Etats-Unis (36) croiseurs légers (4)

Croiseurs légers classe Atlanta

USS Atlanta (CL-51) 2

Avant-propos

L’apparition du torpilleur semble marquer le triomphe de David sur Goliath, le petit pouvant triompher du grand, du puissant. Cela posa des problèmes de commandement et de coordination à une époque où les transmissions étaient largement perfectibles.

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Etats-Unis (35) croiseurs légers (3)

Croiseurs légers classe Brooklyn

USS Brooklyn 2

USS Brooklyn

Avant propos

Le traité de Washington (1922) avait stoppé la course aux armements entre Washington et Tokyo mais n’avait pas éteint la rivalité entre américains et japonais qui considéraient le Pacifique comme leur zone d’influence naturelle.

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Etats-Unis (32) croiseurs lourds (5)

USS Los Angeles (CA-79)

USS Saint Paul (CA-73) 1949-54 copie à détruire

-Le USS Los Angeles (CA-79) est mis sur cale au Brooklyn Navy Yard le 24 mars 1946 lancé le 14 septembre 1947 et commissionné le 30 janvier 1949.

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Etats-Unis (22) porte-avions (3)

Porte-avions classe Yorktown

USS Yorktown (CV-5) Hampton Roads 301037

Avant-propos

Architecte naval dans une période de respect des traités n’était pas une sinécure. Il fallait obtenir des navires performants en jonglant entre la vitesse, l’armement, la protection. A cela s’ajoute le fait que le porte-avions était un concept encore neuf aux possibilités inconnues ce qui entraîna des configurations pour le moins surprenantes comme deux voir trois ponts d’envol superposés.

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14-Navires légers (29) canonnières fluviales (1)

I-Canonnières fluviales

Etre présents sur les fleuves

La présence de grands fleuves dans les colonies françaises poussa la marine à se dôter de navires adaptés appelés canonnières. En réalité une seule région vit la France s’en dôter avant guerre de Pologne : le sud-est asiatique pour appuyer l’action de la France en Indochine et en Chine en particulier à Shanghai où se trouvait une légation française. Un total de cinq classes de navires furent construites et mises en service entre 1909 et 1934.

Le programme naval de mai 1941 décida de construire de nouvelles canonnières à la fois pour renouveler les moyens des FNEO mais également pour renforcer nos positions sur le Rhin avec la création d’une nouvelle Flottille du Rhin nettement plus musclée que ces prédecesseurs.

La Doudart de Lagree

La canonnière Doudart de Lagree

La canonnière Doudart de Lagree

Officiellement désignée «chaloupe canonnière» , le Doudart de Lagree à été construite aux Ateliers et Chantiers de Bretagne à Nantes pour servir en Chine à Shanghaï. Elle à été mise en service en 1909 et désarmée en 1941 avant d’être cédée aux chinois.

Son sort final est inconnu. Elle est encore signalée sur le Yangtsé-Kiang en 1945 mais semble avoir disparu après cette date.

Ce navire de 243 tonneaux propulsée par une machine à triple expansion de 800ch était armée d’un canon de 75mm modèle 1897 et de 4 canons de 37mm

La Balny

La canonnière fluviale Balny

La canonnière fluviale Balny

Comme son prédécesseur, le Balny est désignée «chaloupe canonnière» et destinée à la Chine et à la flottille du Yang Tsé Kiang.
Sa construction est perturbée par la guerre puisque lancée en juin 1914, elle est aussitôt désarmée pour que ses moteurs servent à armer des patrouilleurs sur le Rhin.
Elle est reconstruite en 1921 et admise au service actif en Chine en 1923 et y servit jusqu’en 1943 date à laquelle la France décide de se retirer de Chine. Laissé à l’abandon à Shanghai, elle est coulée par un bombardement japonais en 1945.

Déplacement :  183 tonneaux
Dimensions :  longueur 54.40m largeur 7m tirant d’eau 1.40m

Propulsion :  deux machines alternatives développant une puissance totale de 900ch et entrainant 2 hélices sous tunnel.

