16-Navires auxiliaires (7)

Les remorqueurs de 600cv

Comme pour les catégories supérieurs de remorqueurs, la catégorie des «600cv» comprend à la fois des constructions financées par la France et d’autres livrés par l’Allemagne au titre de réparations en nature. Le marché à été passé le 31 décembre 1928 avec la Deutsche Schiffe und Machinenbau A.G. Werk Seebeck de Brême.

Quand éclate la guerre de Pologne, ces remorqueurs financés par le gouvernement allemand mais livrés directement à la France sont les suivants  :

-A Cherbourg, la Direction du Port dispose des remorqueurs Barfleur et Roule

-A Brest, la Direction du Port dispose des remorqueurs  Penfeld, Plougastel,Portzic (arrivés à Brest le 01/07/1930) et Aixois (ex-Provençal) (un temps basé à Toulon où il était arrivé le 5 décembre 1930).

-A Toulon, la Direction du Port dispose des remorqueurs Cargese (ex-Corse), Faron et Mont Caume (arrivés à Toulon le 09 août 1930)

-A Bizerte, nous trouvons les remorqueurs  Kairouan (ex Sfax) et Sousse (arrivés à mi-août 1930)

-A Mers el Kebir : on trouve le remorqueur Estérel (qui était jusque là déployé à Toulon où il était arrivé le 5 décembre 1930)

-A Dakar, est en service le remorqueur Cap Vert

-A Fort de France, est en service le Lamentin

Tous ces remorqueurs sont encore en service en septembre 1948.

Caractéristiques Techniques des remorqueurs «allemands»

Déplacement : 333 t

Dimensions : longueur : 28,50 pp largeur 7,20m  tirant d’eau 3,16 m

Propulsion : une machine alternative verticale à triple expansion Deschimag alimentée en vapeur par une chaudière cylindrique Deschimag dévellopant 600ch et entrainant une hélice

Performances : Vitesse maximale 9 noeuds autonomie 900 miles à 9 noeuds

Equipement : – 2 mâts – 1 baleinière – 1 youyou de 5 m  1 pompe d’épuisement de 400 t/h – 1 pompe incendie de 20 t/h

Equipage : nc

D’autres ont été construits dans les chantiers français pour compléter les remorqueurs construits à Brême.

-Le Palmier est construit aux Anciens Chantiers Dubigeon de Nantes et lancé le 11 mars 1940. Il est mis en service le 4 septembre 1940 et affecté à Mers-El-Kébir pour accompagner la montée en puissance de la base oranaise.

-Le Tatihou est construit aux  Anciens Chantiers Dubigeon de Nantes et lancé le 22 mars 1940. Il est mis en service le 7 octobre 1940 et affecté lui aussi à Mers-El-Kébir.

-Le Lavandou est construit par la Societé Provencale de Construction Navale (SPCN) de La Ciotat. Il est lancé le 12 avril 1940 et affecté à Casablanca qui sans être une base navale de premier plan est le passage quasiment obligé des navires ralliant la Méditerranée depuis Cherbourg, Brest ou Lorient.

-Le Menez Hom mis sur cale en même temps que le Morbihan aux Ateliers et Chantiers de Bretagne (ACB) de Nantes le 4 mars 1940 lancé le 17 septembre 1940 et mis en service le 14 mars 1941. Il est affecté à Brest pour renforcer les moyens du port du Ponnant.

-Le Morbihan mis sur cale en même temps que le Menez Hom aux Ateliers et Chantiers de Bretagne (ACB) de Nantes le 4 mars 1940 lancé le 17 septembre 1940 et mis en service le 14 mars 1941. Il est affecté à Lorient.
-Le Tulear est mis sur cale en même temps que le Padaran  aux chantiers de la Societé Provencale de Construction Navale (SPCN) de La Ciotat le 15 février 1940 lancé le 20 août 1940 et mis en service le 17 février 1941.

Le Tulear est affecté à Diego Suarez rejoignant son affectation sur un cargo en pontée en même que le Padaran qui lui est déployé à Saïgon puis à Cam-Ranh.

