22-Armée de terre : armement et matériel (27)

AMR 33 et 35

Automitrailleuse de Reconnaissance modèle 1933

Automitrailleuse de Reconnaissance modèle 1933

Quand elle se lança dans la motorisation et la mécanisation, la cavalerie identifia plusieurs types d’automitrailleuses, trois catégories au final identifiées ainsi en 1931 :

-découverte : c’est le domaine où l’automitrailleuse trouve sa pleine mesure, elle est chargée d’éclairer le terrain, de prendre contact avec l’ennemi mais pas de combattre. C’est le domaine de la roue où elle est nettement mieux adaptée que la chenille car utilisant la route.

-reconnaissance : elle complète les automitrailleuses de découverte, ils sont plus proches des unités de combat. Véhicules chenillés ils assurent par exemple au sein des dragons portés des missions de liaison.

-combat : c’est l’un des premiers concepts à voir le jour. Si l’idée est rapidement centrée _un véhicule rapide pour contrer rapidement ennemi, mener des missions de couverture, des raids_, techniquement la maturation est plus longue.

Ce qui nous intéresse ici c’est la catégorie AMR qui allait disparaître par fusion avec le concept AMD donnant naissance au concept d’AMP ou Automitrailleuse Puissante avec une automitrailleuse 8X8 et l’utilisation de chars légers, les premiers remplaçant les AMD, les seconds (représentés par le H-39, les FCM-42 et l’AMX-44) les AMR.

Revenons aux origines du concept AMR (figé en 1931). Comme toute nouveauté, la cavalerie tatonant, lançant successivement plusieurs programme comme le programme d’automitrailleuse légère tous terrains pour une grosse voiture à tourelle (24 juillet 1930) qui devient ensuite une voiture de reconnaissance (type L) sans tourelle avec deux ou trois membres d’équipage (9 janvier 1931).
L’apparition des chenillettes de ravitaillement dans le cadre du programme de véhicules blindés de ravitaillement d’infanterie type N (programme du 7 juillet 1930) pousse la 2ème direction du ministère de la Guerre (la cavalerie donc) à changer ses spécifications et demander un petit chenillé à tourelle biplace, utilisée pour la reconnaissance, faiblement armée car usant du terrain pour se dissimuler à la vue de l’ennemi tout en renseignant le haut commandement.

Le programme de l’AutoMitrailleuse de Reconnaissance (AMR) est officiellement lancé le 16 janvier 1932. La cavalerie demande une voiture (le terme char est réservé à l’infanterie) de 3.5 tonnes en ordre de marche avec deux hommes d’équipage, un blindage de 9mm (13mm le 9 décembre 1932), une vitesse moyenne de 35 km/h, tout terrain avec pour armement une mitrailleuse de 7.5mm.

Seul Renault répond à ce programme en modifiant une chenillette Renault UE avec une mitrailleuse casemate, ces prototypes baptisés Renault VM participant aux manoeuvres de septembre 1932 ce qui permet de réaliser de substantielles modifications aboutissant à son adoption en mai 1933 puis sa production en série.

La Renault VM devient l’AMR modèle 1933 et va être utilisée par les régiments de dragons portés pour la reconnaissance et les liaisons. 118 exemplaires de série sont produits auxquels s’ajoutent trois des cinq prototypes reconfigurés en véhicules de série.

Quand éclate la guerre de Pologne, les AMR-33 sont encore en service au sein des trois divisions de cavalerie, les unités «pétrole-picotin» plus précisément au sein des groupes d’automitrailleuses puis après mobilisation au sein des dragons portés de ses divisions.

Suite à la transformation des Divisions de Cavalerie en Divisions Légères Mécaniques, les AMR sont intégrées définitivement aux RDP avec dans un premier temps un nombre inférieur à ceux des 1ère et 2ème DLM soit 32 par régiment de dragon porté soit un total de 96 blindés. Ils seront ensuite remplacés par des chars légers.

Caractéristiques Techniques de l’AMR modèle 1933

Poids total : 5 tonnes

Dimensions : longueur (chenille) 3.50m largeur 1.60m hauteur 1.78m

Motorisation : un moteur essence Renault délivrant 85ch à 2800 tr/minute

Vitesse moyenne : 45km/h   Pente : nc  Autonomie : 200km (128 litres d’essence)

Blindage : maximal 13mm

Armement : une mitrailleuse MAC 31 de 7.5mm sous tourelle avec 2250 cartouches en 15 chargeurs de 150. Une mitrailleuse de rechange peut être utilisé en tir antiaérien
 
Equipage : deux hommes

Suite au succès de l’AMR-33, un modèle amélioré à moteur arrière (latéral sur l’AMR-33) est développé à partir deux VM modifiés (février et avril 1934) puis à l’aide d’un véritable prototype, le Renault ZT apparu en octobre 1934.

Automitrailleuse de Reconnaissance (AMR) modèle 1935

Automitrailleuse de Reconnaissance (AMR) modèle 1935

Commandée en série, l’AMR-35 va être livrée à l’armée française entre avril 1936 et le printemps 1940 avec tout d’abord 167 Renault ZT 1 à mitrailleuse de 7.5 ou de 13.2mm au sein des régiments de dragons portés.

Ils sont suivis de vingt ZT à canon de 25 répartis entre 10 ZT-2 (canon en tourelle) et 10 ZT-3 (canon en casemate) pour armer les GRDI plus précisément les 1er, 3ème, 4ème, 6ème et 7ème GRDI et enfin de 55 ZT-4 à mitrailleuse de 7.5 ou de 13.2mm, initialement prévues pour l’Indochine mais finalement utilisés en  métropole pour motoriser certains GRDI montés à raison de douze véhicules par GRDI en l’occurence les 15ème, 16ème, 17ème et 18ème GRDI, les sept autres étant stockés.

Ces AMR jugées trop légèrement blindées vont être progressivement remplacées par des chars légers type AMX-44, Hotchkiss H-39 ou encore FCM-42. Seule une poignée de véhicules étaient encore disponibles en septembre 1948.

Caractéristiques Techniques de l’AMR modèle 1935 ZT-1

Poids total : 6.5 tonnes

Dimensions : longueur (chenille) 3.84m largeur 1.64m hauteur 1.88m

Motorisation : un moteur essence Renault délivrant 82ch à 2200 tr/minute

Vitesse maximale : 55km/h (40 en service courant)   Pente : nc  Autonomie : 200km (130 litres d’essence)

Blindage : maximal 13mm

Armement : une mitrailleuse MAC 31 de 7.5mm sous tourelle AVIS n°1 ou une mitrailleuse sous tourelle AVIS n°2 avec 1220 cartouches en 37 chargeurs de 20 cartouches (740), le reste en boites. Une mitrailleuse de rechange est disponible
 
Equipage : deux hommes

AMX-42 et 44

Le précurseur : l’AMX-40

Suite aux désastreux accords de Munich de septembre 1938, Paris et Londres se rendent compte de l’inéluctabilité du conflit. La coopération politique, technique et militaire s’intensifie entre les deux pays, de fructueux échanges ont lieu entre les deux pays.

