Allemagne (46) Armée de Terre (3)

Armement (1) : les armes individuelles et collectives de l’infanterie

Avant-propos

Fusil Mauser modèle 1898K

Fusil Mauser modèle 1898K

-Quand la guerre de Pologne éclate le 1er septembre 1939, l’armement de l’infanterie allemande est un mélange d’armes anciennes et d’armes développées durant les années trente. Le fusil (Mauser 98K) appartient à cette première catégorie alors que les pistolets mitrailleurs notamment les MP-38 et MP-40 appartenaient à la seconde catégorie.

-On trouvait également des pistolets automatiques comme le Luger P08, le pistolet automatique standard de l’armée de terre qui utilise également des modèles plus anciens mais également des armes de prises qu’elles soient autrichiennes, tchécoslovaques ou polonaises.

Luger P08

Luger P08

En ce qui concerne les mitrailleuses, en septembre 1939, la vénérable Mauser MG-08 est encore présente en compagnie de modèles plus modernes comme la MG08/15, la MG-15 et la MG-34, la première mitrailleuse polyvalente car capable d’être utilisée comme fusil mitrailleur avec son bipied et comme mitrailleuse avec un trépied.

mitrailleuse MG-08

mitrailleuse MG-08

L’infanterie allemande utilise également des fusils antichars mais ces armes atteignent très rapidement leurs limites ce qui réduit leur utilisation à des cibles peu ou pas blindées ce qui est assez paradoxal.

Un domaine où l’armée allemande n’à pas à rougir de la concurrence c’est le domaine des mortiers. Si le mortier de 5cm se caractérise par une complexité qui n’à guère de sens sur le champ de bataille, le mortier de 8cm est une arme de valeur dont l’efficacité n’à rien à envier au mortier Brandt de 81mm équipant la France.

Domaine où l’infanterie allemande se différencie de la France et de la Grande-Bretagne c’est la présence au sein même des régiments d’infanterie de canons d’infanterie, un canon de 75mm et un obusier de 150mm ce qui permettait à un régiment d’infanterie d’être totalement autonome.

-Dans le domaine crucial de la lutte antichar, l’infanterie allemande dispose d’un canon de 37mm vite surclassé et remplacé peu à peu par un canon de 50mm.

-Durant l’entre-deux-guerre, durant la Pax Armada (décembre 1939-septembre 1948), l’armement de l’infanterie allemande évolue peu.

En dépit de plusieurs tentatives, le Mauser modèle 1898 est toujours en service. Il faudra l’apparition sur le champ de bataille des MAS 40 et 44 pour qu’un fusil automatique moderne soit mis en service au sein de l’infanterie allemande.

Les pistolets mitrailleurs sont toujours là, les MP-18 et MP-28 ont quasiment tous disparus, laissant la place aux MP-38 et MP-40.

-En ce qui concerne les pistolets automatiques, là aussi, on à tenté sans réellement parvenir au bout de rationnaliser le parc en éliminant les armes les plus anciennes au profit de pistolets plus modernes, les P08 et P38 étant dominants.

Mortier de 80mm

Mortier de 80mm

Pour les mortiers, le 5cm est en voie de retrait du service, le 8cm étant privilégié, les canons d’infanterie étant toujours en service même si on commence à s’interroger sur l’utilité de canons intégrés aux IR, les contempteurs de ces armes estimant que cela immobilise des effectifs qui seraient utiles dans les unités de combat.

Pour la lutte antichar, le canon de 50mm à remplacé le canon de 37mm qui est incapable de percer le blindage de la majorité des chars ennemis.

Enfin pour les mitrailleuses, la MG-34 est devenue la mitrailleuse d’infanterie standard, mitrailleuse bientôt rejointe par la MG-42. La Maschinegewehr modèle 1942 est une mitrailleuse plus simple à produire et d’un fonctionnement également simplifié par rapport à la Maschinegewehr modèle 1934.

