14-Navires légers (6) avisos-coloniaux classe Bougainville (5)

Le Rigault de Genouilly

Le Rigault de Genouilly

Le Rigault de Genouilly

-Le Rigaux de Genouilly est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Gironde à Bordeaux le 7 juillet 1931 lancé le 18 septembre 1932 et admis au service actif le 14 mars 1934.

Comme nombre de ses sister-ships, le Rigault de Genouilly est affecté en Extrême Orient au sein de la Division Navale d’Extrême Orient à partie de novembre 1934, étant affecté tantôt en Indochine tantôt en Chine.

Après une affectation à Nouméa de novembre 1937 à novembre 1938, il retrouve l’Indochine et la Chine jusqu’en novembre 1939 date à laquelle il est détaché à Madagascar pour assurer la surveillance d’une zone où pourraient opérer des raiders allemands.

La grande réorganisation de septembre 1940 l’affecte aux Forces Navales Françaises du Pacifique (FNFP) avec Nouméa comme port d’attache. Avant de rallier sa nouvelle affectation, il subit un grand carénage à Diego-Suarez.

Échoué au bassin du 15 septembre au 5 novembre 1940, il subit une remise en état complète. Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 17 novembre, exécutant ses essais officiels du 18 au 20  puis sa remise en condition du 22 novembre au 2 décembre 1940.

Il quitte Madagascar le lendemain 3 décembre 1940, traverse l’Océan Indien direction Singapour où il fait escale du 13 au 15 décembre. Reprenant la mer, il fait escale à Darwin du 22 au 26 décembre puis à Brisbane du 30 décembre 1940 au 2 janvier 1941 avant de rallier Nouméa le 7 janvier 1941.

Sur place, l’aviso colonial va effectuer des missions de présence et de maintien de l’ordre. Il est également un formidable ambassadeur de la France dans ses contrées lointaines et devient un invité régulier des ports australiens et néo-zélandais.

Le 12 mai 1942, le patrouilleur La Poursuivante arrive à Nouméa. Cet ancien torpilleur de classe Melpomène transformé en patrouilleur va relayer l’action de l’aviso colonial même si son rayon d’action limité est un défaut que l’on ne réussira jamais à corriger. Le Rigault de Genouilly participe aux essais du 28 au 31 mai puis à sa remise en condition du 2 au 16 juin 1942.

Les installations d’entretien à Nouméa étant limités, c’est en Australie que l’aviso colonial va subir ses grands carénages, plus précisément à l’Arsenal de Cockatoo à Sydney. C’était également un moyen de renforcer les liens entre la France et l’Australie.

Le premier de ce grand carénage à lieu du 15 janvier au 30 mars 1944 pour une remise en état complète et une modernisation de ses capacités militaires. Il perd ses installations d’hydraviation et reçoit des pièces de DCA modernes (quatre canons de 37mm et six canons de 25mm en affûts doubles). Armé pour essais le 5 avril 1944, il sort pour essais du 6 au 8 avril puis pour remise en condition du 10 au 24 avril, l’aviso colonial rentrant à Nouméa le 1er mai 1944.

Le second à lieu du 15 avril au 24 juin 1947 pour une remise en état complète sans modernisation des capacités militaires. Armé pour essais le 1er juillet, il sort pour essais les 2 et 3 juillet puis pour remise en condition du 5 au 19 juillet, ralliant Nouméa le 26 juillet 1947.

Quand la guerre éclate en Europe, le Rigault de Genouilly continue à vaquer à ses occupations à savoir patrouiller autour du Caillou.

Publicités

12-Torpilleurs légers (13)

B-Torpilleurs légers classe Le Fier (type 1010 tW)

Schéma de la classe Le Fier

Schéma de la classe Le Fier

Avant-propos

Dès les premiers essais à la mer, les limites des Melpomène ont sauté aux yeux des ingénieurs et des marins amenés à les servir mais avec de telles limites, il était difficile d’obtenir un navire à la fois rapide, endurant et bien armé.

Leurs successeurs doivent donc être plus gros pour obtenir une vitesse suffisante pour le combat et surtout disposer de la puissance offensive nécessaire.

Une série de notes publiées les 18, 27 février et 25 mai 1936 aboutit au choix d’un tonnage approchant les 1000 tonnes ce qui fait de ces nouveaux torpilleurs un type de navire intermédiaire entre les Melpomène de 610 tW et les Le Hardi de 1772tW. La mission reste la même que leurs prédécesseurs : le combat de nuit à distance rapprochée.

Les caractéristiques générales des 1010 tonnes sont adoptées dès décembre 1936 alors qu’à l’époque aucun Melpomène n’est encore en service.

Dotés d’une vitesse de 34 noeuds et d’une distance franchissable de 2500 miles à 15 noeuds, ils doivent disposer d’un armement nettement plus étoffé avec deux affûts doubles lance-torpilles de 550mm et quatre canons de 100mm groupés en deux pseudo-tourelles installées à l’arrière.

Le reste de l’armement prévu à  l’origine ne sera pas embarqué dans sa totalité. Si les quatre premiers torpilleurs sont temporairement armés de mitrailleuses de 13.2mm (huit en quatre affûts doubles), les douze autres navires seront armés de huit canons de 37mm Schneider en affûts simples puis en affûts doubles.

En ce qui concerne l’armement anti-sous-marin, ils devaient embarquer à l’origine une torpille remorquée Ginocchio, un grenadeur de sillage et deux mortiers Thornycroft mais au final, les Le Fier ne recevront que deux grenadeurs de sillage avec de nouvelles grenades légères de 130kg.

Les quatre premiers sont financés à la tranche 1937 (votée le 31 décembre 1936), trois à la tranche 1938 (votée le 31 décembre 1937), cinq à la tranche 1938bis (décret-loi du 2 mai 1938), deux à la tranche 1938ter (décret-loi du 12 avril 1939) et les deux derniers à la tranche 1941, la première du programme naval.

Si les quatre premiers porte des noms d’adjectifs martiaux (Le Fier L’Agile L’Entreprenant Le Farouche), les douze autres portent des noms d’habitants de provinces françaises (L’Alsacien Le Breton Le Corse Le Tunisien _ex-Le Flamand_ Le Normand Le Parisien Le Provençal Le Saintongeais Le Niçois Le Savoyard Le Catalan et Le Béarnais).

Ces douze navires vont ainsi être repartis en quatre divisions de quatre torpilleurs soit une puissance offensive respectable avec seize canons de 100mm et seize tubes lance-torpilles de 550mm. La 1ère DT va être basée à Toulon, la 3ème DT à Bizerte, la 5ème DT à Dunkerque et la 7ème DT en Indochine.

Le Fier

-Le Fier est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Bretagne (ACB) le 17 janvier 1939 lancé le 12 mars 1940 et admis au service actif à Lorient le 27 février 1941.

Le premier torpilleur de 1010 tW forme à partir du 8 mai 1941 la 1ère DT en compagnie de son sister-ship l’Agile mis en service ce jour là, les Le Fier et L’Agile étant rejoints le 10 mai 1941 par L’Entreprenant.

En attendant la mise en service du Farouche, la 1ère DT dépend de la 3ème Escadre Légère de la Flotte de l’Atlantique même si cette affectation est très provisoire, l’affectation définitive de la 1ère Division de Torpilleurs étant la 2ème Escadre à Toulon.

La 1ère DT qui doit encore être rejoint par Le Farouche sort pour un premier entraînement de division du 21 mai au 16 juin 1941 moins une escale à Royan du 1er au 5, les trois torpilleurs ralliant Lorient le 17.

Le Fier est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 18 juin au 3 juillet, sortant pour essais du 4 au 6 juillet puis pour remise en condition du 8 au 19 juillet en compagnie du Farouche.

Il participe ensuite aux essais (21 au 23 juillet) et à la remise en condition (25 juillet au 3 août) de L’Agile, les deux torpilleurs disponibles de la 1ère DT participant ensuite aux essais (5 au 7 août) et à la remise en condition (9 au 23 août) de l’Entreprenant.

Les torpilleurs Le Fier L’Agile et L’Entreprenant sortent à nouveau pour entraînement du 2 au 28 septembre, rentrant le lendemain à Lorient.

La 1ère DT sort à nouveau pour entraînement du 6 au 13 octobre, rentrant à Lorient le lendemain et  le 15 octobre 1941, le Farouche est admis au service actif, permettant à la 1ère DT d’atteindre son format définitif.

A l’origine, la division devait rallier Toulon dans la foulée mais l’Amirauté décide finalement de faire effectuer à la division, une croisière d’entraînement aux Antilles. Le Fier et ses trois compères quittent Lorient le 22 octobre pour rallier Fort de France le 30 octobre 1941.

Après une opération de relations publiques du 31 octobre au 7 novembre (ouverture au public du 31 octobre au 3 novembre, sortie en mer pour des écoliers de la Martinique les 5 et 6 novembre), les quatre torpilleurs s’entrainent au large de la Martinique du 8 au 23 novembre.

