Pologne et Pays Neutres (29) Portugal (9)

Une histoire militaire du Portugal (3) : les guerres de la Révolution et de l’Empire

Le Portugal participe aux combats de la Première Coalition (1792-1797) contre la France révolutionnaire. Le royaume lusitanien rentre en guerre au printemps 1793 mais l’armée lusitanienne ne participe à aucun combat majeur.

Le 17 octobre 1797 est signé le Traité de Campo-Formio surtout connu pour mettre fin aux combats entre la France et l’Autriche en Italie. Ce traité concerne également le Portugal mais pour une raison que j’ignore le volet portugais du traité est annulé par décret le 26 octobre 1797.

Du 20 mai au 9 juin 1801 à lieu la Guerre des Oranges entre l’Espagne soutenue par la France et le Portugal. Le casus belli est le refus du Portugal de participer au blocus destiné à ruiner l’économie britannique et donc d’empêcher Londres de financer les coalitions.

Manuel Godoy

Une armée espagnole de 30000 hommes dirigée par le favori du roi (et accessoirement amant de la reine) Manuel Godoy s’empare d’Olivence, étant opposée à une armée lusitanienne composée de 18000 hommes (16000 fantassins 2000 cavaliers).

En 1800 la France et l’Espagne signent le Deuxième Traité de San Ildefonso. Cette alliance franco-espagnole fait suite au premier traité du même nom signé le 18 août 1796 qui fait suite au traité de Bâle signé le 22 juillet 1795 et qui met fin au conflit entre les deux pays.

Un ultimatum est envoyé le 29 janvier 1801, la France exigeant du Portugal la fin de l’alliance anglaise, la cession de territoire et des indemnités.

C’est une véritable guerre éclair à tel point que les troupes françaises du général Leclerc n’ont pas le temps d’être engagées ! L’Espagne occupe le Haut-Alentejo.

Abandonné par son allié britannique, le Portugal signe le 6 juin 1801 le Traité de Badajoz qui ferme les ports aux navires britanniques, l’Espagne conserve Olivence et des territoires sur la marge orientale du Guadiana. La contrebande est interdite et des indemnités versées. Napoléon qui estime le traité trop doux exigera une version plus dure du traité le 29 septembre 1801. En revanche au Brésil les portugais occupent de nouveaux territoires.

A plusieurs reprises l’armée portugaise va s’ingérer dans la politique en menant des coups d’état, un équivalent lusitanien du pronunciamento.

C’est ainsi que les 24 et 25 juillet 1803 deux régiments portugais se soulèvent au camp d’Ourique près de Lisbonne, un régiment d’infanterie commandé par Gomes Freire de Andrade et la légion des troupes légères du Marquis d’Alorna. Ils affrontent la Garde Royale de Police mais ce soulèvement se termine par un échec pour les libéraux.

Si la majorité des portugais ont combattu la France certains ont combattu côté français. Le 22 décembre 1807 un mois après l’invasion française (voir ci-après) Napoléon avait ordonné le licenciement de l’armée portugaise.

Légion Portugaise

Le 18 janvier 1808 est créée la Légion Portugaise sous le commandement du Marquis d’Alorna. Elle comprend initialement 9000 hommes mais très vite les effectifs sont réduits de moitié en raison de nombreuses désertions, des soldats partant avec armes et bagages rejoindre la résistance portugaise. Elle sera dissoute le 5 mai 1814 alors que les effectifs étaient alors tombés à 1000 hommes.

Composée initialement de cinq régiments d’infanterie, un bataillon de chasseurs à pied, trois régiments de cavalerie, un escadron de chasseurs à cheval et un régiment d’artillerie, cette unité va s’illustrer à Wagram (1809) et durant la Campagne de Russie à Smolensk, Vitebsk et La Moskova.

Le Portugal va être en première ligne dans la Guerre Péninsulaire (1807-1814) avec pas moins de trois invasions françaises.