La France comme la Grande Bretagne cherche à combler rapidement leurs lacunes. Les anglais se montrent très intéressés par le char B1bis, décidant d’en commander quelques exemplaires pour à terme développer un char semblable.

Au niveau des chars légers, la France se montre très intéressée par les chars Cruiser à la suspension moderne (à défaut d’un blindage épais) pour développer de nouvelles générations de chars légers.

Un véritable accord bilatéral est signé le 7 février 1940, la France s’engageant à livrer des B1bis ou ter et des Hotchkiss H-39 aux britanniques en échange de technologies modernes de char qu’il s’agisse de la suspension Christie ou de tourelles à commandes hydrauliques. Ils vont aussi fournir de véritables conseils en ergonomie pour les chars de combat.

75 B1bis furent ainsi livrés aux britanniques entre juillet 1940 et janvier 1941, formant cinq bataillons lourds indépendants mais surtout servirent à accélérer le dévellopement d’un nouveau char lourd baptisé Churchill qui combinait un canon de 75mm en casemate et une tourelle avec un canon de 6 livres (57mm).

Quand au Hotchkiss H-39, il fût livré à seulement 32 exemplaires, utilisés non pas comme chars opérationnels mais pour perfectionner dans certains domaines le char Cruiser.

Suite à des essais antérieurs d’un char Cruiser, la société AMX (Atelier d’Issy les Moulineaux issu de la nationalisation de l’établissement de production de chars de Renault) décida de lancer à titre privé une nouvelle étude pour un char de cavalerie utilisant la suspension Christie, un blindage sérieux (entre 15 et 50mm, le B1bis avait lui 60mm de blindage), un moteur diesel Aster et une tourelle biplace disposant d’un canon de 47mm modèle 1935 associé à une mitrailleuse.

Le prototype est présenté officiellement le 15 décembre 1940 devant le général Villeneuve. Des essais sont menés du 21 décembre 1940 au 15 mars 1941. Le concept est jugé bon mais devant la surcharge de l’industrie française, on décide de ne pas produire ce char pourtant prometteur.

Caractéristiques Techniques de l’AMX-40

Poids total : 16 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 5.33m largeur hors tout 2.45m hauteur de caisse 1.58m

Motorisation : moteur diesel de 160ch

Vitesse maximale : 45/50 km/h sur chenilles Pente : 77% sur sol dur  Autonomie : supérieure à 500km  

Blindage : minimum 20mm maximum 60mm

Armement : un canon de 47mm modèle 1935 en tourelle bi ou triplace, canon alimenté à 176 obus et deux mitrailleuses de 7.5mm (MAC 31 coaxiale et MAC 34 antiaérienne) avec 4000 cartouches pour les deux

Equipage : mécanicien pilote en caisse, un chef de char tireur et un pourvoyeur en tourelle

Le dévellopement de l’AMX-42

L’Ingénieur Général de l’Armement (IGA) Molinié, responsable du programme décide de poursuivre le dévellopement de ce char, estimant à juste titre qu’il pourrait très bien convenir à  l’armée française.

Anticipation juste car en juin 1941 fût lancé un appel d’offres pour un nouveau char léger destiné à remplacer les chars en service à l’époque mais également pour muscler les régiments de dragons portés et les GRDI _remplacement des AMR-33 et AMR-35_ et offrir aux DLM et aux DCu un char léger de reconnaissance, anticipant sur la réorganisation postérieure des Divisions Légères Mécaniques et des Divisions Cuirassées avec une unité de reconnaissance par BLM/BB.

L’IGA Molinié reprit donc son projet AMX-40 et le perfectionna, remplaçant notamment la tourelle ronde d’origine _tourelle de démonstration plus que réelle tourelle opérationnelle_ par une tourelle biplace FCM armée d’un canon de 47mm SA modèle 1937 et de deux mitrailleuses de 7.5mm, une coaxiale et la seconde antiaérienne.

Le prototype de l’AMX-42 est officiellement présenté le 5 octobre 1941 et satisfait d’emblée la commission qui ne note que quelques modifications mineures à apporter. Il est adopté le 18 février 1942 sous le nom de char léger AMX modèle 1942 tout comme son concurrent le FCM-42, une version nettement améliorée du FCM-36.

Parallèlement, une version améliorée baptisée AMX-44 va être produite avec une tourelle triplace FCM, ce char équipant notamment les GRDI en remplacement des AMR ainsi que la 8ème DLM.

Cela poussera les Forges et Chantiers de la Méditerranée à  développer également un char léger amélioré, le FCM-44 qui allait équiper notamment les DLM.

Unités équipées d’AMX-42

La production est rapidement lancée pour équiper les unités qui appartiennent aussi bien à l’arme des chars de l’infanterie ou à la cavalerie même si le rapprochement est inéluctable, le général Villeneuve ne faisant pas mystère de fusionner ses deux armes même si les résistances importantes l’oblige à passer en douceur et non en force.

Les premiers exemplaires sortent des chaines de fabrication en novembre 1942 et vont équiper les GRDI qui vont délaisser leurs AMR à mitrailleuses pour de véritables chars légers à canon de 47mm, leur donnant un punch redoutable contre les automitrailleuses allemandes voir italiennes.

Le nouveau char léger va ainsi équiper quatre GRDI métropolitains, le 3ème qui reçoit ses vingt AMX-42 en décembre 1942 et janvier 1943, le 17ème qui reçoit ses véhicules en février et mars 1943, le 72ème est servit en avril et mai 1943 alors que le 94ème GRDI est rééquipé en juin et juillet 1943 soit un total en ligne de 80 chars.

Il va ensuite équiper les groupes de reconnaissance des Brigades Légères Mécaniques et des Brigades Blindées, chaque brigade dispose d’un groupe à trois pelotons de quatre chars plus un char pour le chef de groupe soit treize blindés par brigade et vingt-six par division.

La 6ème DLM créée sur ce modèle est la première servie, recevant ses vingt-six chars légers entre septembre et décembre1943. Elle est suivie par la 2ème DLM qui les reçoit entre janvier et mars 1944 et enfin par la 4ème DLM entre avril et juillet 1944 soit un total en ligne de 78 chars.

