Japon (22) Porte-avions (2)

Porte-avions Shokaku et Zuikaku

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Avant-propos

En décembre 1934, le Japon dénonce le traité de Washington signé douze ans plus tôt ce qui lui permet de reprendre sa liberté en terme de conception de navires même si le traité de 1922 ne devait cesser d’être réglementaire que le 31 décembre 1936.

Dans le domaine des porte-avions, le Japon décide d’augmenter sa flotte par de nouvelles constructions neuves.

Pour la conception de leurs nouveaux «ponts-plats», les japonais partent des Soryu et dessinent des unités plus grandes, emportant plus d’avions (84 contre 72), plus rapides (une vitesse de pointe de 34 nœuds !) et plus endurantes.

Avant l’apparition des Taiho, les Shokaku (grue volante) et Zuikaku (grue chanceuse) sont considérés comme les meilleurs porte-avions japonais, porte-avions qui vont inspirer les allemands dans la conception des Graf Zeppelin.

Le Shokaku

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-Le Shokaku est mis sur cale au Yokosuka Kaïgun Kosho le 12 décembre 1937 lancé le 1er juin 1939 et mis en service le 8 août 1941.

Formant la 5ème division de porte-avions avec son sister-ship Zuikaku, le porte-avions opère contre la Chine jusqu’en 1944 quand il subit son premier grand carénage (septembre 1944-mars 1945).

Entre mars 1945 et juin 1948 _date de son nouveau grand carénage et d’une première modernisation qui s’étend jusqu’en février 1949_ , le porte-avions multiplie les exercices pour entraîner son groupe de combat.

Le 21 mars 1950, le Japon attaque Pearl Harbor. A plusieurs milliers de kilomètres de là, l’Indochine est frappée par le blitzkrieg japonais.

Après deux jours de bombardements aériens venus de Chine et des porte-avions, les troupes japonaises attaquent depuis la Chine en attendant de débarquer sur les côtes du Tonkin et de l’Annam.

Les chasseurs, les bombardiers en piqué et les avions-torpilleurs du Shokaku assurent aussi bien la couverture et l’appui des troupes au sol que la neutralisation des FNEO qui cessent d’être une force organisée dès le 30 mars au lendemain d’une offensive aérienne majeure.

Jusqu’à la fin des opérations en Indochine en décembre 1950 (Saigon chute le 17), le groupe aérien du Zuikaku va assurer des missions d’appui-feu au profit des troupes au sol, bénéficiant d’une quasi-impunité dans le ciel indochinois, la chasse française étant vite débordée par les assaillants nippons.

La campagne terminée, le porte-avions rallie le Japon pour reposer l’équipage, le groupe aérien, procéder à des réparations approfondies. Il faut également réparer les dégâts _limités_ causés par les français.

De nouveau opérationnel en février 1951, le Shokaku rallie les Salomons pour participer à une terrible campagne de six mois jusqu’en septembre 1951 même si le 17 août 1951, le Shokaku est sérieusement endommagé par l’aviation américaine, imposant un retour au Japon pour réparations.

De nouveau opérationnel en avril 1952, le porte-avions est engagé dans la campagne de Nouvelle-Guinée, première campagne où les américains prennent clairement l’initiative.

Cette campagne est fatale au Shokaku. Le 8 septembre 1952, le Shokaku lance soixante appareils contre les positions américaines à terre. Quelques minutes après le lancement, il est surpris par une force venue par les porte-avions Intrepid Bunker Hill et Ticonderoga soit 90 appareils.

Les rares A7M Reppu conservés en CAP sont vite débordés et si la DCA prélève son tribu, elle est impuissante à protéger le porte-avions qui encaisse quatre bombes perforantes de 454kg et deux torpilles.

Le porte-avions s’incline sur bâbord, semble se stabiliser un temps, permettant l’évacuation de l’équipage sauf le commandant qui préfère rester sur la passerelle pour être englouti avec son navire. 357 officiers et marins assistent impuissants depuis les destroyers à l’agonie de leur navire.

Le Zuikaku

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-Le Zuikaku est mis sur cale aux chantiers navals Kawasaki de Kobe le 25 mai 1938 lancé le 27 novembre 1939 et mis en service le 25 septembre 1941.

Affecté à la 5ème division de porte-avions en compagnie de son sister-ship Shokaku, le Zuikaku opère en Chine jusqu’à son premier grand carénage qui survient d’avril 1945 à janvier 1946. Il subit un nouveau carénage de mars 1949 à janvier 1950, grand carénage doublé d’une modernisation notamment de sa DCA.

