Etats Unis (103) OdB et Programme de guerre (13)

Destroyers

Avant-propos

Comme nous l’avons vu à propos des destroyers, les américains ont longtemps été à la traîne dans ce domaine. La géographie et l’absence de corps de bataille rendait peu utile la construction d’une flotte nombreuse de Torpedo Boat Destroyer, l’US Navy préférant la canonnière plus adaptée à ses missions de police et d’intervention coloniale.

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Etats Unis (63) navires légers (2)

Dragueurs de mines

Avant-propos

A l’origine, mines et torpilles partagent une origine commune avant de bifurquer, la torpille devenant automobile après avoir été porté sur une hampe qui rendait la mission périlleuse. La mine resta elle inchangée tel un monstre préhistorique parvenu jusqu’à notre époque.

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Etats Unis (41) destroyers (1)

DESTROYERS

Avant-propos

USS Bainbridge (DD-1)

Le USS Bainbridge (DD-1) premier destroyer de l’US Navy

L’apparition de la torpille automobile dans le dernier tiers du 19ème siècle permis au moins sur le papier la réalisation dans le domaine militaire de la prophétie du berger David abattant d’une pierre lancée habilement de sa fronde le géant Goliath.

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Grande-Bretagne (38) Destroyers (1)

DESTROYERS

Avant-Propos

Tout le monde connait la légende de David et Goliath, le combat du futur roi David _alors simple berger_ qui abattit d’un coup de fondre au front le géant Goliath, le héros des Phillistins.

Cette légende eut bien du mal à s’appliquer au domaine militaire et notamment à la marine de guerre où la taille était souvent une garantie de victoire. Sauf maladresse tactique et incompétence du commandement que pouvait craindre un navire de ligne de 74 canons d’une frégate ou d’une flute bien moins armées ? Rien ou si peu.

Il faut attendre l’apparition de la torpille automobile pour voir les Goliath des mers craindre sur les flots l’apparition des David.

La torpille automobile s’est longtemps confondue avec la mine qui partage une origine commune, celle de la guerre de Sécession entre le Nord et le Sud. Si la mine n’évolua guère, restant immobile, tapie à attendre une proie, la torpille devint mobile, d’abord filoguidée puis autonome, une invention d’un officier austro-hongrois Lupis perfectionnée par un ingénieur britannique, Robert Whitehead.

Cette torpille donna naissance à un navire porteur le torpilleur. Les premiers torpilleurs ne disposaient qu’un ou deux tubes avec des canons autonomiques et étaient davantage les ancètres des vedettes lance-torpilles/lance-missiles actuelles que de nos frégates et destroyers.

Leur apparition massive en Angleterre puis bien vite (au grand dam ces derniers) à l’étranger notamment en France et en Russie relança les invasion scares, ces phobies d’invasion relancées par l’apparition en France _nous ne sommes pas encore à l’Entente Cordiale_ d’une nouvelle arme, la frégate cuirassée Gloire jadis, le torpilleur maintenant.

L’apparition d’une arme entraine forcément une riposte. Après plusieurs tentatives infructueuses, la parade la plus logique fût un torpilleur plus gros capable de rattraper un torpilleur ennemi. Cela impliquait une vitesse supérieure et un armement en artillerie et en torpilles plus important.

C’est l’acte de naissance du Torpedo Boat Destroyer ou destructeur de torpilleur bientôt résumé en destroyer et qui donna naissance au Zerstörer allemand, au contre-torpilleur français ou au cacciatorpidiniere italien.

Comme souvent les premiers modèles sont relativement petits mais l’amélioration des techniques de construction ainsi que l’apparition de la turbine permet au destroyer de prendre rapidement du poids, le seuil marquant des 1000 tonnes est ainsi atteint peu avant le début du premier conflit mondial.

La fin du conflit qui aurait du être la Der des ders marque l’apparition des destroyers type V&W qui vont fixer pendat près de quinze ans les codes du destroyer made in britain à savoir un gaillard d’avant, quatre ou cinq canons médians sous masque et un armement en torpilles important.