La 1ère DT quitte Fort de France le 24 novembre, traverse l’Atlantique direction Dakar où elle arrive le 2 décembre pour une école à feux à Rufisque du 3 au 10 date à laquelle ils quittent l’AOF pour rallier Toulon, faisant escale pour se ravitailler à Casablanca le 13 décembre, les quatre torpilleurs arrivant à Toulon le 16 décembre 1941.

La 1ère DT va remplacer au sein du groupement de surveillance de la 2ème Escadre la 13ème DT composée des torpilleurs légers La Baliste La Poursuivante et La Bayonnaise.

Pour passer symboliquement le témoin, la 1ère et la 13ème DT sortent pour un exercice commun du 18 au 24 décembre, rentrant à  Toulon le lendemain.

Les torpilleurs légers Le Fier L’Agile Le Farouche et l’Entreprenant quittent Toulon pour un premier entraînement de division du 7 au 30 janvier, mouillant aux salins d’Hyères jusqu’au 9 février, rentrant à Toulon le lendemain.

Les quatre torpilleurs de la 1ère DT sortent à nouveau pour entraînement de division du 18 février au 16 mars, les quatre torpilleurs faisant escale à Tanger du 17 au 24 avant de rentrer à Toulon le lendemain.

Un nouvel entrainement de division à lieu du 4 avril au 22 mai, la 1ère DT rentrant à son port d’attache le lendemain. Un entrainement de division allégé à lieu du 28 mai au 18 juin, les quatre Le Fier mouillant aux Salins du 19 au 25 avant de rentrer à Toulon le lendemain.

Le Le Fier est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 27 juin au 11 juillet 1942, cette indisponibilité étant mise à profit pour moderniser la DCA, les huit mitrailleuses de 13.2mm en quatre affûts doubles sont remplacés par huit canons de 37mm Schneider modèle 1941 en affûts simples. Il sort ensuite pour essais (12 au 14 juillet) puis pour remise en condition(16 au 26 juillet) en compagnie du Farouche et de l’Entreprenant.

Le Le Fier sort ensuite pour les essais (28 au 30 juillet) et pour la remise en condition (1er au 10 août) de l’Agile en compagnie de l’Entreprenant, enchainant par les essais (12 au 15 août) et la remise en condition (17 au 27 août) du Farouche, toujours en compagnie de l’Agile.

Le Le Fier, l’Agile et le Farouche participent alors aux essais (28 au 30 août) et à la remise en condition (1er au 12 septembre) de l’Entreprenant, la 1ère DT mouillant aux salins d’Hyères du 13 au 18 septembre avant de rallier Toulon le lendemain.

Le 27 septembre 1942, les quatre torpilleurs légers de la 1ère DT quittent Toulon pour un entraînement de division qui occupe le torpilleur léger Le Fier et ses trois compagnons jusqu’au 1er novembre, la 1ère DT ralliant Toulon le lendemain.

La 1ère Division de Torpilleurs termine l’année 1942 par un dernier entraînement de division qui à
lieu du 12 novembre au 20 décembre, la 1ère DT rentrant à Toulon le lendemain.

Après une période d’entretien à flot (chaudières et artillerie principalement) du 1er au 10 janvier et une sortie d’essais du 11 au 13 janvier, les quatre torpilleurs légers quittent Toulon le 16 janvier 1943 pour un entraînement au Levant.

Ils arrivent à Beyrouth le 23 janvier après une escale de ravitaillement à Bizerte. Ils vont y manoeuvrer du 24 janvier au 4 mars, rentrant le lendemain à Beyrouth. La 1ère DT quitte le Levant le 8 mars, fait escale à Bizerte du 13 au 18 mars avant de rallier Toulon le 21 mars 1943.

Le torpilleur léger Le Fier participe ensuite à un nouvel entrainement de division du 1er avril au 7 mai, la division rentrant le lendemain à Toulon.

Les torpilleurs légers de la 1ère DT sortent pour entraînement du 15 au 25 mai, mouillant aux salins d’Hyères du 26 au 31 mai, rentrant en fin de journée à Toulon.

Le Le Fier et l’Entreprenant sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 1er au 16 juin, sortant pour essais du 17 au 19  et pour remise en condition du 21 juin au 1er juillet. Ils participent ensuite aux essais (3 au 5 juillet) et à la remise en condition (7 au 17 juillet) des torpilleurs Le Farouche et l’Agile, les quatre torpilleurs légers rentrant le lendemain  à Toulon.

Du 20 juillet au 13 août, la 1ère DT manoeuvre avec la 2ème DCT  et le Marceau, les huit navires faisant escale à Nice du 14 au 17 août avant de rentrer à Toulon le.

Le Le Fier et ses trois compères de division effectuent un nouvel entrainement de division du 25 août au 15 octobre, rentrant à Toulon le 16 après un mouillage aux salins d’Hyères du 8 au 15. Il est suivit par un nouvel entrainement de division du 26 octobre au 10 décembre et un mouillage aux Salins d’Hyères du 11 au 16 décembre avant de rentrer à Toulon le lendemain.

La 1ère DT va alors entrer dans un cycle de carénage privant la division d’un navire et son navire-amiral va être le premier à y passer.

Le 3 janvier 1944, le Le Fier transmet son pavillon de chef de division à l’Entreprenant avant de vidanger ses soutes et de débarquer ses munitions. Il est échoué deux jours plus tard au bassin n°3 du Missiessy pour remise en état et modernisation.

La coque est grattée, sablée et repeinte, les hélices sont remplacées, les turbines subissent une grande visite, les chaudières sont retubées, les locaux-vie et les locaux opérationnels sont remis en état…… .

Sur le plan de la modernisation, le Le Fier reçoit un Asdic et plusieurs radars en l’occurence un radar de navigation et un radar de veille combinée. Sur le plan de l’armement, les huit canons de 37mm en affûts simples sont remplacés par huit canons de 37mm en quatre affûts doubles modèle 1943.

Remis à flot le 20 février 1944, il est armé pour essais le 3 mars et sort pour ses essais post-carénage du 4 au 7  puis pour remise en condition du 9 au 23 mars à chaque fois en compagnie de l’Entreprenant et du Farouche, le Le Fier redevenant chef de division de la 1ère DT à leur retour à Toulon le 24.

Le Le Fier et l’Entreprenant sortent pour une école à feux commune du 30 mars au 6 avril avant de participer aux essais (8 au 10 avril) et à la remise en condition (12 au 26 avril) de l’Agile qui venait d’achever son premier grand carénage.

Alors que l’Entreprenant est entré en grand carénage, les torpilleurs Le Fier et l’Agile sortent pour entrainement du 3 au 10 mai puis participent aux essais (13 au 15 mai) et à la remise en condition (17 au 31 mai) du Farouche, les trois torpilleurs légers mouillant aux salins d’Hyères du 1er au 5 juin avant de rentrer à Toulon le lendemain.

Les torpilleurs Le Fier l’Agile et le Farouche sortent pour entraînement du 8 au 13 juin au large de Toulon mouillant aux salins d’Hyères à partir du 14 juin 1944.

Le 18 juin, ils sont rejoints par l’Entreprenant qui venaient d’achever son grand carénage. Les quatre torpilleurs légers sortent ainsi pour les essais (19 au 21 juin) et pour la remise en condition (23 juin au 2 juillet) du dernier nommé, les quatre torpilleurs légers rentrant à Toulon le lendemain.

Du 5 au 26 juillet, les torpilleurs légers de la 1ère DT manœuvrent avec le cuirassé Clemenceau puis après une courte escale à Ajaccio, s’entrainent avec le cuirassé et les contre-torpilleurs de la 10ème DCT jusqu’au 13 août. La petite escadre fait escale à Mers-El-Kébir du 15 au 21 avant que les torpilleurs légers, le cuirassé et ses torpilleurs d’escorte ne rentrent à Toulon deux jours plus tard.

Le Fier et ses trois comparses de la 1ère DT participent à un entrainement de division du 1er au 19 septembre avant un entrainement au large de l’AOF en compagnie de la 9ème DCT. Les deux divisions arrivent à Dakar le 28 septembre après une semaine de mer et vont y manoeuvrer jusqu’au 15 novembre, quittant la capitale de l’AOF le 16 pour rentrer à Toulon le 30 novembre après avoir fait escale à Casablanca du 20 au 25.

Les torpilleurs légers Le Fier L’Agile, L’Entreprenant et Le Farouche terminent l’année par un entraînement de division au large de Toulon réalisé du 7 au 30 décembre, date du retour de la division à son port d’attache.

Du 10 janvier au 8 février, la 1ère DT effectue un entrainement commun avec les torpilleurs d’escadre Fleuret et Lansquenet enchainant par un entrainement de division du 17 février au 18 mars, mouillant aux salins d’Hyères du 19 au 26, rentrant le lendemain à Toulon.

La 1ère DT effectue un nouvel entrainement de division du 4 avril au 2 mai, rentrant le lendemain à Toulon pour quelques jours à quai puisque du 7 mai au 30 juin, le Le Fier et ses trois acolytes s’entrainent avec la 12ème DCT, soutenu par le ravitailleur rapide L’Adour.

Le torpilleur léger Le Fier est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 1er au 21 juillet 1945, sortant pour essais du 22 au 24 et pour remise en condition du 26 juillet au 9 août en compagnie du Farouche et de l’Agile.

