URSS (73) Armée de Terre (21)

Les armes de l’Armée Rouge (4) : Artillerie lourde

Obusier de 203mm M1931(B-4) 2.jpg

Obusier de 203mm M1931 (Br-4)

Avant-propos

Les premiers canons étaient lourds et encombrants ce qui en faisaient les dignes successeurs des engins de siège. C’était d’ailleurs le rôle premier des couleuvrines et autres bombardes à savoir la démolition des fortifications, remplaçant les châteaux forts par des forteresses résistante à l’artillerie.

Lire la suite

Publicités

URSS (72) Armée de Terre (20)

Obusier de 122mm modèle 1909/37

122 mm howitzer M1909 37 4.jpg

 

L’obusier de 122mm modèle 1909/37 est comme son nom l’indique la modernisation d’un obusier de 121.92mm (son calibre réel) datant de l’époque tsariste et mis en service en 1937. Cette arme créée par Krupp est utilisée durant le premier conflit mondial mais aussi durant la guerre civile russe.

Lire la suite

URSS (71) Armée de Terre (19)

Les armes de l’Armée Rouge (3) : Artillerie de campagne

Avant-propos

L’apparition des bouches à feu (bombes et couleuvrines) à la fin du Moyen-Age provoqua une révolution militaire et politique.

Le coût de ces armes était tel qu’il fallait augmenter les ressources fiscales ce qui les mettaient hors de portée même des grands féodaux, marquant le triomphe des Etats Nationaux.

Lire la suite

URSS (62) Armée de Terre (10)

Divisions de Cavalerie

En guise d’introduction

Si dans les armées occidentales, la cavalerie à largement disparu des ordres de bataille quand éclate le second conflit mondial ce n’est pas le cas pour la RKKA qui aligne de nombreuses unités montées.

Lire la suite

Grande Bretagne (77) Armée de terre (2)

Les grandes structures

Divisions d’infanterie

En dépit de l’augmentation des forces blindées-mécanisées, l’infanterie reste la reine des batailles avec un grand nombre de Grandes Unités (GU).

En septembre 1939, la division d’infanterie de la British Army (armée d’active) est organisée de la façon suivante :

-Un état-major

-Trois brigades d’infanterie à trois bataillons

-Trois régiments d’artillerie de campagne à vingt-quatre canons de 25 livres (88mm)

-Un régiment antichar avec 48 pièces

-Un régiment d’artillerie antiaérienne avec 54 canons antiaériens de 40mm Bofors

-Un régiment de reconnaissance

mortier lourd Ordnance ML 4.2 Inch Mortar (107mm)

mortier lourd Ordnance ML 4.2 Inch Mortar (107mm)

-Un bataillon de mitrailleuses moyennes à trois compagnies de mitrailleuses et une compagnie de mortiers de 4.2 inch (107mm)

-Un bataillon du génie à quatre compagnies (trois field compagnies et une field park company)

-Une unité de transmission du Royal Corps of Signals

-Une unité de soutien logistique du Royal Army Service Corps avec trois compagnies de transport,

-Une compagnie du Royal Army Ordnance Corps (munitions)

-Une compagnie de police militaire (Royal Military Police)

Au cours de la Pax Armada les structures évoluent à la marge, l’absence de contact avec le feu ennemi ne permet guère de faire évoluer les structures.

Néanmoins en septembre 1948, les structures de l’Infantry Division ont légèrement évolué :

-Un état-major

-Trois brigades d’infanterie à trois bataillons

-Trois régiments d’artillerie de campagne à vingt-quatre canons de 25 livres (88mm)

-Un régiment antichar avec 48 pièces

Canon de 20mm Oerlikon en affût terrestre

Canon de 20mm Oerlikon en affût terrestre

-Un régiment d’artillerie antiaérienne avec 54 canons antiaériens de 20mm Oerlikon/Polsten et de 40mm Bofors

-Le régiment de reconnaissance est devenu bataillon avec autos blindées et motos side-cars

