21-Armée de terre (12)

Régiments d’infanterie coloniale (R.I.C)

Les troupes dites coloniale regroupent plusieurs réalités. Nous venons de voir les régiments de tirailleurs qui appartiennent à la Coloniale. A part leur encadrement, ils sont formés d’indigènes qu’ils soient sénégalais (en réalité de toute l’Afrique Noire), algériens, marocains, tunisiens, malgaches ou indochinois.

L’autre versant de la Coloniale se sont les régiments coloniaux qui sont eux formés d’engagés métropolitains qui ne doivent eux pas être confondus avec les troupes de l’Armée d’Afrique comme les zouaves ou les chasseurs d’Afrique.

Les troupes coloniales ont pour origine les compagnies ordinaires de la mer créées par le cardinal de Richelieu pour fournir de l’infanterie aux navires de la marine royale et ainsi participer à l’arbordage des navires ennemis.

Surnomés marsouins (et bigors pour les artilleurs), les fantassins de la marine participe à la guerre franco-allemande de 1870 au sein de la Division Bleue. Ce conflit terminé, l’infanterie de marine participa aux conquêtes coloniales en Afrique et en Asie.

En 1872, on trouvait quatre régiments d’infanterie de marine en métropole, des régiments logiquement basés dans les bases de la Royale, le 1er étant stationné à Cherbourg, le 2ème à Brest, le 3ème à Rochefort et le 4ème à Toulon.

En 1890, les régiments de métropole se dédoublent, le 5ème et le 6ème RIM étant basés à Lyon, le 7ème à Bordeaux et le 8ème à Toulon. On trouve également quatre régiments en Indochine (9ème à Hanoï, le 10ème à Haïphong, le 11ème et le 12ème à Saïgon). De nouveaux régiments sont régulièrement créés pour faire face aux besoins de la conquête coloniale

Le 7 juillet 1900, une loi est promulguée faisant passer ces troupes dans le giron du Ministère de la Guerre, les Troupes de Marine prennent le nom de Troupes coloniales.

Placé sous l’autorité de la 8ème direction du ministère de la guerre (7 janvier 1901), les troupes coloniales sont cependant placées sous l’autorité du ministère des Colonies quand elles sont déployées dans l’Empire.

En 1902, le nombre de régiments d’infanterie coloniale passe à 24 régiments avant de bientôt retomber à vingt et un suite à des dissolutions.

Si les régiments dans l’Empire restent indépendants, les douze régiments d’infanterie coloniale stationnés en métropole forment trois divisons d’infanterie coloniale à deux brigades de deux régiments d’infanterie coloniale chacune, ses trois divisions formant un corps d’armée colonial.

Durant le premier conflit mondial, les troupes coloniales écrivent avec leur sang les plages les plus glorieuses notamment dans la boue des tranchées.

Avec le deuxième empire du monde derrière l’Empire britannique, les troupes coloniales sont plus que jamais nécessaires et comme avant le premier conflit mondial, elles sont à la fois stationnées en métropole et dans l’Empire. Ainsi en septembre 1939, la Coloniale affiche pour ces régiments d’infanterie le visage suivant :

-Le 1er régiment d’infanterie coloniale (1er RIC) stationné à Paris est intégré à la 3ème DIC

-Le 2ème régiment d’infanterie coloniale (2ème RIC) stationné à Brest est intégré à la 4ème DIC

-Le 3ème régiment d’infanterie coloniale (3ème RIC) stationné à Bordeaux est intégré à la 1ère DIC

-Le Régiment d’Infanterie Coloniale du Maroc (R.I.C.M) stationné à Aix appartient lui à la 2ème DIC

-Le 9ème régiment d’infanterie coloniale est déployé en Indochine

-Le 11ème régiment d’infanterie coloniale est déployé en Indochine

-Le 16ème régiment d’infanterie coloniale est déployé en Chine

-Le 21ème régiment d’infanterie coloniale (21ème RIC) stationné à Paris appartient à la 3ème DIC

-Le 23ème régiment d’infanterie coloniale (23ème RIC) stationné à Paris appartient à la 3ème DIC.

