Etats-Unis (30) croiseurs lourds (3)

Croiseurs lourds classe Baltimore

Croiseur lourd USS Baltimore (CA-68) schéma

Les meilleurs croiseurs lourds de la guerre ?

La signature du traité de Washington stoppa une course aux armements pour en démarrer une autre, la construction des cuirassés cédant la place à des croiseurs lourds, ces navires devant devenir les seigneurs des mers en l’absence de cuirassés.

La première génération de croiseurs lourds pouvait être résumé par le portrait robot suivant : rapides, bien armés et peu ou pas protégés, la vitesse étant privilégié sur la protection ou l’endurance même si l’élogation du théâtre d’opération pacifique imposait des navires ayant un long rayon d’action.

La seconde génération de croiseurs lourds marquait un retour à de plus sages proportions, un meilleur équilibre entre armement (neuf canons au lieu de dix sur les premiers), la protection et la vitesse, les croiseurs lourds récents étant moins rapides mais plus aptes à survivre au combat.

La fin des limitations imposés par les différents traités permet aux ingénieurs navals de dessiner des croiseurs rapides, bien armés et bien protégés sans se soucier des limitations techniques, les futurs Baltimore déplaçant ainsi près de 14000 tonnes.

Les études commencent en septembre 1939 au moment où l’Europe s’embrase à nouveau, dans un conflit qui semble appelé à durer. Elles sont menées rapidement puisque les huit premiers navires sont commandés en juillet 1940.

Les Baltimore sont une évolution du Wichita, le chainon manquant entre les croiseurs lourds d’avant guerre et les croiseurs lourds «modernes» combinant la coque des Brooklyn et trois tourelles triples de 203mm.

Les huit premiers sont commandés en 1940. Suivant la tradition américaine, ces nouveaux croiseurs reçoivent des noms de ville en l’occurence Baltimore (CA-67) Boston (CA-68) Pittsburgh (CA-69) et Saint-Paul (CA-70) Albany (CA-71) Rochester (CA-72) Columbus (CA-73) et Missoula (CA-74), leur admission en service actif s’étalant entre septembre 1943 pour le Baltimore et décembre 1946 pour le Missoula.

Quatre unités supplémentaires sont commandées en 1942. Elles sont baptisés Bremerton (CA-75) Fall River (CA-76) Macon (CA-77) et Toledo (CA-78). Leur mise sur cale à lieu entre juin 1944 et mars 1945, leur admission en service actif ayant lieu entre septembre 1947 et octobre 1948.

Les quatre derniers Baltimore sont commandés en 1943. Baptisés Los Angeles (CA-79) Dallas (CA-80) Tulsa (CA-81) et Princeton (CA-82) ils ne sont mis sur cale qu’à partir de janvier 1946 et donc toujours en construction quand le conflit éclate en Europe mais ils sont mis en service entre mars et décembre 1949, à temps donc pour contrer l’attaque japonaise de mars 1950.

Seize croiseurs lourds de classe Baltimore sont donc en service en mars 1950, tous stationnés dans le Pacifique répartis entre Bremerton (quatre), San Diego (quatre) et Pearl Harbor (huit).

Carrière opérationnelle

USS Baltimore (CA-67)

USS Baltimore (CA-68) 2 mod.

USS Baltimore (CA-67). La censure à effacé la marque de coque

-Le USS Baltimore (CA-67) est mis sur cale aux chantiers navals de la Bethlehem Steel Corporation (Shipbuilding Division) sis à Quincy (Massachussetts) le 26 mai 1941 lancé le 4 septembre 1942 et commissionné le 20 septembre 1943.

Il effectue sa mise en condition au large de la Nouvelle-Angleterre jusqu’en décembre 1943, passant la fin de l’année à Norfolk pour répararations et ultimes travaux.

Il quitte Norfolk le 4 janvier 1944, se ravitaille à Guantanamo le 12 janvier, franchissant le canal de Panama les 17 et 18 janvier avant d’arriver à San Diego une semaine plus tard le 25 janvier 1944.

