22-Armée de terre : armement et matériel (83) ordre de bataille (17)

-9ème Corps d’Armée

Mis sur pied par la 9ème région militaire (Marseille) doit assurer la défense d’une portion de frontière correspondant au Secteur Fortifié de Colmar.

-Il dispose pour cela de deux divisions d’infanterie mais également d’unités qui lui sont directement rattachées :

-609ème régiment de pionniers

-9ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (9ème GRCA) équipés de chars
légers AMX-42 et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité     d’automitrailleuses puissantes.

-121ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (121ème RALH) équipé de deux     groupes de 105mm équipés de 105L modèle 1941T et deux groupes de 155mm équipés de     155L modèle 1945S.

-Des unités du génie, de l’intendance, des transmissions et du train

-L’armée de l’air détache pour emploi auprès du 9ème CA du Groupe Aérien d’Observation     n°509 équipé de Bloch MB-175, de Dewoitine D-720 et d’ANF-Les Mureaux ANF-123.

-La 13ème Division d’Infanterie est une Division de type Nord-Est, une division d’active dont l’état-major est en temps de paix stationné à Besançon.

Elle dispose de deux régiments d’infanterie de ligne (21ème et 60ème RI), d’un régiment de tirailleurs marocains (8ème RTM); de deux régiments d’artillerie (28ème RAD et 228ème RALD); de la 613ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 613ème bataillon de défense antiaérienne, du 25ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 17ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (17ème GRDI) avec des chars légers AMX-42 et des automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-La 32ème Division d’Infanterie est une division de mobilisation, de série A. Elle dispose de trois régiments d’infanterie de ligne (7ème, 122ème et 143ème RI); de deux régiments d’artillerie (3ème RAD et 203ème RALD); de la 632ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 632ème bataillon de défense antiaérienne, du 84ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 38ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (38ème GRDI) avec des chars légers AMX-42 et des automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-12ème Corps d’Armée

Ce Corps d’Armée est déployé au sud du 9ème CA, assurant la défense du Secteur Fortifié de Mulhouse.

-Il dispose d’unités qui lui sont directement rattachées comme le 612ème régiment de pionniers ou le 12ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (12ème GRCA) chargé d’assurer son éclairage.
Il aurait du être constitué avec des chars légers AMX-44 et des automitrailleuses puissantes mais en attendant leur disponibilité, le 12ème GRCA dispose d’automitrailleuses de découverte et des Hotchkiss H-39.

Canon de 105mm long modèle 1936S

Canon de 105mm long modèle 1936S

Il dispose également du 112ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (112ème RALH) qui dispose  de deux groupes de 105L modèle 1936S et deux groupes de 155L modèle 1917 puis 1945 ainsi que des unités du génie, de l’intendance, des transmissions et du train

-L’armée de l’air détache pour emploi auprès du 12ème CA du Groupe Aérien d’Observation n°512 équipé de Bloch MB-175, de Dewoitine D-720 et d’ANF-Les Mureaux ANF-123.

-La 35ème Division d’Infanterie est une division de mobilisation, de série A qui dispose de trois régiments d’infanterie avec deux régiments de ligne (11ème et 123ème RI) et un régiment de la Légion Etrangère (8ème REI); deux régiments d’artillerie (14ème et 214ème RALD), la 635ème Batterie Divisionnaire Antichar, le 635ème Bataillon Antiaérien, un bataillon du génie et diverses unités de soutien.

Char léger modèle 1940R dit Renault R-40

Char léger modèle 1940R dit Renault R-40

Elle bénéficie également du soutien du 29ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (29ème GRDI) équipé de chars légers FCM-42 et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes. Les FCM-42 n’étaient pas encore disponibles au 5 septembre 1948, des Renault R-40 lui sont livrés.

-La 40ème Division d’Infanterie est une division de mobilisation, de série A qui dispose de trois demi-brigades de chasseurs à pied avec la 6ème demi-brigade de chasseurs à pied (43ème, 47ème et 51ème BCP), la 7ème demi-brigade de chasseurs à pied (44ème, 48ème et 52ème BCP) et la 8ème demi-brigade de chasseurs à pied (53ème, 54ème et 55ème BCP);

L’appui-feu est assuré par deux régiments d’artillerie (79ème RAD et 279ème RALD), de la 640ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 640ème bataillon de défense antiaérienne, du 86ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 43ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (43ème GRDI) qui dispose de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes.

-28ème Corps d’Armée

Ce corps d’armée mis sur pied par la 11ème région militaire (Lyon) couvre le Secteur Fortifié d’Altkirch avec deux divisions, deux divisions d’active, la 43ème Division d’Infanterie de Strasbourg et la 27ème Division d’Infanterie Alpine (27ème DIAlp) de Grenoble.

La mission de ce corps d’armée est de couvrir la frontière jusqu’à la hauteur de Montbéliard et si nécessaire de tendre la main aux suisses en cas d’agression allemande même si cette dernière mission était davantage du ressort de la 8ème Armée déployée au sud.

-Comme tous les Corps d’Armée, le 28ème CA dispose d’unités qui lui sont directement rattaché :

-628ème régiment de pionniers

-28ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (28ème GRCA) qui dispose de chars légers AMX-42 et d’automitrailleuses de découverte Panhard AMD 178 en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes.
-120ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (120ème RALT) qui dispose de deux     groupes de 105mm équipés de Schneider modèle 1936 et de deux groupes de 155mm     équipés de canons de 155 GPF-T.

-Des unités du génie, des transmissions, de soutien

-L’armée de l’air détache pour emploi auprès du 28ème CA du Groupe Aérien d’Observation     n°528 équipé de Bloch MB-175, de Dewoitine D-720 et d’ANF-Les Mureaux ANF-123.

-La 43ème Division d’Infanterie est une division d’active qui dispose d’un régiment d’infanterie de ligne (le 158ème RI), d’une demi-brigade de chasseurs à pied (la 4ème DBCP) et d’un régiment de tirailleurs (le 3ème Régiment de Tirailleurs Marocains); de deux régiments d’artillerie (12ème RAD et 212ème RALD), de la 643ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 643ème bataillon de défense antiaérienne, d’un bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 32ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (32ème GRDI) qui dispose de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-La 27ème Division d’Infanterie Alpine dispose de la 53ème brigade d’infanterie alpine (99ème RIA et 5ème demi-brigade de chasseurs alpins) et de la 54ème brigade d’infanterie alpine (159ème RIA et 7ème demi-brigade de chasseurs alpins) ; de deux régiments d’artillerie (93ème Régiment d’Artillerie de Montagne et 293ème Régiment d’Artillerie Lourde de Montagne); de la 627ème Batterie Divisionnaire Antichar; du 627ème Bataillon de défense antiaérienne, du 32ème bataillon du génie et d’unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 20ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (20ème GRDI) qui aligne des chars légers FCM-42 et des automitrailleuses de découverte.

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22-Armée de terre : armement et matériel (81) ordre de bataille (15)

-8ème Corps d’Armée

Ce corps d’armée couvre la partie occidentale du secteur attribué à la 4ème armée, appuyant son dispositif défensif sur le Secteur Fortifié de Rorbach, l’un des premiers secteurs «costaud» de la Ligne Maginot avec notamment plusieurs ouvrages d’artillerie.

-Comme les autres corps d’armée, le 8ème CA dispose d’unités qui lui sont directement rattachés :

-608ème régiment de pionniers

-8ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (8ème GRCA) équipé de chars légers AMX-42 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-108ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (108ème RALT) avec deux groupes de 105mm équipés de Schneider 105L modèle 1936S et de deux groupes de 155mm équipés de GPF-T.

-Des unités du génie, de l’intendance, des transmissions et du train

Dewoitine D-720

Dewoitine D-720

-L’armée de l’air détache pour emploi auprès du 8ème CA du Groupe Aérien d’Observation n°508 équipé de Bloch MB-175, de Dewoitine D-720 et d’ANF-Les Mureaux ANF-123.

