Etats Unis (51) destroyers (11)

USS Philip (DD-496)

USS Philip (DD-498)

-Le USS Philip (DD-496) est mis en service le 8 avril 1945 après vingt-neuf mois de construction, la mise sur cale ayant eu lieu le 3 décembre 1942.

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Etats Unis (49) destroyers (9)

Destroyers classe Fletcher

USS Fletcher (DD-445) 5

Avant-propos

Comme nous l’avons vu, les américains entament la reconstitution de leur flotte de destroyers par les huit Farragut, des destroyers comparables à leurs contemporains étrangers (les Fleet Destroyer britanniques, les Bourrasque et Adroit étant plus anciens) armés de cinq canons de 127mm, le 5 pouces devenant à cette occasion le calibre standard des destroyers américains, une situation qui n’à pas changé depuis….. .

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Etats Unis (45) destroyers (5)

Destroyers classe Benson-Livermore

USS Benson (DD-421)

Avant-propos

Les trente-quatre destroyers de classe Benson-Livermore sont les avant-derniers destroyers américains disposant d’un gaillard d’avant, les Fletcher qui succèdent aux Gleaves marquant le retour à la configuration flush-decker ou pont ras.

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Grande-Bretagne (30) Croiseurs lourds (1)

CROISEURS LOURDS

Avant-propos

La majorité des systèmes d’armes sont issue d’une évolution lente et rapide sous l’influence du retour d’expérience et de l’amélioration des techniques et des technologies. Il existe pourtant des générations spontanées, des systèmes d’armes apparus sans longue préparation.

C’est le cas des croiseurs lourds, des heavy cruiser, des croiseurs de 1ère classe, des navires de 8 à 10000 tonnes armés d’un nombre variable de canons de 203mm ou 8 pouces pour suivre les mesures anglo-saxonnes.
A l’origine de cette “génération spontanée” figure le traité de Washington signé le 6 février 1922 après trois mois de réunion.
La conférence de Washington s’est réunie en novembre 1921 à l’initiative de la Grande Bretagne incapable de suivre le rythme imposé par le Japon et les Etats Unis engagés dans une course au cuirassé/croiseur de bataille pour contrôler le Pacifique.
Ce premier traité de limitation des armements navals interdit sauf exception la construction de cuirassés, le cuirassé étant définit comme un navire de plus de 10000 tonnes armés de canons de 203 à 406mm.
Toutes les marines majeures et certaines marines secondaires comme la marine espagnole vont construire des croiseurs lourds armés de six à dix canons de 203mm en tourelles doubles.
Les premiers croiseurs lourds sont des navires rapides, lourdement armés et peu protégés. Un navire étant souvent un compromis imparfait entre vitesse, armement et protection, cette première génération de croiseurs lourds à sacrifié la protection au profit des deux autres facteurs.
La seconde génération revient à de plus sages proportions avec une vitesse moins élevée, une protection plus sérieuse et un armement moins important (un ou deux canons de 8 pouces en moins).
Et la Grande-Bretagne dans tout ça ? Le croiseur lourd à été en partie conçu en partant des croiseurs lourds de classe Hawkins.

Les Hawkins (ici le navire éponyme) étaient armés de sept canons de 190mm

Les Hawkins (ici le navire éponyme) étaient armés de sept canons de 190mm

Ces cinq croiseurs (quatre achevés comme croiseurs, un cinquième achevé en porte-avions léger) armés de sept canons de 190mm en affûts simples sous masque ont été construits pour lutter contre les croiseurs auxiliaires allemands s’attaquant aux navires alliés sur les océans même si les croiseurs furent mis en service après guerre.
Pour éviter de mettre à la casse ces navires, les britanniques réussirent à obtenir que ces navires servent de base de calcul pour ces nouveaux navires.
En dépit de cela, les croiseurs lourds ne furent jamais aimés par les britanniques. Ils étaient trop gros, trop chers pour leurs besoins très importants.
Si les américains et les japonais avaient besoin de navires lourds pour la “bataille décisive” imaginée par les belligérants pour le contrôle du Pacifique, les britanniques avaient besoin de navires nombreux et endurants pour patrouiller sur les routes commerciales interminables reliant la métropole aux colonies et aux dominions.
Résultat après la construction de quinze navires (treize type County et deux de classe York), les britanniques cessent de construire des croiseurs lourds privilégiant les croiseurs légers.

Seulement voilà, les autres pays continuent de construire des croiseurs lourds. Comme il était hors de question que la Royal Navy se retrouve en infériorité, la construction de croiseurs lourds est reprise avec huit croiseurs lourds classe Admiral (six seulement en service en septembre 1948).
Croiseurs lourds classe Hawkins

Traquer les raiders allemands

A l’origine des Hawkins figure un projet de 1912 baptisé “Atlantic Cruiser” (croiseur Atlantique), des navires devant être armées de canons de 190 et de 152mm pour contrer les croiseurs allemands censés être armés de canons de 170mm.
Ce projet n’aboutit pas et les nouveaux croiseurs sont d’abord conçus comme une version dérivée des Town.
Quand le premier conflit mondial éclate, les allemands lancent une guerre de course contre le trafic commercial britannique avec des croiseurs auxiliaires. La Royal Navy ressentit le besoin de croiseurs rapides à long rayon d’action plus que de croiseurs cuirassés ou de croiseurs protégés, des concepts de toute façon obsolètes.
Les futurs Hawkins furent des croiseurs légers élargis pour recevoir un armement principal finalement unique avec sept canons de 190mm (7.5 pouces).
Cinq croiseurs de ce type furent commandés mais seulement quatre furent achevés comme croiseurs, le cinquième étant achevé comme porte-avions léger.
Arrivés trop tard pour participer au premier conflit mondial, les Hawkins furent sauvés du ferraillage en servant de base de calcul pour les limites du traité de Washington, les croiseurs type Washington étant issus des Hawkins.
Ces navires sont en service en septembre 1939 mais ne le seront plus neuf ans plus tard, étant en réserve prêts à être réarmés si besoin est.
Carrière opérationnelle