Performances :  vitesse maximale 14 noeuds

Armement :  Un canon de 75mm modèle 1897, 2 mitrailleuses de 13.2mm et 2 mortiers

Equipage :  4 officiers et 55 hommes

Canonnières fluviales classe Argus

Après la première guerre mondiale, soucieuse de renforcer son emprise sur le sud de l’Indochine, la marine française décida de construire deux nouvelles canonnières pour patrouiller sur le Mékong.
Ces navires baptisés Argus et Vigilante furent construites à l’Arsenal de Toulon mises sur cale en 1921 lancés en 1922 et transportés en Indochine en pontée sur un cargo où elles sont mises en service en 1923.

Elles vont y servir jusqu’en 1945 date à laquelle elles sont désarmées en raison de moteurs épuisés. Ils seront remplacés par des unités construites à l’arsenal d’Indochine à Saïgon.

Déplacement :  standard 218 tonnes pleine charge 260 tonnes

Dimensions :  longueur 54m largeur 6m tirant d’eau 0.90m

Propulsion :  deux moteurs diesels de 1000ch et entrainant deux hélices

Performances :  vitesse maximale 14 noeuds

Armement :  deux canons de 75mm deux canons de 37mm et deux mitrailleuses de 8mm

Equipage : 50 hommes

Canonnières fluviales classe My-Tho

La canonnière fluviale My-Tho

La canonnière fluviale My-Tho

Les canonnières My-Tho et Tourane étaient semblables aux précédentes mais de taille  plus modeste mais spécialement conçues pour appuyer des troupes dans des missions de contre-guerilla et de présence. Ces navires sont construites en 1933 et 1936 à l’arsenal d’Indochine et encore en service en 1948.
Déplacement :  standard 95 tonnes pleine charge 110 tonnes
Dimensions :  longueur 40m large 8m tirant d’eau 0.80m

Propulsion :  deux moteurs diesels de 800ch et entrainant deux hélices

Performances :  vitesse maximale 13 noeuds

Armement :  un canon de 75mm un canon de 47mm 2 mitrailleuses de 8mm et un mortier

Equipage : 36 hommes

Le Francis Garnier

La canonnière Francis Garnier

La canonnière Francis Garnier

Ce dernier navire construit aux Chantiers Navals de France de Caen (mis sur cale en 1926 et lancée le 7 décembre 1927) fût affecté dès sa mise en service en 1930 à la flottille du Yangtsé Kiang. Ce navire assura la défense des intérêts français en Chine jusqu’en 1943 date du retrait français du pays.
La canonnière encore en relatif bon état fût désormais basée à Saïgon pour des patrouilles sur le Mékong et était toujours en service en septembre 1948

Déplacement : standard 640 tonnes pleine charge 690 tonnes

Dimensions : longueur 50m largeur 8m tirant d’eau 1m

Propulsion :  deux moteurs diesels de 1500ch entrainant deux hélices

Performances :  vitesse maximale 15 noeuds

Armement : (origine) deux canons de 100mm un canon de 75mm deux canons de 37mm et 4 mitrailleuses de 8mm (septembre 1948) deux canons de 100mm, un canon de 75mm, quatre canons de 37mm modèle 1941 et quatre mitrailleuses de 8mm

Equipage :  59 hommes

14-Navires légers (4) avisos coloniaux classe Bougainville (3)

Le Savorgnan de Brazza

L'aviso-colonial Savorgnan de Brazza

L’aviso-colonial Savorgnan de Brazza

-Le Savorgnan de Brazza est mis sur cale  aux Chantiers Maritimes du Sud Ouest de Bordeaux  le   6 décembre 1929 lancé le 18 juin 1931 et admis au service actif le 21 février 1933.

A son admission au service actif, il est affecté aux FNEO et plus précisément à Shanghai et ce jusqu’en novembre 1935 quand il est affecté dans le Pacifique avec Nouméa comme port d’attache et ce jusqu’en octobre 1936 quand il retrouve Shanghai et les FNEO.

