Pologne et Pays Neutres (62) Suisse (12)

Fusils mitrailleurs et mitrailleurs

-Fusil mitrailleur Leichtes Maschinengewehr Modell 1925

En septembre 1948 le fusil-mitrailleur standard de l’armée suisse est le Leichtes Maschinengewehr modell 1925 (Lmg 25) connu également sous le nom de Furrer M-25 du nom de son concepteur Adolf Furrer qui eut moins de succès avec un pistolet mitrailleur héritant du système interne de l’arme le Lmg.-Pistole Mod. 1941/44.

Cette mitrailleuse légère modèle 1925 est la première arme automatique suisse utilisable par un seul homme. Elle mettait en œuvre la cartouche suisse standard de 7.5mm via un chargeur incurvé de 30 cartouches installé sur le côte droit. Cette arme est restée en service jusqu’en 1960 dans l’armée suisse quand elle à été remplacée par une version lourde du fusil d’assaut suisse Stgw modèle 1965.

Ce fusil mitrailleur était utilisé essentiellement par l’infanterie et ce à plusieurs niveaux. On trouve par exemple dans chaque bataillon d’infanterie une compagnie de mitrailleuses qui dispose de trois mitrailleuses moyennes et de neuf fusils mitrailleurs.

A cela s’ajoute au niveau de la section de combat une arme servit également par trois hommes qui assurent l’appui de neuf fusiliers (puis de sept fusiliers, un fusilier-grenadier et un tireur de précision).

Chaque bataillon d’infanterie suisse était organisée en un état-major, une compagnie de commandement et de soutien, trois compagnies de combat et une compagnie de mitrailleuses.

La compagnie de mitrailleuses disposait d’une section de mitrailleuses avec six mitrailleuses moyennes et trois fusils-mitrailleurs alors que la compagnie de combat dispose de trois sections de combat plus une section de mortiers.

La compagnie d’infanterie dispose de neuf fusils mitrailleurs au sein des trois sections de combat et de deux armes au sein de la section de combat soit un total de onze fusils mitrailleurs pour la compagnie.

Le bataillon dispose de trente fusils-mitrailleurs et de six mitrailleuses moyennes soit pour le régiment un total de 133 fusil-mitrailleurs et mitrailleuses.

Outre l’infanterie cette arme était utilisée par la cavalerie comme arme d’appui, par l’artillerie (défense rapprochée des batteries) mais aussi par les unités cyclistes et les unités de forteresse.

Outre la version standard (Standardversion) s’ajoute une version adaptée pour la cavalerie (Spezialausführung für die Kavallerie mit Klappschaft) et une version munie d’un rail de visée télescopique (LmG 25 mit Zielfernrohrschiene)

Le Leichtes Maschinengewehr modell 1925 (Lmg 25) est un fusil-mitrailleur de conception et de fabrication suisse. D’un calibre de 7.5mm, pesant 8.65kg, il mesurait 1163mm de long, disposait d’un canon de 585mm. Tirant la cartouche de 7.5x55mm, il pouvait toucher une cible à une distance maximale de 2000m à raison de 500 coups par minute sachant que l’alimentation se faisait par un chargeur courbé de trente cartouches installé sur la droite de l’arme.

Maschinengewehr modell 1911

En septembre 1948 la mitrailleuse moyenne standard de l’armée suisse est la Maschinengewehr modell 1911 ou MG-11. Certes des mitrailleuses plus modernes avaient été mis en service depuis mais l’ainée restait toujours bon pied bon œil.

Cette mitrailleuse est issue de la mitrailleuse à refroidissement par eau Maxim, une arme développée initialement par Hiram Maxim à des fins humanitaires (à l’époque les hommes mouraient davantage à la guerre de maladies que des combats, Hiram Maxim souhaitant remplacer dix fusils par une mitrailleuse soit dix fois moins d’hommes pouvant succomber aux épidémies qui ravageaient également les pays traversés) sous la forme d’un modèle 1895.

La Suisse fait partie des pionniers dans l’utilisation des mitrailleuses puisqu’entre 1891 et 1894 la confédération helvétique à acquis soixante-douze mitrailleuses auprès de Maxim, de Nordenfelt et de Deutsche Waffen und Munitionsfabriken (DWM), des armes désignées MG-94.

Ces armes furent utilisées par les troupes de forteresse et les troupes de montagnes. Elles ont été utilisées jusqu’en 1944 par des unités territoriales. Cette mitrailleuse à d’abord tiré la cartouche 7.5×53.5mm GP-90 puis la 7.5x55mm GP-11. A noter que six de ces mitrailleuses ont été modifiées en arme à refroidissement par air pour être utilisées par l’aviation.

