14-Navires légers (34) Corvettes classe La Malouine (3)

La Nimoise

-La Nimoise est mise sur cale aux chantiers Harland & Wolf de Belfast le 25 octobre 1940 lancée le 23 juin 1941 et mise en service le 17 janvier 1942.

La neuvième «La Malouine» quitte Belfast le 18 janvier pour rallier Lorient le 22 janvier. Elle est placée hors rang au sein du groupement de surveillance de la flotte de l’Atlantique. Elle doit à terme former la 3ème DEO en compagnie de ses sister-ships La Calvaise La Rennaise et La Agenaise.

Le 21 septembre 1942, la corvette La Calvaise arrive à Lorient ce qui permet l’activation de la 3ème Division d’Escorte Océanique (3ème DEO) qui atteindra son format définitif avec la mise en service des corvettes La Rennaise et L’Agenaise.

Cette division outre les classiques missions d’escorte aura pour principal rôle de sécuriser le golfe de Gascogne et d’en faire un cauchemar pour les submersibles ennemis dont on se doute qu’ils seront plus probablement allemands qu’espagnols ou même italiens.

Du 21 janvier au 1er mars 1945, la corvette est échouée dans le bassin ouest de l’Arsenal de Lorient pour un grand carénage.

L’arsenal morbihanais est plus sécialisé dans les constructions neuves mais l’expansion de la flotte et la quasi-saturation de l’arsenal de Brest à rendu obligatoire l’utilisation du moindre bassin disponible pour caréner. Outre une remise en état complète, elle subit une modernisation de son électronique et de sa DCA.

Après des travaux complémentaires à quai, elle est armée pour essais le 14 mars 1945, sortant pour essais les 15 et 16 puis pour remise en condition du 18 au 30 mars, date à laquelle elle est de nouveau disponible.
La Nimoise est à nouveau échouée dans le bassin ouest du 15 avril au 31 mai 1948 pour une remise en état complète. Après des travaux complémentaires à flot, elle est armée pour essais le 15 juin, sortant pour essais les 16 et 17 puis pour remise en condition du 19 au 30 juin 1948, date à laquelle elle est de nouveau disponible.

Quand éclate le second conflit mondial le 5 septembre 1948, La Nimoise est en patrouille anti-sous-marin dans le Golfe de Gascogne. Elle reçoit des consignes de vigilance.

La Calaisienne

-La Calaisienne est mise sur cale aux chantiers Harland & Wolf de Belfast le 7 juin 1941 lancée le 5 mars 1942 et mise en service le 21 septembre 1942.

Elle quitte son chantier constructeur le 23 septembre pour rallier Brest le 26 septembre 1942 à l’aube, étant placée hors rang en attendant la mise de ses sister-ships  La Troyenne La Rochelaise et La Paloise avec qui il doit former la 4ème DEO.

Le 23 octobre 1942, la corvette La Troyenne franchit le Goulet qui sépare la rade de Brest de la haute mer ce qui permet l’activation de la 4ème DEO.

Cette division doit assurer les mêmes missions que la 1ère DEO à savoir la lutte ASM et l’escorte de convois BCD/DCB.

Du 13 août au 25 septembre 1945, la corvette est échouée dans le bassin Tourville pour son premier grand carénage, une remise en état complète doublée de la modernisation de l’électronique, la corvette disposant dès sa construction d’une DCA moderne.

Après des travaux complémentaires à quai, elle est armée pour essais le 9 octobre 1945, effectuant ses essais réglementaires le 10 et le 11 puis sa remise en condition du 13 au 23 octobre, reprennant le service courant le 24 octobre 1945.

Quand éclate le second conflit mondial le 5 septembre 1948, la corvette La Calaisienne était immobilisé depuis six jours pour un grand carénage dans le bassin Tourville. Elle était donc bien incapable de reprendre la mer même si avec le conflit, les travaux vont être accélerés.

La Calvaise

-La Calvaise est mise sur cale aux chantiers Smith’s Dock de Middlesborough le 14 mai 1941 lancée le 15 février 1942 et mise en service le 13 septembre 1942.

La onzième corvette de sa classe quitte son chantier constructeur le 15 septembre pour rallier Lorient le 21 septembre, permettant l’activation de la 3ème DEO qui doit encore accueillir La Rennaise et L’Agenaise

Cette division outre les classiques missions d’escorte aura pour principal rôle de sécuriser le golfe de Gascogne et d’en faire un cauchemar pour les submersibles ennemis dont on se doute qu’ils seront plus probablement allemands qu’espagnols ou même italiens.

Du 11 septembre au 24 octobre 1945, la corvette est échouée dans le bassin ouest de l’Arsenal de Lorient pour son premier grand carénage qui combine une remise en état complète et une modernisation de son électronique.

Après des travaux complémentaires à quai, la corvette est armée pour essais le 5 novembre 1945, effectuant ses essais le 6 et le 7 puis sa remise en condition du 9 au 21 novembre, date à laquelle elle peut reprendre le cours normal de son service.

Elle est de nouveau échouée dans le bassin ouest du 1er juin au 10 juillet 1948 pour un nouveau grand carénage qui se limite cette fois à une remise en état complète.

Après des travaux complémentaires à quai, elle est armée pour essais le 22 juillet, sortant pour essais les 23 et 24 juillet puis pour remise en condition du 26 juillet au 10 août, date à laquelle la corvette peut reprendre son service actif.

Le 5 septembre 1948, la corvette était en patrouille anti-sous-marin au large de l’estuaire de la Garonne.

La Troyenne

-La Troyenne est mise sur cale aux chantiers Smith’s Dock de Middlesborough le 30 mai 1941 lancée le 8 mars 1942 et mise en service le 15 octobre 1942.

Elle quitte son chantier constructeur le 17 octobre pour rallier Brest le 23 octobre 1942 et permettre ainsi l’activation de la 4ème DEO en compagnie de La Calaisienne, division qui doit encore accueillir  La Rochelaise et La Paloise.

Cette division doit assurer les mêmes missions que la 1ère DEO à savoir la lutte ASM et l’escorte de convois BCD/DCB.

Du 26 septembre au 30 octobre 1945, la douzième «La Malouine» est échouée au bassin Tourville pour son premier grand carénage, une remise en état complète doublée d’une modernisation de l’électronique.

Après des travaux complémentaires à quai, elle est armée pour essais le 12 novembre 1945, sortant pour ses essais réglementaires le 13 et le 14 puis pour sa remise en condition du 16 au 27 novembre, date à laquelle elle peut reprendre son service courant.

Du 16 avril au 16 mai 1948, la corvette La Troyenne est de nouveau échouée dans le bassin Tourville pour un nouveau grand carénage qui se limite cette fois à une remise en état complète.

Après des travaux complémentaires à flot, elle est armée pour essais le 30 mai, sortant pour essais réglementaires les 31 mai et 1er juin puis pour remise en condition du 3 au 15 juin, étant de nouveau disponible le 16 juin 1948.

Le 5 septembre 1948, la Troyenne était à quai à Brest. Elle reçoit l’ordre de se préparer à escorte les convois transportant les troupes et le matériel du Corps Expéditionnaire Français en Norvège (CEFAN) en compagnie notamment de la 1ère DEO et de ses sister-ships de la 4ème DEO.

Publicités

14-Navires légers (32) corvettes classe La Malouine (1)

J-Corvettes classe La Malouine

La corvette HMS Myositis de classe Flower

La corvette HMS Myositis de classe Flower

Avant-propos

Surprise durant le premier conflit mondial par les sous-marins, la marine britannique si elle à oublié la tactique du convoi (rappelée par la marine nationale),  à anticipé un grand besoin en escorteurs en construisant des chalutiers et des destroyers légers mais également de corvettes dont la coque est inspirée de celle d’un baleinier, une coque taillée pour l’Atlantique Nord.

La France est rapidement intéressée par ce modèle de navire qui à l’avantage d’être équipé d’origine d’un Asdic. Des négociations sont rapidement entamés entre Paris et Londres pour construire dans les chantiers britanniques des corvettes à armement français.

Cela aboutit sur la commande de quatre corvettes à la tranche 1938bis complémentaire ou 1938ter (12 avril 1939) suivit de dix-huit navires supplémentaires dans le cadre du décret du 11  novembre 1939.

A ces vingt-deux navires s’ajoutent dix autres navires, des versions améliorées financées au tranches 1941 (quatre) et aux tranche 1944 (six) du programme naval, ces trente-deux navires remplaçant les chalutiers équipés d’Asdic construits aux Etats Unis et auraient du remplacer les Cancalaise/Ajacienne sans le déclenchement du second conflit mondial.

