12-Torpilleurs légers (12)

La Bombarde

Le torpilleur léger La Bombarde

Le torpilleur léger La Bombarde

-La Bombarde est mise sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) à Nantes le 12 février 1935, lancé le 23 mars 1936 et admis au service actif le 16 août 1937.

A son admission au service actif, le dernier torpilleur de classe Melpomène est affecté à la 13ème DT à Toulon en compagnie de ses sister-ships Baliste La Poursuivante et La Bayonnaise mais la création à Lorient d’une 14ème DT entraine le redéploiement du torpilleur léger à Bizerte où il forme la 12ème DT avec L’Iphigénie et La Pomone.

Durant la guerre de Pologne, la division va effectuer des missions de surveillance et des escortes de convois, notamment direction le Levant. Le conflit à peine terminé, la 12ème DT va entrer dans un cycle de grand carénage

Alors que La Pomone est immobilisé au bassin, la Bombarde _navire-amiral de la 12ème DT à titre temporaire_ et l’Iphigénie sortent pour entraînement du 18 décembre 1939 au 12 janvier 1940,les deux torpilleurs ralliant Bizerte le lendemain.

La Bombarde sort ensuite pour les essais (23 au 25 janvier) et la remise en condition (27 janvier au 10 février) de La Pomone, lui redonnant alors son pavillon de navire-amiral.

Après une école à feux du 13 au 19 février, le torpilleur léger Bombarde subit à son tour un grand carénage, étant échoué au bassin du 21 février au 23 mars 1940. Il sort ensuite pour essais (25 au 27 mars) et pour remise en condition (29 mars au 8 avril) à chaque fois en compagnie de ses deux compères de la 12ème DT.

La Bombarde participe ensuite à un exercice commun à la 12ème DT et à la 11ème DCT du 10 avril au 10 mai, les deux divisions rentrant à Bizerte le 15 mai 1940 après une escale à Tunis du 11 au 14. Les trois torpilleurs légers de la 12ème DT est à nouveau à la mer pour entraînement du 21 mai au 12 juin, date à laquelle ils rallient leur port d’attache.

La Bombarde sort pour une école à feux du 20 au 28 juin, faisant escale à Tunis du 29 juin au 3 juillet avant de rentrer le lendemain 4 juillet à Bizerte. Il sort ensuite pour les essais (5 au 7 juillet) et la remise en condition (9 au 23 juillet) de son sister-ship La Pomone.

Indisponible du 26 juillet au 16 août, la Bombarde sort pour essais (17 au 19 août) et pour remise en condition (21 août au 4 septembre) à chaque fois en compagnie de ses compères La Pomone et Iphigénie, les trois torpilleurs rentrant le lendemain à Bizerte.

La Pomone et ses deux compères effectuent un entraînement de division du 13 septembre au 2 octobre, la 12ème DT enchainant ensuite par un entraînement commun avec la 3ème Flottille de Torpilleurs venue de Mers-El-Kébir du 5 au 13 octobre.

L’Iphigénie, la Pomone et la Bombarde sortent à nouveau pour entraînement du 20 octobre au 12 octobre avant d’enchainer par un entraînement commun avec la 11ème DCT et la 17ème DSM du 20 novembre au 2 décembre, les différents navires faisant escale à  Tunis du 3 au 8 décembre avant de rentrer à Bizerte le lendemain. La 12ème DT termine l’année par une école à feux du 16 au 23 décembre, rentrant à Bizerte à la veille de noël.

La Bombarde et ses deux compères commencent l’année 1941 par une école à feux du 4 au 12 janvier, faisant escale à Bône (Algérie) du 13 au 16, ralliant Bizerte le lendemain  avant d’enchainer par un entraînement commun avec les torpilleurs d’escadre Trombe l’Alcyon et le Bordelais du 26 janvier au 6 février, les deux divisions faisant escale à Tunis du 7 au 10  avant de se séparer et de rentrer dans leurs ports respectifs, la 12ème DT ralliant Bizerte le 11 février 1941.

Les trois torpilleurs légers de la 12ème DT sortent pour entraînement de division du 18 février au 18 mars, rentrant à Bizerte le lendemain.

