Dominions (101) Nouvelle-Zélande (12)

Armes et Véhicules de l’armée néo-zélandaise

Armes de l’infanterie

Armes individuelles (1) : pistolets et revolvers

Browning HP 4

Le Browning GP (Grande Puissance)

Les néo-zélandais utilisent principalement deux armes de poing, le Webley Revolver et un pistolet automatique, le Browning GP (Grande Puissance) de conception belge mais essentiellement fabriqué au Canada.

Le premier était l’un des rejetons d’une prolifique famille qui compta six variantes de Mk I à Mk VI. Il était issu d’un revolver baptisé Webley Governent, une arme qui n’à jamais été adoptée officiellement par l’armée britannique mais qui était très appréciée par les officiers qui en faisaient souvent leur arme personnelle.

Le Mk I est mis en service en 1887, le Mk II arrivant dès 1894, le MK III en 1897 et le Mk IV en 1899.

C’était donc une arme assez ancienne en 1948 mais elle restait très populaire auprès des officiers et de certains soldats. On verra même se développer un certain snobisme entre les possesseurs d’un Webley et ceux préférant le pistolet automatique Browning.

revolver Webley & Scott Mk IV

Revolver Webley Mk IV

Le Webley Mk IV était un revolver automatique de conception classique, mesurant 287mm de long (dont 152 rien que pour le canon), pesant 1.080kg, utilisant un chargeur barillet de six cartouches de 11.55mm qui ont une portée maximale efficace de 45.72m et une cadence de tir maximale de 20 à 30 coups par minute.

Le pistolet automatique Browning est une arme tirant la célèbre cartouche 9mm Parabellum, pesant 882g à vide, mesurant 200mm de long (dont 118mm pour le canon), un chargeur de 13 cartouches avec une portée maximale de 50m (25m en pratique) et une cadence de tir de 25 coups par minute.

Colt M-1911 5

Le célébrissime « Colt .45 » Probablement le pistolet automatique le plus célèbre du monde

La New Zealand Army va également utilisé le célèbre «45», le pistolet automatique Colt M1911A1 mis en service dans l’armée américaine comme son nom l’indique en 1911. Signe de sa qualité, il n’à été retiré du service qu’en 1985 ! Ce pistolet pèse 1.060kg mesurant 218mm de long, utilisant des chargeurs droits de sept cartouches.

Outre l’auto-défense, l’arme de poing était utilisée pour le nettoyage des pièces où parfois il était dangereux d’utiliser une grenade voir même un pistolet mitrailleur. Si en théorie le pistolet et le revolver était l’arme de base de l’officier, au front les dits officiers préféraient s’équiper en plus d’un pistolet mitrailleur ou d’une carabine.

Armes Individuelles (2) : pistolet mitrailleur

Le pistolet mitrailleur (appelé improprement mitraillette en France), submachine gun en anglais est une arme automatique dirant à grande cadence des cartouches de pistolets de 7.65 à 11.43mm.

MP-18 4

MP-18.

Elle est apparue à la fin du premier conflit mondial pour équiper les Stosstrupen allemandes, le MP-18 étant le premier pistolet mitrailleur opérationnel de l’histoire.

Le conflit terminé, les armes occidentales se détournèrent du pistolet mitrailleur, décidant de faire confiance au fusil voir à la carabine. Les raisons sont nombreuses mais il semble que l’absence de RETEX des leçons du premier conflit mondial et la crainte de ne pouvoir fournir suffisamment de munitions explique cet oubli dans quasiment toutes les armées.

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Sten Mk III dans les mains d’une ouvrière

 

L’armée néo-zélandaise va recevoir ses premiers pistolets mitrailleurs à l’été 1948 sous la forme d’un pistolet mitrailleur britannique, la Sten Mk III. Cette première commande de 2500 exemplaires est suivie d’une autre de 15000 pièces avant que la Grande-Bretagne informe Wellington qu’elle ne pourra en fournir d’autres.

Austen

Austen

Ce stock va être complété par d’autres armes comme l’Austen, un pistolet mitrailleur inspiré par la Sten, une arme qui comme son nom l’indique est inspirée de la Sten mais n’est pas une simple copie.

Thompson M1A1

pistolet mitrailleur Thompson M1A1

L’armée néo-zélandaise va aussi utiliser en petit nombre le pistolet mitrailleur Thompson M1A1 rendu célèbre par les sicaires d’Al Capone et les incorruptibles d’Elliot Ness mais aussi à la fin du conflit notamment en Europe, le pistolet mitrailleur Sterling qui devait remplacer la Sten mais qui ne le fera qu’incomplètement et qui sera davantage utilisé après guerre que pendant le conflit lui même.

Sterling 4.jpeg

Sterling

Le second conflit mondial terminé, seul le pistolet mitrailleur Sterling est conservé, devenant l’arme standard de l’armée néo-zélandaise jusqu’à son remplacement dans les années soixante-dix par une arme allemande, le Heckler & Koch MP-5.