Ces trente deux navires sont baptisés La Malouine La Bastiaise La Dieppoise La Paimpolaise La Remoise La Dunkerquoise La Versaillaise L’Antillaise La Nimoise La Calaisienne La Calvaise La Troyenne La Rennaise La Rochellaise La Agenaise La Paloise La Parisienne La Rouennaise La Messine, La Nancéenne, La Strasbourgeoise La Lilloise La Caennaise La Clermontoise La Lyonnaise L’Algéroise L’Oranaise L’Aixoise La Sablaise La Quimperoise La Servannaise et La Cherbourgeoise.

Ces trente-deux navires vont au final être tous construits en Grande Bretagne avec un armement français généralement mis en place à Brest par les ouvriers de l’Arsenal de Brest voir ceux de Cherbourg ou de Lorient.

Comme les aviso-dragueurs, les trente-deux corvettes vont former des divisions appelées DEO ou Division d’Escorte Océanique avec l’Atlantique comme principal terrain de jeu même si La Malouine et ses soeurs pointeronr également le bout de leur étrave en Méditerranée.

-1ère DEO (Brest) : La Malouine La Dieppoise La Remoise  et La Versaillaise

-2ème DEO (Casablanca) : La Bastiaise La Paimpolaise La Dunkerquoise et L’Antillaise

-3ème DEO (Lorient) : La Nimoise La Calvaise La Rennaise et L’Agenaise

-4ème DEO (Brest) : La Calaisienne La Troyenne La Rochelaise et La Paloise

-5ème DEO (Fort de France) : La Parisienne, La Messine La Strasbourgeoise et La Caennaise

-6ème DEO (Diego-Suarez) : La Rouennaise La Nancéenne La Lilloise et La Clermontoise

-7ème DEO (Dakar) : La Lyonnaise L’Oranaise La Sablaise et La Servannaise

-8ème DEO (Dunkerque) : L’Algeroise L’Aixoise La Quimperoise et La Cherbougeoise.

La Malouine

-La Malouine est mise sur cale aux chantiers navals Smith’s Dock de Middlesborough le 13 novembre 1939 lancée le 21 mars 1940 et mise en service le 5 novembre 1940.

La corvette qui son chantier constructeur le lendemain pour rallier Brest où elle arrive le 8 novembre 1940, intégrant hors rang le groupement de surveillance de la flotte de l’Atlantique.

Le 19 mars 1941, la corvette La Dieppoise arrive à Brest. Son arrivée permet l’activation de la 1ère Division d’Escorte Océanique.

En cas de conflit, cette division (qui doit encore accueillir les corvettes La Remoise  et La Versaillaise) doit assurer l’escorte de convois BCD/DCB (Brest Casablanca Dakar/Dakar Casablanca Brest) et d’éventuels convois transatlantiques pour livrer du matériel commandé et/ou fabriqué aux Etats Unis voir de très hypothétiques troupes américaines.

Du 3 septembre au 15 octobre 1943, La Malouine est échouée dans le bassin n°4 au Salou pour son premier grand carénage. Elle y subit une remise en état complète, une modernisation de sa DCA (canons de 37mm à la place des mitrailleuses de 13.2mm) et de son électronique embarquée.

Armée pour essais le 1er novembre 1943, elle sort pour ses essais réglementaires du 2 au 4 puis pour sa remise en condition du 6 au 20 novembre 1943.

Elle subit un nouveau grand carénage en état échoué au bassin n°3 du 7 décembre 1946 au 17 janvier 1947 pour une remise en état complète, les seuls travaux de modernisation concernant l’électronique.

Après des travaux complémentaires à quai, la corvette est armée pour essais le 1er février 1947, réalisant ses essais réglementaires du 2 au 5  puis sa remise en condition du 7 au 17 février 1947 date à laquelle il peut reprendre ses missions.

Quand l’Allemagne bombarde la Norvège  le 5 septembre 1948, décision est prise de riposter par l’envoi d’un corps expéditionnaire. Aussitôt, des troupes prévues à cet effet, convergent vers Brest pour embarquer à bord de cargos et de paquebots réquisitionnés dont l’escorte rapprochée doit être assurée par la 1ère DEO.

La Bastiaise

-La Bastiaise est mise sur cale aux chantiers navals Smith’s Dock de Middlesborough le 18 novembre 1939 lancée le 8 avril 1940 et mise en service le 12 décembre 1940.

La deuxième corvette de sa classe quitte Middlesborough le 14 décembre, se ravitaille à Brest le 17 décembre pour rallier Casablanca où elle arrive le 22 décembre 1940 au matin, étant placé hors rang au sein du groupement de surveillance de l’Atlantique en attendant la mise en service de La Paimpolaise. L’arrivée de cette dernière à Casablanca le 14 avril 1941 permet l’activation de la 2ème DEO.

Cette division (qui doit encore l’accueillir La Dunkerquoise et L’Antillaise ) doit à la fois participer à la sécurisation du détroit de Gibraltar et protéger les convois BCD/DCB voir d’éventuels convois transatlantiques «Sud» entre Fort de France et Casablanca.

Le 2 janvier 1944, la corvette La Bastiaise quitte Casablanca pour Dakar afin de subir son premier grand carénage. Arrivé dans la capitale de l’AOF le 6 janvier, il est échoué dans le bassin n°1 du 10 janvier au 21 février pour une remise en état complète plus la modernisation de la DCA et de l’électronique du bord.

Après des travaux complémentaires à quai, elle est armée pour essais le 7 mars 1944, sortant pour essais du 8 au 10 puis pour remise en condition du 12 au 22 mars. Il quitte Dakar le 23 mars pour rallier Casablanca le 27 mars 1944 au matin.

La Bastiaise va subir au printemps 1947 son deuxième grand carénage. Le 3 avril 1947, elle quitte Casablanca pour rallier Dakar le 7. Elle est échouée dans le bassin n°1 du 11 avril au 30 mai pour une remise en état complète.

Après des travaux complémentaires à quai, elle est armée pour essais le 9 juin, effectuant ses essais réglementaires du 10 au 12 puis sa remise en condition du 14 au 28 juin. Elle quitte Dakar le 29 juin pour rallier Casablanca le 4 juillet 1947.

Le 5 septembre 1948, La Bastiaise était en patrouille de surveillance au large du détroit de Gibraltar et informée des bombardements allemands et du début de la guerre, elle rallie Casablanca pour se ravitailler et se tenir prête à toute éventualité.

La Dieppoise

-La Dieppoise est mise sur cale aux chantiers navals Smith’s Dock de Middlesborough le 23 mars 1940 lancée le 30 septembre 1940 et mise en service le 14 mars 1941.

La corvette quitte Middlesborough le 17 mars pour rallier Brest deux jours plus tard, son arrivée dans le port du Ponant permettant l’activation de la 1ère DEO.

En cas de conflit, cette division (qui doit encore accueillir les corvettes La Remoise qui arriva fin mai 1941  et La Versaillaise) doit assurer l’escorte de convois BCD/DCB (Brest Casablanca Dakar/Dakar Casablanca Brest) et d’éventuels convois transatlantiques pour livrer du matériel commandé et/ou fabriqué aux Etats Unis voir de très hypothétiques troupes américaines.

Du 11 avril au 30 mai 1944, la Dieppoise est échouée au bassin Tourville pour son premier grand carénage où elle subit une remise en état complète plus une modernisation de son électronique et de sa DCA.

Après des travaux complémentaires à quai, elle est armée pour essais le 15 juin 1944, sortant pour essais du 16 au 18 puis pour remise en condition du 20 juin au 3 juillet 1944, date à  laquelle il est de nouveau déclaré disponible.

Avant le début du second conflit mondial, La Dieppoise va subir un deuxième grand carénage. Du 7 mai au 15 juin 1947, elle va être échoué dans le bassin Tourville pour une remise en état complète qui se poursuit ensuite à quai.

Armée pour essais le 1er juillet 1947, elle réalise ses essais réglementaires du 2 au 4 puis sa remise en condition du 6 au 17 juillet, date à laquelle elle est de nouveau disponible.

Quand l’Allemagne bombarde la Norvège  le 5 septembre 1948, décision est prise de riposter par l’envoi d’un corps expéditionnaire.

Aussitôt, des troupes prévues à cet effet, convergent vers Brest pour embarquer à bord de cargos et de paquebots réquisitionnés dont l’escorte doit être assurée par la 1ère DEO.

La Paimpolaise

-La Paimpolaise est mise sur cale aux chantiers navals Smith’s Dock de Middlesborough le 23 mars 1940 lancée le 7 octobre 1940 et mise en service le 5 avril 1941.