Les Divisions Cuirassées vont également être équipés de chars légers pour des missions de reconnaissance au sein du régiment de découverte avec pas moins de 45 véhicules et donc au sein des groupes de reconnaissance des BB avec donc un total de 71 par division.

La 2ème Division Cuirassée reçoit ses 71 chars entre septembre 1944 et janvier 1945 et la 4ème Division Cuirassée entre janvier et avril 1945.
L’AMX-42 va également équiper outre-mer trois bataillons de chars de combat (B.C.C) en l’occurence les 61ème, 65ème et 67ème bataillons déployés en Tunisie qui reçoivent leurs chars entre mai 1945 et octobre 1945 ainsi que le 4ème régiment de spahis tunisiens, régiment de découverte de la 1ère DLC qui reçoit ses chars en novembre et décembre 1945.

Les dragons portés des 2ème, 4ème et 6ème DLM sont les derniers à être servis, recevant leurs AMX-42 au rythme d’un bataillon par mois soit un rééquipement qui s’achève en septembre 1947.

858 chars ont alors été produits mais les chaines de fabrication continuent à produire des véhicules pour constituer un parc de réserve pour combler les pertes au combat et par accident mais également pour mettre sur pied les unités de mobilisation. Au rythme de 24 chars par mois, on trouve en stock en septembre 1948 (l’équipement des unités de combat ayant été jusque là privilégié) un total de 288 chars en stock portant le total des chars sortis des chaines à 1146 blindés.

Unités équipées de l’AMX-44

L’AMX-44 est une version améliorée de l’AMX-42 prévue dès l’origine de la conception du char léger _originellement de cavalerie mais qui finit par être utilisé par l’ABC, la fusion des armes de la cavalerie et des chars de l’infanterie_. En effet, l’AMX-42 peut recevoir également la tourelle triplace de son successeur.

Outre un moteur plus puissant, l’AMX-44 se distingue par une tourelle triplace FCM au lieu de la tourelle double ARL ce qui porte l’équipage du char à quatre hommes, un effectif qui à l’aune des premières opérations de guerre se révélera comme être l’optimum, permettant notamment au chef de char de mener pleinement son rôle de commandement et non d’être un véritable homme orchestre.

L’AMX-44 à été en réalité adopté en mars 1943 et aurait pu s’appeler AMX-43 si on n’avait pas compter le temps de l’industrialisation.

En effet,les premiers chars de ce type ne sortent des chaines de la nouvelle usine AMX de Giens en juin 1944 pour être aussitôt livrés aux unités, l’armée ayant fait comme pour l’AMX-42 le choix de privilégier le rééquipement des unités aux stocks, décidant en cas de besoin de piocher dans les nombreux chars légers anciens stockés après démobilisation des unités mobilisées au cours de la guerre de Pologne et non maintenus par la suite.

Ce sont les GRDI qui sont les premiers à recevoir ce nouveau char à raison de 20 véhicules qui leur dotent d’une véritable capacité de combat puisque remplaçant on s’en souvient des AMR simplement équipés d’une mitrailleuse de 7.5 ou de 13.2mm à tel point que certains s’inquiéteront de voir les cavaliers de ces groupements utiliser leurs véhicules de manière trop agressive au risque d’oublier leur mission première.

Six Groupements de Reconnaissance de Division d’Infanterie vont être équipés en l’occurence le 7ème GRDI (septembre 1944), le 21ème GRDI (octobre 1944), le 22ème GRDI (novembre 1944), 73ème GRDI (janvier 1945) 91ème GRDI (mars 1945) et 92ème GRDI (avril 1945) soit un total de 120 véhicules en ligne.

La production est suspendue entre juin 1945 et septembre 1946 pour permettre à l’usine de Giens de prêter main forte à celle d’Issy-les-Moulineaux pour sortir d’avantage d’AMX-42.

En octobre 1946, la production reprend suite à la volonté (officielle en septembre 1947) de créer de nouvelles DC (Divisions Cuirassées) et DLM (Divisions Légères Mécaniques).

L’AMX-44 va ainsi équiper la 8ème DLM à raison de vingt-six chars soit deux groupes de treize blindés (un pour le commandant et trois pelotons de quatre) pour les deux groupes de reconnaissance et surtout les deux régiments de dragons portés qui à eux disposent de 126 blindés, portant le total à 152, la division recevant ces chars entre septembre 1947 et avril 1948.

Elle est suivie par la 6ème DC qui aligne un total de 71 chars répartis entre le régiment de découverte (45 chars) et les deux groupes de reconnaissance des BB (26 chars), la division étant équipée en mai et juin 1948.

La production est alors poursuivie pour constituer des véhicules de réserve destinés à équiper des bataillons de mobilisation mais également à fournir un volant de réserve pour une guerre s’annonçant longue et rude.

Au final, cinq bataillons de chars de combat de mobilisation vont être progressivement équipés d’AMX-44 en l’occurence le 21ème, le 31ème, le 33ème, 36ème et le 40ème BCC à raison de 45 chars par bataillons.

L’usine de Giens ne produisant «que» 30 chars par mois, seul le 21ème BCC peut recevoir sa pleine dotation de chars, les autres bataillons mobilisés avec d’autres véhicules (notamment des chars légers anciens stockés comme le R-35 ou le FCM-36) ne recevant leur monture définitive qu’au début de l’année 1949.

Au total quand éclate la seconde guerre de Pologne, l’armée de terre dispose de 388 AMX-44 en ligne plus une quinzaine en réserve, chars destinés à équiper le 31ème BCC et provisoirement utilisés par l’ERGM de Giens.

Caractéristiques Techniques des AMX-42 et 44

Poids total : 17 tonnes pour l’AMX-42, 17.5 tonnes pour l’AMX-44

Dimensions : longueur hors tout 5.33m largeur hors tout 2.75m hauteur de caisse 1.58m

Motorisation : moteur diesel Aster de 210ch

Vitesse maximale : 55 km/h sur chenilles Pente : 77% sur sol dur  Autonomie : 575km  
Blindage : minimum 20mm maximum 60mm

Armement : un canon de 47mm modèle 1937 en tourelle bi ou triplace, canon alimenté à 180 obus et deux mitrailleuses de 7.5mm (MAC 31 coaxiale et MAC 34 antiaérienne) avec 4000 cartouches pour les deux

Equipage : mécanicien pilote en caisse, un chef de char tireur et un pourvoyeur en tourelle (AMX-42), un mécanicien pilote en caisse, un chef de char, un tireur et un pourvoyeur en tourelle (AMX-44)

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22-Armée de terre : armement et matériel (21)

Canon de 37mm TR modèle 1916

Canon de 37mm TR modèle 1916

Canon de 37mm TR modèle 1916

Ce canon de 37mm à été mis au point par les Établissements de Puteaux (APX) pour lutter contre les nids de mitrailleuse des tranchées avant de connaître une deuxième utilisation sous la forme du canon de 37mm SA modèle 1916 sur le petit Renault FT.