-Un bataillon de mitrailleuses moyennes à trois compagnies de mitrailleuses et une compagnie de mortiers de 4.2 inch (107mm)

-Un bataillon du génie à quatre compagnies (trois field compagnies et une field park company)

-Une unité de transmission du Royal Corps of Signals

-La logistique est désormais assuré par un bataillon regroupant trois compagnies de transport, une compagnie de ravitaillement en munitions et une compagnie de maintenance

-Une compagnie de police militaire (Royal Military Police)

Ce n’est qu’au cours de la guerre que les structures des divisions britanniques évolueront pour s’adapter aux leçons du conflit mais également au terrain, plusieurs divisions étant transformées en divisions de Montagne pour de futures opérations en Norvège ou en climat difficile.

Unités de Cavalerie et de Chars

Avant-Propos

Les britanniques ont été les premiers à utiliser le char au combat en 1916. L’engagement d’une poignée de chars losanges Mark I provoqua la panique chez les troupes allemandes même si un engagement massif aurait eu des effets nettement plus importants car le premier moment de stupeur passé, les allemands se ressaisissent et prennent des mesures passives et actives contre les chars.

Quand aux britanniques, ils ne tirent guère profit de cette première durant l’entre-deux-guerre où une poignée de passionnés comme Fuller ou Lidell-Hart ne parvient à déboucher sur une doctrine cohérente d’utilisation des chars.

Elle s’équipe ainsi de chars légers rapides, mal armés et mal protégés pour les missions de la cavalerie (éclairage, exploitation de la percée) et de chars d’infanterie bien protégés mais lents et mal armés, adaptés au soutien des fantassins mais inaptes à une chevauchée dans la profondeur.

La situation de l’arme blindée britannique est donc semblable à la France et son évolution va être comparable avec la création d’unités à base de chars.

En septembre 1939, le Royal Tank Corps dispose de deux divisions blindées, la Mobile Division devenue ultérieurement 1st Armoured Division stationnée en Grande-Bretagne et d’une Mobile Division (Egypt) rebaptisée 7th Armoured Division en mars 1940 et stationnée comme son nom l’indique en Egypte.

Des brigades de chars sont également formées durant ce court conflit. Citons la 1st Army Tank Brigade déployée avec le BEF mais également des unités mises sur pied par la Territorial Army à savoir les 21st 23rd 24th et 25th Army Tank Brigade.

Des brigades blindées indépendantes (Armoured qui se distingue des précédentes par la présence d’une infanterie organique) sont également mises sur pied comme la 4th Armoured Brigade stationnées en Egypte ou la 20th Light Armoured Brigade de la Territorial Army.

Durant la guerre de Pologne, une 2nd Armoured Division est formée en Grande-Bretagne sur le même modèle que la 1st Armoured Division. Est également formée une 1st Cavalry Division qui deviendra ultérieurement une 3rd Armoured Division, division composée de trois brigades de cavalerie (4th 5th 6th Cavalry Brigade).

Le Royal Tank Corps est totalement réorganisé à l’automne 1942 avec quatre divisions blindées et six brigades blindées indépendantes.

Si la 7th Armoured Division reste déployée en Egypte, les trois autres (1st 2nd 3rd Armoured Division) sont stationnées en Grande-Bretagne.

Les six brigades blindées indépendantes (4th 5th 6th 8th 9th 10th Independent Armoured Brigade) sont réparties en la Grande-Bretagne (5th 8th 10th), en Palestine Mandataire (4th), en Malaisie (6th) et en Inde (9th).

Quand éclate le second conflit mondial, deux divisions (1st 2nd Armoured Division) sont déployées sur le continent au sein du BEF, la troisième restant en réserve en Grande-Bretagne pour créér une cinquième division blindée qui pourrait gagner la Malaisie même si le tonnage et le temps nécessaire rend assez improbable cet envoi.