Le 20 novembre 1807 les troupes françaises du général Junot (choisit parce qu’il à été ambassadeur au Portugal par le passé) envahissent le Portugal. L’armée lusitanienne ne résiste guère. Junot s’empare de Lisbonne pendant que la famille royale et les élites s’enfuient au Brésil ce qui leur sera énormément reproché.

Tout va pour le mieux ? Non car suite à des exactions et des maladresses le pays comme son voisin hispanique se révolte, la guérilla provoquant le cycle infernal des exactions et de la répression.

Arthur Wellesley, duc de Wellington

Au mois d’août 1808 le général Wellesley futur duc de Wellington débarque au Portugal. Le 7 août 1808 les troupes britanniques retrouvent l’Armée des Opérations de l’Estremadure dans la région de Porto (6 à 10000 hommes). Cette armée est courageuse mais indisciplinée, mal équipée et mal entrainée.

Pour améliorer l’efficacité du dispositif allié, Wellington pratique ce que la révolution avait fait à savoir l’amalgame. Ici point question de volontaires et de soldats de métiers mais de soldats britanniques et portguais.

Si les relations anglo-espagnoles furent toujours houleuses, dans l’ensemble les relations luso-britanniques restèrent toujours cordiales. Si les hauts gradés britanniques n’avaient pas de mots assez durs pour critiquer l’incurie, la lacheté et la veulerie des unités espagnoles, ils ne tarissaient pas d’éloges sur les capacités des troupes portugaises qui après leur reprise en main par les britanniques se montrèrent à la hauteur de la mission.

C’est ainsi que les forces de Wellington reçoivent le renfort de trois régiments de cavalerie de 258 hommes chacun, 58 hommes de la cavalerie de la police de Lisbonne, un bataillon de chasseurs de 569 hommes et 1509 hommes de trois régiments d’infanterie. Cela représente 12592 hommes qui forment le Destacalento Portugues (Détachement portugais) qui servent d’éclaireurs et offrent un visage politiquement plus présentable.

L’armée luso-britannique ou plutôt anglo-portugaise (six brigades britanniques, le détachement portugais, 50 cavaliers à droite, trois compagnies de fusiliers et de l’artillerie à gauche alors que le centre du dispositif est occupé par des troupes portugaises, de l’artillerie et de la cavalerie) marche sur Lisbonne, longeant les côtes pour faciliter le ravitaillement (assuré par une Royal Navy qui n’à rien à craindre d’une intervention de la Royale), les autres unités portugaises assurant la couverture du flanc exposé.

Un corps d’armée français commandé par le général Delaborde marche contre les britanniques mais les renforts dirigés par le général Loison sont retenus par d’autres troupes portugaises. Des escarmouches ont lieu le 14 août 1808.

Le 17 août 1808 à lieu la Bataille de Rolico. Cette battaille oppose 4000 soldats français contre 14000 britanniques et 2592 portugais. Cela se termine par une victoire des anglo-portugais et donc par une défaite française.

Les combats sont furieux, les français sont surclassés en terme d’effectifs. Trois assauts furieux des anglo-portugais mais ces derniers manquent de cavalerie pour poursuivre les français qui peuvent se replier en bon ordre bien couverts par leurs propres unités montées. Ils doivent cependant laisser derrière eux de l’artillerie et des prisonniers.

Le lendemain 18 août 1808 4000 britanniques ont débarqué ce qui explique que Wellesley renonce à poursuivre Delaborde. Ce dernier à réussit sa mission qui était de donner du temps à Junot pour réorganiser son dispositif.

Le 21 août 1808 à lieu la Bataille de Vimeiro, l’affrontement entre les troupes françaises du général Junot et les troupes anglo-portugaises des généraux Wellesley et Freire. Cela représente 13000 français appuyés par 23 canons contre 21350 anglo-portugais appuyés par dix-huit canons.

L’armée alliée comprend majoritairement des troupes britanniques avec 18760 britanniques et 18 canons répartis en huit brigades regroupant au total vingt-deux régiments d’infanterie, le 20ème régiment de dragons légers comme seule unité portugaise.