-le bataillon autonome d’infanterie coloniale est stationné à Ouezzan au Maroc

-Le bataillon de marche d’infanterie coloniale stationné au Levant devient peu après la mobilisation le 24ème régiment de marche d’infanterie coloniale puis en 1944, le 24ème régiment d’infanterie coloniale. Il intégre ensuire la 191ème DIA qu’il forme avec le 12ème RTT (le 16ème RTT qui appartenait à la division à été dissous quand les DIA ont été reformés sur le mode DLI à deux RI.)

-Le bataillon d’infanterie coloniale de l’AOF est déployé au Sénégal

-103ème bataillon de marche d’infanterie coloniale stationné en Chine

-104ème bataillon de marche d’infanterie coloniale stationné en Chine

-108ème bataillon de marche d’infanterie coloniale stationné en Chine

-Le 10ème régiment mixte d’infanterie coloniale est stationné en Indochine

-Le19ème régiment mixte d’infanterie coloniale est stationné en Indochine

-Quatre compagnies mixtes d’infanterie coloniale basée à Fort de France, à Camp Jacob (Guadeloupe), à Cayenne et à Papeete.

La situation évolue entre septembre 1939 et septembre 1948. La compagnie mixte d’infanterie coloniale stationnée à Fort de France devient le 12ème régiment d’infanterie coloniale qui dispose de deux bataillons plus un troisième activé à la mobilisation.

La compagnie mixte stationnée à Camp Jacob en Guadeloupe devient un bataillon mixte d’infanterie coloniale.

La compagnie mixte stationnée à Cayenne en Guyane est complétée en 1945 par un bataillon de tirailleurs sénégalais de Guyane.

La compagnie mixte stationnée à Papeete devient un bataillon appelé le 1er bataillon d’infanterie coloniale du Pacifique.

-Un régiment d’infanterie coloniale du Pacifique est créé en septembre 1945 avec un recrutement chez les caldoches alors qu’un temps il fût prévu que le régiment soit mixte. Ce régiment reçoit en juin 1948 le n°1 pour prévoir la création éventuelle d’autres régiments de ce type.

A la mobilisation générale d’août 1948, trois nouvelles divisions d’infanterie coloniale sont mises sur pied, les 5ème, 6ème et 7ème DIC.

Trois nouveaux régiments d’infanterie coloniale sont ainsi créés, le 1er régiment d’infanterie coloniale donne naissance au 4ème RIC qui intègre la 5ème DIC en compagnie des 11ème et 21ème RTS, le 2ème RIC donne naissance au 5ème RIC qui intègre la 6ème DIC en compagnie des 19ème et 22ème RTS alors que le 3ème RIC donne naissance au 7ème RIC qui intègre la 7ème DIC en compagnie des 20ème et 25ème RTS.

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21-Armée de terre (5)

Les divisions d’infanterie

En dépit du dévellopement des unités de l’arme «cavalerie» et de l’arme «chars de l’infanterie» qui n’allaient bientôt plus faire qu’une (arme blindée-cavalerie), l’infanterie reste la reine des batailles tout simplement parce qu’il faut occuper le terrain une fois la percée obtenue et pour cela il faut des hommes, beaucoup d’hommes.

Le temps des charges massives à la baïonette est bien entendu révolu, cette tactique s’étant révélée suicidaire face aux mitrailleuses allemandes. La tactique qui à longtemps prévalu était une tactique assez frileuse, à contre-coup de la tactique ultra-offensive en vogue avant 1914.

Cela avait le tort de privé le fantassin français de son caractère débrouillard, de la furia francese qui faisait du combattant français un être redoutable sur le champ de bataille.

La «révolution villeneuvienne» à son impact sur l’infanterie. La puissance de feu des différentes divisions augmente avec de nouvelles armes (mitrailleuses plus modernes, mortiers de 120mm, lance-grenades, équipement convenable en matière d’armes antichars et antiaériennes) et une nouvelle «race» de fantassins apparaît, les chasseurs portés destinés à accompagner les chars des Divisions Cuirassés, chasseurs portés qui finiront par intégrer l’ABC tout en conservant les traditions et l’allant de leurs ainés, les chasseurs à pied («Pige vite et galope») surnommés par les allemands les «Schwarze Teufels» ou diables bleus.

Sur le plan tactique, l’avertissement du général Petain «le feu tue» (qui lui avait valut une carrière bloquée qui se serait terminée prématurement sans le premier conflit mondial) empêche un retour aux errements d’avant 1914.

