6-Cuirassés et croiseurs de bataille (6)

Le Strasbourg

Le croiseur de bataille Strasbourg

-Le Strasbourg est mis sur cale sur la cale n°1 des ateliers et chantiers de Sain Nazaire-Penhoët le 25 novembre 1934. Lancé le 12 décembre 1936, il est remorqué au quai d’armement où il reçoit son appareil propulsif, son armement…… .

Le 15 juin 1938, il quitte son chantier constructeur pour Brest, effectuant durant le transit quelques essais de vitesse; arrivant ainsi à destination le lendemain 16 juin 1938. Il reprit la mer le 21 juin 1938 pour une première journée d’essais officiels avant un passage au bassin du 22 au 30 juin 1938.

Les essais officiels occupèrent le Strasbourg tout l’été, les canons du croiseur de bataille tonnant pour la première fois au large d’Ouessant les 24 et 25 août 1938. après un deuxième passage au bassin du 15 septembre au 15 décembre 1938 pour inspection et modifications diverses, le Strasbourg repris ses essais qui furent brusqués en raison de la détérioration de la situation internationale.

Le 24 avril 1939, le Strasbourg est admis au service actif au sein de l’escadre de l’Atlantique formant avec son sister-ship le Dunkerque, la 1ère division de ligne (1ère DL).

Le 20 juin 1939, la marine française se réorganisa et l’escadre de l’Atlantique devint la 1ère escadre formant avec la 5ème escadre, la Flotte de l’Atlantique. Cette 5ème escadre est composée des cuirassés Courbet et Paris dédiés à l’instruction, le croiseur léger mouilleur de mines Emile Bertin et des torpilleurs.

La guerre se précisant, les amirautés britanniques et françaises se coordonèrent en décidant du partage des zones de responsabilité. La marine française reçut pour mission de protéger le trafic commercial allié entre le Golfe de Guinée et la Manche.

Cette mission était du ressort des Forces Maritimes de l’Ouest (F.M.O) mais il fallait prévoir une force capable de traquer les raiders que les allemands n’allaient pas manquer d’envoyer. C’est la mission de la Force de Raid que le Strasbourg intègre en compagnie du Dunkerque.

Le Strasbourg reste déployé dans l’Atlantique jusqu’en janvier 1940 quand on prend la décision d’affecter les deux cuirassés français les plus modernes en Méditerranée et c’est ainsi que le 20 janvier 1940, le Strasbourg appareille en compagnie du Dunkerque pour Toulon.

Les deux croiseurs de bataille font escale à Casablanca le 25 janvier, à Oran le 27 janvier où les deux navires sont ouverts au public avant d’appareiller pour Toulon le 28 janvier, arrivant dans le grand port varois le 1er février 1940.

Le Strasbourg effectue de nombreux exercices pour parfaire sa condition opérationnelle qu’il s’agit d’écoles à feu, d’exercices de défense aérienne à la mer, d’alerte anti-sous-marine.

Pendant que son sister-ship effectue une longue tournée en Méditerranée orientale, le Strasbourg reste dans les attérages immédiats de Toulon, des mouvements de troupes italiennes à la frontière laissant craindre une possible attaque surprise qui se saurait de toute façon heurtée aux ouvrages alpins de la Ligne Maginot.

Le Strasbourg est néanmoins indisponible du 10 juillet au 1er août pour entretien et permissions de l’équipage, sortant pour essais du 3 au 6 août puis pour remise en condition du 8 au 20 août, rentrant à Toulon le lendemain 21 août 1940.

Le 22 août, les torpilleurs d’escadre Fleuret et Lansquenet arrivent à Toulon. Ces deux torpilleurs de classe Le Hardi sont chargés de la protection du croiseur de bataille. Le Strasbourg qui sort avec eux du 23 août au 7 septembre 1940, faisant escale à Marseille du 8 au 12 avant de rentrer à Toulon le lendemain 13 septembre 1940.

Alors que le Dunkerque reste en Méditerranée occidentale, le Strasbourg effectue une tournée en Amérique du Nord. Il appareille de Toulon le 8 janvier 1941, fait escale à Gibraltar du 12 au 14 janvier, à Lisbonne du 16 au 20 janvier et au Verdon du 23 au 25 janvier avant de traverser l’Atlantique direction New York où il arrive le 2 février 1941.