Le détachement portugais comprend trois régiments d’infanterie (12ème, 21ème et 24ème), les Caçadores (chasseurs) de Porto, trois régiments de cavalerie (6ème, 11ème et 12ème), la police montée de Lisbonne, le 4ème régiment d’artillerie portugaise.

En face la France c’est 8300 fantassins, 2100 grenadiers, 1950 cavaliers et 700 artilleurs répartis en deux divisions d’infanterie, quatre bataillons de grenadiers, un escadron de cavalerie de volontaires, un escadron de chasseurs à cheval, trois régiments provisoires de dragons et 23 canons.

Les français attaquent le flanc gauche britannique mais l’attaque est repoussée. Parallèlement Junot lance deux colonnes vers le centre britannique pour servir de bélier mais ils doivent se replier sous le feu nourri de la mousqueterie britannique. Éternel débat entre ordre mince et ordre profond.

Junot bat en retraite vers Torres Vedras. Le général Dalrymple refuse à Wellesley de poursuivre Junot. Ce dernier est prêt à capituler mais le général anglais offre des conditions généreuses qui font scandale en Grande-Bretagne. Grâce à la Convention de Sintra (30 août 1808), les français sont évacués par la Royal Navy jusqu’à Rochefort.

Les pertes sont lourdes avec 370 à 450 morts, 1630 à 1710 blessés et 13 canons côtés français alors que les alliés ont 720 pertes (tués et blessés anglais et portugais confondus).

Du 18 au 20 mars 1809 à lieu la Bataille de Braga. Quelques mois après la convention de Sintra, les français sont de retour sous l’autorité du général Soult. Une première bataille avait opposé 22000 français à 4000 portugais au défilé du Verin le 7 mars. Les portugais doivent se replier.

Nicolas Soult

Soult met ensuite le siège devant Chavès. Cette ville défendue par 5000 portugais est attaquée par 23000 soldats réguliers dont 3000 cavaliers. Le premier siège qui à lieu du 10 au 12 mars se termine par la prise de la ville mais la petite garnison française sera chassée par les anglo-portugais à lui d’un nouveau siège du 21 au 25 mars 1809.

le 17 mars le général Freire est assassiné car accusé de trahison pour avoir voulu se replier de Porto et c’est un hanovrien le baron d’Eben qui prend le commandement des 4000 hommes.

Après la prise de Chaves, les troupes de Soult marchent vers Braga. Une charge à la baïonnette permet la prise des défilés entre Ruivaes et Salamonde.

Toujours le 17 mars l’armée française prend position sur les hauteurs de Carvalho. Elle voit l’armée portugaise sur les montagnes en avant de Braga. Les portugais prennent le village de Linoso pour déborder l’aile droite française. Le village est reprit le 19 mars 1809.

Les français sont position le 20 mars. Au centre on trouve la division du général Delaborde appuyé par la Division de dragon du général Lorge couvert à sa gauche par la Division Mermet soutenu par la division de cavalerie légère de Francesqui et à sa droite par la Division Heudelet.

Les français avancent, les portugais tirent mais sans riposte française ce qui intimide les lusitaniens qui se debandent devant le choc. Poursuite et massacre des fuyards. Soult marche ensuite sur Porto.

Du 27 au 29 mars 1809 à lieu la Première Bataille de Porto (Bataille d’Oporto) qui oppose 21000 français (dont 3000 cavaliers) à 24000 portugais (4500 réguliers, 10000 ordenanças _miliciens_ et 9000 civils armés).

L’armée française comprend quatre divisions d’infanterie représentant 18 bataillons, deux divisions de cavalerie (douze régiments de cavalerie).

Soult arrive devant Porto le 26 mars 1809. La bataille commence le 29. Plus expérimenté que les portugais il profite de la trop grande dilution du dispositif lusitanien qui est donc moins résistant en cas de percée. Après la percée, les portugais se débandent.