-Le Varella est mis sur cale aux chantiers de la Societé Provencale de Construction Navale (SPCN) le 7 octobre 1940 lancé le 4 mai 1941 et mis en service le 21 septembre 1941. Il rejoint lui aussi Saïgon sur le cargo en pontée.

Caractéristiques des remorqueurs «français» de 600cv

Déplacement : standard 383,20 t

Dimensions : longueur hors tout : 32,30 longueur entre perpendiculaires 29,50m largeur :8,068m  Tirant d’eau : 3,58m  Creux : 3,75 m

Propulsion : une machine alternative à triple expansion SPCN alimentée par une chaudière Prudhon Capus développant 600 CV et entrainant une hélice.

Vitesse maximale : 10 noeuds Autonomie : 900 miles à 10 noeuds

Equipements : – 2 mâts – H : 14,00 AV -11,00 AR – écartement : 10,00 m – 1 corne de charge de 3 t – 2 ancres Marell de 450 kg – 1 ancre à jas de 175 kg – 2 youyous de 5 m  – 1 drague
type DC –  1 pompe d’épuisement de 200 t/h – 1 pompe incendie de 20 t/h. et 1 de 400 t/h

Equipage : 14 hommes

16-Navires auxiliaires (6)

F-Remorqueurs et pontons

Une fable de la fontaine dit qu’on à toujours besoin d’un plus petit que soit. C’est le cas dans le domaine naval car sans remorqueurs, les cuirassés, les croiseurs et tous les navires en général seraient bien embarassés pour quitter ou rejoindre le quai. Voilà pourquoi la marine nationale dispose d’un certain nombre de remorqueurs pour faciliter la manoeuvre de ses navires au port.

Au lendemain de l’espèrée mais vaine «Der des Ders», notre marine dispose d’une importante flotte de remorqueurs, certains achetés sur le marché de l’occasion et d’autres construits comme patrouilleurs ou dragueurs et reconvertis en remorqueurs une fois le conflit terminé. Nombre d’entre-eux rapidement usés doivent être remplacés.

Certains vont être remplacés par un certain nombre de navires construits en Allemagne au titre des réparations en l’occurence trente-six remorqueurs (un de 2000cv, un de 1000ch, seize de 600ch, 12 de 300ch et 6 de 110ch),  quatre citernes à eau, une grue flottante et quatre chalands de mer.

Le Laborieux

-Le Laborieux est construit par le chantier  Deutsche Schiffe und Machinenbau A.G. Werk Seebeck à Brême. Connu d’abord sous le numéro R-17, il est rebaptisé Laborieux et affecté à Toulon à partir du 1er décembre 1930. Il est toujours en service en septembre 1948 après avoir été caréné à plusieurs reprises pour suivre la modernisation de la flotte. Il à ainsi été refondu pour la chauffe mazout en 1945.

Déplacement : standard 888 t

Dimensions  : longueur 47,30 largeur 9,10m tirant d’eau 5,80 m

Propulsion :  2 machines alternatives totalisant 2000 CV  alimentées en vapeur par 2 chaudières Schult marchand au charbon (240 t) jusqu’en 1945.

Performances : vitesse maximale  12 nds  Autonomie : 2400 milles à 12 nds

Capacités :  2 mâts – 1 corne de charge de 1,5 t + 1 de 2 t – 1 cale de 123,365 m3 – 1 projecteur de 30 cm et 1 de 60 cm – 2 baleinières de 7 m – 1 youyou de 4 m – 2 installations pour scaphandre rigide avec chambre de recompression 2 pompes d’épuisement de 500 t/h – 1 pompe incendie de 30 t/h

Armement : 1/75 Mle 1897 sur affût Mle 17 (132 coups) et 1 mitrailleuse de 8 mm  rails pour mouillage de mines. La mitrailleuse de 8mm à été remplacée par deux mitrailleuses de 7.5mm Darne en 1945.  

Classe Buffle

-Le Buffle est commandé pour le port de Dakar le 16 septembre 1936. Sa construction est attribuée aux Ateliers et Chantiers de Bretagne (ACB) sis à Nantes et mis en service au printemps 1940. Il était toujours en service en septembre 1948. Comme le Laborieux, il était armé d’un canon de 75mm et d’une mitrailleuse de 8mm remplacée ultérieurement par deux mitrailleuses de 7.5mm Darne.

