16-Navires auxiliaires (5)

E-Les autres navires auxiliaires

Mouilleur de Mines Castor

Le mouilleur de mines Castor

Le mouilleur de mines Castor

Le Castor tout comme le Pollux ont un destin bien singulier. Il s’agit en effet de navires russes appartenant à la flotte blanche de l’amiral Wrangel réfugiée à Bizerte suite à sa défaite face aux bolcheviks. Ces navires sont saisis pour payer les frais d’entretien de la dite flotte.

-Le Kosma Minim est mis sur cale aux chantiers Swan Hunter de Wallsend le 1er janvier 1915 lancé le 29 août 1916 et admis au service actif en novembre 1916. Il est acquis par la marine nationale en 1928 et transformé en mouilleurs de Mines à Lorient, étant rebaptisé à l’occasion Castor.

Bien que devant être utilisé pour mouiller des mines, en temps de paix, le Castor sert de ravitailleur de sous-marins au profit des submersibles basés à Toulon à savoir les sous-marins de la 1ère flottille de sous-marins, composante sous-marine de la 2ème Escadre et qui est subdivisée en deux escadrilles, les 3ème et 5ème ESM.

Du 23 mai au 30 juin 1942, il est échoué au bassin Vauban n°6 pour un grand carénage qui se limite à une remise en état complète, le statut d’auxiliaire du Castor rendant peu nécessaire un accroissement de ses capacités militaires. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 8 juillet 1942, sortant pour essais le 9 juillet puis pour remise en condition du 11 au 18 juillet 1942.

Il va également servir d’escorteur pour les nouveaux sous-marins ralliant Toulon. Le 25 septembre 1943, le Castor quitte Toulon, se ravitaille à Casablanca le 30 septembre, à Brest le 4 octobre avant d’arriver à Cherbourg le 5 octobre à l’aube. Il doit assurer l’escorte jusqu’à Toulon du sous-marin L’Africaine (type Y3 classe Aurore).

Les deux navires quittent Cherbourg le 8 octobre 1943 au lendemain de l’admission au service actif de L’Africaine, font escale à Casablanca du 15 au 18 octobre avant de rallier Toulon le 24 octobre 1943.

Du 11 février au 25 mars 1945, le Castor est à nouveau échoué pour grand carénage au bassin Vauban n°6. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 3 avril, effectuant une seule et unique journée d’essais le 4 avril avant sa remise en condition effectuée du 5 au 12 avril 1945.

Le 1er janvier 1947, le mouilleur de mines Castor quitte Toulon, fait escale à Casablanca le 5 janvier, à Brest le 9 janvier avant de rallier Cherbourg le lendemain 10 janvier 1947. Il doit escorter jusqu’à Toulon les sous-marins Ile de Brehat et Ile d’Aix.

Il quitte Cherbourg en compagnie de l’Ile de Brehat le 12 janvier, fait escale à Brest les 13 et 14 janvier où il retrouve l’Ile d’Aix. Le mouilleur de mines quitte Brest en compagnie des deux sous-marins le 15 janvier, fait escale à Casablanca du 19 au 22 janvier avant de rallier Toulon le 26 janvier 1947.

Victime d’une avarie de turbine le 15 mars 1947, le Castor est mis en position de complément le 21 mars. Son état et son âge ne justifiant une remise en état, il est désarmé le 1er mai 1947 et condamné le 7 mai 1947. Il est vendu à la démolition à un chantier varois qui procède à son démantèlement au Mourillon.

Caractéristiques Techniques du mouilleur de mines Castor

Déplacement : standard 3 150 t

Dimensions : longueur 75,2m largeur 17,3m  tirant d’eau 6,4 m  

Propulsion : 3 machines alternatives à triple expansion alimentées par 6 chaudières, le tout dévallopant 6400ch et entrainant deux hélices.

Performances : Vitesse maximale 14,5 nœuds  Rayon d’action : 2 300 milles à 14,3 nœuds ; 4 500 milles à 10 nœuds. 686 tonnes de charbon.

Armement : 2 canons de 90mm modèle 1926 en un affût double modèle 1931 et 6 canons de 37mm en trois affûts doubles modèle 1933 et 368 mines. En 1944, les canons de 37mm modèle 1933 ont été remplacés par 8 canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en quatre affûts doubles

Equipage : 5 officiers et 162 hommes soit 167 hommes  

Mouilleur de mines Pollux

Le mouilleur de mines Pollux

Le mouilleur de mines Pollux

-L’Ilya Murometz est mis sur cale aux chantiers Swan Hunter de Wallsend en 1915 lancé le 25 novembre 1915 et admis au service actif en décembre 1915. Il est acquis par la marine nationale en 1927, transformé en mouilleurs de mines à Lorient et rebaptisé Pollux.

Basé durant la guerre de Pologne à Cherbourg et dépendant de Premar I, il est redéployé suite à la réorganisation de septembre 1940 à Bizerte où il intègre la 6ème Escadre Légère avec pour mission principale le soutien aux sous-marins de la 3ème FSM.

Du 5 juin au 15 juillet 1941, le Pollux est échoué dans le bassin n°1 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour subir un grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 26 juillet, sortant pour essais le lendemain  puis pour remise en condition du 29 juillet au 4 août 1941.

Du 13 juillet au 25 août 1944, le Pollux est à nouveau échoué dans le bassin n°1 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour un grand carénage bien mérité. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 4 septembre, effectuant ses essais officiels le 5 septembre puis sa remise en condition  7 au 17 septembre 1944.

Le 28 février 1945, le Pollux quitte Bizerte pour rallier Cherbourg afin d’assurer l’escorte de sous-marins neufs. Il se ravitaille à Casablanca le 4 mars, à Brest le 8 mars avant de rallier la Normandie le 9 mars 1945.