L’allant offensif de l’infanterie se dote d’une recherche tactique poussée qui s’inspire sans vouloir l’avouer des unités d’assaut allemandes. L’augmentation de la puissance de feu se double d’une recherche de la percée, de la manoeuvre pour tourner et fragmenter le dispositif ennemi.

Sur le plan de la motorisation, elle progresse même si comme nous l’avons vu le rève du général Villeneuve de divisions d’infanterie totalement motorisées se heurta à la réalité.

Tout de même la situation était nettement plus favorable qu’en septembre 1939 avec huit divisions totalement motorisées (alors même que les D.I.M de septembre 1939 ne l’était en réalité que partiellement) tandis que les autres D.I (type Nord-Est, DINA, DIC et DLI) peuvent bénéficier des unités spécialisées du train.

En septembre 1948, il existe six types de division d’infanterie. Si les DI type Nord-Est, les D.I.M, les D.I.C et les D.I.N.A sont organisées de la même façon, les autres divisions (D.I.A,D.I.Alp, DM, DLI…..) sont organisées selon un format allégé soit parce le terrain l’impose (colonies) ou parce que leur mission est de mener des opérations expéditionnaires ce qui impose de limiter leur poids en espérant que cette limitation ne soit pas handicapante opérationnellement parlant.

Les Divisions d’Infanterie de type Nord-Est (D.I)

A partir des années vingt, l’armée de terre entame un processus de modernisation, un processus limité de motorisation qui sauve probablement l’existence de la cavalerie qui doit dire en partie adieu aux canassons au profit des véhicules à moteur.

Pour ce qui est de l’infanterie, la motorisation concerne à la fois le transport de l’infanterie, du génie ainsi que le remorquage des pièces . Hélas les budgets ne permettent pas de motoriser complètement les divisions d’infanterie et seules sept d’entre-eux l’était partiellement en 1939 (voir ci-après).

L’immense majorité des Divisions déployées en métropole appartiennent au type Nord-Est. En septembre 1939 on trouve les divisions suivantes :

-10ème Division d’Infanterie (Paris)

-11ème Division d’Infanterie (Nancy) devenue en septembre 1947, la 11ème Division d’Infanterie Motorisée

-13ème Division d’Infanterie (Besançon)

-14ème Division d’Infanterie (Colmar)

-19ème Division d’Infanterie (Rennes)

-21ème Division d’Infanterie (Nantes)

-23ème Division d’Infanterie (Tours)

-36ème Division d’Infanterie (Bayonne)

-42ème Division d’Infanterie (Metz)

-43ème Division d’Infanterie (Strasbourg)

Ces dix puis neuf divisions de type Nord-Est sont organisées en septembre 1948 de la façon suivante :

-Elements de Quartier Général

-Trois régiments d’infanterie à trois bataillons (certaines divisions dispose d’une demi-brigade de chasseurs à pied à trois bataillons et non d’un troisème régiment d’infanterie de ligne)
-Un Régiment d’Artillerie Divisionnaire équipé de deux groupes de canons de 75mm, de deux groupes de 105 et d’un groupe de 155mm à traction hippomobile.

-Une compagnie puis batterie antichar de division équipé de pièces tractées

-Un bataillon antiaérien de division équipé de pièces tractées et de pièces motorisées, les premières plus destinées à la protection de l’arrière, les pièces motorisées pour la protection de l’avant

-Une compagnie de pionniers

-Une Compagnie de sapeurs mineurs

-Une compagnie radio

-Une compagnie télégraphique

Ultérieurement (1944), est mis sur pied un bataillon du génie regroupant la compagnie de pionniers, la compagnie de sapeurs mineurs, la compagnie radio et la compagnie télégraphique.

-Un Groupe d’exploitation divisionnaire (intendance)

-Un Groupe sanitaire divisionnaire

-Une Compagnie automobile de transport pour le transport du matériel

-Une compagnie automobile de quartier général qui contrairement à ce que son nom indique regroupe  les éléments du train du QG (secrétaires, plantons…), des formations de santé et d’intendance, une section sanitaire auto, et un détachement de circulation routière.

En temps de guerre, le R.A.D doit être subdivisé entre un R.A.D équipé des pièces de 75mm et un R.A.L.D équipé des canons de 105 et de 155mm. Un GRDI est rattaché pour emploi à la division.