Ce canon utilisant une munition explosive fût un temps utilisé comme arme antichar, rôle pour lequel il n’était absolument conçu. Mis en œuvre par les unités de mobilisation, il quitte les unités de mobilisation lors de la démobilisation ou peu avant, remplacés dans les unités maintenus par des canons de 25mm Hotchkiss ou Puteaux.

Caractéristiques Techniques du canon de 37mm TR (Tir Rapide) modèle 1916

Calibre : 37mm Longueur hors tout : 3.50m Longueur de la partie rayée du canon : 790mm Longueur en calibres : 21 Poids en batterie : 108kg Poids sur affût rouleur : 160kg Cadence de tir : 15 coups/minute

Canon de 29/20mm Larsen

Ce canon d’origine danoise est une arme antichar à grande vitesse initiale tirant un projectile sous calibré, l’obus en lui même ayant un diamètre de 20mm avec une jupe de 29mm. Ce canon est expérimenté au printemps 1939, canon monté sur le même affût que le canon de 25mm modèle 1937.

Les essais montrent une usure rapide du tube (durée de vie de 250 coups), Manhurin est chargé de développer une munition moins agressive qui permet de doubler la durée de vie soit 500 coups.

Ce canon va être commandé en série seulement en septembre 1942 en petite série pour équiper les Bataillons de Chasseurs Alpins (BCA) en remplacement des canons de 25mm soit six canons par BCA soit un total de soixante-douze canons plus trente-six canons de réserve soit un total de cent huit canons livrés entre novembre 1942 et août 1943.

Ces canons sont toujours en service en septembre 1948, des canons pouvant être remorqué par un véhicule léger type Laffly V10 ou par traction hippomobile.

Caractéristiques Techniques du canon de 29/20mm Larsen

Calibre : 29/20mm Poids : environ 200kg Longueur : 3.4m

Canon de 25mm Hotchkiss modèle 1934

canon de 25mm Hotchkiss modèle 1934

canon de 25mm Hotchkiss modèle 1934

Prélude

Quand s’achève le premier conflit mondial, l’armée française dispose de deux armes de Défense contre les blindés (DCB) mais deux armes inadaptées à cette mission et pour cause, les blindés étant apparus au cours du conflit.

La première est le canon de 37mm modèle 1916 utilisé par les fantassins et les cavaliers. Conçu pour neutraliser les blockhaus de mitrailleuses, il tirait des obus explosifs donc impropres à détruire les blindés tout comme le canon de 75mm modèle 1897.

Dans l’immédiat après guerre, un programme est lancé le 11 mai 1921 pour deux armes. Le «programme Duval» envisage deux armes : une mitrailleuse de 15mm antiaérienne et antichar et un canon d’un calibre inférieur à 37mm, ces deux armes compensant la modestie de leur calibre par une grande vitesse initiale pour leur permettre de percer 20mm de blindage.

En attendant une solution intérimaire est trouvée avec la remise en état de 200 canons de 37mm bien qu’il s’agisse d’une solution d’urgence largement inadaptée.

Pour ne rien arranger, le programme du 11 mai 1921 ne débouche sur rien de concret qu’il s’agisse de la mitrailleuse de 13.5mm (non poursuivie), celle de 13.2mm devient une arme antiaérienne et le canon Puteaux de 20mm montre aussitôt les limites d’un calibre trop réduit.

Il faut attendre 1928 pour qu’un nouveau programme soit lancé. Exit la mitrailleuse et place au seul canon, un canon de 25mm suffisamment léger pour pouvoir être utilisé par l’infanterie.

Deux concurrents vont ainsi participer au programme, l’établissement national APX et le constructeur privé Hotchkiss de Levallois.

Les prototypes sont prêts en 1933, Hotchkiss et APX présentant leurs armes aux essais en mars 1934 et c’est l’arme d’Hotchkiss est rapidement préférée, devenant le canon de 25mm SA (Semi-Automatique) modèle 1934.

Devant l’urgence des besoins, une commande de 200 exemplaires est passée alors que l’expérimentation par les services officiels se poursuit.

On verra rapidement que cet empressement se paiera par de nombreux problèmes techniques nécessitant une interruption des livraisons entre janvier et juin 1939 suite à la volonté de l’infanterie d’adopter un matériel plus léger sous la forme de deux modèles, le modèle 1937 de l’APX et le modèle 1934 modifié 39 d’Hotchkiss.

Durant la phase d’industrialisation, est étudiée la mise en œuvre de ces canons de 25mm. Le programme d’armement 1937-40 dit des 14 milliards prévoit pas moins de 8000 canons de 25mm ce qui doit au moins sur le papier équiper chaque régiment d’infanterie de douze pièces (six à la CRE et deux dans chaque bataillon à  la compagnie d’accompagnement) alors que chaque division d’infanterie doit disposer de trois compagnies divisionnaires antichars qui à terme pourraient former un bataillon antichar. En ajoutant les quatre canons du GRDI, chaque division pourrait disposer de 76 canons.

Les livraisons ne cessent d’augmenter, 980 pièces ayant été réceptionnées au 1er janvier 1936 et juste avant l’interruption, 3655 pièces ont été livrées aux armées. Pourquoi une telle interruption ?

Tout simplement parce que comme l’avons vu, l’infanterie souhaite la pièce la plus légère possible et que le modèle 1934 est loin d’être la pièce la plus légère. La production doit bifurquer vers le modèle 1937 et surtout le modèle 1934 mod.39.

Néanmoins durant la guerre de Pologne, la production du modèle 1934 est reprise, le temps que l’industrialisation du modèle 1934 mod.39 aboutisse ce qui fait qu’un total de 4450 pièces sont produites jusqu’au 30 juin 1940 quand la production est définitivement stoppée pour ne jamais reprendre.

Tous les canons de 25mm ne vont pas être mis en ligne, une grande partie va être stockée. En effet avec la démobilisation, le nombre de divisions d’infanterie est réduit de manière très importante avec notamment dix sept DI qui reçoivent les 76 canons prévus (soixante-douze pour la division stricto sensu et quatre pour le GRDI rattaché à la division) soit un total de 1292 pièces en ligne, pièces qui sont d’abors à traction automobile ou hippomobile puis totalement motorisées.

