Benelux (59) Belgique (20)

Artillerie lourde

Comme tous les pays, l’artillerie belge disposait de canons et d’obusiers intégrés aux divisions mais aussi de canons plus lourds au niveau du corps d’armée, chaque CA belge disposant d’un régiment de 105 ou 120mm et d’un régiment de 150 ou 155mm.

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Canon de 105L modèle 1913S

La pièce la plus légère de cette famille était un canon français, le canon de 105mm modèle 1913S mis au point par la firme Schneider du Creusot qui s’inspira d’un canon de 107mm de la firme russe Putilov dans laquelle la firme française avait investit des capitaux.

Ce canon équipe l’armée belge à la fois durant le premier conflit mondial mais aussi après guerre en profitant des gigantesques surplus provoqués par la fin de la première guerre mondiale. Bien qu’en voie de déclassement, ce canon était encore en service en mai 1949, exclusivement en version traction automobile avec pneumatiques.

Sur les neuf corps d’armées belges opérationnels le 10 mai 1949, quatre disposaient d’un régiment équipé de ces canons. Son remplacement avait été envisagé, la FRC avait même proposé de produire sous licence le canon de 105mm modèle 1936S mais aucune décision n’avait été encore prise en raison de la priorité donné à l’artillerie des divisions d’infanterie.

Canon de 105L modèle 1936S

Canon de 105mm long modèle 1936 Schneider

Le vénérable canon _trente-six ans au compteur_ allait donc tirer à nouveaux sur les troupes allemandes non sans efficacité même si sa portée inférieure à nombre de canons plus modernes le rendait sensible à la contrebatterie.

Si quelques canons ont survécu à l’anabase des troupes belges en France, sa carrière d’active s’arrêta là, le modèle 1913 ne servant désormais que pour l’entrainement des nouveaux artilleurs, des canons de 105mm modèle 1936S les remplaçant au sein des corps d’armées de l’ABL.

Le canon de 105mm modèle 1913S pesait 2300kg en batterie, disposait d’un tube de 2.982m (28.4 calibres) tirant des obus de 15.6kg à une distance maximale de 11800m à raison de sept coups par minute sachant que l’équipe de pièce se compose de sept hommes. L’affût permet au canon de pointer en site de -5° à +37° et en azimut sur 6°.

Le canon de 105mm modèle 1913 de la firme Schneider va donc être remplacé par un canon de même calibre et de la même firme.

A l’origine de ce remarquable canon figure un constat fait au début des années trente : l’artillerie française réputée pour être la meilleure du monde au sortir du premier conflit mondial était en voix de déclassement.

De nouvelles pièces étaient nécessaires et notamment une pièce de corps d’armée destinée à remplacer le canon de 105mm modèle 1913, pièce qui devait avoir une portée de 15 à 20km contre à peine 11km pour le canon en service (rapport du 5 mars 1934).

Le programme est officiellement lancé le 21 juin 1935 dans le cadre d’un programme d’armement plus global. Schneider propose deux matériels : un de 5 tonnes portant à 20km et un pesant 3.5 tonnes portant à 17km.

C’est le deuxième qui est choisit, l’urgence du besoin l’expliquant puisque la firme du Creusot venait de vendre un canon semblable à la Roumanie, le modèle roumain se distinguant du canon français par la présence d’un bouclier et d’un frein de bouche.

Equipant en France les Régiments d’Artillerie Lourde Hippomobile (RALH) et les Régiments d’Artillerie Lourde Automobile/A Tracteurs (RALA/T), il intéresse en 1941 la Belgique qui cherche elle aussi à remplacer ses modèle 1913.

En dépit de l’urgence du besoin (bis), rien n’est fait avant l’invasion allemande du territoire national belge. Il faudra attendre la reconstitution de l’armée belge française pour que le canon de 105L modèle 1936S équipe l’artillerie d’Outre-Quiévrain.

 

Les canons en question étaient des canon de 105L modèle 1947, une version améliorée du modèle 1936. Il n’y avait pas de changements radicaux mais simplement une adaptation en fonction du retour d’expérience et surtout pour faciliter la production.