-La 45ème Division d’Infanterie est une division de mobilisation, de série A composée donc réservistes jeunes. Elle dispose de trois régiments d’infanterie de ligne (31ème, 85ème et 113ème RI), de deux régiments d’artillerie (55ème RAD et 255ème RAD), de la 645ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 645ème bataillon de défense antiaérienne, du 80ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 33ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (33ème GRDI) qui aligne des chars légers AMX-42 et des automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité des automitrailleuses puissantes.

-La 2ème Division d’Infanterie Polonaise (2ème DIP) à été formée comme la première levée avec une majorité de polonais vivant en France, les cadres et les soldats expérimentés venant néanmoins de soldats polonais réfugiés en Roumanie et parvenus en France via le Levant où une partie d’entre-eux ont formé une brigade de montagne des Carpathes destinés à défendre les mandats français en attendant une éventuelle intervention dans les Balkans.

La 2ème DIP dispose de trois régiments d’infanterie (4ème, 5ème et 6ème RIP connus également sous le nom de 1er, 2ème et 3ème régiments de chasseurs), deux régiments d’artillerie (2ème régiment d’artillerie polonais et 202ème régiment d’artillerie polonais), de la 2ème batterie divisionnaire antichar polonaise, du 2ème bataillon de défense antiaérienne polonais, du 81ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

AMD Laffly 80 AM "Laffly-Vincennes"

AMD Laffly 80 AM « Laffly-Vincennes »

Elle bénéficie également du soutien du 2ème GRDI polonais (le 1er étant assimilé au 8ème régiment de uhlan) qui lui est une unité motorisée avec des chars légers Hotchkiss H-39 et des automitrailleuses Laffly-Vincennes AM-80 en attendant la disponibilité de véhicules plus modernes.

-5th British Corps

Ce corps d’armée britannique placé sous le commandement de la 4ème Armée est affecté à la défense du Secteur Fortifié des Vosges.

Il dispose pour cela d’une division d’active, la 5th Infantry Division et d’une division territoriale, la 42th  East Lancashire Division.

-25ème Corps d’Armée

Le 25ème Corps d’Armée mis sur pied par la 8ème région militaire de Montpelier assure la défense du Secteur Fortifié d’Haguenau.

-Comme les autres corps d’armée, le 25ème CA dispose d’unités qui lui sont directement rattachés :

-625ème régiment de pionniers

-25ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (8ème GRCA) équipé de chars légers AMX-42 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-181ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (181ème RALT) avec trois groupes de 155mm équipés de GPF-T.

-Des unités du génie, de l’intendance, des transmissions et du train

-L’armée de l’air détache pour emploi auprès du 25ème CA du Groupe Aérien d’Observation n°525 équipé de Bloch MB-175, de Dewoitine D-720 et d’ANF-Les Mureaux ANF-123.

-La 11ème Division d’Infanterie Motorisée est une division d’Infanterie Motorisé dont l’état-major est installé en temps de paix à Nancy. Division type Nord-Est jusqu’en 1947, elle est ensuite totalement motorisée.

Elle dispose de deux régiments d’infanterie (26ème et 170ème RI), d’une demi-brigade de chasseurs à pied (1ère demi-brigade de chasseurs à pied); de deux régiments d’artillerie (8ème RAD et 208ème RALD); de la 611ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 611ème bataillon de défense antiaérienne, d’un bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 16ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (16ème GRDI) équipé de chars légers FCM-42 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-La 47ème Division d’Infanterie est une division de mobilisation, de série A qui dispose de deux régiments d’infanterie de ligne (44ème et 109ème RI), de la 2ème demi-brigade de chasseurs à pied (41ème, 45ème et 49ème BCP); de deux régiments d’artillerie (5ème RAD et 205ème RALD), de la 647ème batterie divisionnaire Antichar, du 647ème bataillon de défense antiaérienne, du 81ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 35ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (35ème GRDI) qui en attendant de disposer de chars légers FCM-42 et d’automitrailleuses puissantes, dispose d’automitrailleuses de découverte et de chars légers Hotchkiss H-39

21-Armée de terre (75)

Les unités du génie

Si les unités d’infanterie, de cavalerie et d’artillerie sont plus connues du grand public, il ne faut pas laisser dans l’ombre le génie. Véritables serviteurs de l’ombre, ils permettent aux autres armes de briller, les sapeurs-mineurs se chargeant de préparer le terrain, de déminer les champs de mines, les pontonniers _ayant longtemps appartenu à l’arme de l’artillerie_ permettent aux chars et à l’infanterie de franchir les coupures humides.

On trouve des unités intégrées aux divisions de combat mais également des régiments du génie non endivisionnés.

Au sein des Divisions d’Infanterie et des Divisions Mécaniques (DLM et DCr), on trouvait en 1939, une compagnie de pionniers, une compagnie de sapeurs mineurs sans oublier des éléments intégrés aux régiments d’infanterie.

Entre 1944 et 1947, ces deux compagnies ainsi que la compagnie radio et la compagnie télégraphiste (ou une compagnie mixte) forment un bataillon du génie. A noter que les DC et les DLM ont un bataillon du génie organisé différement avec trois compagnies de sapeurs-mineurs et une compagnie d’équipages de pont.

Les numéros 1 à 8 sont attribués aux DLM, les numéros 9 à 14 aux Divisions Cuirassées, les numéros 15 à 22 sont ceux des bataillons du génie des DIM, de 23 à 31 on trouve les bataillons du génie des DI type Nord-Est, les bataillons 32 à 34 sont ceux des Divisions d’Infanterie Alpine.

Les quatre Divisions d’Infanterie Coloniale ont des bataillons numérotés 35 à 38, les Divisions d’Infanterie Nord-Africaine ont des bataillons numérotés 39 à 42, les deux Divisions Marocaines ont les 43ème et 44ème BG.

Enfin, on trouve de 45 à 52, les bataillons du génie des Divisions d’Infanterie d’Afrique puis de 53 à 65, les bataillons du génie des Divisions Légères d’Infanterie.

Pour ce qui est des régiments du génie, on trouve deux brigades et des régiments rattachés à la Réserve Générale.

-La Brigade des chemins de fer de Versailles dispose du 5ème régiment de sapeurs de chemin de fer de Versailles et le 15ème régiment de sapeurs de chemin de fer de Toul.

-La Brigade des télégraphistes de Paris dispose du 8ème régiment de sapeurs-télégraphistes à Versailles, le 18ème à Nancy, le 28ème à Montpellier et le 38ème à Montargis.

On trouve également sept régiments de réserve générale, des régiments de sapeurs-mineurs, le 1er stationné à Strasbourg, le 2ème à Metz, le 3ème à Arras, le 4ème à Grenoble, le 6ème à Angers, le 7ème à Avignon et le 10ème à Besançon.

La construction de la ligne Maginot entraina des investissements gigantesques en termes techniques, humains et logistiques. Le génie prit naturellement toute sa part puisque c’est cette arme qui assura la planification de la construction : études sur le terrain pour affiner le tracé, conception des ouvrages……. . De grands officiers comme les généraux Filloneau et Belhague ou le colonel Chauvineau participèrent aux débats qui agitèrent le microcosme militaire français à l’époque.

Trois organismes participent ainsi à la planification des travaux : la Section Technique du Génie (STG), l’ITTF (Inspection technique des travaux de fortification) ou encore le SMF (Service des matériels de fortifications). Sur le plan local, des directions de travaux et des chefferies sont mises en place pour relayer l’action de la CORF.

En 1932, au plus fort des chantiers de la «muraille de France», ce sont 220 officiers de génie qui travaillent de près ou de loin, sur la ligne Maginot sur un effectif total de 2087 officiers de l’autre arme savante soit près de 11% des officiers du génie que compte l’armée française.