Les quatre DIC et les quatre DINA disposent également de soixante-seize pièces ce qui fait un total de 304 canons. Les trois DIAlp disposent elles aussi de soixante-seize canons soit un total de 228 pièces ce qui porte le total à 1824 canons en ligne sur 5150 pièces produites.

Les autres canons de ce modèle vont être distribués progressivement aux unités dans l’Empire notamment au sein des deux Divisions Marocaines et des huit Divisions d’Infanterie d’Afrique soit un total de 736 pièces.

Cela porte le total à 2560 pièces sur 4450 canons. Le solde de 2590 n’est pas totalement stocké, une partie est cédée ou plutôt vendue aux pays alliés que ce soit la Grande Bretagne (voir ci-après), le gouvernement polonais libre (100 pièces), la Yougoslavie (120 pièces), la Belgique (45 pièces) et les Pays Bas (45 pièces) soit un total de 310 canons, laissant en stock un total de 1580 canons qui sont stockés ou utilisés pour tests et autres expérimentations notamment de nouveaux projectiles destinées à prolonger la carrière de ce canon.

La Grande Bretagne va également recevoir des canons. Entre octobre 1939 et décembre 1940, l’armée britannique reçut cinquante canons par mois soit un total de 700 canons dont un grand nombre montés sur véhicules.

Progressivement, le nombre de canons en service va se réduire, les DI, les DIM, les DIC et les DINA  recevant notamment des canons de 47mm plus à même de faire face aux blindés allemands mais ce canon de 25mm était toujours en service en septembre 1948 dans l’Empire.

Caractéristiques Techniques du Hotchkiss modèle 1934

Calibre : 25mm Poids du matériel complet en batterie : 480kg Longueur hors tout 3.71m Hauteur en batterie 1.10m Portée pratique : 800 à 1000m Cadence de tir : théorique 30 coups pratique 15 à 20 coups Pointage en direction : 30° à gauche et à droite Pointage en hauteur : -5° à +15° Perforation : acier dur 50mm à 400m  

Canon de 25mm Puteaux modèle 1937

Canon de 25mm Puteaux modèle 1937

Canon de 25mm Puteaux modèle 1937

Comme nous l’avons vu plus haut, le programme de 1928 avait vu le lancement de deux projets concurrents, l’un proposé par l’industrie (celui de Hotchkiss) et l’autre proposé par l’atelier de construction de Puteaux (APX).

La mise au point de ce canon fût très longue. Un premier projet de 1931 fût rejeté, obligeant l’APX à remettre l’ouvrage sur le métier pour présenter une nouvelle arme en septembre 1933, un projet de 398kg.

En dépit de nombreux défauts techniques, le prototype APX reste en course en dépit d’une infériorité évidente vis à vis d’Hotchkiss. Peut être faut-il y voir la méfiance viscérale des ingénieurs d’État vis à vis de tout ce qui viens de l’industrie privée……… .

Après l’adoption du modèle Hotchkiss, le modèle APX est présenté à nouveau en janvier 1935, les problèmes sont réglés mais à cette époque, l’armée à besoin d’un matériel nettement plus léger. Le général Gamelin réclamant un canon nettement plus léger que les 480kg du modèle Hotchkiss, le matériel APX pesant 400kg n’est pas adopté.

Puteaux décide de reprendre totalement le projet pour obtenir un canon antichar léger qui est présenté en mars 1936 pour expérimentations. Le 7 septembre 1936, l’état-major demande que 400 canons soit commandés, canons adopté officiellement sous le nom de matériel de 25mm SA modèle 1937 puis de canon de 25mm SA léger modèle 1937.

Les premiers canons sont livrés en septembre 1938 et quand éclate la guerre de Pologne en septembre 1939, 319 canons ont été livrés aux armés, nombre porté début juin à 1065 exemplaires sur un total de 2550 canons commandés.

Cette commande est annulée le 1er juillet 1940 suite à la démobilisation et la volonté de privilégier les projets de Hotchkiss, une vraie rupture, le général Villeneuve n’ayant pas une véritable méfiance vis à vis de l’industrie privée.

Les canons Puteaux étaient utilisés de manière  indistincte dans les différentes unités. Cela change à partir de septembre 1940. Décision est prise d’affecter ces canons aux RIF (où pourtant une pièce lourde n’est pas un vrai handicap) et aux RIl, des régiments à créer.

Au final, quatorze régiments d’infanterie légère sont équipés de ce canon tout comme vingt-sept régiments d’infanterie de forteresse ou assimilés soit un total respectif de 252 et de 752 canons, le total global de pièces en ligne étant de 904 canons sur un total de 1065 canons en ligne, le reliquat étant stocké, une réserve limitée, la reprise de la production n’étant pas prévue.

Caractéristiques Techniques du canon de 25mm SA léger modèle 1937

Calibre : 25mm Poids du matériel complet en batterie : 300kg Longueur hors tout 3.46m Hauteur en batterie 1.03m Portée pratique : 1500m Cadence de tir :  20 coups Pointage en direction : 30° à gauche et à droite Pointage en hauteur : -10° à +15°

Canon de 25mm Hotchkiss modèle 1934 mod.39

Comme nous l’avons vu, le canon de 25mm Hotchkiss modèle 1934 était une excellente arme balistiquement parlant. Le seul défaut qu’on pourrait reprocher à cette arme est un poids élevé qui rend délicate la manoeuvre à bras nécessaire pour l’entrée et la sortie de batterie.

Cette arme donna ainsi naissance à trois dérivés, le modèle 1935 raccourci pour équiper les automitrailleuses chenillées et surtout les automitrailleuses à roues type Panhard et Gendron-Somua, le modèle destiné à la ligne Maginot et enfin le modèle 1934 mod.39, une version allégée du modèle 1934.

Pour alléger le modèle 1934, la firme Hotchkiss va s’inspirer du modèle de Puteaux _au dévellopement long et chaotique_ et présente son prototype le 28 août 1938, un prototype qui à perdu près de cent kilos par rapport au modèle 1934.

Au final, ce canon pèse 70kg de plus que le projet APX mais il est bien équilibré et supporte des vitesses de traction bien supérieures. Le canon modèle 1934 modifié 1939 est adopté officiellement au mois de mars et va être livré aux dragons portés (dont certains possédaient des canons de 25mm modèle 1934) et aux chasseurs portés.

Chaque régiment de dragons portés dispose de 12 canons de 25mm ce qui porte le total à 192 pièces alors que les bataillons de chasseurs portés dispose de quatre canons soit un total de 48 pièces, portant le total à 240 pièces pour les canons en ligne plus 120 canons de réserve soit une production totale de 360 canons.

