19-Marine marchande (21)

Messageries Maritimes

En septembre 1948, la compagnie dispose des navires suivants :

-Cargo Anadyr (1930) 5278 TJB Colombo

-Cargo Espérance (1923) 5072 TJB Stationnaire à Madagascar

-Cargo Honfleur  (ex-Makena EUA) (1919) 2729TJB (appartient au gouvernement français) Boston

-Cargo Lieutenant de La Tour (1917) 5700  TJB Stationnaire à Madagascar

-Cargo Saint André (ex-allemand Santa Fe) (1921) 4267 TJB (appartient au gouvernement français).
Nantes

-Cargo Si Kiang (1914) 7014 TJB Haïphong. Pourrait servir à transporter en métropole des troupes d’Indochine ou servir en Indochine.

-Cargo Sphinx (1914) 11375 TJB Réquisitionné à Marseille pour servir de navire-hôpital comme lors du premier conflit mondial.

-Cargo Yalou (1914) 8564 TJB Saïgon

-Cargo Yang Tsé (1915) 8150 TJB Saïgon

-Paquebot André Lebon (1931) 13681 TJB Saïgon

-Paquebot Aramis (1932) 17536 TJB Marseille

-Paquebot Athos II (1925) 15276 TJB Saïgon. Doit rallier la métropole en croiseur auxiliaire avec deux bataillons de recrutement local

-Paquebot Bernardin de Saint Pierre (1926) 10086 TJB Aden

-Paquebot Champollion (1924) 12546 TJB Beyrouth

-Paquebot Chantilly (1923) 9986 TJB Haïphong

-Paquebot Chenonceaux (1922) 14825 TJB Marseille

-Paquebot Compiègne (1923) 9986 TJB Port Louis (Ile Maurice)

-Paquebot D’Artagnan (1924) 15105 TJB Marseille

-Paquebot Eridan (1928) 9928 TJB Panama (Atlantique)

-Paquebot Explorateur Grandidier (1924) 10268 TJB Brest

-Paquebot Felix Roussel (1930) 17803 TJB Yokosuka

-Paquebot Général Metzinger (1906) 9312 TJB Constanza

-Paquebot Jean Laborde (1930)11591 TJB Shanghaï

-Paquebot Khaï Dinh (1914) 5110 TJB Stationnaire en Indochine. Le 12 août est à Haïphong

-Paquebot Leconte de Lisle (1922) 9877 TJB Maputo

-Paquebot Maréchal Gallieni (1912) 1559 TJB Diego Suarez. Doit être transformé en croiseur auxiliaire à l’aide de canons stockés sur la grande île.

Paquebot Maréchal Joffre (1933)

Paquebot Maréchal Joffre (1933)

-Paquebot Maréchal Joffre (1933) 11732 TJB Hong Kong

-Paquebot Maréchal Pétain (1943) 18000 tonnes Marseille

-Paquebot Mariette Pacha (1925) 12239 TJB Oran

-Paquebot Patria (1913) 11883 TJB A la mer entre Beyrouth et Oran

-Paquebot Polynésien (1930) 1422 TJB Nouméa

-Paquebot President Doumer (1933) 11898 TJB Haïphong

-Paquebot Providence (1915) 11596 TJB A la mer dans l’Océan Indien. A son arrivée à Saïgon, doit être transformé en croiseur auxiliaire/transport de troupes

-Paquebot Théophile Gautier (1927) 8194 TJB Le Pirée

-Paquebot Ville d’Amiens (1924) 7142 TJB Nouméa

-Paquebot Ville de Strasbourg (1920) 7138 TJB Madagascar

-Paquebot Ville de Verdun (1921) 7007 TJB Panama

-Paquebot mixte Sagittaire (1929) 7706 TJB Nouméa. Doit normalement transporter au Levant, un bataillon de tirailleurs du Pacifique pour renforcer nos positions dans cette région.

-Cargo type Commission Commandant Dorise (1944) 6500 TJB Sydney

-Cargo type Commission Commissaire Ramel (194() 6500 TJB Auckland

-Cargo type Commission Lieutenant Saint Loubert Bié (1946) 6500 TJB Bône

-Cargo type Commission Min (1948) 6500 TJB Tunis

-Paquebot Pierre Loti  (1946) 18000 tonnes Entre Sydney et Nouméa

-Paquebot Douanier Rousseau (1948) 18000 tonnes Djibouti

SAGA (Société Anonyme de Gérance et d’Armement)

La Société Anonyme de Gérance et d’Armement à été créée en 1919 par la banque Rotschild pour assurer la gérance des navires appartenant à l’état français mais également des compagnies possédée par la banque comme la Compagnie des Chemins de Fer du Nord. En septembre 1948, la SAGA dispose des navires suivants :

