Italie (34) Torpilleurs (2)

Torpilleurs d’escorte classe Orsa

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Le Orsa franchissant le canal séparant la Mare Grande et la Mare Piccolo à Tarente

Avant-propos

Les quatre torpilleurs d’escorte (torpediniere da scorta) de classe Orsa sont une version agrandie du Spica avec une endurance supérieure, un armement en grenades ASM plus important mais l’artillerie est plus légère tout comme la puissance propulsive.

Carrière opérationnelle

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Le Pegaso

Le Pegaso est mis en service en décembre 1936, le Procione l’est en janvier 1937, l’Orione est mis en service en avril 1937 alors que le Orsa est admis au service actif en mars 1937.

Ces quatre navires forment la 4a Squadriglia Torpidiniere stationnée à Naples, les navires dépendant du sectore Basso Tirreno.

Le Pegaso est coulé par un sous-marin britannique en septembre 1952, l’Orione est victime de l’aviation française en janvier 1953.

Deux navires survivent au conflit, les Procione et Orsa qui sont réutilisés par la Marina Militare Italiana dans l’immédiat après guerre.

Transformées en frégates anti-sous-marines en 1959, elles vont connaître une longue carrière puisqu’en 1970 elles sont revendues à la marine egyptienne qui va les utiliser jusqu’en 1981 date à laquelle elles sont désarmées et démolies après une carrière longue de quarante quatre ans.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 850 tonnes déplacement en charge 1600 tonnes

Dimensions : longueur 82.5m largeur 9.69m tirant d’eau 3.74m

Propulsion : deux turbines à engrenages alimentées en vapeur par deux chaudières développant 16000ch entraînant deux hélices

Performances : vitesse maximale 28 nœuds distance franchissable inconnue

Armement : deux canons de 100mm en affûts simples (un avant et un arrière), dix canons de 20mm, huit mitrailleuses de 13.2mm, quatre tubes lance-torpilles de 450mm en deux affûts doubles, six lanceurs de charge de profondeur

Equipage : 116 officiers et marins

Torpilleurs classe Ariete

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L’Ariete

Avant-propos

A l’origine des Ariete figure une initiative des chantiers navals Ansaldo de Gênes pour un nouveau modèle de torpilleur destiné aussi bien à la Regia Marina qu’à l’export.

Outre l’Italie ce modèle allait être exporté en Espagne (quatre exemplaires), en Suède (deux exemplaires plus quatre produits sous licence), Roumanie (quatre exemplaires construits en Roumanie) et en Thaïlande (quatre exemplaires), un vrai best-seller qui permis à l’Italie d’engranger des devises partagées entre les chantiers Ansaldo et le gouvernement italien. (Nda Ces navires seront vus dans les tomes correspondants)

Côté marine royale italienne ce sont seize exemplaires qui sont commandés pour compléter les Orsa et les Spica, portant le nombre de torpediniere da scorta à cinquante exemplaires en septembre 1948. Huit autres Ariete seront construits après le début du conflit et leur cas sera étudié dans le cadre du programme de guerre.

Sur le plan technique, les Ariete sont une version agrandie des Spica qui les précédent immédiatement. Ils restent armés de deux canons de 100mm, possèdent une DCA légère non négligeable (dix pièces de 20mm), une important armement en torpilles parfois réduit au bénéfice de l’armement anti-sous-marine. Ils conservent une capacité de mouillage de mines dont on peut se poser la question sur l’utilité.

Carrière opérationnelle

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Le Spica

 

Seize navires sont commandés par la marine italienne en septembre 1941 mais les clients étrangers étant prioritaires (Espagne, Thaïlande, Suède respectivement quatre, quatre et deux unités) la construction de ces navires n’est entreprise qu’à partir du printemps 1944, construction assurée par Ansaldo à Gênes mais également aux Cantieri Reuniti Partoneipi (CNP) sis comme leur nom l’indique à Naples.

Quatre unités sont mises en service en 1946 (Ariete, Auriga,Dragone,Eridano) suivis en 1947 de six nouveaux torpilleurs (Arturo,Rigel, Daga, Lancio,Fionda,Stella Polare) et enfin en 1948 des six derniers torpediniere da scorta (Alabarda, Gladio,Pugnale,Spada,Balestra,Spica).

Ces seize navires sont répartis en quatre escadrilles de torpilleurs (Squadriglia di torpidiniere), deux déployées en Italie et deux en outre-mer non sans des discussions, certains officiers de marine italiens trouvant curieux de déployer en outre-mer des navires ultra-modernes tout en laissant de vieux torpilleurs déployés dans les mers baignant la péninsule.

C’est ainsi que les torpilleurs Ariete Dragone, Stella Polare et Spica forment la 15ème escadrille de torpilleurs stationnée à Venise pour mener des missions d’escorte dans l’Adriatique.

La 20ème escadrille de torpilleurs stationnée à Rhodes est composée en septembre 1948 des torpilleurs d’escorte Auriga, Eridano, Arturo et Daga.

La 17ème escadrille de torpilleurs stationnée à Massawa en Erythrée regroupe les Lancio, Fionda, Gladio et Balestra alors qu’à La Spezia on trouve la 18ème escadrille de torpilleurs avec les Rigel, Alabarda, Pugnale,Spada.

Sur ces seize navires en service en octobre 1948, douze vont être perdus au combat sous les coups de l’aviation, des sous-marins, des bâtiments de surface ou des mines.

Quatre sont torpillés par des sous-marins, l’Ariete et le Lancio étant victimes de sous-marins de Sa Majesté alors que les Gladio et Spica sont envoyés par le fond par des sous-marins français.

Deux sont victimes des mines (Pugnale Balestra), trois sont coulés par l’aviation (Auriga Rigel, Daga) et enfin trois sont coulés lors d’affrontements avec des bâtiments de surface qu’il s’agisse de vedettes lance-torpilles (Arturo) ou de torpilleurs légers/destroyers d’escorte (Dragone Eridano).

Il reste donc quatre navires survivants en septembre 1954. Si le Stella Polare saisi par les américains en très mauvais état à Ancone n’est pas réarmé, les trois autres (Fionda Alabarda Spada) sont remis en service au sein de la nouvelle marine italienne, navires utilisés jusqu’au milieu des années soixante quand ces vétérans sont relevés par des navires plus modernes. Les trois Ariete sont vendus à la démolition et démantelées.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 757 tonnes pleine charge 1118 tonnes

Dimensions : longueur 83.5m largeur 8.62m tirant d’eau 3.15m

Propulsion : deux turbines à engrenages alimentées en vapeur par deux chaudières développant 22000ch et entraînant deux hélices

Performances : vitesse maximale 31.5 nœuds distance franchissable nc

Armement : deux canons de 100mm en affûts simples dix canons de 20mm en affûts simples et doubles, six tubes lance-torpilles de 450mm en deux plate-formes triples, grenades ASM et vingt mines

Equipage : nc

NdA : les huit Ariete et les Cicclone seront étudiées dans la partie consacrée au programme de guerre italien

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