Alors que La Pomone est indisponible suite à une avarie mécanique (25 mars au 17 avril), la Bombarde et l’Iphigénie sortent pour une école à feux du 27 mars au 7 avril, faisant escale à Sfax du 8 au 12 avant de rentrer à Bizerte le lendemain. Ils participent ensuite aux essais (18 au 20 avril) et à la remise en condition (22 avril au 2 mai) de La Pomone.

Le 10 mai 1941, les torpilleurs légers Bombarde, l’Iphigénie et La Pomone quittent Bizerte, exécutant une école à feux du 10 au 17 mai avant de faire escale à Ajaccio du 18 au 21 mai puis de rallier Toulon le 22 mai 1941.

La 12ème DT va alors effectuer un entraînement commun avec la 13ème DT de Toulon du 23 mai au 12 juin, les six torpilleurs faisant une escale de représentation à Nice du 13 au 17 avant de se séparer, la 12ème DT ralliant Bizerte le 24 juin après une escale à La Valette du 21 au 23 juin.

Le torpilleur léger Bombarde sort pour entraînement au combat antisurface du 1er au 10 juillet, faisant escale à Bone du 11 au 14 juillet, rentrant le lendemain à Bizerte. Il est ensuite indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 16 juillet au 6 août recevant une DCA moderne (deux canons de 37mm Schneider modèle 1941 en affûts simples à la place des mitrailleuses de 13.2mm), sortant pour essais (7 au 9 août) et remise en condition (11 au 25 août) en compagnie de La Pomone.

La Bombarde et la Pomone sortent alors pour les essais (29 au 31 août) et pour remise en condition (2 au 16 septembre) de l’Iphigénie, les trois torpilleurs faisant escale à Bône du 17 au 20  et à Tunis du 22 au 27  avant de rallier Bizerte le lendemain.

Après une école à feux du 5 au 11 octobre, la 12ème DT participe à un entraînement commun aux navires de la 6ème EL du 15 au 30 octobre. Après une escale à La Valette du 1er au 7 novembre puis à Alexandrie du 10 au 15, la 6ème EL réalise un entraînement avec la marine britannique jusqu’au 21 novembre. Si les contre-torpilleurs et l’Emile Bertin continuent jusqu’au Levant, les trois torpilleurs légers rentrent à Bizerte le 25 novembre 1941.

Les trois torpilleurs légers sont en entretien à flot du 26 novembre au 8 décembre 1941, sortant pour essais du 9 au 11 puis pour remise en condition du 13 au 27, rentrant à Bizerte le lendemain.

La Bombarde et ses deux compères de la 12ème DT sortent pour entraînement de division du 5 janvier au 3 février, les trois navires ralliant Bizerte le lendemain avant d’enchainer par un entraînement commun avec le torpilleur d’escadre Le Fortuné du 11 février au 3 mars, les quatre navires faisant escale à Tunis du 4 au 11, la 12ème DT ralliant Bizerte le 12 mars.

Après une école à feux du 15 au 21 mars, les trois torpilleurs légers de la 12ème DT participent à la remise en condition du contre-torpilleur Mogador du 23 mars au 9 avril.

Après un entraînement à la défense aérienne à la mer du 11 au 18 avril, la Bombarde accompagné par l’Iphigénie et la Pomone effectuent un exercice commun avec le contre-torpilleur Mogador du 23 avril au 2 mai, faisant escale à Sfax du 3 au 6 mai avant de rentrer à Bizerte le lendemain.

Le 11 mai 1942, la 12ème DT appareille de Bizerte, ralliant Toulon le 14 mai pour un exercice commun avec le torpilleur d’escadre Le Fortuné du 15 mai au 15 juin, les quatre navires font escale à Ajaccio du 16 au 23  avant de rentrer dans leurs port respectifs, la 12ème DT rentrant à Bizerte le 25 juin 1942.

Le Bombarde sort pour une école à feux du 2 au 12 juillet, rentrant le lendemain 13 juillet à Bizerte avant de participer aux essais (17 au 19 juillet) et à la remise en condition (21 juillet au 4 août) de La Pomone.

Indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 8 au 28 août, la Bombarde sort pour essais du 29 au 31 août puis pour remise en condition du 2 au 14 septembre en compagnie de ses compères L’Iphigénie et Bombarde.