En 1899 la Suisse à acquis soixante-neuf mitrailleuses désignées MG-00, des armes essentiellement fournies par Vickers, Sons & Maxim de Londres. Munies d’un tripode ces armes ont été conçues pour être utilisées par la cavalerie. Quelques exemplaires étaient encore en service au sein des régiments légers en septembre 1948.

Les MG-11 ont été d’abord fournies par la société berlinoise Deutsche Waffen und Munitionsfabriken (DWM) mais le déclenchement de la première guerre mondiale interrompt logiquement les livraisons. Le relais est prise en 1915 par la Eidgenössischen Waffenfabrik W+F Bern.

C’était toujours une mitrailleuse refroidies par eau montée sur tripode tirant dès l’origine la nouvelle cartouche de 7.5mm, la 7.5x55mm GP-11 plus puissante que sa devancière. Elle fût utilisée par l’infanterie, la cavalerie, les unités de forteresse, les chars et les avions.

Pour la variante forteresse, le refroidissement par eau se faisait via un réservoir interne au bunker et l’affût était muni de caoutchouc pour empêcher l’entrée dans le blockhaus de l’essence d’un lance-flammes.

En 1934/35 les mitrailleuses modèle 1911 sont modernisées notamment par le remplacement des ceintures de munitions en tissu par des ceintures de munitions en métal. Un suppresseur de flash lumineux est installé sur le canon ainsi qu’une nouvelle détente pour permettre de tirer avec une main. Pour les distinguer des mitrailleuses non modernisées, les armes modifiées ont reçu une bande blanche sur toute la longueur du manchon de refroidissement.

Les MG-11 et les MG-11/34 (ou MG-11/35) sont restées en service jusqu’en 1957 quand la Maschinengewehr modell 57 à commencé à entrer en service. Quelques armes sont restées stockées jusqu’en 1980 quand les armes encore stockées ont prit une retraite bien méritée.

La Maschinengewehr modell 1911 est une mitrailleuse moyenne pesant 18.7kg mesurant 1100mm de long, disposant d’un canon de 721mm pour permettre le tir de la cartouche 7.5x55mm GP-11. La portée maximale est de 1000 à 2000m, la cadence de tir étant de 500 coups par minute, l’alimentation se faisant par des bandes de cartouches de 250 ou 500 cartouches.

Mitrailleuse Maschinengewehr 30 (MG-30)

Fusils antichars

Fusil antichar Solothurn MSS-41 : version produite sous licence du PzB MSS-41, un fusil antichar germano-tchécoslovaque. Tirant la cartouche 7.92×94 Patr.318, l’arme de type bullpup pesait 13kg, mesurait 1360mm (1100mm pour le canon) et pouvant percer 30mm de blindage à 100m et 20mm à 300m.

-Fusils antichars Solothurn S-18 S-18/100 et S-18/1100

Mortiers

Lance-mines 8.1cm modèle 1933 version modifiée et produite sous licence par la Waffenfabrik de Berne du mortier Brandt modèle 1927/31.

-La Suisse à envisagé l’acquisition ou la mise au point de mortiers plus lourd mais ce projet ne s’est concrétisé qu’après guerre.

Allemagne (51) Armée de terre (8)

Fusils et canons antichars

Avant-propos

-Tranchées, mitrailleuses et barbelés, voici le terrible trio qui privait les ennemis de la percée décisive tant désirée, tant attendue et tant souhaitée.

Après les folles offensives de 1915 et 1916 qui fauchèrent des centaines de milliers de jeunes gens dans la fleur de l’age, les alliés surtout cherchèrent le moyen de percer et surtout d’exploiter la brèche dans le front ennemi.

Face aux mitrailleuses, sur un terrain bouleversé par l’artillerie, on imagina un véhicule blindé montré sur chenilles, un véhicule armé de mitrailleuses ou de canons.

C’est l’acte de naissance du char de combat appelé tank (réservoir) pour cacher sa véritable identité aux espions allemands.

Le premier engagement des chars britanniques le 15 septembre 1916 dans le cadre de l’offensive de la Somme eut un effet psychologique dévastateur mais la percée tactique obtenue ne put être exploitée faute d’un engagement des chars en nombre suffisant.