Organisation

En septembre 1948, la British Armoured Division est composée de la façon suivante :

-Un Etat-Major Divisionnaire

Char médian A-27M Cromwell

Char médian A-27M Cromwell

-Deux brigades blindées avec un état-major, trois régiments de chars (un régiment de chars lourds Churchill et deux régiments de chars moyens Cromwell), un bataillon d’infanterie motorisé et une unité de soutien.

-Un groupe de soutien (Support Group) avec un état-major, un bataillon d’infanterie (Lorried Infantry Batallion), un régiment d’artillerie de campagne, un régiment d’artillerie antichar et un régiment d’artillerie antiaérienne.

-Des unités hors-rang avec un régiment d’autos blindées et de chars légers pour la reconnaissance, une unité sanitaire, une unité de transmissions, une unité du génie, une unité de service et une unité de police militaire.

Les Independent Armoured Brigade devaient à l’origine être équipées entièrement de chars Churchill mais au final elles seront considérées comme des divisions blindées allégées. Elles sont organisées de la façon suivante :

-Un état-major

-Deux régiments de chars moyens Cromwell

-Un batailllon de chars lourds Churchill

-Deux bataillons d’infanterie motorisée

-Un régiment d’artillerie

-Un bataillon antichar

-Un bataillon antiaérien

-Un batailllon de soutien logistique (deux compagnies de ravitaillement, une compagnie de maintenance, une compagnie sanitaire)

-Une compagnie de reconnaissance motorisée

-Un bataillon du génie

L’organisation des unités subalternes

Infanterie

A la différence de la France ou de l’Allemagne, les unités d’infanterie britanniques sont organisées en bataillons et en brigades au lieu de régiments.

Chaque brigade dispose d’une compagnie d’état-major et de trois bataillons d’infanterie. L’appui-feu est assuré par le bataillon de mitrailleuses moyennes et de mortiers lourds qui détachent auprès des bataillons un élément d’appui-feu. On peut ajouter également des sapeurs du génie et des moyens antichars fournit par le régiment d’artillerie antichar.

Ce modèle théorique connut ses limites durant les premières opérations du second conflit mondial et après la campagne de Norvège et surtout les opérations en Méditerranée et en Afrique du Nord, les brigades d’infanterie allaient devenir autonomes.

Le bataillon d’infanterie est organisé en un état-major, une compagnie d’état-major (transmissions et administration), quatre compagnies de combat (état-major et trois pelotons/section) et une compagnie d’appui avec un peloton de transport équipé de chenillettes Universal Carrier, un peloton de mortiers, un peloton antichar équipés de canons de 2 puis de 6 pouces et enfin un peloton de pionniers.

Universal Carrier Mk II

Universal Carrier Mk II

Le peloton de combat dispose d’un état-major avec un mortier de 51mm (2-inch mortar), des équipes antichars équipés de PIAT et trois sections (groupes en français) avec sept fusiliers et un fusil-mitrailleur Bren servit par un trio.

Cavalerie et Chars

Chaque brigade blindée dispose de trois régiments de chars, un régiment de chars lourds Churchill et deux régiments de chars moyens Cromwell.

Chaque régiment dispose d’un état-major, d’un squadron d’état-major (transmissions et administration), trois squadron à trois troops de cinq chars plus un troop de commandement avec deux chars (le commandant du squadron et son adjoint) et un squadron d’appui avec un troop de sept chars légers, un troop antiaérien, un troop de maintenance, un troop de ravitaillement et un troop EVASAN.

Chaque régiment de chars dispose de cinquante-huit chars soit un total de 348 chars légers, moyens et lourds.

Chaque régiment de reconnaissance dispose d’un état-major, d’un squadron de commandement, d’un squadron de soutien (transmission, logistique, ravitaillement) et de trois squadrons de combat avec des chars légers (un squadron) des autos blindées (deux squadrons) et des unités motocyclistes.

Artillerie

Les régiments d’artillerie sont majoritairement intégrés aux divisions d’infanterie et aux divisions blindées mais certains équipés de pièces lourdes forment l’équivalent britannique de la Réserve Générale, cette RG disposant également des pièces sur voie ferrée, concentrées en métropole dans le Sud-Est pour d’abord la défense côtière.