Les Divisions d’Infanterie Motorisées (D.I.M.)

Dès le premier conflit mondial, l’infanterie connait une phase de motorisation, employant des camions pour le transport notamment sur la fameuse Voie Sacrée entre Bar le Duc et Verdun.

Après guerre, certaines divisions vont être motorisées. Une motorisation partielle, superficielle pourrait même t-on dire, la Division d’Infanterie Motorisée en septembre 1939 aurait bien été incapable de manoeuvrer rapidement pour suivre les DLM et les DC.

Or c’est bien ce que souhaite le général Villeneuve, le «Général Tornade» qui rêve d’une armée totalement motorisée avec tous les D.I pouvant se déplacer en autonome.

Rapidement, il doit réduire ses ambitions à motoriser complètement les sept D.I.M puis à obtenir la transformation d’une D.I type Nord-Est en D.I.M.

En septembre 1939, on trouve donc sept Divisions d’Infanterie Motorisée :

-1ère Division d’Infanterie Motorisée (Lille)

-3ème Division d’Infanterie Motorisée (Amiens)
-5ème Division d’Infanterie Motorisée (Caen)

-9ème Division d’Infanterie Motorisée (Bourges)

-12ème Division d’Infanterie Motorisée (Châlons sur Saône)

-15ème Division d’Infanterie Motorisée (Dijon)

-25ème Division Motorisée (Clermont-Ferrand)

A l’origine, il était prévu de motoriser trois D.I mais au final, seule la 11ème DI est transformée en Division d’Infanterie Motorisée. Seulement ces huit Grandes Unités sont totalement motorisées avec  l’organisation suivante :

-Éléments de QG

-Trois régiments d’infanterie à trois bataillons

-Un Régiment d’Artillerie Divisionnaire à deux groupes de 75mm, deux groupes de 105mm et un groupe de 155mm

-Un compagnie puis batterie antichar de division

-Un bataillon antiaérien de division

-Un bataillon du génie (créé en 1944) regroupant la compagnie de pionniers, la compagnie de sapeurs mineurs, la compagnie radio et la compagnie télégraphique.

-Un Groupement d’exploitation divisionnaire (intendance et soutien santé)

-Une Compagnie automobile de transport

-Une compagnie automobile de quartier général

Par rapport aux D.I type Nord Est, les D.I motorisées sont totalement autonomes. Les trois régiments d’infanterie disposent de leurs propres véhicules de transport, une solution plus couteuse que l’idée envisagée d’un groupement de transport mais qui avait l’avantage de rendre la division bien plus autonome, elle pouvait coler à une DC ou une D.L.M. .

Le régiment d’artillerie divisionnaire remorque ses pièces via des tracteurs tandis que des chenillettes assure le remorquage des pièces antichars et des pièces antiaériennes, une partie de ces dernières étant des pièces étant mises en oeuvre depuis des véhicules pour la protection des unités de l’avant.

En temps de guerre, ces D.I.M doivent recevoir un GRDI  tandis que le RAD doivent se scinder entre un R.A.D avec les canons de 75mm et un R.A.LD avec les canons de 105 et de 155mm.

Les Divisions d’Infanterie Alpine (DIAlp)

Comme l’armée italienne (Alpini) et l’armée allemande (Gerbijager), l’armée française dispose d’unités conçues spécifiquement pour combattre en milieu alpin, les chasseurs alpins issus de la spécialisation de certains bataillons de chasseurs à pieds.
En septembre 1939, il existe deux divisions d’infanterie alpine, la 27ème DIAlp stationnée dans la région de Grenoble et la 31ème DIAlp stationnée loin des Alpes dans la région de Montpelier avec un recrutement Pyrénéen.

Ces deux divisions sont placés en réserve de GQG, la 27ème DIAlp étant plus spécifiquement préparée à une intervention en Suisse en cas d’agression allemande.

Les divisions alpines se rapprochent des D.I type Nord-Est mais le milieu spécifique dans lequel elles évoluent ainsi que les traditions de l’arme imposent un certain nombre de différence.

En septembre 1948, les trois divisions d’infanterie alpine sont organisées de la façon suivante :

-Éléments de QG

-Deux brigades d’infanterie alpine à une demi-brigade et un régiment d’infanterie alpine (27ème DIAlp) ou deux régiments d’infanterie alpine (31ème DIAlp).