Il reste jusqu’au 6 février quand il appareille pour Boston où il reste du 7 au 10 février. C’est ensuite une escale à Halifax du 12 au 15 février avant un mouillage du 17 au 20 février au large de Saint Pierre et Miquelon. Il traverse ensuite l’Atlantique direction Brest où il arrive le 27 février 1941.

Il repart le 3 mars, faisant escale au Ferrol le 8 mars, Casablanca le 12 mars avant de rentrer à Toulon le 17 mars 1941. Il subit un petit carénage jusqu’à la fin du mois de mai avant de reprendre son service normal au sein de la Flotte de la Méditerranée.

Il est ainsi échoué dans le bassin Vauban n°7 du 20 mars au 4 mai 1941 pour des travaux d’inspection et d’entretien courant avant des travaux à quai du 4 au 21 mai suivis d’essais à la mer du 23 au 30 mai et une remise en condition du 4 au 12 juin 1941.

Le Strasbourg sort pour entrainement DAM du 15 au 22 juin puis pour un entrainement au combat de nuit du 25 au 30 juin, rentrant à Toulon le 4 juillet après une escale à Nice du 1er au 3 juillet.

Après une petite sortie d’entrainement de routine du 7 au 12 juillet, le croiseur de bataille mouille en rade des Vignettes pour participer à la revue navale du 14 juillet 1941.

Après une période d’indisponibilité du 15 juillet au 12 août, le Strasbourg sort pour essais du 13 au 18 août avant remise en condition dans le Golfe du Lion du 20 août au 2 septembre. Après s’être ravitaillé en carburant et en munitions, le croiseur de bataille quitte Toulon pour Dakar.

Il fait escale à Casablanca du 6 au 9 septembre avant d’arriver dans la capitale de l’AOF le 14 septembre 1941.

L’Ecole à feux à lieu du 16 septembre au 4 octobre avant une nouvelle escale à Dakar du 5 au 10 octobre. Il quitte Dakar le lendemain 11 octobre, relâche à Casablanca du 14 au 18 octobre avant de rentrer à Toulon le 22 octobre 1941.

Le croiseur de bataille Strasbourg quittant Toulon en 1941

Le Strasbourg sort pour un entrainement de son détachement aviation du 1er au 8 novembre, faisant escale à Nice du 9 au 12 novembre 1941, rentrant à Toulon le lendemain 13 novembre. Il sort à nouveau pour entrainement au large de Toulon du 20 au 27 novembre et du 4 au 12 décembre, avant de se préparer à subir un petit carénage.

Du 17 décembre 1941 au 12 mai 1942, il est immobilisé au bassin Vauban n°7 pour subir les mêmes travaux que le Dunkerque :  il débarque la totalité de sa DCA légère et reçoit enfin la DCA prévue à l’origine à savoir cinq affûts doubles ACAD modèle 1935 de 37mm qui sont installés pour deux d’entre-eux de part et d’autre de la tourelle II de 330mm, deux autres au niveau de la cheminée et un cinquième derrière la tourelle quadruple axiale de 130mm. Il reçoit également douze canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en six affûts doubles ainsi qu’un détecteur électromagnétique est installé.

 Comme à chaque passage au bassin, la coque est grattée et repeinte, les hélices inspectées, les chaudières et les turbines remise en état.

Il subit ses essais à la mer du 13 au 20 mai 1942 avant des travaux à flot de complément du 21 mai au 2 juin et une nouvelle phase d’essais du 4 au 12 juin. Il subit ensuite une intense remise à condition, sortant du 17 au 26 juin et du 28 juin au 4 juillet 1942 date à laquelle il est de nouveau déclaré disponible.

Le 15 juillet 1942, le Strasbourg quitte Toulon en compagnie de ses deux torpilleurs d’escadre d’escorte Fleuret et Lansquenet, fait escale à Ajaccio du 16 au 18 juillet, à Mers-El-Kébir du 19 au 22 juillet, à Casablanca du 25 au 28 juillet avant de gagner Dakar où il arrive le 2 août. Il effectue une école à feux intense du 4 au 18 août avant une escale à Dakar du 19 au 21 août.