Soult rentre à Porto. Il en est chassé le 12 mai 1809 par une force anglo-portugaise mais peut se replier au delà du Douro sans trop de mal direction St Yague de Rubias. Soult finira par se replier vers la Galice pendant que Wellington marche en Estremadure.

Le bilan est de 200 pertes dont 72 officiers côté français, 8000 soldats et civils côté lusitanien.

Du 25 juillet au 27 août 1810 une garnison de 5000 anglo-portugais et 100 canons est assiégée par le VIème Corps d’Armée commandé par le «Lion Rouge» le maréchal Ney. Cela représente 16000 hommes et 100 canons.

Ce Siège d’Almeida se termine par la chute de la ville. Il faut dire que la garnison à perdu très vite une bonne partie de ses munitions suite à l’explosion de son dépôt principal. Côté français 58 hommes ont été tués et 320 blessés. En face on compte 600 morts, 300 blessés et 4100 prisonniers.

Ce siège à lieu dans le cadre de la troisième invasion française menée par Ney et Massena. Pas moins de 65000 hommes sont engagés répartis en trois corps d’armée, une réserve de cavalerie, une réserve d’artillerie et des services.

On trouve le 2ème Corps d’Armée du Général Reynier (deux DI, une brigade cavalerie et des services soit 17718 hommes), le 6ème Corps d’Armée du maréchal Ney (trois DI, une brigade de cavalerie et des troupes de soutien soit 24306 hommes), le 8ème Corps d’Armée du général Junot (trois DI, une brigade de cavalerie et des troupes de soutien soit 16939 hommes).

A cela s’ajoute une réserve de cavalerie (trois brigades de cavalerie, une batterie d’artillerie à cheval), une réserve d’artillerie, un corps d’ingénieur, des gendarmes et un état-major.

En face on trouve les anglo-portugais avec 61425 hommes répartis en cinq divisions d’infanterie, une division légère, deux divisions portugaises, trois brigades indépendantes portugaises, quatre brigades de cavalerie britannique, une brigade de cavalerie portugaise. A cela s’ajoute 2230 hommes pour la réserve d’artillerie, 506 ingénieurs et un état-major.

A la veille du début du siège figure la Bataille de la Côa (24 juillet 1810), 5500 français affrontant 5300 anglo-portugais.

Les forces du brigadier général Robert Craufurd se retirent devant l’avancée du 6ème Corps d’Armée de Ney. Ce corps s’arrête sur la rive est de la rivière Côa pour assiéger la forteresse d’Almeida. Les anglo-portugais parviennent à se replier sur les lignes fortifiées de Torres Vedras.

531 français sont tués et blessés côté français contre 333 tués, blessés ou prisonniers côté allié.

La Bataille de Bucaço (27 septembre 1810) est une victoire anglo-portugaise. Cette bataille avait opposé 65000 français à 50000 anglo-portugaises. 4500 français ont été mis hors de combat contre 1250 côté allié.

Après la victoire d’Almeida, l’Armée du Portugal marche vers Coïmbra. Wellington prend position sur les hauteurs de Bucaço, une crète de seize kilomètre qui forme un retranchement naturel. Les français avancent non sans mal en raison de la politique de terre brûlée menée par les anglo-portugais.

André Massena « L’enfant chéri de la victoire »

Massena attaque en ne sachant fort peu de choses du dispositif ennemi, dispositif installé à contre-pente pour le protéger du feu ennemi. Les troupes françaises lancent cinq assauts.

Massena ordonne un mouvement tournant pour prendre les britanniques de flanc. Wellington ordonne la retraite le 10 octobre 1810 mais à rempli son objectif à savoir achever les Lignes Fortifiées de Torres Vedras sur lesquelles les français vont s’écraser (11 octobre au 15 novembre 1810).

Ces lignes au nombre de quatre sont destinées à défendre Lisbonne. Leur construction est réalisée entre novembre 1809 et septembre 1810. Ironie de l’histoire Wellington s’est appuyé sur un rapport du colonel Vincent établit sur ordre de Junot.