La Belgique va recevoir 108 canons de ce type pour équiper deux régiments à tracteurs de trente-six pièces chacun soit 72 canons en ligne et 36 en réserve.

M1 Long Tom 155 mm gun 9

M1A1 Long Tom

 

Opérant au sein des 1er et 2ème CA en compagnie d’un régiment équipé de canons de 155mm M1A1 américains (acquis en même temps que les néerlandais), ils servaient à préparer le terrain pour l’avancée des troupes au sol mais aussi pour harceler l’ennemi et contrebattre son artillerie.

Pièce efficace, elle va rester en service dans l’armée belge jusqu’en 1967 quand elle est remplacée par un nouveau canon de 155mm qui remplaçait également les «Long Tom».

Le canon de 105L modèle 1947 pesait 3540kg en ordre de combat (4090kg en configuration de transport), mesurait 6.385m en batterie, tirant un obus de 15.770kg à une distance maximale de 17000m à raison de cinq coups par minute, la pièce étant servie par six hommes. L’affût permet au canon de pointer en site de 0° à +43° et en azimut sur 50° de part et d’autre de l’axe.

Canon de 120mm modèle 1931

Canon de 120mm modèle 1931

En septembre 1948, parmi les canons dit de corps d’armée de l’armée belge on trouve le canon de 120mm modèle 1931, un canon produit à seulement 24 exemplaires dont seulement douze étaient encore en service en mai 1949 au sein du Corps de Cavalerie.

Sur ces douze canons, six furent détruits par les combats ne laissant que six pièces intactes saisies par les allemands dans une colonne belge victime d’une attaque aérienne près de Charleroi.

Ces six canons associés à quatre autres récupérés dans différentes casernes vont être remises en état et déployées à Zeebrugge et Ostende pour servir à la défense côtière. Ils vont être neutralisés lors de plusieurs opérations commandos menées au printemps 1951.

Ce canon pesait 5450kg, disposait d’un tube de 37 calibres (4.426m) tirant des obus de 21.93kg à une distance maximale de 17500m à raison de 1 coup par minute, l’affût permettant au canon de pointer en azimut sur 60° et en site de 0° à +38°30′.

15cm Schwere Feldhaubitze 13

15cm Schwere Feldhaubtize 13 (obusier lourd de 150mm)

Aux côtés du canon de 120mm belge, on trouve des obusiers lourds de 150mm modèle 1913, ces 15cm Schwere Feldhaubitze 13 ayant été livrés au titre des réparations de guerre et pour désarmer l’Allemagne qui en avait produit 3400 exemplaires.

Cet obusier était clairement dépassé en septembre 1939 et encore plus en mai 1949 mais quelques exemplaires étaient encore en service dans l’artillerie belge au moment de l’attaque allemande. Ils ont tous été détruits durant les combats et aucune pièce de ce modèle n’à été récupéré par les allemands qui n’en aurait pas fait grand chose.

Le 15cm Schwere Feldhaubitze 13 pesait 2250kg, disposait d’un tube de 2.096m (13.9 calibres) et tirait des obus de 42kg à une distance maximale de 8600m à raison de 3 coups par minute, l’affût permettant à l’obusier lourd de pointer en site de -4° à +45° et en azimut sur 9°.

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Il était accompagné par le canon de 150mm modèle 1916 soit en version originale le 15cm Kanone 16. Oeuvre de la célèbre firme Krupp, il fût mis au point pour remplacer des pièces de marine utilisées comme canons lourds (même l’Allemagne mieux équipée que la France en matière d’artillerie lourde devait utiliser ce genre d’expédients).

Avec ses 22000m de portée maximale, ce canon était une pièce de contre-batterie redoutable ce qui explique pourquoi l’Allemagne ne fût pas autorisé à en posséder un grand nombre. Des pièces furent feraillées mais d’autres livrées à des pays étrangers comme la Belgique.