Le Fier participe ensuite aux essais (13 au 15 août) et à la remise en condition (17 au 31 août) de l’Entreprenant en compagnie de l’Agile, les torpilleurs légers Le Fier et l’Entreprenant participant dans la foulée aux essais (4 au 6 septembre) et à la remise en condition (8 au 22 septembre) du Farouche.

Les torpilleurs légers Le Fier l’Entreprenant et Le Farouche participent ensuite aux essais (26 au 28 septembre) et à la remise en condition (30 septembre au 14 octobre) de l’Agile, les quatre torpilleurs légers ralliant Toulon le lendemain.

Les Le Fier, le Farouche, l’Entreprenant et l’Agile terminent l’année par un entrainement de division mené du 23 octobre au 3 décembre, mouillant en rade de Villefranche du 4 au 14 avant de rallier Toulon le 15 décembre 1945, restant au port jusqu’à la fin de l’année civile.

Après une sortie d’entraînement du 7 au 19 janvier, les quatre torpilleurs légers de la 1ère DT quittent Toulon le 22 janvier en compagnie du croiseur lourd Algérie et des 2ème et 9ème DCT pour un entraînement commun de six semaines du 22 janvier au 7 mars 1946, la petite escadre rentrant à Toulon dans la journée.

Le Le Fier enchaine par un entrainement de division du 15 mars au 6 mai, faisant escale avec ses trois compères du 7 au 12 mai à Alger avant de rentrer le surlendemain à Toulon.

La 1ère Division de Torpilleurs (1ère DT) quitte Toulon pour une école à feux du 17 au 21 mai puis après un ravitaillement le 22 mai 1946 effectuent un entraînement au combat antisurface du 23 mai au 3 juin date du retour de la division à Toulon pour les permissions d’été.

Le torpilleur léger Le Fier est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 4 au 25 juin, sortant pour essais du 26 au 28 juin avant remise en condition du 30 juin au 14 juillet en compagnie du Farouche et de l’Agile.

Le Le Fier participe ensuite aux essais (17 au 19 juillet) et à la remise en condition (21 juillet au 4 août) de l’Entreprenant en compagnie de l’Agile, le Le Fier et l’Entreprenant participent ensuite aux essais (8 au 10 août) et à la remise en condition (12 au 26 août) du Farouche.

Les trois torpilleurs légers disponibles de la 1ère DT participent alors aux essais (30 août au 1er septembre) et à la remise en condition (3 au 17 septembre) de l’Agile, les quatre torpilleurs mouillant aux salins d’Hyères du 18 au 25 septembre avant de rentrer à Toulon le lendemain.

Victime d’une avarie mécanique, le torpilleur léger Le Fier est indisponible du 30 septembre au 10 octobre 1946, sortant pour essais les 11 et 12 octobre et pour remise en condition du 14 au 25 octobre à chaque fois en compagnie de ses compères de la 1ère DT.

Le 4 novembre 1946, le Le Fier quitte Toulon en compagnie de ses compères de la 1ère DT pour le dernier entraînement de division de l’année qui à lieu du 4 novembre au 17 décembre, mouillant aux salins d’Hyères du 18 au 23 avant de rentrer à Toulon la veille de Noël.

L’année 1947 commence comme l’année précédente s’était terminée par un entrainement de division mais à l’appareillage, l’Entreprenant est victime d’une avarie qui l’oblige à rentrer à Toulon pour réparer.

Le reste de la division exécute une école à feux du 13 au 20 janvier, faisant escale à Port La Nouvelle du 21 au 25 janvier où l’Entreprenant rejoint ses congénères une fois réparé. La division au complet sort pour entraînement du 26 janvier au 15 février, mouillant aux salins d’Hyères du 16 au 21, rentrant à Toulon le lendemain.

Les quatre torpilleurs légers sortent pour une école à feux du 26 février au 4 mars, mouillant aux salins d’Hyères du 5 au 12 mars, rentrant le lendemain 13 mars 1947.

La 1ère DT sort ensuite avec la 1ère DCT et le croiseur lourd Charlemagne du 15 mars au 10 avril avant des escales à Nice (12 au 17 avril), Bastia (18 au 24 avril), Ajaccio (25 au 30 avril) et Bonifaccio (2 au 7 mai) avant de rentrer à Toulon le 9 mai 1947 dans la matinée.

Le Le Fier transmet son pavillon de chef de division au Farouche puis débarque ses munitions et vidange ses soutes avant d’être échoué au bassin Vauban n°9 du 11 mai au 17 juin 1947 pour une remise en état complète.

Remis à flot le 17 juin, il est armé pour essais le 27, sortant pour essais du 28 au 30 juin puis pour remise en condition du 2 au 16 juillet en compagnie du Farouche et de L’Entreprenant, les trois torpilleurs mouillant aux salins d’Hyères du 17 au 24 juillet, rentrant à Toulon le lendemain.

Le Le Fier redevenu chef de division de la 1ère DT participe ensuite aux essais (5 au 7 août) et à la remise en condition (9 au 23 août) de l’Agile et ce en compagnie de l’Entreprenant, les trois torpilleurs légers faisant escale à Marseille du 24 au 29 août avant de rentrer à Toulon le lendemain 30 août 1947.

Le Fier et l’Agile sortent pour une école à feux du 2 au 8 septembre, date de leur retour à Toulon. Ils se ravitaillent rapidement avant de participer aux essais (10 au 12 septembre) et à la remise en condition (14 au 28 septembre) du Farouche, les trois torpilleurs légers rentrant à Toulon le lendemain.

Le Le Fier, l’Agile et le Farouche sortent pour entrainement du 6 au 22 octobre, rentrant le lendemain à Toulon.

Ils participent ensuite aux essais (24 au 26 octobre) et à la remise en condition (28 octobre au 10 novembre) de l’Entreprenant qui venait d’achever son grand carénage, les quatre torpilleurs légers de la 1ère DT rentrant à Toulon le lendemain.

La 1ère DT quitte Toulon pour un entraînement de division du 18 novembre au 7 décembre avant un nouvel entrainement du 13 au 22 décembre, rentrant le lendemain à Toulon.

Le torpilleur léger Le Fier commence l’année par un entraînement commun avec ses trois compères de la 1ère DT du 5 au 13 janvier, rentrant à Toulon le lendemain 14 janvier 1948. Ils reprennent la mer dès le 17 janvier pour rallier la Tunisie.

Le 19 janvier 1948, les torpilleurs légers Le Fier L’Agile L’Entreprenant et Le Farouche arrivent au large de Sfax où elle retrouve la 3ème DT  et les croiseurs légers de la 2ème DC  pour un exercice commun du 20 janvier au 15 février avant une croisière au Levant marquée par des escales à Lattaquié (18 au 21 février), à Tartous (22 au 25 février) , à Beyrouth (26 février au 2 mars), à Haïfa (4 au 7 mars) avant de rentrer à Bizerte le 11 mars 1948. La 1ère DT reprend la mer deux jours plus tard pour rentrer à Toulon le 16 mars 1948.

Les quatre torpilleurs de la 1ère DT quittent Toulon le 25 mars pour un nouvel entraînement de division réalisé du 25 mars au 18 mai, la division rentrant à Toulon le lendemain.

Le torpilleur léger Le Fier et ses compères de la 1ère DT quittent Toulon pour une école à feux du 25 mai au 2 juin puis exécutent un entraînement au combat antisurface du 4 au 14 juin, rentrant à Toulon le lendemain 15 juin 1948.

Les Le Fier et L’Agile sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 16 juin au 7 juillet 1948, sortant pour essais du 8     au 10 juillet puis pour remise en condition du 11 au 25 juillet, rentrant le lendemain 26 juillet à Toulon.

Ils participent ensuite aux essais (30 juillet au 1er août) et à la remise en condition (3 au 17 août) de leurs compères Le Farouche et L’Entreprenant, les quatre torpilleurs rentrant à Toulon le lendemain.

Le 22 août 1948, les quatre torpilleurs passent au régime de guerre. Ils sortent pour entraînement du 25 août au 2 septembre, revenant à Toulon le lendemain 3 septembre mais se préparant aussitôt à sortir en cas de menace avérée en Méditerranée.

12-Torpilleurs légers (12)

La Bombarde

Le torpilleur léger La Bombarde

Le torpilleur léger La Bombarde

-La Bombarde est mise sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) à Nantes le 12 février 1935, lancé le 23 mars 1936 et admis au service actif le 16 août 1937.

A son admission au service actif, le dernier torpilleur de classe Melpomène est affecté à la 13ème DT à Toulon en compagnie de ses sister-ships Baliste La Poursuivante et La Bayonnaise mais la création à Lorient d’une 14ème DT entraine le redéploiement du torpilleur léger à Bizerte où il forme la 12ème DT avec L’Iphigénie et La Pomone.

Durant la guerre de Pologne, la division va effectuer des missions de surveillance et des escortes de convois, notamment direction le Levant. Le conflit à peine terminé, la 12ème DT va entrer dans un cycle de grand carénage

Alors que La Pomone est immobilisé au bassin, la Bombarde _navire-amiral de la 12ème DT à titre temporaire_ et l’Iphigénie sortent pour entraînement du 18 décembre 1939 au 12 janvier 1940,les deux torpilleurs ralliant Bizerte le lendemain.

