Etats Unis (88) Bases et Arsenaux (2)

Liste des installations et des bases navales de l’US Navy en septembre 1948

Atlantic Fleet/Flotte de l’Atlantique

Portsmouth Navy Yard

Portsmouth Navy Yard 2

installé à Kittery dans le Maine, il est officiellement ouvert le 12 juin 1800. C’est l’un des six arsenaux historiques de l’US Navy avec Norfolk, New York (Brooklyn), Washington D.C, Philadelphie et Boston.

Dès l’époque coloniale, le site est utilisé pour les constructions navales en profitant des forêts généreuses du Maine, site maintenu à l’indépendance comme on l’à vu. Un hôpital est installé en 1834 suivit d’une prison en 1905, prison qui allait accueillir saboteurs et espions allemands et italiens.

Durant la guerre de Sécession, le site est fortifiée et devient un important site de recrutement et d’entrainement pour l’US Navy et les Marines.

Les installations sont régulièrement modernisées et agrandies pour faire face à l’évolution technique des navires qui y sont entretenus.

En septembre 1948, le futur Portsmouth Naval Shipyard dispose de quatre formes de radoub (une de 350m, deux de 270m et une de 190m), de quatre cales de construction navale et d’un slipway pour l’entretien des petites unités. Deux docks flottants modulables s’y ajoutent durant le conflit.

A la différence d’autres arsenaux, l’Arsenal de Portsmouth est toujours opérationnel en 2017, les grands travaux appartiennent au passé, les simples travaux concernant la modernisation des ateliers pour s’adapter aux nouveaux navires et aux nouveaux systèmes.


Boston Navy Yard

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Le site connu une activité navale intense avant même l’indépendance des Etats-Unis mais il faut attendre 1800 pour qu’un terrain de 120000 mètres carrés soit acquis pour permettre la construction d’un arsenal initialement connu sous le nom de Charlestown Navy Yard.

En 1833 est lancée la frégate USS Constitution, le plus vieux navire de la marine américaine, navire toujours officiellement en service !

Après la guerre de Sécession, l’Arsenal n’assure plus l’entretien des navires, étant relégué au statut de dépôt de matériel et centre d’entrainement des nouvelles recrues.

A la fin du 19ème siècle, l’US Navy connait une expansion importante ce qui permet la révitalisation de l’Arsenal et notamment la construction d’une deuxième forme de radoub. Le reste des installations est modernisé pour permettre au Boston Navy Yard d’assurer l’entretien des navires déployés sur la côte est.

Durant les deux conflits mondiaux, il assure des réparations et des constructions neuves notament des navires légers et des navires marchands. Une troisième forme de radoub s’ajoute peu avant le début du second conflit mondial. Deux docks flottants sont utilisés jusqu’en 1955 pour accroitre encore un peu plus les capacités de l’Arsenal.

C’est aussi une base opérationnelle, des croiseurs et des destroyers notamment y sont stationnés pour assurer la protection de la côte est.

Le site est utilisé jusqu’en 1985 quand décision est prise de le fermer en raison d’une réduction des besoins en entretien. Le site à été reconverti pour la réparation navale et des industries ont reconverti de nombreux bâtiments, certains bâtiments remarquables ayant été préservés au titre des monuments historiques.

A noter qu’à proximité de l’Arsenal figure le cuirassé USS Montana (BB-65) retiré du service en 1970 et ouvert comme musée dans la ville symbole de la révolution américaine. Sa proximité avec la frégate USS Constitution offre un résumé saisissant de l’histoire navale américaine.

South Boston Naval Annex

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Situé sur le front de mer, ce site acquis en 1920 est comme l’indique son nom une annexe du Boston Navy Yard. Une forme de radoub y est rapidement construite, une forme capable d’accueillir tous les navires de l’US Navy.

Durant le second conflit mondial, elle sert de base de ravitaillement et de réparations. Après le second conflit mondial, elle sert de cimetière marin, accueillant les navires désarmés avant leur remise en service, leur transfert à l’étranger ou leur vente à la démolition.

Une partie du site est fermé en 1975 mais la forme de radoub appelée Dry Dock n°3 est utilisée jusqu’en 1985 quand le site cesse d’être une implantation de la marine américaine. Il à été racheté par la ville de Boston et reconverti comme zone industrielle, le bassin n°3 servant parfois de zone de radoub pour des navires civils.

