19-Marine marchande (9)

Association Pétrolière

Cet armateur dispose à la fin des années trente des navires suivants :

-Pétrolier-caboteur Artabaze (1922) 435 TJB

-Pétrolier-caboteur Atar (1922) 435 TJB

-Pétrolier-caboteur Tomyris (1922) 435 TJB

-Pétrolier Bahram (1922) 7765 TJB

-Pétrolier Cyrus (1922) 435 TJB

-Pétrolier Firuz (1929) 7327 TJB

-Pétrolier Kobad (1930) 7329 TJB

Comme on peut le voir, certains navires commencent à accuser le point des ans et leur remplacement devient nécessaire à défaut d’être urgent notamment les trois pétroliers-caboteurs.

L’Association pétrolière passe commande en avril 1943 auprès des Ateliers et Chantiers de Bretagne (ACB) de Nantes de trois pétroliers type PPC (Petit Pétrolier de la Commission) qui sont baptisés du nom de ports pétroliers de France et de l’Empire.

-Le Le Verdon est mis sur cale le 8 juin 1943 lancé le 14 octobre 1944 et mis en service le 8 janvier 1945. Il remplace l’Artabaze désarmé en 1944.

-Le Donges est mis sur cale le 21 octobre 1944 lancé le 4 avril 1946 et mis en service le 7 août 1946. Il remplace l’Atar désarmé en juin 1946.

-L’Arzew est mis sur cale le 10 avril 1946 lancé le 8 juillet 1947 et mis en service le 2 novembre 1947. Il remplace le Tomyris désarmé en septembre 1947.

Compagnie Charles Leborgne

Cette compagnie d’armement maritime à été fondée au 18ème siècle (1735 précisement) en Normandie. En 1924, tout en conservant un ancrage normand, la compagnie se tourne vers la Méditerranée en s’installant à Port-Saint-Louis et ouvrant des succursales à Alger et Oran en attendant celles de  de Marseille, Lyon et pour l’Algérie, de Philippeville, Bougie et Bône.

En 1929, sera créée la succursale de Rouen qui sera suivie de celle de Boulogne sur Mer en 1933 et des agences de Dunkerque, Calais et Brest. Six lignes maritimes furent ainsi créées à terme dont deux au départ de Rouen vers le Maroc et l’Algérie, les autres desservant l’Algérois et la côte Est algérienne ou l’Oranie depuis Marseille et Sète.
Elle dispose en 1939 d’une flotte assez ancienne que les primes de la CNM vont permettre de renouveler.

-Cargo Alberte Leborgne (1914) 3921 TJB

-Cargo Augustin Le Borgne (1920) 1789 TJB

-Cargo Charles Le Borgne (1920) 1789 TJB

-Cargo Ginette Le Borgne (1903) 1619 TJB

-Cargo Josephine Le Borgne (1918) 1309 TJB

-Cargo Marie-Louise Le Borgne (1903) 1263 TJB

-Cargo Marie-Thérèse Le Borgne (1903) 1269 TJB

Elle va ainsi passer commande dès septembre 1942 de quatre cargos type Commission et de deux paquebots de 18000 tonnes en configuration mixte marchandises/passagers pour ces lignes d’Afrique du Nord.

-Le Alberte Le Borgne est mis sur cale aux ACL à Nantes le 15 novembre 1942 lancé le 4 décembre 1943 et mis en service le 8 juin 1944. Il remplace le cargo plus ancien du même nom et est souvent connu sous le nom de Alberte Le Borgne (II).

-Le Ginette Le Borgne est mis sur cale aux ACL à Nantes le 5 janvier 1944 lancé le 15 juin 1945 et mis en service le 17 novembre 1945.  Il remplace le cargo plus ancien du même nom et est souvent connu sous le nom de Ginette Le Borgne (II)

-Le Marie-Louise Le Borgne est mis sur cale aux Chantiers de Normandie du Grand Quevilly le 8 février 1943 lancé le 17 juin 1944 et mis en service le 4 décembre 1944.  Il remplace le cargo plus ancien du même nom et est souvent connu sous le nom de Marie-Louise Le Borgne (II).

-Le Marie-Thérèse Le Borgne est mis sur cale aux Chantiers de Normandie du Grand Quevilly le 15 avril 1943 lancé le 7 septembre 1944 et mis en service le 2 mars 1945. Il remplace le cargo plus ancien du même nom et est souvent connu sous le nom de Marie-Thérèse Le Borgne (II).

-L’Etoile du Sahel est mis sur cale à la Société Provencale de Construction Navale (SPCN) de la Ciotat le 17 novembre 1942 lancé le 12 juillet 1944 et mis en service le 17 septembre 1945.

-L’Etoile du Nord (Cie Charles Le Borgne) est mis sur cale à la Société Provencale de Construction Navale (SPCN) de la Ciotat  le 8 août 1944 lancé le 17 juillet 1946 et mis en service le 8 octobre 1947.