Après une pause liée à l’absence de besoin, des crédits faibles et un état d’esprit peu apte à la fabrication de nouveaux navires, les britanniques construisent d’abord deux destroyers prototypes, les Amazon et Ambuscade qui préfigurent les Fleet Destroyer.
Composées de neuf navires pour former une flottille (à l’exception de la classe C construite à seulement cinq exemplaires et vendue au Canada en 1937/38, la raison étant purement budgétaire), neuf classes de navires sont produites au cours des années trente, des navires d’environ 1500 tonnes avec quatre canons de 120mm et de huit tubes lance-torpilles de 533mm.

Après la construction de la classe I, la Royal Navy met en chantier seize puissants destroyers de classe Tribal armés de huit canons de 120mm en quatre tourelles doubles et un armement en torpilles réduit (quatre tubes), une réponse aux Fubuki japonais. A noter que la marine canadienne et la marine australienne en firent construire chacune huit.

Ces véritables équivalents à nos contre-torpilleurs n’eurent pas de descendance au sein d’une Royal Navy qui n’aimaient pas vraiment les gros destroyers, préférant des navires plus modestes et la classe J qui succède aux Tribal marque un retour à des proportions plus modestes, plus raisonnables aux yeux des amiraux britanniques avec seulement six canons en trois affûts doubles.

Les huit destroyers de type K sont identiques au type J soit avec six canons de 120mm à double usage en trois tourelles doubles.

Le type N aurait du servir dans la marine britannique mais la guerre s’étant arrêtée trop rapidement, les huit navires vont être loués pour six d’entre-eux à la marine australienne et deux à la marine polonaise libre tout en restant propriété formelle de la Royal Navy.

Les destroyers de classe L et M sont les derniers destroyers construits durant la Pax Armada et destinés à renforcer la flotte britannique de destroyers.

La classe L composée de huit navires est caractérisée par un armement différent pour une partie de la classe. A l’époque, un féroce débat oppose les partisans d’un armement antisurface lourd et ceux partisans d’un armement dual ayant de bonnes capacités antiaériennes.

La menace aérienne est en effet contrairement à ce qu’on à longtemps cru et écrit prise en compte mais la puissance de l’aviation surpris bien des amiraux persuadés qu’une escadre bien équipée en armement antiaérien pouvait tenir sous un ciel disputé ou contrôlé par l’ennemi. La campagne de Norvège apportera un démenti partiel. Une escadre pouvait certes tenir mais les pertes importantes en valaient-elles le coût ?

Voilà pourquoi quatre type L (Lance Larne Lively Legion) disposaient de huit canons de 102mm en quatre tourelles doubles alors que les quatre derniers (Laforey Lightning Lookout Loyal) disposaient de six canons de 120mm en trois tourelles doubles. Ces navires sont mis en service en 1942 et 1943.

La classe M (Milne Mahratta Muskeeter Myrmidon Matchless Meteor Marne Martin) mise en service entre 1942 et 1944 étaient armé de trois tourelles doubles de 120mm à double usage, armement qui va être pour plusieurs classes encore l’armement standard des destroyers de la Royal Navy.

A partir de 1944, commence le renouvellement de la flotte des destroyers, le remplacement des classes mises en service au début des années trente.

Les neuf destroyers type A sont remplacés par les huit type O (Onslow Offa Onslaught Oribi Obdurate Obedient Opportune Orwell).
Ils reprennent la coque de la classe M en la renforçant, une propulsion plus moderne avec un armement composé de trois tourelles doubles de 120mm après qu’un armement composé de canons de 102 (huit canons en quatre tourelles doubles) et de 114mm (quatre canons en affûts simples sous masque) eut été envisagé.

Les type O sont mis en service en 1945/46, permettant le désarmement des type A qui sont mis en réserve, près à être réarmés au cas où…. . En cas de réarmement, il est probable qu’ils seront transformés en escorteurs à long rayon d’action.

Les huit destroyers de classe P (Pakenham Paladin Panther Partridge Pathfinder Penn Petard Porcupine) sont des copies quasi-conformes des type O, les différences sont minimes. Ils sont destinés à remplacer les type B (huit survivants, un coulé durant la guerre de Pologne par une mine).

Mis sur cale en 1944, ils sont mis en service fin 1946 et surtout en 1947. Cela permet le désarmement en 1946 des classe B qui sont mis en réserve en compagnie des type A. Leur sort sera probablement le même que les type A, un réarmement en escorteur.