Le Royal Artillery Corps dispose également de régiments d’artillerie antichar et de régiments d’artillerie antiaérienne.

Le régiment d’artillerie de campagne (Field Artillery Regiment) des divisions d’infanterie et des divisions blindées disposent d’un état-major, d’une batterie de soutien (maintenance, ravitaillement, soutien sanitaire), d’une batterie de conduite de tir et de trois batteries de huit canons, des obusiers de 25 livres qui ont remplacé les 18 livres du premier conflit mondial.

L’organisation des régiments d’artillerie médiane et lourde est identique, seule variant le nombre de pièces inférieur pour les canons de moyen et de gros calibre.

La “Réserve Générale” de l’Armée britannique voit le jour en septembre 1946 sous le forme de quatre Royal Artillery Support Group (RASG) qui disposent chacun de six régiments médians à trois batteries de huit canons (576 pièces), de quatre régiments de siège à trois batteries de quatre canons (48 canons) et d’un régiment d’artillerie super-lourde sur voie ferrée (12 pièces).

Les 1st et 2nd RASG vont être déployés sur le Continent (moins l’ALVF) au sein du BEF tandis que les deux autres vont rester en Grande-Bretagne.

BL 4.5 Inch Medium Field

BL 4.5 Inch Medium Field

Des régiments d’artillerie médiane et lourdes indépendants sont également déployés au Moyen-Orient (quatre, trois équipés de canons de 4.5 Inch et un de canon de 5.5 Inch), au Proche-Orient (un de chaque calibre) ainsi qu’en Malaisie (deux régiments de 4.5 Inch et deux de 5.5 Inch).

B.L 5.5 Inch Medium Gun

B.L 5.5 Inch Medium Gun

Les régiments antichars ont une organisation différente. Si il dispose d’une batterie de commandement et une batterie de soutien, il aligne quatre batteries de douze canons d’abord des canons de 2 livres (ou des 25mm Hotchkiss de fabrication française) puis dès 1942 des canons de 6 livres (57mm) aux performances semblables au 50mm allemand et au 47mm français.

QF 6 Pounder

QF 6 Pounder

A l’instar des RAAC (Régiments d’Artillerie Antichar) français, des Anti-Tank (Heavy) Regiment sont mis sur pied, quatre en Grande-Bretagne et un en Egypte, des régiments organisés en un état-major, une batterie de commandement, une batterie de soutien et trois batteries à huit canons de 17 livres. Trois de ces régiments passent sur le continent en septembre 1948, le quatrième ralliant la Norvège.

Chaque division dispose également d’un régiment d’artillerie antiaérienne, des régiments à trois batteries avec des troops (pelotons) de quatre canons, nombre réduit ensuite à trois puis augmenté à six canons, chacune des trois batteries disposant de dix-huit canons Bofors de 40mm pour deux d’entre-elles, la troisième disposant de canons de 20mm.

Un Anti-Aircraft Command dispose en septembre de douze divisions d’artillerie antiaérienne équipées de pièces lourdes (76 et 94mm notamment), de projecteurs et de ballons.

A but territorial, elles sont peu mobiles et peu souples d’utilisation. Elles sont donc réorganisées au printemps 1945, chaque division disposant de trois brigades totalement autonomes capables de protéger seules un secteur.

Si huit divisions sont déployées sur le territoire britannique (quatre en Angleterre, une en Irlande du Nord, une au Pays de Galles et deux en Ecosse), une est déployée en Egypte, une à Malte et deux en Malaisie.

Pour couvrir le BEF, quatre brigades sont déployées sur le continent, renforçant par la même occasion l’action de la DAT française.

A noter l’absence de canons automoteurs à la différence de la France et de l’Allemagne. Ce n’est qu’au cours du conflit que des châssis de chars déclassés reçurent des pièces d’artillerie de 25 livres pour équiper les régiments d’artillerie des divisions et brigades blindées.