Paradoxalement cette pièce la plus moderne des trois va être l’une des premières à être remplacée puisque rapidement (automne 1945), les dragons portés et les chasseurs portés vont recevoir un canon de 47mm modèle 1941 plus à même de combattre les nouveaux chars allemands. Les pièces retirées du service vont être précieusement stockées.

Caractéristiques Techniques du Hotchkiss modèle 1934 mod.39

Calibre : 25mm Poids du matériel complet en batterie : 370kg Longueur hors tout 1.13m Longueur totale 3.46m Hauteur en batterie 1.08m Portée pratique : 800 à 1000m Cadence de tir : théorique 30 coups pratique 15 à 20 coups Pointage en direction : 30° à gauche et à droite Pointage en hauteur : -5° à +15° Perforation : acier dur 50mm à 400m

21-Armée de terre (30)

6ème Division Légère Mécanique (6ème D.L.M.)

Le 7 mars 1943, la 6ème Division Légère Mécanique est officiellement mise sur pied à Orange (Vaucluse) avec du personnel fournit par les cinq D.L.M existantes, essentiellement des cadres, la majorité des sous-officiers et des hommes du rang étant de jeunes engagés et des appelés.

Cette division doit être mise à la disposition en temps de guerre à l’armée des Alpes pour lui fournir une unité à base de chars. Sa mission peut être défensive notamment en cas d’attaque amphibie italienne (pour tourner les puissants ouvrages de la ligne Maginot alpine) mais également offensive.

La création de cette division est l’occasion d’expérimenter pour ce type de division une nouvelle organisation. En effet, les nombreuses manoeuvres et exercices menés par les D.L.M au format originel ont montré un certain nombre de failles à corriger pour que les D.L.M tirent la quitescence de leur force :

-transmissions trop légères

-absence d’une puissante DCA

-lacune en matière antichar

-infanterie trop peu nombreuse.

L’organisation adoptée pour cette 6ème Division Légère Mécanique (6ème D.L.M) qui tire la leçon de ces organisation est la suivante :

-Un état-major divisionnaire

-Un régiment de découverte à deux escadrons d’automitrailleuses puissantes, deux escadrons motocyclistes et un escadron antichar porté.

-Deux brigades de combat (brigades légères mécaniques) à deux régiments, un régiment de chars et un régiment de dragons portés auxquels sont associés un groupe de canons d’assaut, un escadron antichar porté, un escadron antiaérien porté et un groupe de reconnaissance.

-Un régiment d’artillerie tractée appelé Régiment d’Artillerie de Division Légère Mécanique (RADLM)

-quatre compagnies du génie formant bataillon

-deux compagnies de transmission (le détachement colombophile est supprimé

-Deux compagnies du train (compagnie automobile du QG et compagnie automobile de transport)

-Un bataillon sanitaire divisionnaire

-Un groupe d’exploitation divisionnaire

Ce modèle expérimenté avec succès aux manoeuvres de septembre 1943 est généralisé aux cinq premières D.L.M et va servir de modèle aux deux dernières D.L.M créées avant guerre, les 7ème et 8ème D.L.M. .

Etat-major divisionnaire :

Par rapport aux cinq premières D.L.M, l’état-major, le quartier général divisionnaire dispose de la même organisation mais les moyens sont augmentés pour faire face à l’ajout d’un deuxième régiment de dragons portés, de deux groupes de canons d’assaut et de deux groupes de reconnaissance. L’état-major passe à 305 hommes et 72 véhicules dont deux véhicules antiaériens (bitube de 25mm)

Régiment de découverte : 2ème régiment de cuirassiers

Le 2ème régiment de cuirassiers avait été dissous le 15 août 1919. Il est recréé le 8 mars 1943 pour servir de régiment de découverte à la division avec des motocyclistes et des automitrailleuses puissantes (AMP) Panhard AM modèle 40P. Il est organisé de la façon suivante :

-Un état-major et un peloton de commandement avec un groupe de commandement et un groupe chargé de transmissions

-Un escadron hors-rang avec un 1er peloton (commandement et services de l’escadron), un 2ème peloton chargé des approvisionements et des services du corps, un 3ème peloton chargé du soutien sanitaire, un 4ème peloton chargé des réparations et un 5ème peloton composé de pionniers et d’ouvriers de ponts.

L’EM, le peloton de commandement et l’EHR dispose au total de 280 hommes, 24 motos solos, 2 motos side-cars, 18 véhicules légers, une AMP TSF, 42 camions (dont un camion-atelier, un camion magasin, un camion machines-outils et deux camionettes sanitaires) trois tracteurs de dépannage, deux remorques porte-chars et deux cuisines-remorques soit un total de 94 véhicules.

-Deux groupes d’escadrons disposant chacun d’un état-major, un escadron d’automitrailleuses puissantes et un escadron de fusiliers motocyclistes.

-L’Etat-major dispose d’un AMP TSF, de quinze motos, de treize VL et de six camionettes     soit un total de 35 véhicules

-L’escadron d’automitrailleuses puissantes dispose d’un peloton de commandement avec une
AMP et quatre pelotons de cinq AMP, de deux AMP-S, une voiture légère, trois motos, sept     camionnettes, deux tracteurs de ravitaillement et une cuisine remorque soit un total de 55     véhicules et de 175 hommes (cinq officiers, trente-six officiers et 134 hommes)

-L’escadron de fusiliers-motocyclistes avec un peloton de commandement (comprennant un
mortier de 60mm) et quatre pelotons de fusiliers.

Chaque peloton de fusiliers motocyclistes dispose d’un groupe de commandement (six     hommes et trois motos side-cars) et deux groupes de commandement disposant chacun de     dix hommes, cinq motos side-cars et deux FM soit un total par peloton de 26 hommes, treize     motos side-cars et 4 FM.

Au total l’escadron dispose de 150 hommes (cinq officiers, dix-neuf sous-officiers et cent-    vingt six hommes), 66 motos, deux véhicules légers, six camionettes et une cuisine     remorque.

Au total, le régiment de découverte dispose de 930 hommes et 354 véhicules

-11ème brigade légère mécanique : 4ème régiment de dragons et 9ème régiment de dragons portés

-un régiment d’automitrailleuses/chars de combat : le 4ème régiment de dragons

-Un état-major et un peloton de commandement avec un char Somua S-40 à tourelle FCM et quatoze véhicules soit un total de 70 hommes

-Un escadron hors rang organisé comme celui du régiment de découverte    avec un 1er peloton (commandement et services de l’escadron), un 2ème peloton chargé des approvisionements et des services du corps, un 3ème peloton chargé du soutien sanitaire, un 4ème peloton chargé des réparations et un 5ème peloton composé de pionniers et d’ouvriers de ponts.

