12-Torpilleurs légers (6)

La Cordelière

Le torpilleur léger La Cordelière

Le torpilleur léger La Cordelière

-La Cordelière est mis sur cale aux Chantiers Augustin Normand installés au Havre le 15 août 1934 lancé le 9 septembre 1936 et admis au service actif le 1er janvier 1938.

A son admission au service actif, la Cordelière est affecté à Cherbourg au sein de la 11ème DT en compagnie de ses sister-ships L’Incomprise Branlebas et Bouclier. Affecté dans cette division le 1er juillet 1938, il en devient chef de division.

Avec la création de la 14ème DT à Lorient, la situation de La Cordelière ne change pas, étant toujours chef de division de la 11ème DT avec ses sister-ship L’Incomprise et Branlebas.

Durant la guerre de Pologne, les trois torpilleurs légers vont effectuer en Manche des escortes entre Cherbourg et Dunkerque ainsi que de nombreux exercices d’entraînement en Manche et en Mer du Nord.

La Cordelière et ses deux compères de la 11ème DT commencent l’année 1940 par un entraînement de division en Manche du 7 janvier au 2 février, les trois torpilleurs faisant escale au Havre du 3 au 7 février, à Boulogne du 8 au 12 février et à Dunkerque du 13 au 17 février, rentrant le lendemain 18 février à Cherbourg.

Les trois torpilleurs légers subissent une période d’entretien à flot du 19 février au 2 mars, sortant pour essais du 3 au 5 puis pour remise en condition du 6 au 16 mars 1940. La 11ème DT sort à nouveau pour entraînement du 23 mars au 2 avril.

La Cordelière, l’Incomprise et le Branlebas enchaînent par un entraînement commun avec la 6ème DT du 4 au 15 avril, les six torpilleurs font escale au Havre du 16 au 20, à Boulogne du 21 au 25 et à Dunkerque du 26 au 30 avril avant d’effectuer un entraînement au combat antisurface, la 11ème DT affrontant la 6ème DT du 1er au 12 mai 1940, les deux divisions faisant escale à Cherbourg du 13 au 20 mai date à laquelle la 6ème DT rentre à Brest.

La Cordelière est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 21 mai au 11 juin 1940, sortant pour essais du 12 au 14 juin et pour remise en condition du 16 au 30 juin à chaque fois en compagnie du Branlebas.

La Cordelière participe ensuite aux essais (4 au 6 juillet) et à la remise en condition (8 au 22 juillet) de L’Incomprise, les deux torpilleurs légers de la 11ème DT participant aux essais (26 au 28 juillet) et à la remise en condition (30 juillet au 14 août) du Branlebas, les trois torpilleurs légers faisant escale au Havre du 15 au 18 août, à Rouen du 19 au 23, à Calais du 24 au 30, les trois navires rentrant à Cherbourg le lendemain 31 août 1940.

La 11ème DT effectue une école à feux du 4 au 14 septembre avant d’enchaîner par un entraînement commun avec la 2ème DT du 17 septembre au 8 octobre, les six torpilleurs faisant une escale au Havre du 9 au 12 octobre, à Boulogne du 13 au 17  et à Calais du 18 au 21  avant une nouvelle phase d’entraînement du 22 octobre au 8 novembre, les deux divisions se séparant à la hauteur de Ouessant le 9 novembre, la 11ème DT ralliant Cherbourg le 10 novembre au matin.

La 11ème DT termine l’année 1940 par un entraînement au combat antisurface du 17 au 23 novembre avant un entraînement commun avec la 14ème DT venue de Lorient du 25 novembre au 18 décembre, les deux divisions faisant escale à Boulogne du 19 au 22 décembre avant de se séparer à la hauteur de Cherbourg, la 11ème DT rentrant dans le port normand en fin de journée.

La Cordelière commence l’année 1941 par un entraînement commun avec ses deux compères L’Incomprise et Branlebas du 5 au 22 janvier avant un entraînement commun avec la 5ème DT du 24 janvier au 4 février.

Les six torpilleurs font ensuite escale à Rouen du 5 au 8 , à Calais du 9 au 13  et à Douvres du 14 au 20 février avant de se séparer à la hauteur de Cherbourg le 21 février, la 11ème DT rentrant à son port d’attache dans la journée.

La 11ème DT enchaîne par un entraînement commun avec la 14ème DT du 26 février au 17 mars, les deux divisions faisant une escale commune à Cherbourg du 18 au 24 mars avant de se séparer, la 14ème DT rentrant à Lorient alors que la 11ème DT va entrer dans un cycle de grand carénage.