Le HMS Hawkins

Le HMS Hawkins

-Le HMS Hawkins est mis sur cale à l’Arsenal de Chatham le 3 juin 1916 lancé le 1er octobre 1917 et mis en service le 19 juillet 1919.
Après avoir passé la première partie de sa carrière en Extrême-Orient, le Hawkins rentre en métropole pour subir une refonte. Il est ensuite mis en réserve de mai 1930 à 1932, réarmé pour servir à l’East Indies Station jusqu’en avril 1935 quand il est mis en réserve.

Il est ensuite transformé en navire-école pour permettre à la Royal Navy de respecter le traité de Londres qui interdisait pendant une certaine période la construction de tout croiseur ayant des canons d’un calibre supérieur à 155mm.

Quand la guerre de Pologne, décision est prise de le réarmer pour des patrouilles anti-raider mais le conflit s’achève avant que les travaux soient menés à terme. Il reste navire-école pour la formation des marins et des futurs officiers, opérant depuis Chatham.
Il est à nouveau mis en réserve en septembre 1947 avec un noyau d’équipage mais son réarmement est hautement hypothétique.

Le HMS Raleigh

Le HMS Raleigh

-Le HMS Raleigh est mis sur cale aux chantiers navals William Beardmore & Company de Dalmuir le 4 octobre 1916 lancé le 28 août 1919 et mis en service en juillet 1921.
Sa carrière est extrêmement brève puisqu’il est perdu par échouage le 8 août 1922 sur les côtes du Labrador. L’épave est démolie sur place en septembre 1926.

Le HMS Frobisher

Le HMS Frobisher

-Le HMS Frobisher est mis sur cale à l’Arsenal de Devonport le 2 août 1916 lancé le 20 mars 1920 et mis en service le 3 octobre 1924.
Il est affecté en Méditerranée de 1924 à 1926 puis à la China Station en 1926 avant un carénage en 1927 suivit d’un second en 1929. En novembre 1930, il est mis en réserve puis transformé en navire-école, rôle qui l’occupe de 1932 à 1939. Durant la guerre de Pologne, il est déployé dans l’Océan Indien pour servir d’escorteur et lutter contre les raiders allemands.
Le conflit terminé, il subit un grand carénage de mars 1940 à janvier 1941 avant de redevenir navire-école avec Devonport comme port d’attache. Il assure ce rôle jusqu’en mars 1948 quand il est mis en réserve. Son réarmement est très hypothétique.

Le HMS Effingham

Le HMS Effingham

-Le HMS Effingham est mis sur cale à l’Arsenal de Portsmouth le 2 avril 1917 lancé le 8 juin 1921 et mis en service le 9 juillet 1925.
De 1925 à 1932, il sert en Extrême-Orient avant de rentrer en Métropole où il est réduit au statut de navire de réserve. En 1937/38, il est transformé en croiseur léger avec neuf canons de 6 pouces en remplacement de ses canons de 7.5 pouces.

Durant la guerre de Pologne, il patrouille en mer du Nord à la recherche de croiseurs auxiliaires et de raiders allemands. Le conflit terminé, il sert de navire-école au profit des réservistes jusqu’en septembre 1948.
Quand le second conflit mondial, décision est prise de le maintenir en service. Il rallie donc l’Arsenal de Rosyth pour subir une importante refonte. Il manque donc la campagne de Norvège même si un bombardement allemand l’endommage (une bombe de 250kg à l’avant, souffle et éclats causé par une autre bombe tombée à proximité) le 9 septembre 1948.

Le HMS Vindictive

Le HMS Vindictive

Le cinquième croiseur de classe Hawkins baptisé Cavendish va finalement être achevé comme porte-avions.
Il est mis sur cale aux chantiers navals Harland & Wolff de Belfast le 26 juin 1916. Lancé le 17 janvier 1918, il est rebaptisé Vindictive le 29 juin 1918 et mis en service comme porte-avions en octobre 1928.

Le Vindictive est à nouveau transformé en croiseur en 1923/25, est déployé en 1926 en Extrême-Orient avant de revenir en métropole en mars 1928. Il est mis en réserve en 1929 mais réarmé occasionnellement. En 1936/37, il devient navire-école pour respecter les limitations du traité de Londres.
Il à nouveau transformé, cette fois en navire-atelier en 1940 mais en 1946, il intègre le Training Squadron stationné à Portsmouth en compagnie notamment du HMS Emerald et du HMS Commander Edward Dunning.

Caracteristiques Techniques
Déplacement : standard 9750 tonnes pleine charge 12190 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 184m (172m entre perpendiculaires) largeur 18m tirant d’eau 5.26m

Propulsion : quatre groupes de turbines Parson ou Brown-Curtis sur les Frobisher et Effingham alimentées en vapeur par dix chaudières Yarrow dévellopant 70000ch et entrainant quatre hélices.