Il reste déployé en Indochine jusqu’en septembre 1939 quand il reçoit l’ordre de rallier la métropole pour des travaux. Les travaux terminés, il est redéployé en septembre 1940 à Djibouti au sein des Forces Navales d’Afrique Equatoriale Françaises (FNAEF).

Comme ses autres sister-ships, le Savorgnan de Brazza va assurer des missions de surveillance et de souveraineté de la Côte Française des Somalis (CFS) aujourd’hui connue sous le nom de République de Djibouti. Cette mission est d’autant plus sensible que Djibouti est menacé au nord et à l’est par l’Érythrée et l’Éthiopie deux colonies italiennes.

Il va aussi effectuer de nombreux exercices seul ou avec des navires venus de métropole et de passage dans l’Océan Indien comme du 9 au 13 décembre 1940 quand le croiseur-école Jeanne d’Arc manoeuvre avec l’aviso-colonial au cours de sa croisière école.

Le 7 janvier 1941, il quitte Djibouti pour rallier Diego-Suarez afin de subir un grand carénage. Il arrive à Madagascar le 12 janvier et est échoué dans le bassin n°1 du 14 janvier au 24 mars 1941 pour une remise en état complète mais sans réelle modernisation de leurs capacités militaires.

Armé pour essais le 7 avril 1941, il sort pour ses essais réglementaires du 8 au 10 avril puis pour sa remise en condition du 12 au 22 avril, ralliant Djibouti le 28 avril 1941, reprenant peu après sa mission de présence et de souveraineté.

Le 11 avril 1942, les contre-torpilleurs Vauquelin Tartu et Chevalier Paul arrivent à Djibouti pour un entrainement de division dans l’Océan Indien. La 7ème DCT effectue un entrainement commun avec le Savorgnan de Brazza du 20 au 30 avril, les quatre navires après un ravitaillement à Aden du 1er au 3 mai, rallient Diego-Suarez le 6 mai 1942.

L’aviso colonial et les contre-torpilleurs vont ensuite manoeuvrer avec l’aviso colonial D’Entrecasteaux stationné à Diego-Suarez du 8 au 17 mai, les cinq navires faisant ensuite escale à La Réunion du 18 au 22 mai.

Le 23 mai, les cinq navires effectuent une spectaculaire école à feux au large de Port des Galets (imaginez le tir simultané de 21 canons de 138mm !) avant de se séparer, le D’Entrecasteaux ralliant Diego-Suarez pendant que la 7ème DCT et le Savorgnan de Brazza rentrent à Djibouti le 30 mai 1942.

Du 23 décembre 1943 au 2 janvier 1944, le Savorgnan de Brazza s’entraine en compagnie du croiseur léger Lamotte-Picquet.

Le Savorgnan de Brazza quitte Djibouti le 15 janvier 1944 pour entrainement dans l’Océan Indien en compagnie du Lamotte-Picquet. Du 18 au 24 janvier, les deux navires se pourchassent, simulant à tour de rôle un navire corsaire et son poursuivant.

Après une escale à Mahé (Seychelles) du 26 au 31 janvier, les deux navires s’entrainent à l’escorte de convois _le Savorgnan de Brazza simulant un cargo rapide transportant un chargement précieux_ du 1er au 8 février avant une escale à Diego-Suarez du 9 au 12 février 1944.

Le 13 février 1944, le Savorgnan de Brazza reprend la mer en compagnie du Lamotte-Picquet et le D’Entrecasteaux pour une phase d’entrainement intensive. Cela commence par un exercice de bombardement littoral du 14 au 19 février suivit d’un ravitaillement à Diego-Suarez avant un entrainement au combat de nuit du 21 au 28 février.

Après un nouveau ravitaillement à Diego-Suarez, le Savorgnan de Brazza et le D’Entrecasteaux embarquent chacun 120 hommes pour une opération amphibie à La Réunion. Le Lamotte-Picquet se charge de neutraliser les défenses côtières de Port-des-Galets le 3 mars avant que les deux aviso ne forcent l’entrée du port pour débarquer ses troupes et reprendre l’île.