Fusil Mauser modèle 1898

-C’est un fusil à répétition, largement utilisé durant le premier conflit mondial. Il reste en service au sein de la Reichswehr.

-En 1935, sonne crois-t-on l’heure de la retraite avec la mise en service d’une version raccourcie la Karabiner 98K  mais en réalité le Gewehr 1898 va reprendre du service pour équiper les unités de mobilisation, la production d’armes neuves ne parvenant pas à satisfaire la demande.

-Des variantes apparaissent dès le premier conflit mondial notamment une variante pour le tir de précision. A la différence des fusils standards, la variante de précision était toujours en service en septembre 1948.

-Toujours durant le premier conflit mondial, apparaît la variante carabine du Gewehr 1898, la Karabiner 98a, variante qui peut être considérée comme l’équivalent de nos mousquetons. Cette variante est encore en service mais en petit nombre en septembre1948.

-La Karabiner 98b est en réalité un fusil, une version améliorée du Gewehr 1898, une version stockée en septembre 1948.

-La Karabiner 98k est donc l’ultime version de ce fusil et l’arme longue standard de l’infanterie allemande durant la guerre de Pologne mais également durant le second conflit mondial, les essais pour un nouveau fusil n’ayant pas débouchés. Il faudra attendre le douloureux affrontement avec des soldats français armés de MAS-40 et de MAS-44 pour qu’un nouveau fusil équipe enfin l’infanterie allemande.

-Le Mauser Gewehr 1898 à aussi été exporté dans différents pays avec un calibre adapté aux désideratas des clients qu’il s’agisse de la Turquie, de la Chine, de la Belgique, de la Tchécoslovaquie, Espagne,Suède, Serbie,Chili ou du Mexique.

Caractéristiques Techniques

Calibre : 8x57mm puis 7.92mm Poids : 4.09kg à vide pour le Gewehr 98, 3.50kg pour la Karabiner 98a Longueur : 1250mm pour le Gewehr 98, 1090mm pour la Karabiner 98a Longueur du canon : 740mm (590mm pour la Karabiner 98a) Portée maximale efficace : 500m (800m avec une optique de précision Alimentation : chargeur interne de cinq coups

Pistolets Mitrailleurs

-La guerre fraiche et joyeuse d’août 1914 s’enlise à l’automne avec l’enterrement des belligérants dans un réseau de tranchées courant de la mer du Nord à la frontière suisse sur 700km. Le fusil long conçu pour tirer loin avec précision devient mal-aise quand il s’agit de combattre dans les tranchées.

-Au fusil à répétition on préfère la grenade, le pistolet et l’arme blanche  même si cette dernière est psychologiquement difficile à utiliser.

-Emerge l’idée d’une arme compacte avec un chargement en munitions important pour provoquer une “boule de feu” et faire baisser la tête à l’ennemi. C’est l’acte de naissance du Maschenpistole, le pistolet-mitrailleur appelé également mitraillette, le premier du genre étant le MP-18.

Bergman MP18.1

Bergman MP18.1

-Ce MP-18 pose les canons des premiers pistolets mitrailleurs avec une crosse en bois, un canon recouvert d’un manchon perforé, un chargeur escargot ou tambour de 32 cartouches.

-Cette arme est utilisée en petit nombre à la fin du premier conflit mondial. Elle théoriquement interdite par le traité de Versailles mais dans la pratique cette interdiction est rapidement contournée par différents subterfuges.

-Remplacé dans la Heer par le MP-28 et le MP-38, le MP-18 n’est plus en service en septembre 1939 mais il n’est pas impossible que des exemplaires soit encore stockés neuf ans plus tard, prêts à resservir si besoin est.