Unités de soutien

En dehors des divisions d’infanterie et des divisions blindées, il n’existe pas de grandes unités appartenant aux autres armes. Le génie ne dispose que de bataillons intégrés aux divisions, la logistique et les transmissions sont dans la même situation.

Les projets de créer des brigades du génie à partir des bataillons de pionniers existants n’aboutissent pas avant guerre.

21-Armée de terre (49)

Evolution des structures de l’artillerie française entre septembre 1939 et septembre 1948.

obusier de 105C modèle 1935B

obusier de 105C modèle 1935B

Quand la mobilisation générale est déclenchée le 3 septembre 1939, l’artillerie française connait une spectaculaire mutation avec le dédoublement des Régiments d’Artillerie en régiments légers et lourds, la levée de nouveaux régiments pour équiper les divisions de mobilisation, le dévellopement de l’artillerie antichar et antiaérienne…….. .

A noter que les RAD, les RAC et les RAM reçoivent une batterie d’instruction et d’une batterie autonome antichar de 47mm à douze pièces.

Liste des régiments mis sur pied à la mobilisation de septembre 1939

Régiments d’artillerie divisionnaire

-Le 1er Régiment d’Artillerie Divisionnaire d’Auxonne est le RA de la 15ème DIM

-Le 3ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 16 de Montpelier et rattaché à la 32ème DI

-Le 4ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Colmar est intégré à la 14ème DI

-Le 5ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 27 de Chaumont est rattaché à la 47ème DI

-Le 7ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 24 de Rennes est rattaché à la 20ème DI.

-Le 8ème  Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Nancy est intégré à la 11ème DI

-Le 9ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 16 de Castres et affecté à la 66ème DI.

-Le 10ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire  de Rennes est intégré à la 19ème DI

-Le 11ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire du Vernon est le RA de la 5ème DIM

-Le 12ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire d’Haguenau est intégré à la 43ème DI.

-Le 13ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 21 de Paris et affecté à la 41ème DI

-Le 14ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 38 de Rochefort et affecté à la 35ème DI.

-Le 15ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Douai est le RA de la 1ère DIM

-Le 16ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Clermont-Ferrand est le RA de la 25ème DIM

-Le 18ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 11 de Vannes et affecté à la 22ème DI.

-Le 19ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 9 de Poitiers et affecté à la 18ème DI.

-Le 21ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied en août 1939 et affecté à la 24ème DI.

-Le 22ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 3 de Caen et affecté à la 53ème DI.

-Le 24ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Tarbes est intégré à la 36ème DI

-Le 25ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Châlons-sur-Marne de la 12ème DIM

-Le 26ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 26 de Châlons sur Marne et affecté à la 56ème DI

-Le 27ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 1 de Douai et affecté à la 57ème DI

-Le 28ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Chaumont est intégré à la 13ème DI

-Le 29ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 2 de Sedan et affecté à la 4ème DI.

-Le 30ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire d’Orléans est le RA de la 9ème DIM

-Le 31ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 2 de Sedan et affecté à la 7ème DI.

-Le 32ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire  de Paris est intégré à la 10ème DI
-Le 34ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 23 de Rouen et affecté à la 2ème DI.

-Le 35ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire  d’Issoire est intégré à la 21ème DI

-Le 36ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 13 d’Issoire et affecté à la 26ème DI

-Le 37ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 8 de Dijon et affecté à la 16ème DI

-Le 38ème Régiment d’Artillerie Mixte Divisionnaire (RAMD) est mis sur pied à partir du CMA 21 de Paris et affecté à la 71ème DI.

-Le 41ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire d’Angoulême est intégré à la 23ème DI

-Le 42ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de La Fère est le RA de la 3ème DIM

-Le 43ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 3 de Caen et affecté à la 6ème DI.

-Le 44ème Régiment d’Artillerie Mixte Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 4 du Mans et affecté à la 54ème DI.

-Le 45ème Régiment d’Artillerie Mixte Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 5 d’Orleans et affecté à la 55ème DI.

-Le 47ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 7 de Besançon et rattaché à la 57ème DI.