L’EM, le peloton de commandement et l’EHR dispose au total de 280 hommes, 24 motos solos, 2 motos side-cars, 18 véhicules légers, un char Somua S-40, 42 camions (dont un camion-atelier, un camion magasin, un camion machines-outils et deux camionettes sanitaires) trois tracteurs de dépannage, deux remorques porte-chars et deux cuisines-remorques soit un total de 94 véhicules.

-Deux groupes d’escadron de chars avec un état-major comprenant un char Somua S-40 et deux escadrons de chars.

Chaque escadron de chars dispose d’un peloton de commandement avec un Somua S-40 pour le capitaine commandant de l’escadron et de quatre pelotons de cinq chars Somua S-40.

Au total chaque escadron de chars dispose de 136 hommes et de 57 véhicules soit pour l’ensemble du régiment de chars, un total de 805 hommes et de 259 véhicules dont 85 chars Somua S-40

-Un régiment de dragons portés, le 9ème régiment de dragons portés (9ème RDP)

-Un état-major, un peloton de commandement et un escadron hors-rang (ce dernier identique au régiment de découverte). Ces trois entités regroupe au total de 337 hommes et 122 véhicules

-Deux bataillons de dragons portés (un troisième est activé à la mobilisation) dont l’organisation comme le matériel n’évolue pas par rapport aux D.L.M précédentes, la monture des dragons portés restant le Laffly S20T.

Chaque bataillon dispose donc d’un état-major et d’un peloton de commandement, d’un escadron d’AMR, d’un escadron de fusiliers motocyclistes et de deux escadrons de fusiliers voltigeurs portés.

L’état-major et le peloton de commandement dispose des mêmes moyens qu’une D.L.M ancienne version

L’escadron d’AMR en revanche connait une spectaculaire augmentation de sa puissance puisque les AMR-33 sont remplacés par de véritables chars légers à canon de 47mm, l’AMX-42.

Leur nombre n’évolue pas mais leur puissance est sans commune mesure par rapport aux AMR-33 et 35 armées d’une mitrailleuse de 7.5mm, d’une mitrailleuse de 13.2mm voir pour quelques unes d’un canon antichar de 25mm.

L’escadron de fusiliers motocyclistes organisé comme celui du régiment de découverte et ne connait aucun changement par rapport à son homologue ancienne version.

Les deux escadrons de fusiliers voltigeurs portés sont organisés en un peloton de commandement (qui dispose d’un mortier de 60mm), de trois pelotons de combat avec une VDP de commandement et trois VDP transportant chacune un groupe de combat soit 10 hommes et deux fusils mitrailleurs et d’un peloton de mitrailleuses (deux groupes de deux plus une pour le tir antiaérien)

L’escadron de mitrailleuses et d’engins (EME) dispose d’un peloton de commandement, de deux pelotons de mitrailleuses (identiques à ceux des escadrons de FV), d’un peloton de mortiers de 120mm à deux groupes de deux mortiers et de deux groupes de canons antichars de 47mm (quatre pièces).

Si l’armement évolue, les effectifs restent identiques tout comme les dotations en véhicules soit un total de 3088 hommes et 957 véhicules dont soixante-trois automitrailleuses de reconnaissance

-11ème groupe de canons d’assaut

Dès l’origine, il était prévu dans les D.L.M deux groupes de canons d’assaut équipés de Somua Sau40, un véhicule issu du S-35 mais équipé en casemate d’un puissant canon de 75mm.

A l’origine, ces deux groupes dépendaient directement de la division, complétant le régiment d’artillerie tractée. La répartition des rôles était claire : l’appui général au RADLM et l’appui rapproché des chars aux canons d’assaut.

Quand la mise sur pied de la 6ème D.L.M à été décidée ainsi qu’une nouvelle organisation interne, décision à été prise d’intégrer les groupes de canons d’assaut aux B.L.M pour permettre aux chars de disposer d’un puissant appui-feu immédiatement disponible.

Le groupe de canons d’assaut prend le numéro de sa BLM, la 6ème DLM dispose donc des 11ème et 12ème groupes équipés de Somua Sau40.

Chaque groupe dispose d’un véhicule de commandement _un Sau40 équipé d’un canon factice, seule la présence de plus d’antennes radios trahissant son rôle véritable_ et de trois batteries de quatre pièces.

A ces treize véhicules s’ajoutent par batterie, deux ravitailleurs d’artillerie type Lorraine 37L,  Chaque groupe dispose donc de 29 véhicules et de 85 hommes

-11ème escadron antichar porté

Cet escadron antichar est destiné non pas à appuyer les chars mais à fournir une défense anti-blindée aux dragons portés en l’absence des Somua S-40. Montés sur véhicules à roues, ces canons de 47mm seraient également chargés de mener des combats retardateurs pour permettre le repli de l’ensemble du dispositif.

L’escadron antichar porté est organisé en un peloton de commandement (un Laffly W15 PC accompagné par deux motos de liaison soit trois véhicules et 9 hommes, trois pelotons de quatre Laffly W15 TCC avec un canon antichar de 47mm tirant en chasse soit douze véhicules et quarante-huit hommes, chaque peloton disposant de deux ravitailleurs (quatre hommes), de deux motos de liaison (deux hommes) et d’un camion (deux hommes) et un peloton de fusiliers voltigeurs avec trois Laffly S20T transportant chacun un groupe de combat (trente-six hommes)

L’escadron antichar porté disposant donc au total de 33 véhicules et de 126 hommes

-11ème escadron antiaérien porté

Cet escadron antiaérien porté est destiné à la protection de toute la brigade contre l’aviation d’assaut ennemie, offrant une ombrelle minimale en attendant l’intervention de la chasse pour balayer les bombardiers horizontaux et les bombardiers en piqué ennemis.

Cet escadron dispose d’un peloton de commandement (un Laffly W15 PC accompagné de deux motos de liaison soit trois véhicules et 7 hommes) et de quatre pelotons de six Laffly W15 munis d’un bitube de 25mm Hotchkiss sur plate-forme arrière soit vingt-quatre véhicules et cent-vingt hommes, chaque peloton disposant également de deux ravitailleurs (quatre hommes), de deux motos de liaison (deux hommes) et un camion (deux hommes)

L’escadron antiaérien porté dispose au total de 48 véhicules et 185 hommes

-11ème groupe de reconnaissance

Ce groupe de reconnaissance est rattaché à la B.L.M est destiné à l’éclairage de la brigade dont il porte le numéro à la différence du régiment de découverte qui lui travaille pour la division, dans une dimensions nettement plus stratégique.