Ces deux paquebots mixtes effectuent deux liaisons hebdomadaires entre la métropole et l’Algérie mais peu avant le début du conflit, l’Etoile du Sahel expérimente une ligne régulière en direction du Levant qui montre des possibilités telles que la Compagnie envisage la commande d’un bâtiment plus gros mais la guerre éclata avant qu’une commande ferme ne soit passée.

Compagnie Nouvelle de Navigation Busck

Fondée en 1895, la Compagnie Busck change plusieurs fois de nom jusqu’à être connue sous ce nom à partir de 1936. Il dispose en 1939 des navires suivants :

-Cargo Cheik (1920) 1058 TJB

-Cargo Goumier (1920) 1058 TJB

-Cargo Kabyle (1905) 1881 TJB
-Cargo Kroumir (1906) 1881 TJB

-Cargo Oasis (1937) 1327 TJB

-Cargo Spahi (1920) 1058 TJB

-Cargo Tell (1937) 1327 TJB

Deux cargos de type Commission sont commandés en janvier 1944 aux chantiers de Normandie à Grand Quevilly, des navires baptisés du même nom que les navires qu’ils doivent remplacer à savoir Kabyle et Kroumir.

-Le Kabyle est mis sur cale le 7 juillet 1944 lancé le 12 octobre 1945 et mis en service le 4 mars 1946

-Le Kroumir est mis sur cale le 17 septembre 1944 lancé le 7 février 1946 et mis en service le 12 septembre 1946

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19-Marine Marchande (8)

C-Evolution des principales compagnies françaises d’armement maritime

Affréteurs maritimes indochinois

Comme son nom l’indique, cette compagnie créée en 1920 opère depuis l’Indochine avec une flotte qui en 1939 est assez ancienne. La preuve avec la liste des navires armés par cette compagnie au moment de la guerre de Pologne :

-Cargo Albert Sarrault (1921) 2156 TJB (ce navire appartient au gouvernement général de l’Indochine qui le place en gérance dans  cette compagnie)

-Cargo Gouverneur Général Alexandre Varenne (1922) 3508 TJB

-Cargo Gouverneur Général Maurice Long (1908) 1692 TJB

-Cargo Gouverneur Général Merlin (1896) 1543 TJB

-Cargo Gouverneur Général Pasquier (1906) 1994 TJB

-Cargo Gouverneur Général Van Vollenhoven (1909) 691 TJB

Si les cargos Albert Sarrault et Gouverneur Général Alexandre Varenne restent en service après une sérieuse remise à niveau dans un chantier australien, les autres navires vont être remplacés par des cargos modernes mis au point par la CNM. Par «tradition», ils portent les noms de gouverneurs généraux de l’Indochine française.

Ces quatre navires vont être construits au Canada en raison de la saturation des chantiers navals français. Après un appel d’offre, c’est le chantier Richmond appartenant au groupe Kaiser qui est choisit pour construire ces quatre navires qui répondent aux critères de la CNM.

-Le Gouverneur Général Constants est mis sur cale le 15 juin 1943 lancé le 12 décembre 1944 et armé le 15 mai 1945. Il remplace le cargo Gouverneur Général Maurice Long qui à été désarmé en décembre 1943 suite à une avarie de propulsion.

-Le Gouverneur Général De Lanessan est mis sur cale le 21 juin 1943 lancé le 12 décembre 1944 et armé le 21 mai 1945. Il remplace le cargo Gouverneur Général Merlin qui à été désarmé en 1944 suite à un échouage.

-Le Gouverneur Général Jules Brévier est mis sur cale le 5 janvier 1945 lancé le 17 juillet 1946 et armé le 8 mars 1947. Il remplace le cargo Gouverneur Général Pasquier qui à été désarmé en 1947.

-Le Gouverneur Général Pasquier  est mis sur cale le 5 janvier 1945 lancé le 17 juillet 1946 et armé le 8 mars 1947. Il remplace le cargo  Gouverneur Général Van Vollenhoven désarmé en 1947.

Armement Louis Dreyfus

La filiale armateur du Groupe Louis Dreyfus à été créé en 1903 en Russie mais du cesser ses activités à cause de la Révolution bolchévique. L’activité est relancée avec des navires d’occasion en 1921 et à partir des années trente, la flotte est totalement modernisée avec des cargos à moteurs diesels dont voici la liste :

-Cargo Charles LD (1933) 5267 TJB

-Cargo François LD (1938) 5800 TJB

-Cargo Jean LD (1935) 5795 TJB

-Cargo Léopold LD (1933) 5267 TJB

-Cargo Louis LD (1936) 5795 TJB

-Cargo Pierre LD (1936) 5795 TJB

Pour ne pas se laisser distancer par les autres armateurs, le groupe LD passe commande en 1944 de quatre cargos de type Commission de 6500 tonnes de jauge brute.
Ces cargos sont commandés aux chantiers navals Morton Ltd installés à Québec City. Ils sont baptisés Alain LD Phillipe LD Maurice LD et Henri LD.