Le Buffle va être suivit par cinq autres navires identiques baptisés Elephant Ours Taureau Sanglier et Belier, navires commandés par le décret-loi du 1er avril 1940. Leur construction est attribuée aux ACB mais les chantiers nantais surchargés sous-traitent la construction aux Chantiers Navals Français de Caen.

-L’Elephant est mis sur cale le 5 septembre 1940 lancé le 12 mars 1941 et mis en service le 6 juin 1941. Armé à Cherbourg, il quitte la Normandie le 8 juin et rallie en fin de journée Brest son port d’affectation. Il était toujours en service en septembre 1948.

-L’Ours est mis sur cale le 10 septembre 1940 lancé le 20 mars 1941 et mis en service le 1er juillet 1941. Armé à Cherbourg, il quitte la Normandie le 3 juillet, fait escale à Brest du 4 au 7 juillet, à Casablanca du 15 au 18 juillet avant de rallier Mers-El-Kébir son port d’affectation le 22 juillet 1941. Il était toujours en service en septembre 1948.

-Le Taureau est mis sur cale le 4 avril 1941 lancé le 10 octobre 1941 et mis en service le 12 février 1941. Affecté à Saïgon, il quitte la métropole et Cherbourg le 15 février, entamant un long périple qui doit le conduire jusqu’en Indochine.

Il fait escale à Casablanca du 22 au 25 février, à Bizerte du 1er au 3 mars, à Alexandrie du 7 au 9 mars, franchit le canal de Suez les 10 et 11 février.

Après une escale à Djibouti du 15 au 18 février, le remorqueur traverse l’Océan Indien, étant à Aden du 21 au 24 février, à Alor Setar du 27 février au 2 mars, à Singapour du 5 au 8 mars avant de rallier Saïgon le 15 mars 1941. Il est basé à Cam-Ranh à partir de septembre 1944 et est toujours en service en septembre 1948.

-Le Sanglier est mis sur cale le 2 avril 1941 lancé le 15 octobre 1941 et mis en service le 22 février 1942 à Cherbourg son port d’armement qui est également son port d’affectation. Il est toujours en service en septembre 1948.

-Le Belier est mis sur cale le 21 octobre 1941 lancé le 5 mai 1942 et mis en service le 12 septembre 1942.

Affecté à Bizerte, il quitte Cherbourg son port d’armement le 15 septembre, fait escale à Casablanca du 22 au 25 septembre et arrive enfin à son port d’affectation le 1er octobre 1942. Il était toujours en service en septembre 1948.

Caractéristiques Techniques des remorqueurs de classe Buffle

Déplacement : standard 950 tonnes pleine charge 1300 tonnes

Dimensions  : longueur 52,50m largeur 11,40m tirant d’eau 6,40 m

Propulsion :  2 turbines à engrenages Parson dévellopant 3500 CV  alimentées en vapeur par 2 chaudières Penhöet et entrainant une hélice

Performances : vitesse maximale  14 noeuds  Autonomie : 2700 milles à 12 nds

Capacités :  2 mâts – 1 corne de charge de 3,5 t + 1 de 2 t – 1 cale de 130 mètres cubes  1 projecteur de 30 cm et 1 de 60 cm – 2 baleinières de 7 m – 1 youyou de 4 m – 2 installations pour scaphandre rigide avec chambre de recompression 2 pompes d’épuisement de 500 t/h – 1 pompe incendie de 30 t/h

Armement : un canon de 90mm modèle 1926 à l’avant, quatre canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en deux affûts doubles (1945) et deux mitrailleuses de 7.5mm

Equipage : inconnu

Les remorqueurs de 1000ch

-Le Valeureux : construit en Allemagne (chantiers Jos Meyer de Papenburg) au titre des réparations du premier conflit mondial, il est mis en service le 1er septembre 1930. Affecté en Indochine en compagnie des «300ch» Nha Dé et Donnaï _eux aussi construits en Allemagne au titre des réparations_, il était toujours en service en septembre 1948 quand la guerre éclate à nouveau en Europe.