La Bombarde sort ensuite pour les essais (23 au 25 janvier) et la remise en condition (27 janvier au 10 février) de La Pomone, lui redonnant alors son pavillon de navire-amiral.

Après une école à feux du 13 au 19 février, le torpilleur léger Bombarde subit à son tour un grand carénage, étant échoué au bassin du 21 février au 23 mars 1940. Il sort ensuite pour essais (25 au 27 mars) et pour remise en condition (29 mars au 8 avril) à chaque fois en compagnie de ses deux compères de la 12ème DT.

La Bombarde participe ensuite à un exercice commun à la 12ème DT et à la 11ème DCT du 10 avril au 10 mai, les deux divisions rentrant à Bizerte le 15 mai 1940 après une escale à Tunis du 11 au 14. Les trois torpilleurs légers de la 12ème DT est à nouveau à la mer pour entraînement du 21 mai au 12 juin, date à laquelle ils rallient leur port d’attache.

La Bombarde sort pour une école à feux du 20 au 28 juin, faisant escale à Tunis du 29 juin au 3 juillet avant de rentrer le lendemain 4 juillet à Bizerte. Il sort ensuite pour les essais (5 au 7 juillet) et la remise en condition (9 au 23 juillet) de son sister-ship La Pomone.

Indisponible du 26 juillet au 16 août, la Bombarde sort pour essais (17 au 19 août) et pour remise en condition (21 août au 4 septembre) à chaque fois en compagnie de ses compères La Pomone et Iphigénie, les trois torpilleurs rentrant le lendemain à Bizerte.

La Pomone et ses deux compères effectuent un entraînement de division du 13 septembre au 2 octobre, la 12ème DT enchainant ensuite par un entraînement commun avec la 3ème Flottille de Torpilleurs venue de Mers-El-Kébir du 5 au 13 octobre.

L’Iphigénie, la Pomone et la Bombarde sortent à nouveau pour entraînement du 20 octobre au 12 octobre avant d’enchainer par un entraînement commun avec la 11ème DCT et la 17ème DSM du 20 novembre au 2 décembre, les différents navires faisant escale à  Tunis du 3 au 8 décembre avant de rentrer à Bizerte le lendemain. La 12ème DT termine l’année par une école à feux du 16 au 23 décembre, rentrant à Bizerte à la veille de noël.

La Bombarde et ses deux compères commencent l’année 1941 par une école à feux du 4 au 12 janvier, faisant escale à Bône (Algérie) du 13 au 16, ralliant Bizerte le lendemain  avant d’enchainer par un entraînement commun avec les torpilleurs d’escadre Trombe l’Alcyon et le Bordelais du 26 janvier au 6 février, les deux divisions faisant escale à Tunis du 7 au 10  avant de se séparer et de rentrer dans leurs ports respectifs, la 12ème DT ralliant Bizerte le 11 février 1941.

Les trois torpilleurs légers de la 12ème DT sortent pour entraînement de division du 18 février au 18 mars, rentrant à Bizerte le lendemain.

Alors que La Pomone est indisponible suite à une avarie mécanique (25 mars au 17 avril), la Bombarde et l’Iphigénie sortent pour une école à feux du 27 mars au 7 avril, faisant escale à Sfax du 8 au 12 avant de rentrer à Bizerte le lendemain. Ils participent ensuite aux essais (18 au 20 avril) et à la remise en condition (22 avril au 2 mai) de La Pomone.

Le 10 mai 1941, les torpilleurs légers Bombarde, l’Iphigénie et La Pomone quittent Bizerte, exécutant une école à feux du 10 au 17 mai avant de faire escale à Ajaccio du 18 au 21 mai puis de rallier Toulon le 22 mai 1941.

La 12ème DT va alors effectuer un entraînement commun avec la 13ème DT de Toulon du 23 mai au 12 juin, les six torpilleurs faisant une escale de représentation à Nice du 13 au 17 avant de se séparer, la 12ème DT ralliant Bizerte le 24 juin après une escale à La Valette du 21 au 23 juin.

Le torpilleur léger Bombarde sort pour entraînement au combat antisurface du 1er au 10 juillet, faisant escale à Bone du 11 au 14 juillet, rentrant le lendemain à Bizerte. Il est ensuite indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 16 juillet au 6 août recevant une DCA moderne (deux canons de 37mm Schneider modèle 1941 en affûts simples à la place des mitrailleuses de 13.2mm), sortant pour essais (7 au 9 août) et remise en condition (11 au 25 août) en compagnie de La Pomone.

La Bombarde et la Pomone sortent alors pour les essais (29 au 31 août) et pour remise en condition (2 au 16 septembre) de l’Iphigénie, les trois torpilleurs faisant escale à Bône du 17 au 20  et à Tunis du 22 au 27  avant de rallier Bizerte le lendemain.

Après une école à feux du 5 au 11 octobre, la 12ème DT participe à un entraînement commun aux navires de la 6ème EL du 15 au 30 octobre. Après une escale à La Valette du 1er au 7 novembre puis à Alexandrie du 10 au 15, la 6ème EL réalise un entraînement avec la marine britannique jusqu’au 21 novembre. Si les contre-torpilleurs et l’Emile Bertin continuent jusqu’au Levant, les trois torpilleurs légers rentrent à Bizerte le 25 novembre 1941.

Les trois torpilleurs légers sont en entretien à flot du 26 novembre au 8 décembre 1941, sortant pour essais du 9 au 11 puis pour remise en condition du 13 au 27, rentrant à Bizerte le lendemain.

La Bombarde et ses deux compères de la 12ème DT sortent pour entraînement de division du 5 janvier au 3 février, les trois navires ralliant Bizerte le lendemain avant d’enchainer par un entraînement commun avec le torpilleur d’escadre Le Fortuné du 11 février au 3 mars, les quatre navires faisant escale à Tunis du 4 au 11, la 12ème DT ralliant Bizerte le 12 mars.

Après une école à feux du 15 au 21 mars, les trois torpilleurs légers de la 12ème DT participent à la remise en condition du contre-torpilleur Mogador du 23 mars au 9 avril.

Après un entraînement à la défense aérienne à la mer du 11 au 18 avril, la Bombarde accompagné par l’Iphigénie et la Pomone effectuent un exercice commun avec le contre-torpilleur Mogador du 23 avril au 2 mai, faisant escale à Sfax du 3 au 6 mai avant de rentrer à Bizerte le lendemain.

Le 11 mai 1942, la 12ème DT appareille de Bizerte, ralliant Toulon le 14 mai pour un exercice commun avec le torpilleur d’escadre Le Fortuné du 15 mai au 15 juin, les quatre navires font escale à Ajaccio du 16 au 23  avant de rentrer dans leurs port respectifs, la 12ème DT rentrant à Bizerte le 25 juin 1942.

Le Bombarde sort pour une école à feux du 2 au 12 juillet, rentrant le lendemain 13 juillet à Bizerte avant de participer aux essais (17 au 19 juillet) et à la remise en condition (21 juillet au 4 août) de La Pomone.

Indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 8 au 28 août, la Bombarde sort pour essais du 29 au 31 août puis pour remise en condition du 2 au 14 septembre en compagnie de ses compères L’Iphigénie et Bombarde.

La 12ème DT sort pour une école à feux du 17 au 23 septembre 1942 avant d’accueillir au large de la Tunisie la 3ème DT (torpilleurs légers L’Alsacien Le Breton Le Corse et Le Tunisien) qui va remplacer la 12ème DT au sein de la 6ème Escadre Légère. Les deux divisions effectuent un entraînement commun du 24 septembre au 2 octobre, les deux divisions ralliant Bizerte le jour même.

Le 7 octobre 1942, la 12ème DT est dissoute. Le lendemain 8 octobre, les torpilleurs sont reclassés patrouilleurs et vont être réaffectés outre-mer.

Le patrouilleur Bombarde sort pour entraînement du 10 octobre au 5 novembre, faisant escale à La Valette du 6 au 13 novembre, rentrant le lendemain à Bizerte. Il sort à nouveau pour entraînement du 22 novembre au 7 décembre, rentrant le lendemain à son port d’attache.

Il subit un petit carénage à l’Arsenal de Sidi-Abdallah du 11 décembre 1942 au 14 janvier 1943, subissant une remise en état complète de la coque, de son appareil évaporatoire, de ses turbines ainsi que des locaux-vie et des locaux opérations sans oublier la modification de l’armement.

Il sort pour essais du 21 au 24 janvier 1943 puis pour remise en condition du 26 janvier au 9 février 1943, rentrant à Bizerte le lendemain. Il quitte la Tunisie le 15 février, faisant escale à Mers-El-Kébir du 19 au 22 février, à Casablanca du 26 février au 1er mars, arrivant à Dakar le 5 mars 1943.

Basé dans la capitale de l’AOF, il va assurer la protection d’une base majeure de la marine nationale notamment en raison de la présence du polygone de Rufisque. Il va mener de nombreuses patrouilles de surveillance, étant toujours en service en septembre 1948.