Le moment de surprise passé, les allemands réagissent. Ils prennent d’abord des mesures d’urgence avec l’élargissement des tranchées et l’installation au plus près des premières lignes de pièces d’artillerie capable par le seul impact de leurs obus explosifs de détruire un char.

Mauser T-Gewehr ultérieurement remis en service sous le nom de MAS 1940AC (AntiChar)

Fusil antichar Mauser T-Gewehr

-Ils mettent ensuite au point un fusil antichar de calibre 13mm, le Mauser T-Gewehr. Ce dernier tire des balles perforantes suffisantes pour neutraliser un char. Cette arme va inspirer la mise au point d’autres fusils antichars mais également de la mitrailleuse de 12.7mm (calibre .50), la Browning M-2 encore en service presque cent ans après sa conception !

Les fusils antichars produits sont des armes lourdes et encombrantes. De plus leurs performances vont rapidement être insuffisantes pour contrer le blindage de chars toujours plus gros et plus puissants. Ils pourront toujours détruire des blindés légers comme des automitrailleuses de reconnaissance mais guère plus.

Ils sont supplantés par des canons antichars. Les premiers sont des armes d’un calibre allant de 37 à 47mm avec des calibres particuliers comme le 2 livres (environ 40mm, le terme 2 livres correspondant au poids de l’obus soit 900g) des britanniques ou le 45mm russe.

Comme pour les fusils antichars, la course au blindage entraine une augmentation du calibre avec la quasi-généralisation de calibre allant de 45 à 57mm en remplacement des canons de 25 à 37mm totalement déclassés.

On atteint ici la limite haute des canons antichars d’infanterie. Avec le 75mm, le 88 voir le 90mm, on passe dans la catégorie d’artillerie.
En ce qui concerne l’Allemagne, le canon antichar standard en service en septembre 1939 est le Pak (PanzerabwehrKanone canon antichar) 36 de 37mm mais sa carrière sera fort courte après la fin de la guerre de Pologne.

Ses projectiles trop peu performants le rendant inapte à la destruction de la majorité des chars français et britanniques, il est progressivement remplacé par le Pak 38 de 50mm, capable de percer la majorité des chars ennemis à l’exception du B1bis français.

On atteint ici un stade critique puisque ce canon est le dernier canon antichar d’infanterie, les pièces lourdes (75 et 88mm) sont des pièces mises en œuvre par l’artillerie et mise à part en phase défensive, bien incapables de protéger l’infanterie d’un assaut blindé ennemi.

Il faudra attendre le conflit et les travaux sur la propulsion des roquettes associée à la charge creuse pour que des armes antichars individuelles performantes puissent voit le jour côté allemand.

Fusils antichars

-Après le Mauser T-Gewehr, l’Allemagne chercha à s’équiper d’un nouveau fusil antichar, d’un calibre assez faible (7.92mm), tirant des cartouches spéciales à noyau d’acier
-Le premier fusil mis au point baptisé Panzerbüsche 38 était une arme complexe, difficile à entretenir à la fiabilité incertaine ce qui explique que sa production fût aussi faible que sa carrière courte. Il est rapidement remplacé par le  Panzerbüsche 39, une arme plus simple tirant au coup par coup comme son devancier, deux petites boites installées latéralement facilitant le ravitaillement.

Fusil antichar Panzerbüsche 39

Fusil antichar Panzerbüsche 39

-Après la conquête de la Pologne, outre la récupération de fusils antichars polonais, les allemands découvrirent que les fusils antichars de leurs voisins orientaux tiraient des balles à noyau en tungstène ce qui en faisaient des armes nettement plus performantes.

-Néanmoins, dès 1942/43, l’arme était obsolète et fût peu à peu retiré du service, les armes étant stockées au cas où même si mis à part les camions et les automitrailleuses, ces fusils ne pouvaient pas faire grand mal aux blindés ennemis.

Caractéristiques Techniques du Panzerbüsche 38

Calibre : 7.92mm Longueur totale avec crosse dépliée 1.61m Longueur du canon 1.08m Poids : 16.2kg Performances : 25mm de blindage à 300m

Caractéristiques Techniques du Panzerbüsche 39

Calibre : 7.92mm Longueur totale avec crosse dépliée 1.62m Longueur du canon 1.08m Poids : 12.6kg Performances : 25mm de blindage à 300m

-A côté de ces fusils antichars standards, la Deutsche Heer utilisa en petit nombre des fusils antichars soit pour des raisons d’essais ou suite à des prises notamment en Pologne.
Citons le Granatbüsche 39, un Panzerbüsche 39 modifié pour lancer de petites grenades performantes semblables aux grenades à fusil françaises de la firme Brandt mais cette arme n’avait que des performances limitées et les fusils modifiés furent peu nombreux.

