artillerie légère de Rouen

-36ème régiment d’artillerie légère d’Issoire

-43ème régiment d’artillerie légère de Caen

-103ème régiment d’artillerie lourde tractée de Rouen

-107ème  régiment d’artillerie lourde tractée de Belfort

-108ème  régiment d’artillerie lourde tractée de Dijon

-182ème  régiment d’artillerie lourde tractée de Commercy

-184ème  régiment d’artillerie lourde tractée de Valence

-188ème  régiment d’artillerie lourde tractée de Belfort

-196ème  régiment d’artillerie lourde tractée de Bordeaux

-105ème régiment d’artillerie lourde hippomobile de Bourges

-106ème régiment d’artillerie lourde hippomobile du Mans

-109ème régiment d’artillerie lourde hippomobile de Châteaudun

-112ème régiment d’artillerie lourde hippomobile de Limoges

-113ème régiment d’artillerie lourde hippomobile de Nimes

-115ème régiment d’artillerie lourde hippomobile de Castres

-117ème régiment d’artillerie lourde hippomobile de Toulouse

-305ème régiment d’artillerie tractée tout terrain de Besançon

-309ème régiment d’artillerie tractée tout terrain de Strasbourg

-355ème régiment d’artillerie lourde portée de Nantes

-363ème  régiment d’artillerie lourde portée de Draguignan

-I/372ème régiment d’artillerie lourde sur voie ferrée de Châlons sur Marne

-I/373ème régiment d’artillerie lourde sur voie ferrée de Saint Eulien

*Les possessions de l’Empire ne sont pas oubliées et elles aussi disposent d’unités d’artillerie :

-Le 62ème régiment d’artillerie d’Afrique de Tunis est intégré à la Division de Tunis

-Le 63ème régiment d’artillerie d’Afrique de Fès à cinq groupes de 65 ou de 75mm

-Le 64ème régiment d’artillerie d’Afrique de Casablanca à cinq groupes de 65 ou de 75mm

-Le 65ème régiment d’artillerie d’Afrique de Blida est intégré à la Division d’Alger

-Le 66ème régiment d’artillerie d’Afrique de Tlemcen est intégré à la Division d’Oran

-Le 67ème régiment d’artillerie d’Afrique de Constantine est intégré à la Division de Constantine

Les trois régiments d’artillerie d’Afrique, à effectif de 1 010 hommes, sont à trois groupes légers de 65 mm de montagne ou 75 mm modèle 1897.

Lors de la mobilisation liée à la guerre de Pologne, seul le 66ème régiment d’artillerie de la division d’Oran va se dédoubler à l’image des régiments métropolitains, il recevra un ou deux groupes lourds de 155 mm de réserve. Les deux autres resteront dans la plénitude de leurs moyens.

On trouve également un groupement d’artillerie autonome coloniale de Tunisie basé à Sousse et intégré à la division du même nom qui à la mobilisation devient le 1er régiment d’artillerie coloniale de Tunisie.

Même chose au Maroc où le Groupement autonome d’artillerie coloniale du Maroc ( à cinq groupes hippomobiles de 65 ou 75 mm) basé à Marrakech devient le régiment d’artillerie coloniale du Maroc.

-Au Levant, on trouve le Régiment d’artillerie coloniale du Levant à trois groupes de 65 ou 75 mm stationné à Damas et qui devient le 41ème RAC après la mobilisation.

-A Fort de France, on trouve une batterie mixte d’artillerie coloniale

-A Madascar, on trouve deux groupes autonomes, le Groupe autonome d’artillerie coloniale de Diego-Suarez et le Groupe autonome d’artillerie coloniale de l’Emyrne.

-En Indochine, on trouve les 4ème et 5ème régiments d’artillerie coloniale auxquels on peut ajouter un groupe mixte d’artillerie coloniale stationné en Chine.

21-Armée de terre (23)

La situation générale en septembre 1939

Quand éclate la guerre de Pologne, la cavalerie dispose d’unités entièrement mécaniques (les DLM), d’unités «pétrole-picotin» (les Divisions de Cavalerie) et d’unités montées dans l’Empire mais également en métropole, à la différence que désormais les cavaliers combattent démontés, n’utilisant leur noble destrier que pour se déplacer notamment dans des endroits difficiles d’accès pour les engins motorisés.

Métropole

-Trois Divisions de Cavalerie modèle 1932  

La 1ère division de cavalerie stationnée à Orléans dispose d’une 1ère brigade de cavalerie avec le 1er régiment de hussards et le 8ème régiment de chasseurs, d’une 2ème brigade de cavalerie avec le 1er régiment de chasseurs et le 19ème régiment de dragons, du 1er groupe d’automitrailleuses, du 5ème bataillon de dragons portés et du 75ème régiment d’artillerie tractée tout terrain.

La 2ème division de cavalerie stationnée à Luneville dispose d’une 3ème brigade de cavalerie (18ème régiment de chasseurs et 5ème régiment de cuirassiers), d’une 4ème brigade de cavalerie (8ème et 31ème régiments de dragons), du 2ème groupe d’automitrailleuses, du 3ème bataillon de dragons portés et du 73ème régiment d’artillerie tractée tout terrain.