Le Baliste schéma
Caractéristiques Techniques de la classe Melpomène

Déplacement : standard 610tW (708 tonnes) pleine charge 895 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 80.70m longueur entre perpendiculaires 76m largeur 7.77m tirant d’eau moyen 3.07m

Propulsion : deux ensembles de turbines à engrenages alimentées en vapeur par deux chaudières à surchauffe dévellopant 22000ch et entrainant deux hélices tripales.

La Melpomène, la Flore, la Cordelière l’Incomprise le Branlebas et le Bouclier sont équipés de turbines Rateau, les La Pomone l’Iphigénie et la Bombarde de turbines Parson alors que La Bayonnaise, La Poursuivante et la Baliste de turbines Fives-Lille.

Performances : vitesse maximale 34 noeuds distance franchissable théorique 700 miles à 38 noeuds 1500 miles à 18 noeuds

Electronique : aucune à l’origine mais un radar de navigation est installé courant 1942

Armement :
(A l’origine) :  deux canons de 100mm modèle 1932 en affûts simples sous masque (un avant et un arrière), quatre mitrailleuses de 13.2mm modèle 1929 en deux affûts doubles au centre du navire, un affût double lance-torpilles de 550mm, une torpille remorquée Ginocchio et un grenadeur de sillage.

(Modifications durant leur carrière de torpilleur) :  débarquement de la torpille Ginocchio et modernisation de la DCA, les mitrailleuses de 13.2mm étant remplacés par deux canons de 37mm Schneider modèle 1941 sauf pour les torpilleurs La Cordelière Le Branlebas et L’Incomprise équipés de deux canons de 25mm Hotchkiss.

(Transformation en patrouilleurs) :  débarquement du canon de 100mm n°2 et de l’affût lance-torpilles de 550mm; embarquement de deux (quatre pour les Cordelière Branlebas l’Incomprise qui perdent leurs canons de 25mm) canons de 37mm Schneider, ces quatre pièces étant groupés en deux affûts doubles (un central et un arrière) et de quatre mitrailleuses de 7.5mm, un grenadeur de sillage avec douze grenades

Equipage : 92 officiers et marins

12-Torpilleurs légers (11)

L’Incomprise

Le torpilleur léger L'Incomprise

Le torpilleur léger L’Incomprise

-L’Incomprise est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Seine Maritime sis au Trait le 20 octobre 1934 lancé le 14 avril 1937 et admis au service actif le 16 mars 1938.

A son admission au service actif, le torpilleur léger est intégré à la 11ème DT en compagnie de ses compères Branlebas La Cordelière et Bouclier. Cette division est à l’été 1939 réduite à trois torpilleurs La Cordelière Branlebas et donc L’Incomprise.

Durant la guerre de Pologne, les trois torpilleurs légers vont effectuer en Manche des escortes entre Cherbourg et Dunkerque ainsi que de nombreux exercices d’entraînement en Manche et en Mer du Nord.

L’Incomprise et ses deux compères de la 11ème DT commencent l’année 1940 par un entraînement de division en Manche du 7 janvier au 2 février, les trois torpilleurs rentrant à Cherbourg le 18 février après des escales au Havre, à Boulogne et à Dunkerque.

Les trois torpilleurs légers subissent une période d’entretien à flot du 19 février au 2 mars, sortant pour essais du 3 au 5 mars puis pour remise en condition du 6 au 16 mars 1940.

La Cordelière et ses deux compères de la 11ème DT effectue un entraînement commun du 4 avril au 12 mai, faisant escale au Havre du 16 au 20 avril, à Boulogne du 21 au 25 et à Dunkerque du 26 au 30 avril. Les deux divisions faisant escale à Cherbourg du 13 au 20 mai avant de se séparer.

L’Incomprise sort pour une école à feux du 27 mai au 5 juin, faisant escale à La Rochelle du 6 au 10 juin, ralliant Lorient le 11 juin. Il est indisponible du 12 juin au 3 juillet, sortant pour essais (4 au 6 juillet) et pour remise en condition (8 au 22 juillet).

Les deux torpilleurs légers de la 11ème DT participent ensuite aux essais (26 au 28 juillet) et à la remise en condition (30 juillet au 14 août) du Branlebas, les trois torpilleurs légers faisant escale au Havre du 15 au 18, à Rouen du 19 au 23, à Calais du 24 au 30 août, les trois navires rentrant à Cherbourg le lendemain.

La 11ème DT effectue une école à feux du 4 au 14 septembre avant d’enchainer par un entraînement commun avec la 2ème DT du 17 septembre au 8 novembre, les deux divisions se séparant à la hauteur de Ouessant le 9, la 11ème DT ralliant Cherbourg le 10 novembre au matin, ayant fait escale au Havre (9 au 12 octobre), à Boulogne (13 au 17) et à Calais (18 au 21).

La 11ème DT termine l’année 1940 par un entraînement au combat antisurface du 17 au 23 novembre avant un entraînement commun avec la 14ème DT du 25 novembre au 18 décembre, les deux divisions faisant escale à Boulogne du 19 au 22 avant de se séparer à la hauteur de Cherbourg, la 11ème DT rentrant dans le port normand en fin de journée.

L’Incomprise commence l’année 1941 par un entraînement commun avec ses deux compères La Cordelière et Branlebas du 5 au 21 janvier avant un entraînement commun avec la 5ème DT venue de Brest du 24 janvier au 4 février.

Les six torpilleurs font ensuite escale à Rouen du 5 au 8 février, à Calais du 9 au 13 février et à Douvres du 14 au 20 février avant de se séparer à la hauteur de Cherbourg le 21 février, la 11ème DT rentrant alors à Cherbourg.

La 11ème DT enchaine par un entraînement commun avec sa consœur de la 14ème DT du 26 février au 17 mars, les deux divisions faisant une escale commune à Cherbourg du 18 au 24, la 14ème DT rentrant alors à Lorient alors que la 11ème DT va entrer en cycle de grand carénage.

L’Incomprise et le Branlebas _navire-amiral de la 11ème DT_ sortent pour entraînement du 28 mars au 21 avril, faisant escale à Rouen du 22 au 27 avril, rentrant le lendemain à Cherbourg.

L’Incomprise subit un grand carénage à Cherbourg du 1er mai au 5 juin, sortant pour essais du 12 au 15 et pour remise en condition du 17 juin au 1er juillet en compagnie de La Cordelière, les deux torpilleurs légers rentrant à Cherbourg le 5 juillet après une escale au Havre du 1er au 4.

L’Incomprise et la Cordelière sortent pour entraînement au combat antisurface du 11 au 18 juillet, faisant escale à Rouen du 19 au 21  avant de participer aux essais (22 au 24 juillet) et à la remise en condition (26 juillet 9 août) du Branlebas, les trois torpilleurs faisant escale à Calais du 10 au 13, à Portsmouth du 14 au 17, à Plymouth du 18 au 22 avant de rentrer à Cherbourg le 23.

Les trois torpilleurs légers de la 11ème DT terminent l’année par trois entraînements de division, le premier du 2 septembre au 10 octobre, le second du 20 octobre au 28 novembre et le troisième  du 4 au 22 décembre, les trois torpilleurs rentrant à Cherbourg le lendemain.

Après un entraînement commun avec la 14ème DT du 8 janvier au 22 février 1942, la 11ème DT exécute le dernier entraînement de division «cherbourgeois» du 2 au 28 mars avant son redéploiement à Dunkerque.

Rentrés à Cherbourg le 29 mars, ils quittent le port haut-normand le lendemain 30 mars 1942, ralliant Dunkerque en fin de journée, intégrant officiellement l’Escadre Légère du Nord (ELN).

La 11ème DT quitte Dunkerque le 4 avril pour son premier entraînement de division «dunkerquois», entraînement qui va occuper les trois torpilleurs légers du 4 avril au 5 mai, l’Incomprise et ses compères rentrant à Dunkerque le lendemain.

La 11ème DT sort à nouveau  pour une école à feux du 10 au 17 mai avant un exercice commun avec la 14ème DT _alors en croisière d’instruction en Manche_ du 18 au 25 mai, la 11ème DT effectuant ensuite un entraînement à la défense aérienne à la mer du 27 mai au 2 juin, faisant escale à Calais du 3 au 7 avant un entraînement au combat antisurface du 8 au 18 juin, les trois torpilleurs légers rentrant à Dunkerque le lendemain.

L’Incomprise sort pour entraînement à la défense aérienne à la mer du 25 juin au 4 juillet, rentrant à Dunkerque le lendemain 5 juillet. Il participe ensuite aux essais (12 au 14 juillet) et à la remise en condition (16 au 30 juillet) de La Cordelière.

Indisponible à son tour du 3 au 24 août, le torpilleur léger L’Incomprise sort pour essais du 25 au 27 août et pour remise en condition  29 août au 18 septembre, à chaque fois en compagnie de La Cordelière et du Branlebas, les trois torpilleurs ralliant Dunkerque le lendemain.

La 11ème DT termine l’année 1942 par deux entraînements de division, le premier du 26 septembre au 4 novembre et le second  du 12 novembre au 23 décembre, ralliant Dunkerque le lendemain.