-Cargo André Moyrand (1927) 2471 TJB Rotterdam

-Cargo Cap Blanc (1932) 3317 TJB Entre Dunkerque et Aberdeen

-Cargo Cap Cantin (1933) 3317 TJB (sister-ship du Cap Blanc) Aberdeen

-Cargo Cap Cap El Hank (1920) 2307 TJB Anvers

-Cargo Cap Guir (1927) 1536 TJB Bordeaux

-Cargo Cap Hadid (1938) 1700 TJB Bordeaux

-Cargo Cap Sim (1929) 2209 TJB La Pallice

-Cargo Cap Tafelnch (1920) 2209 TJB Dunkerque

-Cargo Paul Emile Javary (1926) 2471 TJB En mer entre Anvers et Le Havre

-Citerne à vins Sahel (1938) 2550 TJB Décharge du vin algérien à Alger

-Paquebot transmanche Côte d’Argent (1932) 3047 TJB Folkestone

-Paquebot transmanche Côte d’Azur (1930) 3047 TJB  Calais

-Cargo type Commission Le Havrais (1945) 6500 TJB Dunkerque

-Cargo type Commission Le Caennais (1945) 6500 TJB Rouen

Société S.A Le Nickel

Cette compagnie chargée du transport du nickel de Nouvelle Calédonie dispose en septembre 1948 de la flotte suivante :

-Cargo Cagou (1930) 2795 TJB Nouméa

-Cargo Capitaine Illiaquer (1922) 2138 TJB Sydney

-Cargo Cap Tarifa (1930) 2177 TJB Nouméa

-Cargo Notou (1932) 2489 TJB Newcastle (Australie)

-Cargo Orne (1919) 2139 TJB Sydney

Société Auxiliaire de Transport

La Société Auxiliaire de Transport dispose en septembre 1948 des navires suivants :

-Pétrolier Général Gassouin (1926) 5011 TJB Le Havre

-Pétrolier caboteur Léon Martin (1936) 1951 TJB Donges

-Pétrolier Marguerite Finaly (1933) 12309 TJB Charge du pétrole brut à Batoumi pour le débarquer à Port de Bouc

-Pétrolier caboteur Pétrophalt (1930) 2633 TJB Le Verdon

-Pétrolier caboteur Stanasfalt (1929) 2468 TJB Arzew

SNCF

La Société Nationale des Chemins de Fer Français (SNCF) créée par le Front populaire en 1938 dispose en août 1948 des navires suivants :

-Paquebot transmanche Londres  (1941) 2384 TJB Dieppe

-Paquebot transmanche Newhaven (1911) 1888 TJB Southampton

-Paquebot transmanche Rouen (1912) 1882 TJB Le Havre

-Paquebot transmanche Versailles (1919) 2156 TJB Newhaven

-caboteur Rennes II (1947) 1000 TJB Dieppe

-caboteur Bordeaux II  (1948) 1000 TJB Cherbourg

-caboteur Brest II (achèvement à flot)

Société Cherbourgeoise de Cabotage

La SCC dispose en août 1948 de la flotte suivante :

-Caboteur Carentan (1930) 145 TJB Lorient

-Caboteur Renée Marguerite (1932) 3713 TJB Rouen

-Transbordeur Ingénieur Cachin (1923) 1309 TJB Cherbourg

-Transbordeur Ingénieur Minard (1911) 1273 TJB Cherbourg

-Transbordeur Ingénieur Reibell (1911) 675 TJB  Cherbourg

Société Française des Pétroles Shell

-Pétrolier Alberta (1938) 3357 TJB Martigues

-Pétrolier-caboteur Mexphalte (1928) 2578 TJB Haïfa

-Pétrolier-caboteur Shellspra (1923) 2161 TJB Arzew

-Pétrolier-caboteur Spramex (1928) 2560 TJB Donges

-Pétrolier-caboteur Caucase (1946) 1500 TJB Le Verdon

-Pétrolier-caboteur Oural (1947) 1500 TJB Batoumi

Société Française de Transports Pétroliers (SFTP)

La Société Française de Transports Pétroliers dispose en août 1948 des navires suivants :

-Pétrolier Phenix (1920) 2633 TJB (appartient à la société Courtage et Transport) Constanza

-Pétrolier Vendée (1928) 9153 TJB (appartient au gouvernement français) Corpus Christi

-Pétrolier Limousin (1930) 7619 TJB (appartient au gouvernement français) En mer dans l’Atlantique avec du pétrole brut vénézuélien

-Pétrolier Brumaire (1930) 7638 TJB Donges

-Pétrolier Dauphiné (1930) 9176 TJB Curaçao

-Pétrolier Touraine (1934) 6589 TJB Bâton Rouge, charge du brut à livrer à Marseille

-Pétrolier Franche Comté (1936) 9314 TJB En mer au large du Pirée avec du brut caucasien chargé à Batoumi pour la raffinerie de l’Etang de Berre

-Pétrolier Roussillon (1936) 9386 TJB Baton-Rouge

-Pétrolier Saintonge (1936) 9386 TJB En mer dans le Golfe du Mexique pour charger du brut mexicain

-Pétrolier Languedoc (1937) 9512 TJB Toulon

-Pétrolier Lorraine (1937) 9512 TJB Brest

-Pétrolier Bourgogne (1937) 9357 TJB Arzew

-Pétrolier Champagne (1938) 9946 TJB En mer dans l’Océan Indien, doit recompléter les stocks de Cam Ranh avec du mazout et du gazole