C’est un système complet de fortifications avec des blockhaus, des redoutes, des demi-lunes, des terrassements. Les travaux vont continuer même après la retraite de Masséna puisqu’en 1812 34000 hommes travaillent encore sur le dispositif.

Les français vont mener de nombreux assauts mais surtout vont s’user. Massena arrive avec 61000 hommes mais quand il rallie l’Espagne il à perdu 25000 hommes.

La première ligne longue de 46km relie Alhandra à l’estuaire du Sizandro, la deuxième à 13km plus au sud s’étend de 39km entre Povoa de Santa Iria à Ribama, la troisième longue de 3km couvre St Julian et ainsi la possibilité d’une éventuelle évacuation et se situe à 27km au sud de la seconde ligne. La quatrième ligne située au sud du Tage dans les Altos d’Alamda est longue de 7.3km avec 17 redoutes et tranchées couvertes, 86 pièces d’artillerie avec 7500 hommes.

En sept mois 108 forts et 151 redoutes sont construites avec demi-lunes, batteries avancées. Les trois lignes regroupent 1067 pièces d’artillerie et 68665 hommes.

Cela permet à l’armée de campagne de 50000 hommes de pouvoir manoeuvrer sans risquer d’être surprise par l’ennemi. Cette armée passe ensuite à 66598 puis à 77690 hommes.

Après la Bataille de Pombal (11 mars 1811) les français et les anglo-portugais s’affrontent dans la Bataille de Medinha (12 mars 1811).

Michel Ney

7000 français vont affronter 25000 anglo-portugais. Le 6ème Corps d’Armée du maréchal Ney couvre la retraite du reste de l’armée. Wellington lance des assauts furieux ce qui génère des pertes supérieures (1800 contre 150). Les alliés doivent se reposer avant de reprendre l’avancée ce qui permet aux français de se replier en bon ordre.

On trouve ensuite une série de batailles de petite envergure : Bataille de Condeixa (14 mars) Bataille de Foz do Arouca (15 mars), Bataille de Ponte de Murcela (18 mars) et la Bataille de Guarda (29 mars 1811).

Le 3 avril 1811 à lieu la Bataille de Sabugal. Elle oppose 8800 français aux anglo-portugais (effectifs selon les sources compris entre 3200 et 13200 hommes). Les troupes françaises fatiguées et démoralisées doivent se replier sous les assauts alliés après avoir attaqué à plusieurs reprises. On compte 72 tués, 502 blessés et 186 prisonniers côté français alors que côté allié on compte 17 morts, 139 blessés et disparus.

Un mois plus tard c’est la Bataille de Fuentes de Onoro (3 au 5 mai 1811). la France aligne 38000 fantassins, 2200 cavaliers et 36 canons alors que les alliés disposent de 35000 fantassins, 1500 cavaliers et 48 canons.

Cette bataille à lieu sur le territoire espagnol et se termine par un bilan équilibre avec 2665 pertes côté français contre 1786 côté anglo-portugais.

Cette bataille se termine sur un résultat indécis mais les anglo-portugais ont pu faire la jonction avec les troupes espagnoles en guerre contre Napoléon.

Le premier jour voit l’attaque française être repoussée par les alliés. Le deuxième jour c’est la consolidation de part et d’autre alors que le 5 mai les français attaquent le flanc droit ennemi dégarni. Les anglo-portugais plient mais ne rompent pas. Un ultime effort français aurait pu permettre la victoire mais ce ne sera pas le cas en partie suite à des querelles entre maréchaux qui en l’absence du Patron passent leur temps à se chamailler et à se quereller.

Le 16 mai 1811 à lieu la Bataille d’Albuera à 20km au sud de Badajoz. Elle oppose 27000 français (23000 fantassins et 4000 cavaliers plus 40 canons) sous le commandement du maréchal Soult aux 29500 anglo-hispano-portugais (6500 britanniques 10000 portugais 13000 espagnols 38 canons). Le résultat est indécis ce qui se traduit par des pertes équivalentes (5916 pertes contre 5936).

