URSS (43) Aéronavale (2)

Les avions de l’aéronavale soviétique (1) : les chasseurs

Avant-Propos

Quand apparaît l’aviation militaire, les armées de terre et les marines se dotent chacune d’un service aéronautique d’une taille et d’une puissance variable. Les premières unités étaient des unités de reconnaissance et d’observation mais très vite des unités de chasse et d’attaque sont apparues.

Cela générait rivalités et doublons qui furent souvent éliminés en regroupant sous une même autorité tous les moyens aériens. Cela se faisait souvent au détriment de l’aéronavale comme en Grande-Bretagne.

Les marines cherchaient à conserver plus ou moins des unités aériennes, s’estimant non sans raison plus à même de savoir ce qui leur fallait pour appuyer leurs navires.

La priorité allant à la reconnaissance, au bombardement et au torpillage, la chasse était souvent délaissée, certains pays comme le Japon estimant que la chasse embarquée était à terme condamnée !

Comme nous le savons ce ne sera pas le cas, les progrès techniques permettant d’aboutir à des chasseurs tellement performants que les avions d’attaque embarqués étaient en passe d’être menacés.

Outre les unités de chasse embarquées, certaines marines disposaient d’escadrilles ou de flottilles de chasse destinées à couvrir les bases navales et aéronavales. Il s’agissait d’assurer la défense contre des bombardements massif ou abattre avions et hydravions de reconnaissance venant fouiner au dessus des bases.

En ce qui concerne la VMF, les unités de chasse dépendaient des onze divisions d’aviation de la flotte avec un régiment alignant 63 chasseurs sauf la 6ème DAF en mer Caspienne qui ne disposait que de trente-six chasseurs. A cela s’ajoute les deux groupes aériens embarqués qui disposaient de seize chasseurs chacuns.

Cela nous donne 692 chasseurs soit un tiers des appareils de première ligne ce qui semble traduire une ambition plutôt défensive même si les différents modèles de chasseurs pouvaient également être utilisés comme chasseurs-bombardiers avec bombes et roquettes.

Yakovlev Yak-9K

Yakovlev Yak-9

En juin 1950 quatre modèles de chasseurs équipent l’aéronavale de la RKKF. Le principal modèle est le Yakovlev Yak-9 présent à 221 exemplaires dont trente-deux de la version embarquée baptisée Yak-9K.

On trouve ensuite 189 Lavochkine La-5 et 189 Lavochkine La-7, 63 Yakovlev Yak-7 et 36 Yakovlev Yak-3.

Durant le conflit des chasseurs étrangers seront livrés au titre du prêt-bail, des chasseurs quasi-exclusivement américains. Si l’aéronavale soviétique n’à pas utilisé le Bell P-39 Airacobra, elle à utilisé le Curtiss P-40 et le Republic P-47, le premier en plus grand nombre que le second.

Curtiss P-40E Warhawk 10

Curtiss P-40E

Il semble que quelques chasseurs britanniques ont été livrés (Hawker Hurricane, Supermarine Spitfire) mais l’information n’est pas certaine tout comme leur utilisation au combat.

Yakovlev Yak-3

Yakovlev Yak-3 57

Le Yakovlev Yak-3 est un chasseur léger monomoteur monoplan développé en même temps que le Yak-1. Ce sont deux design différents qui finiront par être mis en service en même temps au sein des unités des VVS et des IA-PVO alors que la VMF elle se contenta du Yak-3.

Le Yakovlev Yak-3 (appelée également I-30) est un appareil construit entièrement en métal propulsé par un moteur en ligne Klimov M-105P. Son armement se compose d’un canon de 20mm et de deux mitrailleuses de 7.62mm, l’armement étant concentré dans le nez. L’armement évoluera puisque les appareils de série disposaient toujours du canon de 20mm dans le nez mais dans les ailes on trouvait deux mitrailleuses de 12.7mm et deux mitrailleuses de 7.62mm.

Le premier prototype décolle pour la première fois le 12 avril 1941, un deuxième prototype décollant à l’automne. Les essais se passent bien, la production commença courant 1942 d’abord pour équiper l’armée de l’air soviétique avant d’équiper des unités de l’aéronavale soviétique.