Le Strasbourg et ses deux torpilleurs d’escadre subissent un entrainement de défense aérienne à la mer du 22 août au 4 septembre avant une ultime escale à Dakar du 5 au 10 septembre.

Le lendemain 11 septembre 1942, le croiseur de bataille et les deux torpilleurs d’escadre quittent la capitale de l’AOF, relâchent à Casablanca du 15 au 18 septembre avant de cingler en direction de Toulon où il arrive le 22 septembre 1942.

Après une période d’indisponibilité (entretien et permissions de l’équipage) du 23 septembre au 12 octobre, le croiseur de bataille sort pour essais du 13 au 20 octobre avant remise en condition du 21 au 31 octobre, étant jugé de nouveau pleinement opérationnel le 2 novembre 1942.

Le 7 novembre 1942, une délégation de la ville de Strasbourg dirigée par son maire Charles Frey arrive à Toulon pour signer la charte de parrainage du croiseur de bataille. La délégation sort avec le croiseur de bataille du 8 au 12 novembre, le Strasbourg faisant escale à Marseille du 13 au 17 novembre, à Bastia du 18 au 23 novembre et à Nice du 24 au 30 novembre avant de rentrer à Toulon le lendemain 1er décembre 1942.

Le croiseur de bataille termine l’année par deux petites sorties dans le golfe du Lion du 8 au 13 décembre et du 16 au 24 décembre, passant la fin de l’année à quai à Toulon.

 Après une période d’entretien à flot (catapulte, tourelles de 330 et de 130mm) du 1er au 17 janvier, le Strasbourg sort pour essais du 18 au 21 janvier avant un entrainement de base du 22 au 30 janvier 1943.

Le Strasbourg sort à nouveau pour entrainement du 3 au 12 février au profit de son détachement aviation toujours équipé de Loire 130. Après une escale à Marseille du 13 au 18 février, le croiseur de bataille reprend la mer pour un entrainement au combat de nuit du 19 au 22 février avant une nouvelle escale cette fois à la Ciotat du 23 au 27 février. Il rentre à Toulon le lendemain 28 février 1943.

Après une période d’indisponibilité accidentelle du 3 mars au 12 avril 1943, le Strasbourg sort pour essais du 14 au 19 avril avant une remise en condition au large des côtes orientales de la Corse du 21 avril au 5 mai, mouillant à Porto-Vecchio du 6 au 11 mai. Il rentre à Toulon le 13 mai 1943.

Il quitte le Var le 18 mai 1943 pour une école à feu à Rufisque, faisant escale à Casablanca du 23 au 28 mai avant d’arriver à Dakar le 2 juin 1943.

L’Ecole à feu à lieu du 6 au 27 juin avant une escale de relâche du 28 juin au 2 juillet avant un entrainement à la défense aérienne à la mer du 3 au 10 juillet 1943. Il fait escale à Dakar du 11 au 13 juillet avant un entrainement au combat antisurface du 15 au 27 juillet.

Après une dernière escale à Dakar du 28 juillet au 2 août, le croiseur de bataille et les deux torpilleurs d’escadre font escale à Casablanca du 6 au 10 août avant de rentrer à Toulon le 14 août 1943.

Après une période d’indisponibilité pour entretien et permissions de l’équipage du 15 août au 21 septembre, le Strasbourg sort pour une campagne d’essais prévue pour durer une semaine du 22 au 29 septembre mais le 25 septembre, victime d’une avarie de chaudière, il doit rentrer à Toulon pour quelques jours de réparations.

Reprennant la mer le 1er octobre, il effectue des essais sans problèmes particulièrs jusqu’au 8 octobre quand il mouille aux salins d’Hyères jusqu’au 12 octobre. Il subit une remise en condition dans le Golfe du Lion du 13 au 30 octobre puis au large du cap Corse du 2 au 9 novembre 1943.

Le croiseur de bataille Strasbourg sort pour un entrainement au combat antisurface avec école à feu du 15 au 25 novembre, entrainement suivit par une escale à Alger du 26 novembre au 2 décembre avant un retour à Toulon le lendemain 3 décembre 1943.