La corvette quitte son chantier constructeur le 7 avril 1941, se ravitaille à Brest le 10 pour pouvoir rallier Casablanca le 14 avril, permettant l’activation de la 2ème DEO avec son sister-ship La Bastiaise.

Cette division (qui doit encore l’accueillir La Dunkerquoise et L’Antillaise ) doit à la fois participer à la sécurisation du détroit de Gibraltar et protéger les convois BCD/DCB voir d’éventuels convois transatlantiques «Sud» entre Fort de France et Casablanca.

Le 6 mai 1944, la corvette quitte Casablanca pour subir son premier grand carénage à Dakar. Elle arrive sur place le 10 mai et est échouée au bassin du 15 mai au 30 juin pour une remise en état complète plus la modernisation de l’électronique et de la DCA

Après des travaux complémentaires à quai, elle est armée pour essais le 9 juillet, sortant pour essais du 10 au 12  puis pour remise en condition du 14 au 28 juillet. Elle quitte Dakar le 1er août pour rallier Casablanca le 5 août 1944 et reprendre son service habituel.

Le 23 mai 1947, la corvette quitte Casablanca pour rallier Dakar le 27 mai afin de subir son premier grand carénage. Elle est échouée dans le bassin n°1 du 1er juin au 15 juillet pour une remise en état complète.

Après des travaux complémentaires à quai, La Paimpolaise est armée pour essais le 26 juillet, effectuant ses essais à la mer du 27 au 29 juillet puis sa remise en condition du 1er au 15 août. Elle quitte Dakar le 17 pour rentrer à Casablanca le 21 août 1947.

Quand éclate le second conflit mondial le 5 septembre 1948, La Paimpolaise est à quai à Casablanca. Elle est mise en alerte mais n’appareille pas immédiatement.

14-Navires légers (18) avisos-coloniaux classe Chamois (3)

L’Enseigne Ballande

-L’Enseigne Ballande est mis sur cale le 20 décembre 1939 aux Ateliers et Chantiers de Provence (ACP) de Port de Bouc lancé le 7 mars 1941 et mis en service le 13 juin 1942 à Toulon.

Le nouvel aviso-dragueur colonial est rattaché à la Flotte de l’Atlantique, plus précisément le groupement de surveillance avec Casablanca pour port d’attache.

En cas de conflit, il devra assurer l’escorte de convois entre l’Afrique du Nord et la Métropole mais également traquer les mines et les sous-marins ennemis. Il quitte Toulon le 14 juin 1942 et rallie directement Casablanca où il arrive le 19 juin 1942 à l’aube.

La mise en service de son sister-ship La Trompeuse le 15 décembre 1943 permet l’activation de la 7ème DEL qui n’atteindra son format définitif qu’avec la mise en service de L’Ambitieuse et de La Sérieuse respectivement en juillet 1943 et juillet 1944.

Le 25 juin 1945, il quitte Casablanca pour rallier Brest le 29 juin dans la soirée afin de subir son premier grand carénage. Il est ainsi échoué dans le bassin Tourville du 1er juin au 12 juillet 1945 pour remise en état complète et modernisation de sa DCA (canons de 37mm en remplacement des mitrailleuses de 13.2mm).

Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 23 juillet, effectuant ses essais officiels du 24 au 26  puis sa remise en condition du 28 juillet au 7 août 1945, date à laquelle il rentre à Casablanca pour reprendre son service opérationnel.

Le 15 juillet 1948, il quitte à nouveau Casablanca pour Brest afin de subir son deuxième grand carénage. Il est échoué au bassin Tourville du 21 juillet au 30 août, subissant une remise en état complète.

Armé pour essais le 9 septembre, sa remise en condition et ses essais sont précipités en raison de la guerre et c’est en escorte d’un convoi Brest-Casablanca que l’Enseigne Ballande quitte Brest le 16 septembre pour rallier le Maroc.

La Joyeuse

-La Joyeuse est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Provence (ACP) sis à Port de Bouc le 5 mars 1941 (en même temps que La Trompeuse) lancé le 13 septembre 1942 et mis en service le 15 décembre 1943.

Affecté à Bizerte, il quitte Toulon le 16 décembre 1943 et rallie notre grand port militaire de Tunisie le 21 décembre à l’aube.

Il y retrouve La Malicieuse sur place depuis juillet ce qui permet l’activation de la 8ème DEL qui atteindra son format définitif avec la mise en service de La Furieuse prévue en septembre 1944 et celle de l’Enseigne Bisson prévue pour juin ou juillet 1945.

Comme ses compères de la 5ème DEL, les aviso-dragueurs de la 8ème DEL vont assurer des missions de patrouille, d’escorte et de dragage des mines.

Du 5 janvier au 21 février 1947, il est immobilisé au bassin n°2 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour son premier grand carénage. Armé pour essais le 3 mars, il sort pour essais du 4 au 6 mars puis pour remise en condition du 8 au 20 mars 1947.

Quand éclate la guerre le 5 septembre 1948, les aviso-dragueurs de la 8ème DEL sont à la mer pour exercice. Ils rentrent à Bizerte pour se préparer à leurs missions de guerre : escorte et dragage de mines.

La Trompeuse

-La Trompeuse est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Provence (ACP) sis à Port de Bouc le 5 mars 1941 (en même temps que La Joyeuse) lancé le 13 septembre 1942 et mis en service le 15 décembre 1943.

Il est affecté à la 7ème DEL en compagnie de L’Enseigne Ballande et de L’Ambitieuse qui n’atteindra son format définitif qu’avec la mise en service de La Sérieuse en juillet 1944.

En cas de conflit, il devra assurer l’escorte de convois entre l’Afrique du Nord et la métropole mais également traquer les mines et les sous-marins ennemis.
Du 2 août au 10 septembre 1946, il est échoué au bassin Tourville à Brest pour son premier grand carénage.

Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 25 septembre 1946, sortant pour ses essais officiels du 26 au 28 septembre puis pour remise en condition du 30 septembre au 14 octobre, date à laquelle il rallie Casablanca.

Le 5 septembre 1948, il venait d’appareiller de Casablanca en escorte d’un convoi de transport de troupes entre Casablanca et Brest.

La Furieuse

-La Furieuse est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) de La Seyne sur Mer le 2 octobre 1942 lancé le 12 décembre 1943 et mis en service le 12 septembre 1944.

Il quitte Toulon le 14 septembre 1944 et rallie Bizerte le 18 septembre où il intègre la 8ème DEL déjà composée des avisos La Malicieuse et La Joyeuse (en attendant l’Enseigne Bisson dont la mise en service est prévue pour juin ou juillet 1945).

Comme ses compères de la 5ème DEL, les aviso-dragueurs de la 8ème DEL vont assurer des missions de patrouille, d’escorte et de dragage des mines.

Du 19 octobre au 25 novembre 1947, il est échoué au bassin n°1 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour son premier grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 7 décembre 1947, sortant pour ses essais du 8 au 10 décembre puis pour remise en condition du 12 au 22 décembre 1947.

Quand éclate la guerre le 5 septembre 1948, les aviso-dragueurs de la 8ème DEL sont à la mer pour exercice. Ils rentrent à Bizerte pour se préparer à leurs missions de guerre : escorte et dragage de mines.

12-Torpilleurs légers (12)

La Bombarde

Le torpilleur léger La Bombarde

Le torpilleur léger La Bombarde

-La Bombarde est mise sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) à Nantes le 12 février 1935, lancé le 23 mars 1936 et admis au service actif le 16 août 1937.

A son admission au service actif, le dernier torpilleur de classe Melpomène est affecté à la 13ème DT à Toulon en compagnie de ses sister-ships Baliste La Poursuivante et La Bayonnaise mais la création à Lorient d’une 14ème DT entraine le redéploiement du torpilleur léger à Bizerte où il forme la 12ème DT avec L’Iphigénie et La Pomone.

Durant la guerre de Pologne, la division va effectuer des missions de surveillance et des escortes de convois, notamment direction le Levant. Le conflit à peine terminé, la 12ème DT va entrer dans un cycle de grand carénage

Alors que La Pomone est immobilisé au bassin, la Bombarde _navire-amiral de la 12ème DT à titre temporaire_ et l’Iphigénie sortent pour entraînement du 18 décembre 1939 au 12 janvier 1940,les deux torpilleurs ralliant Bizerte le lendemain.

La Bombarde sort ensuite pour les essais (23 au 25 janvier) et la remise en condition (27 janvier au 10 février) de La Pomone, lui redonnant alors son pavillon de navire-amiral.