L’année 1943 commence comme s’est terminé l’année 1942 pour l’Incomprise et ses deux compères à savoir une succession d’entraînement de division, le premier du 5 au 27 janvier, le deuxième du 8 février au 17 mars et le troisième du 25 mars au 5 mai 1943.

Décidément fort active, la 11ème Division de Torpilleurs quitte Dunkerque pour une croisière en mer du Nord, une croisière de présence et d’instruction du 12 mai au 21 juin, faisant escale à Anvers, à Rotterdam, à Bergen, à Aberdeen, à Newcastle et à Douvres, rentrant le 22 juin à Dunkerque.

L’Incomprise sort pour entraînement du 27 juin au 7 juillet, faisant escale à Calais du 8 au 12  avant de rentrer à Dunkerque le  13 juillet. Il participe ensuite aux essais (15 au 17 juillet) et à la remise en condition (19 juillet au 2 août) de La Cordelière.

Indisponible à son tour  du 6 au 27 août, il sort pour essais du 28 au 30 août puis pour remise en condition du 1er au 15 septembre, à chaque fois en compagnie de la Cordelière et du Branlebas, les trois torpilleurs légers rentrant le lendemain à Dunkerque.

L’Incomprise, la Cordelière et le Branlebas quittent Dunkerque le 23 septembre 1943 pour le dernier entraînement de la division avant dissolution, entraînement exécuté du 23 septembre au 27 octobre, les trois navires rentrant à Dunkerque le lendemain.

Le 30 octobre 1943, les torpilleurs légers de la 5ème DT arrivent à Dunkerque. Cette division va remplacer la 11ème DT au sein de l’ELN. Les deux divisions (5ème et 11ème DT) sortent pour un exercice commun du 31 octobre au 4 novembre, date à laquelle les deux divisions rentrent à Dunkerque.

Le 5 novembre 1943, la 11ème DT est officiellement dissoute, les trois torpilleurs reclassés patrouilleurs ralliant Cherbourg où à tour de rôle ils vont subir un petit carénage.

Alors que La Cordelière est échoué au bassin, l’Incomprise et le Branlebas sortent ensemble pour entraînement du 12 novembre au 11 décembre, rentrant dans la foulée à Cherbourg.

L’Incomprise sort seul pour entraînement du 18 au 30 décembre, ralliant Cherbourg le 31 décembre 1943, sortant encore du 5 au 12 janvier pour un ultime entraînement dans sa configuration torpilleur léger.

L’Incomprise est ainsi échoué au bassin du 16 janvier au 18 février 1944, subissant une remise en état complète de la coque, de son appareil évaporatoire, de ses turbines ainsi que des locaux-vie et des locaux opérations ainsi qu’une modification de l’armement.

Armé pour essais le 25 février 1944, le nouveau patrouilleur sort pour essais du 26 au 29  puis pour remise en condition du 1er au 14 mars.

L’Incomprise quitte Cherbourg le 17 mars 1944 pour rallier Casablanca le 22 mars 1944, le grand port marocain étant le nouveau port d’attache du patrouilleur qui va effectuer d’incessantes patrouilles, ce port accueillant fréquemment des navires de la marine nationale notamment ceux se rendant à Dakar pour stage au polygone de Rufisque.

12-Torpilleurs légers (10)

Le Bouclier

Le torpilleur léger Le Bouclier

Le torpilleur léger Le Bouclier

-Le Bouclier est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Seine Maritime du Trait le 18 octobre 1934 lancé le 10 août 1937 et admis au service actif le 3 août 1938.

A son admission au service actif, il est affecté à la 11ème DT en compagnie de ses sister-ships L’Incomprise Branlebas et La Cordelière.

A partir du mois de juillet 1939, il quitte Cherbourg et la 11ème DT pour Lorient afin d’intégrer une toute nouvelle 14ème DT composée également des La Melpomène et La Flore.

Le Bouclier devant servir de navire-école, il est armé à partir de juillet 1939 à effectifs réduits sauf durant la guerre de Pologne où il est armé  à effectifs de guerre pour des missions de souveraineté et de surveillance depuis Lorient dans le Golfe de Gascogne.

Le 5 janvier 1940, Le Bouclier et ses compères de la 14ème DT repassent à effectifs réduits, redevenant des navires écoles pour former les nombreux marins nécessaires à l’expansion de la marine nationale

La 14ème DT sort pour entraînement dans le Golfe de Gascogne du 7 au 20 janvier, du 25 janvier au 7 février et du 14 au 22 février, exécutant des écoles à feux, des lancements de torpilles, de grenadage.

Après une courte période d’entretien à flot du 23 février au 8 mars, les trois torpilleurs sortent à nouveau pour entraînement du 9 au 29 mars, la 14ème DT rentrant le lendemain à Lorient.

La division enchaine par un entraînement commun avec les torpilleurs d’escadre Bourrasque Orage et Ouragan de la 4ème DT du 4 avril au 8 mai, la 14ème DT rentrant à Lorient en fin de journée.

La 14ème DT enchaine par un entraînement commun avec la 5ème DT du 11 mai au 2 juin, les trois torpilleurs légers rentrant en fin de journée à Lorient.

Alors que La Melpomène est en grand carénage, Le Bouclier sort pour entrainement du 10 juin au 4 juin en compagnie de La Flore.

Le Bouclier effectue une dernière sortie d’entraînement du 7 au 13 juillet avant de vidanger ses soutes et de débarquer ses munitions. Il est échoué au bassin du 16 juillet au 27 août pour une remise en état complète.

Remis à flot, il sort pour essais du 28 au 31 août puis pour remise en condition du 2 au 16 septembre en compagnie du Melpomène, les deux navires faisant escale à Saint-Malo du 17 au 20  et à Portsmouth du 21 au 25, ralliant Lorient le lendemain.

La Melpomène et le Bouclier participent ensuite aux essais (4 au 6 octobre) et à la remise en condition (8 au 22 octobre) de La Flore, les trois torpilleurs faisant escale à Cherbourg du 23 au 27 octobre, au Havre du 28 au 31, à Dunkerque du 1er au 4 novembre, à Cherbourg à nouveau du 5 au 11, à Brest du 12 au 15 novembre avant de rallier Lorient lendemain.

La 14ème DT termine l’année par un entraînement commun avec la 11ème DT du 25 novembre au 18 décembre, les deux divisions  faisant escale à Boulogne du 19 au 22 décembre avant de se séparer à la hauteur de Cherbourg, la 11ème DT rentrant dans le port normand peu après et la 14ème DT rentrant à Lorient le 24 décembre à l’aube.
Après des entraînements de division du 5 au 15 janvier, du 22 au 27 janvier et du 4 au 12 février, les trois torpilleurs légers effectuent un nouvel entraînement commun avec la 11ème DT du 26 février au 17 mars, les six torpilleurs faisant escale commune à Cherbourg du 18 au 24 mars avant que la 14ème DT ne rentre à Lorient le surlendemain 26 mars 1941.

Le torpilleur Bouclier sort pour une école à feux du 4 au 11 avril avant de sortir en compagnie de La Flore pour les essais (14 au 17 avril) et la remise en condition (19 au 30 avril) du Melpomène qui venait de connaître une période d’indisponibilité accidentelle. Les trois torpilleurs légers rentrent le lendemain à Lorient.

Les trois torpilleurs légers de la 14ème DT effectuent ensuite un entraînement de division du 8 mai au 4 juin, les trois navires faisant escale à La Pallice du 5 au 8, Royan du 9 au 12, Bordeaux du 17 au 22, Biaritz du 23 au 25 avant de rentrer à Lorient le lendemain.

Le Bouclier sort pour un entraînement au combat antisurface du 5 au 16 juillet, rentrant à Lorient le lendemain 17 juillet 1941.

Il est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 18 juillet au 8 août, sortant pour essais (9 au 11 août) et pour remise en condition (13 au 28 août) à chaque fois en compagnie de La Melpomène et de La Flore, les trois torpilleurs faisant escale à Royan du 21 au 24 septembre et à Hendaye du 25 au 30 septembre avant de rallier Lorient le lendemain.

A noter que durant cette immobilisation, la DCA d’origine _deux affûts doubles de 13.2mm_ est remplacée par deux canons de 37mm Schneider modèle 1941 en affûts simples.

Les torpilleurs légers de la 14ème DT terminent l’année par deux entraînement de division, le premier du 9 octobre au 10 novembre, les trois torpilleurs faisant escale à La Rochelle du 11 au 15 novembre, rentrant à Lorient le lendemain  et le second du 23 novembre au 26 décembre, la division rentrant à Lorient le lendemain.

L’année 1942 commence pour la 14ème DT par un exercice commun avec la 11ème DT du 6 janvier au 16 février, les deux divisions faisant escale à Saint-Malo du 17 au 22 février avant que les deux divisions ne rentrent dans leur port d’attache, la 14ème DT rentrant à Lorient le 24 février 1942 à l’aube.

Après un entraînement de division du 4 mars au 2 avril, la 14ème DT effectue un exercice commun du 6 avril au 8 mai avec la 2ème DTE, la 14ème DT rentrant à Lorient en fin de journée.

