Japon (23) Porte-avions (3)

Porte-avions classe Unryu

Unryu 2

Avant-propos

Après la construction des Taiho, le Japon s’interroge sur l’avenir de sa flotte de porte-avions qui doit être encore augmentée pour faire face à l’augmentation de la Carrier Force américaine.

La première hypothèse _poursuivre la construction des Taiho_ est rapidement abandonnée car ce modèle est trop long et trop coûteux à construire.

La deuxième hypothèse de produire un porte-avions économique est rapidement abandonné en raison de capacités limitées.

Finalement, la marine japonaise décide de repartir des Soryu pour trouver un porte-avions médian capable de mener toutes les opérations du combat de l’appui-feu au combat majeur contre les porte-avions et les cuirassés américains.

Seulement voilà les Soryu ont été conçus au début des années trente et sont pour ainsi dire en voie de péremption. Impensable de reprendre la construction des Soryu en tant que tel.

Les dimensions sont semblables (déplacement, longueur, largeur) mais la protection à été renforcée tout comme sa DCA semblable à celle des Taiho.

Tout comme les porte-avions précédents, les Unryu n’embarquent pas de catapultes. Il semble que cela à été étudié mais les aviateurs de la marine japonaise estimèrent non sans raison que cela ralentissait les opérations et que le gain n’était pas significatif.

Les plans sont arretés en mars 1945. Initialement il était prévu la construction de quatre navires mais le nombre est finalement porté à huit puis au final à douze porte-avions censés être identiques. Au final seulement huit seront achevés, les quatre derniers étant abandonnés.

Carrière opérationnelle

L’Unryu

-L’Unryu est mis sur cale au Yokosuka Kaigun Kosho le 07 juin 1946 lancé le 2 juillet 1947 et mis en service le 14 septembre 1948.

Placé hors rang en attendant la mise en service de son sister-ship Katsuragi, il est stationné à Yokosuka et est rapidement choisi pour participer à la future opération contre Pearl Harbor, un raid censé surprend au nid les cuirassés et les porte-avions américains et ainsi rendre impossible toute riposte américaine d’envergure.

L’opération initialement prévue le 19 mars (un dimanche) n’à finalement lieu que le 21 mars, un mardi, jour où une partie de la Pacific Fleet est en mer pour des manœuvres d’ampleur. Les dégâts de l’opération sont importants mais bien moindre qu’espérés par les japonais.

Les chasseurs, les avions-torpilleurs et les bombardiers en piqué de l’Unryu frappent de nombreuses cibles non sans pertes puisque sur les soixante-quatre avions engagés, huit vont être abattus (quatre chasseurs, deux bombardiers en piqué et deux avions-torpilleurs).

Il devait rentrer au Japon mais à la veille de l’arrivée triomphale en baie de Tokyo, l’équipage et le groupe aérien apprend que les permissions sont annulées et que le combat doit reprendre en Malaisie suite à la perte de deux porte-avions (un coulé et un gravement endommagé).

Il se ravitaille rapidement, reçoit de nouveaux avions et de nouveaux pilotes (des novices) et cingle en direction de la mer de Chine méridionale où la marine japonaise débarrassée de la menace de la British Eastern Fleet et de la marine néerlandaise devait assurer l’appui-feu des troupes au sol.

Usé par une utilisation intensive, le porte-avions rentre au Japon en mars 1951 pour subir un grand carénage bien mérité.

De nouveau opérationnel en octobre, le Unryu est engagé dans la bataille de la mer de Corail (4 et 5 février 1952) où il est sérieusement endommagé par l’aviation embarquée américaine (deux bombes et une torpille). C’est en boitant qu’il retrouve le Japon pour six mois de réparations jusqu’en septembre 1952.

A nouveau opérationnel, il est engagé aux Philippines pour faire face à l’invasion américaine qui débute le 8 mars 1953. L’Unryu est engagé une semaine plus tard, tentant de débusquer la flotte américaine pour lui porter des coups mortels mais sans succès.