-Le Alain LD est mis sur cale le 17 juin 1944 lancé le 21 décembre 1945 et mis en service le 17 avril 1946

-Le Phillipe LD est mis sur cale le 17 juin 1944 lancé le 21 décembre 1945 et mis en service le 17 avril 1946

-Le Maurice LD est mis sur cale le 8 janvier 1946 lancé le 12 septembre 1947 et mis en service le 8 mars 1948

-Le Henri LD est mis sur cale le 8 janvier 1946 lancé le 12 septembre 1947 et mis en service le 8 mars 1948

La compagnie s’intéresse également au transport de passagers en passant commande de deux paquebots mixtes de 18000 tonnes aux Ateliers et Chantiers de France (ACF) de Dunkerque.

-Le Côte d’Albatre est mis sur cale le 7 septembre 1943 lancé le 13 décembre 1945 et mis en service le 7 juin 1946. Ils est utilisé sur une ligne Marseille-Alger-Tunis-Beyrouth transportant des passagers et du fret.

-Le Côte du Levant est mis sur cale le 21 décembre 1945 lancé le 12 janvier 1948 et mis en service le 8 juin 1948. Il est affecté sur une ligne Bordeaux-Cayenne-Fort de France mais pour peu de temps comme vous l’imaginez.

Armement Maurel et Prom

Cet armement bordelais travaille essentiellement en direction de l’Afrique Noire, la famille Maurel étant à l’origine spécialisée dans l’huilerie. Les navires de la compagnie effectue essentiellement la traversée Bordeaux-Dakar.

En 1939, la flotte enrichie d’un ancien cargo américain racheté par le gouvernement français est assez ancienne. Aussi la mise en place à partir de 1942 de primes par la CNM est la bienvenue pour renouveler la flotte qui en 1939/40 se compose des navires suivants :

-Cargo Lisieux (ex-Munami EUA) (1919) 2594 TJB

-Cargo Montaigne (1920) 2770 TJB

-Cargo Montesquieu (1922) 3325 TJB

-Cargo Tourny (1920) 2769 TJB

Deux cargos type Commission sont ainsi construits à Bordeaux aux Ateliers et Chantiers Maritimes du Sud-Ouest & de Bacalan Réunis.

-Le  Voltaire est mis sur cale le 12 septembre 1945 lancé le 8 mars 1947 et mis en service le 13 septembre 1947. Il remplace le Tourny perdu par échouage en septembre 1945.

-Le Diderot est mis sur cale le 8 octobre 1945 lancé le 10 avril 1947 et mis en service le 8 octobre 1947. Il remplace le Montaigne désarmé en septembre 1946 en raison d’une usure prononcée des machines et de fissures dans la coque.

Armement Schiaffino

Cette compagnie algéroise créée au 19ème siècle était à l’origine spécialisée dans le transport du vin entre l’Afrique du Nord et le port de Rouen en Normandie mais elle s’est peu à peu diversifiée, disposant en 1939 d’une flotte respectacle dont voici la composition :

-Cargo Ange Schiaffino (1929) 3236 TJB

-Cargo Catherine Schiaffino (1930) 1591 TJB

-Cargo Charles Schiaffino (1930) 3664 TJB

-Cargo Finistère (1909) 1158 TJB

-Cargo Jacques Schiaffino (1930) 1757 TJB

-Cargo Jeanne Schiaffino (1922) 1032 TJB

-Cargo Louis Charles Schiaffino (1919) 3089 TJB

-Cargo Marcel Schiaffino (1929) 3482 TJB

-Cargo Monique Schiaffino (1929) 3326 TJB

-Cargo Nicole Schiaffino (1920) 4974 TJB

-Cargo Rose Schiaffino (1920) 3349 TJB

-Cargo citerne partielle Prosper Schiaffino (1930) 1634 TJB

-Cargo Schiaffino (1920) 3236 TJB

-Cargo Schiaffino Frères (1910) 3314 TJB

-Cargo Ville de Bougie (1907) 1132 TJB

-Cargo Ville de Djidjelli (1907) 1132 TJB

-Caboteur Notre Dame d’Afrique (1891) TJB

-Caboteur Ville de Tenès (1909) 320 TJB

-Caboteur Ville de Tipaza (1917) 331 TJB

Comme vous pouvez le constater, une partie de la flotte devait être renouvelée et comme tous les armateurs, l’armement Schiaffino profita des aides de la CNM pour rééquiper sa flotte en navires de charges modernes avec six cargos type Commission et deux paquebots-ferry pour une liaison Alger-Marseille.
-Cargo type Commission Schiaffino frères mis sur cale le 17 septembre 1943 lancé le 12 janvier 1945 et mis en service le 4 juin 1945. Il remplace un navire plus ancien du même nom.