On trouve également le fusil antichar suisse MSS 41 de la firme Solothurn qui produisit également un Panzerabwehrbüsche de 20mm mais les deux ne furent commandés qu’à un petit nombre d’exemplaires pour des essais sans que visiblement son acquisition en grande série eut été envisagée.

La problématique de la défense de l’infanterie contre les chars ennemis allait donc rester irrésolue jusqu’au second conflit mondial quand des armes antichars individuelles réutilisables et jetables furent mises au point dans les deux camps.

3.7cm Panzerabwehrkanone 35/36 (3.7cm Pak35/36)

Canon antichar allemand de 37mm conservé au musée militaire d'Helsinki (Finlande)

Canon antichar allemand de 37mm conservé au musée militaire d’Helsinki (Finlande)

-Ce petit canon antichar à été mis au point à partir de 1925 par la firme Rheinmetall pour l’armée de terre allemande. Il est prêt en 1928 d’abord dans une version hippomobile puis dans une version pour traction automobile.

-Adopté officiellement en 1936 sous le nom de 3.7cm Panzerabwehrkanone 35/36, ce canon à été rapidement dépassé par l’augmentation de l’épaisseur des blindages des chars ennemis, français et anglais.

Ce canon antichar reste malgré tout en service jusqu’en 1942 quand le 5cm Panzerabwehrkanone 38 à été produit en suffisamment grand nombre pour équiper les unités d’active.

Quand aux canons de 37mm, l’immense majorité est stocké au cas où il aurait fallu équiper en urgence des unités en dépit des limites de ce canon qui fût exporté en URSS, en Italie et aux Pays-Bas, les Etats-Unis s’inspirant de ce canon pour mettre au point leur canon antichar M3.
Caractéristiques Techniques du Rheinmetall Pak 35/36

Calibre : 37mm Masse (tracté) 450kg (en action) 327kg (obus) 0.685kg Longueur : 1.66m Largeur : 1.65m Hauteur : 1.17m Elevation : -5° à +25° en site et 30° en azimut Portée maximale effective : 300m Perforation : 31mm à 500m

5cm PanzerabwehrKanone 38 (5cm Pak 38)

canon antichar de 50mm allemand conservé au Canada

canon antichar de 50mm allemand conservé au Canada

-Le canon de 37mm était un canon récemment mis au point mais avec l’augmentation de l’épaisseur du blindage, il était à terme condamné. D’où le lancement dès 1937 d’une étude pour un canon antichar de 50mm.

-Le développement est rapide et le canon conçu par la firme Rheinmettall-Borsig est prêt dès 1938 d’où son appellation officielle de 5cm PanzerabwehrKanone 38 (5cm Pak 38). Les retards de fabrication font que les premières pièces arrivent en automne 1940, permettant une relève progressive des Pak 35/36.

-Le Pak 38 était une arme d’excellente facture, bien conçue et fabriquée en partie avec des alliages légers ce qui la rendait très maniable.

-Avec la saisie d’armes antichars polonaises et tchèques, les allemands mirent au point des obus au noyau tungstène (AP-40) ce qui augmenta la capacité de perforation du canon.

-Heureusement pour les alliés, les stocks de tungstène limités des allemands firent que la fabrication de ces obus spéciaux diminua au cours du conflit pour quasiment cesser quelques mois avant la fin du second conflit mondial.

En dépit de la mise au point du Pak 43 de 75mm, le Pak 38 resta en service durant tout le conflit, étant une arme tout à fait efficace, n’ayant rien à envier aux canons de 47mm français ou de 57mm britanniques.

Caractéristiques Techniques du PanzerabwehrKanone 38

Calibre : 50mm Longueur de la pièce : 3.187m Longueur du tube : 2.381m Poids en ordre de route 1062kg Poids en batterie 1000kg Poids du projectile 2.060kg (AP) 0.925kg (AP 40) 1620kg (explosif) Pointage en direction : 65° Pointage en hauteur -8° à +27° Portée maximale de l’obus explosif : 2650m Perforation : 101mm de blindage à 740m (AP 40)

7.5cm PanzerabwehrKanone 43 (7.5cm Pak 43)

Canon antichar allemand de 75mm

Canon antichar allemand de 75mm

-Comme nous venons de le voir, le Pak 38 était une excellente arme, bien conçue, facile à mettre en œuvre et performante.
-Néanmoins face aux futurs projets de chars français, anglais et même soviétiques, il fallait prévoir un canon antichar plus puissant destiné à l’artillerie et non à l’infanterie.