Pire pour la première unité de classe Unryu, l’aviation embarquée américaine le surprend isolé le 22 mars 1953. Les quelques chasseurs sont balayés et si la DCA abat une poignée d’avions américains, il en reste suffisamment pour envoyer le porte-avions par le fond ce qui est fait même si il faudra au final quatre bombes et quatre torpilles pour le couler.

Sur les 1600 hommes d’équipage, seulement 575 vont être récupérés par les destroyers ou vont s’échouer sur les côtes Philippines, certains étant capturés par les américains tandis que d’autre vont rejoindre les forces japonaises défendant l’archipel.

Le Katsuragi

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-Le Katsuragi est mis sur cale aux chantiers navals Mitsubishi de Nagasaki le 14 octobre 1946 lancé le 12 janvier 1948 et mis en service le 2 mars 1949.

Sa mise en service permet l’activation de la 7ème division de porte-avions qu’il forme en compagnie de son sister-ship Unryu. Ensemble les deux porte-avions vont passer près d’un an à se préparer à l’opération visant Pearl Harbor, le Katsuragi étant l’un des six porte-avions de la marine japonaise engagé dans cette opération unique par son ampleur.

Le porte-avions a à peine le temps de souffler qu’il est envoyé en Insulinde et si il manque la bataille du Golfe de Thaïlande, il participe pleinement à la couverture aérienne et à l’appui-feu des troupes au sol.

Le 4 février 1951, il est endommagé par une mine au large de Batavia et c’est sur une hélice que le porte-avions rentre à Sasebo où il arrive le 25 février. Les travaux de remise en état vont immobiliser le porte-avions jusqu’à la fin de l’année.

A nouveau opérationnel, le porte-avions va participer à la défense de la Nouvelle-Guinée où les américains débarquent en juillet 1952. Il est endommagé à plusieurs reprises mais échappe à la destruction.

Dix mois plus tard, en avril 1953, un mois après le début de la deuxième campagne des Philippines, les américains lancent une série d’opérations dans les Carolines et les Mariannes. La marine japonaise déjà passablement affaiblie envoie les rares navires qui lui reste dont le Katsuragi.

Repéré le 15 avril par un sous-marin, il subit une première attaque de la part du dit submersible mais sans succès mais ce n’est que partie remise puisque le lendemain des bombardiers en piqué le surprennent et quasiment comme à l’exercice placent six bombes perforantes.

Dévoré par les incendies, le porte-avions s’incline sur bâbord et chavire, sombrant rapidement, ne laissant que fort peu de survivants.

Le Kasagi

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-Le Kasagi est mis sur cale au Kure Kaigun Kosho le 14 mars 1947 lancé le 8 septembre 1948 et mis en service le 1er février 1950.

En compagnie de l’Ikoma, il forme la 9ème division de porte-avions. Il se prépare de manière intensive à l’opération contre Pearl Harbor. En dépit de son inexpérience, son groupe aérien se montre visiblement efficace dans le traitement des cibles attribuées.

Rentré au Japon début avril 1950, le porte-avions poursuit son entrainement et recomplète son groupe aérien pour se tenir prêt à toute éventualité. Il est ainsi engagé en Malaisie de décembre 1950 à mars 1951, assurant également l’appui-aérien et la couverture aérienne des troupes engagées aux Indes Néerlandaises et à Singapour.

Endommagé par une mine, le porte-avions rentre au Japon en juin 1951,subit trois mois de travaux jusqu’en septembre 1951 avant d’entamer sa remise en condition opérationnelle. Si l’opération contre la Nouvelle-Calédonie avait réussi, le Kasagi y aurait été envoyé mais comme cette opération à échoué…… .