180 Yakovlev Yak-3 ont été livrés à la VMF mais cet appareil à été peu à peu remplacé par des chasseurs jugés plus modernes et plus efficaces si bien qu’en juin 1950 seulement trente-six Yakovlev Yak-3 étaient encore en service au sein de la 6ème division de l’aviation de la flotte qui couvre et appui la flottille de la mer Caspienne.

Quand les allemands déclenchent l’opération BARBAROSSA, l’appareil est considéré comme dépassé par les soviétiques, le remplacement de l’appareil était d’ailleurs prévu mais repoussé par l’offensive allemande.

Le régiment de chasse de la 6ème DAF est engagé avec ses Yak-3 lors de l’opération FRIEDRICH, l’offensive allemande en direction du Caucase lancée au printemps 1951. Il subit de lourdes pertes et l’unité sera reconstituée sur le Yakovlev Yak-9.

Caractéristiques Techniques du Yakovlev Yak-3

Type : chasseur léger monomoteur monoplan

Masse à vide 2105kg en charge 2692kg

Dimensions : longueur 8.5m envergure 9.2m hauteur 2;39m

Motorisation : un moteur en ligne Klimov M-105F de 1100ch

Performances : vitesse maximale 580km/h distance franchissable 650km plafond opérationnel 10700m

Armement : un canon de 20mm avec 48 coups dans le nez, deux mitrailleuses de 12.7mm et deux mitrailleuses de 7.62mm dans chaque aile.

Yakovlev Yak-7

Yakovlev Yak-7.JPG

Le Yakovlev Yak-7 est issu du Yakovlev Yak-1 par un chemin de traverse. En effet l’appareil devait être initialement une version d’entrainement du Yak-1 mais comme ses performances étaient plutôt bonnes, les soviétiques décidèrent de le convertir en appareil de première ligne, en chasseur.

L’appareil se révéla être plus simple, plus solide et aux performances supérieures à celles du Yak-1, un appareil dont la mise au point se révélera longue et compliquée au point qu’il ne sera jamais populaire au sein des VVS et de l’IA-PVO. Quand à la VMF, le Yakovlev Yak-1 ne sera jamais utilisé.

Tout commence donc en 1939 quand Alexander Yakovlev commença à dessiner un avion d’entrainement avancé baptisé I-27 puis UTI-26, UTI signifiant dans la langue de Tolstoï Uchebno Trenirovochnyi Istrebitel ou «chasseur d’entrainement».

Cette décision de développer à partir du Yak-1 un avion d’entrainement à la chasse s’explique par la volonté de réduire le fossé entre l’avion d’entrainement de base et l’avion opérationnel surtout pour une armée de l’air en croissance comme l’armée de l’air de l’URSS.

Les travaux commencent sérieusement en 1940. Par rapport au Yak-1, le nouvel appareil avait des ailes plus larges et le cockpit était naturellement biplace, l’armement réduit à une simple mitrailleuse de 7.62mm. Néanmoins dès l’origine Alexander Yakovlev envisageait un appareil multimissions pouvant mener des missions de liaison et de transport léger.

La production du Yakovlev Yak-7UTI commença à l’été 1941 d’abord dans cette version d’entrainement avancé puis dans une version pour entrainement initial, le Yak-7V (V = Vyvozoni «familiarisation») qui disposait d’un train fixe lui permettant par exemple d’utiliser des skis pour une utilisation hivernale.

Face aux performances intéressantes de l’appareil, émergea rapidement l’idée d’en développer une version de chasse monoplace. Le but était de disposer à la fois d’un intercepteur, d’un chasseur de supériorité aérienne mais aussi d’un chasseur bombardier bien armé.

Le développement d’une version de chasse du Yak-7UTI commença sérieusement au printemps 1943 avec la commande de deux prototypes. Le premier d’entre-eux décolla le 4 septembre 1943 mais s’écrasa un moins plus tard suite à un problème moteur. Le deuxième prototype décolle pour la première fois le 4 janvier 1944.

Les tests se passent bien et la production en série est lancée fin 1944 d’abord pour l’armée de l’air puis pour l’aéronavale soviétique.