Les français veulent retourner au Portugal. Soult veut dégager Badajoz pendant que Massena marche vers Almeida. Le 15 mai des escarmouches de cavalerie ont lieu, escarmouches favorables aux français. La bataille commence le lendemain par un assaut de flanc mené par les français. Les combats sont furieux et indécis avec comme on l’à vu de lourdes pertes de part et d’autres.

Auguste Marmont

Soult ne peut lever le siège de Badajoz qui sera levé uniquement quand les force de Marmont se joignent à lui. La ville ne tombera aux mains des alliés qu’en avril 1812.

Sur le plan plus militaire, les britanniques impressionnés par les lanciers polonais vont transformer des unités de cavalerie en lanciers. L’armée portugaise après sa réorganisation par les britanniques à montré sa valeur.

Le 25 septembre 1811 à lieu le Combat d’El Bodon, un combat, un affrontement, une escarmouche qui oppose 2500 cavaliers contre 1500 anglo-portugais. C’est un combat d’importance mineur mais les forces de Wellington doivent se replier sur le Portugal. Ce n’est que partie remise.

Du 8 au 19 janvier 1812 la ville de Ciudad Rodrigo est assiégée par les alliés, ville défendue par une garnison de 1900 hommes. La ville avait été prise deux ans plus tôt. Cela se termine par des pertes sensibles, 600 tués et blessés, 1300 prisonniers côté français, 1100 tués et blessés en face. A noter que durant cet affrontement les chasseurs portugais se sont illustrés. La prise de cette forteresse ouvre la route du nord aux alliés.

Du 16 mars au 6 avril 1812 à lieu le Siège de Badajoz. Les 5000 hommes de la garnison française sont assiégés par des troupes anglo-portugaises cinq fois plus nombreuses. Les alliés l’emporte mais c’est une victoire très coûteuse. Si les français ont 1500 tués et blessés, les anglo-portugais ont 5000 morts et blessés !

Après la reddition de la ville, celle-ci est comme jadis le théâtre de trois jours d’exactions : meurtres, vols et viols. Des officiers britanniques sont même abattus par leurs hommes alors qu’ils tentaient de les reprendre en main.

Cela s’explique en partie par les relations houleuses entre anglais et espagnols alors qu’entre anglais et portugais c’est nettement plus harmonieux. Une fois la situation reprise en main, Wellington peut marcher sur Salamanque à la rencontre du maréchal Marmont.

Les deux armées se rencontrent enfin le 22 juillet 1812 lors de la Bataille des Arpiles (Battle of Salamanca pour les britanniques). 50000 français affrontent 48500 alliés. C’est une défaite française qui se solde par de lourdes pertes de part et d’autres. Si les français ont 6000 pertes et 7000 prisonniers, les alliés ont 3129 britanniques, 2038 portugais et…..6 portugais hors de combat.

L’armée du maréchal Marmont engage pour l’occasion huit divisions d’infanterie, deux divisions de cavalerie et 78 canons (servits par 3300 artilleurs) sans oublier 1300 hommes du génie et des services.

De leur côté les alliés engagent huit divisions britanniques, deux brigades portugaises, cinq brigades de cavalerie (deux britanniques, la brigade de chevau-légers anglo-allemands, la brigade de dragons lourds de la King’s German Legion, la brigade des dragons portugais), neuf batteries d’artillerie dont une portugaise.

Les alliés l’emporte grpace à une succession d’attaques de cavalerie. Les français sont handicapés par la mort d’un chef (Thomières) et la blessure d’un autre (Marmont) ce qui provoque un flottement toujours préjudiciable au combat.

Le général Clauzel contre-attaque mais c’est un échec. Les français battent en retraite. Ils auraient pu être bloqués mais le bataillon espagnol chargé de cette mission s’est replié sans ordre !

Wellington va libérer Madrid deux mois plus tard. Cette victoire assied la réputation de bon stratége du général britannique (les historiens sont plus partagés, excellent tacticien oui stratége de génie peut être pas).