Il sort à nouveau pour un entrainement de défense aérienne à la mer du 10 au 17 décembre et un entrainement aviation du 21 au 25 décembre avec deux Dewoitine HD-731 qui en septembre 1943 ont remplacé les deux Loire 130 précédement embarqués.

Ces deux entrainements sont entrecoupé par une escale à Marseille du 18 au 20 décembre 1943. Rentré à Toulon le 26 décembre, il termine l’année au mouillage en grande rade.

Il sort pour la première fois de l’année du 4 au 10 janvier 1944 pour un entrainement aviation au profit de ses Dewoitine HD-731.

Après une escale à Ajaccio du 11 au 16 janvier, le croiseur de bataille et ses deux torpilleurs d’escadre reprennent la mer pour un entrainement au combat antisurface du 17 au 25 janvier avant une nouvelle escale à Bastia du 26 au 31 janvier avant de rentrer à Toulon le lendemain 1er février 1944.

Le Strasbourg sort pour un nouvel entrainement de défense aérienne à la mer du 8 au 17 février, entrainement suivit d’une escale à Barcelone du 18 au 24 février avant un nouvel entrainement au combat antisurface, le croiseur de bataille servant du 25 février au 3 mars de plastron à ses deux torpilleurs d’escadre pour des exercices de tir d’artillerie et de lancement de torpilles. Les trois navires se ravitaillent ensuite auprès du pétrolier Elorn le 4 mars avant de rentrer à Toulon le 5 mars 1944.

Après une période d’entretien à flot du 6 au 25 mars, le Strasbourg sort pour essais du 26 au 30 mars avant de reprendre son activité opérationnelle par un entrainement au combat antisurface du 31 mars au 7 avril. Il rentre à Toulon le 12 avril après une escale à Nice du 8 au 11 avril 1944.

Le Strasbourg quitte Toulon le 17 avril pour un entrainement aviation jusqu’au 25 avril avec comme chaque fois lancements, récupérations, lancement de bombes et mitraillages. Après une escale à Ajaccio du 26 au 29 avril, le croiseur de bataille rentre à Toulon le 30 avril 1944.

Le 7 mai 1944, le Strasbourg accompagné de ses deux torpilleurs d’escadre quitte Toulon pour l’Afrique afin d’effectuer un important cycle d’entrainement. Il se ravitaille à Mers-El-Kébir le 9 mai, franchit le détroit de Gibraltar le 11 mai puis relâche à Casablanca du 12 au 14 mai, date à laquelle il met cap sur Dakar où  il arrive le 18 mai 1944.

Le Strasbourg commence son école à feux dès le lendemain, tirant plusieurs centaines d’obus de 330 et de 130mm et ce du 19 au 30 mai avant de faire relâche à Dakar du 31 mai au 2 juin. Il enchaine par un exercice de défense aérienne à la mer du 3 au 8 juin puis par une nouvelle école à feux du 9 au 16 juin.

Le 17 juin 1944, le croiseur de bataille appareille de Dakar pour rentrer à Toulon. Il est alors victime d’une perte totale de propulsion, une avarie rarissime puisque les chaudières privées de mazout cessent de produire de la vapeur et donc d’entrainer les turbines.

Celles-ci entrainent encore un temps les lignes d’arbre qui avant même d’être découplées endommage gravement la coque du croiseur du bataille qui s’échoue, assez sérieusement endommagé. L’équipage du croiseur de bataille réagit avec un grand sang-froid. Les voies d’eau sont colmatées et les compartiments innondés sont asséchés.

Les moyens du port de Dakar sont insuffisants pour déséchouer un tel navire et un remorqueur de haute mer, l’Hippopotame est envoyé de Lorient pour déséchouer le navire et que le pétrolier Bourgogne de la Société Française de Transport Pétrolier est affrété en urgence pour vidanger les soutes et ainsi alléger le navire (le mazout ainsi récupéré sera ramené à Lorient).

Après des travaux titanesques, le navire est remis à flot le 3 juillet et échoué dans le grand bassin du port de Dakar pour des travaux nécessaires à sa longue traversée jusqu’à Bizerte où sa remise en état est prévue, remise en état qui ne fait qu’avancer un grand carénage prévu initialement pour juillet 1945.