Un projet daté de 1947 prévoit de conserver simplement deux canons de 120mm, de supprimer une partie voir la totalité de l’armement en torpilles au profit de grenades ASM, la DCA légère étant également renforcée.

La classe P est la dernière classe entrée entièrement en service avant le début du conflit. Le remplacement des type D devait être assuré par la classe Q, huit navires sont commandés au printemps 1947 et mis sur cale à l’automne 1947.

Quand le second conflit mondial éclate, quatre sont lancés et en achèvement à flot, quatre autres encore sur cale.

Ces navires sont identiques aux classes O et P. Leurs normes de construction sont celles du temps de paix même si à partir de septembre 1948, la construction est précipitée pour qu’ils puissent entrer en service le plus rapidement possible, la campagne de Norvège ayant provoqué les premières pertes d’un conflit qui cette fois s’annonce long et compliqué.

Le conflit déclenché, huit nouveaux destroyers type Q sont commandés, le nombre est doublé dans le cadre du programme de guerre. Les huit premiers sont armés de six canons de 120mm, les suivants sont armés en raison d’une pénurie de canons de 4.7 pouces de six canons de 114mm en affûts doubles, des canons duals. Pour les différencier, ces huit destroyers de type Q sont redésignés type R.

Durant le conflit d’autres destroyers sont commandés, des destroyers à l’architecture simplifiés armés de canons de 114mm, le canon de 4.5 pouces étant choisit comme canon standard pour les nouveaux destroyers.

Classe V&W

Avant-propos

Quand le second conflit mondial éclate, un programme de guerre (War Emergency Programm) est voté. Il prévoit la commande pour ce qui concerne les destroyers de huit destroyers type R (des Q armés de canons de 114mm) suivis de huit destroyers type S et de huit destroyers type T, des navires armés de canons de 114mm.

Ce n’est pas la première fois qu’un programme de guerre d’urgence est voté. Si le programme voté au début de la guerre de Pologne n’à guère le temps d’entrer en fonction, celui de la première guerre mondiale à produit de nombreux fruits notamment les destroyers de classe V&W.

A l’époque il n’y à pas de classe V&W mais cette dénomination est une reconstitution a posteriori de six classes différentes commandées à 107 exemplaires dont “seulement” 67 seront mis en service, la capitulation allemande entrainant l’annulation de la construction de quarante unités.

Ils marquent l’intégration du gaillard d’avant dans l’architecture des destroyers britanniques, l’architecture flush-deck (pont ras) n’ayant pas les faveurs des architectes navals britanniques. Plus généralement, ils concentrent différents progrès techniques apparus dans les classes précédentes.

Ainsi l’armement est réorganisé avec quatre affûts simples, deux superposés à l’avant “A” et “B” et deux superposés à l’arrière “X” et “Y”.

Les unités mises en service à temps pour participer à la première guerre mondiale constituèrent la colonne vertébrale de la flotte britannique de destroyers jusqu’à la mise en service des type A au début des années trente.

Un certain nombre de navires étaient encore en service en septembre 1939, la majorité transformés en escorteurs bien que dépendant toujours de Destroyer Flottilla (tout comme leurs successeurs de type Hunt).

En septembre 1948, ils ont tous été désarmés de la Royal Navy et démolis sauf deux exemplaires transférés à la Royal South African Navy pour permettre à cette jeune marine de former les équipages nécessaires aux Hunt IV qu’elle va mettre en oeuvre.

Carrière opérationnelle

Destroyers désarmés avant septembre 1939

-Valhalla en service de juillet 1917 jusqu’à sa vente à la démolition le 17 décembre 1931, Valkyrie en service de juin 1917 à sa vente à la démolition le 24 août 1936. le Vampire mis en service en septembre 1917 est transféré à la marine australienne en octobre 1933 (son cas sera traité dans la partie consacrée à la marine australienne).

HMS Vectis

HMS Vectis

-Le Vectis à été vendu à la démolition le 25 août 1936 après avoir mis en service en décembre 1917, le Vendetta à été mis en service en octobre 1917 et transféré seize ans plus tard à la Royal Australian Navy (en compagnie du Vampire, du Voyager et Waterhen).
-Le Venturous à été en service du 29 novembre 1917 à sa vente à la démolition le 24 août 1936, le Verulam mis en service le 3 octobre 1917 à été perdu par mine dans le Golfe de Finlande dans la nuit du 3 au 4 septembre 1919, le Violent lui étant en service du 1er septembre 1917 au 8 mars 1937 date de sa vente à la démolition.