Naval Submarine Base New London (Connecticut)

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Jusqu’à la construction de NSB Kings Bay, New London était la seule base de sous-marins de la flotte de l’Atlantique.

En 1868, l’état du Connecticut fait un don d’un terrain à l’US Navy pour y implanter une base navale mais en raison d’un manque de fonds, ce n’est qu’en 1872 que la marine américaine prend officiellement possession de ce site qui sert de point d’appui pour les navires opérant au large de la Nouvelle Angleterre, une station de charbonnage s’y installant en 1898.

Au début du vingtième siècle, le pétrole succède au charbon menaçant l’avenir du site. Un plaidoyer d’un élu local pousse la marine à conserver le site. Exit le dépôt de charbon et place à une base de sous-marins inaugurée en 1912, base définitivement pérénnisée durant le premier conflit mondial.

Durant ce qui aurait du être la Der des Ders, le site connait une importante expansion en raison des besoins liés à l’expansion de la force sous-marine américaine. Quand ce terrible conflit se termine, pas moins de 81 bâtiments ont été construits pour loger 1400 hommes et vingt sous-marins.

Le site connait paradoxalement une importante croissance au moment de la Grande Dépression quand le gouvernement fédéral investit massivement pour soutenir l’économie et l’industrie. Pas moins de vingt-six entrepôts, casernes et ateliers sont construits.

Quelques travaux sont menés durant les années quarante mais il faut attendre 1948 pour que des travaux importants soit menés pour préparer l’entrée en guerre des Etats-Unis. Le site passe durant le conflit à 112 à 497 acres (de 0.4 km² à 2km²).

Durant ce conflit la base sert d’abri, de site d’entretien et de ravitaillement au profit du Silent Service. Le conflit terminé, la base connait une décroissance logique même si de nombreux sous-marins sont désarmés et stockés en attendant de décider de leur sort futur.

La base navale de New London reste avec Kings Bay la principale base du Submarine Commander (Atlantic), s’adaptant à l’évolution des techniques et des technologies notamment la propulsion nucléaire.

A plusieurs reprises la fermeture de la base à été envisagée mais au final en 2017, la base est toujours opérationnelle.

Brooklyn Navy Yard

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C’est l’un des six arsenaux historiques de l’US Navy, implantés à l’extrême fin du 18ème siècle et au tout début du 19ème siècle. Situé sur l’East River, il occupe une surface de 0.81 kilomètres carrés, employant au plus fort de la seconde guerre mondiale près de 70000 hommes travaillant 24h/24h, obtenant le surnom de «The Can-Do Shipyard» (le chantier on peut le faire).

Le site accueillait un chantier naval privé quand en 1801 la marine américaine l’achète pour en faire le Brooklyn Navy Yard. Comme souvent à l’époque, le site sert à la fois de base opérationnelle, de dépôt et de chantier de construction navale.

Comme tous les arsenaux américains, le Brooklyn Navy Yard se modernise pour s’adapter aux évolutions techniques et technologiques.

Au début des années quarante, le site dispose de quatre formes de radoub longues de 99 à 270m, de deux cales pouvant construire cuirassés et porte-avions mais également de six pontons et flotteurs pour des travaux divers.

Le site étant contraint, les évolutions sont limitées. Un dock flottant de 250m s’ajoute en 1945 pour augmenter les capacités de carénage du site.

Après guerre, le site construit quelques navires mais se spécialise surtout dans l’entretien et les réparations jusqu’à sa fermeture en 1977 suite à la fin de la deuxième guerre du Vietnam.

Le site est revendu à la ville de New-York en 1980. Plusieurs projets sont étudiés notamment l’établissement d’un usine de construction automobile voir la relance de la construction navale mais ces projets sont vites abandonnés.

Une partie du site sombre dans un complet abandon, leur donnant des airs du site post-apocalyptique, faisant le bonheur des explorateurs urbains et des cinéastes cherchant des décors originaux.

Fort heureusement, les éléments les plus remarquables sont conservés et classés au titre des monuments historiques.

Finalement au début des années quatre-vingt, le site est reconverti dans l’industrie notamment liées aux nouvelles technologies. Si les cales ont été détruites, les bassins ont été préservés, l’un d’eux pouvant accueillir si besoin est un navire alors que le second à été ouvert et transformé en marina.