Déplacement  : 600/672 t

Dimensions : longueur hors tout 37,80m longueur entre perpendiculaires 35,00m largeur : 8,50 tirant d’eau 3,31m à l’avant 4,35m à l’arrière

Propulsion : une machine alternative à triple expansion et deux chaudières dévellopant 1000ch et entrainant une hélice
 
Performances :Vitesse maximale 8.5 noeuds distance franchissable 3000 miles nautiques à 8 noeuds.

Armement : un canon de 65mm et deux mitrailleuses de 8mm

Equipage : 33 hommes

-Le Champion est commandé aux Ateliers et Chantiers Maritimes du Sud-Ouest sis à Bordeaux le 22 juin 1935. Destiné à l’origine à être basé à Toulon, il est finalement destiné à Brest. Sa construction connait un retard très important et il n’est mis en service qu’en mars 1938 avec presque deux années de retard ! Ce quasi-sister ship du Valeureux est toujours en service en septembre 1948.
-L’Appliqué est commandé aux Forges et Chantiers de la Gironde (FCG) à Bordeaux mais comme le Champion il n’est mis en service qu’à la fin 1938 avec plus d’un an de retard. Un temps il devait être basé à Lorient, il est finalement basé à Brest puis à Dakar durant la guerre de Pologne avant de revenir à Brest au printemps 1940. Il est toujours en service en septembre 1948.

-L’Attentif est lui aussi commandé aux Forges et Chantiers de la Gironde (FCG) et connait lui aussi de sérieux retards de construction. Lancé le 18 janvier 1938, il est mis en service à l’automne 1939 à Brest. Il est toujours en service en septembre 1948.

-Le Cotentin est commandé pour servir à Cherbourg le 6 octobre 1936. Construit aux Anciens Chantiers Dubigeon à Nantes, il est mis en service à la fin 1938 et affecté d’abord à Cherbourg puis finalement à Mers-El-Kébir. Il est toujours en service en septembre 1948.

-Le Cépet est lui aussi construit aux Anciens Chantiers Dubigeon à Nantes. Admis au service actif le 16 mai 1939, il est affecté à Toulon. Il est toujours en service en septembre 1948.

-Le Tébessa est construit aux Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) à La Seyne sur Mer pour Bizerte. Il est admis au service actif le 23 février 1940 et est toujours en service en septembre 1948.

-L’Actif est commandé le 15 juin 1938 aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) de Saint Nazaire pour servir à Lorient. Il est lancé le 20 juin 1940 et mis en service en janvier 1941. Il est toujours en service en septembre 1948.

-Le Haleur est commandé le 1er mars 1939 pour servir à Toulon. Le Haleur est mis sur cale en même temps que l’Efficient aux chantiers navals de La Ciotat le 7 septembre 1940 lancé le 14 mars 1941 et admis au service actif le 2 juillet 1941. Il est toujours en service en septembre 1948.

-L’Efficient est mis sur cale en même temps que Le Haleur aux chantiers navals de La Ciotat le 7 septembre 1940 lancé le 14 mars 1941 et admis au service actif le 2 juillet 1941. Il est affecté à Dakar. Il est toujours en service en septembre 1948.

-L’Acharné est mis sur cale le 5 juin 1940 lancé le 9 décembre 1940 et mis en service le 17 juin 1941. Il devait être originellement affecté à Oran mais il est finalement basé à Brest. Il est toujours en service en septembre 1948.

9-Croiseurs légers (18)

Le Gambetta

Léon Gambetta

Léon Gambetta

-Le Gambetta est mis sur cale aux chantiers navals de la Société Provençale de Construction Navale sis à La Ciotat le  le 4 octobre 1943 et lancé le 8 mars 1945.

Le cinquième croiseur léger de classe De Grasse est armé pour le 15 février 1946, subissant des essais statiques du 15 au 18 février avant d’effectuer ses essais constructeurs du 20 au 26 février 1946.

Le 27 février, la responsabilité légale du croiseur léger passe de la SPCN à la marine nationale et le Gambetta quitte La Ciotat pour Toulon où il arrive le 28 février 1946.