Après une école à feux du 13 au 19 février, le torpilleur léger Bombarde subit à son tour un grand carénage, étant échoué au bassin du 21 février au 23 mars 1940. Il sort ensuite pour essais (25 au 27 mars) et pour remise en condition (29 mars au 8 avril) à chaque fois en compagnie de ses deux compères de la 12ème DT.

La Bombarde participe ensuite à un exercice commun à la 12ème DT et à la 11ème DCT du 10 avril au 10 mai, les deux divisions rentrant à Bizerte le 15 mai 1940 après une escale à Tunis du 11 au 14. Les trois torpilleurs légers de la 12ème DT est à nouveau à la mer pour entraînement du 21 mai au 12 juin, date à laquelle ils rallient leur port d’attache.

La Bombarde sort pour une école à feux du 20 au 28 juin, faisant escale à Tunis du 29 juin au 3 juillet avant de rentrer le lendemain 4 juillet à Bizerte. Il sort ensuite pour les essais (5 au 7 juillet) et la remise en condition (9 au 23 juillet) de son sister-ship La Pomone.

Indisponible du 26 juillet au 16 août, la Bombarde sort pour essais (17 au 19 août) et pour remise en condition (21 août au 4 septembre) à chaque fois en compagnie de ses compères La Pomone et Iphigénie, les trois torpilleurs rentrant le lendemain à Bizerte.

La Pomone et ses deux compères effectuent un entraînement de division du 13 septembre au 2 octobre, la 12ème DT enchainant ensuite par un entraînement commun avec la 3ème Flottille de Torpilleurs venue de Mers-El-Kébir du 5 au 13 octobre.

L’Iphigénie, la Pomone et la Bombarde sortent à nouveau pour entraînement du 20 octobre au 12 octobre avant d’enchainer par un entraînement commun avec la 11ème DCT et la 17ème DSM du 20 novembre au 2 décembre, les différents navires faisant escale à  Tunis du 3 au 8 décembre avant de rentrer à Bizerte le lendemain. La 12ème DT termine l’année par une école à feux du 16 au 23 décembre, rentrant à Bizerte à la veille de noël.

La Bombarde et ses deux compères commencent l’année 1941 par une école à feux du 4 au 12 janvier, faisant escale à Bône (Algérie) du 13 au 16, ralliant Bizerte le lendemain  avant d’enchainer par un entraînement commun avec les torpilleurs d’escadre Trombe l’Alcyon et le Bordelais du 26 janvier au 6 février, les deux divisions faisant escale à Tunis du 7 au 10  avant de se séparer et de rentrer dans leurs ports respectifs, la 12ème DT ralliant Bizerte le 11 février 1941.

Les trois torpilleurs légers de la 12ème DT sortent pour entraînement de division du 18 février au 18 mars, rentrant à Bizerte le lendemain.

Alors que La Pomone est indisponible suite à une avarie mécanique (25 mars au 17 avril), la Bombarde et l’Iphigénie sortent pour une école à feux du 27 mars au 7 avril, faisant escale à Sfax du 8 au 12 avant de rentrer à Bizerte le lendemain. Ils participent ensuite aux essais (18 au 20 avril) et à la remise en condition (22 avril au 2 mai) de La Pomone.

Le 10 mai 1941, les torpilleurs légers Bombarde, l’Iphigénie et La Pomone quittent Bizerte, exécutant une école à feux du 10 au 17 mai avant de faire escale à Ajaccio du 18 au 21 mai puis de rallier Toulon le 22 mai 1941.

La 12ème DT va alors effectuer un entraînement commun avec la 13ème DT de Toulon du 23 mai au 12 juin, les six torpilleurs faisant une escale de représentation à Nice du 13 au 17 avant de se séparer, la 12ème DT ralliant Bizerte le 24 juin après une escale à La Valette du 21 au 23 juin.

Le torpilleur léger Bombarde sort pour entraînement au combat antisurface du 1er au 10 juillet, faisant escale à Bone du 11 au 14 juillet, rentrant le lendemain à Bizerte. Il est ensuite indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 16 juillet au 6 août recevant une DCA moderne (deux canons de 37mm Schneider modèle 1941 en affûts simples à la place des mitrailleuses de 13.2mm), sortant pour essais (7 au 9 août) et remise en condition (11 au 25 août) en compagnie de La Pomone.

La Bombarde et la Pomone sortent alors pour les essais (29 au 31 août) et pour remise en condition (2 au 16 septembre) de l’Iphigénie, les trois torpilleurs faisant escale à Bône du 17 au 20  et à Tunis du 22 au 27  avant de rallier Bizerte le lendemain.

Après une école à feux du 5 au 11 octobre, la 12ème DT participe à un entraînement commun aux navires de la 6ème EL du 15 au 30 octobre. Après une escale à La Valette du 1er au 7 novembre puis à Alexandrie du 10 au 15, la 6ème EL réalise un entraînement avec la marine britannique jusqu’au 21 novembre. Si les contre-torpilleurs et l’Emile Bertin continuent jusqu’au Levant, les trois torpilleurs légers rentrent à Bizerte le 25 novembre 1941.

Les trois torpilleurs légers sont en entretien à flot du 26 novembre au 8 décembre 1941, sortant pour essais du 9 au 11 puis pour remise en condition du 13 au 27, rentrant à Bizerte le lendemain.

La Bombarde et ses deux compères de la 12ème DT sortent pour entraînement de division du 5 janvier au 3 février, les trois navires ralliant Bizerte le lendemain avant d’enchainer par un entraînement commun avec le torpilleur d’escadre Le Fortuné du 11 février au 3 mars, les quatre navires faisant escale à Tunis du 4 au 11, la 12ème DT ralliant Bizerte le 12 mars.

Après une école à feux du 15 au 21 mars, les trois torpilleurs légers de la 12ème DT participent à la remise en condition du contre-torpilleur Mogador du 23 mars au 9 avril.

Après un entraînement à la défense aérienne à la mer du 11 au 18 avril, la Bombarde accompagné par l’Iphigénie et la Pomone effectuent un exercice commun avec le contre-torpilleur Mogador du 23 avril au 2 mai, faisant escale à Sfax du 3 au 6 mai avant de rentrer à Bizerte le lendemain.

Le 11 mai 1942, la 12ème DT appareille de Bizerte, ralliant Toulon le 14 mai pour un exercice commun avec le torpilleur d’escadre Le Fortuné du 15 mai au 15 juin, les quatre navires font escale à Ajaccio du 16 au 23  avant de rentrer dans leurs port respectifs, la 12ème DT rentrant à Bizerte le 25 juin 1942.

Le Bombarde sort pour une école à feux du 2 au 12 juillet, rentrant le lendemain 13 juillet à Bizerte avant de participer aux essais (17 au 19 juillet) et à la remise en condition (21 juillet au 4 août) de La Pomone.

Indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 8 au 28 août, la Bombarde sort pour essais du 29 au 31 août puis pour remise en condition du 2 au 14 septembre en compagnie de ses compères L’Iphigénie et Bombarde.

La 12ème DT sort pour une école à feux du 17 au 23 septembre 1942 avant d’accueillir au large de la Tunisie la 3ème DT (torpilleurs légers L’Alsacien Le Breton Le Corse et Le Tunisien) qui va remplacer la 12ème DT au sein de la 6ème Escadre Légère. Les deux divisions effectuent un entraînement commun du 24 septembre au 2 octobre, les deux divisions ralliant Bizerte le jour même.

Le 7 octobre 1942, la 12ème DT est dissoute. Le lendemain 8 octobre, les torpilleurs sont reclassés patrouilleurs et vont être réaffectés outre-mer.

Le patrouilleur Bombarde sort pour entraînement du 10 octobre au 5 novembre, faisant escale à La Valette du 6 au 13 novembre, rentrant le lendemain à Bizerte. Il sort à nouveau pour entraînement du 22 novembre au 7 décembre, rentrant le lendemain à son port d’attache.

Il subit un petit carénage à l’Arsenal de Sidi-Abdallah du 11 décembre 1942 au 14 janvier 1943, subissant une remise en état complète de la coque, de son appareil évaporatoire, de ses turbines ainsi que des locaux-vie et des locaux opérations sans oublier la modification de l’armement.

Il sort pour essais du 21 au 24 janvier 1943 puis pour remise en condition du 26 janvier au 9 février 1943, rentrant à Bizerte le lendemain. Il quitte la Tunisie le 15 février, faisant escale à Mers-El-Kébir du 19 au 22 février, à Casablanca du 26 février au 1er mars, arrivant à Dakar le 5 mars 1943.

Basé dans la capitale de l’AOF, il va assurer la protection d’une base majeure de la marine nationale notamment en raison de la présence du polygone de Rufisque. Il va mener de nombreuses patrouilles de surveillance, étant toujours en service en septembre 1948.