Du 18 septembre au 22 octobre 1812 à lieu le Siège de Burgos. 2000 français sont assiégés par 35000 anglo-portugais. Ce siège fait suite à la poussée de Wellington qui à obligé les français à évacuer Valladolid et se replier sur Burgos où se trouvait le dernier dépôt de l’Armée de Portugal.

Les combats sont féroces avec notamment le recours à la sape et à la mine, à la grenade. Une brèche est faite le 29 mais l’assaut échoue (brèche trop étroite et feu nourri = lourdes pertes pour les alliés). Les anglo-portugais doivent finalement se replier devant l’arrivée de l’armée française.

Le siège se termine ssur un bilan similaire dans les deux camps : 304 morts, 323 blessés et 60 prisonniers côté français, 550 tués et 1500 blessés pour les alliés.

Le 17 novembre 1812 à lieu le Combat de St Munoz, un combat d’arrière garde. Les français l’emporte contre l’armée de Wellington qui de Burgos se replie sur le Portugal. Les français pressent les anglo-portugais et manquent de les bloquer sur le Rio Huebra.

Soult refuse d’attaquer sachant que son adversaire est bien retranché. Dès qu’il voit le repli ennemi sur le Portugal il ordonne la retraite vers l’est (19 novembre 1812).

Sept mois plus tard le 21 juin 1813 à lieu la Bataille de Vitoria au pays basque espagnol. Les français mobilisent 58000 hommes et 140 canaons contre 78000 soldats alliés et 108 canons.

Cela se termine par 7500 pertes côté français et 5000 côté allié. Les alliés rompt le front au centre provoquant son effondrement. Les troupes françaises se débandent mais fort heureusement pour eux les alliés trop occupés à piller les bagages françaises ne les poursuivent pas.

Du 28 juillet au 1er août 1813 à lieu la Bataille de Sorauren près de Pampelune, les 30000 hommes du maréchal Soult affrontent 24000 soldats alliés. Les français ont 4000 pertes contre 2600 de l’autre côté.

Les alliés assiègent St Sebastien et Pampelune. Soult contre-attaque avec trois colonnes pour soulager les garnisons françaises assiégées. La colonne du centre attaque les alliés bien retranchés. Les combats sont sanglants et l’arrivée de renforts côté allié oblige Soult à ordonner la retraite. Des escarmouches suivent mais les français doivent définitivement abandonner l’Espagne.

Le 10 novembre 1813 c’est la Bataille de la Nivelle qui oppose 60000 français à 80000 soldats alliés, bataille qui est une défaite française avec 4251 pertes contre 2450. les alliés pénètrent en France et rien de sérieux ne peut leur être opposé.

Un mois plus tard c’est une nouvelle défaire française lors de la Bataille de la Nive (9 au 12 décembre 1813). 62000 français affrontent 64000 alliés. Si les français n’ont que trois cents pertes les alliés ont 2708 morts 2185 blessés et 209 disparus (britanniques), 409 tués, 1802 blessés et 287 disparus (portugais) 5 morts et 21 blessés (espagnols).

La dernière bataille de la guerre péninsulaire à lieu le 27 février 1814. C’est la Bataille d’Orthez qui voit 36000 soldats français s’opposer à 44000 anglo-portugais. 2500 soldats français sont tués et blessés et 1350 prisonniers contre 2300 tués et blessés dans l’autre camp.

Les alliés attaquent l’aile droite française qui repousse à cinq reprises les assauts alliés. Une nouvelle attaque est tentée au centre mais c’est à nouveau un échec. Il faudra une attaque conjointe au centre et à gauche pour que les alliés prennent le dessus. D’autres troupes situées au sud d’Orthez ayant franchit le Gavre de Pau, Soult n’à d’autres choix que d’ordonner la retraite.

URSS (61) Armée de Terre (9)

Organisation

Structures générales

L’organisation de la RKKA est classique avec un un état-major organisé en cinq sections (opérations, organisation-mobilisation, communications, renseignements, préparation au combat et règlement de combat _cette dernière section correspondant aux inspections dans d’autres armées_).

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