Performances : vitesse maximale 31 noeuds (30 noeuds pour le Hawkins) distance franchissable 5400 miles nautiques à 14 noeuds

Protection : ceinture blindée de 76mm au milieu du navire pont blindé 20mm bouclier 20 à 40mm

Armement : sept canons de 7.5 pouces (190mm) en affûts simples sous bouclier, trois canons de 4 pouces (sauf le Hawkins qui disposait de quatre canons de 76mm), quatre canons de 3 pouces supplémentaires pour le Hawkins et pour les autres, deux Pom-Pom simples et six tubes lance-torpilles de 533mm (deux sous-marins et quatre de surface)

Aviation : aucune sauf pour le Vindictive

Equipage : 712 officiers et marins (750 en navire-amiral)

Croiseurs lourds classe County

Genèse

Du temps de la marine à voile, aux côtés des escadres de navires de ligne, véritables forêts de bois, de toile et de cordages armées par des milliers d’hommes figuraient des navires plus petits comme les bricks ou les frégates. Ces dernières qui pouvaient être solidement armées (comme les frégates à 44 canons de la Continental Navy) étaient chargées des liaisons, de la protection du trafic commercial et de l’attaque du trafic ennemi.
L’apparition de la construction en fer associé à la vapeur provoqua la mutation de la frégate en croiseur, ce groupe donnant naissance à différentes espèces, des croiseurs-éclaireurs, des croiseurs protégés, des croiseurs cuirassés.
Cette dernière catégorie dont la France peut en revendiquer légitimement la paternité est l’ancètre directe des croiseurs lourds type Washington, la vitesse en moins, les armoured cruiser étant lents là où les heavy cruiser étaient rapides et véloces.

Ce type de navire ne fût jamais considéré comme satisfaisant, jugé trop gros pour la Royal Navy pour patrouiller sur ses interminables lignes de communication et trop peu puissant pour les américains et les japonais, l’US Navy surnomant ses croiseurs lourds « Thinclad Battleship » ou cuirassés en fer blanc.
Néanmoins une règle dans le domaine militaire impose de s’équiper d’un matériel si au moins une armée en possède. Comme le Japon à été le premier à construire des croiseurs lourds, les autres marines doivent suivre ce chemin en dépit de leur répugnance.
La classe County va se composer au final de treize navires répartis en trois sous-classes, le type Kent (sept navires), le type London (quatre navires) et le type Norfolk composé de deux seulement deux navires, la crise économique de 1929 ayant annulé la construction de deux autres navires baptisés Northumberland et Surrey. A noter que sur ces treize navires, deux furent construits pour la marine australienne mais ils étaient déployés sous commandement de la marine britannique.

Carrière opérationnelle

Type Kent

Le HMS Kent

Le HMS Kent

-Le HMS Kent est mis sur cale à l’Arsenal Royal de Chatham (Kent) le 15 novembre 1924 lancé le 16 mars 1926 et admis au service actif le 25 juin 1928.

Il est affecté à la China Station future British Eastern Fleet formant le 5th Cruiser Squadron en compagnie du Cornwall, du Dorsetshire et un temps du croiseur léger Birmingham jusqu’à ce que soit prise la décision de créer des divisions homogènes.

Le premier croiseur lourd de classe County effectue toute sa carrière en Extrême-Orient, ne revenant en métropole pour les grandes refontes en 1937/38 puis en 1943/44.

A noter que durant la guerre de Pologne, il est affecté au 4th Cruiser Squadron pour renforcer la puissance de cette division traquant les raiders allemands et protégeant les convois transitant par l’Océan Indien.

Le HMS Kent est désarmé le 8 octobre 1946. Il est remplacé au sein du 5th Cruiser Squadron par le London. Le croiseur lourd rentre en métropole au printemps 1947 et va servir de ponton-école à Portsmouth.

Le HMS Suffolk

Le HMS Suffolk

-Le HMS Suffolk est mis sur cale à l’Arsenal de Portsmouth le 30 septembre 1924 lancé le 16 février 1926 et admis au service actif le 31 mai 1928.

Affecté en Extrême-Orient, le navire est surpris par la guerre de Pologne alors qu’il est en refonte à l’Arsenal de Portsmouth. Les travaux sont achevés fin septembre mais il n’est pas opérationnel avant le mois d’octobre.

A l’origine il était prévu de le renvoyer en Asie mais au final on décide de le réaffecter à la Home Fleet et de le baser à Devonport près de Devonport dans le sud de l’Angleterre au sein du 10th Cruiser Squadron composé également des croiseurs lourds Norfolk et London.

Il aurait du subir une grande refonte mais après la mise en servir du Cornwallis (premier croiseur lourd de classe Admiral), il est désarmé le 4 septembre 1946. En mauvais état, il coule suite à une tempête à Devonport.

L’épave gênant la navigation, elle est immédiatement relevée, échouée sur une plage et démantelée entre juin et septembre 1947.

Le HMS Cornwall

Le HMS Cornwall

-Le HMS Cornwall est mis sur cale à l’Arsenal de Devonport le 9 octobre 1924 lancé le 11 mars 1926 et admis au service actif le 8 mai 1928.

A son admission au service actif, le Cornwall fût affecté à la China Station jusqu’en 1936 quand il regagna la Grande Bretagne pour une grande refonte achevée en 1938 suivit d’une réaffectation au sein du 2nd Cruiser Squadron en Amérique latine.