La 3ème division de cavalerie stationnée à Paris dispose d’une 5ème brigade de cavalerie (4ème régiment de hussards et 6ème régiment de dragons), d’une 6ème brigade de cavalerie (11ème régiment de cuirassiers et 12ème régiment de chasseurs), du 3ème groupe d’automitrailleuses, du 2ème bataillon de dragons portés et du 72ème régiment d’artillerie tractée tout-terrain.

Ces trois divisions de cavalerie vont être transformées en Divisions Légères Mécaniques, la 1ère DC devenant la 3ème DLM en février 1940, la 2ème DC devient la 4ème DLM en septembre 1940 et enfin la 3ème DC devient la 5ème DLM en juin 1941.

-Trois groupements de cavalerie

Ces groupements de cavalerie sont des organisations temporaires, ces régiments devant disparaître à la mobilisation après la mise sur pied des GRDI et des GRCA.

A l’issue de la démobilisation, les GRCA sont dissous (les Corps d’Armées n’existant plus en temps de paix) mais vingt-huit GRDI sont maintenus en métropole et d’autres en AFN et au Levant, tous étant motorisés.

-Le 1er groupement de cavalerie (Metz) regroupe le 3ème régiment de hussards, le 9ème régiment de dragons et le 11ème régiment de chasseurs.

-Le 2ème groupement de cavalerie (Marseille) regroupe le 2ème régiment de hussards, le 9ème régiment de cuirassiers et le 10ème régiment de dragons

-Le 3ème groupement de cavalerie (Amiens) regroupe le 2ème régiment de chasseurs, le 6ème groupe d’automitrailleuses et le 7ème groupe d’automitrailleuses.

Certains de ces régiments sont ultérieurement recréés au sein des DLM mais également des Divisions Cuirassées.

En l’occurence, le 11ème Régiment de chasseurs à cheval est recréé au sein de la 12ème BLM (6ème DLM), le 3ème Régiment de hussards intègre la 13ème BLM (7ème DLM), le 2ème Régiment de hussards intègre la 15ème BLM (8ème DLM) et le 9ème Régiment de cuirassiers est recréé comme régiment de découverte de la 2ème DC nouvelle formule.

GRDI et GRCA

Comme nous venons de le voir, sept régiment de cavaleries indépendants et deux groupes d’automitrailleuses sont dissous à la mobilisation pour former des Groupements de Reconnaissance de Division d’Infanterie (GRDI) et des Groupements de Reconnaissance de Corps d’Armée (GRCA).

Selon la note d’état-major du 6 août 1923, outre la «substance» des sept RC et des groupes de mitrailleuses, les centres mobilisateurs de la cavalerie mettent sur pied ces groupements tactiques chargés d’éclairer les grandes unités et si nécessaire de mener des combats retardateurs.

Plus précisement, ces unités doivent rechercher le renseignement, prendre contact avec l’ennemi et assurer la sîreté des lignes de surveillance.

Au moment de la guerre de Pologne pas moins de quatre-vingt dix groupements de ce type vont être mis sur pied, majoritairement de type monté (quatre-vingt-deux d’entre-eux), le reliquat étant composé de groupes motorisés avec ou sans mitrailleuses, deux sans automitrailleuses et cinq avec.

A l’issue de la démobilisation, seuls sont maintenus les GRDI type motorisé qui reçoivent tous des automitrailleuses soit sept GRDI affectés aux Divisions d’Infanterie Motorisées ou D.I.M. Les autres DI reçoivent elle aussi un GRDI, les GRDI montés préservés étant motorisés, permettant aux vingt-huit divisions d’infanterie stationnées en métropole (neuf DI type Nord-Est, huit D.I.M, trois DIAlp, quatre DIC et quatre DINA) de disposer d’un groupement tactique de reconnaissance et de combat. Les DIA et les DM préservées vont également disposer d’un GRDI.

-Deux Divisions Légères Mécaniques (D.L.M.)

-La 1ère Division Légère Mécanique (1ère D.L.M.)  dispose d’une 1ère brigade légère mécanique (4ème régiment de cuirassiers, 18ème régiment de dragons), d’une 2ème brigade légère mécanique (6ème régiment de cuirassiers, 4ème régiment de dragons portés) et le 74ème régiment d’artillerie tractée tout-terrain.

-La 2ème Division Légère Mécanique (2ème D.L.M.) dispose d’une 3ème brigade légère mécanique (13ème régiment de dragons, 29ème régiment de dragons), d’une 4ème brigade légère mécanique (8ème régiment de cuirassiers 1er régiment de dragons portés) et du 71ème régiment d’artillerie tractée tout terrain.

Ils’agit ici des unités principales, ces divisions disposent bien entendu d’unités de soutien et d’appui en complément des régiments.

-Deux brigades de spahis

-La 1ère brigade de spahis stationnée à Compiègne dispose du 4ème régiment de spahis marocains et le 6ème régiment de spahis algériens.

-La 2ème brigade de spahis stationnée à Orange dispose du 7ème régiment de spahis algériens et du 8ème régiment de spahis algériens.

Ces unités montées restent en l’état en dépit de projets de motorisations, ces deux brigades auraient pu former une nouvelle DLM. Maintenues comme gage aux partisans de la cavalerie, le général Villeneuve décide à l’été 1948 de les transformer en unités mécaniques sous une forme non définie mais le déclenchement de la guerre reporte ce projet sine die.