Caractéristiques Techniques du pistolet mitrailleur Bergman MP 18

Calibre : 9mm Parabellum  Longueur : 820mm longueur du canon 196mm Contenance du chargeur :  32 cartouches Poids :  5.9kg (chargé)  Portée pratique : 100m (maximale 200m) Cadence de tir  : 500 coups/minute  

Pistolet-Mitrailleur Bergman MP-28

MP-28

MP-28

-Le MP-18 est une bonne arme mais largement perfectible. Aussi la firme Bergman travaille sur un modèle amélioré baptisé MP-28. Le chargeur droit replace le chargeur escargot, le système de visé est perfectionné, reçoit un système de fixation pour une baïonnette et un sélecteur de tir pour tirer par rafales ou au coup par coup.

-Cette arme équipa d’abord la police puis la Wehrmacht qui l’utilisa en compagnie d’autres armes de ce type. Si les MP-34 et MP-35 équiperont quasi-exclusivement la S.S, les MP-38 et MP-40 complèteront le MP-28 avant de peu à peu le remplacer.

Au sein de la Kriegsmarine, le MP-28 fit de la résistance, équipant encore en septembre 1948 les compagnies de débarquement et les unités chargées de la défense côtière.

Cette arme à également été exportée en Belgique, en Espagne, en Chine, en Bolivie, au Portugal (en 7.65mm) et au Japon, les armes exportées étant principalement fabriquées sous licence en Suisse par la firme SIG de Neuhausen.

Caractéristiques Techniques du pistolet mitrailleur Bergman MP 28

Calibre : 9mm Parabellum  Longueur : 812mm longueur du canon 196mm Contenance du chargeur :  32 cartouches Poids :  5.9kg (chargé) 4.01kg (vide)  Portée pratique : 100m (maximale 200m) Cadence de tir  : 500 coups/minute  

Pistolet-Mitrailleur Bergman MP-34 et MP-35

MP-34

MP-34

-Les MP-34 et MP-35 sont assez proches du MP-28 et descendent donc du MP-18. La différence majeure c’est la présence du chargeur à droite au lieu de la gauche, une poignée d’armement fixe pendant le tir et la détente comporte un sélecteur de tir (rafales ou coup par coup).

-Le MP-34 n’est produit qu’à 2000 exemplaires pour équiper les forces de police mais le MP-35 est produit à plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires qui vont équiper principalement la S.S mais est également exporté en Bolivie, en Espagne, en Ethiopie, en Suède (où il est produit sous licence sous le nom de M-39) et au Danemark, Copenhague recevant des armes produites en Suède.

-La production du MP-35 se poursuit à bonne cadence jusqu’en 1944 avant de peu à peu décliner, la production étant stoppée en 1949 pour tenter de rationaliser la production d’armement alors qu’une guerre longue se profile.

MP-35

MP-35

Caractéristiques Techniques du pistolet-mitrailleur MP-35

Calibre : 9mm Longueur : 840mm longueur du canon 200mm Poids de l’arme chargée 4.730kg Capacité du chargeur : 24 ou 32 cartouches Cadence de tir : 650 coups/minute

Pistolet-Mitrailleur Erma MP-38 et MP-40

MP-38

MP-38

-Les premiers pistolets mitrailleurs étaient conçus selon les mêmes règles que les armes d’avant à savoir l’utilisation de matières nobles et une finition impeccable.

-La guerre industrielle ne peut se permettre un tel luxe. Les besoins quantitatifs l’emporte sur les besoins qualitatifs ce qui implique de produire vite à bon coût. On remplace donc le bois par le métal et le plastique ce qui n’interdit pas une finition de qualité avec des pièces soigneusement usinées.

-Bien que mis au point en 1936, ce n’est que deux ans plus tard qu’il fût adopté par la Deutsche Heer pour remplacer progressivement les MP-18 et MP-28.

-Lors de la guerre de Pologne, les combats révélèrent un grave défaut de fonctionnement. Le MP-38 fonctionnait avec la culasse ouverte. Si un chargeur était engagé, le seul fait que le pistolet-mitrailleur heurte le sol ou un obstacle et le chargeur pouvait être vidé ce qui provoqua plusieurs accidents.