En 1939 cependant, il est de nouveau affecté à la China Station au sein du 5th Cruiser Squadron composé outre du Cornwall, des croiseurs lourds Kent et Dorsetshire et du croiseur léger Birmingham.
A la déclaration de guerre en septembre 1939, le Cornwall fût affecté à la force I composée également du croiseur lourd Dorsetshire et du porte-avions Eagle pour des missions de patrouilles anti-raiders dans l’Océan Indien notamment contre le cuirassé de poche Admiral Graf Spee.

Le conflit terminé, il retourne en Extrême Orient, étant stationné à partir de 1945 à Alor Setar en Malaisie, toujours intégré au 5th Cruiser Squadron en compagnie du Kent et Dorsetshire.

Comme ses sister-ship Kent Suffolk et Cumberland, le Cornwall est désarmé le 8 mars 1947. Il est ramené en métropole en février 1948. Mouillé à Rosyth, il va servir de ponton de DCA, les tourelles de 203mm étant remplacés par des pièces de DCA.

Le HMS Cumberland

Le HMS Cumberland

-Le HMS Cumberland est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 18 octobre 1924 lancé le 16 mars 1926 et admis au service actif le 23 février 1928.

Il est d’abord affecté au 5th Cruiser Squadron puis après un carénage en Grande Bretaggne en 1938 est déployé en Amérique du Sud en compagnie du croiseur lourd Exeter et du croiseur léger Ajax au sein d’un 2nd Cruiser Squadron.

Au printemps 1940, on forme un 11th Cruiser Squadron avec le Cumberland et l’Exeter. Ils sont stationnés aux Bermudes pour couvrir l’Atlantique et les Caraïbes.

En mauvais état matériel, il est désarmé le 4 juin 1944 et remplacé au sein de l’unité par le Devonshire (en attendant l’arrivée du Sussex). Il devait rallier la métropole en septembre 1948 mais suite au déclenchement de la guerre, le rapatriement est suspendu.

Le HMS Berwick

Le HMS Berwick

-Le HMS Berwick est mis sur cale aux chantiers navals Fairfield Shipbuilding & Engineering Company de Govan le 15 septembre 1924 lancé le 30 mars 1926 et mis en service le 12 juillet 1927.

Il est affecté successivement en Extrême-Orient puis en Méditerranée avant une refonte en 1937/38 en métropole. Il est ensuite redéployé au sein 8th Cruiser Squadron déployé au sein de l’American & West Indies Squadron en compagnie des croiseurs Orion York et Perth.

La guerre de Pologne terminée, le croiseur lourd resté déployé dans les Bermudes avant d’être redéployé à partir de 1945 à Freetown au sein de la West African Station en compagnie du croiseur lourd York. Ces deux croiseurs sont ultérieurement rejoints par le Shropshire venus de Méditerranée.

Il subit une refonte à Gibraltar en 1946/47 et quand le second conflit mondial éclate, le croiseur lourd va donner la chasse aux croiseurs auxiliaires et autres raiders allemands.

Le HMAS Australia à Sydney

Le HMAS Australia à Sydney

-Le HMAS Australia est mis sur cale aux chantiers navals John Brown de Clydebank le 26 août 1925 lancé le 17 mars 1927 et mis en service le 24 avril 1928.

Durant la guerre de Pologne, il est placé sous l’autorité de la Royal Navy et notamment de l’India Station pour couvrir le passage en Méditerranée de convois amenant au Moyen-Orient des troupes australiennes (deux divisions, l’envoi d’une troisième annulé avant l’appareillage. Ces deux divisions sont rentrées en Australie en 1940).

Le conflit terminé, il est à nouveau remis sous le contrôle de la Royal Australian Navy (RAN) qui le modernise (après avoir envisagé son remplacement par un croiseur lourd type Baltimore) entre 1944 et 1945 à l’Arsenal de Cockatoo près de Sydney.

Quand le second conflit mondial éclate, le croiseur reste sous l’autorité de la RAN et se prépare à escorter d’éventuels convois traversant l’Océan Indien.

Le HMAS Canberra

Le HMAS Canberra

-Le HMAS Canberra est mis sur cale aux chantiers navals John Brown de Clydebank le 9 septembre 1925 lancé le 31 mai 1927 et mis en service actif le 9 juillet 1928.

Durant la guerre de Pologne, il traque dans l’Océan Indien les raiders allemands mais échoua à retrouver les croiseurs auxiliaires Atlantis et Penguin.

A la différence de son sister-ship, il est toujours resté sous l’autorité de la RAN. En septembre 1948, il est immobilisé depuis juin 1947 pour une importante refonte : remise en état de l’appareil propulsif, renforcement de la coque qui donnait des signes de fatigue, embarquement de radars, changement de la catapulte, renforcement de la DCA. Il ne sera de nouveau opérationnel qu’en novembre 1948 avec le statut de navire-amiral de la Royal Australian Navy.

Type London

Le HMS London

Le HMS London

-Le HMS London est mis sur cale à l’Arsenal de Portsmouth le 23 février 1926 lancé le 14 septembre 1927 et mis en service le 31 janvier 1929.

Il est d’abord affecté en Méditerranée au sein du 1st Cruiser Squadron puis subit de mars 1939 à mars 1941 une refonte à l’Arsenal de Chatham. Les travaux terminés, il est affecté au 10th Cruiser Squadron stationné à Devonport, unité qu’il forme avec ses sister-ship Suffolk et Norfolk. Il subit une nouvelle refonte entre septembre 1945 et juin 1946.

Suite à la réorganisation des Cruiser Squadron, le London est redéloyé en Extrême-Orient au sein du 5th CS en compagnie du Dorsetshire et du Norfolk.