L’artillerie belge disposait encore de ce canon au sein de son artillerie de corps d’armée, deux régiments étant encore équipés. Les allemands vont récupérer une dizaine de pièces qu’ils vont réutiliser pour l’instruction des nouveaux artilleurs. Aucun canon n’à survécu au second conflit mondial.

Le 15cm Kanone 16 pesait 10870kg en position de tir, disposait d’un canon de 6.41m (42 calibres) tirant des obus de 51.4kg à une distance maximale de 22000m à raison d’un à deux obus par minute. Le champ de tir vertical allait de -3° à +42° et l’horizontal s’étendait sur 8°.

On trouvait également le canon de 155L modèle 1924, un canon mis en service comme son nom l’indique six ans après la fin du premier conflit mondial.

Produit par Cockerill à 24 exemplaires, ce canon combinait un canon de 155mm avec des affûts initialement destinés au 13cm Kanone 09 modifiés pour la traction automobile.

Comme nombre de pièces lourdes de l’époque, ils pouvaient être démontés en deux fardeaux pour faciliter le transport sur de longues distance qu’il soit hippo ou automobile.

En mai 1949, seulement huit canons de ce type sont encore en service et seulement quatre ressortent intacts de la campagne de Belgique. Ces quatre canons sont visiblement immédiatement feraillés car aucun document allemand ne fait état de leur utilisation même pour entrainement ou expérimentation.

Ce canon de 155mm pesait 7840kg, disposait d’un tube long de 30.8 calibres (4.721m) tirant des obus de 43kg à une distance maximale de 17000m à raison d’un à deux coups par minute, l’affût permettant au canon de pointer en site de +5° à +26° et en azimut sur 4°.

M1 Long Tom 155 mm gun 30

Quand l’artillerie de corps d’armée fût reconstituée, la Belgique sélectionna tout comme les Pays-Bas, le 155mm M1A1 Gun plus connu sous le nom de «Long Tom». Ce canon américain était issu d’un canon français très avance sur son temps, le canon de 155mm GPF (Grande Puissance Filloux), créé par le colonel Filloux, le digne descendant de Gribeauval.

Canon de 155mm GPF 2

Canon de 155mm Grande Puissance Filloux (GPF)

Cette arme mise en service au cours du premier conflit mondial dessine la pièce d’artillerie moderne : train pneumatique pour permettre la traction automobile, affût bi-flêche. Manque simplement le Groupe de Puissance Auxiliaire et le GPF ne dépareilleira pas dans un parc moderne, les performances mises de côté.

Les américains mettent en œuvre en matière d’artillerie lourde de corps d’armée, le 155 GPF et le 8 pouces Vickers. Ces canons restent en service une fois le conflit terminé ce qui n’empêche pas le comité Westervelt de recommander la mise au point d’un canon longue portée (sans préciser le calibre) et d’un affût capable de recevoir un canon de 155mm ou un obusier de 203mm pour simplifier la production et limiter les coûts de maintenance.

Ce n’est qu’en 1938 que ce canon est mis en service sous la désignation officielle de 155mm Gun M1 on Carriage M1. La production est lente et le 155 GPF ne quitte les unités d’artillerie de première ligne qu’au printemps 1946. La production d’abord lente s’accélère avec l’entrée en guerre des Etats-Unis.

La production de ce canon s’accélère avec l’entrée en guerre des Etats-Unis jusqu’à équiper 111 groupes de la Réserve Générale et sur ces soixante-trois groupes, douze seront équipés d’automouvants M-12.

La production passe du M-1 au M-1A1 (culasse améliorée) en mai 1951 puis enfin au M-2 à partir de septembre 1953, ce canon devant devenir le canon de 155mm standard dans l’immédiat après guerre.

Outre les Etats-Unis, ce canon va équiper la France, la Grande-Bretagne, la Belgique, les Pays-Bas, la Chine, l’Australie et le Canada. Quand la production s’arrête en septembre 1956, ce sont 5425 canons qui ont été produits.