Le Zuikaku est donc pleinement opérationnel quand débute le second conflit mondial dans le Pacifique. A partir du 24 mars, il couvre l’invasion de la Malaisie par le Japon, une invasion menée selon le même schéma qu’en Indochine, une invasion terrestre depuis la Thaïlande et des débarquements amphibies dans la péninsule malaise.

Les 3 et 4 avril 1950, le Golfe de Thaïlande est le théâtre d’une bataille navale majeure entre la Grande-Bretagne, les Pays-Bas (plus quelques survivants des FNEO) et le Japon.

La Nihon Kaigun perd le porte-avions Hiryu tandis que le Zuikaku est sérieusement endommagé par trois bombes britanniques. Le porte-avions doit rallier le Japon pour être réparé, étant immobilisé de mai à décembre 1950.

Réparé, le porte-avions doit recompléter ses forces notamment son groupe aérien sérieusement malmené durant cette bataille. Il ne reprend donc le combat qu’à la fin de l’été, participant à l’opération japonaise contre la Nouvelle-Calédonie en octobre 1951.

L’opération proprement dite commence le 5 octobre 1951 quand les avions japonais attaquent le Caillou et notamment Nouméa, base majeure des alliés dans la région.

Après deux vagues, le Zuikaku se replie hors de portée des porte-avions américains mais pas assez rapidement pour échapper au feu de Wotan de la Fast Carrier Task Force. Deux vagues dont une à la tombée de la nuit attaquent le porte-avions, véritablement exécuté puisqu’il encaisse au bas mot six bombes et quatre torpilles.

Dévoré par les incendies, le porte-avions commence à s’incliner sur tribord quand une explosion atomise le porte-avions qui coule très rapidement ne laissant qu’une poignée de survivants dont certains grièvement blessés décéderont à bord des destroyers.

Caractéristiques Techniques des porte-avions de classe Shokaku

Déplacement : standard 25675 tonnes pleine charge 29800 tonnes

Dimensions : longueur (hors tout) 257.50m (flottaison) 250m largeur : 28m tirant d’eau : 8.87m

Propulsion : 4 turbines à engrenages Kampon alimentées par 8 chaudières Kampon Ro développant une puissance totale de 160000 ch et entraînant 4 hélices

Performances : vitesse maximale 34.2 noeuds distance franchissable : 9700 miles nautiques à 18 noeuds en début de carrière portée ensuite à 12251 miles nautiques pour le Shokaku et 11789 miles nautiques pour le Zuikaku

Protection : ceinture blindée 51 à 150mm

Electronique : un radar type 13 de veille aérienne et un radar type 21 de veille combinée

Armement : 12 canons de 127mm type 89 (modèle 1929) en six affûts doubles latéraux, 36 canons de 25mm type 96 en 12 affûts triples, nombre porté à 64 pièces au moment de leur destruction, canons regroupés en affûts quadruples.

Installations Aéronautiques/Groupe d’aérien :

-Pont d’envol de 242.50m de long sur 29m de large relié à deux hangars superposés par trois ascenseurs.

-Sept brins d’arrêt et trois ascenseurs

-Groupe aérien de 72 appareils et 12 en réserve

Equipage : 1660 officiers et marins

Porte-avions classe Taiho

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Avant-propos : querelle entre cousins

En matière d’architecture, le porte-avions se chercha au début du moins. Le premier porte-avions, le HMS Furious fût d’abord équipé d’un pont d’envol à l’avant puis d’un pont d’envol à l’arrière, le tout séparé par un bloc-passerelle générateur de turbulences.

Très vite pour ne pas dire immédiatement, les britanniques se rendirent compte que l’architecture la plus efficace et la plus sure était un pont continu, le plus long possible.

Le premier conflit mondial terminé, le Furious perdit donc les derniers restes de sa (courte) carrière de croiseur de bataille pour devenir un vrai porte-avions même si il ne possédait pas encore d’ilôt.

Tout est-il figé ? Et bien non car se pose alors la question des opérations, de la compatibilité entre le décollage et l’appontage qui ne pouvaient pas être simultanés avec un pont droit. Certaines marines comme la Grande-Bretagne et le Japon imaginèrent deux ponts d’envo superposés pour permettre des décollages et des appontages simultanés

Cette architecture atteignit vite cette limite avec l’augmentation du poids des avions qui demandèrent non seulement des ponts de plus en plus longs voir l’assistance de catapultes hydrauliques.