Les torpilleurs Bouclier, La Melpomène et La Flore vont alors appareiller pour une croisière d’instruction entre les ports des 1ère et 2ème Région Maritime. Les trois torpilleurs légers quittent Lorient le 12 mai, contournent la péninsule bretonne et pénètrent en Manche, réalisant manoeuvre et écoles à feux jusqu’au 15 mai quand ils arrivent à Dunkerque.

Après une escale du 15 au 18 mai 1942, la 14ème DT manoeuvre avec la 11ème DT du 18 au 25 mai avant que La Melpomène et ses deux compères ne fassent escale à Rouen du 25 au 28, au Havre du 29 mai au 3 juin, à Saint-Malo du 4 au 7, à Nantes du 10 au 14, à Saint-Nazaire du 15 au 18, à La Pallice du 19 au 22, à Royan du 23 au 26, à Bordeaux du 27 au 30 juin, à Biaritz du 1er au 3 juillet avant de rentrer à Lorient le lendemain.

Le Bouclier sort pour une école à feux du 12 au 21 juillet, participant ensuite aux essais (27 au 30 juillet) et à la remise en condition (1er au 15 août) de La Melpomène.

Indisponible du 17 août au 4 septembre, le Bouclier sort pour essais (5 au 8 septembre) et remise en condition (10 au 25 septembre) en compagnie des Melpomène et Flore, les trois torpilleurs ralliant Lorient le lendemain.

La 14ème DT termine l’année 1942 par un entraînement de division du 4 au 24 octobre, un entraînement commun avec la 5ème DTE du 26 octobre au 24 novembre et un dernier entraînement de division du 2 au 27 décembre, les trois torpilleurs légers ralliant Lorient le 28.

Après deux entraînements de division (le premier du 6 janvier au 8 février et le second du 14 février au 9 mars), la 14ème DT va entrer dans un cycle de grand carénage ayant pour cadre Cherbourg en raison de la saturation des arsenaux de Brest et de Lorient.

Le Bouclier sort pour entraînement du 17 mars au 17 avril, rentrant le lendemain à 18 avril après avoir fait escale à La Pallice du 25 au 30 mars et à Hendaye du 4 au 9 avril.

Il sort de nouveau pour entraînement du 25 avril au 24 mai, rentrant en fin de journée à Lorient après des escales à Bordeaux du 3 au 5 mai et à Saint-Nazaire du 14 au 16 mai.

Le lendemain, le Bouclier quitte Lorient pour Cherbourg où il arrive le 26 mai pour subir un grand carénage. Il est échoué au bassin du 31 mai au 9 juillet, sortant pour essais du 10 au 13 puis pour remise en condition du 15 au 30, faisant escale à Saint-Malo du 31 juillet au 5 août, rentrant à Lorient le lendemain.

Le 13 août, la 14ème DT au grand complet quitte Lorient pour un entraînement de division dans le Golfe de Gascogne, le Bouclier et ses deux compères de la division manœuvrant du 13 août au 20 septembre, les trois torpilleurs faisant escale à La Pallice du 21 au 25 avant de rentrer à Lorient le lendemain.

Le Bouclier et ses deux compagnons effectuent une école à feux du 28 septembre au 3 octobre, rentrant à Lorient le lendemain 4 octobre avant d’enchainer par un entraînement commun avec la 2ème DTE du 11 octobre au 8 novembre, la 14ème DT rentrant à Lorient le lendemain.

Après une ultime sortie commune du 12 au 20 novembre, la 14ème DT est dissoute le 22 novembre 1943, ces trois torpilleurs reclassés patrouilleurs devant être redéployés essentiellement outre-mer pour servir de navire de souveraineté.

Le Bouclier va ainsi être redéployé en Méditerranée plus précisément à Tunis. Il subit une période d’entretien à flot du 23 novembre au 7 décembre 1943 pour remise en état et modernisation de l’armement.

Il sort pour essais du 8 au 11 décembre puis pour remise en condition du 12 au 30 décembre 1943 en compagnie de ses deux anciens compères de feu la 14ème DT.

Les trois nouveaux patrouilleurs quittent Lorient le 4 janvier 1944, font escale à Lisbonne du 7 au 9 janvier, à Casablanca du 11 au 13 janvier puis arrivent à Tunis le 16 janvier _nouvelle affectation du Bouclier_.

Le Bouclier va assurer une mission de sécurisation de la capitale du protectorat, multipliant les patrouilles au large de la Tunisie, du cap Bon, du détroit de Sicile. Il y est encore déployé en septembre 1948, subissant un petit carénage à l’été 1946 dans une bassin du port de Tunis.

12-Torpilleurs légers (9)

La Bayonnaise

Le torpilleur léger La Bayonnaise à la mer

Le torpilleur léger La Bayonnaise à la mer

-La Bayonnaise est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers Maritime du Sud Ouest et de Bacalan réunis le 18 octobre 1934 lancé le 28 janvier 1936 et admis au service actif le 1er juillet 1938.

A son admission au service actif, le torpilleur léger La Bayonnaise est affecté à Toulon au sein de la 13ème DT, division également composée des torpilleurs Baliste La Poursuivante et Bombarde. En juin 1939, la Bombarde quitte la 13ème DT pour rejoindre Bizerte et la 12ème DT.
Durant les trois mois de la guerre de Pologne (3 septembre-15 décembre 1939), les trois torpilleurs vont effectuer des patrouilles au large de Toulon et de la Corse, des escortes de convois et surtout se préparent à mener des raids surprises dans le Golfe de Gênes contre la navigation italienne.

Après un entraînement de division du 5 au 22 janvier, la Bayonnaise et ses deux compères de la 13ème DT effectuent un exercice commun avec la 7ème DT du 31 janvier au 18 février, les six navires mouillant aux salins d’Hyères du 19 au 25 février avant de rentrer le lendemain à Toulon.

Les trois torpilleurs légers de la 13ème DT enchainent par deux entraînements de division, le premier du 3 mars au 2 avril et le second du 11 au 30 avril, la Bayonnaise faisant escale à Menton du 1er au 5 mai et à La Ciotat du 6 au 9 mai avant de rallier Toulon le lendemain.

La Bayonnaise sort pour une école à feux du 17 au 25 mai, mouillant aux salins d’Hyères du 26 mai au 1er juin, ralliant Toulon le lendemain. Il sort pour les essais (3 au 5 juin) et pour la remise en condition (7 au 21 juin) de La Poursuivante.

La Bayonnaise est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 24 juin au 15 juillet, sortant pour essais (16 au 18 juillet) et pour remise en condition (20 juillet au 2 août) en compagnie de La Poursuivante et la Baliste.

La 13ème Division de Torpilleurs participent ensuite à la remise en condition du contre-torpilleur Mogador du 5 au 17 août, les quatre navires ralliant les salins d’Hyères le lendemain. Après six jours d’entraînement au mouillage, le Mogador et la 13ème DT sortent en compagnie du Volta pour la remise en condition de ce dernier du 25 août au 13 septembre 1940, rentrant dans la foulée à Toulon.

La 13ème DT et la 6ème DCT vont effectuer un nouvel entraînement de division commun dans le Golfe du Lion et ce du 23 septembre au 10 octobre, les deux divisions mouillant aux salins d’Hyères du 11 au 17 octobre, rentrant à Toulon le 1er novembre après des escales à Marseille, à Sète et à Port-Vendres.

Les trois torpilleurs légers de la 13ème DT terminent l’année par un entraînement de division du 8 novembre au 10 décembre avant  de rallier Toulon le 11 décembre 1940, restant à quai jusqu’à la fin de l’année.

L’année 1941 commence pour la Bayonnaise par une succession de trois entraînements de division, le premier ayant lieu du 7 janvier au 8 février (avec une escale à Oran du 4 au 7 février), le second du 15 février au 22 mars et le troisième du 1er au 29 avril 1941.

Du 3 au 10 mai, la 13ème DT effectue un entraînement commun avec les deux contre-torpilleurs de la 6ème DCT, les trois torpilleurs légers et les deux contre-torpilleurs effectuant une escale  commune à Nice du 11 au 15 mai, rentrant ensemble à Toulon le lendemain. La 13ème DT enchaine par un entraînement commun avec la 12ème DT du 23 mai au 17 juin avec une escale à Nice du 13 au 17 juin.

Après une école à feux du 25 juin au 7 juillet, la Bayonnaise participe aux essais (10 au 12 juillet) et à la remise en condition (14 au 28 juillet) de La Poursuivante.

Indisponible à son tour du 1er au 22 août, le torpilleur léger La Bayonnaise sort pour essais (23 au 25 août) et pour remise en condition (27 août au 10 septembre) en compagnie de ses compères La Poursuivante et Baliste, les trois navires rentrant à Toulon le lendemain 11 septembre 1941.

La Bayonnaise sort encore pour deux entraînements de division avant dissolution de la 13ème DT, le premier étant exécuté du 20 septembre au 3 novembre _avec une escale à Ajaccio du 31 octobre au 3 novembre_ et le second du 12 novembre au 12 décembre, la 13ème DT ralliant Toulon le 13 décembre 1941.