L’ABL reçoit de quoi équiper deux régiments de 24 pièces chacun plus un volant de fonctionnement soit un total de 80 canons livrés entre avril et décembre 1950. Remorqués par des camions ou des tracteurs chenillés, le «Long Tom» complétait l’action des canons de 105mm du régiment de corps d’armée. Il est resté en service jusqu’en 1967.

Ce canon de 45 calibres (longueur du tube 6.975m) pèse 12900kg en ordre de route et 4390kg en batterie, tirant des obus à charge séparée de 45kg à une distance maximale de 22900m (pratique 18400m) à raison d’un coup par minute en tir soutenu. L’affût permet au canon de pointer en site de -1.5° à +63° et en azimut sur 60°.

Outre les régiments d’artillerie de corps d’armée, l’armée belge dispose de quatre régiments d’artillerie super-lourde, un régiment équipé de vieux canons de 170mm allemands, un régiment équipé de canons de 194mm Grande Puissance Filloux et deux régiments équipés d’obusiers de 203mm américains.

Le 17 cm SK L/40 i.R.L. auf Eisenbahnwagen était à l’origine un canon de marine destiné aux cuirassés type prédreadnought Braunschweig et Deutschland. En 1916 ces cuirassés sont relégués à l’entrainement et des canons sont disponibles pour être utilisés comme pièce d’artillerie lourde à terre.

Ces pièces étaient lourdes aussi on pouvait les démonter en trois fardeaux pour faciliter le transport hippomobile. Ils furent utilisés sur le front occidental en 1917, répartis en quinze batteries de deux canons chacun.

Huit d’entre-elles participèrent à l’offensive de printemps, ultime tentative allemande de l’emporter avant l’arrivée massive des américains. Six canons furent capturés en Belgique et deux par les français en octobre 1918. Quatorze autres furent trouvés en Allemagne après l’armistice, quatorze d’entre-elles étant détruites par le commission interallié de contrôle.

Les belges eux conservèrent les huit canons capturés et les modernisèrent pour leur permettre de tenir le plus longtemps possible. Néanmoins il était prévu qu’à l’été 1949, les quatre canons survivants soient remplacés par de nouveaux canons lourds.

Ces quatre canons participèrent la campagne de Belgique mais furent tous détruits par la Luftwaffe.

Il pesait 61.5 tonnes, mesurait 16.75m de long avec un tube de 6.9m (40 calibres) tirant des obus de 62.8 ou de 64kg à une distance maximale de 24020m pour le premier et de 16900m pour le deuxième, la cadence de tir étant de un coup par minute. L’affût permet au canon de pointer de 0° à +45° en site et sur 26° en azimut.

Le deuxième canon super-lourd utilisé par la Belgique en mai 1949 était le canon de 194mm GPF, une autre invention du colonel Filloux. Contrairement à son cadet de 155mm, le canon de 194mm à connu un développement compliqué. Pour faire simple le canon de 194mm est un revenant des limbes des projets abandonnés.

A l’origine ce canon aurait du être le premier canon automoteur. Durant le premier conflit mondial, les alliés se heurtèrent à la question non seulement de la percée mais surtout de l’exploitation.

En effet à plusieurs reprises en 1915 et 1917, les alliés au prix de lourdes pertes ont obtenu la percée mais ont été incapables de l’exploiter, la faute à une artillerie incapable de suivre l’infanterie dans un sol bouleversé par ses obus………. .

L’idée est donc de créer une artillerie capable de suivre l’infanterie dans un sol difficile et là seule la chenille peut être utilisée. Deux types de matériels vont être conçus : des matériels de grosse destruction ou GD et des pièces courtes sur affût chenillé.

Deux modèles sont créés : un mortier de 280mm (25 exemplaire) et un canon de 194mm (50 exemplaires), ces canons étant monté sur un double châssis chenillé avec un avant-train transportant les munitions et produisant l’électricité nécessaire pour remorquer l’affût arrière qui porte le canon, les deux chassis pouvant être séparés lors de la mise en batterie.