-Cargo type Commission Finistère est mis sur cale aux ACH le 5 novembre 1943 lancé le 5 février 1945 et mis en service le 8 avril 1945. Il remplace le Finistère de 1909 désarmé suite à une avarie de machines en octobre 1944.

-Cargo type Commission Ville de Bougie mis sur cale 20 janvier 1945 lancé le 14 mai 1946 et mis en service le 8 septembre 1946. Il remplace un navire plus ancien du même nom.

-Cargo type Commission Louis-Charles Schiaffino mis sur cale aux ACH le 12 février 1945 lancé le 8 mai 1946 et mis en service le 14 août 1946. Il remplace un navire du même nom datant de 1919.

-Cargo type Commission Ville de Djidjelli mis sur cale le 8 octobre 1943 lancé le 14 février 1945 et mis en service le 1er juin 1945. Il remplace un navire plus ancien du même nom.

-Cargo type Commission Notre Dame d’Afrique mis sur cale le 2 mars 1945 lancé le 8 septembre 1946 et mis en service le 12 février 1947. Il remplace un navire plus ancien du même nom.

En 1944, l’armement Schiaffino décide de participer aux liaisons entre Alger et Marseille, commandant pour cela deux paquebots-ferry aux chantiers navals de La Ciotat.

-Le Ville de Sidi-bel-Abbès est mis sur cale le 12 décembre 1944 lancé le 8 novembre 1946 et mis en service le 4 juin 1947

-Paquebot-ferry Ville d’Arzew est mis sur cale le 15 novembre 1946 lancé le 8 août 1948. Encore en achèvement à flot quand éclate le second conflit mondial, il est réquisitionné par la marine et achevé comme transport de troupes sans avoir jamais transporté le moindre passager civil.

Armement Scotto,Ambrosino et Pugliese

Cet armement sétois dispose en 1939/40 des navires suivants :

-Cargo Kristel (1918) 1391 TJB

-Cargo Mascot (1922) 1225 TJB

-Cargo Mers-El-Kébir (1917) 1953 TJB

-Cargo Procida (1925) 1156 TJB

Pour remplacer les cargos Kristel et Mers-el-Kébir, notre armement sétois passe commande en 1944 de deux cargos type Commission par les chantiers navals Dravo Corporation installés à Wilmington dans le Delaware.

-Le cargo Marseillan est mis sur cale le 7 juin 1944 lancé le 12 septembre 1945 et armé le 4 février 1946

-Le cargo Etang de Thau est mis sur cale le 12 septembre 1944 lancé le 21 décembre 1945 et armé le 8 juin 1946.

16-Navires auxiliaires (2)

B-Ravitailleur de sous-marins Atlantide

A l’origine, il était prévu deux ravitailleurs de sous-marins de type Jules Verne, de type R mais les aléas budgétaires limitèrent les ambitions logistiques de la marine à un seul ravitailleur de sous-marins.

Les besoins de la flotte de sous-marins et la volonté d’améliorer la disponibilité des submersibles pousse la marine à commander à la tranche 1947 un nouveau ravitailleur de sous-marins plus spécifiquement destiné au soutien des sous-marins en Méditerranée. Il est commandé à la Société Provençale de Construction Navale (SPCN) dont les chantiers sont installés à La Ciotat. Il est baptisé Atlantide.

-L’Atlantide est mis sur la cale n°1 de la Société Provençale de Construction Navale (SPCN) le 12 septembre 1947 et toujours en construction le 5 septembre 1948. Il est lancé le 8 décembre 1948 et mis en service le 12 mai 1949.

Caracteristiques Techniques de l’Atlantide

Déplacement : standard 7000 tW pleine charge 8150 tonnes

Dimensions : longueur (hors tout) 145m (entre perpendiculaires) 138m largeur 22.20m tirant d’eau 8.95m

Propulsion : quatre moteurs diesels Sulzer dévellopant 14000ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 18.5 noeuds distance franchissable 12000 miles nautiques à 15 noeuds 18500 miles nautiques à 11 noeuds

Armement : 4 canons de 90mm modèle 1926 en affûts simples sous masque et douze canons de 37mm Schneider modèle 1941 en six affûts doubles

Installations spécifiques :  L’Atlantide devait pouvoir soutenir huit sous-marins de 800 tonnes mouillés à couple. Il peut embarquer 650 tonnes de gazole, 115 tonnes d’huile, 18 tonnes d’eau de boisson, 35 tonnes d’eau distillée, 9 tonnes d’acide sulfurique, 1600 tonnes de pétrole et 13 tonnes d’alcool.