Cette dernière met en ligne soixante-trois appareils qui équipent la 2ème DAF déployée sur les rives de la mer Noire. Il était initialement prévu d’autres appareils mais pour une raison encore inconnue aujourd’hui, la VMF à préféré d’autres appareils qu’ils soient ou non produits par la firme Yakovlev.

Les soixante-trois appareils en question sont toujours en service quand les allemands déclenchent l’opération BARBAROSSA en juin 1950. Si le Yak-7 est en voie de déclassement, il reste encore capable de faire face aux Me-109 et autres Fw-190 allemands.

Le régiment de chasse de la 2ème DAF couvre les ports des rives de la mer Noire. Sa mission est simple : couvrir le plus longtemps possible les ports ukrainiens pour permettre l’évacuation vers le Caucase de troupes piégées par l’avancée allemande (Ce n’est que tardivement que Staline décrétera le célèbre «plus un pas en arrière»).

Les combats sont donc violents et si les pilotes allemands ont souvent le dessus ils doivent constater amèrement que les « untermeschen », les sous-hommes savent se battre, transformant l’opération BARBAROSSA en une véritable guerre d’usure bien loin de la promenade militaire espérée.

Chassé de terrains en terrains, le régiment de chasse de la 2ème division d’aviation de la flotte est virtuellement éliminé à l’automne 1950. Les survivants sont peu nombreux mais auréolés d’une gloire que peu d’unités de l’aéronavale soviétique peuvent s’enorgueillir.

Le régiment va être ainsi la première unité de chasse de l’aéronavale à recevoir le Yakovlev Yak-11, le dernier né des chasseurs conçus par Alexander Yakovlev.

Caractéristiques Techniques

Type : chasseur et chasseur-bombardier monoplace monoplan monomoteur

Masse à vide 2450kg en charge 2935kg

Dimensions : longueur 8.48m envergure 10m hauteur : nc

Motorisation : un moteur en ligne Klimov M-105PA 12 cylindres de 1200ch

Performances : vitesse maximale 595 km/h à 5000 (480km/h au niveau de la mer) distance franchissable 643km plafond opérationnel 9500m

Armement : un canon de 20mm ShVAK, deux mitrailleuses de 7.62mm sur les premiers modèles de série remplacés ultérieurement par deux mitrailleuses de 12.7mm. Possibilité d’emporter deux bombes de 250kg sous les ailes, bombes qui pouvaient être remplacés par des réservoirs supplémentaires.

Yakovlev Yak-9

Yakovlev Yak-9 2.jpg

Yakovlev Yak-9

Le Yakovlev Yak-9 est dévellopé à partir du Yak-7 même si il serait abusif de considérer le Yak-9 comme un simple dérivé du Yak-7, les transformations, les modifications étant trop importantes pour ne pas considérer le Yak-9 comme un nouvel appareil.

Sur le plan esthétique, le Yakovlev Yak-9 est un très élégant appareil, un vrai pur-sang là où le Yak-7 était un percheron, un pesant cheval de labour. Le développement commence à l’automne 1943, le premier prototype volant le 17 mars 1944, le deuxième décollant pour la première fois le 8 mai suivant.

Le développement se passe bien et la production en série commence fin 1944. La priorité est naturellement donnée aux différentes composantes de «l’armée de l’air» mais l’aéronavale va bénéficier de nombreuses livraisons puisque le Yak-9 est présent à 221 exemplaires dont 32 en version Yak-9K, un appareil embarqué et embarquable sur les porte-avions Orel et Ulianovsk.

Les 189 appareils restants sont déployés au sein de la Flotte de la Baltique avec deux régiments intégrés respectivement aux 1ère et 5ème DAF, la 7ème DAF de la Flotte du Pacifique disposant des soixante-trois derniers appareils.

Ces appareils sont toujours en service en juin 1950, le Yak-9 étant considéré comme le meilleur chasseur soviétique avant l’apparition du Yak-11. Les chasseurs de l’aéronavale affrontent bravement la Luftwafe avec des résultats contrastés.

Si les pilotes soviétiques sont mieux entraînés qu’en septembre 1939, ils n’ont pas l’expérience du conflit alors que les pilotes allemands ont derrière eux dix-huit mois de durs combats contre les français et les britanniques.