L’année suivante, en 1933, les structures opérationnelles rendues nécessaires par l’armement des ouvrages nécessite une adaptation des structures du génie. Des compagnies de région fortifiée sont créées au sein des 1er, 2ème, 4ème régiments de sapeurs-mineurs, au 15ème  régiment de sapeurs de chemin de fer, aux 18ème et 28ème régiments de sapeurs-télégraphistes

A la mobilisation de septembre 1939, le 1er, le 2ème, le 3ème et le 10ème régiment du génie sont dissous pour former des bataillons de sapeurs mineurs appelés bataillons de génie de forteresse numérotés dans les séries 100 et 200. On trouve également des bataillons de sapeurs mineurs :

-Le Secteur Fortifié des Flandres (SFF) dispose du 174ème bataillon de sapeurs-mineurs

-Le Secteur Fortifié de l’Escaut dispose également de la 1ère compagnie du 212ème bataillon de sapeurs-mineurs

-Le Secteur Fortifié de Maubeuge dispose du 226ème bataillon du génie de forteresse

-Le Secteur Défensif des Ardennes/102ème DIF dispose du 227ème bataillon du génie de forteresse

-Le Secteur Fortifié de Montmédy dispose du 211ème bataillon de génie de forteresse

-Le Secteur Fortifié de Crusnes/42ème Corps d’Armée de Forteresse dispose du 142ème bataillon de génie de forteresse

-Le Secteur Fortifié de Thionville dispose du 203ème bataillon de génie de forteresse

-Le Secteur Fortifié de Boulay dispose du 202ème bataillon de génie de forteresse

-Le Secteur Fortifié de Faulquemont dispose du 201ème bataillon de génie de forteresse

-Le Secteur Fortifié de la Sarre dispose du 208ème bataillon de génie de forteresse

-Le Secteur Fortifié de Rorbach dispose du 207ème bataillon de génie de forteresse

-Le Secteur Fortifié des Vosges/43ème Corps d’Armée de Forteresse dispose du 143ème bataillon de génie de forteresse

-Le Secteur Fortifié de Haguenau dispose du 206ème bataillon de génie de forteresse

-Le Secteur Fortifié du Bas-Rhin/103ème DIF dispose du 228ème bataillon de génie de forteresse

-Le Secteur Fortifié de Colmar/104ème DIF dispose de la 1ère compagnie du 229ème bataillon de génie de forteresse

-Le Secteur Fortifié de Mulhouse/105ème DIF dispose de la 1ère compagnie du 230ème bataillon de génie de forteresse

-Le Secteur Fortfifié d’Altkirch dispose du 205ème bataillon du génie de forteresse

-Le 45ème Corps d’Armée de Forteresse (45ème CAF) dispose de la 1ère compagnie du 145ème bataillon du génie de forteresse.

-Le Secteur Fortifié du Jura dispose du 213ème bataillon de génie de forteresse

-Le Secteur Défensif du Rhône dispose de deux sections du génie

-Le Secteur Fortifié de Savoie dispose du 214ème bataillon de sapeurs mineurs

-Le Secteur Fortifié du Dauphiné dispose du  216ème bataillon de génie de forteresse

-Le Secteur Fortifié des Alpes Maritimes dispose du 251ème bataillon de génie de forteresse

-La Corse dispose de la 16ème compagnie mixte du 7ème régiment du génie

Suite à la démobilisation, les bataillons du génie sont maintenus dans les différents secteurs, devenant tous des Bataillons de Génie de Forteresse. Ces bataillons sont organisés en un état-major, une compagnie hors-rang, deux compagnies de sapeurs-mineurs, une compagnie de sapeurs-électromécaniciens et une compagnie mixte de transmissions.

21-Armée de terre (59)

Les différentes type de régiments et d’unités d’artillerie

Les régiments d’artillerie divisionnaire (RAD)

Ce sont les régiments les plus «connus» des régiments d’artillerie car intégrés aux dix divisions d’infanterie type Nord-Est et aux sept divisions d’infanterie motorisées, nombre qui passe respectivement à neuf et huit, la 11ème DI de Nancy devenant une D.I.M.

L’organisation et l’équipement d’un RAD quelque soit son type est identique qu’il soit hippomobile pour les Divisions type Nord-Est ou automobile pour les D.I.M.

-Un Etat-major avec un poste de commandement, les transmissions, le renseignement et des éclaireurs motocyclistes.

-Une batterie hors-rang (ravitaillement, approvisionnement, dépannage, sanitaire)

-Cinq puis six groupes de tir

Le régiment type 1939 disposait de trois groupes de 75mm et de deux groupes de 155mm ou d’un groupe de 105 et d’un de 155mm, groupes formant ensuite un RAD et un RALD, chaque groupe disposant d’un état-major, d’une colonne de ravitaillement et de trois batteries à quatre pièces.

Le régiment type 1944 dispose lui de trois groupes de 75mm soit 36 pièces, de deux groupes de 105mm soit 24 pièces et un groupe de 155mm soit 12 pièces, le total de canons par RAD atteignant le chiffre appréciable de 72 canons et obusiers.

En août 1948 quand la France entame les prémices de la mobilisation générale (officiellement déclenchée le 5 septembre 1948 à 13.00 heure, heure de Paris), les régiments d’artillerie divisionnaire sont au nombre de dix-huit, dix type hippomobile (neuf DI et une DIAlp) et sept type motorisé (D.I.M) :

-Le 1er Régiment d’Artillerie Divisionnaire d’Auxonne est intégré à la 15ème DIM

-Le 4ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Colmar est intégré à la 14ème DI

-Le 8ème  Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Nancy est intégré à la 11ème DIM

-Le 10ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire  de Rennes est intégré à la 19ème DI

-Le 11ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire du Vernon est intégré à la  5ème DIM

-Le 12ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire d’Haguenau est intégré à la 43ème DI.

-Le 15ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Douai est intégré à la 1ère DIM

-Le 16ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Clermont-Ferrand est intégré à la 25ème DIM

-Le 24ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Tarbes est intégré à la 36ème DI

-Le 25ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Châlons-sur-Marne est intégré à la 12ème DIM

-Le 28ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Chaumont est intégré à la 13ème DI
-Le 30ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire d’Orléans est intégré à la 9ème DIM

-Le 32ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire  de Paris est intégré à la 10ème DI

-Le 35ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire  d’Issoire est intégré à la 21ème DI

-Le 41ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire d’Angoulême est intégré à la 23ème DI

-Le 42ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de La Fère est intégré à la 3ème DIM

-Le 56ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Montpelier est le régiment d’artillerie de la 31ème DIAlp

-Le 61ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Metz est intégré à la 42ème DI

Dès que la mobilisation est entamée et à l’aide des centres mobilisateurs, les RAD du temps de pais se dédoublent, formant un RAD de guerre qui conserve le numéro du RAD du temps de paix avec trois groupes de 75mm et prend sous son aile une batterie antichar indépendante à 12 canons de 47mm (modèle 1937 ou modèle 1939) affecté à chaque division.

Les deux groupes de 105mm (équipés soit d’obusiers Schneider 105C modèle 1934S ou le Bourges 105C modèle 1935B) et le groupe de 155mm (équipé de canons Schneider 155C modèle 1946S) forment un RALD qui prend le numéro du corps d’origine augmenté de 200 (voir ci-après).

D’autres régiments d’artillerie divisionnaire sont mis sur pied par les Centres Mobilisateurs d’Artillerie pour armer les divisions de série A et les divisions de série B avec généralement du matériel ancien (canons de 75mm modèle 1897 et canons de 155mm Schneider modèle 1917 notamment).