Replié sur la Nouvelle-Guinée, la troisième unité de classe Unryu participe à la bataille de la mer de Corail (4-5 février 1952) au cours de laquelle elle est endommagé par deux bombes. Les dégâts sont cependant limités et le porte-avions reste opérationnel.

En première ligne quand les américains reprennent pied en Nouvelle-Guinée, le porte-avions qui ne dispose plus que d’un groupe aérien réduit est surpris le 17 juillet 1952 par un sous-marin américain qui lance trois torpilles.

Une seule va au but mais elle est suffisante pour l’envoyer par le fond. 345 officiers et marins ont été tués, les survivants étant récupérés par deux destroyers japonais dont un malheureusement sera coulé ultérieurement par l’aviation.

L’Ikoma

Unryu

-L’Ikoma est mis sur cale au Sasebo Kaigun Kosho (Arsenal impérial de Sasebo) le 8 septembre 1946 lancé le 14 août 1948 et mis en service le 5 janvier 1950.

Formant la 9ème division de porte-avions en compagnie de son sister-ship Kasagi, la quatrième unité de classe Unryu participe à l’expédition contre Pearl Harbor où son groupe aérien perd deux chasseurs et quatre bombardiers en piqué.

Le porte-avions effectue une escale à Okinawa pour se ravitailler, réparer, reposer son équipage avant de rallier un nouveau théâtre d’opérations à savoir la Malaisie, les Indes Néerlandaises et Singapour.

Juste le temps de recompléter son groupe aérien et l’Ikoma est engagé aux Salomons de mars à juillet 1951 quand une avarie mécanique oblige à un retour précipité vers le Japon pour un grand carénage qui va immobiliser le porte-avions de septembre 1951 à février 1952.

De nouveau opérationnel en mars, le porte-avions rallie la Nouvelle-Guinée, prochaine cible des américains.

L’apport de l’Ikoma sera limité car le 8 juillet 1952, il est sérieusement endommagé par une mine américaine. Des réparations d’urgence sont menées pour permettre un retour en direction du Japon où il doit être remis en état.

Trois jours plus tard, le 11 juillet 1952, alors qu’il était remorqué, le porte-avions connait une voie d’eau qui entraîne son naufrage, le porte-avions coulant rapidement, l’épave reposant à 150m de profondeur

Le Kumamo

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-Le Kumamo est mis sur cale au Yokosuka Kaigun Kosho le 17 mars 1947 lancé le 21 septembre 1949 et mis en service le 13 novembre 1950.

Après avoir entraîné son groupe aérien composé quasi-intégralement de pilotes novices, le porte-avions est engagé dans l’offensive contre la Nouvelle-Calédonie au cours de laquelle il est sérieusement endommagé par trois bombes nécessitant un retour vers le Japon pour des réparations qui vont immobiliser le porte-avions de novembre 1951 à mars 1952.

A nouveau opérationnel, le porte-avions est engagé en Nouvelle-Guinée pour défendre cette conquête japonaise, campagne au cours de laquelle le porte-avions est à nouveau endommagé par des bombes d’aviation ce qui impose son retour au Japon dès le mois de septembre 1952.

Réparé et à nouveau opérationnel en janvier 1953, le porte-avions privé d’un groupe aérien digne de ce nom, le Kumamo est bloqué à Sasebo par le manque de carburant qui empêche son retour au combat aux Philippines.

Il sert de cible aux avions américains qui finissent par le couler le 24 mars 1954, quatre bombes et quatre torpilles le faisant chavirer dans le port. Le porte-avions est relevé et démantelé au printemps 1956.

Le Kaiman

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-Le Kaiman est mis sur cale au Kure Kaigun Kosho le 24 juin 1947 lancé le 12 décembre 1948 et mis en service le 30 mars 1951.

Après avoir entraîné son équipage et son groupe aérien, le Kaiman est engagé en Nouvelle-Calédonie en octobre 1951, participant à l’ultime offensive stratégique menée par le Japon durant ce conflit.