Le HMS Devonshire en 1940

Le HMS Devonshire en 1940

-Le HMS Devonshire est mis sur cale à l’Arsenal de Portsmouth le 16 mars 1926 lancé le 22 octobre 1927 et mis en service actif le 18 mars 1929

Au début de sa carrière, il est affecté au 1st Cruiser Squadron déployé en Méditerranée et ce jusqu’en 1932. Après un déploiement en Extrême-Orient en 1932/33, il retrouve la Méditerranée où il va servir durant la guerre de Pologne.

Il subit une refonte à l’Arsenal de Devonport entre mai 1941 et octobre 1942, les travaux portant sur un renforcement des structures, la remise en état de la propulsion, l’installation de radars et le renforcement de la DCA.

Après un nouveau carénage entre juin 1944 et septembre 1945, le Devonshire quitte la Méditerranée et le 1st Cruiser Squadron pour rallier le 11th CS déployé aux Antilles au sein de l’American & West Indies Station.

Le HMS Shropshire en 1930

Le HMS Shropshire en 1930

-Le HMS Shropshire est mis sur cale aux chantiers navals William Beardmore & Company Ltd de Dalmuir le 1er février 1927 lancé le 5 juillet 1928 et mis en service le 12 septembre 1929.

Ce croiseur lourd va effectuer une bonne partie de sa carrière en Méditerranée au sein du 1st Cruiser Squadron, la seule exception étant la guerre de Pologne où il va patrouiller dans l’Océan Indien pour traquer les navires allemands et une refonte à Devonport de novembre 1942 à mars 1944 pour des travaux similaires à ceux de son sister-ship Devonshire.

En septembre 1945 après un bref passage en Méditerranée, il rallie le 8th Cruiser Squadron et les croiseurs lourds Berwick et York qui venaient de quitter les Antilles pour l’Afrique de l’Ouest et la West African Station.

Le HMS Sussex

Le HMS Sussex

-Le HMS Sussex est mis sur cale aux chantiers navals R. & W. Hawthorn Leslie & Company Ltd sis à Hebburn-on-Tyne le 1er février 1927 lancé le 22 février 1928 et mis en service le 19 mars 1929.

Le dernier croiseur lourd type London est déployé en Méditerranée jusqu’en 1934 puis en Océanie au sein de l’Australia Squadron jusqu’en 1936, date à laquelle il retourne en Méditerranée. Il participe dans l’Atlantique à la guerre de Pologne.

Si le conflit s’était prolongé, le croiseur lourd aurait été déployé au sein d’une Eastern Fleet couvrant l’Océan Indien. Comme la guerre de Pologne s’est rapidement achevée, il est redéployé en Méditerranée.

D’avril 1944 à septembre 1945, il est immobilisé à l’Arsenal de Devonport pour une refonte destiné à lui permettre de poursuivre sa carrière encore quelques années. Il rallie ensuite le 11th CS composé des croiseurs lourds Exeter et Devonshire, unité chargée de défendre les Antilles et de traquer les raiders allemands.

Type Norfolk

Le HMS Norfolk

Le HMS Norfolk

-Le HMS Norfolk est mis sur cale aux chantiers navals Fairfield Shipbuilding & Engineering Co. Ltd installés à Govan le 8 juillet 1927 lancé le 12 décembre 1928 et mis en service le 30 avril 1930.

Il est affecté à l’Atlantic Fleet (qui redevient Home Fleet en 1932) et est engagée dans la mutinerie d’Invergordon du 12 au 15 septembre 1931. Il est ensuite affecté à l’America & West Indies Station jusqu’en 1934 suivit d’une affectation à l’East Indies Station de 1935 à 1939, se trouvant en Grande-Bretagne pour carénage quand la guerre de Pologne éclate.

L’entretien terminé, il reste affecté à la Home Fleet au sein d’un nouveau 10th Cruiser Squadron en compagnie des croiseurs lourds Suffolk et London même si les trois navires ne seront pas disponibles en même temps.

Suite à la mise en service des croiseurs lourds plus modernes, le Norfolk est redéployé en Extrême-Orient au sein du 5th Cruiser Squadron en compagnie du Dorsetshire et du London.

Le HMS Dorsetshire

Le HMS Dorsetshire

-Le HMS Dorsetshire est mis sur cale à l’Arsenal de Portsmouth le 21 septembre 1927 lancé le 29 janvier 1929 et mis en service le 30 septembre 1930.

Il est d’abord affecté au 2nd Cruiser Squadron de l’Atlantic Fleet avant d’être déployé en Afrique de 1933 à 1936. Une refonte en Grande-Bretagne est suivie d’un déploiement en Extrême-Orient avant d’être affecté en Méditerranée au sein du 1st Cruiser Squadron en compagnie du Shropshire et du Sussex.

Durant la guerre de Pologne, il participe à la traque du cuirassé de poche Admiral Graf Spee, participant au blocus de Montevideo pour empêcher la fuite du cuirassé allemand.

Il subit en Métropole une grande renfonte de juin 1941 à septembre 1942, les travaux consistant en un renforcement des structures, une remise en état de la propulsion, l’embarquement de radars et le renforcement de la DCA.

Il subit un nouveau carénage entre septembre 1945 à novembre 1946 à Singapour, le croiseur lourd venant d’être redéployé au sein du 5th CS en compagnie du London et du Norfolk.

Le 5 septembre 1948, il était à quai à Alor Setar. Il est mis en alerte, prêt à appareiller en cas de menace directe du Japon.