Remis à flot le 12 juillet 1944, il quitte Dakar à la remorque le 15 juillet, direction la Tunisie, un très long parcours sous haute surveillance, le Strasbourg arrivant à Bizerte le 2 août 1944 et est  échoué au bassin n°2 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah deux jours plus tard.

Les travaux l’immobilise jusqu’au 15 août 1945 quand il est enfin remis à flot après avoir subit une remise en état complète, une modernisation de ses capacités qu’il s’agisse de sa DCA (deux affûts doubles de 25mm supplémentaires) ou de son électronique. Après une période de travaux à quai jusqu’au 21 septembre, il sort pour essais du 22 au 27 septembre avant sa remise en condition.

Du 30 septembre au 15 octobre 1945, le croiseur de bataille Strasbourg s’entraine avec son sister-ship Dunkerque, les quatre torpilleurs d’escadre, la 6ème DC (De Grasse Chateaurenault Guichen) et de la 2ème DCT composé des modernes et puissants Bayard Du Guesclin Turenne.

Après une escale à Mers-El-Kébir du 16 au 20 octobre, les deux croiseurs de bataille, les quatre torpilleurs d’escadre, les croiseurs De Grasse et Guichen et les trois contre-torpilleurs gagnent Dakar le 25 octobre pour une école à feu à Rufisque du 26 octobre au 12 novembre, rentrant tous à Toulon le 19 novembre 1945.

Le 25 novembre, le croiseur de bataille Strasbourg sort pour un entrainement de défense aérienne à la mer jusqu’au 2 décembre, faisant escale à Nice du 3 au 10 décembre avant de rentrer à Toulon le 12 décembre et rester à quai jusqu’à la fin de l’année.

La première sortie de l’année 1946 voit le Strasbourg et le Dunkerque effectuer un entrainement au combat de nuit du 8 au 17 janvier avant de mouiller au large de Port Vendres du 18 au 23 janvier pour une amicale pression vis à vis de l’Espagne qui venait de réaliser en Catalogne, les plus importantes manoeuvres militaires depuis la victoire des nationalistes dans la guerre d’Espagne. Ils rentrent à Toulon le 25 janvier 1946.

Le Strasbourg sort à nouveau du 2 au 10 février 1946 en compagnie de ces torpilleurs d’escadre et du croiseur léger De Grasse pour un exercice commun de défense aérienne à la mer, les quatre navires faisant ensuite escale à Marseille du 12 au 19 février avant un nouvel exercice de combat antisurface du 20 au 27 février. Après une escale à Bastia du 28 février au 2 mars, les deux navires rentrent à Toulon le lendemain, 3 mars, le De Grasse devant alors rentrer en grand carénage.

Le 4 mars 1946, décision est prise de redéployer la 1ère DL à Mers-El-Kébir. Le 12 mars 1946, les croiseurs de bataille Dunkerque et Strasbourg appareillent de Toulon pour rallier leur nouvelle base nord-africaine en compagnie donc du Le Hardi de L’Epée, du Lansquenet et du Fleuret. La petite escadre fait d’ailleurs escale à Ajaccio du 13 au 15 mars avant de reprendre la mer le lendemain 16 mars dans la soirée pour arriver à Mers-El-Kébir le 17 mars 1946.

Le Strasbourg ressort avec le Dunkerque du 22 au 31 mars 1946 pour un exercice de combat entre l’Algérie et la Sardaigne avant une escale à Tunis du 1er au 6 avril suivit d’un exercice de défense aérienne à la mer du 7 au 17 avril, les deux croiseurs de bataille rentrant à Mers-El-Kébir le 20 avril 1946 comme toujours suivis par leurs torpilleurs d’escadre chargés de leur escorte.

Le 29 avril 1946, la 1ère Division de Ligne quitte Mers-El-Kébir en compagnie de leurs torpilleurs d’escadre, du croiseur léger Latouche-Tréville et de la 10ème DCT composés des contre-torpilleurs Le Terrible Le Triomphant et L’Indomptable.