Il quitte la Californie le 5 février pour rallier Pearl Harbor où il arrive le 13 février, devenant le navire-amiral de la Scout Force (Pacific) South Division, rôle qu’il assumait toujours en mars 1950, exception faite du grand carénage réalisé de mars à septembre 1947.

Le 21 mars 1950, il était à la mer à Wake en escale. Il reçoit l’ordre de se ravitailler et de rallier le plus rapidement possible Pearl Harbor. Il échappe donc aux bombes et aux torpilles japonaises.

Ce n’est que partie remise puisque le 1er septembre 1950 au large des Phillipines, il est torpillé par un sous-marin japonais, une torpille frappant le croiseur lourd à l’avant. Il doit rentrer à Pearl Harbor et ne retourne au combat qu’au printemps 1951 dans la longue et terrible campagne des Salomons.

Endommagé à nouveau en mai 1952 par une bombe japonaise au large de la Nouvelle Guinée, le Baltimore survit à ce terrible conflit après avoir participé à la deuxième campagne des Phillipines et à l’opération Boxer. Il participe aux premières opérations liées à l’occupation du Japon, rentrant aux Etats-Unis en juin 1955.

Il est désarmé le 14 juillet 1955 et placé sous cocon à San Diego, confiés aux bons soins de la Pacific Reserve Fleet San Diego Group.

Le 8 juin 1960, il est réarmé pour devenir navire-amiral de la 7ème flotte, flotte couvrant l’Asie du Nord-Est avec Yokohama pour port d’attache.

Les travaux sont menés à Long Beach. Les catapultes sont débarquées et remplacées par une plate-forme pour hélicoptères, les canons de 20 et de 40mm sont remplacés par des 76mm automatiques, des locaux aménagés pour un amiral et son état-major.

Remis officiellement en service le 14 septembre 1961, il arrive au Japon le 4 octobre et va servir de navire-amiral jusqu’en 1977, effectuant plusieurs missions opérationnelles au large du Vietnam où les marines apprécièrent la puissance de feu de ses canons de 8 pouces.

Relevé au Japon par le USS Blue Ridge (LCC-1), un navire de commandement spécialement conçu pour ce rôle (il possède la même coque que les LPH type Crown Point), le Baltimore est désarmé le 14 mai 1977 à San Diego et rayé du Naval Vessel Register le même jour.

Racheté par la Baltimore Memorial Foundation, il rallie avec sa propre propulsion le Maryland, arrivant à destination le 8 avril 1978.

Après quelques travaux d’aménagement, il est ouvert au public le 6 juin 1978 et l’est encore en 2017, constituant une attraction prisée de cette ville de la côte est.

USS Boston (CA-68/CAG-1)

USS Baltimore (CA-68) 3.jpg

-Le USS Boston (CA-68) est mis sur cale aux chantiers navals Bethlehem Steel Corporation (Shipbuilding Division) sis à Quincy (Massachussetts) le 30 juin 1941 lancé le 2 octobre 1942 et commissionné le 4 novembre 1943.

Après avoir réalisé sa mise en condition opérationnelle dans les Caraïbes, le nouveau croiseur lourd passe un mois en travaux dans le chantier naval de la ville éponyme, le Boston Navy Yard.

Ce n’est que le 14 avril 1944 qu’il quitte la côte est pour rallier la côte ouest. Il se ravitaille à Guantanamo le 22 avril, franchit le canal de Panama les 28 et 29 avril avant d’arriver à San Diego, son port d’attache le 6 mai 1944.

Quand les japonais attaquent le 21 mars 1950, le croiseur lourd était en carénage à San Diego depuis le début de l’année. A l’origine les travaux devaient s’achever en septembre mais pour des raisons évidentes, les travaux sont accélérés.

En dépit d’une célérité maximale, le sister-ship du Baltimore ne peut être disponible qu’en juin, ralliant Pearl Harbor le 24 juin. Après ravitaillement et entrainement complémentaire, le croiseur lourd est engagé dans la campagne des Phillipines, coulant le croiseur léger Nagara et deux destroyers japonais, les Shirakumo et Ayanami. Les dégâts subits l’oblige cependant à retourner à Pearl Harbor pour répararations.

