Italie (53) Regio Esercito (3)

95 ans d’histoire ! De l’unité italienne au renversement de la monarchie, une histoire du Regio Esercito

Avant-propos

L’armée royale italienne (Regio Esercito Italiano) voit le jour le 4 mai 1861 peu après la proclamation du royaume d’Italie.

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Soldat italien portant l’uniforme modèle 1861

Cette armée dominée par les piémontais ne tarde pas à être engagée au combat d’abord dans des opérations de lutte contre le banditisme dans feu le royaume des Deux Siciles puis dans ce qu’on appelle la troisième guerre d’indépendance, une guerre au goût très amer.

Si la Vénétie à été récupérée ce n’est pas à cause des faits d’armes de la jeune armée italienne mais suite à un véritable marchandage, l’Autriche cédant la Vénétie à la France qui l’à ensuite rétrocédée à l’Italie. Difficile à accepter pour l’amour-propre et la fierté d’une très jeune nation.

Quelques années plus tard l’armée italienne allait se lancer dans les guerres coloniales avec des réussites mais également d’humiliants échecs comme à Adoua où le négus d’Abyssinie Ménélik écrasa une armée italienne, repoussant de quarante ans la conquête de l’Abyssinie.

Armée d’un pays pauvre, récemment unifié et récemment industrialisé, le Regio Esercito est une armée de secone zone en Europe. Elle s’engage dans le premier conflit mondial sans être prête, manquant de tout, d’armes, d’équipement, d’une stratégie et d’une tactique adaptée.

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Les Alpini durant la première guerre mondiale

Le soldat italien fait preuve de bravoure et de ténacité, ses unités d’élité (Bersaglieri, Alpini) s’illustrent sur un front où les conditions climatiques particulièrement difficiles (60000 morts rien qu’à cause des avalanches !) ajoutent aux pertes causées par des offensives frontales aussi brutales que stupides.

Epuisée, à bout de force, l’armée italienne craque à Caporetto en octobre 1917 sous les coups d’une puissante offensive austro-allemande. Cette défaite laissera des traces profondes au sein de l’armée italienne mais également à l’étranger où elle forgera l’image injuste d’un soldat italien incapable de combattre.

Dans l’immédiat après guerre le Regio Esercito et notamment ses chefs s’inquiète de l’état de décomposition d’une Italie épuisée par sa victoire mais également humiliée car n’ayant pas obtenu la réalisation des promesses.

Face à la montée du mouvement fasciste le commandement se divise entre les partisans de la résistance et ceux de l’accommodement. Ce sont ces derniers qui l’emportent, nouant un pacte entre le régime et l’armée.

Connaissant les compétences militaires limitées des cadres fascistes Mussolini ne peut se passer de l’armée qu’il sait davantage monarchiste que fasciste. Pour éviter que le roi ne le chasse en s’appuyant sur des généraux, Mussolini va donc ménager l’armée qui en échange d’une neutralité politique se verra libre de s’organiser comme elle l’entend.

Les généraux comme le dictateur partagent des ambitions importantes pour l’Italie, rêvant de conquêtes coloniales, de batailles glorieuses, de victoires triomphantes.

Hélas pour eux non seulement l’Italie n’en à pas les moyens en 1922 mais le régime fasciste ne s’en donnera jamais les moyens.

Jamais le Regio Esercito Italiano sera capable de mener sa guerre en autonome, jamais l’armée royale italienne n’aura la moindre chance de vaincre l’alliance franco-britannique.

La faute à de nombreuses carences humaines et techniques, l’armée italienne ne pouvant bénéficier du soutien d’une industrie puissante, d’un pays riche en matières premières.

Résultat l’armée va se battre bravement, va être un adversaire coriace mais ce n’était que pour retarder l’échéance.

En avril 1953 l’Italie bascule dans le camp allié. L’armée de terre italienne se divise entre partisans du nouveau gouvernement co-belligérant et ceux partisans d’un gouvernement pro-allemand.