Il embarque également 350 obus de 100mm, 1800 coups de 37mm, 90 torpilles ou 60 torpilles et 50 mines, 50 jours de vivres pour neuf sous-marins, des consommables pour quatre mois  et 13000 litres de vin

Six ateliers : optique, torpilles, mécanique, forge, charpentage et électricité

Capacité hôtellière : 400 personnes

Equipage : 20 officiers, 62 officiers mariniers et 400 QMM soit 482 hommes

15-Pétroliers et Ravitailleurs Rapides (7)

F-Ravitailleurs rapides classe L’Adour

Avant-propos

Au milieu des années trente, pour les esprits les plus lucides, la guerre n’est qu’une question de temps et qui dit guerre dit interruption des voies commerciales normales. Il faut donc prévoir des stocks suffisants pour une flotte dont le tonnage ne cesse d’augmenter.

En 1936, l’état-major demande à bénéficier d’au moins six mois de stocks de temps de guerre ce qui nécessite des dépôts à terre mais également de nouveaux pétroliers pour augmenter la flotte et remplacer les plus anciens. Outre les besoins de la marine, il faut prévoir les besoins pour les autres armées mais aussi ceux de l’industrie.

C’est également à cette époque que la marine nationale entame véritablement les expérimentations pour un ravitaillement en route à la mer.

Le manque d’autonomie de navires essentiellement conçus pour un théâtre d’opérations méditerranéen oblige la marine à envisager un ravitaillement des torpilleurs par les croiseurs.

Le premier essai effectué le 16 juin 1936 en baie de Seine est cependant l’oeuvre de deux contre-torpilleurs, l’Indomptable ravitaillant le Valmy. Les deux méthodes à couple et en flèche sont expérimentées.

Le premier ravitaillement mené par un pétrolier est l’oeuvre du Mékong qui le 15 mars 1940 ravitaille le contre-torpilleur Milan. La méthode en couple est alors privilégiée en raison notamment des grosses hélices des contre-torpilleurs français qui rend le ravitaillement en flèche périlleux.

Ces deux besoins conjugués entraine la construction de dix pétroliers répartis entre six ravitailleurs rapides de classe Adour financés aux tranches 1936 (Adour et Lot), tranches 1937 (Tarn) et 1938bis (La Charente La Mayenne et La Baise) alors que les quatre pétroliers rapides de classe La Seine financé pour les deux premiers par le décret-loi du 2 mai 1938 (La Seine et La Saône) et pour les deux suivants (Liamone et Medjerda) par la loi du 31 décembre 1938.

L’Adour

Le ravitailleur rapide L'Adour

Le ravitailleur rapide L’Adour

-L’Adour est mis sur cale dans les chantiers de la Societé Provençale de Construction Navale (SPCN) sis à La Ciotat le 5 juillet 1937. Il est lancé le 9 octobre 1938 et admis au service actif le 20 avril 1940.

Basé à Toulon, il intègre le groupement de soutien de la 2ème escadre pour assurer à terme le soutien logistique des navires de combat basés à Toulon notamment le porte-avions Joffre alors en construction à Saint-Nazaire.

Son classement en ravitailleur rapide n’est pas anodin. Si sa principale mission est de ravitailler en mazout les navires, il doit aussi pouvoir ravitailler à flot les navires en vivres et en munitions en attendant de le pouvoir faire en route et à couple.

Le 13 mai 1942, l’Adour quitte Toulon avec à son bord des réservistes de la 3ème région maritime pour un exercice de combat antisurface, le ravitailleur rapide simulant un croiseur auxiliaire ennemi intercepté par le croiseur léger Lamotte-Picquet du 14 au 25 mai, les deux navires faisant escale à Nice du 26 au 28 mai avant de rentrer à Toulon le 29 mai 1942.

Du 3 mars au 10 mai 1943, L’Adour est échoué au bassin Vauban n°7 pour son premier grand carénage. Outre une remise en état complète, il reçoit une DCA plus moderne et un nouveau système de ravitaillement à la mer plus efficace que celui d’origine.

Après des travaux complémentaires à quai, L’Adour est armé pour essais le 25 mai, sortant pour essais à la mer les 26 et 27 mai puis pour sa remise en condition du 29 mai au 4 juin 1943.

Le 17 février 1946, le ravitailleur rapide L’Adour quitte Toulon en compagnie des contre-torpilleurs Aigle Albatros Gerfaut (5ème DCT) et des torpilleurs légers Le Fier L’Agile L’Entreprenant Le Farouche (1ère DT) pour un entrainement en Méditerranée orientale.

Les deux divisions s’affrontent dans un intense entrainement antisurface du 17 au 23 février avec un ravitaillement à la mer mené par l’Adour avant que les huit navires ne fassent escale à Bizerte du 24 au 27 février 1946.

Les huit navires reprennent la mer le lendemain 28 février, faisant la traversée jusqu’à Beyrouth où ils arrivent le 3 mars, l’Adour ravitaillant les contre-torpilleurs et les torpilleurs légers.