Durant la guerre de Pologne, un total de cinquante et un régiments d’artillerie divisionnaire avaient été mis sur pied (dix-huit d’active et trente-trois de réserve). Quand éclate le second conflit mondial, le nombre est réduit à quarante-quatre (dix-huit d’active existant en juillet 1943 et vingt-six de réserve).

Cette situation s’explique par le nombre de DI plus réduit mobilisées en août 1948, le grand nombre d’unités de l’armée blindée-cavalerie avait réduit la ressource humaine disponible.

A l’issue de la mobilisation, quarante-trois régiments d’artillerie divisionnaire à trois groupes de 75mm et une batterie antichar de 47mm sont sur pieds : (NdA : en bleu, les régiments de mobilisation)

-Le 1er Régiment d’Artillerie Divisionnaire d’Auxonne est le RA de la 15ème DIM

-Le 3ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 16 de Montpelier et rattaché à la 32ème DI

-Le 4ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Colmar est intégré à la 14ème DI

-Le 5ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 27 de Chaumont est rattaché à la 47ème DI

-Le 7ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 24 de Rennes est rattaché à la 20ème DI.

-Le 8ème  Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Nancy est intégré à la 11ème DIM

-Le 9ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 16 de Castres et affecté à la 66ème DI.

-Le 10ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire  de Rennes est intégré à la 19ème DI

-Le 11ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire du Vernon est le RA de la 5ème DIM

-Le 12ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire d’Haguenau est intégré à la 43ème DI.

-Le 13ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 21 de Paris et affecté à la 41ème DI

-Le 14ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 38 de Rochefort et affecté à la 35ème DI.

-Le 15ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Douai est le RA de la 1ère DIM

-Le 16ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Clermont-Ferrand est le RA de la 25ème DIM

-Le 18ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 11 de Vannes et affecté à la 22ème DI.

-Le 19ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 9 de Poitiers et affecté à la 18ème DI.

-Le 21ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied en août 1939 et affecté à la 24ème DI.

-Le 22ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 3 de Caen et affecté à la 53ème DI.

-Le 24ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Tarbes est intégré à la 36ème DI

-Le 25ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Châlons-sur-Marne de la 12ème DIM

-Le 26ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 26 de Châlons sur Marne et affecté à la 56ème DI

-Le 27ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 1 de Douai et affecté à la 57ème DI

-Le 28ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Chaumont est intégré à la 13ème DI

-Le 29ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 2 de Sedan et affecté à la 4ème DI.

-Le 30ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire d’Orléans est le RA de la 9ème DIM

-Le 31ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 2 de Sedan et affecté à la 7ème DI.

-Le 32ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire  de Paris est intégré à la 10ème DI

-Le 34ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 23 de Rouen et affecté à la 2ème DI.

-Le 35ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire  d’Issoire est intégré à la 21ème DI

-Le 36ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 13 d’Issoire et affecté à la 26ème DI

-Le 37ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 8 de Dijon et affecté à la 16ème DI

-Le 38ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire (RAD) est mis sur pied à partir du CMA 21 de Paris et affecté à la 71ème DI.

-Le 41ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire d’Angoulême est intégré à la 23ème DI

-Le 42ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de La Fère est le RA de la 3ème DIM

-Le 43ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 3 de Caen et affecté à la 6ème DI.

-Le 44ème Régiment d’Artillerie  Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 4 du Mans et affecté à la 54ème DI.

-Le 45ème Régiment d’Artillerie  Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 5 d’Orleans et affecté à la 55ème DI.

-Le 47ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 7 de Besançon et rattaché à la 57ème DI.

-Le 48ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 8 de Dijon et rattaché à la 58ème DI.

-Le 50ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 24 de Rennes et rattaché à la 60ème DI.

-Le 51ème  Régiment d’Artillerie  Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 11 de Vannes et rattaché à la 61ème DI

-Le 56ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Montpelier est le régiment d’artillerie de la 31ème DIAlp

-Le 61ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Metz est intégré à la 42ème DI

-Le 89ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire (89ème RAD) est intégré à la 68ème DI. Il est mobilisé au Centre Mobilisateur d’Artillerie n°1 installé à Rambouillet.

Si les régiments d’active sont tous équipés de canons de 75mm TAZ modèle 1939 apte aussi bien au tir de campagne qu’au tir antichar, la majorité des régiments de mobilisation doivent se contenter du vénérable modèle 1897 même si toutes les pièces à hayon en bois ont été retirées du service.

Seul une partie des régiments de mobilisation disposent à leur mise sur pied du TAZ, les autres devant le recevoir progressivement dès que les productions de guerre auront atteint leur vitesse de croisière

Neuf régiments d’artillerie de division de mobilisation reçoivent donc le TAZ modèle 1939 en l’occurence le 29ème RAD (4ème DI), 50ème RAD (60ème DI),89ème RAD (68ème DI), 19ème RAD (18ème DI),18ème RAD (22ème DI),51ème RAD (61ème DI),45ème RAD (55ème DI),13ème RAD (41ème DI) et 38ème RAD (71ème DI).

21-Armée de terre (47)

Les régiments d’artillerie

Préambule : la situation de l’artillerie française en septembre 1939

«L’artillerie conquiert et l’infanterie occupe» tel était le crédo du général Pétain qui reprit en main l’armée française après la sanglante offensive du Chemin des Dames d’avril 1917 qui entraina une série de mutineries. Celui qui avait déclaré au mépris de la doxa antérieure au premier conflit mondial que «le feu tue» renforça donc la position de l’artillerie française.

Cette dernière était entrée en guerre en août 1914 mal préparée à un conflit moderne. Confiant dans les qualités du «75», elle avait négligée le dévellopement des pièces d’artillerie lourde ce qui l’obligea à faire feu de tout bois pour compenser une nette infériorité vis à vis de l’artillerie allemande généreusement dotée par les aciéries Krupp en désarmant les forts de Verdun, en vidant les forts littoraux de pièces anciennes et difficilement utilisable sur le front terrestre ou en récupérant des pièces de marine en attendant des pièces lourdes spécifiquement dévellopées pour elle.

Comme les autres armes de l’armée de terre, l’artillerie se rallie à la tactique défensive. Le matériel pléthorique, les crédits fameliques explique la persistance d’un matériel ancien comme le canon de 75mm modèle 1897 qui est présent en septembre 1939 dans sa version à affût pneumatique mais également avec des roues en bois pour les régiments d’artillerie hippomobile.

Les pièces d’artillerie les plus lourdes sont également anciennes, tout remontant au premier conflit mondial. Il faut attendre la fin des années trente pour que de nouveaux canons entrent en service notamment un obusier de 105mm réclamé depuis le début du siècle !

En septembre 1939, l’artillerie française affiche le visage suivant :

*Chaque division d’infanterie type Nord-Est dispose d’un régiment d’artillerie divisionnaire à trois groupes de 75mm modèle 1897 et deux groupes de 155mm modèle 1917 :

-Le 4ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Colmar est intégré à la 14ème DI

-Le 8ème  Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Nancy est intégré à la 11ème DI qui devenant motorisée, le 8ème RAD devenant un régiment motorisé.

-Le 10ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire  de Rennes est intégré à la 19ème DI

-Le 12ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire d’Haguenau est intégré à la 43ème DI.

-Le 24ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Tarbes est intégré à la 36ème DI

-Le 28ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Chaumont est intégré à la 13ème DI

-Le 32ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire  de Paris est intégré à la 10ème DI

-Le 35ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire  d’Issoire est intégré à la 21ème DI

-Le 41ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire d’Angoulême est intégré à la 23ème DI

-Le 61ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Metz est intégré à la 42ème DI

A la mobilisation, ces régiments se dédoublent avec un RAD s’occupant des canons de 75mm et un RALD s’occupant des canons de 155mm

*Les Divisions d’Infanterie Motorisée (DIM) disposent eux aussi d’un régiment d’artillerie divisionnaire qui lui dispose de trois groupes de 75mm, d’un groupe de 105mm et d’un groupe de 155mm :

-Le 1er Régiment d’Artillerie Divisionnaire d’Auxonne est le RA de la 15ème DIM

-Le 11ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire du Vernon est le RA de la 5ème DIM

-Le 15ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Douai est le RA de la 1ère DIM

-Le 16ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Clermont-Ferrand est le RA de la 25ème DIM

-Le 25ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Châlons-sur-Marne de la 12ème DIM

-Le 30ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire d’Orléans est le RA de la 9ème DIM

-Le 42ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de La Fère est le RA de la 3ème DIM

A la mobilisation, ces régiments se dédoublent avec un RAD s’occupant des canons de 75mm et un RALD s’occupant des canons de 105mm et de 155mm.