A la fin des années trente, l’architecture globale du porte-avions est gelée avec un pont d’envol continu et même l’îlot placé à tribord sauf pour certains porte-avions japonais qui possédaient un îlot à babord pour faciliter la navigation de conserve.

Le débat se déplaça alors sur la protection. Devait-on protéger l’intégralité du porte-avions ou choisir de protéger les zones sensibles en sacrifiant d’autres. En somme une adaptation ou non du all or nothing au porte-avions.

Deux écoles s’opposèrent. L’école anglaise choisit de protéger le porte-avions dans son intégralité avec une ceinture, un pont du hangar et un pont d’envol blindé, ce choix s’expliquant par les théâtres d’opérations potentiels (Méditerranée, Mer du Nord), des mers étroites où un porte-avions pouvait être victime de mines, de batteries côtières, de l’aviation basée à terre, d’un cuirassé isolé……. .

On peut également ajouter un problème industriel. Si pour les Etats-Unis la perte d’un porte-avions peut être compensée relativement rapidement, ce n’est pas le cas de la Grande-Bretagne qui possède des chantiers aux méthodes souvent dépassées.

Les américains eux n’avaient ni problèmes opérationnels ni industriels et sélectionnèrent une architecture ouverte. Le flotteur est sérieusement protégé (ceinture blindée, pont du hangar blindé) mais le pont d’envol en bois est considéré comme sacrifiable, une bombe explosant dans le hangar provoquant certes des dégâts importants mais ne remet pas en cause la flottabilité du navire.

Rapidement les britanniques se rendent compte que la protection obère l’efficacité du groupe aérien et réduise la protection. Les américains continuent de produire des porte-avions à l’architecture américaine mais s’intéresse au pont blindé pour leurs porte-avions lourds.

Et les japonais dans tout ça ? Informé de la conception du pont blindé des Illustrious, ils décident de copier ce système pour leur porte-avions Taiho qui marque une rupture dans la conception des porte-avions de la Nihon Kaigun.

En effet ce porte-avions va recevoir un pont blindé, les premiers radars japonais et une DCA composée de canons de 100 et de 25mm soit le meilleur de la technologie japonaise de l’époque.

Initialement unique, le porte-avions va être le premier d’une classe de quatre unités, ses trois sister-ships étant baptisés Hiyo Junyo Soho.

Ils sont commandés au printemps 1940 et vont être in fine intégré à un grand programme aéronaval décidé en janvier 1946 et qui prévoit la construction de quatre Taiho et de douze Unryu, un plan qui ne sera jamais mené à son terme comme nous l’avons déjà vu précédement.

Carrière opérationnelle

Le Taiho

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-Le Taiho (grand phenix) est mis sur cale aux chantiers navals Kawasaki de Kobé le 17 janvier 1941 lancé le 8 juin 1942 et mis en service le 14 mars 1944.

Premier porte-avions de sa classe, il est d’abord placé hors rang avant de former une 6ème division de porte-avions en compagnie de son sister-ship Hiyo mis en service en septembre 1945.

Stationnés à Yokosuka, les deux porte-avions passent les quatre ans et demi les séparant de la guerre à s’entraîner de manière intensive en vue de la mission qui leur à été attribuée à savoir l’appui au corps de bataille japonais, son éclairage, sa couverture aérienne et l’attaque des cuirassés américains.

Le conflit commence pourtant pour le Taiho par une mission pas vraiment prévue avant guerre à savoir une frappe de décapitation contre la flotte américaine stationnée à Pearl Harbor, une flotte considérée comme une menace majeure contre les opérations d’invasion des Philippines, de la Malaisie, des Indes Néerlandaises et dans une moindre mesure de l’Indochine.

Plutôt que d’attendre un combat hasardeux en haute-mer, le Japon décide de frapper directement la base en regroupant six porte-avions et plus de 300 avions soit la plus importante force aéronavale jamais rassemblée.

Le raid était initialement programmé le dimanche 19 mars 1950 mais pour une raison jamais élucidée, la frappe n’est déclenchée que le 21 mars ce qui sauve une partie de la flotte américaine et faillit provoquer la bataille décisive tant recherchée depuis plus de vingt ans par les deux marines.

Les chasseurs, les avions-torpilleurs et les bombardiers en piqué du Taiho participent à cette opération visant en priorité les cuirassés mouillés dans la rade avant de s’acharner sur les aérodromes.