-C’est l’acte de la naissance d’un canon antichar de 75mm. Les premières esquisses sont lancées à l’été 1941.

-Après avoir envisagé de créer un canon en partant de la planche à dessins, la firme Rheinmettall-Borsig AG partit du Pak 38 de 50mm, reprennant l’affût d’origine redessiné et renforcé pour supporter un canon plus lourd et imposant beaucoup plus d’efforts à l’affût. Le canon est muni d’un double frein de bouche pour améliorer la stabilité du canon.

-Ce canon est officiellement adopté en mars 1943 sous le nom de 7.5cm PanzerabwehrKanone 43, ce canon servant également de canon antichar pour armer le PanzerKampfwagen V (Pz V) plus connu sous le nom de Panther.

-Ce canon est encore en service en septembre 1948. C’est le canon antichar principal de l’armée allemande en compagnie du Pak 45 de 88mm, une adaptation du canon antiaérien de 88mm au combat antichar.

Il est utilisé essentiellement en position fixe. Des projets d’automoteurs antichars n’ont pas vu le jour avant le conflit notamment en raison du fait que contrairement à beaucoup d’armées, la Deutsche Heer confie à ses Panzer la lutte contre les chars ennemis.

Caractéristiques Techniques du PanzerabwehrKanone 43

Calibre : 75mm Longueur de la pièce : 3.7m Longueur du tube : 2.461m Poids en ordre de route 1500kg En batterie 1425kg Poids du projectile perforant 6.800kg Poids de l’obus perforant AP 40 4.100kg Poids de l’obus explosif 5.740kg Pointage en direction : 45° Pointage en hauteur : -5° à +22° Portée maximale de l’obus explosif 7680m Perforation : 98mm de blindage à 2000m.

8.8cm PanzerabwehrKanone 45 (8.8cm Pak 45)

Canon antichar de 88mm Pak 45

Canon antichar de 88mm Pak 45

-A l’origine de l’un des meilleurs canons antichars du second conflit mondial figure un canon antiaérien de 88mm, le Fliegerabwehrkanone 18 ou Flak 18. Son rôle antichar fût découvert au cours de la guerre d’Espagne quand une batterie antiaérienne de la Légion Condor fût surprise par des chars républicains.

-Aussitôt les canons furent pointés à hausse 0° et ouvrirent le feu sur les T-26 avec des résultats dévastateurs.

-C’est l’acte de naissance du Panzerabwehrkanone 45 (Pak 45) mais entre l’acte de naissance et la mise en service, plusieurs années furent perdues en recherches diverses pour obtenir l’arme la plus parfaite possible ce qui était parfois contraire aux besoins du champ de bataille.

-Deux modèles baptisés Pak 36 et Pak 37 furent produits en petite quantité sans convaincre les opérationnels allemands. Ils étaient peu différents du canon antiaérien d’origine et la possibilité de mettre au point une meilleur arme, poussa les ingénieurs de la célèbre firme Krupp à poursuivre leurs études.

-Les ingénieurs de la firme rhénane tentèrent alors de mettre au point une arme polyvalente, capable de lutter aussi bien contre les avions que contre les chars.

-Il en résultat une arme complexe, le Panzerabwehrkanone 43 qui bien qu’efficace était tellement complexe à construire et même à utiliser (nécessitant des servants parfaitement entrainés) que ce modèle ne fût produit qu’en petite quantité.

-A rebours des traditions militaires et industrielles allemandes, les ingénieurs de Krupp décidèrent de faire simple, une arme performante mais simple à utiliser, ne nécessitant pas des semaines d’entrainement pour l’utiliser correctement.

Plutôt que de développer une arme polyvalente, ils mirent au point deux modèles, un modèle antichar (Panzerabwehrkanone 45) et un modèle antiaérien (Fliegerabwehrkanone 45) qui partageaient néanmoins un grand nombre de pièces.

Ce canon qui fût également utilisé pour armer le char lourd Panzerkampfwagen VI Tiger entra en service au printemps 1945 et équipait largement les unités antichars allemandes quand le second conflit mondial éclata.

Quand les allemands déclenchent l’opération Weserübung, des prototypes de chasseurs de chars à canon de 88mm sont prêts à être produits même si la Panzerwafe voit dans le char de combat, la meilleur arme à opposer à un autre char.