Du 1er au 9 mars, il est au bassin pour inspection et des modifications liées aux leçons tirées des essais statiques et des essais constructeurs.

Il reprend la mer le 11 mars pour entamer sa première campagne d’essais officiels qui s’achève le 23 mars quand il rentre à Toulon. Il passe au bassin du 24 mars au 15 avril pour modifications et réparations.

La deuxième campagne d’essais officiels à lieu du 18 avril au 12 mai avec les premiers tirs de l’artillerie (90 obus de152mm, 120 obus de 100mm, 500 obus de 25 et de 37mm), le lancement de huit torpilles (trois réelles et cinq d’exercices) sans oublier les premières manoeuvres aviation,  le Gambetta lançant son premier Dewoitine HD-731 le 25 avril 1946.

Après de nouveaux travaux à flot du 13 au 27 mai, le croiseur léger charge carburant, vivres et munitions pour entamer sa mise en condition en direction de l’Europe du Nord-Ouest.

Le Gambetta quitte Toulon le 29 mai 1946, fait escale à Casablanca du 3 au 5 juin puis remonte vers le nord, relâchant dans l’estuaire du Tage les 6 et 7 juin avant d’arriver à Bordeaux pour une escale du 9 au 12 juin, escale au cours de laquelle est signée la charte de parrainage entre le croiseur léger et la ville de Cahors, ville natale de Léon Gambetta.

Reprenant la mer le 13 juin à l’aube, le croiseur léger se ravitaille le 15 juin  à Brest puis fait escale à Dublin du 16 au 19 juin, à Liverpool du 20 au 23 juin, à Cherbourg du 24 au 26 juin où il se ravitaille en carburant.

Reprenant la mer le 27 juin, il fait escale au Havre du 28 au 30 juin avant d’enchainer par une nouvelle escale à Casablanca du 3 au 6 juillet. Il gagne ensuite Dakar le 9 juillet, pour une école à feux menée du 10 au 20 juillet. Il quitte Dak    ar le 21 juillet pour gagner sans escale Mers-El-Kébir où il arrive le 27 juillet 1946.

Le 27 juillet 1946, le croiseur léger Gambetta est admis au service actif, intégrant la 8ème DC, unité de la 4ème escadre avec Mers-El-Kébir comme port d’attache.

Du 27 juillet au 13 août, le Gambetta et le Latouche-Tréville sortent ensemble pour parfaire leurs automatismes et donner du corps à une division à l’existence récente.

Du 18 au 27 août 1946, le Dunkerque sort en compagnie de la 8ème DC pour un dernier exercice avant un nouveau grand carénage à Toulon. Il rentre à Mers-El-Kébir le 29 août.

Le 7 septembre 1946, la 8ème DC quitte Mers-El-Kébir en compagnie du ravitailleur rapide Tarn et de la 4ème DCT (Vauban Valmy Verdun) pour un premier exercice de combat antisurface, une série de joutes nautiques entre les deux croiseurs légers et le contre-torpilleurs et ce du 7 au 17 septembre avec un ravitaillement à la mer auprès du Tarn qui fait office d’observateur/arbitre.

Après une escale à Tunis du 18 au 22 septembre, la 8ème DC et la 4ème DCT retrouvent au large de Bizerte la 7ème DCT ( Vauquelin Tartu et Chevalier Paul) pour une nouvelle phase d’exercices.

Tout commence par un exercice de défense aérienne à la mer, les différents navires étant du 23 au 30 septembre attaqués soit en escadres soit individuellement par des avions de l’aéronavale et de l’armée de l’air.

Après un ravitaillement à Bizerte les 1er et 2 octobre, les contre-torpilleurs ressortent pour tenter d’intercepter le Tarn et les deux croiseurs légers qui simulent un raider tentant de passer du bassin occidental au bassin oriental de la Méditerranée.

Cet exercice qui à lieu du 3 au 15 octobre est suivit par un exercice de combat antisurface, le Latouche-Tréville prennant la tête de la 7ème DCT et le Gambetta celui de la 4ème DCT et ce du 17 au 27 octobre.