La Cordelière est le premier torpilleur à subir une remise en état et une modernisation de ses capacités militaires. Il est ainsi échoué au bassin à Cherbourg du 25 mars au 30 avril 1941.

Outre une remise en état, il voit sa DCA modernisée, ses mitrailleuses de 13.2mm sont remplacés par deux canons de 25mm Hotchkiss (en attendant la disponibilité de canons de 37mm Schneider) en affûts simples.

Armé pour essais le 5 mai 1941, La Cordelière sort pour essais du 6 au 8 et pour remise en condition du 10 au 25 en compagnie du Branlebas, les deux torpilleurs rentrant à Cherbourg le  26 mai date à laquelle le Branlebas rétrocède le pavillon de navire-amiral de la 11ème DT à La Cordelière.

La Cordelière sort pour une école à feux du 3 au 10 juin avant d’enchaîner par les essais (12 au 15 juin) et à la remise en condition (17 juin au 1er juillet) de L’Incomprise, les deux torpilleurs légers rentrant à Cherbourg le 5 juillet après une escale au Havre du 1er au 4.

La Cordelière et l’Incomprise sortent pour entraînement au combat antisurface du 11 au 18 juillet, faisant escale à Rouen du 19 au 21 juillet avant de participer aux essais (22 au 24 juillet) et à la remise en condition (26 juillet 9 août) du Branlebas, les trois torpilleurs faisant escale à Calais du 10 au 13 août, à Portsmouth du 14 au 17 août, à Plymouth du 18 au 22 août avant de rentrer à Cherbourg le lendemain.

La Cordelière et ses deux compères de la 11ème DT terminent l’année 1941 par trois entraînements de division, le premier du 2 septembre au 4 octobre est suivi d’une escale à Caen du 5 au 9 octobre et un retour à Cherbourg le 10, le second est réalisé du 20 octobre au 22 novembre avec un retour à Cherbourg le 29 novembre (après une escale à Saint-Malo du 23 au 28) et enfin un troisième du 4 au 22 décembre, les torpilleurs légers rentrant à Cherbourg le lendemain.

Pour la Cordelière et ses compères L’Incomprise et Branlebas, l’année 1942 commence par un entraînement commun avec la 14ème DT du 8 janvier au 16 février, les deux divisions faisant escale commune à Saint-Malo du 17 au 22  avant de rentrer dans leurs ports respectifs, la 11ème DT ralliant Cherbourg le 23 février à l’aube.

La 11ème DT quitte Cherbourg le 2 mars pour le dernier entraînement de division avant son redéploiement à Dunkerque, entraînement qui à lieu du 2 au 28 mars.

Rentrés à Cherbourg le 29 mars, ils quittent le port haut-normand le lendemain 30 mars 1942, ralliant Dunkerque en fin de journée, intégrant officiellement l’Escadre Légère du Nord (ELN) créée par décret le 17 mars 1942.

Du 4 avril au 5 mai, la 11ème DT réalise son premier entraînement de division depuis son redéploiement, rentrant à Dunkerque le lendemain.

Après une école à feux du 10 au 17 mai, la 11ème DT manœuvre avec la 14ème DT du 18 au 25 mai avant de reprendre son entraînement à l’échelle divisionnaire du 27 mai au 18 juin, la Cordelière et ses deux compères de la division rentrant à Dunkerque le lendemain.

La Cordelière est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 20 juin au 11 juillet, sortant pour essais du 12 au 14 juillet puis pour remise en condition du 16 au 30 juillet, à chaque fois en compagnie de l’Incomprise.

La Cordelière participe ensuite aux essais (3 au 5 août) et à la remise en condition (7 au 21 août) de du Branlebas, les deux torpilleurs disponibles de la 11ème DT participant ensuite aux essais (25 au 27 août) et pour remise en condition (29 août au 18 septembre) de l’Incomprise, les trois torpilleurs ralliant Dunkerque le lendemain.

La Cordelière et ses deux compères de la 11ème DT quittent Dunkerque pour un nouvel entraînement de division qui à lieu du 26 septembre au 3 novembre, les exercices étant entrecoupés d’escales à Boulogne sur mer et à Rouen, la division rentrant à Dunkerque le lendemain.

La 11ème Division de Torpilleurs termine l’année par un nouvel entraînement de division exécuté du 12 novembre au 20 décembre, la division relâchant à Calais avant de rentrer à Dunkerque la veille de noël.

La Cordelière commence l’année 1943 par un nouvel entraînement de division qui à lieu du 5 au 27 janvier, date du retour des trois torpilleurs légers à Dunkerque. Il est suivit d’un second entraînement du 8 février au 17 mars, date du retour de la division à son port d’attache et d’un troisième mené du 25 mars au 4 mai 1943.