Le Baliste schéma
Caractéristiques Techniques de la classe Melpomène

Déplacement : standard 610tW (708 tonnes) pleine charge 895 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 80.70m longueur entre perpendiculaires 76m largeur 7.77m tirant d’eau moyen 3.07m

Propulsion : deux ensembles de turbines à engrenages alimentées en vapeur par deux chaudières à surchauffe dévellopant 22000ch et entrainant deux hélices tripales.

La Melpomène, la Flore, la Cordelière l’Incomprise le Branlebas et le Bouclier sont équipés de turbines Rateau, les La Pomone l’Iphigénie et la Bombarde de turbines Parson alors que La Bayonnaise, La Poursuivante et la Baliste de turbines Fives-Lille.

Performances : vitesse maximale 34 noeuds distance franchissable théorique 700 miles à 38 noeuds 1500 miles à 18 noeuds

Electronique : aucune à l’origine mais un radar de navigation est installé courant 1942

Armement :
(A l’origine) :  deux canons de 100mm modèle 1932 en affûts simples sous masque (un avant et un arrière), quatre mitrailleuses de 13.2mm modèle 1929 en deux affûts doubles au centre du navire, un affût double lance-torpilles de 550mm, une torpille remorquée Ginocchio et un grenadeur de sillage.

(Modifications durant leur carrière de torpilleur) :  débarquement de la torpille Ginocchio et modernisation de la DCA, les mitrailleuses de 13.2mm étant remplacés par deux canons de 37mm Schneider modèle 1941 sauf pour les torpilleurs La Cordelière Le Branlebas et L’Incomprise équipés de deux canons de 25mm Hotchkiss.

(Transformation en patrouilleurs) :  débarquement du canon de 100mm n°2 et de l’affût lance-torpilles de 550mm; embarquement de deux (quatre pour les Cordelière Branlebas l’Incomprise qui perdent leurs canons de 25mm) canons de 37mm Schneider, ces quatre pièces étant groupés en deux affûts doubles (un central et un arrière) et de quatre mitrailleuses de 7.5mm, un grenadeur de sillage avec douze grenades

Equipage : 92 officiers et marins

12-Torpilleurs légers (11)

L’Incomprise

Le torpilleur léger L'Incomprise

Le torpilleur léger L’Incomprise

-L’Incomprise est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Seine Maritime sis au Trait le 20 octobre 1934 lancé le 14 avril 1937 et admis au service actif le 16 mars 1938.

A son admission au service actif, le torpilleur léger est intégré à la 11ème DT en compagnie de ses compères Branlebas La Cordelière et Bouclier. Cette division est à l’été 1939 réduite à trois torpilleurs La Cordelière Branlebas et donc L’Incomprise.

Durant la guerre de Pologne, les trois torpilleurs légers vont effectuer en Manche des escortes entre Cherbourg et Dunkerque ainsi que de nombreux exercices d’entraînement en Manche et en Mer du Nord.

L’Incomprise et ses deux compères de la 11ème DT commencent l’année 1940 par un entraînement de division en Manche du 7 janvier au 2 février, les trois torpilleurs rentrant à Cherbourg le 18 février après des escales au Havre, à Boulogne et à Dunkerque.

Les trois torpilleurs légers subissent une période d’entretien à flot du 19 février au 2 mars, sortant pour essais du 3 au 5 mars puis pour remise en condition du 6 au 16 mars 1940.

La Cordelière et ses deux compères de la 11ème DT effectue un entraînement commun du 4 avril au 12 mai, faisant escale au Havre du 16 au 20 avril, à Boulogne du 21 au 25 et à Dunkerque du 26 au 30 avril. Les deux divisions faisant escale à Cherbourg du 13 au 20 mai avant de se séparer.

L’Incomprise sort pour une école à feux du 27 mai au 5 juin, faisant escale à La Rochelle du 6 au 10 juin, ralliant Lorient le 11 juin. Il est indisponible du 12 juin au 3 juillet, sortant pour essais (4 au 6 juillet) et pour remise en condition (8 au 22 juillet).

Les deux torpilleurs légers de la 11ème DT participent ensuite aux essais (26 au 28 juillet) et à la remise en condition (30 juillet au 14 août) du Branlebas, les trois torpilleurs légers faisant escale au Havre du 15 au 18, à Rouen du 19 au 23, à Calais du 24 au 30 août, les trois navires rentrant à Cherbourg le lendemain.

La 11ème DT effectue une école à feux du 4 au 14 septembre avant d’enchainer par un entraînement commun avec la 2ème DT du 17 septembre au 8 novembre, les deux divisions se séparant à la hauteur de Ouessant le 9, la 11ème DT ralliant Cherbourg le 10 novembre au matin, ayant fait escale au Havre (9 au 12 octobre), à Boulogne (13 au 17) et à Calais (18 au 21).

La 11ème DT termine l’année 1940 par un entraînement au combat antisurface du 17 au 23 novembre avant un entraînement commun avec la 14ème DT du 25 novembre au 18 décembre, les deux divisions faisant escale à Boulogne du 19 au 22 avant de se séparer à la hauteur de Cherbourg, la 11ème DT rentrant dans le port normand en fin de journée.

L’Incomprise commence l’année 1941 par un entraînement commun avec ses deux compères La Cordelière et Branlebas du 5 au 21 janvier avant un entraînement commun avec la 5ème DT venue de Brest du 24 janvier au 4 février.

Les six torpilleurs font ensuite escale à Rouen du 5 au 8 février, à Calais du 9 au 13 février et à Douvres du 14 au 20 février avant de se séparer à la hauteur de Cherbourg le 21 février, la 11ème DT rentrant alors à Cherbourg.

La 11ème DT enchaine par un entraînement commun avec sa consœur de la 14ème DT du 26 février au 17 mars, les deux divisions faisant une escale commune à Cherbourg du 18 au 24, la 14ème DT rentrant alors à Lorient alors que la 11ème DT va entrer en cycle de grand carénage.

L’Incomprise et le Branlebas _navire-amiral de la 11ème DT_ sortent pour entraînement du 28 mars au 21 avril, faisant escale à Rouen du 22 au 27 avril, rentrant le lendemain à Cherbourg.

L’Incomprise subit un grand carénage à Cherbourg du 1er mai au 5 juin, sortant pour essais du 12 au 15 et pour remise en condition du 17 juin au 1er juillet en compagnie de La Cordelière, les deux torpilleurs légers rentrant à Cherbourg le 5 juillet après une escale au Havre du 1er au 4.

L’Incomprise et la Cordelière sortent pour entraînement au combat antisurface du 11 au 18 juillet, faisant escale à Rouen du 19 au 21  avant de participer aux essais (22 au 24 juillet) et à la remise en condition (26 juillet 9 août) du Branlebas, les trois torpilleurs faisant escale à Calais du 10 au 13, à Portsmouth du 14 au 17, à Plymouth du 18 au 22 avant de rentrer à Cherbourg le 23.

Les trois torpilleurs légers de la 11ème DT terminent l’année par trois entraînements de division, le premier du 2 septembre au 10 octobre, le second du 20 octobre au 28 novembre et le troisième  du 4 au 22 décembre, les trois torpilleurs rentrant à Cherbourg le lendemain.

Après un entraînement commun avec la 14ème DT du 8 janvier au 22 février 1942, la 11ème DT exécute le dernier entraînement de division «cherbourgeois» du 2 au 28 mars avant son redéploiement à Dunkerque.

Rentrés à Cherbourg le 29 mars, ils quittent le port haut-normand le lendemain 30 mars 1942, ralliant Dunkerque en fin de journée, intégrant officiellement l’Escadre Légère du Nord (ELN).

La 11ème DT quitte Dunkerque le 4 avril pour son premier entraînement de division «dunkerquois», entraînement qui va occuper les trois torpilleurs légers du 4 avril au 5 mai, l’Incomprise et ses compères rentrant à Dunkerque le lendemain.

La 11ème DT sort à nouveau  pour une école à feux du 10 au 17 mai avant un exercice commun avec la 14ème DT _alors en croisière d’instruction en Manche_ du 18 au 25 mai, la 11ème DT effectuant ensuite un entraînement à la défense aérienne à la mer du 27 mai au 2 juin, faisant escale à Calais du 3 au 7 avant un entraînement au combat antisurface du 8 au 18 juin, les trois torpilleurs légers rentrant à Dunkerque le lendemain.

L’Incomprise sort pour entraînement à la défense aérienne à la mer du 25 juin au 4 juillet, rentrant à Dunkerque le lendemain 5 juillet. Il participe ensuite aux essais (12 au 14 juillet) et à la remise en condition (16 au 30 juillet) de La Cordelière.