Caracteristiques Techniques

Type Kent

Déplacement : standard 11074 tonnes pleine charge 15138 tonnes

Dimensions : longueur (hors tout) 192.02m (entre perpendiculaires) 179.8m largeur : 20.85m tirant d’eau : 6.24m

Propulsion : 4 turbines à engrenages Parson (Brown-Curtiss pour le Berwick) alimentées par 8 chaudières Amirauté à trois tubes installées dans quatre salles de chauffe dévellopant une puissance totale de 80000ch et entrainant 4 hélices.

Performances : vitesse maximale 31.5 noeuds distance franchissable 9350 miles nautiques à 12 noeuds
Protection : ceinture blindée 110mm pont blindé intermédiaire 31 à 38mm tour de commadement 31 à 102mm selon les endroits tourelles 25mm

Armement : (A la construction) 8 canons de 203mm en quatre tourelles doubles, 4 canons de 102mm anriaériens en quatre affûts simples, deux affûts quadruples Pom-Pom de deux livres (deux affûts octuples pour le Berwick) et deux plate-formes quadruples lance-torpilles de 533mm

(Modifications) Les quatre affûts simples ont été remplacés par quatre affûts doubles de 102mm, les Pom-Pom remplacés progressivement par douze canons de 40mm Bofors en affûts doubles et seize canons de 20mm Oerlikon en affûts simples.

Aviation : une catapulte avec un (Kent) ou trois hydravions (les autres)

Equipage : 685 officiers et marins en temps de paix, 710 en temps de guerre et 785 en tant que navire amiral

Type London

Déplacement : standard 10007 tonnes pleine charge 13528 tonnes

Dimensions : longueur (hors tout) 192.8m (entre perpendiculaires) 181.35m largeur 20.12m tirant d’eau : 6.32m

Propulsion : 4 turbines à engrenages Parson (Brown-Curtiss pour le Berwick) alimentées par 8 chaudières Amirauté à trois tubes installées dans quatre salles de chauffe dévellopant une puissance totale de 80000ch et entrainant 4 hélices.

Performances : vitesse maximale 32.3 noeuds distance franchissable 9120 miles nautiques à 12 noeuds

Protection : ceinture blindée 110mm pont blindé intermédiaire 31 à 38mm tour de commadement 31 à 102mm selon les endroits tourelles 25mm

Armement : (A la construction) 8 canons de 203mm (8 pouces) Mark VIII en 4 tourelles doubles (deux avant et deux arrières), 4 canons de 102mm (4 pouces) Mark V en 4 affûts simples HA MkIII, Deux affûts quadruples Pom-Pom de deux livres (deux affûts octuples Pom-Pom pour le Berwick) deux affûts quadruples Mk III de 12.7mm et 8 tubes lance-torpilles de 533mm en deux plate-formes quadruples

(Modifications) modifications semblables aux Kent sauf pour l’artillerie médiane, les London ont reçu quatre affûts simples supplémentaires portant le nombre à huit avant de recevoir quatre affûts doubles de 102mm au lieu des affûts simples.
Aviation : une catapulte SIIIL avec un à trois hydravions

Equipage : 650 officiers et marins en temps de paix, 820 officiers et marins en temps de guerre

Type Norfolk

Déplacement : standard 10083 tonnes pour le Devonshire 10134 tonnes pour le Norfolk pleine charge 13639 tonnes pour le premier 14833 tonnes pour le second

Dimensions : longueur hors tout 192.83m entre perpendiculaires 181.35m largeur 20.12m tirant d’eau 6.37m

Propulsion : quatre groupes de turbines à engrenages Parson alimentées en vapeur par huit chaudières Amirauté développant 80000ch et entrainant quatre hélices

Performances : vitesse maximale 32.3 noeuds distance franchissable 9120 miles nautiques à 12 noeuds

Protection : ceinture blindée 110mm pont blindé intermédiaire 31 à 38mm tour de commandement 31 à 102mm tourelles 25mm

Armement : (à la construction) huit canons de 203mm en quatre tourelles doubles, quatre canons de 102mm antiaériens en affûts simples, deux affûts quadruples Pom-Pom de 40mm et huit tubes lance-torpilles de 533mm en deux plate-formes quadruples

(Modification) Les deux Norfolk reçoivent ultérieurement deux affûts quadruples de 12.7mm et quatre affûts doubles de 102mm à la place de quatre affûts simples, deux affûts octuples Pom-Pom remplacent les affûts quadruples. Les mitrailleuses de 12.7mm sont ensuite remplacées par des canons de 20mm.

Aviation : une catapulte SIIIL et deux hydravions

Equipage : 710 officiers et marins en temps de paix, 819 officiers et marins en temps de guerre

14-Navires légers (6) avisos-coloniaux classe Bougainville (5)

Le Rigault de Genouilly

Le Rigault de Genouilly

Le Rigault de Genouilly

-Le Rigaux de Genouilly est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Gironde à Bordeaux le 7 juillet 1931 lancé le 18 septembre 1932 et admis au service actif le 14 mars 1934.

Comme nombre de ses sister-ships, le Rigault de Genouilly est affecté en Extrême Orient au sein de la Division Navale d’Extrême Orient à partie de novembre 1934, étant affecté tantôt en Indochine tantôt en Chine.

Après une affectation à Nouméa de novembre 1937 à novembre 1938, il retrouve l’Indochine et la Chine jusqu’en novembre 1939 date à laquelle il est détaché à Madagascar pour assurer la surveillance d’une zone où pourraient opérer des raiders allemands.