Sur les soixante-douze appareils engagés, le Taiho à perdu huit appareils, deux chasseurs A7M Reppu, quatre bombardiers en piqué D4Y et deux bombardier-torpilleurs B6N2 Rezan, les avions les plus modernes de l’aéronavale nippone, cohabitant avec des appareils plus anciens, le Zero, le Val et le Kate.

En dépit d’un groupe aérien amputé, le porte-avions rallie les Philippines pour participer à la conquête de l’ancienne colonie américaine. Il opère aux Philippines du 30 mars au 15 octobre 1950 avant de rallier le Japon pour un repos bien mérité, entretien et recomplément du groupe aérien.
A nouveau opérationnel en février 1951, le porte-avions retourne au combat dans les Salomons, participant à une terrible campagne de six mois au cours de laquelle il est endommagé à plusieurs reprises mais jamais sérieusement.

Le 27 septembre 1951 alors qu’il achevait une phase d’entrainement en vue de l’opération contre la Nouvelle-Calédonie, le Taiho est surpris par un sous-marin américain. Quatre torpilles sont lancées, une touche un destroyer, une autre s’égare mais deux frappes le porte-avions à tribord.

Le navire commence à s’incliner à 15°. L’inondation des compartiments opposés réduit la gite à 7° et les japonais espèrent pouvoir remorquer le porte-avions au Japon pour le réparer.

Alors que les préparatifs du remorquage allaient commencer, une gigantesque explosion probablement provoqué par l’accumulation des vapeurs d’essence dans les fonds secoue le navire qui chavire et coule en une vingtaine de minutes.

Le Hiyo

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-Le Hiyo (faucon volant) est mis sur cale au Yokosuka Kaigun Kosho le 17 février 1942 lancé le 18 septembre 1943 et mis en service le 10 septembre 1945.

Sa mise en service permet l’activation d’une 6ème division de porte-avions qu’il forme en compagnie de son sister-ship Taiyo.

Pour le début du conflit pourtant, les deux porte-avions se séparent, le Taiho devant participer à l’opération contre Pearl Harbor alors que le Hiyo est engagé aux Philippines en compagnie du Soho, un autre de ses sister-ship.

Il assure la couverture du débarquement à Lingayen puis se met à la recherche de l’Asiatic Fleet, lançant ses avions contre notamment contre le Yorktown qui est coulé par les avions embarqués japonais.

Les américains se vengent quinze jours plus tard quand le Hiyo est torpillé par un sous-marin américain qui réussit à placer une torpille dans le flanc tribord du porte-avions avant d’être coulé par les grenades ASM des destroyers.

Le porte-avions parvient à regagner le Japon pour etre remis en état. Il va être immobilisé jusqu’au mois d’octobre 1950, entamant alors le processus de remise en condition de l’équipage et du groupe aérien du porte-avions.

De nouveau opérationnel au printemps 1951, le porte-avions n’est pas réellement engagé dans les combats, servant davantage de porte-avions de soutien aux opérations locales ce qui peut paraître curieux pour un porte-avions de premier ligne là où les américains utilisent plutôt les Independence.

Il est endommagé légèrement à plusieurs reprises généralement face à l’aviation embarquée américaine. Le 8 mars 1953, les forces américaines débarquent aux Philippines et cette fois le Hiyo est engagé en première ligne.

Le 11 mars 1953, il est surpris au nord-ouest de l’île de Luzon par une demi-douzaine de sous-marins qui lancent huit torpilles. Trois seulement frappent le porte-avions dont la structure avait été fragilisée par la torpille d’avril 1950. Le porte-avions coule rapidement emportant la majorité de son équipage.

Le Junyo

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-Le Junyo est mis sur cale aux chantiers navals Kawasaki de Kobé le 15 septembre 1942 lancé le 4 juillet 1944 et mis en service le 8 juin 1946.

En attendant la mise en service du Soho, le porte-avions stationné à Sasebo dans le sud du Japon reste hors rang. En septembre 1947, la mise en service du quatrième et dernier Taiho permet l’activation de la 8ème division de porte-avions.

Les deux porte-avions opèrent ensembles et pourtant au moment où la guerre débute, les deux porte-avions se séparent, le Junyo participant l’opération contre Pearl Harbor alors que le Soho est engagé aux Philippines.

Durant l’opération de décapitation contre la base américaine, le groupe aérien vise l’île Ford mais également les différentes bases aériennes présentes sur l’île d’Oahu, perdant quatre chasseurs A7M Reppu, deux bombardiers en piqué D4Y et deux avions-torpilleurs B6N Reizen soit un total de huit appareils.