Les unités de l’armée co-belligérante rééquipés et réarmés par les anglo-saxons combattent bravement sur le front italien mais se heurteront toujours à l’hostilité des français. Cet engagement à au moins le mérite de redorer le blason d’une armée italienne très mal considérée dans les opinions des pays alliés.

De l’autre côté du front la méfiance règne. L’armée du Nouvel Etat Fasciste installé à Trente ne va jamais disposer de moyens militaires importants, se contentant de récupérer les armes italiennes confisquées par les unités allemandes lors du basculement.

Craignant des désertions les allemands vont veiller à ce que ces unités ne soient pas engagés directement sur le front mais surtout dans des opérations de lutte contre les partisans, de protection des voies de communication ce qui in fine allait générer de nouvelles désertions, de nouvelles déceptions.

Le second conflit mondial terminé, l’armée co-belligérante reprend le nom de Regio Esercito Italiano. Un temps il est prévu que le futur traité de paix réduise sensiblement ses capacités mais au final les limitations sont peu nombreuses et concernent surtout les armes nucléaires.

Suite à la proclamation de la république en mars 1957, le Regio Esercito Italiano devient l’Esercito Republicana Italiana.

Aux origines du Regio Esercito : les armées sardes et napolitaines

Comme nous l’avons vu plus haut la tradition martiale italienne est bien plus ancienne que l’unité du pays. Elle remonte à des temps immémoriaux avec des périodes glorieuses où le soldat, le général italien était particulièrement réputé dans l’Europe militaire.

C’est dire si le désastre de Caporetto à fait du mal à la réputation martiale des italien et explique pourquoi Mussolini vouait un culte à la force et à la virilité dans l’espoir de redonner aux italiens une réputation d’impitoyables conquérants. On ne peut pas dire que les résultats ont été à la hauteur des attentes.

Revenons à nos moutons. Quand le Regio Esercito Italiano est créé le 4 mai 1861 il s’appuie principalement sur deux armées, l’armée sarde et l’armée du royaume de Naples (ou royaume des Deux Siciles).

L’armée sarde à pour origine les armées du duché de Savoie, leur origine peut donc remonter au XVème siècle (la date de 1416 est souvent citée). Si le terme d’armée savoyarde est utilisé durant la période ducale quand la maison de Savoie devient la dynastie régnante sur le Piémont et la Sardaigne on parle d’arme sarde (donc à partir de 1720).

Cette armée est essentiellement stationnée dans le Piémont et le Val d’Aoste, une armée du type féodal avant qu’au XVIème siècle soit créée une milice sous l’ordre direct du duc de Savoie. Les capacités de l’armée sont cependant limitées.

Aux 17ème et 18ème l’armée savoyarde/sarde est souvent engagée dans les conflits qui ensanglantent l’Europe, une armée composée de régiments de volontaires nationaux mais également de mercenaires.

On trouve même des régiments composés de protestants venus du royaume de France. En 1671 un uniforme de couleur gris clair est adopté et durant les années qui vont suivre de nombreuses réformes vont être mises en place pour permettre à l’armée des Savoie de rester capable de faire aux menaces du moment. C’est ainsi qu’en 1685 des unités de grenadiers sont créés alors que les dernières unités de piquiers sont supprimées.

En 1709 un nouveau règlement est adopté, un règlement empruntant la discipline prussienne mais également les règles de tir des armées anglaises et néerlandaises. Les rangs ouverts sont ainsi remplacés par des rangs serrés.

Les effectifs augmentent régulièrement. En 1691 on trouve douze régiments d’infanterie, trois de dragons et deux de cavalerie. En 1747 l’armée royale sarde aligne trente-deux régiments d’infanterie, cinq régiments de dragons et deux régiments de cavalerie. En 1774 l’armée de la maison de Savoie aligne 100000 hommes.

Cette armée participe à de nombreux conflits qu’il s’agisse de la guerre de Succession de Mantoue (1628-1631), la guerre de la ligue d’Augsbourg (1688-1697), la guerre de Succession d’Espagne (1701-1714),la guerre de Succession de Pologne (1733-1735), la guerre de Succession d’Autriche (1740-1748), les guerres de la Révolution (1793-1796).