Le HMS Vittoria

Le HMS Vittoria

-Le Vittoria à été coulé par un sous-marin bolchévique le 1er septembre 1919 après moins de deux ans de service (mis en service le 29 octobre 1917) alors que le Voyager mis en service en juin 1918 à été transféré à la Royal Australian Navy en octobre 1933.

-Le Walrus mis en service le 12 février 1938 à été perdu par échouage le 12 février 1938 et vendu à la démolition dès le 5 mars 1918 alors que le Waterhen mis en service le 17 avril 1918 à été transféré quinze ans plus tard en octobre 1933.

-Le HMS Shakespeare mis en service en octobre 1917 et vendu à la démolition en septembre 1936 tout comme le Spencer mis en service en décembre 1917 et vendu à la démolition en septembre 1936. Le HMS Wallace mis en service en février 1919 est vendu à la démolition en juillet 1939, son mauvais état ne justifiant plus une refonte.

-Les Keppel et Broke mis en service en 1925 sont transformés en auxiliaires multifonctions en septembre 1939 mais sont désarmés et démolis en juin 1945.

Navires encore en service en septembre 1939

A partir de 1937, la vente à la démolition des V&W en surplus avec l’arrivée des Fleet Destroyer cesse en raison d’un contexte international toujours plus tendu. Si ils sont dépassés comme destroyers, ils peuvent encore rendre des services comme escorteurs.

Le HMS Vanoc

Le HMS Vanoc

Une partie de la flotte va être transformée en escorteurs à savoir les Vanessa Vanoc Vanquisher Velox Vesper Versatile Vidette Vimy Vivacious Viscount Walker Warwick Watchman Westcott Winchelsea Wrestler Vansittart Verity Volunteer Wanderer et Whitehall.

Le HMS Vimiera

Le HMS Vimiera

D’autres subissent une refonte plus modeste (renforcement de la DCA) à savoir les Valentine Valorous Vega Verdun Vimiera Vivien Viceroy Westminster Whitley Winchester Wolfhound Wolsey Woolston Wryneck

Le HMS Vortigern

Le HMS Vortigern

Enfin les navires ci-après ne subissent que des modifications mineures : Venomous Vortigern Walpole Windsor Veteran Whitshed Wild Swan Wishart Witch Witherington Wivern Wolverine Venetia Wakeful Wessex Whirlwind Worcester Wren Vanity.

Cinquante trois navires sont donc encore en service en septembre 1939. Ils sont intégrés soit au sein de Destroyer Flottilla ou de groupement de circonstances pour couvrir la navigation qui tarde à naviguer en convois.

-La 11th Destroyer Flottilla couvre depuis Devonport les Western Approaches avec les HMS Vanoc Vanquisher Versatile Vimy Walker Winchelsea Whirlwind Warwick Wanderer et Woolston

-La 13th Destroyer Flottilla couvre depuis Gibraltar les convois traversant l’Atlantique ou se rendant en Méditerranée où effectuant la longue traversée Freetown-Liverpool. Elle dospose du Velox Wrestler du Wanderer

-La 14th Destroyer Flottilla couvre depuis Devonport les convois de l’Atlantique avec Venetia Westcott Warwick Winchester Viceroy Wolsey.

-La 15th Destroyer Flottilla couvre le Western Approaches depuis Devonport avec les HMS Whitehall Vanity Vansittart Volunteer Wivern Wolverine Worcester Wren

-La 16th Destroyer Flottilla couvre depuis Portsmouth les convois transatlantiques avec les HMS Vidette Whitshed Wild Swan Wishart Witch Witherington

-La 17th Destroyer Flottilla couvre depuis Portsmouth les Western Approaches avec les HMS Vanessa Vesper Vivacious Watchman Vortigern Wessex Venomous Veteran

-La 18th Destroyer Flottilla couvre depuis Devonport les Western Approaches avec les HMS Windsor Wolfhound Wryneck et Wakeful

-La 19th Destroyer Flottilla couvre depuis Douvre les convois transmanches avec les HMS Walpole Verdun Viscount Verity

-Au sein du Nore Command (estuaire de la Tamise), on trouve les HMS Valentine Vimiera

-Au sein de la Rosyth Escort Force, on trouve les Valorous Vega Vivien Westminster Whitley

Ces navires plus ou moins refondus sont désarmés au fur et à mesure de l’arrivée des Hunt qui ont été conçus comme de véritables destroyer d’escorte. Les derniers V&W quittent les unités de première ligne au printemps 1945. Une poignée de navires sont conservés pour des missions auxiliaires et de formation.