Les trois navires patrouillent ensuite autour de l’île de la Réunion pour soutenir la reconquête menée par les 240 fantassins coloniaux en simulant des tirs contre la terre jusqu’au 9 mars 1944. Après une école à feu en mer les 10 et 11 mars, les trois navires font escale à Port-des-Galets du 12 au 16 mars 1944 avant de se séparer, le D’Entrecasteaux rentre à Diego-Suarez alors que le Lamotte-Picquet et le Savorgnan de Brazza rentrent à Djibouti le 20 mars 1944.

A noter que le 30 janvier 1944, le patrouilleur La Melpomène arrive à Djibouti pour relayer l’action de l’aviso-colonial.

Du 8 au 18 juin, le Savorgnan de Brazza s’entraine avec le croiseur léger Lamotte-Picquet, arrivant ce dernier jour à Aden. Le jour même de leur arrivée, des émeutes éclatent dans cette ville.

Les commandants des deux navires français proposent l’intervention de leurs compagnies de débarquement. Cette aide précieuse est acceptée par les autorités locales et 98 soldats français participent à la répression des émeutes non pas directement mais en sécurisant certains lieux sensibles, libérant ainsi des troupes britanniques.

Les deux navires français repartent le 24 juin 1944 pour un nouvel exercice commun en mer d’Oman jusqu’au 5 juillet avant de faire escale jusqu’au 8 juillet à Mascate avant de rentrer à Djibouti le 13 juillet, les compagnies de débarquement des deux navires paradant en ville le lendemain pour la fête nationale.

Le 20 juillet 1944, le Savorgnan de Brazza quitte Djibouti pour rallier Diego-Suarez le 22 afin de subir un nouveau grand carénage qui allie remise en état et modernisation.

Il est échoué au bassin du 25 juillet au 5 septembre 1944, perdant ses installations d’hydraviation et recevant une nouvelle DCA avec quatre canons de 37mm et six canons de 25mm en affûts doubles. Armé pour essais le 20 septembre, il sort pour essais du 21 au 23 septembre et pour remise en condition du 25 septembre au 8 octobre date de son retour à Djibouti

Le 29 mars, le cuirassé Clemenceau, les torpilleurs d’escadre Rapière et Hallebarde et le croiseur lourd Colbert arrivent à Djibouti pour participer à une série d’exercices en compagnie du croiseur lourd Tourville et du Savorgnan de Brazza.

Reprenant peu après la mer, la petite escadre est à Aden du 2 au 4 avril avant de rallier Diego-Suarez le 7 avril 1946. L’aviso-colonial reste à Diego-Suarez jusqu’au 17 avril suite à différentes avaries et rentre directement à Djibouti le 25 avril 1946.

Du 28 novembre au 4 décembre 1946, le Savorgnan de Brazza s’entraine avec le croiseur léger Primauguet remplaçant du Lamotte Picquet, désarmé après l’avarie de trop .

Le 30 août 1947, le Savorgnan de Brazza quitte Djibouti pour un nouveau grand carénage à Diego-Suarez. Arrivé à Madagascar le 5 septembre , il est échoué au bassin du 7 septembre au 21 décembre 1947. Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 2 janvier 1948, effectuant ses essais officiels du 3 au 5 janvier puis sa remise en condition du 7 au 20 janvier date de son retour à Djibouti.

Il s’entraine également avec le Primauguet et le cuirassé Bourgogne les 15 et 16 mai avant une escale commune à Mascate du 17 au 21 mai 1948, rentrant ensuite à Djibouti le 29 mai 1948.

Quand le conflit éclate en Europe, le Savorgnan de Brazza est  à quai à Djibouti. Il appareille quelques heures plus tard pour une patrouille de quinze jours dans le Golfe d’Aden pour protéger la navigation et contrer les raiders allemands.