Défaite lors de la première campagne d’Italie sous les coups de boutoir d’un général appelé à un très grand avenir (Napoléon Bonaparte), l’armée royale sarde est progressivement démobilisée, une partie des effectifs retrouvant l’armée de la république cisalpine puis du royaume d’Italie sous l’obédience napoléonienne, le vice-roi Eugène de Beauharnais représentant son beau-père à Milan.

Le royaume de Piemont-Sardaigne est reconstituée en 1815. Victor-Emmanuel Ier ordonne la reconstitution de l’armée qui est organisée en dix brigades d’infanterie soutenues par des unités de cavalerie et d’artillerie. Ces unités sont regroupées en deux armées comprenant chacune deux divisions de première ligne et une division de réserve.

L’armée sarde participe à la première guerre d’indépendance italienne (mars 1848-mars 1849), à la guerre de Crimée (octobre 1853-mars 1856) suivie de la deuxième guerre d’indépendance italienne (29 avril-11 juillet 1859).

De nouvelles réformes sont lancées par Victor-Emmanuel II avec une augmentation qualitative et quantitative. Un nouveau code militaire est introduit en 1858 avec un service militaire de cinq ans dans l’active suivit de six ans en réserve. A noter que les personnes condamnées sont exclues des obligations militaires.

A cette époque les effectifs atteignent 100000 hommes, 79000 conscrits et 20000 volontaires et comme dans d’autres armées de l’époque, les conscrits fortunés peuvent payer un remplaçant pour éviter leurs obligations militaires.

Sur le plan des unités militaires, l’infanterie constitue l’essentiel des forces de l’armée sarde, infanterie divisée en différents type pour s’adapter aux besoins de l’armée du royaume de Piemont-Sardaigne.

La cavalerie est particulièrement réputée dans l’opinion militaire européenne. Entièrement composée de savoyards, elle s’illustra dans la guerre de Succession d’Espagne notamment. 2420 cavaliers étaient disponibles en temps de paix avec trois unités de garde du corps pour le roi et six régiments réguliers.

En 1852 les unités de cavalerie sont totalement réorganisées avec quatre régiments de cavalerie de ligne, un escadron de guides et cinq régiments de cavalerie légère.

L’artillerie n’est pas oubliée. Inspirée par la France, elle se compose de brigades quatre à six pièces, des brigades spécialisées entre une artillerie de campagne, une artillerie de montagne et une artillerie de siège. On trouve également des unités de sapeur.

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Uniformes du Royaume des Deux Siciles (dit aussi Royaume de Naples)

L’autre armée ayant participé à la naissance du Regio Esercito Italiano est donc l’armée du royaume des Deux-Siciles en version originale l’Esercito delle Due Sicile, une armée qui peut se targuer d’une très longue existence (1734-1861). Si en temps de paix les effectifs sont de 72000 hommes, en temps de guerre le nombre de soldats passe à 128000 hommes.

Si l’armée napolitaine est née au XVIIIème siècle, la tradition martiale napolitaine est plus ancienne puisque le fameux tercio espagnol était composé de nombreux soldats transalpins venant notamment du sud de l’Italie. Ces rudes soldats napolitains ont ainsi participé à toutes les campagnes militaires espagnoles à une époque où l’Espagne connait son âge d’or.

A sa création en 1734 l’armée napolitaine dispose de quarante bataillons d’infanterie, de dix-huit escadrons de cavalerie (neuf de dragons et neuf de véritable cavalerie, les dragons étant plus des fantassins montés que de véritables cavaliers), d’un corps d’artillerie et d’un corps d’ingénieurs du génie.

Neuf ans plus tard, l’armée napolitaine est organisée en une garde royale (garde du corps, hallebardiers,deux régiments royaux), six régiments d’infanterie composés de vétérans (reggimenti veterani), douze régiments provinciaux (reggimenti Provinciali), trois régiments siciliens et huit régiments étrangers (trois régiments suisses, trois régiments wallons, un régiment macédonien et un régiment de fusiliers de montagne) soit trente régiments d’infanterie.