*Les Divisions d’Infanterie Alpine disposent d’un Régiment d’Artillerie de Montagne (RAM) pour deux d’entre elles et un Régiment d’Artillerie Divisionnaire pour la troisième.

-Le 93ème Régiment d’Artillerie de Montagne de Grenoble est le régiment d’artillerie de la 27ème Division d’Infanterie Alpine

-Le 94ème Régiment d’Artillerie de Montagne de Nice est le régiment d’artillerie de la 29ème DIAlp

-Le 56ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Montpelier est le régiment d’artillerie de la 31ème DIAlp.

Les deux régiments d’artillerie de montagne ne comprennent que deux groupes légers à deux batteries de canons de 75 mm de montagne Schneider modèle 1928 et un groupe lourd à deux batteries de canons de 155 mm modèle 1917.

Le 56ème régiment d’artillerie divisionnaire est organisé comme un RAD classique à cinq groupes mais l’un des trois groupes de 75mm est équipé de canons de 75mm de montagne.

Outre ces vingt régiments intégrés aux DI, DIM et DIAlp, on trouve des régiments d’artillerie antiaérienne et des régiments d’artillerie dit de réserve générale :

-La 31ème brigade de défense contre-avions de Paris regroupe trois régiments d’artillerie antiaériens, les 401ème, 404ème et 406ème régiments stationnés respectivement à Paris, Tours et Laon.

-La 32ème brigade de défense contre avions de Dijon regroupe trois régiments antiaériens, les 402ème, 403ème et 405ème régiments stationnés respectivement à Metz, Toul et Sathonay.

21-Armée de terre (38)

A l’issue de la démobilisation, sur les cinquante et un bataillons mis sur pied, les vingt-trois bataillons d’active sont maintenus, étant affectés pour certains aux DC, les autres étant affectés (mais non intégrés) aux sept divisions d’infanterie motorisées et aux dix divisions d’infanterie du Nord-Est soit un total de dix-sept BCC. Les groupements de B.C.C sont dissous.

En retirant neuf bataillons affectés aux DC, il reste quatorze BCC ce qui nécessite le maintien en ligne de quatre bataillons de réserve, les 6ème, 11ème et 13ème BCC, le 30ème BCC ralliant la Corse avec des Renault R-40 en remplacement de ses Renault FT.

Le bataillon de chars de forteresse (51ème BCF ex-BCC) remplace ses FCM F2 par des FCM F1.

Les bataillons de chars de combat déployés en Afrique du Nord (non compris dans le total de 51) restent déployés au Maroc (62ème et 66ème BCC) en Algérie (64ème BCC) et en Tunisie (61ème 65ème et 67ème) mais leur équipement évolu, les Renault FT sont remplacés par des R-35 ou des R-40, les chars D-1 sont remplacés par des AMX-42 plus légers mais plus moderne. Au Levant, les 63ème et 68ème BCC conservent leurs R-35.

Il est prévu à la mobilisation que les groupements de B.C.C soient reconstitués, huit groupements de quatre bataillons, un par armée à l’exception de la 5ème armée ou armée des Alpes qui ne disposait que comme unité de chars que de la 6ème D.L.M. .

Entre septembre 1940 et août 1948, l’équipement des Bataillons de Chars de Combat évolue de la façon suivante :

-1er BCC : Il conserve ses Renault R-35 jusqu’en septembre 1946 quand ils sont remplacés par des Renault R-40 plus efficaces. Il est rattaché en temps de paix à la 10ème Division d’Infanterie.

-2ème BCC : Il conserve ses Renault R-35 jusqu’en mars 1947 quand ils sont remplacés par des Renault R-40 plus efficaces. Il est rattaché à la 11ème DI/DIM.

-3ème BCC : Il conserve ses Renault R-35 jusqu’en août 1948, des chars modernisés avec le canon de 47mm SA35 en remplacement du canon de 37mm SA18. Il est rattaché à la 13ème DI.

FCM-36 descendant d'un camion

FCM-36 descendant d’un camion

-4ème BCC : Il conserve ses FCM 36 jusqu’en juin 1948 quand il est remplacé par le FCM-42, une version améliorée de ce char avec notamment un canon de 47mm SA35. Il est rattaché à la 14ème DI.

-5ème BCC : Il conserve ses Renault R-35 jusqu’en août 1948, des chars modernisés avec le canon de 47mm SA35 en remplacement du canon de 37mm SA18. Il est rattaché à la 19ème DI.

-6ème BCC : bataillon de réserve, il est pérennisé après la démobilisation et conserve ses Renault R-35 jusqu’en mars 1947 quand ils sont remplacés par des Renault R-40. Il est rattaché à la 21ème DI.

-7ème BCC : Il conserve ses FCM 36 jusqu’en juillet 1948 quand ils sont remplacés par le FCM-42, une version améliorée de ce char avec notamment un canon de 47mm SA35. Il est rattaché à la 23ème DI

-8ème BCC : Équipé de B1bis, affecté à la 2ème Division Cuirassée

-9ème BCC : Il conserve ses Renault R-35 jusqu’à l’automne 1945 quand il les remplace par des FCM-42. Il est affecté à la 36ème DI.

-10ème BCC : Il conserve ses Renault R-35 jusqu’au printemps 1946 quand ils sont remplacés par des FCM-42. Il est affecté à la 42ème DI.

-11ème BCC : bataillon de réserve, il est mis sur pied avec des vénérables Renault FT qui sont remplacés fin 1939 par des Renault R-35. Survivant à la démobilisation, il conserve ses R-35 jusqu’en août 1948, des chars modernisés avec le canon de 47mm SA35 en remplacement du canon de 37mm SA18. Il est rattaché à la 43ème DI.

-12ème BCC : Il conserve ses Renault R-35 jusqu’en mars 1942 quand ses engins à bout de souffle sont remplacés par des Renault R-40 qui équipe encore le bataillon en août 1948. Il est rattaché à la 1ère Division d’Infanterie Motorisée.

-13ème BCC : régiment de réserve, mis sur pied avec des Hotchkiss H-35 de piètre qualité, il le remplace début 1942 par des Hotchkiss H-39 qui équipent encore le B.C.C quand éclate le second conflit mondial en septembre 1948. Il est rattaché à la 3ème Division d’Infanterie Motorisée.

-14ème BCC : équipé de Hotchkiss H-39, il intègre la 2ème Division Cuirassée

-15ème BCC : équipé de B1bis, il intègre la 2ème Division Cuirassée

-16ème BCC : équipé de Renault R-35, il les remplace fin 1941 par des Renault R-40 plus modernes et plus efficaces. Il est rattaché à la 5ème Division d’Infanterie Motorisée.

-17ème BCC : équipé de Renault R-35, il les remplace en mars 1942 par des Renault R-40 qui équipent toujours le bataillon en août 1948. Il est rattaché à la 9ème DIM.

-18ème BCC : équipé de Renault FT, ce bataillon si la guerre s’était prolongé aurait été rééquipé avec un char plus moderne mais il est dissous en juin 1940

-19ème BCC : seul bataillon équipé de chars moyens D2, il intègre fin 1940 la 4ème Division Cuirassée

-20ème BCC : équipé de Renault R-35, il les remplace à partir de juin 1943 par des Renault R-40 plus modernes dont il dispose toujours en août 1948. Rattaché à la 12ème DIM.