De nouveau disponible en novembre 1950, il participe à toutes les grandes campagnes de la guerre en l’occurence la campagne des Salomons, la défense de la Nouvelle-Calédonie, la bataille de la mer de Corail et la campagne de Nouvelle-Guinée au cours de laquelle il est endommagé par une torpille lui imposant trois mois de réparations de novembre 1952 à février 1953.

Il participe ensuite à la deuxième campagne des Phillipines puis aux opérations Detachment et Iceberg, opérations visant Iwo Jima et Okinawa. Endommagé par un kamikaze, il est en réparations à Bremerton, manquant la capitulation japonaise. Le croiseur est cependant déployé au Japon de septembre 1954 à mars 1955.

Relevé par le Pensacola (classe Oregon City), le Boston rallie Pearl Harbor puis San Diego, arrivant en Californie le 8 avril 1955. Il entame alors le processus de désactivation, le Boston étant officiellement désarmé le 14 juin 1955.

USS Boston (CAG-1) Gênes 270162

Il reste sous cocon jusqu’au 8 mars 1957 quand il est remorqué au Long Beach Naval Shipyard afin d’être transformé en croiseur lance-missiles, les tourelles avant de 203mm étant conservés tout comme les canons de 127mm (réduit à dix) mais la tourelle arrière de 8 pouces est remplacée par deux affûts lance-missiles pour des missiles antiaériens moyenne portée Terrier, les canons de 20 et de 40mm cédant la place à des canons de 76mm automatiques. Les installations hydravions cèdent la place à une plate-forme pour un hélicoptère léger.

Les travaux s’achèvent en septembre 1958 et le croiseur lourd devenu lance-missiles est remis en service officiellement le 14 janvier 1959 avec la marque de coque CAG-1, trois autres Baltimore étant modernisés de la sorte.

Stationné à San Diego, il assure la couverture des porte-avions de la 1ère flotte, effectuant de réguliers déploiements en Asie du Nord-Est, aux Phillipines, à Okinawa ou ailleurs en Asie du Sud-Est.

Le USS Boston participe aux premières opérations du second conflit vietnamien non en tant que croiseur lance-missiles mais comme croiseur lourd, ses obus de huit pouces étant fort appréciés par les troupes au sol.

Désarmé le 14 septembre 1971, il est rayé du Naval Vessel Register le même jour. Vendu à la démolition, il est finalement repris par l’US Navy suite à la faillite du chantier de démolition. L’ex-USS Boston est finalement coulé comme cible 14 octobre 1972.

USS Pittsburgh (CA-69)

USS Boston (CA-69) Boston 300643.jpg

-Le USS Pittsburgh (CA-69) est mis sur cale aux chantiers navals Bethlehem Steel Corporation (Shipbuilding Division) sis à Quincy (Massachussetts) le 4 septembre 1941 lancé le 12 octobre 1942 et commissionné le 14 novembre 1943.

Il effectue sa mise en condition opérationnelle dans les Caraïbes (15 novembre-5 décembre) avant de passer la fin de l’année au Norfolk Navy Yard pour des travaux complémentaires.

Il quitte Norfolk le 5 janvier 1944, se ravitaille à Guantanamo le 13 janvier, franchissant le canal de Panama les 19 et 20 janvier avant de rallier San Diego le 27 janvier 1944. Il quitte la Californie le 5 février pour rallier son port d’attache Pearl Harbor le 13 janvier 1944.

Endommagé par un échouage en janvier 1950, le croiseur lourd était au sec dans un dock flottant quand les japonais attaquent. Trois bombes touchent le croiseur lourd entrainant le chavirage du dock.

Le croiseur lourd est sérieusement endommagé. Quelques années plus tard, il aurait été vendu à la feraille mais nous sommes en guerre et rien que pour des raisons psychologiques, la remise en état du Pittsburgh est nécessaire.

Après d’importants travaux, le croiseur lourd est relevé en septembre 1950. Il passe au bassin du 21 septembre au 5 octobre pour des réparations nécessaires pour la traversée du Pacifique en direction du Long Beach Naval Shipyard où il doit être remis en état.