Philadelphia Navy Yard

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L’Arsenal de Philadelphie est l’un des six arsenaux historiques de la marine américaine établis à la fin du 18ème siècle. Le premier arsenal est implanté au niveau de Front Street et de Federal Street mais l’arsenal actuel est implanté en 1871 sur League Island à la confluence des rivières Delaware et Schuylkill.

En 1926, Mustin Field, un aérodrome est aménagé pour permettre le dévellopement de la Naval Aircraft Factory. Le Back Channel qui séparait League Island de la terre ferme est bloqué à l’est, créant parallèlement à l’ouest un bassin utilisé pour stocker les navires désarmés et placés sous cocon.

En 1926 est inaugurée la League Island Crane, une grue pesant 3500 tonnes pouvant soulever des charges de 350 tonnes. C’était à l’époque la plus puissante grue du monde.

Les infrastructures sont régulièrement modernisées pour s’adapter à l’évolution technique et technologique.

Comme les autres chantiers navals américains, le Philadelphia Navy Yard connait son apogée durant le second conflit mondial, employant 40000 personnes. Les effectifs chutent rapidement et en 1965, onze ans après la fin du conflit, on ne compte plus que 11000 personnes.

Comme les arsenaux de Boston, de New York et de Charleston, le Philadelphia Naval Shipyard (changement de nom en 1955) à été fermé, victime des besoins moindres en matière d’entretien et surtout un déclassement d’infrastructures guères modernisées depuis le début des années quatre-vingt.

Après une première tentative en 1991, le site est fermé en 2000, entrainant la perte de 6500 emplois. La reconversion voit une partie du site conservé comme site de stockage pour les navires désarmés en attente de démolition alors que les bassins sont utilisés pour la construction navale par la société norvégienne Aker.

Naval Station Great Lakes (Illinois)

Naval Station Great Lakes

Implantée à proximité de Chicago, cette base est un centre d’entrainement et de formation de l’US Navy. C’est également une base de la Naval Reserve. Elle est toujours opérationnelle aujourd’hui en 2017.

Washington Navy Yard

Washington Navy Yard 3

L’Arsenal de Washington est ouvert officiellement le 2 octobre 1799. Implanté sur les rives de la rivière Anacostia, cet arsenal est en première ligne lors de la guerre 1812 qui voit les britanniques prendre et incendier la capitale, l’arsenal subissant le même sort.

Il est certes reconstruit après la guerre mais il connait un déclin rapide, la faible profondeur de la rivière Anacostia rendant quasi-impossible l’arrivée de gros navires. De plus l’accès à la haute-mer n’est pas des plus aisés.

Très rapidement, l’arsenal cesse de construire et d’entretenir des navires au profit de la production, de canons, de munitions mais également la recherche et le dévellopement.

Durant le second conflit mondial, le Washington Navy Yard est la plus importante usine de production de canons et de munitions du monde.

A la fin du conflit, le Washington Navy Yard est rebaptisé US Naval Gun Factory mais pour peu de temps puisqu’en 1964, il redevient le Washington Navy Yard et est peu à peu transformé en centre administratif au profit de la marine américaine.

Classé site historique remarquable en 1977, il accueille également un musée flottant en l’occurrence le destroyer USS Hoel (DD-524), un destroyer de classe Fletcher utilisé également par la marine brésilienne de 1957 à 1981.

Norfolk Navy Yard

Norfolk Naval Shipyard

 

Ce site de construction, de ravitaillement et d’entretien est installé sur la rivière Elizabeth à Portsmouth.

A l’époque coloniale, un site de construction était déjà implanté et appelé Gosport Shipyard, un site détruit en 1779 lors de la guerre d’indépendance américaine. Reconstruit en 1794 par le Commonwealth of Virginia, il est alors loué par l’US Navy jusqu’en 1801 quand le site est acquis par la marine américaine.

Le site s’adapte aux évolutions techniques et en 1827, les deux premières formes de radoub construites aux Etats-Unis y sont construites notamment Dry Dock One rendu célèbre pour avoir été le théâtre de la modification de la frégate USS Merrimack en cuirassé CSS Virginia, l’Arsenal ayant été pris par la Confédération au moment de la guerre de Sécession américaine.

Suite à sa reprise par l’Union, le site est reconstruit et rebaptisé Norfolk Navy Yard nom qu’il conservera jusqu’en 1955 quand il devient le Norfolk Naval Shipyard.

Jusqu’en 1917 et la création de la base navale de Norfolk, le Norfolk Navy Yard sert à la fois de base de stationnement, de chantier de construction et d’arsenal. Le site évolue mais ne s’étend guère.