La grande réorganisation de septembre 1940 l’affecte aux Forces Navales Françaises du Pacifique (FNFP) avec Nouméa comme port d’attache. Avant de rallier sa nouvelle affectation, il subit un grand carénage à Diego-Suarez.

Échoué au bassin du 15 septembre au 5 novembre 1940, il subit une remise en état complète. Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 17 novembre, exécutant ses essais officiels du 18 au 20  puis sa remise en condition du 22 novembre au 2 décembre 1940.

Il quitte Madagascar le lendemain 3 décembre 1940, traverse l’Océan Indien direction Singapour où il fait escale du 13 au 15 décembre. Reprenant la mer, il fait escale à Darwin du 22 au 26 décembre puis à Brisbane du 30 décembre 1940 au 2 janvier 1941 avant de rallier Nouméa le 7 janvier 1941.

Sur place, l’aviso colonial va effectuer des missions de présence et de maintien de l’ordre. Il est également un formidable ambassadeur de la France dans ses contrées lointaines et devient un invité régulier des ports australiens et néo-zélandais.

Le 12 mai 1942, le patrouilleur La Poursuivante arrive à Nouméa. Cet ancien torpilleur de classe Melpomène transformé en patrouilleur va relayer l’action de l’aviso colonial même si son rayon d’action limité est un défaut que l’on ne réussira jamais à corriger. Le Rigault de Genouilly participe aux essais du 28 au 31 mai puis à sa remise en condition du 2 au 16 juin 1942.

Les installations d’entretien à Nouméa étant limités, c’est en Australie que l’aviso colonial va subir ses grands carénages, plus précisément à l’Arsenal de Cockatoo à Sydney. C’était également un moyen de renforcer les liens entre la France et l’Australie.

Le premier de ce grand carénage à lieu du 15 janvier au 30 mars 1944 pour une remise en état complète et une modernisation de ses capacités militaires. Il perd ses installations d’hydraviation et reçoit des pièces de DCA modernes (quatre canons de 37mm et six canons de 25mm en affûts doubles). Armé pour essais le 5 avril 1944, il sort pour essais du 6 au 8 avril puis pour remise en condition du 10 au 24 avril, l’aviso colonial rentrant à Nouméa le 1er mai 1944.

Le second à lieu du 15 avril au 24 juin 1947 pour une remise en état complète sans modernisation des capacités militaires. Armé pour essais le 1er juillet, il sort pour essais les 2 et 3 juillet puis pour remise en condition du 5 au 19 juillet, ralliant Nouméa le 26 juillet 1947.

Quand la guerre éclate en Europe, le Rigault de Genouilly continue à vaquer à ses occupations à savoir patrouiller autour du Caillou.

12-Torpilleurs légers (5)

La Poursuivante

Le torpilleur léger La Poursuivante

Le torpilleur léger La Poursuivante

-La Poursuivante est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de France (ACF) de Dunkerque le 13 août 1934 lancé le 4 août 1936 et admis au service actif le 3 décembre 1937.

A son admission au service actif, le cinquième torpilleur de classe Melpomène est affecté à la 13ème DT et basé à Toulon en compagnie de ses sister-ships Baliste Bombarde et La Bayonnaise.

La création d’une 14ème DT à Lorient ne change rien à la situation de La Poursuivante qui reste affectée à Toulon au sein de la 13ème DT en compagnie de ses sister-ships Baliste et La Bayonnaise.

Durant les trois mois de la guerre de Pologne (3 septembre-15 décembre 1939), les trois torpilleurs vont effectuer des patrouilles au large de Toulon et de la Corse, des escortes de convois _bien qu’ils ne soient pas les mieux équipés pour cette tache_ et surtout se préparent à mener des raids surprises dans le Golfe de Gênes contre la navigation italienne.

La Poursuivante, la Baliste et la Bayonnaise commencent l’année 1940 par un entraînement de division du 5 au 22 janvier, rentrant le lendemain à Toulon.

Le 29 janvier 1940, la 13ème DT quitte Toulon pour rallier le lendemain les salins d’Hyères où elle rejoint la 7ème DT pour un entraînement commun du 31 janvier au 18 février, les deux divisions mouillant aux salins d’Hyères du 19 au 25 février avant de rentrer le lendemain  à Toulon.

La 13ème DT sort pour entraînement de division du 3 mars au 2 avril puis du 11 au 30 avril, les trois torpilleurs légers faisant escale à Menton du 1er au 5 mai et à La Ciotat du 6 au 9 mai avant de rallier Toulon le lendemain.

La Poursuivante est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 11 mai au 2 juin, sortant pour essais du 3 au 5 puis pour remise en condition du 7 au 21 en compagnie de La Bayonnaise.

Il sort ensuite pour les essais (24 au 26 juin) et pour la remise en condition (28 juin au 12 juillet) du Baliste, La Poursuivante et la Baliste sortant ensuite pour essais (16 au 18 juillet) et pour remise en condition (20 juillet au 2 août) de La Bayonnaise.

La 13ème Division de Torpilleurs participe ensuite à un entraînement avec le contre-torpilleur Mogador du 5 au 17 août, les quatre navires ralliant les salins d’Hyères le lendemain. Après six jours d’entraînement au mouillage, le Mogador et la 13ème DT sortent en compagnie du Volta pour la remise en condition de ce dernier du 25 août au 13 septembre 1940, rentrant dans la foulée à Toulon.