Après une dernière escale à Bizerte du 28 octobre au 3 novembre, la 8ème DC, la 4ème DCT et le Tarn quittent la Tunisie pour rentrer en Algérie arrivant à Mers-El-Kébir le 6 novembre 1946.

Après une période d’entretien à flot du 7 au 21 novembre, le Gambetta sort pour essais du 22 au 25 novembre avant un stage de remise en condition du 26 novembre au 5 décembre  1946

Il termine sa première année de service actif par un entrainement aviation du 10 au 15 décembre et par un entrainement de défense aérienne à la mer du 18 au 27 décembre, restant à quai jusqu’à la fin de l’année.

Le 7 janvier 1947, la 8ème DC quitte Mers-El-Kébir, fait escale à Casablanca du 10 au 12 janvier avant de gagner Dakar où les deux croiseurs arrivent le 15 janvier dans la soirée. Durant le passage au bassin du Latouche-Tréville, le Gambetta subit un entrainement de défense aérienne à la mer du 16 au 24 janvier 1947.

Après des essais à la mer satisfaisants du 23 au 26 janvier, le Latouche-Tréville et le Gambetta exécutent une école à feux au polygone de Rufisque du 27 janvier au 12 février, relâchant à nouveau à Dakar du 13 au 16 février avant de quitter la capitale de l’AOF. Ils se ravitaillent à Casablanca le 20 février avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 23 février 1947. Le Gambetta sort pour entrainement au combat de nuit du 25 au 28 février 1947.

Le 2 mars 1947, le Chateaurenault et le Guichen quittent Toulon pour Mers-El-Kébir, arrivant à destination le lendemain 3 mars.

Du 5 au 17 mars, les deux croiseurs de la 6ème DC vont manoeuvrer avec leurs sister-ships de la 8ème DC en l’occurence le Latouche-Tréville et le Gambetta. Après une escale commune à Oran du 18 au 22 mars et à Tunis du 23 au 27 mars, les deux divisons se séparent, la 8ème DC rentrant  Mers-El-Kébir le 29 mars 1947.

Le Gambetta sort à nouveau pour entrainement aviation du 4 au 12 avril, faisant dans la foulée escale à Tunis du 13 au 16 avril.

Il effectue alors une croisière en Méditerranée orientale, quittant la capitale du protectorat le 17 avril pour Bizerte où il se ravitaille dans la journée. En haute mer le 18 avril, il fait escale à Héraklion en Crète du 20 au 23 avril, au Pirée du 25 au 28 avril, à Iskenderun du 30 avril au 2 mai, à Beyrouth du 3 au 6 mai, à Haïfa du 8 au 11 mai avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 17 mai 1947.

Il débarque alors ses munitions et vidange ses soutes pour être mis au sec sur le dock-flottant où il succède à  son sister-ship Latouche-Tréville. Le Gambetta subit une inspection minutieuse puis des travaux complets d’entretien et ce du 25 mai au 4 juillet, date à laquelle il est remis à flot.

Il sort pour essais du 5 au 9 juillet avant remise en condition du 11 au 27 juillet  1947. Il reprend ensuite l’entrainement courant avec un entrainement de défense aérienne à la mer du 29 juillet au 3 août et un entrainement au bombardement littoral contre les fortifications du secteur d’Oran et ce du 5 au 12 août 1947.

Après un exercice de combat antisurface du 15 au 27 août, le Gambetta participe à la remise en condition du Latouche-Tréville, les deux croiseurs de la 8ème DC sortant du 31 août au 12 septembre et rentrant le lendemain à Mers-El-Kébir.

Le 18 septembre 1947, le croiseur léger Condé arrive à Mers-El-Kébir pour intégrer la 8ème DC qui atteint son format définitif à trois croiseurs. La division sort pour entrainement du 19 au 25 septembre 1947.

Du 27 septembre au 2 octobre 1947, la 1ère DL sort en compagnie de la 8ème DC. Les deux divisions vont effectuer un exercice de combat antisurface avant une escale à Ajaccio du 3 au 7 octobre.

Le Strasbourg, le Dunkerque et les trois croiseurs légers reprennent la mer le 8 octobre, retrouvant en mer la 6ème DC au grand complet.