-21ème BCC : équipé de Renault R-35, ce bataillon de réserve est dissous en août 1940, son matériel stocké.

-22ème BCC : équipé de Renault R-35, ce bataillon reçoit en septembre 1942, des Hotchkiss H-39 jugés plus efficaces qui équipent toujours le bataillon en août 1948. Il est rattaché à la 15ème DIM.

-23ème BCC : équipé de Renault R-35, ce bataillon de réserve est dissous et son personnel démobilisé en août 1940, son matériel stocké.

-24ème BCC : équipé de Renault R-35, ce bataillon reçoit en mars 1944, des FCM-42 dont il dispose toujours en septembre 1948 et avec lesquels il assure le soutien de la 25ème DIM.

-Les 25ème et 26ème BCC équipés de Hotchkiss H-39 sont intégrés à la 1ère Division Cuirassée

-Le 27ème BCC équipé de Hotchkiss H-39 intègre la 2ème Division Cuirassée

-La 28ème BCC équipé de B1bis intègre la 1ère Division Cuirassée

-Le 29ème BCC équipé de Renault FT est dissous et son personnel démobilisé en juin 1940

-Le 30ème BCC équipé à la mobilisation de Renault FT reçoit à l’été 1940, des Renault R-40 et rejoint Bastia et la Corse pour en renforcer la défense.

-Le 31ème BCC équipé de Renault FT est dissous et son personnel démobilisé en juillet 1940

-Le 32ème BCC équipé à la mobilisation de Renault FT, reçoit ensuite des R-35 mais cela ne l’empêche pas d’être dissous et son personnel démobilisé en juin 1940.

-Le 33ème BCC équipé de Renault FT est dissous et son personnel démobilisé en juin 1940

-Le 34ème BCC équipé de Renault R-35 est dissous et son personnel démobilisé en juin 1940

-Le 35ème BCC équipé de Renault R-35 est dissous et son personnel démobilisé en juin 1940

-Le 36ème BCC équipé de Renault FT est dissous et son personnel démobilisé en juin 1940

-Le 37ème BCC équipé de chars B1 puis B1bis intègre à sa création la 1ère Division Cuirassée

-Le 38ème BCC équipé de Hotchkiss H-35 est dissous et son personnel démobilisé en juin 1940

-Le 39ème BCC équipé de Renault R-35  est dissous et son personnel démobilisé en juillet 1940

-Le 40ème BCC équipé de Renault R-40  est dissous et son personnel démobilisé en septembre 1940

-Le 41ème BCC équipé de B1bis intègre la 3ème Division Cuirassée à sa création

-Le 42ème BCC équipé de Hotchkiss H-39 intègre la 3ème Division Cuirassée à sa création

-Le 43ème BCC équipé de Renault R-35  est dissous et son personnel démobilisé en juillet 1940

-Le 44ème BCC équipé de Renault R-35 puis de Hotchkiss H-39 intègre la 4ème Division Cuirassé à sa création.

-Le 45ème BCC (ex-Bataillon de Chars de la Gendarmerie) équipé de Hotchkiss H-39 intègre la 3ème Division Cuirassée à sa création

-Le 46ème BCC équipé de B1bis intègre dès sa création la 4ème Division Cuirassée

-Le 47ème BCC équipé de B1bis intègre dès sa création la 4ème Division Cuirassée

-Le 48ème BCC équipé de Renault R-40  est dissous et son personnel démobilisé en juillet 1940

-Le 49ème BCC équipé de B1bis intègre dès sa création la 3ème Division Cuirassée.

-Le 50ème BCC qui devait être créé avec des chars légers n’est finalement pas mis sur pied

-Le 51ème BCC devenu ensuite le 51ème BCF reste maintenu en ligne avec sept FCM 2C en attendant l’arrivée de FCM F1 plus modernes même si beaucoup d’officiers s’interrogent sur l’utilité de chars aussi lourds.

A l’issue de la démobilisation, on trouve donc dix-sept BCC stationnés en métropole et un en Corse, quatorze étant équipés de Renault R35, deux étant équipés de FCM 36, un équipé de H-35 et un équipé de R-40.

En Afrique du Nord et au Levant, les bataillons encore équipés de Renault FT reçoivent des R-35 (conservés par les 63ème et 68ème), nombre de R35 étant des véhicules issus des stocks de métropole.

Entre septembre 1940 et août 1948, l’équipement des BCC évolue grandement, de nouveaux modèles de chars sont mis en service. Peu avant la mobilisation, les dix-huit BCC déployés en métropole et en Corse sont équipés de Renault R-40 pour huit d’entre-eux, de FCM-42 pour cinq bataillons de chars de combat, de Renault R-35 pour trois d’entre-eux et enfin de Hotchkiss H-39 pour les deux derniers.

Huit bataillons de quartier général sont mis sur pied entre juin 1941 et juin 1943, huit bataillons de trente-quatre B1ter, version améliorée du B1bis.

Ces bataillons numérotés 70 à 77 sont encore équipés de ces chars en septembre 1948 même si le remplacement de ces chars par des ARL-44 était prévue.

Quinze B.C.C sont mis sur pied à la mobilisation en août/septembre 1948, des bataillons sont numérotés 18ème BCC, 21ème BCC, 23ème BCC, 29ème BCC, 31ème au 36ème BCC, 38ème BCC, 39ème BCC, 40ème BCC, 43ème BCC et 48ème BCC, des bataillons équipés à la mobilisation de R-35 et de FCM-36 qui sont rapidement remplacés par des R-40 pour six bataillons, par des FCM-42 pour quatre BCC et par des AMX-44 pour les cinq derniers.

Cela nous donne un total de quatorze bataillons équipés de R-40, neuf bataillons équipés de FCM-42, de trois bataillons équipés de Renault R-35, de deux bataillons Hotchkiss H-39 et de cinq bataillons équipés d’AMX-44 soit trente-trois bataillons déployés en métropole (un en Corse et trente-deux sur le continent).

A l’issue de la démobilisation, sur les cinquante et un bataillons mis sur pied, les vingt-trois bataillons d’active sont maintenus, étant affectés pour certains aux DC, les autres étant affectés (mais non intégrés) aux sept divisions d’infanterie motorisées et aux dix divisions d’infanterie du Nord-Est soit un total de dix-sept BCC. Les groupements de B.C.C sont dissous.

En retirant neuf bataillons affectés aux DC, il reste quatorze BCC ce qui nécessite le maintien en ligne de quatre bataillons de réserve, les 6ème, 11ème et 13ème BCC, le 30ème BCC ralliant la Corse avec des Renault R-40 en remplacement de ses Renault FT.

Le bataillon de chars de forteresse (51ème BCF ex-BCC) remplace ses FCM F2 par des FCM F1.

Les bataillons de chars de combat déployés en Afrique du Nord (non compris dans le total de 51) restent déployés au Maroc (62ème et 66ème BCC) en Algérie (64ème BCC) et en Tunisie (61ème 65ème et 67ème) mais leur équipement évolu, les Renault FT sont remplacés par des R-35 ou des R-40, les chars D-1 sont remplacés par des AMX-42 plus légers mais plus moderne. Au Levant, les 63ème et 68ème BCC conservent leurs R-35.

Il est prévu à la mobilisation que les groupements de B.C.C soient reconstitués, huit groupements de quatre bataillons, un par armée à l’exception de la 5ème armée ou armée des Alpes qui ne disposait que comme unité de chars que de la 6ème D.L.M. .