La cavalerie se compose de quatre régiments de ligne et quatre régiments de dragons alors que l’artillerie se compose d’un régiment d’artillerie royale, d’une compagnie d’artillerie provinciale, d’une académie d’artillerie. On trouve également un corps d’ingénieurs. Enfin on trouve également des vétérans, l’équivalent du corps des invalides de l’armée française.

En 1805, l’Esercito delle Due Sicile est organisé en une maison royale (Casa Reale) composée de deux compagnies de chasseurs royaux (Cacciatori Reali), une compagnie de garde du corps royaux, deux compagnies d’hallebardiers et un régiments de grenadiers royaux.

L’infanterie de ligne est composée de seize régiments (dont deux étrangers), l’infanterie légère est composée de dix bataillons alors que la cavalerie de ligne aligne huit régiments. On trouve également un corps royal d’artillerie et du génie composé de deux régiments d’artillerie, d’une unité d’artillerie côtière, d’un train d’artillerie, d’un corps politique d’artillerie, d’une brigade de pionniers, d’une compagnie de pontonniers et d’une compagnie d’artificier.

A cela s’ajoute l’institut d’éducation militaire et des unités sédentaires composée d’invalides (dix régiments d’infanterie et quatre régiments de dragons).

En 1805 le royaume des Deux Siciles s’engage dans la guerre contre la France. Mal lui en prend et après une campagne éclair, la partie continentale du royaume est occupé obligeant Ferdinand IV à un repli sur la Sicile sous la protection de la flotte britannique. Joseph Bonaparte devient roi de Naples avant de céder sa place deux ans plus tard à Joachim Murat, beau-frère de Napoléon 1er.

L’armée des Deux Siciles se replie donc sur la Sicile pendant qu’une nouvelle armée est créée par les français, une armée qui ne va pas tarder à combattre sur tous les champs de bataille de l’Europe.

En 1816 Ferdinand IV est restauré, devenant Ferdinand 1er des Deux-Siciles. Une nouvelle armée est donc mise sur pied, une armée composée initialement de 52 bataillons d’infanterie (47000 hommes), de 24 escadrons de cavalerie (4800 cavaliers) ainsi que de 5000 artilleurs et ingénieurs, portant les effectifs globaux à 57000 hommes.

Le 5 novembre 1830, Ferdinand 1er décède. Lui succède son fils sous le nom de Ferdinand II qui bénéficie d’une armée organisée de la façon suivante :

-Une maison royale : une compagnie de garde du corps et deux compagnies d’hallebardiers

-Une garde royale : deux régiments de grenadiers de la garde, deux régiments de cavalerie de la garde, un régiments de chasseurs de la garde royale, une brigade d’artillerie à cheval, une division du train.

-Une gendarmerie royale avec huit bataillons de gendarmes à pied et huit escadrons de gendarmerie à cheval

-Neuf régiments d’infanterie de ligne

-Six bataillons de chasseur

-Une division suisse à quatre régiments

-Trois régiments de cavalerie de ligne

-Un Corpi Facoltativi

-Un corps royal d’artillerie et un corps royal du génie

-Un institut d’éducation militaire

-Des troupes sédentaires

Cette armée participa à plusieurs conflits notamment la première guerre d’indépendance italienne du côté piémontais mais une grande partie de l’armée va se retirer en prenant prétexte d’une allocution du pape Pie IX. Cette armée ne va opposer ensuite qu’une résistance limitée à l’expédition des Mille menée par les chemises rouges de Garibaldi.

Entre 1830 et 1861, les évolutions sont peu nombreuses. On assiste à la création de nouvelles unités avec trois nouveaux régiments d’infanterie, trois nouveaux bataillons de chasseurs ainsi que d’un bataille de tirailleurs de la garde royale. En 1848 est créé un régiment de chasseurs à cheval.