-Un Régiment d’Artillerie de Montagne équipée de pièces spécifiques en l’occurence l’obusier de montagne de 75mm modèle 1942 (trois groupes à deux batteries de quatre pièces) et le canon de 105mm de montagne modèle 1944 (un groupe à trois batteries de quatre canons)

-Un batterie antichar divisionnaire

-Un bataillon antiaérien divisionnaire

-Un bataillon du génie (créé en 1944) regroupant une compagnie de pionniers, une compagnie de sapeurs mineurs, une compagnie radio et une compagnie télégraphique

-Un Groupe d’exploitation divisionnaire (intendance)

-Un Groupe sanitaire divisionnaire

-Une Compagnie automobile de transport

-Une compagnie automobile de quartier général

Théoriquement, les deux divisions d’infanterie alpine doivent recevoir un GRDI même si le terrain rend peu probable cette hypothèse. L’affection d’un B.C.C en soutien ne semble se justifier que dans le cas d’une offensive en Italie. Le régiment d’artillerie de la division doit se dédoubler en un RAM (obusiers de 75mm) et un RALM (Régiment d’Artillerie Lourde de Montagne) équipé du canon de 105mm.

Les Divisions d’Infanterie Coloniale (D.I.C)

En dépit de leur dénomination, les quatre divisions d’infanterie coloniale sont en septembre 1939 stationnées en métropole. La 1ère DIC est ainsi à Bordeaux, la 2ème DIC est à Toulon, la 3ème DIC à Paris et la 4ème DIC à Toulouse. Trois autres divisions sont mises sur pied à la mobilisation mais elles ne sont pas conservées après démobilisation.

Ce sont de véritables troupes d’intervention, destinées à intervenir dans l’Empire en cas de menaces extérieures ou en cas de révolte généralisée qui dépasserait les moyens de répression des forces de souveraineté sur place.

Elles peuvent aussi être engagées en Europe, leur organisation et leur équipement en faisant des divisions à mi-chemin entre la D.I type Nord-Est et la D.I.M.

Si l’infanterie ne dispose pas de véhicules de transport organiques, l’artillerie est entièrement motorisée après avoir été longtemps hippomobile.

En septembre 1948, les quatre DIC sont organisées de la façon suivante :

-Éléments de Quartier Général

-Trois régiments d’infanterie à trois bataillons. Les 1ère, 2ème et 4ème DIC disposent d’un régiment à recrutement métropolitain et de deux régiments de recrutement sénégalais (en fait de toute l’Afrique de l’ouest) alors que la 3ème DIC dispose de trois régiments de recrutement métropolitain

-Un Régiment d’Artillerie Coloniale équipé de canons de 75mm, de 105 et de 155mm à traction hippomobile puis automobile.

-Un batterie antichar de division équipé de pièces tractées en l’occurence douze canons de 47mm

-Un bataillon antiaérien de division équipé de pièces tractées et de pièces motorisées, les premières plus destinées à la protection de l’arrière, les pièces motorisées pour la protection de l’avant

-Une compagnie de pionniers

-Une Compagnie de sapeurs mineurs

-Une compagnie radio

-Une compagnie télégraphique

Ces quatre dernières compagnies forment en 1944 un bataillon du génie comme dans toutes les DI.

-Un Groupe d’exploitation divisionnaire (intendance)

-Un Groupe sanitaire divisionnaire
-Une Compagnie automobile de transport pour le transport du matériel

-Une compagnie automobile de quartier général qui contrairement à ce que son nom indique regroupe  les éléments du train du QG (secrétaires, plantons…), des formations de santé et d’intendance, une section sanitaire auto, et un détachement de circulation routière.

-Un groupement de transport du train destiné au transport de l’infanterie

En temps de guerre, le régiment d’artillerie coloniale doit se dédoubler en un régiment d’artillerie coloniale avec les pièces de 75mm et un régiment d’artillerie lourde coloniale avec les canons de 105 et de 155mm. Il est prévu également de leur rattacher si nécessaire un GRDI et un B.C.C.

A la mobilisation, trois nouvelles divisions d’infanterie coloniales sont mises sur pied, les 5ème, 6ème et 7ème DIC composées chacune de deux régiments de tirailleurs sénégalais et d’un régiment d’infanterie coloniale.