Il quitte les eaux hawaïennes le 8 octobre et arrive en Californie le 16 octobre. Mis au bassin dès le lendemain, il va être immobilisé pendant dix-huit mois soit jusqu’en juin 1952.

Il effectue sa remise en condition opérationnelle du 4 au 20 juin 1952 et rallie Pearl Harbor huit jours plus tard.

Il participe à ses premières opérations du second conflit mondial, attaquant les lignes de communication japonaises, escortant des convois, bombardant des positions ennemies dans le cadre de la campagne de Nouvelle-Guinée.

Il participe ensuite à la campagne des Carolines-Mariannes avant d’enchainer par les opérations contre Iwo Jima et Okinawa.

Le 10 août 1954 alors qu’il patrouillait au large d’Okinawa, il est surpris par un sous-marin japonais, l’un des rares encore à flot. Trois torpilles sont tirées par le submersible frappant à mort le croiseur lourd.

Il coule cependant relativement lentement ce qui permet à la majorité des marins de s’extirper du piège d’acier. 248 officiers, officiers-mariniers, quartiers-maitres et matelots sont tués, 44 autres étant portés disparus.

La présence à proximité de la flotte permet de récupérer rapidement les marins, leur évitant un séjour prolongé dans l’eau.

USS Saint Paul (CA-70)

-Le USS Saint Paul (CA-70) est mis sur cale aux chantiers navals Bethleheem Steel Corporation (Shipbuilding Division) sis à Quincy (Massachusetts) le 12 mars 1942 lancé le 15 septembre 1943 et commissionné le 4 octobre 1944.

Après sa mise en condition opérationnelle dans les Caraïbes jusqu’au 28 octobre, le croiseur lourd passe un mois au bassin au Norfolk Navy Yard pour des travaux complémentaires.

Paré au combat le 17 novembre 1944, le croiseur lourd met cap à l’ouest direction Bremerton où il doit être stationné.

Il quitte la Virginie le 18 novembre, fait escale à Jacksonville (Floride) du 22 au 25 novembre, à La Havanne du 28 au 30 novembre, franchit le canal de Panama les 4 et 5 décembre avant d’arriver à San Diego le 12 décembre 1944. Il en repart le 15 pour arriver à Bremerton le 19 décembre 1944.

Quand les japonais attaquent le 21 mars 1950, le Saint Paul effectuait une escale de courtoisie à Vancouver (Colombie Britannique). Il reçoit l’ordre d’appareiller pour l’Alaska, les américains craignant des opérations nippones contre ce territoire isolé.

Il va rester en patrouille dans les Aléoutiennes jusqu’à la mi-avril avant de rallier Bremerton le 4 mai pour repos et remise en état.

Le Saint Paul va rester déployé en Alaska et dans les Aléoutiennes jusqu’en septembre 1951 quand il devient évident que les japonais n’ont pas l’intention d’envahir cette région sans réel intérêt stratégique et où la météo rend toutes les opérations difficiles.

Après un carénage à Bremerton d’octobre 1951 à mars 1952, le Saint Paul rallie Pearl Harbor pour participer véritablement aux opérations de guerre.

Successivement, il participe à la campagne de Nouvelle-Guinée, à la campagne des Carolines-Mariannes avant de terminer par l’opération Boxer contre Formose et la Chine continentale.

Il est ainsi endommagé au large de la Nouvelle-Guinée en septembre 1952 (une bombe japonais le 8 septembre) puis au large de Formose le 12 avril 1954 (obus de 150mm d’une batterie côtière récalcitrante).

Le conflit terminé, le Saint Paul rallie la côte est des Etats. Arrivé le 14 décembre 1954 à Boston, il prépare le processus de désarmement, désarmement officiel le 21 janvier 1955. Placé sous cocon,il dépend de l’Atlantic Reserve Fleet Boston Group.

Il est réactivé le 14 janvier 1960 pour remplacer à terme le Missoula comme navire-amiral de la 6ème flotte en Méditerranée.