Le HMS Wryneck

Le HMS Wryneck  avant son transfert à la RSAN

Ainsi en septembre 1947, les HMS Wakeful et Wryneck sont transférés pour entrainement à la Royal South African Navy (RSAN) en attendant la livraison de destroyers type Hunt. La guerre ayant éclate entre-temps, les vieux destroyers vont participer au conflit en patrouillant dans l’Atlantique Sud.

Caracteristiques Techniques

Déplacement : 1337 tonnes (1360 tonnes à pleine charge) pour les Admiralty V leader, 1272 tonnes (1139 tonnes à pleine charge) pour les Admiralty V class 1100 tonnes pour les Admiralty W class 1120 tonnes pour les Thornycroft V&W Class, 1140 tonnes (1550 tonnes pleine charge) pour les Thornycroft modified W class. Les Admiralty Modified W class déplacent 1580 tonnes et 2053 tonnes à pleine charge.

Les Thornycroft type destroyer déplacent 1480 tonnes standard et 2009 tonnes à pleine charge

Dimensions : longueur hors tout 95.1m largeur 8.15m tirant d’eau 3.43m (Admiralty V leader et suivants) les Admiralty modified W class mesurent 98.30m de long sur 9.68m de large et un tirant d’eau de 3.81m alors que les Thornycroft type destroyer mesurent 100m de long sur 9.60m de large et un tirant d’eau de 3.81m

Propulsion : turbines à engrenages alimentées en vapeur par trois chaudières Yarrow dévellopant 27500ch et entrainant deux hélices (Admiralty V leader) 27000ch pour les Admiralty V classe 30000ch pour les Thornycroft V&W class et modified W class
Les Admiralty modified W class disposent de turbines à engrenages et de quatre chaudières Parsons dévellopant 40000ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 34 noeuds distance franchissable 3500 miles nautiques à 15 noeuds (Admiralty V leader et les suivants) vitesse maximale de 32 noeuds pour les Admiralty modified W class

Les Admiralty modified W class filent à 36.5 noeuds et peuvent parcourir 5000 miles nautiques à 15 noeuds alors que les Thornycroft class destroyer filent à 36 noeuds.

Armement : quatre canons de 102mm en affûts simples, deux Pom-Pom et deux plate-formes doubles lance-torpilles (Admiralty V leader) les Admiralty V class dispsosent en plus d’un canon antiaérien de 3 pouces alors que les Admiralty W class disposent de six tubes lance-torpilles en deux plate-formes triples. Les modified W class sont armés de quatre canons de 120mm en affûts simples, deux Pom-Pom et deux plate-formes triples de 533mm.

L’armement des Admiralty modified W class disposent de cinq canons de 120mm en affûts simples , un canon antiaérien de 3 pouces et deux plate-formes triples lance-torpilles de 533mm

Equipage : 115 officiers et marins (Admiralty V leader) 110 officiers et marins (Admiralty V class) 134 officiers et marins (Thornycroft modified W class et suivants) 164 officiers et marins pour les Admiralty modified W class.

Allemagne(26) Navires légers (4)

VEDETTES LANCE-TORPILLES

S-Boote en mer

S-Boote en mer

En guise d’introduction…….

L’apparition de la torpille automobile au 19ème siècle bouleversa les tactiques du combat naval puisqu’elle permis d’envisager l’impensable : la victoire du faible sur le fort.

Les premiers torpilleurs (torpedo boat) étaient de petites unités, armés d’une torpille ou deux avec un armement composé de canons légers (par exemple 65 et 47mm pour les torpilleurs français) qui pouvaient en théorie couler des navires bien plus gros que lui.

On assista alors à une floraison de torpilleurs et à l’arrivée d’un prédateur, le destroyer (officiellement Torpedo Boat Destroyer) qui devaient neutraliser les torpilleurs et in fine protéger les cuirassés et les croiseurs de bataille.