Indisponible à son tour du 3 au 24 août, le torpilleur léger L’Incomprise sort pour essais du 25 au 27 août et pour remise en condition  29 août au 18 septembre, à chaque fois en compagnie de La Cordelière et du Branlebas, les trois torpilleurs ralliant Dunkerque le lendemain.

La 11ème DT termine l’année 1942 par deux entraînements de division, le premier du 26 septembre au 4 novembre et le second  du 12 novembre au 23 décembre, ralliant Dunkerque le lendemain.

L’année 1943 commence comme s’est terminé l’année 1942 pour l’Incomprise et ses deux compères à savoir une succession d’entraînement de division, le premier du 5 au 27 janvier, le deuxième du 8 février au 17 mars et le troisième du 25 mars au 5 mai 1943.

Décidément fort active, la 11ème Division de Torpilleurs quitte Dunkerque pour une croisière en mer du Nord, une croisière de présence et d’instruction du 12 mai au 21 juin, faisant escale à Anvers, à Rotterdam, à Bergen, à Aberdeen, à Newcastle et à Douvres, rentrant le 22 juin à Dunkerque.

L’Incomprise sort pour entraînement du 27 juin au 7 juillet, faisant escale à Calais du 8 au 12  avant de rentrer à Dunkerque le  13 juillet. Il participe ensuite aux essais (15 au 17 juillet) et à la remise en condition (19 juillet au 2 août) de La Cordelière.

Indisponible à son tour  du 6 au 27 août, il sort pour essais du 28 au 30 août puis pour remise en condition du 1er au 15 septembre, à chaque fois en compagnie de la Cordelière et du Branlebas, les trois torpilleurs légers rentrant le lendemain à Dunkerque.

L’Incomprise, la Cordelière et le Branlebas quittent Dunkerque le 23 septembre 1943 pour le dernier entraînement de la division avant dissolution, entraînement exécuté du 23 septembre au 27 octobre, les trois navires rentrant à Dunkerque le lendemain.

Le 30 octobre 1943, les torpilleurs légers de la 5ème DT arrivent à Dunkerque. Cette division va remplacer la 11ème DT au sein de l’ELN. Les deux divisions (5ème et 11ème DT) sortent pour un exercice commun du 31 octobre au 4 novembre, date à laquelle les deux divisions rentrent à Dunkerque.

Le 5 novembre 1943, la 11ème DT est officiellement dissoute, les trois torpilleurs reclassés patrouilleurs ralliant Cherbourg où à tour de rôle ils vont subir un petit carénage.

Alors que La Cordelière est échoué au bassin, l’Incomprise et le Branlebas sortent ensemble pour entraînement du 12 novembre au 11 décembre, rentrant dans la foulée à Cherbourg.

L’Incomprise sort seul pour entraînement du 18 au 30 décembre, ralliant Cherbourg le 31 décembre 1943, sortant encore du 5 au 12 janvier pour un ultime entraînement dans sa configuration torpilleur léger.

L’Incomprise est ainsi échoué au bassin du 16 janvier au 18 février 1944, subissant une remise en état complète de la coque, de son appareil évaporatoire, de ses turbines ainsi que des locaux-vie et des locaux opérations ainsi qu’une modification de l’armement.

Armé pour essais le 25 février 1944, le nouveau patrouilleur sort pour essais du 26 au 29  puis pour remise en condition du 1er au 14 mars.

L’Incomprise quitte Cherbourg le 17 mars 1944 pour rallier Casablanca le 22 mars 1944, le grand port marocain étant le nouveau port d’attache du patrouilleur qui va effectuer d’incessantes patrouilles, ce port accueillant fréquemment des navires de la marine nationale notamment ceux se rendant à Dakar pour stage au polygone de Rufisque.

12-Torpilleurs légers (10)

Le Bouclier

Le torpilleur léger Le Bouclier

Le torpilleur léger Le Bouclier

-Le Bouclier est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Seine Maritime du Trait le 18 octobre 1934 lancé le 10 août 1937 et admis au service actif le 3 août 1938.

A son admission au service actif, il est affecté à la 11ème DT en compagnie de ses sister-ships L’Incomprise Branlebas et La Cordelière.

A partir du mois de juillet 1939, il quitte Cherbourg et la 11ème DT pour Lorient afin d’intégrer une toute nouvelle 14ème DT composée également des La Melpomène et La Flore.

Le Bouclier devant servir de navire-école, il est armé à partir de juillet 1939 à effectifs réduits sauf durant la guerre de Pologne où il est armé  à effectifs de guerre pour des missions de souveraineté et de surveillance depuis Lorient dans le Golfe de Gascogne.

Le 5 janvier 1940, Le Bouclier et ses compères de la 14ème DT repassent à effectifs réduits, redevenant des navires écoles pour former les nombreux marins nécessaires à l’expansion de la marine nationale

La 14ème DT sort pour entraînement dans le Golfe de Gascogne du 7 au 20 janvier, du 25 janvier au 7 février et du 14 au 22 février, exécutant des écoles à feux, des lancements de torpilles, de grenadage.

Après une courte période d’entretien à flot du 23 février au 8 mars, les trois torpilleurs sortent à nouveau pour entraînement du 9 au 29 mars, la 14ème DT rentrant le lendemain à Lorient.

La division enchaine par un entraînement commun avec les torpilleurs d’escadre Bourrasque Orage et Ouragan de la 4ème DT du 4 avril au 8 mai, la 14ème DT rentrant à Lorient en fin de journée.

La 14ème DT enchaine par un entraînement commun avec la 5ème DT du 11 mai au 2 juin, les trois torpilleurs légers rentrant en fin de journée à Lorient.

Alors que La Melpomène est en grand carénage, Le Bouclier sort pour entrainement du 10 juin au 4 juin en compagnie de La Flore.

Le Bouclier effectue une dernière sortie d’entraînement du 7 au 13 juillet avant de vidanger ses soutes et de débarquer ses munitions. Il est échoué au bassin du 16 juillet au 27 août pour une remise en état complète.

Remis à flot, il sort pour essais du 28 au 31 août puis pour remise en condition du 2 au 16 septembre en compagnie du Melpomène, les deux navires faisant escale à Saint-Malo du 17 au 20  et à Portsmouth du 21 au 25, ralliant Lorient le lendemain.

La Melpomène et le Bouclier participent ensuite aux essais (4 au 6 octobre) et à la remise en condition (8 au 22 octobre) de La Flore, les trois torpilleurs faisant escale à Cherbourg du 23 au 27 octobre, au Havre du 28 au 31, à Dunkerque du 1er au 4 novembre, à Cherbourg à nouveau du 5 au 11, à Brest du 12 au 15 novembre avant de rallier Lorient lendemain.

La 14ème DT termine l’année par un entraînement commun avec la 11ème DT du 25 novembre au 18 décembre, les deux divisions  faisant escale à Boulogne du 19 au 22 décembre avant de se séparer à la hauteur de Cherbourg, la 11ème DT rentrant dans le port normand peu après et la 14ème DT rentrant à Lorient le 24 décembre à l’aube.
Après des entraînements de division du 5 au 15 janvier, du 22 au 27 janvier et du 4 au 12 février, les trois torpilleurs légers effectuent un nouvel entraînement commun avec la 11ème DT du 26 février au 17 mars, les six torpilleurs faisant escale commune à Cherbourg du 18 au 24 mars avant que la 14ème DT ne rentre à Lorient le surlendemain 26 mars 1941.

Le torpilleur Bouclier sort pour une école à feux du 4 au 11 avril avant de sortir en compagnie de La Flore pour les essais (14 au 17 avril) et la remise en condition (19 au 30 avril) du Melpomène qui venait de connaître une période d’indisponibilité accidentelle. Les trois torpilleurs légers rentrent le lendemain à Lorient.

Les trois torpilleurs légers de la 14ème DT effectuent ensuite un entraînement de division du 8 mai au 4 juin, les trois navires faisant escale à La Pallice du 5 au 8, Royan du 9 au 12, Bordeaux du 17 au 22, Biaritz du 23 au 25 avant de rentrer à Lorient le lendemain.

Le Bouclier sort pour un entraînement au combat antisurface du 5 au 16 juillet, rentrant à Lorient le lendemain 17 juillet 1941.

Il est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 18 juillet au 8 août, sortant pour essais (9 au 11 août) et pour remise en condition (13 au 28 août) à chaque fois en compagnie de La Melpomène et de La Flore, les trois torpilleurs faisant escale à Royan du 21 au 24 septembre et à Hendaye du 25 au 30 septembre avant de rallier Lorient le lendemain.

