URSS (85) Armée de l’Air (2)

Organisation

Les forces aériennes soviétiques ne sont pas regroupées sous une forme unitaire comme c’est le cas en France, en Allemagne, en Grande-Bretagne ou même aux Etats-Unis. Elles sont divisées en plusieurs entités.

En revanche aux échelons inférieurs, la situation est plus traditionnelle encore qu’aux désignations traditionnelles d’escadres, groupes et escadrons les soviétiques préfèrent l’armée, la division et le régiment.

La première entité et la plus connue (au point qu’on pense qu’elle regroupe TOUS les avions militaires soviétiques) est baptisée Voyenno Vozdushniye Sily (VVS).

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Polikarpov I-16

Les VVS regroupent la partie la plus importante des avions militaires soviétiques. Son spectre d’engagement est particulièrement large puisqu’il va de l’appui tactique des troupes au bombardement stratégique ainsi qu’au transport militaire.

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Petlyakov Pe-8

 

Pour cela elle subdivise ses forces en trois services, l’Aviation du Front (Frontovaya Aviatsiya FA), l’Aviation à long rayon d’action (Dal’Naya Aviatsiya DA) et la Voyenno Transportnaya Aviatsiya (VTT) qui comme son nom l’indique regroupe les avions de transport militaires soviétiques.

-L’Aviation du Front comme son nom l’indique assure l’appui-feu des troupes au sol, leur couverture, la reconnaissance tactique.

Elle est organisée en plusieurs armées aériennes (Vozdushnaya Armiya), chaque Front (terme qui correspond à un Groupe d’Armées occidental) disposant d’une Armée Aérienne. Celle-ci est composée de divisions spécialisées affectées selon les besoins aux différentes armées du front.

Généralement une Vozdushnaya Armiya dispose d’une division de reconnaissance et d’observation, de deux divisions de chasse et de trois divisions de bombardement soit un total de six divisions.

Chaque division aligne trois à quatre régiments selon les besoins et les modèles d’appareils employés. Sachant que chaque régiment dispose de 21 à 48 appareils, une division peut compter grosso modo 63 à 144 appareils, ce chiffre pouvant varier selon les époques et les fronts concernés. Cela nous donne des armées aériennes pouvant aligner de 378 à 864 appareils.

-L’Aviation à Long Rayon d’Action regroupe des bombardiers lourds chargés de frapper les arrières de l’ennemi loin dans la profondeur.

Elle est organisée en divisions et en régiments. Initialement ces divisions étaient composées uniquement de bombardiers lourds mais durant le conflit ces divisions recevront des avions de reconnaissance pour marquer les cibles et même des chasseurs pour escorter les bombardiers.

Ce choix fait initialement en 1951 pour compenser les pertes particulièrement lourdes du début de campagne va être pérennisé mais amendé. C’est ainsi que les unités de chasse vont former des divisions intégrées à la DA pour tenter de faire masse.

Cela nous donne initialement des divisions à quatre régiments de 32 bombardiers soit des divisions de 128 appareils. Ces unités reçoivent donc ultérieurement un régiment de reconnaissance comparable aux Pathfinders anglo-saxons et aux Eclaireurs français disposant de 21 appareils et deux régiments de chasse soit le plus souvent 64 chasseurs portant le total à 213 appareils.

Au cours du conflit donc les divisions de bombardement perdent leurs régiments de chasse regroupés dans des divisions spécialisées, ces divisions devant servir également pour la chasse de nuit avec des bimoteurs.

Les nouvelles divisions de bombardement disposent généralement de trois régiments de 36 bombardiers soit 108 appareils associés à un régiment de 21 éclaireurs soit un total de 129 appareils, cette perte en terme de nombre étant compensée par une plus grande souplesse d’une unité plus ramassée.

-La Voyenno Transportnaya Aviatsiya (VTT) regroupe donc les avions de transport militaires. Elle fait longtemps figure de parent pauvre des VVS. Force aérienne tactique, la Voyenno Vozdushniye Sily n’estime ne pas avoir besoin d’avions de transport en grand nombre.

Ce n’est d’ailleurs pas un cas isolé, les unités de transport des différentes armées de l’air engagées dans le second conflit mondial étant les oubliés des programmes de rééquipement. On utilise souvent d’anciens bombardiers déclassés et quelques avions commerciaux plus ou moins modifiés.

C’est d’autant plus étrange que l’URSS à été la nation pionnière dans l’utilisation militaire du parachute. Il faudra attendre le second conflit mondial pour voir la VTT disposer de moyens importants moins pour larguer les parachutistes que pour transporter pièces détachées, vivres et munitions aux unités de pointe.

-Dépendant directement du Commissariat à la Défense, on trouve la force de défense aérienne ou en version originale l’Istrebitel’naya Aviatsiya Protivovozduchnoi Oborony (IA-PVO) qui aligne des intercepteurs mono et bimoteurs, des canons de DCA pour protéger villes et sites stratégiques en attendant des radars pour compléter les projecteurs.

Initialement c’est l’IA-PVO qui s’occupait de la formation et de l’entrainement des pilotes de chasse, de bombardement, de reconnaissance. Pour éviter la surcharge et lui permettre de se concentrer sur sa mission de protection, un nouveau commandement est créé au même niveau que la VVS et l’IA-PVO pour gérer la formation et l’entrainement des nouveaux pilotes mais aussi des mécaniciens.

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