La 12ème DT sort pour une école à feux du 17 au 23 septembre 1942 avant d’accueillir au large de la Tunisie la 3ème DT (torpilleurs légers L’Alsacien Le Breton Le Corse et Le Tunisien) qui va remplacer la 12ème DT au sein de la 6ème Escadre Légère. Les deux divisions effectuent un entraînement commun du 24 septembre au 2 octobre, les deux divisions ralliant Bizerte le jour même.

Le 7 octobre 1942, la 12ème DT est dissoute. Le lendemain 8 octobre, les torpilleurs sont reclassés patrouilleurs et vont être réaffectés outre-mer.

Le patrouilleur Bombarde sort pour entraînement du 10 octobre au 5 novembre, faisant escale à La Valette du 6 au 13 novembre, rentrant le lendemain à Bizerte. Il sort à nouveau pour entraînement du 22 novembre au 7 décembre, rentrant le lendemain à son port d’attache.

Il subit un petit carénage à l’Arsenal de Sidi-Abdallah du 11 décembre 1942 au 14 janvier 1943, subissant une remise en état complète de la coque, de son appareil évaporatoire, de ses turbines ainsi que des locaux-vie et des locaux opérations sans oublier la modification de l’armement.

Il sort pour essais du 21 au 24 janvier 1943 puis pour remise en condition du 26 janvier au 9 février 1943, rentrant à Bizerte le lendemain. Il quitte la Tunisie le 15 février, faisant escale à Mers-El-Kébir du 19 au 22 février, à Casablanca du 26 février au 1er mars, arrivant à Dakar le 5 mars 1943.

Basé dans la capitale de l’AOF, il va assurer la protection d’une base majeure de la marine nationale notamment en raison de la présence du polygone de Rufisque. Il va mener de nombreuses patrouilles de surveillance, étant toujours en service en septembre 1948.

Le Baliste schéma
Caractéristiques Techniques de la classe Melpomène

Déplacement : standard 610tW (708 tonnes) pleine charge 895 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 80.70m longueur entre perpendiculaires 76m largeur 7.77m tirant d’eau moyen 3.07m

Propulsion : deux ensembles de turbines à engrenages alimentées en vapeur par deux chaudières à surchauffe dévellopant 22000ch et entrainant deux hélices tripales.

La Melpomène, la Flore, la Cordelière l’Incomprise le Branlebas et le Bouclier sont équipés de turbines Rateau, les La Pomone l’Iphigénie et la Bombarde de turbines Parson alors que La Bayonnaise, La Poursuivante et la Baliste de turbines Fives-Lille.

Performances : vitesse maximale 34 noeuds distance franchissable théorique 700 miles à 38 noeuds 1500 miles à 18 noeuds

Electronique : aucune à l’origine mais un radar de navigation est installé courant 1942

Armement :
(A l’origine) :  deux canons de 100mm modèle 1932 en affûts simples sous masque (un avant et un arrière), quatre mitrailleuses de 13.2mm modèle 1929 en deux affûts doubles au centre du navire, un affût double lance-torpilles de 550mm, une torpille remorquée Ginocchio et un grenadeur de sillage.

(Modifications durant leur carrière de torpilleur) :  débarquement de la torpille Ginocchio et modernisation de la DCA, les mitrailleuses de 13.2mm étant remplacés par deux canons de 37mm Schneider modèle 1941 sauf pour les torpilleurs La Cordelière Le Branlebas et L’Incomprise équipés de deux canons de 25mm Hotchkiss.

(Transformation en patrouilleurs) :  débarquement du canon de 100mm n°2 et de l’affût lance-torpilles de 550mm; embarquement de deux (quatre pour les Cordelière Branlebas l’Incomprise qui perdent leurs canons de 25mm) canons de 37mm Schneider, ces quatre pièces étant groupés en deux affûts doubles (un central et un arrière) et de quatre mitrailleuses de 7.5mm, un grenadeur de sillage avec douze grenades

Equipage : 92 officiers et marins

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2 réflexions sur “12-Torpilleurs légers (12)

  1. Hervé Barbé dit :

    D’après la correspondance de mon Oncle qui a servi comme quartier maitre armurier sur le Bombarde ce torpilleur aurait été désarmé à l’automne 1940 conformément aux accords d’armistice avec l’allemagne

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