Comme souvent, quand apparaît un système d’armes, les premiers exemplaires sont de taille réduite, de taille chétive. Ils sont suivis de systèmes plus gros et plus puissants liés à la fois à la nécessité d’accompagner les grandes unités en haute mer et à l’utilisation de machines à vapeur encombrantes.

Le moustique devint mamouth et il fallut attendre l’apparition du moteur diesel et des coques planantes pour renouer avec les manes des premiers torpilleurs devenus des vedettes lance-torpilles.

Les plus célèbres du premier conflit mondial furent sans conteste les MAS italiennes qui s’illustrèrent le 9 juin 1918 en coulant le cuirassé austro-hongrois Sven Istvan, réalisant le rêve de la Jeune Ecole.

L’Allemagne de son côté ne resta pas inactive et s’équipa également de vedettes lance-torpilles déployées notamment à Zeebruge en Belgique pour disputer aux anglais et aux français le contrôle du détroit du Pas de Calais.

Le traité de Versailles limita drastiquement la capacité de l’Allemagne à s’équiper de navires modernes mais les règles sont faites pour être contournées.

Les limites imposées étaient à la fois qualitatives et quantitatives. Pour les contourner, on joua sur les tonnages et sur le camouflage. Sous couvert de club sportif, des navires légers très rapides sont construits ou achetés, testés intensivement, aboutissant à un portrait robot de la vedettte lance-torpilles moderne :

-coque immergée

-construction en bois sur une squelette en alliage léger

-des torpilles et un armement léger

-un moteur diesel marin

En 1925, deux petites vedettes anciennes (un modèle Lürssen et un modèle Oertz) sont achetées suivies l’année suivante d’autres vedettes rapides qui seront utilisées en mer Baltique.

Ces tests intensifs aboutissent à des constructions neuves. Le budget 1931-32 finance ainsi la construction de quatre vedettes lance-torpilles neuves (S.2 à S.5) ainsi que de quatre R-Boote (R.5 à R.8), des navires censés être des dragueurs côtiers mais qui au final seront utilisés comme des navires d’appui aux vedettes lance-torpilles.

Quatre vedettes (S.6 à S.9) et huit R-Boote (R.9 à R.16) sont financés au budget 1932-33 suivies au budget suivant (1933-34) par quatre vedettes lance-torpilles (S.10 à S.13) et huit R-Boote (R.17 à R.24). Huit R-Boote (R.25 à R.32) sont financées au budget 1936-37 tandis que le budget 1937-38 finance la construction de huit vedettes lance-torpilles (S.18 à S.25) et de huit R-Boote (R.33 à R.40).

La tranche 1938-39 finance la construction de quatre vedettes lance-torpilles (S.26 à S.29) et de huit R-Boote (R.41 à R.48) portant le total de navires financés/construits avant guerre à soixante-huit navires (vingt-quatre S-Boote et quarante-quatre R-Boote).

Les S-Boote construits avant guerre étaient construits avec une structure en acier et une coque en bois, une coque à bouchains ronds qui les rendent moins rapides que les vedettes britanniques et françaises mais plus stables à la mer.

Le design évolua peu à peu, tiré de l’utilisation de ces vedettes durant la guerre d’Espagne (certaines vedettes furent d’ailleurs cédées aux nationalistes espagnols) et de la guerre civile qui vit certaines vedettes ralliées les différentes factions se disputant le pouvoir.

Résultat quand l’Allemagne entre en guerre, ce sont pas moins de soixante-quatre vedettes et de quarante-huit R-Boot qui sont en service, des navires modernes, puissants et bien armés, adaptés à une tactique de guerilla navale.

La géographie dictant ses lois, l’Allemagne imagine mener davantage cette guerre en Baltique contre la Flotte Rouge que contre les flottes françaises et britanniques. En effet, les vedettes stationnées en Norvège (après la conquête) et sur les côtes baignées par la mer du Nord ne devraient affronter que des navires plus gros menant un blocus par exemple comme des cuirassés, des croiseurs ou des destroyers/contre-torpilleurs.

Il est néanmoins prévu que la conquête des Pays-Bas et de la Belgique entraine le déploiement dans ces pays de vedettes lance-torpilles qui auraient à se battre contre leurs homologues britanniques et français.