A noter que durant cette immobilisation, la DCA d’origine _deux affûts doubles de 13.2mm_ est remplacée par deux canons de 37mm Schneider modèle 1941 en affûts simples.

Les torpilleurs légers de la 14ème DT terminent l’année par deux entraînement de division, le premier du 9 octobre au 10 novembre, les trois torpilleurs faisant escale à La Rochelle du 11 au 15 novembre, rentrant à Lorient le lendemain  et le second du 23 novembre au 26 décembre, la division rentrant à Lorient le lendemain.

L’année 1942 commence pour la 14ème DT par un exercice commun avec la 11ème DT du 6 janvier au 16 février, les deux divisions faisant escale à Saint-Malo du 17 au 22 février avant que les deux divisions ne rentrent dans leur port d’attache, la 14ème DT rentrant à Lorient le 24 février 1942 à l’aube.

Après un entraînement de division du 4 mars au 2 avril, la 14ème DT effectue un exercice commun du 6 avril au 8 mai avec la 2ème DTE, la 14ème DT rentrant à Lorient en fin de journée.

Les torpilleurs Bouclier, La Melpomène et La Flore vont alors appareiller pour une croisière d’instruction entre les ports des 1ère et 2ème Région Maritime. Les trois torpilleurs légers quittent Lorient le 12 mai, contournent la péninsule bretonne et pénètrent en Manche, réalisant manoeuvre et écoles à feux jusqu’au 15 mai quand ils arrivent à Dunkerque.

Après une escale du 15 au 18 mai 1942, la 14ème DT manoeuvre avec la 11ème DT du 18 au 25 mai avant que La Melpomène et ses deux compères ne fassent escale à Rouen du 25 au 28, au Havre du 29 mai au 3 juin, à Saint-Malo du 4 au 7, à Nantes du 10 au 14, à Saint-Nazaire du 15 au 18, à La Pallice du 19 au 22, à Royan du 23 au 26, à Bordeaux du 27 au 30 juin, à Biaritz du 1er au 3 juillet avant de rentrer à Lorient le lendemain.

Le Bouclier sort pour une école à feux du 12 au 21 juillet, participant ensuite aux essais (27 au 30 juillet) et à la remise en condition (1er au 15 août) de La Melpomène.

Indisponible du 17 août au 4 septembre, le Bouclier sort pour essais (5 au 8 septembre) et remise en condition (10 au 25 septembre) en compagnie des Melpomène et Flore, les trois torpilleurs ralliant Lorient le lendemain.

La 14ème DT termine l’année 1942 par un entraînement de division du 4 au 24 octobre, un entraînement commun avec la 5ème DTE du 26 octobre au 24 novembre et un dernier entraînement de division du 2 au 27 décembre, les trois torpilleurs légers ralliant Lorient le 28.

Après deux entraînements de division (le premier du 6 janvier au 8 février et le second du 14 février au 9 mars), la 14ème DT va entrer dans un cycle de grand carénage ayant pour cadre Cherbourg en raison de la saturation des arsenaux de Brest et de Lorient.

Le Bouclier sort pour entraînement du 17 mars au 17 avril, rentrant le lendemain à 18 avril après avoir fait escale à La Pallice du 25 au 30 mars et à Hendaye du 4 au 9 avril.

Il sort de nouveau pour entraînement du 25 avril au 24 mai, rentrant en fin de journée à Lorient après des escales à Bordeaux du 3 au 5 mai et à Saint-Nazaire du 14 au 16 mai.

Le lendemain, le Bouclier quitte Lorient pour Cherbourg où il arrive le 26 mai pour subir un grand carénage. Il est échoué au bassin du 31 mai au 9 juillet, sortant pour essais du 10 au 13 puis pour remise en condition du 15 au 30, faisant escale à Saint-Malo du 31 juillet au 5 août, rentrant à Lorient le lendemain.

Le 13 août, la 14ème DT au grand complet quitte Lorient pour un entraînement de division dans le Golfe de Gascogne, le Bouclier et ses deux compères de la division manœuvrant du 13 août au 20 septembre, les trois torpilleurs faisant escale à La Pallice du 21 au 25 avant de rentrer à Lorient le lendemain.

Le Bouclier et ses deux compagnons effectuent une école à feux du 28 septembre au 3 octobre, rentrant à Lorient le lendemain 4 octobre avant d’enchainer par un entraînement commun avec la 2ème DTE du 11 octobre au 8 novembre, la 14ème DT rentrant à Lorient le lendemain.

Après une ultime sortie commune du 12 au 20 novembre, la 14ème DT est dissoute le 22 novembre 1943, ces trois torpilleurs reclassés patrouilleurs devant être redéployés essentiellement outre-mer pour servir de navire de souveraineté.

Le Bouclier va ainsi être redéployé en Méditerranée plus précisément à Tunis. Il subit une période d’entretien à flot du 23 novembre au 7 décembre 1943 pour remise en état et modernisation de l’armement.

Il sort pour essais du 8 au 11 décembre puis pour remise en condition du 12 au 30 décembre 1943 en compagnie de ses deux anciens compères de feu la 14ème DT.

Les trois nouveaux patrouilleurs quittent Lorient le 4 janvier 1944, font escale à Lisbonne du 7 au 9 janvier, à Casablanca du 11 au 13 janvier puis arrivent à Tunis le 16 janvier _nouvelle affectation du Bouclier_.

Le Bouclier va assurer une mission de sécurisation de la capitale du protectorat, multipliant les patrouilles au large de la Tunisie, du cap Bon, du détroit de Sicile. Il y est encore déployé en septembre 1948, subissant un petit carénage à l’été 1946 dans une bassin du port de Tunis.

12-Torpilleurs légers (4)

La Flore

Le torpilleur léger La Flore

Le torpilleur léger La Flore

-La Flore est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Bretagne (ACB) sis à Nantes le 26 mars 1934 lancé le 4 mai 1935 et admis au service actif le 27 janvier 1937.

A son admission au service actif, le torpilleur léger La Flore est affecté à Bizerte à la 12ème DT en compagnie de ses compères La Pomone L’Iphigénie et La Melpomène.

En juin 1939, les torpilleurs légers La Flore et La Melpomène rallient Lorient pour former une 14ème DT en compagnie du Bouclier.

La Flore devant servir de navire-école, il est armé à partir de juillet 1939 à effectifs réduits sauf durant la guerre de Pologne où il est armé  à effectifs de guerre pour des missions de souveraineté et de surveillance depuis Lorient dans le Golfe de Gascogne.

Le 5 janvier 1940, La Flore et ses compères de la 14ème DT repassent à effectifs réduits, redevenant des navires écoles pour former les marins nécessaires aux nouveaux navires de la Marine nationale.

La 14ème DT sort ainsi pour entraînement dans le Golfe de Gascogne du 7 au 20 janvier, du 25 janvier au 7 février et du 14 au 22 février.

Après une courte période d’entretien à flot du 23 février au 8 mars, les trois torpilleurs sortent à nouveau pour entraînement du 9 au 29 mars, rentrant à Lorient le lendemain.

La Flore et ses compères enchaînent ensuite par un entraînement commun avec la 4ème DT du 4 avril au 8 mai puis avec la 5ème DT du 11 mai au 2 juin, la 14ème DT rentrant à Lorient le lendemain.

Alors que La Melpomène est en grand carénage, La Flore sort pour une école à feux du 10 au 20 juin puis pour un entraînement au combat antisurface du 22 juin au 4 juillet en compagnie de son compère Bouclier.

Il sort ensuite seul pour une nouvelle école à feux du 6 au 13 juillet avant de participer aux essais (16 au 18 juillet) puis à la remise en condition (20 juillet au 4 août) de La Melpomène. La Melpomène et La Flore sortent ensuite pour un entraînement du 10 au 25 août avant de rentrer à Lorient le lendemain 26 août.

La Flore subit à son tour un grand carénage à l’Arsenal de Lorient du 28 août au 3 octobre 1940, sortant pour essais du 4 au 6 octobre puis pour remise en condition du 8 au 22 octobre, à chaque fois en compagnie de ses compères Melpomène et Bouclier.

Les trois torpilleurs font ensuite escale à Cherbourg du 23 au 27 octobre, au Havre du 28 au 31, à Dunkerque du 1er au 4 novembre, à Cherbourg à nouveau du 5 au 11, à Brest du 12 au 15 novembre avant de rallier Lorient le lendemain.

A noter que la réorganisation de septembre 1940 affectait la 14ème DT au groupement de surveillance de la flotte de l’Atlantique, Lorient restant le port d’attache des trois torpilleurs légers.