La petite escadre mouille au large de Tanger du 1er au 4 mai puis est à Casablanca du 6 au 9 mai avant d’entamer un exercice au large des Canaries du 11 au 23 mai. Après une escale de ravitaillement à Casablanca les 24 et 25 mai, le Strasbourg prend la tête des contre-torpilleurs pour affronter le Dunkerque et le Latouche-Tréville du 26 mai au 2 juin. La petite escadre fait escale à Dakar du 3 au 7 juin avant une école à feu à Rufisque du 8 au 24 juin, la petite escadre rentrant à Mers-El-Kébir le 3 juillet 1946.

Après une période d’indisponibilité du 4 au 17 juillet, il sort pour essais du 18 au 21 juillet avant un entrainement combiné en compagnie de son sister-ship du 23 juillet au 7 août. Après une escale à Tunis du 8 au 14 août, les deux croiseurs de bataille rentrent à Mers-El-Kébir le 16 août 1946.

Le 17 août 1946, le croiseur de bataille Strasbourg appareille de Mers-El-Kebir en compagnie de ses torpilleurs d’escadre Le Fleuret et Lansquenet et du pétrolier-ravitailleur La Baïse pour une tournée dans les Caraïbes.

La jonction avec les croiseurs Suffren et Chateaurenault venus de Toulon se fait le 19 août au large de l’Espagne, la petite escadre manoeuvrant ensemble avant de faire une première escale à Casablanca le 24 août avant de traverser d’une traite l’Atlantique, arrivant à Fort de France le 2 septembre 1946.

Il fait escale à Pointe à Pitre du 7 au 12 septembre, Kingston (Jamaïque) du 14 au 17 septembre, Veracruz (Mexique) du 19 au 22 septembre, La Nouvelle Orléans du 25 au 28 septembre, Miami du 30 septembre au 3 octobre 1946 avant de traverser l’Atlantique faisant escale à Dakar le 7 octobre 1946 avant de rentrer à Mers-El-Kebir le 12 octobre 1946.

Il est indisponible jusqu’au 5 décembre avant de sortir pour essais du 7 au 12 décembre suivit d’une remise en condition du 14 au 26 décembre 1946.

Le Strasbourg sort pour entrainement à partir du 7 janvier 1947 en compagnie de ses deux torpilleurs d’escadre Fleuret et Lansquenet. Après une école à feux du 7 au 18 janvier, les trois navires font escale à Alger du 19 au 24 janvier avant un entrainement à la défense aérienne à la mer du 25 janvier au 5 février, faisant escale à Tunis du 6 au 10 février avant un entrainement au combat antisurface du 11 au 22 février, les trois navires rentrant à Mers-El-Kébir le lendemain 23 février 1947.

Le Strasbourg sort à nouveau pour entrainement en compagnie de ses torpilleurs d’escadre du 2 au 12 mars et du 20 mars au 4 avril, les trois navires faisant escale à Bizerte du 5 au 12 avril avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 14 avril 1947.

Le 27 avril 1947, il quitte l’Algérie direction Marseille où il arrive 29 avril. Mouillé au large du Vieux Port, il embarque M. Le Tillien, nouveau gouverneur général de l’Algérie et le conduit à Alger le 1er mai 1947. Le croiseur de bataille est ouvert au public du 1er au 7 mai avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 8 mai 1947.

Le Strasbourg sort du 13 au 21 mai pour un entrainement de défense aérienne à la mer avant de faire escale à Tunis du 22 au 30 mai. Il reprend la mer le lendemain 31 mai pour entrainer les défenses côtières du secteur de Bizerte et ce du 31 mai au 7 juin. Après un ravitaillement à Bizerte le 8 juin, il rentre à Mers-El-Kébir le 10 juin 1947. Le Strasbourg effectue encore deux petites sorties pour entrainement de base soit du 15 au 19 juin et du 21 au 27 juin.

Le 30 juin 1947, il quitte Mers-El-Kébir seul, direction Bizerte où il arrive le 2 juin pour subir un petit carénage. Il est mis au sec dans le bassin n°2 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah du 4 juillet au 5 septembre 1947, subissant une phase de travaux à quai avant de sortir pour essais du 15 au 22 septembre.