Il est immobilisé au bassin du 15 janvier au 2 avril 1960. Les travaux voient le débarquement des catapultes et leur remplacement par une plate-forme hélicoptère, le remplacement des canons de 20 et de 40mm par des canons de 76mm automatiques, le débarquement d’une partie des canons de 127mm (réduits à huit au lieu de douze), l’embarquement de moyens de communication plus importants, la modernisation des radars et bien évidement l’aménagement des locaux pour un amiral et son état-major.

Après essais et remise en condition, le croiseur lourd quitte Boston le 2 mai 1960, traverse l’Atlantique et arrive à Gibraltar, la base navale britannique le 9 mai pour relever le Missoula. Ce dernier devait être transformé en croiseur porte-hélicoptères mais le projet ayant été abandonné, il va être désarmé, passer quinze ans sous cocon avant d’être démoli.

Le Saint-Paul rallie ensuite Naples son port d’attache et la principale base de la 6ème flotte en Méditerranée, l’US Mediterranean Fleet s’appuyant également sur une base en Sardaigne (La Magadelena pour les sous-marins) et sur la base de La Sude en Crète.

Il va servir de navire-amiral jusqu’en mai 1975 quand il est relevé par le USS Mount Whitney (LCC-2), le sister-ship du Blue Ridge.

Rentré à Boston le 14 juin 1975, il est désarmé le lendemain puis rayé du Naval Vessel Register dans la foulée. Il est vendu à la démolition le 4 mars 1976 et démantelé à Jacksonville en Floride.

USS Albany (CA-71/CAG-2)

USS Quincy (CA-71) 2

-Le USS Albany (CA-71) est mis sur cale aux chantiers navals Bethleheem Steel Corporation (Shipbuilding Division) sis à Quincy (Massachusetts) le 22 mars 1942 lancé le 25 septembre 1943 et commissionné le 24 octobre 1944 au Norfolk Navy Yard.

Après sa mise en condition opérationnelle (25 octobre-17 novembre), le croiseur lourd est immobilisé jusqu’au 2 décembre pour des travaux complémentaires.

Il quitte Norfolk le lendemain 3 décembre, fait escale à Miami du 8 au 10 décembre, à La Havanne du 15 au 18 décembre, franchit le canal de Panama les 24 et 25 décembre, arrivant à San Diego son port d’attache le 4 janvier 1945.

Le 21 mars 1950, il était à quai à San Diego après deux semaines d’exercices intenses dans le sud de la Californie. Après entretien et ravitaillement, il appareille pour une mission de recherche d’une éventuelle flotte japonaise, les américains craignant que ce raid ne soit qu’une diversion du véritable objectif.

Jusqu’à la mi-juillet, le croiseur lourd va ratisser le Pacifique, sans rien trouver, la flotte japonaise n’ayant jamais eu la Californie pour objectif.

Il rallie Pearl Harbor pour participer aux violents combats qui ont embrasé le Pacifique. Il est endommagé une première fois lors de la tentative de débarquement amphibie japonais en Nouvelle-Calédonie en octobre 1951, un duel d’artillerie avec le Haguro entrainant des dégâts importants.

Fort heureusement, Nouméa est un port bien équipé et bien outillé même pour des réparations lourdes. L’Albany n’aurait même pas à rallier Pearl Harbor pour être remis en état, tout se fera à Nouméa et ce en dépit de plusieurs raids aériens japonais.

L’Albany est de nouveau opérationnel en mars 1952. Il rallie néanmoins les eaux hawaïennes pour réaliser sa remise en condition loin du stress des combats. Ce n’est qu’en mai qu’il est à nouveau engagé au combat.

Il est à nouveau endommagé en octobre 1953 au large des Phillipines, un bombardier japonais plaçant deux bombes, l’une à l’avant détruisant le puit à chaines et une seconde frolant la coque à tribord. Les réparations sont réalisées à Cavite.

L’Arsenal à certes été sérieusement endommagé par les bombardements et les sabotages japonais mais un dock-flottant et le navire-atelier Medusa permet de réaliser des répararations pas trop lourdes.

L’Albany termine la guerre à Yokohama au Japon. Il quitte le pays le 15 octobre 1954, débarque du matériel et des hommes à Pearl Harbor où il fait escale du 23 au 30 octobre avant de rallier San Diego le 8 octobre 1954.