-Pour résoudre ce problème, le MP-38 fût modifié avec l’installation d’une sécurité qui bloquait la culasse tant que la gâchette n’était pas actionnée. Cette modification donna naissance au MP-38/40.

-La nécessité de simplifier la production entraina le remplacement de l’usinage des pièces par l’estampage et le MP-38 donna naissance au MP-40 qui devint rapidement le pistolet-mitrailleur standard de l’armée allemande, une arme utilisée aussi bien pour le combat rapproché par les Panzergrenadier que par les servants d’armes lourdes ou les services de l’arrière qu’ils soient chargés de la logistique ou de la sécurité.

MP-40

MP-40

Caractéristiques Techniques du Erma MP-40

Calibre : 9mm Longueur avec crosse 833mm sans crosse 630mm Longueur du canon 251mm Poids de l’arme (chargée) 4.7kg Capacité du chargeur 32 cartouches Cadence de tir : 500 coups/minute

Les pistolet-mitrailleurs de prise

Outre les pistolet-mitrailleurs conçus pour elle, l’armée de terre allemande (et plus généralement l’ensemble des unités de la Wehrmacht et de la Waffen S.S) récupéra des armes étrangères, parfois de conception allemande suite aux annexions des années trente.

Ces armes étaient disponibles en petite quantité ce qui pouvait parfois poser des problèmes d’approvisionnement moins en cartouches qu’en chargeurs adaptés. Elles étaient donc le plus souvent utilisés pour l’instruction, l’entrainement ou pour des troupes de réserve en attendant que la production de modèles standards soit suffisamment importante pour les équiper.

Parmi les modèles les plus utilisés citons, le Steyr-Solothurn S-1-100 et le pistolet-mitrailleur tchèque muni d’un bipied (sic), le ZK-383.

Allemagne (44) Armée de terre (1)

ARMEE DE TERRE

Une brève histoire de l’armée allemande (1914-1948)

-En 1914, l’armée de terre allemande entre en guerre, sure de sa force, persuadée de pouvoir vaincre la France avant de se retourner contre la Russie qui ne saurait mobiliser 15 millions d’hommes avant que Paris ne soit vaincu.

-C’est le mythe de la Entscheidungsschlacht _la bataille décisive (parfois appelée Vernichtungssclacht _bataille d’anéantissement_) qui doit décider du sort du conflit avec une seule et unique bataille alors que l’expérience récente à montré la résilience des économies modernes à une défaite.

-L’Allemagne se retrouve dans le pire scénario à savoir combattre sur deux fronts. Elle va s’y épuiser et aurait été incapable de résister à l’offensive alliée prévue au printemps 1919, une offensive ayant Berlin pour objectif. En accordant l’armistice, les alliés arment une bombe à retardement, permettant aux vaincus de lancer la légende du coup de poignard dans le dos (Dolchlosslegend)

Caricature autrichienne symbolisant la légende du coup de poignard dans le dos

Caricature autrichienne symbolisant la légende du coup de poignard dans le dos

-Les contraintes du traité de Versailles sont sévères : 100000 hommes, pas d’état-major général, pas d’artillerie lourde ni de chars de combat. C’est l’acte de naissance de la Reichsheer qui dès sa création va poursuivre un but : préparer le réarmement dès que le contexte politique sera favorable.

-La Reichsheer qui voit le jour en 1921 aligne seulement sept divisions d’infanterie et trois divisions de cavalerie

-La formation des officiers est assuré par des écoles spécialisées installées à Munich pour l’infanterie (ultérieurement déplacée à Dresde), à Hanovre pour la cavalerie, à Jüterborg pour l’artillerie et encore à Munich pour le génie.

-Faute de matériel disponible, la Reichsheer phosphore pour tirer les leçons du premier conflit mondial, n’hésitant pas à expérimenter clandestinement de nouveaux matériels et de nouvelles tactiques notamment en URSS.