Entre septembre 1940 et août 1948, l’équipement des Bataillons de Chars de Combat évolue de la façon suivante :

-1er BCC : Il conserve ses Renault R-35 jusqu’en septembre 1946 quand ils sont remplacés par des Renault R-40 plus efficaces. Il est rattaché en temps de paix à la 10ème Division d’Infanterie.

-2ème BCC : Il conserve ses Renault R-35 jusqu’en mars 1947 quand ils sont remplacés par des Renault R-40 plus efficaces. Il est rattaché à la 11ème DI/DIM.

-3ème BCC : Il conserve ses Renault R-35 jusqu’en août 1948, des chars modernisés avec le canon de 47mm SA35 en remplacement du canon de 37mm SA18. Il est rattaché à la 13ème DI.

-4ème BCC : Il conserve ses FCM 36 jusqu’en juin 1948 quand il est remplacé par le FCM-42, une version améliorée de ce char avec notamment un canon de 47mm SA35. Il est rattaché à la 14ème DI.

-5ème BCC : Il conserve ses Renault R-35 jusqu’en août 1948, des chars modernisés avec le canon de 47mm SA35 en remplacement du canon de 37mm SA18. Il est rattaché à la 19ème DI.

-6ème BCC : bataillon de réserve, il est pérénisé après la démobilisation et conserve ses Renault R-35 jusqu’en mars 1947 quand ils sont remplacés par des Renault R-40. Il est rattaché à la 21ème DI.

-7ème BCC : Il conserve ses FCM 36 jusqu’en juillet 1948 quand ils sont remplacés par le FCM-42, une version améliorée de ce char avec notamment un canon de 47mm SA35. Il est rattaché à la 23ème DI

-8ème BCC : Equipé de B1bis, affecté à la 2ème Division Cuirassée

-9ème BCC : Il conserve ses Renault R-35 jusqu’à l’automne 1945 quand il les remplace par des FCM-42. Il est affecté à la 36ème DI.

-10ème BCC : Il conserve ses Renault R-35 jusqu’au printemps 1946 quand ils sont remplacés par des FCM-42. Il est affecté à la 42ème DI.

-11ème BCC : bataillon de réserve, il est mis sur pied avec des vénérables Renault FT qui sont remplacés fin 1939 par des Renault R-35. Survivant à la démobilisation, il conserve ses R-35 jusqu’en août 1948, des chars modernisés avec le canon de 47mm SA35 en remplacement du canon de 37mm SA18. Il est rattaché à la 43ème DI.

-12ème BCC : Il conserve ses Renault R-35 jusqu’en mars 1942 quand ses engins à bout de souffle sont remplacés par des Renault R-40 qui équipe encore le bataillon en août 1948. Il est rattaché à la 1ère Division d’Infanterie Motorisée.

-13ème BCC : régiment de réserve, mis sur pied avec des Hotchkiss H-35 de piètre qualité, il le remplace début 1942 par des Hotchkiss H-39 qui équipent encore le B.C.C quand éclate le second conflit mondial en septembre 1948. Il est rattaché à la 3ème Division d’Infanterie Motorisée.

-14ème BCC : équipé de Hotchkiss H-39, il intègre la 2ème Division Cuirassée

-15ème BCC : équipé de B1bis, il intègre la 2ème Division Cuirassée

-16ème BCC : équipé de Renault R-35, il les remplace fin 1941 par des Renault R-40 plus modernes et plus efficaces. Il est rattaché à la 5ème Division d’Infanterie Motorisée.

-17ème BCC : équipé de Renault R-35, il les remplace en mars 1942 par des Renault R-40 qui équipent toujours le bataillon en août 1948. Il est rattaché à la 9ème DIM.

-18ème BCC : équipé de Renault FT, ce bataillon si la guerre s’était prolongé aurait été rééquipé avec un char plus moderne mais il est dissous en juin 1940

-19ème BCC : seul bataillon équipé de chars moyens D2, il intègre fin 1940 la 4ème Division Cuirassée

-20ème BCC : équipé de Renault R-35, il les remplace à partir de juin 1943 par des Renault R-40 plus modernes dont il dispose toujours en août 1948. Rattaché à la 12ème DIM.

-21ème BCC : équipé de Renault R-35, ce bataillon de réserve est dissous en août 1940, son matériel stocké.

-22ème BCC : équipé de Renault R-35, ce bataillon reçoit en septembre 1942, des Hotchkiss H-39 jugés plus efficaces qui équipent toujours le bataillon en août 1948. Il est rattaché à la 15ème DIM.

-23ème BCC : équipé de Renault R-35, ce bataillon de réserve est dissous et son personnel démobilisé en août 1940, son matériel stocké.

-24ème BCC : équipé de Renault R-35, ce bataillon reçoit en mars 1944, des FCM-42 dont il dispose toujours en septembre 1948 et avec lesquels il assure le soutien de la 25ème DIM.

-Les 25ème et 26ème BCC équipés de Hotchkiss H-39 sont intégrés à la 1ère Division Cuirassée

-Le 27ème BCC équipé de Hotchkiss H-39 intègre la 2ème Division Cuirassée

-La 28ème BCC équipé de B1bis intègre la 1ère Division Cuirassée

-Le 29ème BCC équipé de Renault FT est dissous et son personnel démobilisé en juin 1940

-Le 30ème BCC équipé à la mobilisation de Renault FT reçoit à l’été 1940, des Renault R-40 et rejoint Bastia et la Corse pour en renforcer la défense.

-Le 31ème BCC équipé de Renault FT est dissous et son personnel démobilisé en juillet 1940

-Le 32ème BCC équipé à la mobilisation de Renault FT, reçoit ensuite des R-35 mais cela ne l’empêche pas d’être dissous et son personnel démobilisé en juin 1940.

-Le 33ème BCC équipé de Renault FT est dissous et son personnel démobilisé en juin 1940

-Le 34ème BCC équipé de Renault R-35 est dissous et son personnel démobilisé en juin 1940

-Le 35ème BCC équipé de Renault R-35 est dissous et son personnel démobilisé en juin 1940

-Le 36ème BCC équipé de Renault FT est dissous et son personnel démobilisé en juin 1940

-Le 37ème BCC équipé de chars B1 puis B1bis intègre à sa création la 1ère Division Cuirassée

-Le 38ème BCC équipé de Hotchkiss H-35 est dissous et son personnel démobilisé en juin 1940

-Le 39ème BCC équipé de Renault R-35 est dissous et son personnel démobilisé en juillet 1940

-Le 40ème BCC équipé de Renault R-40 est dissous et son personnel démobilisé en septembre 1940

-Le 41ème BCC équipé de B1bis intègre la 3ème Division Cuirassée à sa création

-Le 42ème BCC équipé de Hotchkiss H-39 intègre la 3ème Division Cuirassée à sa création

-Le 43ème BCC équipé de Renault R-35 est dissous et son personnel démobilisé en juillet 1940

-Le 44ème BCC équipé de Renault R-35 puis de Hotchkiss H-39 intègre la 4ème Division Cuirassé à sa création.

-Le 45ème BCC (ex-Bataillon de Chars de la Gendarmerie) équipé de Hotchkiss H-39 intègre la 3ème Division Cuirassée à sa création

-Le 46ème BCC équipé de B1bis intègre dès sa création la 4ème Division Cuirassée

-Le 47ème BCC équipé de B1bis intègre dès sa création la 4ème Division Cuirassée

-Le 48ème BCC équipé de Renault R-40 est dissous et son personnel démobilisé en juillet 1940

-Le 49ème BCC équipé de B1bis intègre dès sa création la 3ème Division Cuirassée.

-Le 50ème BCC qui devait être créé avec des chars légers n’est finalement pas mis sur pied

-Le 51ème BCC devenu ensuite le 51ème BCF reste maintenu en ligne avec sept FCM 2C en attendant l’arrivée de FCM F1 plus modernes même si beaucoup d’officiers s’interrogent sur l’utilité de chars aussi lourds.