Armes Individuelles (3) : fusils

Depuis le 16ème siècle, des armes à feu individuelles combattent sur les champs de bataille, des armes appelées d’abord arquebuses puis mousquets et enfin fusil. L’emploi de ces armes ne fût pas toujours bien vu, le célèbre Chevalier Bayard faisait pendre les arquebusiers fait prisonniers.

Le fusil à d’abord été à chargement par la bouche puis par la culasse à partir du milieu du 19ème siècle. Au niveau du fonctionnement le système par répétition à été longtemps dominateur avant de céder la place au fusil semi-automatique puis au fusil automatique.

 

L’armée néo-zélandaise va utiliser plusieurs modèles. Si le Pattern 1914 Enfield est totalement déclassé et utilisé uniquement sur le territoire nationale par les unités de défense territoriale, les autres armes sont employées au combat.

Lee Enfield Mark IV n°1

Lee Enfield Mark IV n°1

En septembre 1948, le fusil standard est le vénérable fusil à répétition Lee-Enfield qu’il s’agisse du n°1 Mk3 ou du N°4 Mk1, ce dernier plus présent que le premier.

M1 Garand 27

M-1 Garand

Ce fusil était une bonne arme mais clairement en voie de déclassement. Voilà pourquoi l’armée néo-zélandaise à ensuite utilisé le M-1 Garand qu’il s’agisse d’armes directement livrées par les américaines ou d’armes produites sous licence par l’Australie.

Naturellement, les premiers étaient livrés aux unités déployées en Méditerranée, les seconds pour les unités engagées au combat sur le théâtre d’opération Asie-Pacifique. Ce fusil sera remplacé au début des années soixante par le Fusil Automatique Leger (FAL) de conception et de fabrication belge.

Armes Collectives (1) : fusils mitrailleurs et mitrailleuses

Inventée pour limiter les pertes humaines (on voulait réduire les effectifs en ligne à une époque où les soldats mouraient davantage de maladie que des combats), la mitrailleuse allait provoquer des pertes considérables durant le premier conflit mondial, le trio Mitrailleuse/Tranchées/Barbelés (MTB) poussant à la création du char de combat.

Après guerre la mitrailleuse reste une arme de premier plan en compagnie du fusil mitrailleur, une mitrailleuse de taille réduite utilisable par les troupes d’assaut.

La Nouvelle-Zélande ne fait pas exception, l’infanterie néo-zélandaise disposant à la fois de fusils mitrailleurs et de mitrailleuses moyennes et lourdes.

Bren LMG Mk I

Bren Light Machine Gun Mk I

Le fusil mitrailleur utilisé par l’infanterie néo-zélandaise est le Bren, une light machine gun aux origines particulières puisque la base technique n’est autre que le fusil mitrailleur tchécoslovaque ZB vzor 26. Adapté aux besoins anglais par la firme Lee-Enfield (BR : Brno EN : Enfield), il devient le Bren.

Le Bren était utilisé au niveau du groupe de combat (appelée section), une arme qui était servie par trois hommes qui assuraient l’appui-feu des sept fusiliers. Durant le conflit certains groupes disposeront de deux fusils mitrailleurs Bren.

Vickers Machine Gun 2

Vickers modèle 1912

La mitrailleuse moyenne standard est la célèbre Vickers modèle 1912 ainsi que ses dérivés, ces armes étant utilisées par la compagnie de mitrailleuses et de mortiers. Elle était toujours en service en septembre 1948 bien qu’en passe d’être déclassée. Elle sera d’ailleurs retirée peu après la fin de la guerre.

A côté du Bren et du Vickers modèle 1912, l’armée de terre néo-zélandaise utilisera en petit nombre la mitrailleuse Lewis (qui eut davantage de succès dans l’aviation), la mitrailleuse moyenne américaine standard, la Browning M1919 et la mitrailleuse lourde Browning M-2HB.

Browning M-1919 8

Browning M1919A4

Si la Lewis fût surtout utilisée pour l’entrainement et la défense locale, la Browning M1919 fût le plus souvent utilisée quand les unités néo-zélandaise combattaient sous commandement américain.

Il semble qu’il était prévu de remplacer la vieille Vickers modèle 1912 par la M1919A4 mais ce projet ne fût jamais mené à bien. Finalement «The Old Smokie» (la vieille fumeuse) fût retirée du service en 1955 mais remplacée seulement en 1960 par une mitrailleuse polyvalente. La Browning M2HB était surtout utilisée depuis les véhicules ou depuis des positions fixes.

Armes Collectives (2) : mortiers et armes antichars individuelles

Le mortier est apparu durant le premier conflit mondial pour permettre à l’infanterie de disposer d’une arme d’appui compacte capable de tirer depuis une tranchée en direction de celle de l’adversaire, le premier d’entre-temps, le mortier zéro est le Stokes de 81mm.