Décidément fort active, la 11ème Division de Torpilleurs quitte Dunkerque pour une croisière en mer du Nord, une croisière de présence et d’instruction. Quittant son port d’attache le 12 mai, la division fait escale à Anvers du 16 au 19, à Rotterdam du 22 au 27, à Bergen du 30 mai au 2 juin, à Aberdeen du 5 au 9 juin, à Newcastle du 11 au 15, à Douvres du 17 au 21 avant de rentrer à Dunkerque le 22 juin 1943.

La Cordelière est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 23 juin au 14 juillet 1943, sortant pour essais du 15 au 17 juillet et pour remise en condition du 19 juillet au 2 août, à chaque fois en compagnie de L’Incomprise.

La Cordelière participe ensuite aux essais (6 au 8 août) et à la remise en condition (10 au 24 août) du Branlebas, les deux torpilleurs légers participant ensuite aux essais (28 au 30 août) et à la remise en condition (1er au 15 septembre) de l’Incomprise, les trois torpilleurs légers rentrant le 16 à Dunkerque.

La Cordelière, le Branlebas et l’Incomprise quittent Dunkerque le 23 septembre 1943 pour le dernier entraînement de la division de la 11ème DT, entraînement réalisé du 23 septembre au 27 octobre, la division rentrant le lendemain à Dunkerque.

Le 30 octobre 1943, la 5ème DT arrive à Dunkerque. Cette division composée des torpilleurs légers Normand Parisien Saintongeais  va remplacer la 11ème DT au sein de l’ELN, division qui doit encore accueillir le Provencal en début d’année prochaine.

Les deux division (5ème et 11ème DT) sortent pour un exercice commun du 31 octobre au 4 novembre, date à laquelle les deux divisions rentrent à Dunkerque.

Le 5 novembre 1943, la 11ème DT est officiellement dissoute, les trois torpilleurs reclassés patrouilleurs ralliant Cherbourg où à tour de rôle ils vont subir un petit carénage.

La Cordelière est ainsi échoué au bassin du 8 novembre au 12 décembre 1943, subissant une remise en état complète de la coque, de son appareil évaporatoire, de ses turbines ainsi que des locaux-vie et des locaux opérations. Ils subissent également des modifications de leur armement, les canons de 25mm étant remplacés par des pièces de 37mm, le canon de 100mm arrière est débarqué……. .

Armé pour essais le 20 décembre 1943, le nouveau patrouilleur subit ses essais post-carénage du 21 au 24  puis sa remise en condition du 26 décembre 1943 au 10 janvier 1944.

Le 15 janvier 1944, la Cordelière quitte Cherbourg pour Haïphong où il doit relever le vieil aviso Nancy comme navire-amiral de la Flottille Côtière du Nord (FCN). Il fait escale à Brest le 16 janvier pour ravitailler avant de traverser l’Atlantique direction Fort de France où il arrive presque à sec le 24 janvier.

Il fait ensuite à nouveau escale à Kingston (Jamaïque) du 27 au 30 janvier, à Panama du 3 au 6 février, à Oahu du 12 au 15 février, à Manille du 23 au 25 février avant de rallier Saïgon le 7 mars 1944.

Le patrouilleur passe au bassin du 8 au 15 mars pour inspection et travaux de routine, sortant pour essais les 16 et 17 mars avant de cingler direction Haïphong où le patrouilleur arrive le 18 mars 1944 au matin.

A la tête de la FCN, il va assurer d’innombrables missions de surveillance, de contrôle de la navigation, devant souvent tirer contre la terre pour soulager la ligne Doumer qui assure la protection de l’axe Hanoï-Haïphong.

Il va également réaliser des exercices avec les autres navires des FNEO, revenant à Saïgon au printemps 1947 pour un petit carénage, étant échoué au bassin du 15 mars au 20 avril. Il était toujours en service le 5 septembre 1948.

12-Torpilleurs légers (2)

La Pomone

Le torpilleur léger La Pomone lors de ses essais à la mer

Le torpilleur léger La Pomone lors de ses essais à la mer

-La Pomone est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) à Nantes le 22 novembre 1933, lancé le 25 janvier 1935 et admis au service actif le 27 janvier 1937 au sein de la 12ème DT.

Cette division stationnée à Bizerte est composée des torpilleurs légers La Pomone, L’Iphigénie, La Flore et La Melpomène. Le 10 juin 1939, La Melpomène rejoint Lorient pour former la 14ème DT avec ses sister-ship Flore et Bouclier.