Le Strasbourg prend la tête de la 6ème DC (parti Rouge) alors que le Dunkerque devient le chef de la 8ème DC (parti Bleu) pour un exercice à double détente jusqu’au 18 octobre, exercice suivit par une escale commune à Tunis du 19 au 25 octobre 1947. La 6ème DC rentre ensuite à Toulon  alors que la 1ère DL et le 8ème DC rentrent à Mers-El-Kebir le 27 octobre 1947.

La 8ème DC sort pour une importante phase d’entrainement en compagnie du pétrolier-ravitailleur La Baïse. Après un exercice de défense aérienne à la mer du 29 octobre au 5 novembre, les trois navires se ravitaillent auprès du PRE le 6 novembre, les quatre navires faisant escale à Casablanca du 8 au 12 novembre 1947.

Reprenant la mer, les trois croiseurs se livrent à une série de joutes antisurfaces du 13 au 20 novembre au large des côtes du Maroc et de l’AOF avant de faire escale à Dakar du 21 au 24 novembre.

Les trois croiseurs effectuent une école à feux du 25 novembre au 7 décembre 1946 au polygone de Rufisque avant de faire à nouveau relache à Dakar du 8 au 11 décembre. Ils repartent le 12 décembre, font escale à Casablanca avec le PRE La Baïse du 16 au 18 décembre avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 22 décembre 1947.

Du 4 au 22 janvier, le Gambetta et le Condé sortent pour entrainement au large de l’Algérie effectuant un entrainement au combat antisurface, au combat de nuit, à l’utilisation de l’hydraviation embarquée, la défense aérienne à la mer, le bombardement littoral. Ils rentrent à Mers-El-Kébir le 27 janvier après une escale à Alger du 23 au 26 janvier 1948.
Le Gambetta est indisponible suite à une avarie du 28 janvier au 9 février, sortant pour essais du 10 au 15 février avant de reprendre l’entrainement en compagnie de ses deux sister-ships.

En effet, du 20 février au 17 mars 1948, la 8ème DC sort au grand complet pour un exercice de division, cycle commençant par un exercice de défense aérienne à la mer du 20 au 27 février et enchainant par un exercice de combat antisurface du 28 février au 5 mars et un exercice de combat de nuit du 7 au 17 mars. Ils rentrent tous à Mers-El-Kébir le 18 mars 1948.

Le 25 mars, le Gambetta quitte Mers-El-Kébir, se ravitaille à Casablanca le 28 mars et arrive à Dakar le 1er avril 1948. Il effectue une école à feux du 3 au 17 avril puis après une relâche à Dakar du 18 au 21 avril,  un entrainement de défense aérienne à la mer du 22 avril au 5 mai 1948. Il quitte Dakar le lendemain 6 mai, se ravitaille à Casablanca le 10 et rentre à son port d’attache le 13 mai 1948.

Du 20 mai au 2 juin 1948, le Gambetta manoeuvre en compagnie du Condé et du croiseur de bataille Dunkerque _suivit comme son ombre par ses deux torpilleurs d’escorte_. Les cinq navires font escale à Bizerte du 3 au 8 juin avant de rentrer le surlendemain, 10 juin 1948 à Mers-El-Kébir.

La 8ème DC sort au complet du 15 au 27 juin 1948 avant de faire escale à Tunis du 28 juin au 1er juillet avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 3 juillet.

La 8ème DC quitte Mers-El-Kébir le 6 juillet, se ravitaille à Casablanca du 9 au 11 juillet avant d’arriver à Dakar le 15 juillet. Les trois croiseurs légers effectuent une école à feux à Rufisque du 17 au 30 juillet, faisant escale à Dakar du 31 juillet au 2 août avant de rentrer à Mers-El-Kébir du 10 août après une escale à Casablanca le 6 août 1948.

Le Gambetta est indisponible pour entretien à flot du 7 au 21 août (travaux concernant essentiellement l’artillerie, la catapulte et les chaudières) avant d’effectuer ses essais à la mer du 22 au 25 août puis de subir un stage de remise en condition du 26 août au 3 septembre, rentrant à Mers-El-Kébir le 4 septembre 1948.