-Pétrolier Picardie (1945) 7500 TJB Marseille

-Pétrolier Provence (1946) 7500 TJB Arzew

-Pétrolier Gironde (1948) 7500 TJB Casablanca

19-Marine Marchande (6)

B-La Commission Nationale Maritime, une Maritime Commission à la française

Mieux coordonner les efforts

Durant la guerre de Pologne, la Direction du Transport Militaire (D.T.M) assurait la gestion des navires réquisitionnés soit une grande partie de la flotte marchande française. Au cours de ces réquisitions (qui pour les dernières se sont achevées en septembre 1940), la D.T.M à déploré la vétusté de la flotte et son hétérogénéité ce qui pénalisait l’effort de guerre.

En cas de nouveau conflit, la marine souhaite disposer de navires réquisitionnés plus modernes et surtout moins hétérogènes pour faciliter son utilisation sur la durée. Un minimum de coordination est donc nécessaire.

Le 12 juin 1942 est créée la Commission Nationale Maritime (CNM), pendant français de la Maritime Commission américaine. La CNM doit plancher sur de nouveaux types de cargos et de pétroliers, d’anticiper les modifications à effectuer pour le temps de guerre et secondairement de répondre aux craintes de certains armateurs de voir la CNM devenir le seul et unique armateur de France.

Cette CNM ne va pas chômer et dès le mois de septembre peut présenter plusieurs modèles de navires de fret et de petits paquebots utilisables pour le transport de troupes. Ces navires vont ensuite être commandés auprès de chantiers français mais également américains et canadiens en dépit des problèmes de conversion entre le système impérial et le système métrique.

Si la CNM finance une partie de ces navires qui sont ensuite affrétés par un armateur au nom du gouvernement français, les armateurs vont renouveler au passage leur flotte, bénéficiant en commandant ces modèles de primes et d’aides diverses qui vont indirectement les chantiers français bien qu’elles aident également des chantiers étrangers.

Les navires «CNM»

Pétroliers

A l’origine, il était prévu que les pétroliers de la marine nationale participent au ravitaillement du pays en pétrole mais très occupés avec le ravitaillement des navires de guerre et la réalimentation des dépôts militaires, ils doivent être remplacés par des pétroliers civils. Voilà pourquoi la priorité est donné au dévellopement d’un pétrolier moderne.

A l’aide d’un bureau d’étude de Marseille, la CNM dessine un navire élégant à deux chateaux de 130m de long et de 7500 TJB. Propulsé soit par diesel soit par une turbine à engrenages, ils peuvent atteindre la vitesse de 15 noeuds.

La CNM finance directement six navires qui seront gérés par la Société Française de Transports Pétroliers (SFTP) et par la Compagnie Navale des Pétroles à raison de trois chacun. Ces six navires ainsi que cinq autres pétroliers type PC (Pétrolier de la Commission) financés partiellement par la CNM sont construits en France, en Belgique, au Canada.

Un modèle de pétrolier caboteur baptisé PPC (Petit Pétrolier de la Commission) inspiré des pétroliers-caboteurs de la marine nationale est également mis au point soit des navires de 1500 tonnes de port en lourd.

Huit pétroliers financés partiellement par la CNM sont construits par des chantiers français pour des armateurs français : trois pour l’Association pétrolière,trois pour la Compagnie Africaine de Navigation et deux pour la Société Française des Pétroles Shell.

Cargos

Pour renouveler les navires de charge, la CNM va dessiner un cargo facile à construire, propulsé soit par une propulsion diesel ou par une propulsion vapeur avec  une seule hélice. Les superstructures parquées à l’arrière sont réduites au strict minimum, un seul mat de charge est installé entre les deux cales.

D’une capacité de 6500 tonnes de jauge brute, longs de 130m, ils vont être commandés à treize exemplaires financés totalement par la CNM qui va les laisser en affrètement aux Messageries Maritimes (4), à la Compagnie Nantaise des Chargeurs de l’Ouest (2), à la Compagnie Paquet (2) à la Compagnie Havraise Peninsulaire de navigation (2) et à la Compagnie des Bateaux à Vapeurs du Nord (3).

54 autres navires vont être commandés et financés partiellement par la CNM, navires construits en France, au Canada et aux Etats Unis. Quatre sont commandés pour les Affréteurs maritimes indochinois, quatre par le Groupe Louis Dreyfus, deux pour l’armement Maurel et Prom, six par l’armement Schiaffino, deux par l’armement Scotto-Ambrosino-Puglièse, quatre par la compagnie Charles Le Borgne, deux par la compagnie nouvelle de navigation Busck, six par les Chargeurs Réunis, deux par les Affréteurs Français, deux par la Compagnie Fabre, six par la Compagnie Générale Transatlantique, deux par la compagnie Paquet, six par la compagnie Worms et huit par la compagnie Delmas-Vieljeux,