Légèrement endommagé, il se replie sur la Nouvelle-Guinée pour défendre cette conquête japonaise, étant endommagé par deux bombes en juillet ce qui l’oblige à se replier sur l’Indochine pour etre réparé.

A nouveau opérationnel fin 1952, le porte-avions est engagé à nouveau en Nouvelle-Guinée. Traqué par les sous-marins américains, le porte-avions est torpillé le 14 novembre 1952 et sombre rapidement, emportant la majeure partie de son équipage.

Le Seiryu

-Le Seiryu est mis sur cale au Kure Kaigun Kosho le 5 septembre 1949 lancé le 17 mars 1951 et mis en service le 18 janvier 1952.

Le Seiryu participe à la campagne de Nouvelle-Guinée où il est légèrement endommagé par deux bombes et des roquettes le 4 août 1952, se repliant sur le Japon pour effectuer les réparations nécessaires.

A nouveau opérationnel en janvier 1953, il est engagé comme appat aux Philippines, étant à nouveau endommagé par deux bombes en mars 1953, un grain providentiel lui évitant une totale destruction.

Revenu au Japon début avril 1953, il est réparé mais le manque d’avions et de carburant l’empêche d’être envoyé sus à la flotte américaine.

Le 2 février 1954, un hydravion H8K «Emily» signale une flotte américaine au sud de Sasebo. Le Seiryu reçoit l’ordre d’appareiller pour détruire cette flotte composée d’après le rapport de deux croiseurs lourds et deux cuirassés mais sans porte-avions ce qui peut paraître curieux.

Il appareille le 4 février, fouille la mer mais sans trouver la fameuse flotte américaine. Après deux jours de recherche, le porte-avions reçoit l’ordre de rentrer à Sasebo. Alors qu’il mettait cap à l’ouest, il est torpillé par un sous-marin qui place trois «ainguilles» qui provoque un naufrage rapide.

Le Suzahu

-Le Suzahu est mis sur cale au Yokosuka Kaigun Kosho le 27 février 1950 lancé le 25 juillet 1951 et mis en service le 17 février 1953.

A cette époque, le Japon manque de carburant et d’avions, les ponts plats japonais n’embarquent que peu d’avions et le Suzahu n’échappe pas à la règle.

Initialement il devait être engagé aux Philippines mais le manque de carburant, d’avions et de pilotes annule cette opération. Le porte-avions reste bloqué au Japon jusqu’au 8 décembre 1953 quand il saute sur deux mines au large de Sasebo, coulant rapidement et emportant la majeure partie de son équipage.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard : 17550 tonnes pleine charge : 20800 tonnes

Dimensions : longueur (hors tout) 227.35m (à la flottaison) 223m largeur : 22m tirant d’eau : 7.76m

Propulsion : 4 turbines à engrenages Kampon alimentées par 8 chaudières Kampon Ro dévellopant une puissance totale de 152000 ch entrainant 4 hélices

Performances : vitesse maximale 34 noeuds distance franchissable : 8000 miles nautiques à 18 noeuds.

Protection : pont blindé 25mm ceinture blindée 46mm (50mm pour le Katsuragi et l’Aso)

Electronique : un radar de veille combinée type 21 un radar de veille aérienne type 13

Armement : 12 canons de 100mm type 98 en six tourelles doubles (trois tribord et trois babord) et 66 canons de 25mm type 96 en 22 affûts triples.

Installations aéronautiques et groupe aérien

-Pont d’envol de 216.90m de long sur 27m de large

-Deux hangars relié au point d’envol par deux ascenseurs axiaux

-neuf brins d’arrêts

-Groupe aérien de 64 appareils

Equipage : 1500 officiers et marins

Les conversions

Avant-propos

Comme nous l’avons vu à plusieurs reprises, les premiers porte-avions étaient des conversions de navires existants qu’il s’agisse de cuirassés, de paquebots inachevés ou de charbonniers.