Les combats sont donc confus, parfois à l’avantage des soviétiques mais hélas pour eux les Experten de la Luftwafe l’emporte en raison de leur plus grande expérience, d’appareils parfois supérieurs et surtout d’une plus grande discipline.

Progressivement le Yak-9 est remplacé par le Yak-11 et par son évolution le Yak-13. Il est néanmoins encore en service à la fin du conflit notamment au sein de la 7ème DAF qui engagea des appareils en Mandchourie, appareils qui surclassèrent les rares appareils japonais encore disponibles.

En ce qui concerne le Yak-9K, l’appareil était encore en service en septembre 1954, une version embarquée du Yak-11 étant encore en cours de développement.

Caractéristiques Techniques du Yak-9D

Type : chasseur et chasseur-bombardier monomoteur monoplace

Masse à vide 2350kg en charge 3117kg

Dimensions : longueur 8.55m envergure 9.74m hauteur 3m

Motorisation : un moteur en ligne Klimov M-105PF de 1350ch

Performances : vitesse maximale 580 km/h rayon d’action 1360km plafond opérationnel 9100m

Armement : un canon de 20mm ShVAK avec 120 coups et deux mitrailleuses de 12.7mm UBS

Caractéristiques Techniques du Yak-9U

Masse à vide 2512kg en charge 3204kg

Dimensions : longueur 8.55m envergure 9.74m hauteur 3m

Motorisation : un moteur Klimov VK-107A 12 cylindres de 1500ch

Performances : vitesse maximale 672km/h en altitude distance franchissable 675km plafond opérationnel 10650m

Armement : un canon de 20mm ShVAK avec 120 coups et quatre mitrailleuses de 12.7mm UBS

Lavochkine La-5

Lavochkin La-5 3

Le Lavochkine La-5 est un chasseur soviétique à moteur radial, une évolution du Lavochkin-Gorbunov-Gudkov LaGG-3 où le moteur en ligne est remplacé par un moteur radial Shvetsov Ash-82 plus puissant.

C’est une vraie réussite à tel point qu’il y à débat pour savoir quel était le meilleur chasseur soviétique au déclenchement du second conflit mondial : le Yakovlev Yak-9 et le Lavochkine La-5.

Si on en croit les pilotes allemands, le La-5 était le meilleur car cet appareil était clairement redouté d’autant que dans le feu de l’action le chasseur soviétique pouvait bien être pris pour un Fw-190 et chacun sait combien quelques secondes dans un combat aérien peuvent faire la différence entre la vie et la mort.

A l’origine du La-5 figure donc le LaGG-3, une tentative de remédier à la sous-motorisation du LaGG-1. Il y avait certes du mieux mais la sous-motorisation était toujours importante ce qui explique le lancement début 1942 d’un nouveau programme destiné à aboutir à un chasseur satisfaisant.

Vladimir Gorbunov le créateur des LaGG-1 et 3 essaya d’installer un moteur radial Shvetsov Ash-82 sur une cellule de LaGG-3.

Ce développement était totalement officieux, l’échec du LaGG-3 ayant provoqué le courroux du Vjod qui n’envoya pas l’ingénieur au goulag mais réduisit drastiquement ses moyens.

Le prototype décolle en mars 1942 et les performances sont remarquables. La production va donc être lancée, l’appareil d’abord connu sous la désignation de LaG-5 (LaG = Lavochkine et G pour Gorbunov) puis La-5 (bien que Gorbunov soit toujours dans le programme).

La production commence avec la transformation de LaGG-3 inachevés avant de passer à la production d’appareils neufs. Les premiers appareils sont livrés à la VVS au printemps 1943, la VMF recevant ses appareils à l’automne 1944.

En juin 1950, 189 Lavochkine La-5 sont en service au sein de l’aéronavale soviétique répartis entre la flotte de la mer Noire (4ème DAF) et celle du Pacifique (9ème et 11ème DAF) à raison d’un régiment à trois escadrilles de vingt et un appareils par division.

L’appareil est en première ligne pour défendre l’Ukraine et les bases de la flotte de la mer Noire contre l’aviation allemande. Les deux divisions du Pacifique restent d’abord sur le pied de guerre, craignant une attaque japonaise en liaison avec les allemands.