Le processus de mobilisation est amélioré. Il est ainsi prévu que les effectifs soient doublés entre le temps de paix et le temps de guerre passant de 60 à 130000 hommes avec la mobilisation de 48000 fantassins, de 6600 cavaliers, de 4400 artilleurs, de 1000 pionniers soit environ 70000 hommes supplémentaires.

Vers 1860 l’Esercito dell Due Sicile se compose de quinze régiments d’infanterie de ligne regroupés en sept brigades, de seize bataillons de chasseurs, de quatre régiments de la garde royale (un de grenadiers, un de chasseurs, un d’infanterie de marine et un bataillon de tirailleur), chaque régiment d’infanterie disposant de six compagnies et de 2170 hommes en temps de paix (7 compagnies et 3279 hommes en temps de guerre).

Un bataillon est lui composé d’une compagnie de grenadiers, d’une compagnie de chasseurs et de quatre compagnies de fusiliers auxquelles il faut ajouter une compagnie de dépôt en temps de guerre. Comme chaque compagnie se compose de 164 hommes un bataillon dispose en théorie de 984 hommes.

La cavalerie se compose alors de neuf régiments (un de carabinier à cheval, trois de dragons, deux de lanciers, deux de hussards de la garde royale et un de chasseurs à cheval), chaque régiment monté disposant de quatre escadrons de 153 hommes (plus un squadron-dépôt) soit 612 hommes en temps de paix et 764 hommes en temps de guerre.

L’artillerie se compose de deux régiments, de quinze batteries à cheval, d’un bataillon d’artificier et d’un bataillon du train, chaque régiment d’artillerie disposant de 2240 hommes en temps de paix et 3202 en temps de paix.

Le génie dispose d’un bataillon de sapeur-mineurs, un bataillon de pionniers et une unité de topographie.

On trouve également six régiments étrangers à savoir un régiment albanais, un régiment allemand et quatre régiments suisses.

Le dernier ordre de bataille (1859) de l’armée napolitaine est ainsi le suivant :

-Un état-major général protégé par un corps d’état-major qui dispose d’un escadron et d’une compagnie de guides d’état-major (carabiniers ou gendarmes à cheval)

-Une maison militaire du roi avec un escadron de garde du corps à cheval, une compagnie de garde du corps à pied

-Une garde royale avec deux régiments de grenadiers de la garde royale, deux régiments de hussards de la garde royale, un régiment de chasseurs de la garde royale, un régiment d’infanterie de marine et un bataillon de tirailleurs de la garde royale.

-5 bataillons à pied et 5 escadrons à cheval de la gendarmerie royale

-Quinze régiments d’infanterie de ligne répartis en sept brigades (deux régiments par brigade sauf la 7ème qui en dispose de trois)

-Un régiment de carabiniers à pied

-Seize bataillons de chasseurs (chaque bataillon dispose de huit compagnies)

-Un corps suisse (dissous en 1859) à quatre régiments d’infanterie de ligne et un bataillon de chasseurs

-Un cors étranger avec trois bataillons de carabinier et un bataillon de vétérans étrangers

-Trois régiments de dragons

-Deux régiments de lanciers

-Un régiment de carabiniers à cheval

-Un régiment de chasseurs à cheval

-Le corps royal d’artillerie composé de deux régiments d’artillerie, de quinze batteries d’artillerie à cheval, d’un bataillon d’artificiers, d’un bataillon du train, d’un corps d’artillerie littorale chargé de la défense côtière, d’un corps d’ouvriers d’artillerie (fabrication et stockage du matériel d’artillerie).

-Le corps royal du génie dispose de deux bataillons de sapeur-mineurs, un bataillon de pionnier, un service topographique

-L’institut d’éducation militaire

-Des troupes sédendaies composées d’invalides

-Une garde d’honneur

Les armées sardes et napolitaines vont donc fusionner au sein d’une armée royale italienne mais comme nous l’avons vu à propos de la Regia Marina, une fusion sur le papier n’implique une fusion dans la réalité. Il faudra du temps pour que le Regio Esercito Italiano devienne une armée unitaire.

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