Cela s’explique aisément : difficile de débloquer des budgets pour un nouveau type de navire dont on ignore si cela est militairement efficace ou une impasse technique et technologique.

Cette première phase passée, les conversions sont plus rares. La France imagine bien transformer ses croiseurs lourds Tourville et Duquesne en porte-avions légers pour remplacer l’antique Béarn mais elle ne va pas au bout peut être parce que le gain potentiel était plus faible la perte tangible de seize canons de 203mm.

Des projets sont imaginés par les différents belligérants mais aucun n’ira au bout de cette logique à la différence du Japon qui ne pouvant construire des porte-avions neufs décide de convertir différents navires en porte-avions, certains des dits navires ayant été conçus dès l’origine pour etre convertis.

Ce choix s’apparente clairement à un pis-aller, les navires obtenus disposant de capacités médiocres et ne remplacent pas un véritable porte-avions d’escadre comme les Taiho et les Unryu.

De plus, pour ne rien arranger, les porte-avions convertis arrivent à un moment où le cours de la guerre est particulièrement défavorable pour le Japon.

Le manque de carburant gêne considérablement les opérations et le manque d’avions rend toute opération aéronavale délicate sans parler du manque de pilotes qualifiés. Ces conversions vont donc être un vrai chant du cygne de l’aéronavale japonaise…… .

Les différentes conversions

Porte-avions légers Akagi et Kaga

Shimane Maru (1945).jpg

Reprenant les noms des deux premiers porte-avions d’escadre japonais, ces deux navires sont d’anciens cargos rapides (18 nœuds), les Paris Maru et Moscou Maru. Ces navires sont réquisitionnés pour servir de transport de troupes et de munitions dès le mois de mars 1950.

Leur conversion est décidée en juin 1951 à une époque où la marine japonaise à déjà perdu un certain nombre de porte-avions et surtout se rend compte qu’une guerre longue impose de nombreux navires, navires que ses chantiers navals ne peuvent fournir en nombre suffisant.

Les travaux sont menés tambour battant. Ils sont simples : suppression du château, installation d’un pont d’envol sur la quasi-totalité de la coque, un hangar et des ateliers réduit à leur plus simple expression. Les anciennes cales sont transformées en logements pour l’équipage et en soutes à munitions.

Le Paris Maru transformé à Sasebo est rebaptisé Akagi à sa mise en service en mars 1952, le Moscou Maru étant rebaptisé Kaga lors de sa remise en service en juin 1952.

Ces deux navires ne vont pas participer à des opérations de combat mais vont servir de porte-avions d’entrainement pour des nouveaux pilotes littéralement envoyés au casse-pipe tant la formation était sommaire sans compter que l’absence de pilotes expérimentés les empêchaient d’acquérir de l’expérience auprès de mentors. Ils vont assurer également des missions de transport et parfois servir de leurres.

Ces deux navires sont parmi les trois porte-avions à survivre au conflit. Si l’Akagi sérieusement endommagé par les bombardements aériens américains le 14 août 1954 est ferraillé sur place, le Kaga privé de son armement va servir de transport pour ramener au Japon les prisonniers japonais et les soldats des garnisons isolées dont certain ont du survivre en pratiquant le cannibalisme ! Le Kaga est ferraillé au Japon entre mars et septembre 1957.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 16500 tonnes pleine charge 18450 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 180.24m (longueur entre perpendiculaires 173.20m) largeur 22.50m tirant d’eau 8m

Propulsion : deux turbines à engrenages alimentées par quatre chaudières entraînant deux hélices et développant 25200ch

Performances : vitesse maximale 18 nœuds distance franchissable 8500 miles nautiques à 18 nœuds

Protection : aucune

Armement : six canons de 127mm et huit canons de 25mm en affûts doubles

Aviation : pont d’envol de 162m de long sur 23.50m deux ascenseurs un hangar quinze à vingt appareils

Equipage : 747officiers et marins

Le Junyo

Hiyō (1942).png
Au début des années quarante, le Japon procède à la construction de deux paquebots de ligne, les Kashiwara Maru et Izumo Maru. La particularité de ces navires est que leur conversion en porte-avions à été prévue dès l’origine.