-Le 48ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 8 de Dijon et rattaché à la 58ème DI.

-Le 50ème Régiment d’Artillerie Mixte Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 24 de Rennes et rattaché à la 60ème DI.

-Le 51ème  Régiment d’Artillerie Mixte Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 11 de Vannes et rattaché à la 61ème DI

-Le 52ème  Régiment d’Artillerie Mixte Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 29 d’Angoulême et rattaché à la 62ème DI

-Le 53ème  Régiment d’Artillerie Mixte Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 13 d’Issoire et rattaché à la 63ème DI.

-Le 55ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied par le CMA 5 d’Orléans et rattaché à la 45ème DI.

-Le 56ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Montpelier est le régiment d’artillerie de la 31ème DIAlp

-Le 57ème Régiment d’Artillerie Mixte Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 17 de Toulouse et affecté à la 67ème DI

-Le 58ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 14 de Lyon et affecté à la 27ème DIAlp

-Le 61ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Metz est intégré à la 42ème DI

-Le 68ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied par le Centre Mobilisateur d’Artillerie n°20 de Nancy et affecté à la 70ème Division d’Infanterie.

-Le 89ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied par le CMA 24 de Rennes et affecté à la 68ème DI.

-Le 91ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied par le CMA 4 du Mans et affecté à la 44ème DI.

-Le 329ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied par le CMA 303 du Vernon et affecté au Corps de Cavalerie

21-Armée de terre (32)

Les Divisions Cuirassées

Une gestation longue et douloureuse

C’est le général Estienne qui le premier préconisa la création d’une unité blindée autonome de l’infanterie sous la forme d’un corps cuirassé autonome, une unité de 20000 hommes, 8000 camions et tracteurs et 4000 chars mais le père des chars ne fût pas entendu du moins dans l’immédiat, sa vision des troupes de choc sous entendait une vision offensive qui n’était plus en odeur de sainteté après les ravages du premier conflit mondial.

Cette conception offensive est rejetée au profit d’une conception défensive où le char est «tenue en laisse» par l’infanterie, le char devant se déplacer au pas, être bien protégé et bien armé pour éliminer les obstacles rencontrés par le fantassin.

Il faut attendre septembre 1932 pour que l’infanterie (arme de laquelle dépend les chars depuis 1920) relance l’expérimentation d’un groupement tactique interarmes sous la forme du détachement mécanique de combat expérimenté aux manoeuvres de septembre 1932.

Char D1

Char D1

Ce détachement alignait pour sa composante blindée, 45 chars D1 et les trois chars B existants. Les manoeuvres montrent que les chars ont pu s’emparer de la position mais que faute d’une infanterie suffisamment proche, ils ont été abandonnés à eux même.

Le 5 mai 1934, le lieutenant-colonel Charles de Gaulle publie «Vers l’armée de métier» où il préconise la création d’un corps spécialisé motorisé, chenillé et cuirassé, composé uniquement d’engagés ce qui lui permettrait d’être engagé dès le déclenchement d’une crise internationale sans mobiliser ce qui prend (beaucoup) trop de temps.

Il serait injuste et faire trop d’honneur à ce grand général que de faire de lui l’unique apôtre de ce type de division. D’autres officiers moins connus ou oubliés aujourd’hui comme le général Flavigny, le général Buat et le général Doumenc ont participé à cette réflexion théorique.

Dans un ouvrage complémentaire publié fin 1934 et intitulé «Comment faire une armée de métier», il décrit comment obtenir cette armée de choc qui alignerait 98000 hommes, 432 chars lourds, 1296 chars moyens,, 540 chars légers et 7000 voitures de transport tout-terrain répartis entre six divisions de ligne et une DLM (les chars de celle-ci ne sont pas compris dans les chiffres avancés plus haut).