Du 27 septembre au 2 octobre 1947, la 1ère DL sort en compagnie de la 8ème DC qui avec l’arrivée du Condé avait atteint son format définitif. Les deux divisions vont effectuer un exercice de combat antisurface avant une escale à Ajaccio du 3 au 7 octobre.

Le Strasbourg, le Dunkerque _toujours accompagnés de leurs torpilleurs d’escadre, les Lansquenet Fleuret Le Hardi L’Epée_ et les trois croiseurs légers reprennent la mer le 8 octobre, retrouvant en mer la 6ème DC au grand complet.

Le Strasbourg prend la tête de la 6ème DC (parti Rouge) alors que le Dunkerque devient le chef de la 8ème DC (parti Bleu) pour un exercice à double dérente jusqu’au 18 octobre avant une escale commune à Tunis du 19 au 25 octobre 1947. La 6ème DC rentre ensuite à Toulon  alors que la 1ère DL et le 8ème DC rentrent à Mers-El-Kebir le 27 octobre 1947.

Après une période d’entretien à flot du 30 octobre au 12 novembre 1947, le Strasbourg sort pour essais du 14 au 21 novembre avant remise en condition du 23 novembre au 4 décembre. Il ressort pour un nouvel entrainement du 7 au 17 décembre avant de rester au port jusqu’à la fin de l’année.

Le Strasbourg quitte Mers-El-Kébir le 5 janvier pour une école à feu à Rufisque, faisant escale à Casablanca du 9 au 12 janvier avant d’arriver à Dakar le 16 janvier 1948.

L’Ecole à feu l’occupe du 18 janvier au 4 février avant une nouvelle escale à Dakar du 6 au 12 février quand le croiseur de bataille reprend la mer pour rentrer à Mers-El-Kébir, faisant escale à Casablanca du 16 au 20 février avant de retrouver ses pénattes le 24 février 1948.

Après une courte période d’indisponibilité du 25 février au 7 mars 1948, le croiseur de bataille Strasbourg sort pour essais du 8 au 12 mars avant de reprendre l’entrainement du 14 mars au 1er avril, rentrant à Mers-El-Kébir le 4 avril 1948. A noter que du 22 mars au 1er avril, il va s’entrainer avec le Dunkerque et la 4ème DCT.

Le Strasbourg sort pour un entrainement de son détachement aviation du 11 au 17 avril puis après une escale à Alger du 18 au 22 avril, subit un entrainement de défense aérienne à la mer du 23 au 30 avril, rentrant à Mers-El-Kébir le 5 mai après une escale à Tunis du 1er au 4 mai 1948.

Il participe ensuite à un entrainement avec le porte-avions Commandant Teste du 15 mai au 20 juin 1948 en compagnie du cuirassé Bretagne mais également de six torpilleurs d’escadre et de trois contre-torpilleurs de la 11ème DCT, les puissants Mogador Volta et Hoche soit 24 canons de 130mm !

Au cours de ce cycle d’entrainement, les navires ne rentrèrent pas au port, se ravitaillant à la mer soutenus par les pétroliers Mékong et Tarn qui multiplièrent les rotations entre la force navale toujours mouvante et Bizerte pour recharger les soutes.

Le programme était chargé pour ne pas dire copieux avec un exercice de défense aérienne à la mer d’une force navale, la lutte ASM, le raid antisurface au cours duquel le Strasbourg et le Commandant Teste attaquèrent les contre-torpilleurs au canon et avec l’aviation embarqué avant que les contre-torpilleurs et les torpilleurs d’escadre ne tentent d’attaquer les deux gros (Strasbourg et Bretagne).

La force navale occasionnelle exécuta également des tirs contre la terre sur des ilôts inhabités du territoire tunisien pour simuler un assaut amphibie.

Tout se termina par un exercice d’escorte de convois composé de deux pétroliers et de deux cargos escortés par les trois contre-torpilleurs et un torpilleur à l’arrière; le porte-avions, le cuirassé et le croiseur de bataille plus les trois torpilleurs restant formant un groupe de couverture. Le convoi est ainsi attaqué par des sous-marins et des avions basés à terre.