La 13ème DT et la 6ème DCT vont effectuer un nouvel entraînement de division commun dans le Golfe du Lion. Après une école à feux chacune de son côté du 23 au 30 septembre, les deux divisions vont mouiller à Villefranche du 1er au 7 octobre. L’entraînement commun à lieu du 7 au 10 octobre

Les deux divisions vont mouiller aux salins d’Hyères du 11 au 17 octobre, sont à Marseille du 18 au 21, à Sète du 22 au 25 et à Port-Vendres du 26 au 30 avant de rentrer ensemble à Toulon le 1er novembre 1940.

Les trois torpilleurs légers de la 13ème DT terminent l’année par un entraînement de division du 8 novembre au 10 décembre, rentrant le lendemain à Toulon après avoir fait escale au cours de cet entraînement à Nice et à Bastia.

La Poursuivante et ses deux compères de la 13ème DT commencent l’année 1941 par un entraînement de division exécuté du 7 janvier au 3 février, rentrant à Toulon le 8 après une escale à Oran du 4 au 7 février. Un nouvel entraînement de division à lieu du 15 février au 22 mars, exercices entrecoupés d’escales à Port-Vendres, à Porto-Vecchio et à Bonifaccio

La Poursuivante et ses deux compères vont mouiller aux salins d’Hyères du 1er au 8 avril pour entraînement au mouillage, sortant pour une école à feux du 9 au 17 avril, se ravitaillant à Toulon le 18 avant un entraînement au combat antisurface du 19 au 28 avril, rentrant le lendemain à Toulon.

Du 3 au 10 mai, la 13ème DT effectue un entraînement commun avec les deux contre-torpilleurs de la 6ème DCT, les trois torpilleurs légers et les deux contre-torpilleurs effectuant une escale  commune à Nice du 11 au 15 mai, rentrant ensemble à Toulon le lendemain.

La 13ème DT enchaîne par un entraînement commun avec la 12ème DT venue de Bizerte entre le 23 mai et le 12 juin, les six torpilleurs faisant une escale de représentation à Nice du 13 au 17 juin avant de se séparer, la 13ème DT rentrant à Toulon le lendemain.

La Poursuivante est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 19 juin au 9 juillet 1941, cette immobilisation étant l’occasion de moderniser la DCA avec deux canons de 37mm Schneider modèle 1941 en affûts simples en remplacement des affûts doubles de 13.2mm.

Il sort pour essais du 10 au 12 juillet et pour remise en condition du 14 au 28 juillet, à chaque fois en compagnie de La Bayonnaise.

La Poursuivante participe ensuite aux essais (1er au 3 août) et à la remise en condition (5 au 19 août) du torpilleur Baliste, les deux torpilleurs disponibles de la 13ème DT participant alors aux essais (23 au 25 août) et à la remise en condition (27 août au 10 septembre) de La Bayonnaise, les trois navires rentrant à Toulon le lendemain.

La 13ème Division de Torpilleurs sort pour entraînement de division du 20 septembre au 30 octobre avec des exercices entrecoupés d’escales à Marseille et Ajaccio. Les trois torpilleurs légers rentrent à Toulon le 4 novembre après une escale à Ajaccio du 31 octobre au 3 novembre.

Un dernier entraînement de division à lieu du 12 novembre au 12 décembre, les trois torpilleurs légers ralliant Toulon le lendemain.

En effet, le 16 décembre 1941, quatre torpilleurs légers flambants neufs arrivent à Toulon. Ces navires baptisés  Le Fier L’Agile L’Entreprenant Le Farouche de classe Le Fier forment une 1ère DT qui va remplacer la 13ème DT au sein de la 2ème Escadre.

Pour passer symboliquement le témoin, la 1ère et la 13ème DT sortent pour un exercice commun du 18 au 24 décembre, rentrant à  Toulon le lendemain jour de noël. Le 26 décembre 1941, la 13ème DT est dissoute et les trois torpilleurs reclassés patrouilleurs. Ils vont alors subir un petit carénage.

La Poursuivante est échoué au bassin Vauban n°9 du 1er janvier au 10 février 1942 pour remise en état et modifications de l’armement, modifications identiques à tous les torpilleurs. Il sort pour essais du 15 au 17 février puis pour remise en condition du 19 février au 7 mars, rentrant à Toulon le 8 mars 1942.

Il va être affecté en Nouvelle Calédonie à Nouméa pour relayer l’action de l’aviso colonial Rigault de Genouilly.

Il quitte Toulon le 12 mars, faisant escale à Bizerte le 15 mars, franchissant le canal de Suez les 22 et 23 mars, faisant escale à Djibouti du 27 au 30 mars, à Diego-Suarez du 4 au 6 avril, à Triconmalee du 11 au 14 avril, à Singapour du 17 au 20 avril, à  Batavia du 22 au 25 avril, à Darwin  du 28 avril au 1er mai, à Port Moresby du 4 au 7 mai avant d’arriver à Nouméa le 12 mai après deux mois de mer.

Il passe au bassin du 13 au 27 mai 1942, sortant pour essais du 28 au 31 mai puis pour remise en condition du 2 au 16 juin en compagnie de l’aviso colonial Rigault de Genouilly.

Basé à Nouméa, le patrouilleur va relayer l’action de l’aviso colonial, montrant le pavillon dans les ports de la région jusqu’en Australie, en Nouvelle Zélande voir même jusqu’en Malaisie en dépit d’un rayon d’action limité. Il est encore basé à Nouméa en septembre 1948, ayant subit un grand carénage à l’Arsenal de Cockatoo à Sydney au printemps 1945 et au printemps 1948.