A plusieurs reprises, la marine japonaise envisage la conversion mais à chaque fois ce projet capote et il faut attendre juin 1951 pour que la décision de convertir l’Izumo Maru soit prise.

Le Kashiwara Maru est dans un premier temps conservé comme paquebot (ou plutôt comme transport de troupes) mais sa conversion est finalement décidée en mars 1952. Hélas pour les japonais, le transport de troupes est torpillé et coulé le 17 mai 1952 au large de Formose.

Le Izumo Maru est ainsi mis en service en septembre 1952 sous le nom de Junyo. Il va lui servir en première ligne, participant aux dernières opérations en Nouvelle-Guinée où il reçoit une bombe qui cause des dégâts limités.

Réparé le Junyo est engagé aux Philippines, échappant de peu à la destruction sous les coups de l’aviation embarquée américaine. Il est endommagé par un échouage au large de Sasebo mais parvient à se dégager.

Bloqué au Japon à partir de janvier 1954, il est miraculeusement préservé des bombes américaines qui frappent Sasebo et est toujours à flot au moment de la capitulation.

Comme le Kaga, le Junyo va servir de transport pour rapatrier au Japon les prisonniers japonais et les garnisons isolées. Il est ferraillé début 1958.

Caracteristiques Techniques du Junyo

Déplacement : standard 24140 tonnes pleine charge 27400 tonnes

Dimensions : longueur (hors tout) 219.32m (flottaison) 215.30m largeur : 26.70m tirant d’eau : 8.15m

Propulsion : deux turbines à engrenages Kawasaki alimentées par 6 chaudières Kawasaki-Ramont développant une puissance totale de 56630ch (57000 pour le Junyo) et entraînant deux hélices

Performances : vitesse maximale : 26 noeuds (Junyo) 25.63m (Hiyo) distance franchissable : 10000 miles nautiques à 18 noeuds

Protection : aucune

Armement : 12 canons de 127mm type 89 (modèle 1929) en six affûts doubles latéraux, 24 canons de 25mm type 96 en 8 affûts triples, nombre porté à 48 à la fin du conflit (8 affûts triples et 12 affûts doubles)

Installations aéronautiques et groupe aérien

-Pont d’envol de 210.30m de long sur 27.30m de large relié aux deux hangars superposés par deux ascenseurs axiaux

-Sept brins d’arrêt

-Groupe aérien de 48 appareils (+22 en réserve)

Equipage : 1220 officiers et matelots

Porte-avions léger Chitose

Chitose (1938).jpg

Le Chitose

-Les Chitose et Chiyoda sont initialement des ravitailleurs d’hydravions construits dans les années trente par le Kure Kaigun Kosho.

Le premier à été mis sur cale le 26 novembre 1934 lancé le 29 novembre 1936 et mis en service le 25 juillet 1938 alors que le second à été mis sur cale le 14 décembre 1936 lancé le 19 novembre 1937 et mis en service le 15 décembre 1938.

Seul le Chitose est transformé en porte-avions et remis en service en septembre 1952. Sa carrière est courte puisqu’il est coulé par l’aviation américaine le 11 mars 1953 au large de Luzon, encaissant six bombes et quatre torpilles avant de sombrer ne laissant que 250 survivants sur 800 membres d’équipage.