Malheureusement l’Armistice arrive trop tôt pour permettre l’utilisation de cet équipement et changer l’histoire de l’artillerie. Ces vénérables pièces sont certes encore en service en septembre 1948 mais on doute fortement de leur utilité.

A l’origine, le 194GPF était donc une pièce tractée. Dix canons de ce type ont été produits en 1919 mais stockés sans que leur mise en service ait été envisagée. La production va être relancée sous l’impulsion du général Villeneuve avec la combinaison d’un canon de 194mm et de l’affût Touzard qui équipait les 155mm GPF modernisés (appelés GPF-T).

La décision est prise en 1944 et en septembre 1948 on trouve soixante-douze canons en ligne et trente-quatre stockés en ce qui concerne la France. La production après une brève interruption reprend en septembre 1947 pour permettre de satisfaire une commande belge de trente-six pièces, vingt-quatre en ligne (deux régiments de douze) et douze en stock.

Ces canons vont participer à la campagne de Belgique mais leur poids ne permettra pas leur évacuation vers la France ou vers l’Angleterre.

Sur les trente-six canons disponibles en mai 1949, douze ont été détruits, quatre portés disparus (ils seront retrouvés par hasard dans un lac lors d’une sécheresse historique en 1976, visiblement balancés par leurs servants pour ne pas tomber aux mains des allemands) et vingt capturés par les allemands qui vont s’empresser de les réutiliser sur le front au point que certains soldats britanniques surnommèrent ces canons «The Belgian Gift» (le cadeau belge).

Ils vont rester sur le front occidental mais d’autres pièces récupérées ça et là au nord de la Seine vont faire le coup de feu sur le front russe notamment pour neutraliser la ligne Staline.

Une poignée de canons à survécu au conflit et font le délice des visiteurs dans les musées militaires de Belgique, de France et d’Allemagne.

Ce canon de 194mm connu en Belgique sous la désignation de Canon de 194mm modèle 1947 pesait 16000 kg en batterie (18500kg en transport, transport en deux fardeaux), disposait d’un tube de 34 calibres, tirant des obus de 82kg à une distance maximale de 20800m et à la cadence de deux coups par minute. Le champ de tir en site va de 0° à +40° et en azimut sur 30° de part et d’autre de l’axe.

Enfin la dernière pièce lourde en service dans l’artillerie belge est un obusier de 203mm américain, le 8 Inch Howitzer M1.

obusier M1 de 203mm

Le besoin d’un obusier de gros calibre apparaît en même temps que celle du canon de 155mm mais si le second est jugé peu urgent en raison de la présence du 155 GPF, le premier besoin est lui jugé urgent à tel point que cette pièce apparaît dès 1928. Néanmoins l’arme n’est réellement mise en production en 1939 et en 1940 le Howitzer T3 devient le 8 Inch Howitzer M1 on Carriage M1.

Au total, ce sont 1400 obusiers M-1 qui sont produits pour l’US Army. L’arme va être livrée à la France et à la Grande-Bretagne, elle est même produite sous licence par la Grande-Bretagne pour remplacer des armes plus anciennes.

Les belges reçoivent en janvier 1948 trente obusiers de 203mm pour équiper deux régiments de douze pièces, laissant six pièces en réserve. Ces obusiers vont opérer durant la campagne de Belgique où leur tir précis fût peu apprécié des allemands.

Cible de l’artillerie et de l’aviation allemande, ces obusiers vont souffrir des bombes et des obus de la contrebatterie. Quand la Belgique capitule, il ne reste plus que douze pièces plus ou moins sabotées. Huit d’entre-elles étant réutilisées par les allemands essentiellement sur le front de l’est où elles disparaissent dans la fournaise des combats.

Le 8 Inch Howitzer M1 pesait 14500kg en configuration de transport, disposait d’un tube de 25 calibres (5.14m), tirant des obus de 100kg à une distance maximale de 16900m à raison d’un coup par minute. Le champ de tir horizontal était de 60° et le champ de tir vertical allait de 0° à +45°.

NdA : les canons automoteurs seront abordés en compagnie des canons d’assaut

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