Perdant son rôle de base opérationnelle en 1917, le Norfolk Navy Yard perd en 1965 celle de chantier constructeur, devenant un simple arsenal pour entretenir les navires stationnés à Norfolk. C’est toujours le cas aukourd’hui.

Naval Station Norfolk (Virginie)

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En 1907 est organisé près de Hampton Roads la Jamestown Exposition, une exposition commerciale. Le site choisit plait beaucoup à des officiers de haut rang de la marine américaine qui le verrait bien accueillir une base navale moderne.

En 1908 des crédits sont débloqués mais au final sont utilisés pour l’achat d’un charbonnier. C’est l’entrée en guerre des Etats-Unis en avril 1917 qui débloque la situation, un site de 1.9km² étant acheté, un budget de 2.8 millions de dollars étant prévu pour l’achat du terrain et son aménagement.

Le projet prévoit des quais, une base aéronavale (la future NAS Norfolk), des dépôts, des citernes à mazout et à fioul, un centre d’entrainement de recrues, une base sous-marine et un lieu de détente pour les marins.

Les travaux commencent le 4 juillet 1917 et un mois plus tard, la base peut commencer à fonctionner. En six mois, c’est une véritable base champignon qui voit le jour sauf que contrairement à certaines villes du Far West, cette base était amenée à durer.

Néanmoins durant les années vingt et trente, la base connu des temps difficiles avec peu d’investissements et une réduction de ses capacités. Norfolk reste en septembre 1939 la principale base de la marine américaine sur la côte est.

Quelques travaux sont menés durant la Pax Armada mais l’expansion est surtout flagrante à partir de septembre 1948 et surtout de mars 1950, la surface de la base est doublée, accueillant de nouveaux dépôts, de nouveaux bâtiments administratifs, l’extension concernant également la base aéronavale de Norfolk.

Durant la guerre, la base navale de Norfolk connait une activité soutenue, assurant la couverture des convois, des opérations de lutte anti-sous-marine, assurant également la mise en condition opérationnelle des navires achevés en attendant leur envoi dans le Pacifique.

Le conflit terminé, une partie des installations est désaffectée. La base aéronavale incluse dans la base est déclassée n’opérant plus que des hélicoptères, NAS Oceana prennant le relais pour les avions basés à terre et embarqués.

Charleston Navy Yard

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Situé sur la rive ouest de la Cooper River, le Charleston Navy Yard est construit en 1901 et va être utilisé jusqu’en 2000 quand il cesse d’être un chantier de réparations navales militaires pour devenir un chantier de réparations navales civils et militaires, la firme Detyens Shipyard Inc gérant le site jusqu’en 2015 quand il le revend au groupe néerlandais Damen.

Le site dispose en 1948 de trois formes de radoub (une de 280m, une de 210m et une de 150m) et quatre cales de construction. Il dispose également de dépôts de carburant, de vivres, de munitions et de pièces détachées pour soutenir les navires qui y sont stationnés.

Le conflit terminé, le nombre d’employés passe de 23000 à 7000 personnes. Le site se spécialise peu à peu vers l’entretien des sous-marins classiques tout d’abord puis nucléaires. Quelques navires de surface sont entrentenus et réparés mais cela devient rares. Le dernier navire militaire construit est un ravitailleur de destroyers construit à la fin des années soixante-dix.

Le chantier connait son ultime pic d’activité durant le second conflit vietnamien (1970-1977) où il remet en service de nombreux navires sous cocon.

Naval Submarine Base Kings Bay (Georgie)

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Au début des années quarante, la base de New London (Connecticut) est la seule base de sous-marins de l’Atlantic Fleet. Soucieux d’éviter un embouteillage de la base, la marine américaine obtient de pouvoir aménager une nouvelle base sous-marine.

Après avoir étudié plusieurs sites dans le Maine, en Virginie et en Floride, la marine américaine choisit en Géorgie le site de Kings Bay. Les travaux commencent en octobre 1942 et sont achevés en décembre 1945.

Pourtant ce n’est qu’en septembre 1948 que des sous-marins sont stationnés à demeure en Georgie.

Quand les américains entrent en guerre en mars 1950, l’US Army décide d’y implanter une base logistique. Des dépôts protégés avec des linéaires de quai permettent le chargement de cargos avec du matériel et des véhicules au profit notamment des troupes américaines déployées en Europe.