Après trois mois d’entrainement au profit de nouvelles recrues et d’officiers de réserve, l’Albany quitte la Californie le 11 mars, franchit le canal de Panama les 18 et 19 mars, relache à La Havanne du 24 au 28 mars, à Miami du 30 mars au 2 avril avant de rallier Boston le 6 avril 1955.

Il entame alors les processus de désactivation, le CA-71 étant officiellement désarmé le 12 mai 1955. Il est confié aux bons soins de l’Atlantic Reserve Fleet Boston Group.

Il est réarmé le 21 septembre 1959 pour être transformé en croiseur lance-missiles. Les travaux _identiques à ceux du Boston_ sont menés par le Boston Navy Yard et vont durer seize mois jusqu’en janvier 1961, le USS Albany (CAG-2) étant remis en service le 12 janvier 1961. Affecté à la 2ème flotte, il est stationné à Norfolk.

Régulièrement déployé en Méditerranée au sein de la 6ème flotte, le USS Albany est désarmé le 14 mars 1977 à son retour de son dernier déploiement en Méditerranée.

Rayé du Naval Vessel Register le 14 mai 1977, il est vendu à la démolition à Esco Marine qui procéda à son démantèlement à Brownsville entre mars et juillet 1978.

USS Rochester (CA-72)

USS Pittsburgh (CA-72) 1950's

-Le USS Rochester (CA-72) est mis sur cale aux chantiers navals Bethleheem Steel Corporation (Shipbuilding Division) sis à Quincy (Massachusetts) le 12 septembre1942 lancé le 25 mars 1944 et commissionné le 24 octobre 1945 au Norfolk Navy Yard.

Après un mois à effectuer sa mise en condition opérationnelle, le croiseur lourd passe deux semaines en travaux complémentaires. Il s’agit à la fois des travaux non effectués avant la commission mais également des réparations suite à la mise en condition opérationnelle effectuée au large de la Virginie.

Il quitte Norfolk le 15 décembre 1945 pour rallier Pearl Harbor. Il fait escale à Miami du 19 au 21 décembre, à Kingston (Jamaïque) du 23 au 27 décembre, franchit le canal de Panama les 30 et 31 décembre, arrivant à San Diego le 8 janvier 1946.

Il quitte la Californie une semaine plus tard le 15 janvier pour rallier Pearl Harbor, son port d’attache le 23 janvier.

Le 21 mars 1950, le Rochester était à la mer en compagnie d’une partie de la flotte américaine et participe à la recherche du groupe aéronaval ayant attaqué la base navale hawaïenne mais sans succès.

Il est endommagé au large des Phillipines par une bombe japonaise (12 mai 1950) l’obligeant à réparer à Pearl Harbor. Il est de retour au combat en juillet. C’est sa seule «blessure» de tout le conflit.

Et pourtant, le croiseur lourd à été fort occupé, participant à la bataille de la mer de Corail, à l’opération Gymnastic (offensive anglo-française) en direction de la Birmanie en avril 1952.

Cette opération s’achève en juillet et le croiseur ne participe à la campagne de Nouvelle-Guinée qu’à partir de septembre après une période d’entretien, de remise en état et de repos de l’équipage.

La campagne de Nouvelle-Guinée terminée (janvier 1953), le croiseur lourd participe à la campagne des Phillipines deuxième du nom.

Le 5 décembre 1953, il assiste le porte-avions USS Cabot (CV-16) gravement endommagé au large d’Iwo Jima. Il lui passe une remorque mais après seulement 75 miles (environ 150km), la remorque est larguée, le porte-avions ayant retrouvé une propulsion autonome.

Il termine la guerre par une participation active aux opérations Detachment (Iwo Jima) et Iceberg (Okinawa).

Rentré à Bremerton le 14 décembre 1954, le CA-72 est désarmé le 12 janvier 1955 et placé sous cocon au sein du Pacific Reserve Fleet Bremerton Group.

Jamais réarmé, il est rayé du Naval Vessel Register le 8 octobre 1970, vendu à la démolition et démantelé.

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