-Sur le plan des structures, l’armée de 100000 hommes est destiné à préparer les structures de l’armée prévue pour la revanche. Un plan décidé en 1930 prévoit vingt et une divisions d’infanterie par détriplement des divisions existantes mais le manque de matériel ne permet d’équiper immédiatement que 14 divisions.

-Les effectifs augmentent régulièrement passant à 300000 hommes le 1er novembre 1934 et 400000 hommes au printemps suivant au moment où le service militaire est rétablit.

-Pour encadrer cette masse, il faut 20000 officiers soit quatre fois plus que ne l’autorise le traité de Versailles (4500). Le chiffre est rapidement dépassé, cette augmentation (8000 en 1932 et 8000 en 1933) étant camouflé par le maintien à titre civil de certains officiers licenciés.
-A partir de 1935, Hitler dénonce les clauses du traité de Versailles ce qui permet au réarmement allemand de se faire au grand jour. L’objectif est ambitieux puisqu’il s’agit de mettre sur pied une armée de soixante-trois divisions.

-Problèmes d’encadrement

Ce formidable effort aboutit au printemps 1936 avec une armée composée de 480000 hommes organisée de la façon suivante :

Gruppenkommando I (Berlin)

-3. Panzer-Division

-I. Armee-Korps (Köningsberg) avec trois divisions d’infanterie, les 1. ID 11.ID et 21.ID

-II. Armee-Korps (Stettin) avec deux divisions d’infanterie, les 2. ID et 12. ID

-III. Armee-Korps (Berlin) avec trois divisions d’infanterie, les 3.ID 13.ID et 23.ID

-VIII. Armee-Korps (Breslau) avec deux divisions, les 8.ID et 18.ID

Gruppenkommando II (Cassel)

-2. Panzer-Division

-V. Armee-Korps (Stuttgart) avec deux divisions d’infanterie, les 5.ID et 15.ID

-VI. Armee-Korps (Munster) avec deux divisions d’infanterie, les 6.ID et 19.ID

-IX. Armee-Korps (Cassel) avec deux divisions d’infanterie, les 9.ID et 19.ID

Gruppenkommando III (Dresde)

-1. Panzer-Division

-IV. Armee-Korps (Dresde) avec trois divisions d’infanterie, les 4.ID 14.ID et 24.ID

-VII. Armee-Korps (Munich) avec trois divisions d’infanterie, les 7.ID 10.ID et 17.ID ainsi que la Gebirgsbrigade (avec deux puis trois régiments en 1937)

-X. Armee-Korps (Hambourg) avec deux divisions d’infanterie, les 20.ID et 22.ID

Cavalerie : deux divisions de cavalerie (1.KD et 2. KD) et une brigade indépendante

-Deux ans plus tard, les effectifs ont encore augmenté notamment par intégration de divisions de l’ancienne armée autrichienne après l’Anschluss.

-Pour l’offensive sur la Pologne, la Heer aligne quarante et une division d’infanterie, sept divisions blindées (sur dix existantes), quatre divisions légères et trois divisions d’infanterie de montagne soit un total de cinquante-cinq divisions, la majorité des unités, la frontière française n’étant gardée que par des unités moins bien équipées et moins bien entrainées ce qui fit craindre le pire aux allemands qui ne comprirent jamais jusqu’à la fin de la guerre de Pologne pourquoi les alliés n’ont pas attaqué à l’ouest.

-Au printemps 1940, la Heer commence à démobiliser, l’économie allemande ne pouvant supporter le maintien de plusieurs centaines de milliers d’hommes sous les drapeaux. Le processus de démobilisation s’achève en janvier 1941 et donne à la Heer l’aspect qu’elle aura jusqu’à la mobilisation entamée à l’été 1948.

-Des modifications de structures et des réorganisation ont lieu entre janvier 1941 et juin 1948 mais elles ne sont pas aussi profondes que lors de la montée en puissance des années trente.

-Outre la démobilisation, certaines divisions sont dissoutes et démantelées en raison de la guerre civile.