Le 14 décembre 1939, La Pomone cède son pavillon de navire-amiral à son compère Bombarde avant d’être échoué au bassin n°3 de l’Arsenal de Sidi-Abdalah, bassin alors en cours d’extension à 195m.

Il y subit une remise en état complète jusqu’au 16 janvier 1940, sortant pour essais du 23 au 25  puis pour remise en condition du 27 janvier au 10 février 1940, à chaque fois en compagnie de la Bombarde qui lui retransmet alors son pavillon de navire-amiral.

La Pomone exécute une école à feux du 15 au 21 février avant de participer aux essais (25 au 28 février) et à la remise en condition (1er au 15 mars) de l’Iphigénie qui venait à son tour de subir un grand carénage.

La Pomone et l’Iphigénie sortent ensuite pour essais (25 au 27 mars) et pour remise en condition (29 mars au 8 avril) de La Bombarde.

Les trois torpilleurs de la 12ème DT manœuvrent avec les contre-torpilleurs Bison Aigle Milan de la11ème DCT du 10 avril au 10 mai, les six navires rentrant à Bizerte le 15 mai 1940 après une escale à Tunis du 11 au 14.

Les trois torpilleurs de la 12ème DT sortent à nouveau pour entraînement de division du 21 mai au 12 juin, rentrant dans la foulée à Bizerte. Ils ne ressortent qu’au mois de septembre pour un nouvel entraînement de division réalisé du 13 septembre au 2 octobre suivit d’un entraînement avec la 3ème flottille de torpilleurs venue de Mers-El-Kébir (5 au 13 octobre).

La Pomone, l’Iphigénie et la Bombarde sortent à nouveau pour entraînement de division du 20 octobre au 12 novembre avant un entraînement avec la 11ème DCT et la 17ème DSM du 20 novembre au 2 décembre, la petite escadre faisant escale à Tunis du 3 au 8 décembre avant de rentrer à Bizerte le 9. La 12ème DT termine l’année par une école à feux du 16 au 23 décembre, rentrant à Bizerte le 24 décembre.

La réorganisation de septembre 1940 affecte la 12ème Division de Torpilleurs à la 6ème Escadre Légère.

La Pomone et ses deux compères de la 12ème DT commencent l’année 1941 par une école à feux du 4 au 12 janvier suivie d’une escale à Bône du 13 au 16 avant un entraînement commun avec les torpilleurs d’escadre Trombe L’Alcyon et Bordelais du 26 janvier au 6 février, les deux divisions faisant escale à Tunis du 7 au 10 février avant de se séparer et de rentrer dans leurs ports respectifs, la 12ème DT ralliant Bizerte le 11 février 1941.

Les trois torpilleurs légers de la 12ème DT sortent pour entraînement du 18 février au 2 mars, faisant escale à Sfax du 3 au 7 avant un nouvel entraînement du 8 au 18 mars, les trois torpilleurs rentrant à Bizerte le 19 mars 1941.

Victime d’une avarie mécanique, le torpilleur léger La Pomone est indisponible du 25 mars au 17 avril, sortant pour essais du 18 au 20 avril puis pour remise en condition du 22 avril au 2 mai, à chaque fois en compagnie de ses compères L’Iphigénie et Bombarde.

Le 10 mai 1941, les torpilleurs légers La Pomone, L’Iphigénie et Bombarde quittent Bizerte pour entraînement, exécutant une école à feux du 10 au 17 mai avant de faire escale à Ajaccio du 18 au 21 mai puis de rallier Toulon le 22 mai 1941.

La 12ème DT va alors effectuer un entraînement commun avec la 13ème DT de Toulon, les six torpilleurs légers s’entrainant ensemble du 23 mai au 12 juin, les deux DT faisant escale à Nice du 13 au 17, la 12ème DT rentrant à Bizerte le 24 juin après une escale à La Valette du 21 au23.

La Pomone est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 24 juin au 15 juillet 1941, indisponibilité qui est mise à profit pour moderniser la DCA, les quatre mitrailleuses de 13.2mm en deux affûts doubles étant remplacées par deux canons de 37mm Schneider modèle 1941 en affûts simples.

Il sort pour essais du 16 au 18 juillet puis pour remise en condition du 20 juillet au 4 août en compagnie de l’Iphigénie. Il enchaine ensuite par les essais (7 au 9 août) et à la remise en condition (11 au 25 août) du Bombarde, les deux torpilleurs disponibles de la 12ème DT enchainant par les essais (29 au 31 août) et à la remise en condition (2 au 16 septembre) de l’Iphigénie, les trois torpilleurs faisant escale à Bône du 17 au 20 septembre et à Tunis du 22 au 27 septembre avant de rallier Bizerte le 28.