Naval Station Mayport (Floride)

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La base navale de Mayport est implantée sur la côte Atlantique de la Floride à proximité de Jacksonville où se situe une base aéronavale importante.

C’est une base tactique avec un mouillage protégé, des dépôts de vivres, de carburant et de munitions mais pas d’installations de maintenance, les passages au bassin devant se faire à Charleston ou dans un autre arsenal de la côte est.

La base est inaugurée en septembre 1943. Des destroyers et des croiseurs légers y sont stationnés en attendant non pas des cuirassés mais des porte-avions légers classe Independence pour assurer la couverture des convois contre les sous-marins allemands.

Une Naval Air Station Mayport est activée en parallèle pour permettre le déploiement d’avions et d’hydravions. Désactivée en 1955, elle est réactivée au profit des gardes-côtes en 1957 mais en 1960, l’USCG doit quitter le site suite à des coupes budgétaires.

En 1965, la Naval Air Station Mayport est réactivée pour accueillir les hélicoptères destinés aux croiseurs et aux destroyers stationnés en Floride.

Naval Construction Battalion Center Gulport

Au printemps 1948, les Constructions Batallion (CB) plus connus par leur surnom d’abeilles de mer (Seabees), des ouvriers militarisés de la marine américaine obtiennent l’ouverture d’un centre de formation et d’un dépôt de matériel.

Installé sur les rives du golfe du Mexique, ce site est d’abord un simple site d’entrainement et de formation aux techniques de construction ainsi qu’un dépôt de matériel.

Quand les Etats-Unis entrent en guerre en mars 1950, le site est agrandit mais également dispose de son propre embarcadère, permettant à des cargos de charger directement le matériel destiné aux CB qu’ils soient chargés de missions de construction dans les Caraïbes ou dans le Pacifique.

Le site est toujours opérationnel aujourd’hui.

Naval Station Guantanamo Bay

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En 1494, Christophe Colomb arrive en baie de Guantánamo et quatre siècles plus tard, en 1898, les américains lors de leur guerre contre les espagnols prennent pied dans cette baie située à l’est de de l’île.

Une base de ravitaillement est rapidement établie non sans résistance de la part des cubains et ce n’est qu’en 1902 que la location du site est officialisée et légalisée. Longtemps la base n’est qu’un point de ravitaillement et une rade abri pour les navires de passage.

Cette base n’est pas une mais peut être divisée en trois grandes parties, Leeward Point, Windward Point et Guantanamo Bay.

Leeward Point accueille la base aéronavale et notamment un squadron de vingt hydravions Martin Mariner. Windward Point regroupe la majorité des installations opérationnelles de la base. La baie de Guantanamo sert donc de mouillage.

Son rôle va augmenter durant le second conflit mondial avec l’aménagement d’une base aéronavale, de dépôts et d’ateliers. Un dock flottant de 250m y est envoyé moins pour des réparations planifiées que pour des réparations d’urgence.

Contrairement à la base de Porto Rico, la base navale de Guantanamo est toujours opérationnelle même si son rôle à singulièrement décru depuis le second conflit mondial.

Naval Station Roosevelt Roads

Implantée à Culebra sur l’île de Porto Rico, cette base navale est aménagée en septembre 1943 pour améliorer la couverture des Caraïbes par la marine américaine.

Un mouillage tactique est aménagé pour pouvoir accueillir en permanence des navires légers (escorteurs, destroyers) et pour pouvoir assurer le ravitaillement de navires plus importants comme des croiseurs.

Des ateliers sont construits mais en l’absence de forme de radoub, les capacités d’entretien de NS Roosevelt Roads sont limités. Une base aéronavale est installée à proximité, permettant la mise en œuvre d’avions et d’hydravions même si en temps de paix, seul un squadron de vingt Consolidated Catalina est stationné.

Durant la guerre, la base navale de Roosevelt Roads va servir d’escale de ravitaillement, de point de ralliement pour des convois et leurs escorteurs. Les pistes de l’aéronavale vont voir l’arrivée de nombreux avions et hydravions de patrouille maritime, rendant la mer des Caraïbes inhospitalière aux sous-marins allemands.

Après guerre, la base navale augmente ses capacités notamment d’entretien avec un dock flottant, relayant l’action de NS Guantánamo. Le site de Vieques sert de polygone de tir pour l’aviation. Suite à des réductions budgétaires, la base est fermée en 1997 et en cours de reconversion par les autorités locales.

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