La force navale rentre à Bizerte le 21 juin et si les contre-torpilleurs restent en Tunisie puisque Bizerte est leur port d’attache, le croiseur de bataille, le cuirassé, le porte-avions et les six torpilleurs d’escadre plus le Tarn rentrent à Mers-El-Kebir le 28 juin 1948.

Après une période d’indisponibilité du 29 juin au 12 juillet, le croiseur de bataille sort pour essais du 13 au 17 juillet avant remise en condition du 18 au 28 juillet. Il sort ensuite pour exercices au large des côtes d’Algérie, du 2 au 7 août et du 12 au 19 août.

Le 21 août 1948, il passe au régime de guerre avec le rappel des réservistes et sort à nouveau du 22 au 30 août et du 1er au 5 septembre 1948, apprennant au port l’attaque allemande contre le Danemark et la Norvège.

Le Strasbourg reçoit l’ordre d’appareiller de prendre position dans le sud de la Sardaigne ce qu’il fait dans la soirée du 5, coordonnant son action avec le groupe du combat du porte-avions Commandant Teste lui aussi à la mer. En cas de besoin, il pourrait recevoir le soutien du cuirassé Jean Bart en alerte à Mers-el-Kébir.

Schéma général de la classe Dunkerque

Caracteristiques Techniques de la classe Dunkerque

Déplacement : standard : 26500 tonnes (Dunkerque) 27300 tonnes (Strasbourg) normal : 30750 tonnes (Dunkerque) 31570 tonnes (Strasbourg) pleine charge : 35500 tonnes (Dunkerque) 36380 tonnes (Strasbourg)

Dimensions : Longueur (hors tout) 215.14m pour le Dunkerque 215.50m pour le Strasbourg (entre perpendiculaires) 209.00m Largeur : 31.10m Tirant d’eau (charge normale) 8.57m (8.73m pour le Strasbourg) (pleine charge) 9.71m (9.89m pour le Dunkerque)

Propulsion : Quatre groupes de turbines à engrenages Parson alimentées par six chaudières de type suralimentées Indret (construites sous licence Penhoët pour le Strasbourg) dévellopant une puissance totale de 107000ch et actionnant quatre hélices tripales.

Performances : Les performances concractuelles donnent une vitesse de 29.5 noeuds et une distance franchissable maximale de 7850 miles nautiques à 15 noeuds et de 2450 miles nautiques à 28 noeuds.

Protection : Ceinture principale : 225mm (283mm pour le Strasbourg) Bulkhead avant : 210mm (228mm pour le Strasbourg) Bulkhead arrière : 180mm au dessus du pont blindé intermédiaire 150mm en dessous (210 et 150mm pour le Strasbourg) Pont blindé supérieur (au dessus des soutes) 125mm (au dessus des machines) 115mm Pont blindé intermédiaire : 40mm (50mm pour le Strasbourg) Pont blindé au dessus des hélices : 100mm Tour de commandement : Avant et côtés : 270mm Arrière : 220mm Toit: 150 à 130mm  Tubes de communications : 160mm

Tourelle de 330mm : face avant : 330mm (360mm pour le Strasbourg) côtés : 250mm  toit : 150mm (160mm pour le Strasbourg) arrière : 345 mm (tourelle I) et 335mm (tourelle II) pour le Dunkerque; 352mm et 342mm pour le Strasbourg Barbettes au dessus du pont blindé supérieur : 310mm (340mm pour le Strasbourg) 50mm en dessous

Tourelles de 130mm : face avant : 135mm  côtés : 90mm toit : 90mm barbette : 120mm

Armement : 8 canons de 330mm modèle 1931 en deux tourelles quadruples. 16 canons de 130mm modèle 1932 en trois tourelles quadruples et deux tourelles doubles. 12 canons de 37mm en six affûts doubles ACAD  modèle 1935 et 16 canons de 25mm Hotchkiss modèle 1925 en huiy affûts doubles.

Aviation : une catapulte à la poupe pour deux à quatre hydravions type Loire 130 puis Dewoitine HD 731. Des chasseurs Dewoitine HD-780 pouvaient être aussi embarqués si le besoin s’en fait sentir

Equipage : Dunkerque : 1381 hommes Strasbourg 1302 hommes

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