Quand cette attaque devint une chimère, l’aéronavale envoya la 11ème DAF dans le Caucase à temps pour affronter les unités allemandes de l’opération FRIEDRICH.

Les La-5 sont progressivement remplacés par des La-7 et par des La-9, les dernières unités ayant remplacé leurs chasseurs à l’automne 1953. Les avions survivants ne sont pas feraillés mais stockés, certain ayant été cédés à des pays communistes comme la Pologne et la Chine.

Caractéristiques Techniques (Lavochkine La-5FN)

Type : chasseur monomoteur monoplace monoplan

Masse à vide 2605kg en charge 3265kg maximale au décollage 3265kg

Dimensions : longueur 8.67m envergure 9.80m hauteur 2.54m

Motorisation : un moteur radial Shvetsov Ash-82FN de 1850ch

Performances : vitesse maximale 648 km/h distance franchissable 765km plafond opérationnel 11000m

Armement : deux canons de 20mm avec 200 coups chacun et deux mitrailleuses de 7.62mm avec 500 coups chacun

Lavochkine La-7

Lavochkin La-7 16

Le Lavochkine La-7 est un chasseur monomoteur issu du La-5 et donc le dernier rejeton de la lignée née avec le LaGG-1 en 1938. Le premier vol du premier prototype à lieu le 17 février 1944 suivit d’un second en septembre de la même année.

Le programme se passe moins bien que son prédécesseur, les deux prototypes connaissant des problèmes récurrents de surchauffe et certaines fragilités techniques. La production est ainsi lancée seulement au printemps 1947, la VVS recevant ses premiers appareils à l’automne, la VMF au printemps 1948.

En juin 1950, 189 Lavochkine La-7 sont en service au sein de l’aéronavale soviétique. Ils sont répartis entre la Flotte de la Baltique (3ème DAF) et ceux de la Flotte du Nord (8ème et 10ème DAF).

Ces trois régiments de chasse sont engagés à des degrés divers. Le régiment de la 3ème DAF est engagé en première ligne face à l’invasion allemande et l’avancée du Heeresgruppe Nord.

Le La-7 montre des performances similaires à celle du La-5 avec néanmoins un rayon d’action plus important (c’était la principale faiblesse du La-5 qui obligeait les pilotes soviétiques à rompre le combat rapidement) et un armement supérieur.

Le régiment subit de lourdes pertes mais c’est toujours en unité constituée qu’il parvient à Leningrad pour défendre la «capitale de la révolution» contre les chasseurs et les bombardiers allemands.

L’unité mena également quelques missions d’escorte au profit de bombardiers de l’Aéronavale et de l’Armée de l’air. Le régiment est transformé sur Lavochkine La-9 au printemps 1952 et c’est sur cet appareil que le régiment va terminer le conflit.

Les deux régiments de la Flotte du Nord sont engagés à une moindre échelle. Si le régiment de la 10ème DAF subit de lourdes pertes en affrontant des bombardiers allemands et finlandais au dessus de la péninsule de Kola et en Norvège, le régiment de la 8ème DAF est moins engagé.

En effet le régiment reste déployé pour couvrir les ports de Mourmansk et d’Arkhangelsk, les rares avions allemands engagés sont des bombardiers ou des avions de reconnaissance non escortés ce qui facilite la tache des pilotes.

Si le régiment de la 10ème DAF est rééquipé avec des La-9, celui de la 8ème vole sur La-7 jusqu’à la fin du conflit. Maigre consolation, il recevra des La-11 courant 1956.

Caractéristiques Techniques

Type : chasseur monomoteur monoplace monoplan

Masse à vide 2638kg en charge 3315kg

Dimensions : longueur 8.6m envergure 9.8m hauteur 2.54m

Motorisation : un moteur radial Shvetsov Ash-82FN 14 cylindres de 1650ch entraînant une hélice tripale

Performances : vitesse maximale 661km/h à 6000m distance franchissable 950km plafond opérationnel 10450m

Armement : deux canons de 20mm avec quatre-vingt coups par canon et six mitrailleuses de 7.62mm (500 coups) ou quatre mitrailleuses de 12.7mm (200 coups par arme), 500kg de bombes.

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