Après avoir envisagé d’armer cette unité avec ces véhicules à roues, l’Arme Blindée-Cavalerie décida de l’équiper de chars légers qui en plus de leur chassis chenillé pouvait renforcer la capacité de combat du régiment de char de la brigade légère mécanique.

Chaque groupe de reconnaissance dispose d’un peloton de commandement (un char pour le commandant du groupe, deux motos et une camionette soit quatre véhicules et sept hommes) et trois pelotons de quatre chars légers AMX-42 (un canon de 47mm, une mitrailleuse de 7.5mm coaxiale, un pilote à l’avant, tourelle biplace avec le tireur et le chef de char) soit un total de dix-sept véhicules et de quarante-trois hommes.

La 11ème BLM dispose en configuration mobilisation (c’est à dire un RDP à trois bataillons) de 4402 hommes et 1361 véhicules

-12ème brigade légère mécanique

-Un état-major de brigade

-Un régiment de chars, le 11ème régiment de chasseurs (à cheval)

-Un régiment de dragons portés, le 10ème régiment de dragons portés

-Le 12ème groupe d’assaut

-Le 12ème escadron antichar porté

-Le 12ème escadron antiaérien porté

-Le 12ème groupe de reconnaissance lui aussi équipé d’AMX-42

-Un régiment d’artillerie : le 70ème régiment d’artillerie de division légère mécanique

A première vue, le maintien d’un régiment tracté dans une division mécanique peut paraître incongru mais il répond à des missions différentes. En effet, ce régiment doit appuyer les dragons portés et effectuer des tirs de barrage et des tirs d’interdiction à la fois pour ouvrir une brèche au profit des chars mais également en phase défensive.

L’organisation ne change pas par rapport à un RADLM «ancienne version» mais une partie de l’équipement évolue, les vénérables canons de 75mm modèle 1897 cédant la place à des canons de 75mm TAZ (Tous Azimuts) modèle 1939, utilisable à la fois pour le tir sol-sol que pour la lutte antichar.

Le régiment d’artillerie de division légère mécanique est organisé de la façon suivante :

-Un état-major et une batterie hors-rang totalisant 131 hommes et 31 véhicules

-Deux groupes de 75mm avec un état-major, trois batteries de tir et une colonne de ravitaillement

L’état-major de chaque groupe dispose de 90 hommes et de 29 hommes, chaque batterie de tir dispose de quatre canons de 75mm, 30 véhicules et 103 hommes et la colonne de ravitaillement dispose de 139 hommes et de 36 véhicules.

Chaque groupe de 75mm dispose donc de 538 hommes, 12 canons de 75mm et 155 véhicules de type divers soit pour deux groupes un total de 1076 hommes, 24 canons de 75mm et 310 véhicules.

-Un groupe de canons de 105mm avec un état-major, trois batteries de quatre obusiers de 105C modèle 1935B et une colonne de ravitaillement. Effectifs identiques au groupe de 75mm.

Au total, le régiment d’artillerie dispose de 1746 hommes, 36 canons (24 de 75mm et de 12 de 105mm) et 528 véhicules.

-Un bataillon du génie

Ce bataillon du génie qui prend le numéro de leur division soit du 1er au 8ème bataillons du génie avec quatre compagnies, trois compagnies de sapeurs mineurs et une compagnie d’équipage de pont.

Chaque compagnie de sapeurs mineurs dispose d’une section motocycliste (37 hommes et 36 motos dont trois à side-cars), une section portée sur camionette (64 hommes, 3 motos et 6 camionettes) et une section portée tout terrain (44 hommes et 9 véhicules dont 3 motos) soit un total de 193 hommes et 85 véhicules par compagnie soit pour trois compagnies un total de 579 hommes et 255 véhicules.

La compagnie d’équipage de pont dispose de 134 hommes et de 78 véhicules dont 32 remorques de pont.

-deux compagnies de transmission

La compagnie télégraphique prend le numéro de la première BLM (ici donc le numéro 11) et dispose de 228 hommes et 63 véhicules

La compagnie radio prend le numéro de la deuxième BLM (ici donc le numéro 12) et dispose de 241 hommes, 60 véhicules et 39 postes radios
-Deux compagnies du train (compagnie automobile du QG et compagnie automobile de transport)

La compagnie automobile de quartier général prend le numéro de la division augmenté de 300 ce qui donne les 301ème 302ème 303ème 304ème 305ème 306ème 307ème et 308ème compagnies automobiles de quartier général (les autres divisions _DC, DI,DINA……._ suivant ensuite).

Elles disposent toutes d’une section de commandement et de quatre détachements (QG, intendance, santé et circulation routière) qui totalisent 444 hommes et 262 véhicules. Cette compagnie fournit les véhicules nécessaires à l’état-major de la division

La compagnie automobile de transport prend le numéro de la division augmenté de 400 ce qui donne les 401ème 402ème 403ème 404ème 405ème 406ème 407ème et 408ème compagnies automobiles de transport (les autres divisions _DC, DI,DINA……._ suivant ensuite).

Cette compagnie est organisée en une section de commandement, services généraux et atelier, une section sanitaire automobile, une section de ravitaillement en munitions d’infanterie et une section de camions de 5 tonnes soit un total de 211 hommes et 98 véhicules divers dont sept motos.

-Un bataillon sanitaire divisionnaire

Chaque D.L.M disposait à l’origine d’un groupe sanitaire divisionnaire numérotés 37 à 41. Ces groupes deviennent bataillons qui gardent leurs numéros, la 6ème D.L.M héritant du 42ème bataillon sanitaire divisionnaire, la 7ème D.L.M héritant du 43ème bataillon et la 8ème D.L.M du 44ème bataillon.

Ce passage au statut bataillon s’explique par la réorganisation en deux BLM de taille équivalente, les moyens augmentent mais sont loin d’être doublés comme ce fût initialement prévu.

Le bataillon sanitaire divisionnaire dispose avant mobilisation de 190 hommes et 25 véhicules sanitaires de différentes types

-Un groupe d’exploitation divisionnaire qui dispose de 68 hommes et de 6 véhicules

-Un Escadron de réparation divisionnaire (numérotés 11 à 18, le 11ème pour la 1ère D.L.M et le 18ème pour la 8ème DLM ) rattaché à l’un de deux régiments de chars mais opérant pour toute la division.

Il est organisé en un peloton de commandement, trois pelotons de dépannage, deux pelotons de réparation et un groupe de volant (blindés de remplacement). Ses effectifs sont de 305 hommes et de 116 véhicules plus deux chars de remplacement pour chaque escadron (quatre AMP, 16 Somua S-35/40/45 et 6 AMX-42/AMX-44/FCM-42).