La légende raconte que le choix de ce calibre pour le moins étrange était le résultat d’un simple concours de circonstance, son créateur Wilfried Stokes disposait d’un stock de tuyaux de ce diamètre.

L’armée néo-zélandaise utilise différents modèles de mortiers du plus léger au plus lourd. Plus le calibre augmente et plus l’échelon d’employabilité est élevé puisque nécessitant des hommes et du temps pour le déployer et l’utiliser.

Ordnance SBML 2-inch mortar 13

2 Inch Mortar en action

Le mortier le plus léger est le 2 Inch Mortar, un mortier de 2 pouces (50.8mm) mis en service dans l’armée britannique en 1937 et dans l’armée néo-zélandaise à partir de 1943. Pesant 4.8kg, il peut lancer son projectile jusqu’à 460m à une cadence maximale théorique de huit coups par minute.

Cette arme utilisée au niveau du peloton de combat (l’équivalent de la section en France), l’état-major disposant d’un mortier de ce type.

Mortier de 60mm M19

Mortier M-19

Durant le conflit l’armée néo-zélandaise reçut également des mortiers de 60mm de conception et de fabrication américaine, le M19 Mortar. Pesant 9.3kg, il pouvait tirer à 1790m jusqu’à huit coups par minute. A la différence de ces mêmes mortiers envoyés en Méditerranée par les australiens, les néo-zélandais n’ont utilisé ce mortier américain que sur le théâtre d’opération Asie-Pacifique.

Ordnance ML 3 inch Mortar 6

3 Inch Mortar

On trouve ensuite le 3 Inch Mortar Mk II, un mortier de 81.2mm pensant 50.8kg et tirant à 1463m jusqu’à 15 coups par minute. Cette pièce était utilisée au niveau du peloton mortier de la compagnie d’appui du bataillon d’infanterie, ce peloton disposant de six mortiers de ce type.

Ordnance ML 4.2 inch Mortar 7

Ordnance ML (Muzzle Loading) 4.2 Inch Mortar

Enfin le mortier le plus lourd était un mortier de 106.7mm (là où d’autres pays préfèrent le 120mm). Deux modèles vont cohabiter, un mortier britannique le ML 4.2 Inch Mortar et le M2 4.2 Inch Mortar qui lui était un mortier de conception et de fabrication américaine. Ces deux armes étaient en service au sein du bataillon de mitrailleuses et de mortiers de la brigade de combat.

4.2 inch Mortar M2.gif

M2 4.2 Inch Mortar

Le premier nommé pèse 147kg et pouvait lancer à 3750m jusqu’à 10 coups par minute alors que le second pesait 151kg et pouvait envoyer à 4023m jusqu’à cinq coups par minute.

Devant leur poids très important, ces mortiers étaient généralement employés soit depuis des positions fixes ou quand ce n’était pas possible depuis un véhicule porte-mortier.

Face aux chars de combat, l’infanterie confia longtemps son sort aux canons antichars. Tant qu’il s’agissait de canons légers et maniables cela pouvait aller mais avec l’augmentation des blindages et donc du poids des canons antichars il devenait impossible d’offrir aux petites unités d’infanterie un moyen efficace défense contre les chars ennemis en absence de chars amis.

PIAT 18.jpg

PIAT !

En attendant d’utiliser les bazooka américains, les fantassins néo-zélandais vont utiliser une arme britannique, une sorte de mortier lançant une charge creuse à l’aide d’un puissant ressort, le PIAT pour Projector Infantry Anti-Tank.

Ironie de l’histoire, les fantassins néo-zélandais en particulier et du Commonwealth en général vont davantage utiliser le bazooka contre des blockhaus et des bâtiments que contre des chars japonais probablement en raison du faible nombre d’engins déployés.

Des grenades à fusil antichars étaient également utilisables comme nous l’avons vu plus haut et il y avait parfois engagement d’une arme artisanale que les guérilleros du monde entier connaissent à savoir le cocktail molotov même si son utilisation comme son efficacité étaient plutôt aléatoires.

On utilisait aussi au sein de l’armée néo-zélandaise quelques fusils antichars Boys, des lance-roquettes M-1 ainsi que des mines Mk2 et Mk5.

Une réflexion sur “Dominions (101) Nouvelle-Zélande (12)

  1. L'amateur d'aéroplanes dit :

    La conversion des unités de mesures anglo saxonnes au systéme métrique donnent souvent des résultats étranges 🙂

    Le Webley Mk IV était un revolver automatique de conception classique, mesurant 287mm de long (dont 152 rien que pour le canon), pesant 1.080kg, utilisant un chargeur barillet de six cartouches de 11.55mm qui ont une portée maximale efficace de « 45.72m « 

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