Ils effectuent ensuite un entrainement à la défense aérienne à la mer du 5 au 12 mars avant une nouvelle escale cette fois à Lattaquié et ce du 13 au 16 mars 1946.

Ce déploiement en Méditerranée orientale s’achève pour la 5ème DCT et la 1ère DT par deux exercices : un entrainement avec l’aviso colonial La Grandière du 17 au 27 mars et un entrainement anti-sous-marin avec la 17ème DSM du 29 mars au 5 avril 1946.

Après une ultime escale à Beyrouth du 6 au 10 avril 1946, les huit navires reprennent la mer, rentrant à Toulon sans escale le 17 avril en étant ravitaillés à tour de rôle par l’Adour.

Le 29 mai 1946, l’Adour quitte Toulon au sein d’un groupe occasionnel composé du porte-avions Joffre, du cuirassé Provence et des quatre torpilleurs d’escadre Mameluk Casque l’Inconstant et le Lancier.

Ils font escale à Casablanca du 4 au 7 juin avant d’arriver à Dakar le 11 juin 1946. La petite escadre va s’entrainer au large de Dakar du 13 juin au 31 juillet, L’Adour assurant le ravitaillement en mer des navires engagés dans des exercices au large de Dakar et de Rufisque.

Le 1er août 1946, la petite escadre quitte Dakar fait escale à Casablanca du 5 au 10 août, à Mers-El-Kébir du 13 au 16 août avant de rentrer à Toulon le 19 août 1946.

Du 3 octobre au 30 novembre 1946, il est échoué au bassin n°1 du Missiessy pour un nouveau grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il armé pour essais le 15 décembre, sortant pour essais officiels le 16 et le 17 décembre avant remise en condition du 19 au 30 décembre 1946.

A noter que le 11 juin 1948, il ravitaille à la mer le cuirassé Flandre et ses torpilleurs d’escorte Voltigeur et Goumier.

Le 1er septembre 1948, L’Adour quitte Toulon pour aller charger du mazout à Batoumi en mer Noire mais à l’annonce des bombardements allemands le 5 septembre, le pétrolier alors à Istanbul reçoit l’ordre de rallier Haïfa pour la même mission.

Le Lot

Le ravitailleur rapide Le Lot à pleine charge

Le ravitailleur rapide Le Lot à pleine charge

-Le Lot est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de France à Dunkerque le 7 mai 1937, lancé quasiment achevé le 19 juin 1939 et admis au service actif le 9 décembre 1939.

Il est affecté à Brest au sein du groupement de soutien de la Flotte de l’Atlantique avec à terme comme principale mission le soutien du porte-avions Painlevé qui n’était pas encore sur cale quand de l’admission au service actif de son futur .

Du 16 janvier au 1er mars 1943, le ravitailleur rapide Lot est échoué dans le bassin n°9 du Laninon succédant au cuirassé Clemenceau. Le Lot subit une remise en état complète de la coque qui est grattée, sablée et repeinte, les hélices sont changées, les turbines inspectées, les chaudières retubées…… .

Au niveau de la modernisation, il reçoit un nouveau système de ravitaillement à la mer plus efficace que celui installé d’origine. La DCA est modernisée et des radars sont embarqués pour améliorer l’efficience du navire.

Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 17 mars, sortant pour les essais officiels 18 et 19 mars puis pour remise en condition du 21 mars au 3 avril 1943.

Le 24 novembre 1944, les contre-torpilleurs Panthère Lynx et Tigre de la 3ème DCT quittent Brest en compagnie du Lot pour un entrainement de division.

Après un exercice de défense aérienne à la mer du 24 novembre au 2 décembre, le Lot ravitaille en carburant les trois contre-torpilleurs qui après une école à feux du 3 au 12 décembre, se ravitaillent à nouveau auprès du lot avant un entrainement au combat antisurface nocturne du 13 au 21 décembre 1944.

Le 3 janvier 1945, le ravitailleur rapide Lot quitte à nouveau Brest en compagnie de contre-torpilleurs mais cette fois c’est la 1ère DCT (Guépard Lion Bison) qui accompagne le sister-ship de L’Adour pour un entrainement au large de Dakar où les quatre navires arrivent le 11 janvier 1945.

L’entrainement de la 1ère DCT à lieu du 12 janvier au 15 février, la 1ère DCT et le Lot quittant Dakar le 16 février et rentrant à Brest le 23 février 1945.

Du  24 janvier au 8 mars 1946, le Lot est échoué au bassin n°8 du Laninon pour un nouveau grand carénage qui se limite à une remise en état  générale (coque, appareil propulsif, appareil évaporatoire, locaux-vie et locaux opérationnels).

Après des travaux complémentaires à quai, le ravitailleur rapide est armé pour essais le 24 mars, effectuant ses essais réglementaires les 25 et 26 mars puis sa remise en condition du 28 mars au 8 avril 1946.