Caractéristiques Techniques du Chitose

Déplacement : standard 11190 tonnes pleine charge 13647 tonnes

Dimensions : longueur 192.5m largeur 20.8m tirant d’eau 7.5m

Propulsion : deux turbines à engrenages et deux moteurs diesels, deux chaudières, 56800ch et deux hélices

Performances : vitesse maximale 29 nœuds distance franchissable 11810 miles nautiques à 18 nœuds

Protection : aucune

Armement : huit canons de 127mm en quatre affuts doubles et trente canons de 25mm en dix affûts triples

Aviation : pont d’envol de 180m de long sur 23m de large relié à deux hangars par deux ascenseurs, brins d’arrêt mais pas de catapulte. Trente avions

Equipage : 785 officiers et marins

Porte-avions léger Zuikaku

Ryūhō (1934) 3.jpg

Le Zuikaku

Le deuxième porte-avions baptisé Zuikaku est à l’origine un ravitailleur de sous-marin, le Taigei construit à l’Arsenal de Yokosuka (mis sur cale le 12 avril 1933 lancé le 16 novembre 1933 et mis en service le 31 mai 1934).

Sa transformation est décidée en décembre 1951, les travaux menés entre janvier et décembre 1952, date de sa remise en service.

Sa carrière est courte puisqu’il est coulé le 17 avril 1953 par l’aviation embarquée américaine dans le cadre de la campagne Carolines-Mariannes.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 13360 tonnes pleine charge 15300 tonnes

Dimensions : longueur 215.65m largeur 19.58m tirant d’eau 6.67m

Propulsion : deux turbines Kampon, quatre chaudières Kampon 52000ch deux hélices

Performances : vitesse maximale 26.5 nœuds distance franchissable 8000 miles nautiques à 18 nœuds

Protection : aucune

Armement : huit canons de 127mm en quatre affûts doubles et trente canons de 25mm en dix affuts triples

Installations aéronautiques : pont d’envol de 185m de long sur 23m de large relié à deux hangars par deux ascenseurs Brins d’arrêt pas de catapultes

Groupe aérien : 20 à 30 appareils

Equipage : 989 officiers et marins

Porte-avions lourd Omi

Shinano (1944) 3.jpg

 

-Le Omi est mis sur cale à l’Arsenal de Yokosuka le 14 octobre 1949. Achevé à seulement 20% en mars 1950, la construction de ce croiseur de bataille de classe Kii est suspendue avant de reprendre en mai mais à un rythme de sénateur.

Lancé le 14 mai 1952, son achèvement fût suspendu jusqu’en septembre 1952 quand décision fût prise de l’achever en porte-avions. Les travaux furent menés aussi rapidement que leur permettait la pénurie de matières premières et d’ouvriers qualifiés.

Mis en service le 18 décembre 1953, le nouveau porte-avions opéra comme simple transport d’avions entre le Japon et Okinawa, effectuant trois rotations, échappant de peu à l’attaque de sous-marins américains.

Le 14 mars 1954, alors qu’il devait relier Tokyo à Sasebo, le Omi est torpillé par un sous-marin américain qui place quatre torpilles dans le flanc du navire, ne lui laissant aucune chance. Le navire coule rapidement, ne laissant que fort peu de survivants. L’épave n’à toujours pas été retrouvée.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 3&500 tonnes pleine charge 37500 tonnes

Dimensions : longueur 230m largeur 32m tirant d’eau 9.5m

Propulsion : 4 groupes de turbines à engrenages Kampon alimentées par 8 chaudières Kampon à deux tubes développant une puissance totale de 100000ch et entraînant 4 hélices.
Performances : vitesse maximale 30 noeuds distance franchissable : 13000 miles nautiques à 15 noeuds

Protection : ceinture 250mm pont blindé 75mm

Armement : seize canons de 127mm en huit affûts doubles et soixante-douze canons de 25mm en affûts quadruples

Installation d’aviation : pont d’envol de 222m de long sur 32m de large, deux ascenseurs, deux hangars superposés, douze brins d’arrêts

Groupe aérien : un groupe aérien propre de vingt-cinq appareils (chasseurs et avions de reconnaissance). Peut embarquer 120 avions pour le transport.

Equipage : 1700 officiers et marins

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