Elle aligne ainsi trente-deux divisions d’infanterie, trois divisions légères, trois divisions de montagne,  et douze divisions blindées soit un total de cinquante  grandes unités en temps de paix, leur nombre devant doubler à la mobilisation.

Les unités S.S (huit divisions d’infanterie et deux divisions blindées en cours d’organisation à l’été 1948) seront abordées ultérieurement et dépendent d’un état-major particulier.

-Cela nous donne l’organisation suivante :

-Etat-Major de l’armée implanté à Postdam (OberKommando der Heer OKH)

-Armée du Nord (E.M : Hambourg)

-I. Armee-Korps : défense du nord de l’Allemagne, des ports de la mer du Nord……. . Ce corps d’armée dispose de trois divisions d’infanterie : 1.ID 3.ID et 69.ID

-III. Armee-Korps : défense du nord de l’Allemagne vis à vis d’une action hostile venant du Benelux (moins des néerlandais et des belges qu’une attaque franco-britannique). Ce corps d’armée dispose de trois divisions d’infanterie, la 5.Leichte Division, la 2.ID et la 4.ID.

-V. Armee-Korps : défense de la Rhénanie contre une attaque française venue d’Alsace et de Lorraine. Ce corps d’armée dispose de trois divisions d’infanterie, la 163.ID, les 6. et 8. ID

-I. PanzerKorps : trois PanzerDivision, les 1.PzD 3.PzD et 5.PzD

Total : neuf divisions d’infanterie (dont une légère) et trois divisions blindées

-Armée du Sud (E.M : Stuttgart)

-II. Armee-Korps : défense du sud de l’Allemagne avec trois divisions d’infanterie, les 3. Leichte Division, la 9.ID et la 181.ID

-IV. Armee-Korps : défense du sud de l’Allemagne avec trois divisions d’infanterie, la 10.ID, la 7. Leichte Division et la 196.ID

-VI. Armee-Korps : défense de l’Autriche avec trois divisions d’infanterie, la 12.ID, la 13.ID et la 14.ID.

-II. PanzerKorps : trois PanzerDivision, les 2.PzD 4.PzD et 6.PzD

Total : neuf divisions d’infanterie (dont deux légères) et trois divisions blindées

-Armée du Sud-Est (E.M Dresde)

-VII. Armee-Korps (Berg) avec trois divisions de montagne, la 1. GebirgsjagerDivision 2. GebirgsjagerDivision et 3. GebirgsjagerDivision

-IX. Armee-Korps avec trois divisions d’infanterie, les 15.ID 17.ID et 19.ID

-XI. Armee-Korps avec trois divisions d’infanterie, les 16.ID 18.ID et 214.ID

-III. PanzerKorps : trois PanzerDivision, les 7. PzD 9.PzD et 11.PzD

Total : neuf divisions d’infanterie et trois divisions blindées

Armée de l’Est (E.M Rostock)

-VIII. Armee-Korps : trois divisions d’infanterie, la 20.ID la 21.ID et la 24.ID

-IX. Armee-Korps : deux divisions d’infanterie, les 22.ID et 23.ID

-IV. PanzerKorps : trois PanzerDivision, les 8.PzD 10. PzD et 12.PzD

Total : cinq divisions d’infanterie et trois divisions blindées

A la mobilisation, de nombreuses divisions d’infanterie sont mises sur pied par l’Armée de remplacement (ErsatzHeer).

Les huit premières divisions mises sur pied (25.ID 26.ID 27. ID 28.ID 29.ID 30.ID 31.ID 32.ID) sont destinées à remplacer les divisions engagées en Norvège (69.ID 163.ID 181.ID 196.ID 214.ID 2. et 3. de Montagne, 5. Leichte Division), elles intègrent donc les corps d’armée d’origine ce qui nous donne le tableau suivant :

-Armée du Nord (E.M : Hambourg)

-I. Armee-Korps  : 1.ID 3.ID et 25.ID

-III. Armee-Korps : , la 32.ID, la 2.ID et la 4.ID.