Connaissant des problèmes de propulsion, le porte-avions rentre au Japon pour subir des réparations alors qu’il était prévu de l’envoyer aux Philippines.

Réparé, son groupe aérien recomplété, le Junyo est engagé dans les Salomons remplaçant le Kaga coulé par les américains. Il est endommagé à deux reprises par des bombes mais les dégâts sont limités et n’obèrent pas trop ses capacités opérationnelles.

Engagé contre la Nouvelle-Calédonie _dernière offensive stratégique menée par le Japon_ le Junyo est coulé par un sous-marin britannique qui place deux torpilles. Le navire s’incline puis chavire, coulant en moins de vingt minutes, emportant une majeure partie de son équipage.

Le Soho

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-Le Soho est mis sur cale au Yokosuka Kaigun Kosho le 4 décembre 1944 lancé le 8 juin 1946 et mis en service le 27 septembre 1947.

Il forme la 8ème division de porte-avions en compagnie de son sister-ship Junyo. A la différence de son sister-ship, le porte-avions Soho est engagé aux Philippines où il est légèrement endommagé par deux bombes explosives.

Il rentre au Japon et une fois réparé et de nouveau opérationnel, le porte-avions est envoyé en Indochine dans une mission de présence et de sécurisation où il manque de peu d’être torpillé par un sous-marin ennemi.

Les 4 et 5 février 1952, le Soho participe à la bataille de la mer de Corail, une conséquence de la campagne des Salomons et de l’échec japonais contre la Nouvelle-Calédonie.

Après avoir lancé une vague de 54 avions (chasseurs, avions-torpilleurs et bombardiers en piqué), le porte-avions est surpris par l’aviation embarquée américaine. Les Helldiver et les Dauntless s’acharnent, le Soho encaissant quatre bombes et deux torpilles.

Devoré par les incendies, le porte-avions est sabordé par les japonais pour éviter de tomber aux mains des américains à moins qu’une ultime explosion ait provoqué le naufrage final.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 29300 tonnes pleine charge 34200 tonnes

Dimensions : longueur (hors tout)260.50m (flottaison) 253m largeur : 27.70m tirant d’eau : 9.67m

Propulsion : 4 turbines à engrenages Kampon alimentées par 8 chaudières Kampon Ro développant une puissance totale de 160000ch et actionnant 4 hélices

Performances : vitesse maximale : 33.3 noeuds distance franchissable : 10000 miles nautiques à 18 noeuds

Protection : ceinture de 55 à 152mm pont d’envol 75 à 80mm pont du hangar et parois latérales blindées à 32mm

Electronique : un radar de veille combinée type 21 (Radar de veille combinée disposant de deux antennes fonctionnant sur une longueur d’ondes métrique (1.5m) et pouvant détecter une formation aérienne à 120km et un avion isolé à 70km.)

un radar de veille aérienne type 13 (Un radar de veille aérienne équipé de deux antennes, l’une pour émettre et l’autre pour recevoir. C’était un radar métrique (longueur 2.0m) pouvant détecter un groupe d’avions à 100km et un avion isolé à 50km avec une marge d’erreur de 2 à 3km et de 10°.)

Armement : 12 canons de 100mm type 98 en six tourelles doubles (trois tribord et trois bâbord) et 66 canons de 25mm type 96 en 22 affûts triples.

Installations aéronautiques

-Pont d’envol de 257.50m de long sur 30m de large relié aux deux hangars de 150m de long sur 5m de haut (largeur inconnue) superposés par deux ascenseurs axiaux. Le pont d’envol est en acier recouvert d’une couche de latex de 6mm d’épaisseur.

-Les deux ascenseurs d’une capacité de 7.5 tonnes mesurent 14m de long sur 14m de large. Un troisième était prévu dans les plans originaux mais abandonné pour accélerer la construction

-14 brins d’arrêt longitudinaux

-Deux catapultes prévues à l’origine mais non installées (aucun porte-avions japonais ne reçut de catapultes)

Groupe aérien : en théorie soixante-douze appareils peuvent être embarqués, le plus souvent des chasseurs A7M Reppu, des bombardiers en piqué B4Y ou B7A et des avions-torpilleurs B6N.

Equipage : 1649 officiers et marins

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2 réflexions sur “Japon (22) Porte-avions (2)

  1. Tanguy Pluchet dit :

    Il semble que les deux derniers chapitres sur les cuirassés n’aient pas été publiés sur votre blog. Ce serait dommage que nous les manquions…

  2. Bonne année 2018, bonne santé et bonne continuation 🙂

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