Chaque division de ligne doit disposer d’un groupe de reconnaissance composé de «chars réduits» et d’éléments portés, d’une forte brigade de chars avec un régiment lourd (un bataillon lourd et un bataillon moyen), un régiment moyen à deux bataillons moyens et un bataillon soit un total de 252 chars en ligne (48 lourds, 144 moyens et 60 légers) plus 126 de remplacement (24 lourds, 72 moyens et 30 légers),

une brigade d’infanterie sur véhicules tous terrains à deux régiments et un bataillon de chasseurs, une forte brigade d’artillerie à tracteurs tous terrains avec un régiment d’artillerie lourde, un régiment d’artillerie légère et un groupe de DCA, un bataillon du génie, un bataillon de transmission et d’observation ainsi qu’un bataillon de camouflage.

Ce magnifique projet qui aurait donné un formidable outil à l’armée de terre est immédiatement critiqué et rejeté en tant que tel pour des raisons aussi bien militaires (le char doit soutenir l’infanterie et ne peut être le cœur d’un système) que politiques (crainte qu’un corps de métier devienne une véritable garde prétorienne menaçant les institutions de la république) et idéologiques (appétence pour la conscription et le peuple en armes).

Néanmoins, les graines sont semées et le principe de divisions cuirassés est adopté en septembre 1936 dans le cadre du programme des 14 milliards du 7 septembre 1936, première étape d’un réarmement massif.

Il est prévu deux «divisions à base de chars» comptant chacune six bataillons de chars B ! Ces divisions assez proches des divisions de ligne proposées par Charles de Gaulle sont rapidement jugées trop lourdes et dès 1937 ont s’oriente vers trois divisions à quatre bataillons.

La mise en place de ces divisions ne s’est cependant toujours pas concrétisée quand éclate la guerre de Pologne moins semble-t-il à cause d’un manque de véhicules qu’à cause d’un manque de volonté de l’arme des chars de l’infanterie qui n’ont pas suivit l’exemple du général Flavigny qui n’hésita pas à expérimenter le concept de la division motomécanique avec un matériel pas forcément adapté.

Le succès foudroyant des panzerdivisionen en Pologne décille les derniers hésitants ou les derniers opposants. Dès 1938 néanmoins, un groupement tactique d’experience avait été mis sur pied avec quatre bataillons de chars équipés de B1 et de B1bis, deux bataillons de chasseurs portés et un régiment d’artillerie.

C’est à partir de ce groupement que le général Gamelin ordonne la mise sur pied des 1ère et 2ème Divisions Cuirassés de réserve sur un mode sensiblement allégé par rapport aux idées de Charles de Gaulle.

Les divisions cuirassées telles que mises en place durant la guerre de Pologne disposent donc d’une demi-brigade de chars lourds type B1bis (deux bataillons), d’une demi-brigade de chars légers type Hotchkiss H-39 (deux bataillons), d’un bataillon de chasseurs portés, d’un régiment d’artillerie tracée motorisée, d’une batterie antichar (rattachée au RA) et d’unités de soutien.
C’est sur ce modèle que sont mis sur pied les quatre premières Divisions Cuirassées de réserve. Ce modèle loin des théories du lieutenant-colonel De Gaulle avec un manque en matière notamment de moyens de reconnaissance.

Les deux premières BCr puis DCr sont regroupés dans un groupement cuirassé qui doit à la fois d’organe de commandement mais également d’outil d’aguerrissement pour les nouvelles Divisions Cuirassés de réserve mises sur pied.

La 3ème DCr est mise sur pied au printemps 1940 et la 4ème DCr en septembre 1940, le commandement étant confié fin 1941 au général de brigade Charles de Gaulle permettant au théoricien de mettre en pratique ses idées.

Au moment de la mise sur pied de la 4ème DCr, un deuxième bataillon de chasseurs portés est intégré à chaque division, ces bataillons de chasseurs portés étant issus de la transformation de bataillons de chasseurs à pied de mobilisation qui échappent ainsi à la dissolution.

En décembre 1941, le groupement cuirassé est remplacé par un Corps d’Armée Cuirassé qui aligne ainsi quatre divisions même si les 3ème et 4ème DCr sont loin d’être au point matériellement et opérationnellement parlant.