Le 16 décembre 1941, les torpilleurs légers Le Fier L’Agile L’Entreprenant Le Farouche arrivent à Toulon  formant une 1ère DT qui va remplacer la 13ème DT au sein de la 2ème Escadre.

Pour passer symboliquement le témoin, la 1ère et la 13ème DT sortent pour un exercice commun du 18 au 24 décembre, rentrant à  Toulon le lendemain.

Le 26 décembre 1941, la 13ème DT est dissoute et les trois torpilleurs reclassés patrouilleurs. Ils vont alors subir un petit carénage.

Alors que La Poursuivante est immobilisé pour un grand carénage, les patrouilleurs Baliste et La Bayonnaise sortent pour entrainement du 5 au 27 janvier, mouillant aux salins d’Hyères du 28 janvier au 4 février, rentrant le lendemain à Toulon.

La Bayonnaise effectue une croisière d’instruction sous la forme d’un «tour de Corse», quittant Toulon le 12 février, faisant escale à Bastia du 13 au 15, à Calvi du 16 au 18, à Porto-Ota du 19 au 22, à Ajaccio du 23 au 25, à Propriano du 26 au 28, à Bonifaccio du 1er au 4 mars, à Porto-Vecchio du 5 au 8, à Bastia du 9 au 12  avant de rentrer à Toulon le lendemain.

Le patrouilleur La Bayonnaise est échoué au bassin du 21 mars au 30 avril 1942 pour remise en état et modification de l’armement.

Il sort pour essais du 7 au 10 mai puis pour remise en condition du 12 au 26 mai, rentrant à Toulon le lendemain 27 mai pour préparer un long voyage direction la Polynésie française où il va renforcer la souveraineté française.

Il quitte Toulon le 2 juin, fait escale à Bizerte du 5 au 7 juin, à Port Saïd du 10 au 12 juin, franchit le canal de Suez les 13 et 14 juin, se ravitaillant à Port Fouad le 15 juin pour pouvoir rallier Djibouti le 18 juin.

Il repart de la Corne de l’Afrique le 20 juin, faisant escale à Diego Suarez du 24 au 27 juin, à Batavia du 2 au 4 juillet, à Port Moresby du 8 au 11 juillet, à Nouméa du 13 au 16 juillet avant de rallier Papeete le 24 juillet 1942.

Il va effectuer des patrouilles en Polynésie, effectuant également des exercices avec les Forces Navales Françaises du Pacifique (FNFP) basée en Polynésie mais également en Nouvelle Calédonie. Il subit un carénage à Papeete à l’automne 1945 puis un deuxième à l’automne 1948 alors que la guerre venait d’éclater en Europe.

11-Torpilleurs légers (8)

Le Baliste

Le torpilleur léger Baliste

Le torpilleur léger Baliste

-Le Baliste est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de France (ACF) sis à Dunkerque le 21 septembre 1934 lancé le 17 mars 1937 et admis au service actif le 27 juin 1938 au sein de la 13ème DT à Toulon en compagnie de ses sister-ships La Poursuivante Bombarde et La Bayonnaise jusqu’en juin 1939 quand la Bombarde rallie Lorient et la 14ème DT.

Durant les trois mois de la guerre de Pologne (3 septembre-15 décembre 1939), les trois torpilleurs vont effectuer des patrouilles au large de Toulon et de la Corse, des escortes de convois _bien qu’ils ne soient pas les mieux équipés pour cette tache_ et surtout se préparent à mener des raids surprises dans le Golfe de Gênes contre la navigation italienne.

La Baliste commence l’année 1940 par un entraînement de division du 5 au 23 janvier avant d’enchainer par un entraînement commun avec la 7ème DT du 31 janvier au 18 février, les deux divisions mouillant aux salins d’Hyères du 19 au 25 février avant de rentrer le lendemain à Toulon.

Les trois torpilleurs légers de la 13ème DT enchainent ensuite deux entraînements de division, le premier du 3 mars au 2 avril et le second du 11 au 30 avril, les trois torpilleurs effectuant une escale à Menton du 1er au 5 mai et à La Ciotat du 6 au 9 mai avant de rallier Toulon le lendemain.

La Baliste sort pour une école à feux du 17 au 27 mai, mouillant aux salins d’Hyères du 28 mai au 1er juin, date à  laquelle il rentre à Toulon.

Il est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 2 au 23 juin, sortant pour essais du 24 au 26 juin et pour remise en condition du 28 juin au 12 juillet en compagnie de La Poursuivante, les deux torpilleurs disponibles de la 13ème DT sortant pour les essais (16 au 18 juillet) et pour la remise en condition (20 juillet au 2 août) de leur compère La Bayonnaise.

La 13ème Division de Torpilleurs participent ensuite à la remise en condition du contre-torpilleur Mogador du 5 au 17 août, les quatre navires ralliant les salins d’Hyères le lendemain. Après six jours d’entraînement au mouillage, la 13ème DT et le Mogador sortent en compagnie du Volta pour la remise en condition de ce dernier du 25 août au 13 septembre 1940, les différents navires rentrant dans la foulée à Toulon.

La 13ème DT et la 6ème DCT vont effectuer un nouvel entraînement de division commun dans le Golfe du Lion du 23 septembre au 10 octobre. Les deux divisions vont mouiller aux salins d’Hyères du 11 au 17, sont à Marseille du 18 au 21, à Sète du 22 au 25 et à Port-Vendres du 26 au 30 octobre avant de rentrer ensemble à Toulon le lendemain.

Les trois torpilleurs de la 13ème DT terminent l’année par un entraînement de division du 8 novembre au 10 décembre 1940, rentrant à Toulon le lendemain et restant à quai jusqu’à la fin de l’année.

La Baliste exécute un entrainement de division du 7 janvier au 3 février, la 13ème DT rentrant à Toulon le 8 après une escale à Oran. Un nouvel entrainement divisionnaire à lieu du 15 février au 22 mars suivit par un entrainement au mouillage du 1er au 8 avril avant un nouvel entrainement à la mer du 9 au 28 avril, rentrant le lendemain à Toulon.

Du 3 au 10 mai, la 13ème DT effectue un entraînement commun avec les deux contre-torpilleurs de la 6ème DCT, les trois torpilleurs légers et les deux contre-torpilleurs effectuant une escale  commune à Nice du 11 au 15 mai, rentrant ensemble à Toulon le lendemain.

La 13ème DT enchaine par un entraînement commun avec la 12ème DT du 23 mai  au 12 juin, les six torpilleurs faisant une escale de représentation à Nice du 13 au 17 juin avant de se séparer, la 13ème DT rentrant à Toulon le lendemain.

La Baliste sort pour un entraînement au combat antisurface du 25 juin au 6 juillet, rentrant à Toulon le lendemain. Il est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 10 au 31 juillet 1941, recevant une DCA moderne avec deux canons de 37mm Schneider modèle 1941 en affûts simples en remplacement des affûts doubles de 13.2mm.

Il sort ensuite pour essais (1er au 3 août) et pour remise en condition (5 au 19 août) en compagnie de La Poursuivante, les deux torpilleurs disponibles de la 13ème DT participant aux essais (23 au 25 août) et à la remise en condition (27 août au 10 septembre) de La Bayonnaise, les trois navires rentrant à Toulon le lendemain.

La Baliste exécute encore deux entraînements de division avant la dissolution de la 13ème DT, le premier du 20 septembre au 30 octobre, faisant escale à Ajaccio du 31 octobre au 3 novembre avant de rentrer le lendemain à Toulon, le deuxième du 12 novembre au 12 décembre, ralliant Toulon le lendemain.

Le 16 décembre 1941, quatre torpilleurs légers flambants neufs arrivent à Toulon. Ces navires baptisés  Le Fier L’Agile L’Entreprenant Le Farouche de classe Le Fier forment une 1ère DT qui va remplacer la 13ème DT au sein de la 2ème Escadre.

Pour passer symboliquement le témoin, la 1ère et la 13ème DT sortent pour un exercice commun du 18 au 24 décembre, rentrant à  Toulon le lendemain.

Le 26 décembre 1941, la 13ème DT est dissoute et les trois torpilleurs reclassés patrouilleurs. Ils vont alors subir un petit carénage pour les adapter à leur nouveau rôle.

Alors que La Poursuivante est immobilisé pour un grand carénage, les patrouilleurs Baliste et La Bayonnaise sortent pour entraînement du 5 au 27 janvier, mouillant aux salins d’Hyères avant de rentrer à Toulon le 5 février.

La Baliste subit un petit carénage du 11 février au 20 mars, subissant les même travaux que La Poursuivante et généralement tous les Melpomène notamment la modification de l’armement.

Il sort pour essais du 27 au 30 mars puis pour remise en condition du 1er au 12 avril date à laquelle il rentre à Toulon.

Il quitte Toulon le 15 avril, fait escale à Casablanca du 19 au 22 avril avant de traverser l’Atlantique direction Fort de France où il arrive le 1er mai 1942. Il va assurer des missions de souveraineté dans les Antilles françaises en liaison avec les aviso coloniaux déployés dans la région.

La Baliste y est toujours déployée en septembre 1948.