A l’issue de la démobilisation, on trouve donc dix-sept BCC stationnés en métropole et un en Corse, quatorze étant équipés de Renault R35, deux étant équipés de FCM 36, un équipé de H-35 et un équipé de R-40.

En Afrique du Nord et au Levant, les bataillons encore équipés de Renault FT reçoivent des R-35 (conservés par les 63ème et 68ème), nombre de R35 étant des véhicules issus des stocks de métropole.

Entre septembre 1940 et août 1948, l’équipement des BCC évolue grandement, de nouveaux modèles de chars sont mis en service. Peu avant la mobilisation, les dix-huit BCC déployés en métropole et en Corse sont équipés de Renault R-40 pour huit d’entre-eux, de FCM-42 pour cinq bataillons de chars de combat, de Renault R-35 pour trois d’entre-eux et enfin de Hotchkiss H-39 pour les deux derniers.

Huit bataillons de quartier général sont mis sur pied entre juin 1941 et juin 1943, huit bataillons de trente-quatre B1ter, version améliorée du B1bis.

Ces bataillons numérotés 70 à 77 sont encore équipés de ces chars en septembre 1948 même si le remplacement de ces chars par des ARL-44 était prévue.

Quinze B.C.C sont mis sur pied à la mobilisation en août/septembre 1948, des bataillons sont numérotés 18ème BCC, 21ème BCC, 23ème BCC, 29ème BCC, 31ème au 36ème BCC, 38ème BCC, 39ème BCC, 40ème BCC, 43ème BCC et 48ème BCC, des bataillons équipés à la mobilisation de R-35 et de FCM-36 qui sont rapidement remplacés par des R-40 pour six bataillons, par des FCM-42 pour quatre BCC et par des AMX-44 pour les cinq derniers.

Cela nous donne un total de quatorze bataillons équipés de R-40, neuf bataillons équipés de FCM-42, de trois bataillons équipés de Renault R-35, de deux bataillons Hotchkiss H-39 et de cinq bataillons équipés d’AMX-44 soit trente-trois bataillons déployés en métropole (un en Corse et trente-deux sur le continent).

21-Armée de terre (25)

Aux côtés de l’aristocratique cavalerie, nous trouvons «la roture», l’arme des chars de l’infanterie qui en septembre 1939 n’est à peine âgée que de vingt ans, un gamin à côté de l’immémoriale cavalerie qui pouvait à bon droit se réclamer de l’antique chevalerie.

En attendant la création ou du mois la concrétisation des divisions à base de chars, les principales unités de chars sont les bataillons de chars de combat.

Le 23 août 1939 en vertu de décisions antérieures, les douze régiments de chars de combat sont dissous pour donner naissance à des bataillons de chars de combat.

Les état-majors des régiments dissous forment autant de centres mobilisateurs auxquels s’ajoute un treizième créé ex-nihilo.

Vingt-trois bataillons de chars de combat d’active voient le jour. Devenus autonomes, ils prennent des numéros n’ayant rien à voir avec leur ancien régiment (1er au 5ème BCC, 7ème au 10ème BCC, 12ème BCC, 14ème au 17ème BCC, 19ème BCC, 20ème BCC, 22ème BCC, 24 au 28ème BCC, 37ème BCC).

Char de forteresse ou de percée FCM 2C

Char de forteresse ou de percée FCM 2C équipant une unique unité, le 51ème BCC

A ces vingt-trois bataillons d’active s’ajoutent seize bataillons mis sur pied avec des réservistes (6ème, 11ème, 13ème, 18ème, 21ème, 23ème, 29ème à 36ème, 38ème et 39ème bataillon), le 51ème BCC équipés de monstrueux FCM 2C et le bataillon de char des troupes coloniales (BCTC).

D’autres bataillons sont mis sur pied au printemps 1940. Certains de ces bataillons vont ainsi former les Dcr mais la plupart vont renouveler leur équipement (notamment ceux équipés de Renault FT) en restant attachés au soutien de l’infanterie, formant des groupements rattachés aux armées mobilisées depuis septembre 1939.

Char lourd B1bis

Char lourd B1bis

Le nombre de bataillons va au final atteindre cinquante et un avec deux nouveaux bataillons de chars lourds B1/B1bis _à la base des quatre Dcr_ portant leur nombre à huit (soit deux par division), un bataillon de chars d’intervalle FCM 2C, un bataillon de chars moyens D2 et quarante et un bataillons de chars légers.

A l’issue de la démobilisation, sur les cinquante et un bataillons mis sur pied, les vingt-trois bataillons d’active sont maintenus, étant affectés pour certains aux DC, les autres étant affectés (mais non intégrés) aux sept divisions d’infanterie motorisées et aux dix divisions d’infanterie du Nord-Est soit un total de dix-sept BCC.

En retirant neuf bataillons affectés aux DC, il reste quatorze BCC ce qui nécessite le maintien en ligne de trois bataillons de réserve, les 6ème, 11ème et 13ème BCC, le 30ème BCC ralliant la Corse avec des Renault R-40 en remplacement de ses Renault FT.

Le bataillon de chars de forteresse (51ème BCF ex-BCC) remplace ses FCM F2 par des FCM F1.

Renault R-35

Renault R-35

Les bataillons de chars de combat déployés en Afrique du Nord (non compris dans le total de 51) restent déployés au Maroc (62ème et 66ème BCC) en Algérie (64ème BCC) et en Tunisie (61ème 65ème et 67ème) mais leur équipement évolu, les Renault FT sont remplacés par des R-35 ou des R-40, les chars D-1 sont remplacés par des AMX-42 plus légers mais plus moderne. Au Levant, les 63ème et 68ème BCC conservent leurs R-35.
Ultérieurement sont mis sur pied huit bataillons de quartiers général numérotés 70 à 77ème BCC, des bataillons équipés de B1ter et qui constituent une réserve mobile utile en cas d’assaut ou cas de combat défensif, le B1ter bien que moins efficace que l’ARL-44 restant un engin redoutable si il est bien employé.

La mise sur pied de deux nouvelles Divisions Cuirassées entraine la création de huit nouveaux BCC numérotés de 50 à 57, les 50ème, 52ème, 54ème et 56ème étant équipés d’ARL-44, les 51ème, 53ème, 55ème et 57ème disposant comme monture du Renault G1.

Prototype de l'ARL-44

Prototype de l’ARL-44

En cas de guerre, il est prévu de créer quinze nouveaux bataillons de chars de combat portant leur nombre à quarante, ces quarante bataillons devant former normalement des groupements à l’échelle du corps d’armée ou de l’armée, chaque groupement devant disposer de deux à quatre B.C.C mis à la disposition des Divisions d’Infanterie pour leur fournir une capacité antichar et un punch supplémentaire et bienvenu.

On trouve également deux brigades cuirassées, les 1ère et 2ème brigades qui annoncent les divisions cuirassées de réserve qui doivent disposer dans un premier temps une demi-brigade à deux bataillons de chars lourds équipés de B1bis et une demi-brigade à deux bataillons de chars légers équipés de Hotchkiss H-39 en attendant un char spécifiquement conçu pour ce rôle sans oublier deux bataillons de chasseurs portés (issus des chasseurs à pieds ou créer spécifiquement pour ce rôle), un régiment d’artillerie motorisé et un groupe de canons d’assaut pour soutenir les chars au plus près.

Un groupement cuirassé regroupe ces deux brigades qui deviennent début 1940 des divisions. Il doit à la fois servir d’organe de commandement et de servir d’organe de formation et d’aguerrissement. Il est à l’origine du Corps d’Armée Cuirassé qui lui succède en décembre 1941, un C.A.C qui se dédoubla en deux C.A.C, la mise en œuvre de six DC étant des plus compliqués et manquant de souplesse.