-V. Armee-Korps :  la 26.ID, les 6. et 8. ID

-I. PanzerKorps :  1.PzD 3.PzD et 5.PzD

Total : neuf divisions d’infanterie  et trois divisions blindées

-Armée du Sud (E.M : Stuttgart)

-II. Armee-Korps : les 3. Leichte Division, la 9.ID et la 27.ID

-IV. Armee-Korps : la 10.ID, la 7. Leichte Division et la 28.ID

-VI. Armee-Korps : la 12.ID, la 13.ID et la 14.ID.

-II. PanzerKorps : trois PanzerDivision, les 2.PzD 4.PzD et 6.PzD

Total : neuf divisions d’infanterie (dont deux légères) et trois divisions blindées

-Armée du Sud-Est (E.M Dresde)

-VII. Armee-Korps (Berg) : la 1. GebirgsjagerDivision, la 30.ID et la 31.ID

-IX. Armee-Korps : 15.ID 17.ID et 19.ID

-XI. Armee-Korps : 16.ID 18.ID et 29.ID

-III. PanzerKorps :  les 7. PzD 9.PzD et 11.PzD

Total : neuf divisions d’infanterie et trois divisions blindées

Armée de l’Est (E.M Rostock)

-VIII. Armee-Korps :  20.ID  21.ID 24.ID

-IX. Armee-Korps :  22.ID et 23.ID

-IV. PanzerKorps :  les 8.PzD 10. PzD et 12.PzD

Total : cinq divisions d’infanterie et trois divisions blindées

Trente-six autres divisions d’infanterie sont progressivement mises sur pied. Si les recrues sont là, le matériel ne suit pas toujours ce qui fait de ces divisions, des unités de seconde zone guère propres à des opérations de première ligne.

Ces divisions sont regroupés au sein de douze corps d’armée eux mêmes groupés en quatre armées.

Une fois ces divisions mises sur pied, les différentes armées reçoivent des numéros. Les cinq divisions engagées en Norvège forment une 1ère armée avec les cinq divisions d’infanterie, deux divisions de montagne et des divisions de parachutistes qui dépendent de la Luftwafe.

L’ancienne armée du Nord devient la 2ème armée, l’armée du Sud devient la 3ème armée, l’armée du sud-est devient la 4ème armée et l’armée de l’est la 5ème armée.

Les divisions de mobilisation forment quatre armées à trois corps d’armée, des armées numérotées 6ème, 7ème, 8ème et 9ème armée.

6ème armée (Ouest)

-X. Armee-Korps : trois divisions d’infanterie, les 33.ID 35.ID 37.ID

-XIII. Armee-Korps : trois divisions d’infanterie, les 39.ID 41.ID 43.ID

-XV. Armee-Korps : trois divisions d’infanterie, les 45.ID 47.ID 49.ID

7ème armée (Sud-Ouest)

-XII. Armee-Korps : trois divisions d’infanterie, les 34.ID 36.ID 38.ID

-XIV. Armee-Korps : trois divisions d’infanterie, les 40.ID 42.ID 44.ID

-XVI. Armee-Korps : trois divisions d’infanterie, les 46.ID 48.ID 50.ID

8ème armée (Sud-Est)

-XVII. Armee-Korps : trois divisions d’infanterie, les 51.ID 53.ID 55.ID

-XIX. Armee-Korps : trois divisions d’infanterie, les 57.ID 59.ID 61.ID

-XXI. Armee-Korps : trois divisions d’infanterie, les 63.ID 65.ID 67.ID

9ème armée (Est)

-XVIII. Armee-Korps : trois divisions d’infanterie : les 52.ID 54.ID 56.ID

-XX. Armee-Korps : trois divisions d’infanterie : les 58.ID 60.ID 62.ID

-XXII. Armee-Korps : trois divisions d’infanterie : les 64.ID 66.ID 68.ID