L’arrivée à la tête de l’armée du général Villeneuve donne un coup de fouet bienvenue aux Divisions Cuirassés de réserve qui passent la surmultipliée.

En mars 1943, les DCr perdent le r de réserve, devenant des Divisions Cuirassées. Désormais leur rôle n’est plus de colmater la brèche dans un front et rétablir sa continuité mais d’être un outil de percée et de manoeuvre.

Elles sont également réorganisés selon un schéma comparable aux D.L.M tel qu’il est initié par la 6ème D.L.M. La Division Cuirassée type 1944 est ainsi organisée selon le schéma suivant :

-Un état-major

-Un régiment de découverte équipé de chars légers, de fusiliers motocyclistes et de chasseurs portés

-Deux brigades cuirassées avec un état-major, un bataillon de chars lourds, un bataillon de chars moyens, un bataillon de chasseurs portés, un groupe de canons d’assaut, un groupe d’automoteurs antichars, un groupe d’automoteurs antiaériens et un groupe de reconnaissance sur chars légers.

-Un régiment d’artillerie tractée tout terrain transformée à partir de 1946 en un régiment d’artillerie automotrice (pièces de 105mm automoteurs)

-Un bataillon du génie à quatre compagnie

-Deux compagnies de transmission

-Un bataillon de réparations divisionnaires à deux escadrons

-Un bataillon sanitaire divisionnaire

-Une compagnie automobile de quartier général

-Une compagnie automobile de transport
En septembre 1947, deux nouvelles DC sont créées, les 5ème et 6ème Divisions Cuirassées ce qui entraine la division du CAC en deux. Le 1er CAC va aligner  les 1ère, 3ème et 5ème DC alors que le 2ème CAC dispose des 2ème, 4ème et 6ème DC.

Ces deux Corps d’Armées Cuirassés sont stationnés l’un au nord de Paris et le second à l’est de la capitale, donnant un axe potentiel à leur intervention, la Belgique pour le 1er CAC, le Rhin et l’Allemagne pour le 2ème CAC.

La 1ère DC est ainsi stationnée au camp de Suippes, la 2ème DC à Chalons sur Marne, la 3ème DC à Compiègne, la 4ème DC dite «Division de Fer» dans la région de Nancy, la 5ème DC à Amiens et la 6ème DC à Toul

Sur le plan de l’armement, les DC n’ont rien à envier aux panzerdivisionen, elles font même la course en tête avec le redoutable B1bis bientôt remplacés par des ARL-44, un char lourd à canon de 90mm en tourelle ! Le Hotchkiss H-39 bon char léger est remplacé par le Renault G1R à canon de 75mm en tourelle.

Lorraine 39L

Lorraine 39L

L’infanterie de ces divisions _les chasseurs portés_ sont transportées d’abord dans des véhicules à roues mais bientôt dans des véhicules chenillés type Lorraine 39L et Renault DAJ-1.

L’artillerie n’est pas en reste, allant même plus loin que dans les D.L.M car outre les canons d’assaut compris dans les brigades cuirassées (des ARL V-39), elle remplace les pièces tractées du régiment d’artillerie par des canons automoteurs de 105mm qui combinent un châssis de Renault R-40 avec un obusier de 105C modèle 1935B en superstructure (Renault R-40 Au 105).

Bref ce sont de véritables outils de percée, capable d’opérer en profondeur dans le dispositif ennemi pour les désarticuler, le démanteler et ainsi favoriser l’effondrement du front.

Signe de l’importance des deux CAC, ces derniers bénéficient (tout comme les CC) de groupes de reconnaissance tactique équipés de Bréguet Br694, chacun des deux CAC pouvant bénéficier de l’éclairage de quatre escadrilles de 9 appareils soit un total de 36 appareils sans oublier des unités d’assaut, d’appui rapproché et de chasse.

Ne pas oublier que les DC et les D.L.M doivent disposer également de Groupes Aériens d’Observation (GAO) chargés de l’éclairage de la division et du guidage des avions d’appui.