Caractéristiques Techniques du 8.8cm Panzerabwehrkanone 45 (8.8cm Pak 45)

Calibre : 88mm Longueur de la pièce : 6.61m Longueur du tube : 5.125m Poids en ordre de route : 4750kg Poids en batterie 3650kg Poids du projectile perforant 7.300kg ou 10.160kg Poids du projectile explosif 9.400kg Pointage en direction : 360° Pointage en hauteur : -8° à +40° Portée maximale de l’obus explosif : 15150m Perforation : 184mm de blindage à 2000m

Les canons antichars de prise

Les annexions de l’Autriche et de la Tchécoslovaquie ont permis aux allemands de mettre la main sur des canons de 47mm.

Ces canons furent remis en service dans les unités de la Deutsche Heer pour compléter les Pak 35/36 et Pak 38, essentiellement dans les unités de réserve qui n’étaient pas prioritaire sur les livraisons de canons antichars modernes.

Ces armes étaient encore en service en septembre 1948, certaines armes stockées après la livraison de 5cm Panzerabwehrkanone 38 furent ressortis des magasins pour équiper les unités de mobilisation à vocation essentiellement territoriale contre une attaque franco-britannique.

Canon antichar Bohler de 47mm

Canon antichar Bohler de 47mm

-Le premier canon saisi en quantité est le canon antichar autrichien Böhler de 47mm. Ce canon est mis au point en 1935. L’Italie ayant acquis la licence pour le produire sous le nom de Cannone da 47/32 M35, ce canon fût considéré comme une arme italienne.

Ce canon fût également exporté aux Pays-Bas (Kanon van 4.7), la Roumanie, la Chine, la Finlande,l’Estonie, la Lettonie et même l’URSS où il devint le M35B.
Quand l’Autriche fût annexée par l’Allemagne, ce canon fût intégré à l’Arsenal allemand et était encore en service en septembre 1948, essentiellement dans les unités de seconde ligne.

Caractéristiques Techniques du canone 47/32 M35

Calibre : 47mm Longueur du canon 1.68m Longueur du tube : 1.525m (32 calibres) Longueur de la partie rayée 1.33m Poids en ordre de route : 315kg Poids en batterie 277kg Poids du projectile perforant 1.4407kg Poids de l’obus explosif 2.370kg Pointage en direction : 62° Pointage en hauteur : -15° à +56° Portée maximale de l’obus explosif : 7000m Equipe de pièce : 4 hommes

-L’autre canon antichar utilisé est le canon antichar tchécoslovaque Skoda kanon P.U.V vz 36 de 47mm.

En 1934 apparaît un canon de 37mm mais ce canon n’est pas généralisé, à priori pour des raisons de poids et parce que les tchécoslovaques estimaient qu’il fallait une arme plus puissante. D’où l’apparition en 1936 d’un canon de 47mm.

Ce canon en dépit d’une forme plutôt archaïque était diablement efficace. La quasi-totalité des pièces produites avant septembre 1938 sont réservées à l’armée tchécoslovaque mais quelques pièces sont livrées à la Yougoslavie.

Après l’annexion des Sudètes, l’armée de terre allemande récupère des canons de 47mm et après la dislocation de la Tchécoslovaquie au printemps 1939 (indépendance de la Slovaquie et protectorat allemande sur la Bohème-Moravie), la production se poursuit au profit des allemands et de leurs alliés comme la Slovaquie ou la Hongrie.

En septembre 1948, ce canon est toujours en service aux côtés du Böhler ex-autrichien et du Pak 38 de 50mm, certaines pièces dans des unités d’active mais l’immense majorité servent dans les unités de réserve et vont équiper temporairement les unités de mobilisation.

A noter que plusieurs prototypes de chasseurs de chars légers ont été mis au point en utilisant des châssis de chars déclassés (PanzerKampfwagen I et II essentiellement mais également d’anciens chars tchèques) avec un canon de 47mm vz36 dans une superstructure tirant vers l’avant ou vers l’arrière. La production pourrait être lancé avec un faible préavis.

Caractéristiques Techniques du Skoda kanon P.U.V vz 36

Calibre : 47mm Longueur du canon : 2.04m Poids en ordre de route : 590kg Poids de l’obus : n.c Pointage en direction : 50° Pointage en site : -8° à +26° Portée maximale : 4000m Pénétration : 60mm de blindage à 1200m.