La Flore et ses deux compagnons de la 14ème DT terminent l’année par un entraînement commun avec la 11ème DT du 25 novembre au 18 décembre, les deux divisions faisant escale à Boulogne du 19 au 22 décembre avant de se séparer à la hauteur de Cherbourg, la 11ème DT rentrant dans le port normand et la 14ème DT à Lorient le 24 décembre 1940 à l’aube.

La Flore commence l’année 1941 par une sortie d’entraînement en compagnie de La Melpomène et du Bouclier du 5 au 15 janvier, première sortie d’entraînement suivit d’une seconde du 22 au 27 janvier et d’une troisième du 4 au 12 février 1941.

Ces sorties de division sont suivies par un entraînement commun avec la 11ème DT du 26 février au 17 mars, les deux divisions effectuant une escale commune à Cherbourg du 18 au 24  avant que la 14ème DT ne rentre à Lorient le 26.

La Flore sort pour une école à feux du 3 au 10 avril avant de sortir en compagnie du Bouclier pour les essais (14 au 17 avril) et la remise en condition (19 au 30 avril) du Melpomène qui venait de connaître une période d’indisponibilité accidentelle. Les trois torpilleurs légers rentrent le lendemain à Lorient.

Après un entraînement de division du 8 mai au 4 juin, La Flore et ses deux compagnons de la 14ème DT font escale à La Pallice du 5 au 8 juin, à Royan du 9 au 12 juin, à Bordeaux du 17 au 22 juin, à Biaritz du 23 au 25 juin avant de rentrer à Lorient le 26 juin 1941.

La Flore sort pour une école à feux du 3 au 12 juillet avant de participer aux essais (18 au 21 juillet) et à la remise en condition (23 juillet au 7 août) du Melpomène.

Indisponible à son tour du 9 au 30 août, il sort pour essais (1er au 4 septembre) et pour remise en condition (6 au 20 septembre) en compagnie du Melpomène et du Bouclier, les  trois torpilleurs faisant escale à Royan du 21 au 24 septembre et à Hendaye du 25 au 30 septembre avant de rallier Lorient le lendemain 1er octobre 1941.

Les trois torpilleurs de la 14ème DT terminent l’année par un entraînement de division du 9 octobre au 16 novembre puis du 23 novembre au 26 décembre 1941, rentrant le lendemain à Lorient.

La Flore commence l’année par un entraînement de division avec ses deux compères de la 14ème DT et ceux de la 11ème DT basée à Cherbourg du 8 janvier au 16 février, les six torpilleurs faisant une escale commune à Saint-Malo du 17 au 22  avant que les deux divisions ne rentrent dans leur port d’attache, la 14ème DT rentrant à Lorient le 24 février 1942 à l’aube.

La 14ème DT enchaîne par un entraînement dans le Golfe de Gascogne du 4 mars au 2 avril puis par un entraînement commun avec la 2ème DTE venue de Brest du 6 avril au 8 mai, la 14ème DT rentrant à Lorient le lendemain.
Les torpilleurs La Flore, La Melpomène et le Bouclier vont alors appareiller pour une croisière d’instruction entre les ports des 1ère et 2ème Région Maritime. Les trois torpilleurs légers quittent Lorient le 12 mai, contournent la péninsule bretonne et pénètrent en Manche, réalisant manœuvre et écoles à feux jusqu’au 15 mai quand ils arrivent à Dunkerque.

Après une escale du 15 au 18 mai 1942, la 14ème DT manœuvre avec la 11ème DT du 18 au 25 mai avant que La Melpomène et ses deux compères ne fassent escale à Rouen du 25 au 28 mai, au Havre du 29 mai au 3 juin, à Saint-Malo du 4 au 7, à Nantes du 10 au 14, à Saint-Nazaire du 15 au 18, à La Pallice du 19 au 22, à Royan du 23 au 26, à Bordeaux du 27 au 30 juin, à Biarritz du 1er au 3 juillet avant de rentrer à Lorient le lendemain.

La Flore sort pour une école à feux du 12 au 20 juillet, faisant escale à Quiberon du 21 au 24 juillet avant de rallier Lorient le lendemain.

Il est ensuite indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 27 juillet au 16 août, sortant pour essais du 17 au 19 puis pour remise en condition du 21 août au 3 septembre à chaque fois en compagnie de La Melpomène, les deux torpilleurs légers participant ensuite aux essais (5 au 8 septembre) et à la remise en condition (10 au 25 septembre) du Bouclier, les trois torpilleurs ralliant Lorient le lendemain.

La 14ème DT quitte à nouveau Lorient pour entraînement du 4 au 24 octobre avant de rentrer le jour même à Lorient, enchaînant ensuite par un entraînement commun avec la 5ème DTE du 26 octobre au 24 novembre, la 14ème DTE rentrant à Lorient le 25 lendemain.

La Flore, la Melpomène et le Bouclier terminent l’année par une école à feux du 2 au 12 décembre, une escale à Saint-Nazaire du 13 au 17 décembre, exécutant un entraînement à la défense aérienne à la mer du 18 au 27 décembre, ralliant Lorient le 28 décembre 1942.

L’année 1943 commence pour les trois torpilleurs légers de la 14ème DT par un entraînement de division du 6 janvier au 8 février, les trois torpilleurs rentrant le lendemain à Lorient, ressortant du 14 février au 3 mars pour un nouvel entraînement mais ne rentrant à Lorient que le 10 mars après une escale à Saint-Nazaire du 4 au 9.

La Flore sort pour entraînement du 17 mars au 7 avril, faisant escale au Verdon du 8 au 12 avril avant de rentrer le lendemain à Lorient.

Le 18 avril, La Flore quitte Lorient pour rallier Cherbourg afin de subir un grand carénage, arrivant en Normandie le 19 avril. Il est échoué au bassin du 21 avril au 30 mai 1943, subissant une remise en état complète de sa coque, de son appareil propulsif et de ses locaux-vie.

Armé pour essais le 9 juin, il sort pour ses essais post-carénage du 10 au 13  puis pour remise en condition du 15 au 30 juin, le torpilleur ralliant Lorient le 5 juillet après une escale à Saint-Malo du 1er au 4.

Après une sortie d’entraînement en solitaire du 10 au 17 juillet, La Flore sort pour une école à feux avec La Melpomène du 19 au 26 juillet, les deux navires faisant escale au Verdon du 27 au 30 juillet avant un entraînement à la défense aérienne à la mer du 31 juillet au 6 août, les deux torpilleurs ralliant Lorient le lendemain.

La Flore enchaîne par un entraînement de division du 13 août au 20 septembre, la 14ème DT faisant escale à La Pallice du 21 au 25 septembre avant de rentrer à Lorient le 26.

Après une école à feux du 28 septembre au 3 octobre, la 14ème DT effectue un entraînement commun avec la 2ème DTE du 11 octobre au 8 novembre, la 14ème DT rentrant à Lorient le lendemain.

Après une ultime sortie commune du 12 au 20 novembre, la 14ème DT est dissoute le 22 novembre 1943, ces trois torpilleurs reclassés patrouilleurs devant être redéployés essentiellement outre-mer pour servir de navire de souveraineté.

La Flore va ainsi être redéployée à La Réunion. Elle subit une période d’entretien à flot du 23 novembre au 7 décembre 1943 avec remise en état et modification de son armement.

Il sort pour essais du 8 au 11 décembre puis pour remise en condition du 12 au 30 décembre 1943 en compagnie de ses deux anciens compères de feu la 14ème DT.

Les trois nouveaux patrouilleurs quittent Lorient le 4 janvier 1944, font escale à Lisbonne du 7 au 9 janvier, à Casablanca du 11 au 13 janvier puis arrivent à Tunis le 16 janvier _nouvelle affectation du Bouclier_.

La Flore et la Melpomène eux poursuivent leur chemin, faisant escale à Alexandrie du 21 au 23 janvier, franchissent le canal de Suez les 24 et 25 janvier avant de rallier Djibouti le 30 janvier 1944.

Si La Melpomène reste dans ce port car il s’agit de sa nouvelle affectation, La Flore continue sa route direction la Réunion, quittant la Corne de l’Afrique le 2 février, fait escale à Diego-Suarez le 7 février avant de rallier Port-des-Galets le 10 février 1944.

Il va y rester déployé jusqu’en septembre 1948, patrouillant au large de la Réunion, allant parfois jusqu’à l’Ile Maurice ou encore Madagascar notamment pour caréner notamment au printemps 1947.

A l’annonce du début du conflit en Europe, La Flore renforce ses patrouilles pour tenter d’intercepter  des corsaires allemands dont la présence est redoutée comme à l’automne 1939.