Le 25 avril 1948, le ravitailleur rapide Lot quitte Brest en compagnie du porte-avions Painlevé, des cuirassés Lorraine et Gascogne accompagnés des torpilleurs d’escadre Arquebuse Cimeterre Intrépide Téméraire Durandal et Dague et des sous-marins Ile de Ré et Ile d’Yeux.

La petite escadre baptisée Force P fait escale quelques heures à Dunkerque le 28 avril où elle retrouve le croiseur léger antiaérien Waldeck-Rousseau. La force P au complet rallie Rosyth le 3 mai, retrouvant le cuirassé Howe (classe King George V), le porte-avions Victorious (classe Illustrious), six destroyers, quatre sous-marins et deux pétroliers.

L’exercice commence le 5 mai par un exercice de défense aérienne à la mer suivit le lendemain par un exercice anti-sous-marin, l’escadre combinée étant attaquée par les deux sous-marins français qui jouent tellement bien le jeu qu’ils entrent en collision le 6 mai au soir, devant rentrer en urgence à Rosyth pour réparations, laissant les seuls sous-marins britanniques attaquer les navires des deux marines.

Le 7 mai, les navires français et anglais simulent des raids amphibies contre la base de Rosyth, le porte-avions Victorious lançant ses bombardiers en piqué Dauntless contre la base pendant que les deux cuirassés simulent des bombardements contre la terre avant de mettre à l’eau leurs compagnies de débarquement.

Le porte-avions Painlevé lui essaye de perturber les raids en protégeant la base britannique, utilisant ses chasseurs mais également ses bombardiers et ses éclaireurs comme chasseurs improvisés. Le lendemain, les rôles changent entre les deux porte-avions.

Le 9 mai, le Coastal et le Bomber Command mettent à rude épreuve les canonniers antiaériens français et anglais lors d’un nouvel exercice de défense aérienne à la mer où le Waldeck Rousseau montre l’utilité d’un croiseur léger dédié à la défense antiaérienne, confirmant les observations faites par les britanniques avec les Dido/Bellona.

Le 10 mai, l’exercice se termine par un affrontement entre l’escadre britannique défendant les côtes et l’escadre française tentant de forcer le passage en direction du sud.

Le 11 mai 1948, la princesse Elisabeth âgée de 22 ans visite le cuirassé Gascogne et le porte-avions Painlevé au nom de son père George VI retenu à Londres pour d’autres impératifs. L’héritière du trône d’Angleterre effectue son discours en français, langue qu’elle maitrise parfaitement. Elle est accompagnée de son mari, le Prince Philippe, Duc d’Edimbourg. L’escadre française reprend la mer pour rentrer à Brest moins le Waldeck Rousseau qui s’arrête à Dunkerque le 14 mai. Les autres navires rentrent à Brest le 16 mai 1948.

Durant cet exercice, le Lot et ses deux compères britanniques ont ravitaillé à couple et en route les navires français et anglais. Des tests de transfert de charges solides ont également lieu mais ils ne sont pas concluant, la marine nationale préférant le transfert de charges solides à flot sur rade.

Le 5 septembre 1948, le Lot était à quai à Brest, chargeant ses soutes à carburant et à matériel, activité accélérée pour permettre au ravitailleur rapide d’appareiller le plus vite possible.

Le Tarn

Le ravitailleur rapide Le Tarn

Le ravitailleur rapide Le Tarn

-Le Tarn est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de France (ACF) à Dunkerque le 5 octobre 1937 lancé le 10 septembre 1939 et admis au service actif le 9 avril 1940 à Cherbourg, son port d’armement.

Le Tarn quitte Cherbourg le 11 avril 1940, charge du mazout, du gazole et des charges solides à Brest les 12 et 13 avril avant de rallier Mers-El-Kébir le 20 avril 1940 à l’aube. Il intègre en septembre 1940 la 4ème Escadre.

Le 3 mai 1943, il quitte Mers-El-Kébir pour rallier Bizerte le 5 mai 1943. Du  7 mai au 6 juillet 1943, il est échoué au bassin n°2 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour son premier grand carénage.

Le Tarn subit une remise en état complète de la coque qui est grattée, sablée et repeinte, les hélices sont changées, les turbines inspectées, les chaudières retubées…… .

Au niveau de la modernisation, il reçoit un nouveau système de ravitaillement à la mer plus efficace que celui installé d’origine. La DCA est modernisée et des radars sont embarqués pour améliorer l’efficience du navire.

Armé pour essais le 21 juillet, il sort pour ses essais à la mer les 22 et 23 juillet puis pour remise en condition du 25 juillet au 4 août 1943. Il quitte Bizerte le 6 août et rentre à Mers-El-Kébir le 9 août au matin.