Les trois torpilleurs de la 12ème DT sortent pour une école à feux du 5 au 11 octobre avant de rallier Bizerte le 12 octobre pour préparer un entraînement commun aux navires de la 6ème Escadre Légère exécuté du 15 au 30 octobre.

Après une escale à La Valette du 1er au 7 novembre puis à Alexandrie du 10 au 15 novembre, la 6ème EL réalise un entraînement avec la marine britannique jusqu’au 21 novembre. Si les contre-torpilleurs et l’Emile Bertin continuent jusqu’au Levant, les trois torpilleurs légers rentrent à Bizerte le 25 novembre 1941.

Les trois torpilleurs légers sont en entretien à flot du 26 novembre au 8 décembre 1941, les trois navires sortant pour essais du 9 au 11  puis pour remise en condition du 13 au 27 décembre, rentrant à Bizerte le lendemain.

La Pomone et ses deux compères de la 12ème DT sortent pour entraînement du 5 janvier au 3 février, rentrant le lendemain à Bizerte. La Pomone, la Bombarde et l’Iphigénie enchainent par un entraînement commun avec le torpilleur d’escadre Le Fortuné du 11 février au 3 mars, la 12ème DT rentrant à Bizerte le 12 mars après une escale à Tunis du 4 au 11.

Après une école à feux du 15 au 21 mars, les torpilleurs légers de la 12ème DT s’entrainent avec le contre-torpilleurs Mogador du 23 mars au 9 avril et du 23 avril au 2 mai avec un exercice DAM du 11 au 18. La division rentre à Bizerte le 7 mai après une escale à Sfax du 3 au 6.

Le 11 mai 1942, la 12ème DT appareille de Bizerte, ralliant Toulon le 14 mai pour un exercice commun avec le torpilleur d’escadre Le Fortuné du 15 mai au 15 juin, les quatre torpilleurs faisant escale à Ajaccio du 16 au 23 juin avant que la 12ème DT ne mette cap sur Bizerte où elle arrive le 25 juin 1942.

La Pomone est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 26 juin au 16 juillet 1942, sortant pour essais du 17 au 19 juillet et pour remise en condition du 21 juillet au 4 août, à chaque fois en compagnie du Bombarde.

La Pomone sort ensuite pour les essais (8 au 10 août) et pour la remise en condition (12 au 26 août) de l’Iphigénie, les deux torpilleurs disponibles de la 12ème DT sortant ensuite pour les essais (29 au 31 août) et pour remise en condition (2 au 14 septembre) du Bombarde.

La 12ème DT sort pour une école à feux du 17 au 23 septembre avant d’accueillir au large de la Tunisie la 3ème DT composée des torpilleurs légers L’Alsacien Le Breton Le Corse et Le Tunisien (classe Le Fier) qui va la remplacer au sein de la 6ème Escadre Légère. Les deux divisions effectuent un entraînement commun du 24 septembre au 2 octobre, les deux divisions ralliant Bizerte le jour même.

Le 7 octobre 1942, la 12ème DT est dissoute. Le lendemain 8 octobre, les torpilleurs sont reclassés patrouilleurs et vont être réaffectés outre-mer.

La Pomone subit alors un petit carénage à l’Arsenal de Sidi-Abdallah, étant échoué au bassin n°4 du 8 octobre au 7 novembre. Il perd son canon de 100mm n°2 remplacé par deux canons de 37mm Schneider modèle 1941 en un affût double, les deux canons de 37mm installés au milieu du navire sont regroupés en un seul affût double. Ils reçoivent également quatre mitrailleuses de 7.5mm. Des grenades ASM légères sont embarquées mais leur efficacité est limité par l’absence d’un Asdic.

Il sort pour essais du 12 au 15 novembre puis pour remise en condition du 17 novembre au 2 décembre. Il quitte Bizerte le 5 décembre, fait escale à Mers-El-Kébir du 8 au 11 décembre, à Casablanca du 14 au 16 décembre, à Dakar du 20 au 25 décembre avant de rallier Abidjan _son nouveau port d’attache_ le 28 décembre 1942. Il dépend du groupement de surveillance de la Flotte de l’Atlantique.

Déployé dans cette ville en pleine croissance, ce patrouilleur effectue des patrouilles de surveillance et de sécurité dans le Golfe de Guinée.

Il n’est absent de la côte d’Ivoire que pour aller caréner à Dakar, le premier de juin à août 1945 et le second de mars à mai 1948.

A l’annonce de la déclaration de la guerre en septembre 1948, La Pomone va renforcer les patrouilles dans le Golfe de Guinée pour intercepter d’éventuels corsaires allemands dans la région.