Comme ses compères de classe L’Adour, le Tarn soutient les manoeuvres de la 4ème Escadre, sert de transport pétrolier notamment entre les dépôts de Mers-El-Kébir et de Bizerte mais également de navire-école au profit des réservistes de la région.

Du 10 mai au 30 juin 1946, il est échoué sur le dock-flottant de Mers-El-Kébir pour un nouveau grand carénage.

Après des travaux complémentaires à flot, le Tarn est armé pour essais le 17 juillet 1946, sortant pour ses essais réglementaires les 18 et 19 juillet puis pour sa remise en condition du 21 juillet au 2 août 1946.

Le 7 septembre 1946, le Tarn appareille de Mers-El-Kébir en compagnie des croiseurs légers Latouche-Treville et Gambetta (8ème DC) et des contre-torpilleurs Vauban Valmy Verdun (4ème DCT) pour une série d’exercices de combat antisurface du 7 au 17 septembre avant que le Tarn ne ravitaille les cinq navires en mazout, le ravitailleur rapide fait office d’observateur/arbitre.

Après une escale à Tunis du 18 au 22 septembre, la 8ème DC et la 4ème DCT retrouvent au large de Bizerte la 7ème DCT ( Vauquelin Tartu et Chevalier Paul) pour une nouvelle phase d’exercices.

Tout commence par un exercice de défense aérienne à la mer, les différents navires étant du 23 au 30 septembre attaqués soit en escadres soit individuellement par des avions de l’aéronavale et de l’armée de l’air.

Après un ravitaillement à Bizerte les 1er et 2 octobre, les contre-torpilleurs ressortent pour tenter d’intercepter le Tarn et les deux croiseurs légers qui simulent un raider tentant de passer du bassin occidental au bassin oriental de la Méditerranée.

Cet exercice qui à lieu du 3 au 15 octobre est suivit par un exercice de combat antisurface, le Latouche-Tréville prenant la tête de la 7ème DCT et le Gambetta celui de la 4ème DCT et ce du 17 au 27 octobre.

Après une dernière escale à Bizerte du 28 octobre au 3 novembre, la 8ème DC, la 4ème DCT et le Tarn quittent la Tunisie pour rentrer en Algérie arrivant à Mers-El-Kébir le 6 novembre 1946.

Le 28 novembre 1947, Le Tarn ravitaille successivement à la mer les trois contre-torpilleurs Magon Dunois La Hire de la 4ème DCT engagés dans un entrainement de division. Il les ravitaille de nouveau le 5 décembre 1947. Les 11 et 26 mai 1948, il ravitaille à nouveau cette division engagée dans un nouvel entrainement de division.

Le 12 mai 1948, le Tarn appareille de Mers-El-Kébir en compagnie du porte-avions Commandant Teste, du cuirassé Bretagne et du croiseur de bataille Strasbourg plus les six torpilleurs d’escadre escortant ces navires en l’occurence les torpilleurs d’escadre L’Eveillé L’Alerte (protecteurs du Bretagne), Lansquenet Fleuret (protecteurs du Strasbourg) Hussard et Spahi (protecteurs du Commandant Teste) auxquels se joignent venus de Bizerte, les contre-torpilleurs Mogador Volta Hoche (11ème DCT) et le pétrolier Mékong pour une série d’exercices du 15 mai au 20 juin 1948.

Le programme était chargé pour ne pas dire copieux avec un exercice de défense aérienne à la mer d’une force navale, la lutte ASM, le raid antisurface au cours duquel le Strasbourg et le Commandant Teste attaquèrent les contre-torpilleurs au canon et avec l’aviation embarqué avant que les contre-torpilleurs et les torpilleurs d’escadre ne tentent d’attaquer les deux gros (Strasbourg et Bretagne).

La force navale occasionnelle exécuta également des tirs contre la terre sur des ilots inhabités du territoire tunisien pour simuler un assaut amphibie.

Tout se termina par un exercice d’escorte de convois composé de deux pétroliers et de deux cargos escortés par les trois contre-torpilleurs et un torpilleur à l’arrière; le porte-avions, le cuirassé et le croiseur de bataille plus les trois torpilleurs restant formant un groupe de couverture. Le convoi est ainsi attaqué par des sous-marins et des avions basés à terre.

La force navale rentre à Bizerte le 21 juin et si les contre-torpilleurs et le Mékong restent en Tunisie puisque Bizerte est leur port d’attache, le croiseur de bataille, le cuirassé, le porte-avions et les six torpilleurs d’escadre plus le Tarn rentrent à Mers-El-Kebir le 28 juin 1948.

Le Tarn est en entretien à flot du 1er au 27 juillet 1948, sortant pour essais du 28 au 30 juillet  puis pour remise en condition du 1er au 12 août 1948.

Le 5 septembre 1948, il est à quai à Mers-El-Kébir se tenait prêt à appareiller pour soutenir les cuirassés, les croiseurs et le porte-avions de la 4ème Escadre.