Il reprend la mer le 13 mars en compagnie des sous-marins Ventôse Frimaire et Prairial avec qui il fait escale à Casablanca du 20 au 22 mars avant de rallier Bizerte le 27 mars. Les trois sous-marins sus-nommés et le Phenix forment alors la 9ème DSM, l’une des divisions de la 3ème FSM, composante sous-marine de la 6ème Escadre Légère.

Du 3 mai au 15 juin 1947, il est échoué dans le bassin n°2 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour un nouveau grand carénage à une époque où on s’interroge sur son maintien en service. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 25 juin, sortant pour ses essais officiels le 26 juin puis pour remise en condition du 28 juin du 5 juillet.

Le 23 août 1947, le Pollux quitte Bizerte, fait escale à Casablanca pour se ravitailler le 28 août, se ravitaille à nouveau à Brest le 2 septembre avant de rallier Cherbourg le 3 septembre 1947 dans la matinée.

Il prend alors en charge le sous-marin Aber Wrach avec qui il quitte Cherbourg le 6 septembre, les deux navires faisant escale à Casablanca du 11 au 14 septembre  avant de rallier Bizerte le 21 septembre 1947.

Le 1er décembre 1947, nouvelle mission de convoyage pour le Pollux qui quitte Bizerte ce jour, se ravitaillant à Casablanca le 7 décembre avant de rallier directement Cherbourg le 11 décembre tard dans la soirée. Prenant en charge le sous-marin Tromelin, il quitte Cherbourg le 13 décembre, fait escale avec son protégé à Casablanca du 15 au 18 décembre avant d’arriver à Bizerte le 27 décembre 1947.

Le 9 janvier 1948, le Pollux quitte à nouveau Bizerte pour une nouvelle mission de convoyage. Il se ravitaille à Casablanca le 16 janvier, est à Brest le 21 janvier avant de rallier Cherbourg le 22 janvier 1948 pour prendre en charge le sous-marin Ile de Molène.

Les deux navires quittent la Basse-Normandie le 23 janvier, font escale à Casablanca du 28 janvier au 2 février puis rallient d’une traite Bizerte où ils arrive le 6 février 1948 à l’aube.

Ce sera la dernière mission de convoyage de vénérable navire. Mise en position de complément le 12 mars 1948, il est officiellement désarmé le 5 avril 1948 et condamné le 7 mai 1948.

Mouillé à l’entrée du goulet pour servir de brise-lames, il est finalement vendu à la démolition à un chantier d’Oran qui le fait remorquer jusqu’en Algérie le 17 juillet 1948 pour procéder à son démantèlement en voie d’achèvement le 5 septembre 1948.

Caractéristiques Techniques du mouilleur de mines Pollux

Déplacement : 2 461 t

Dimensions : longueur hors tout 64,20m longueur entre perpendiculaires 61m largeur : 15,50 tirant d’eau 6 m

Propulsion : deux machines alternatives à triple expansion alimentées par 6 chaudières cylindres dévellopant 4000ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale : 14 noeuds Rayon d’action :  2 300 milles à 8 nœuds, 1 470 à 14 nœuds. 367 tonnes de charbon en soutes.

Armement : 2 canons de 90mm modèle 1926 en un affût double modèle 1931 à l’avant, 6 canons de 37mm en trois affûts doubles modèle 1933 et 268 mines. Les canons de 37mm modèle 1933 ont été ultérieurement remplacés par huit canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en quatre affûts doubles.

 Equipage : 5 officiers et 157 hommes soit un  total de 162 hommes.  

Mouilleur de filets Gladiateur

Le mouilleur de filets Gladiateur

Le mouilleur de filets Gladiateur

Pour éviter l’infiltration de sous-marins dans les rades et autres ports militaires, on prend l’habitude de tendre des filets anti-sous-marins, filets qui nécessite la construction d’un navire spécialisé. C’est ainsi que la tranche 1930 finance la construction d’un mouilleur de filets baptisé Gladiateur et dont la construction est attribuée à l’Arsenal de Lorient.

-Le Gladiateur est mis sur cale à l’Arsenal de Lorient en 1932 lancé le 11 avril 1933 et admis au service actif le 1er janvier 1935. Il est affecté à l’Escadre de la Méditerranée à Toulon et sert également de transport et de navire-école.

Du 21 juin au 30 juillet 1940, il est échoué au bassin Vauban n°6 pour grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 12 août 1940, sortant pour essais les 13 et 14 août puis pour remise en condition  16 au 26 août 1940.

Du 15 juillet au 1er septembre 1943, le Gladiateur est échoué au bassin Vauban n°9 pour un nouveau grand carénage qui double une remise en état générale d’une modernisation de ses capacités militaires (radars, DCA etoffée). Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 16 septembre, sortant pour essais officiels les 17 et 18 septembre puis pour remise en condition du 20 septembre au 2 octobre.

Outre ces missions de mouilleur de filets et de mines, de transport et de navire-école, le Gladiateur va également servir d’escorteur pour les sous-marins neufs ralliant Toulon depuis Cherbourg où ils étaient construits ou au minimun achevés, testés et mis en condition.

Le Gladiateur quitte Toulon le 22 mai, se ravitaille à Casablanca le 26 mai avant de rallier Cherbourg le 1er juin. Il prend en charge les sous-marins La Réunion et Crozet avec qui il quitte Cherbourg le 7 juin, fait escale à Casablanca du 12 au 15 juin avant de rallier Toulon le 20 juin 1945 à l’aube.

Du 28 avril au 5 juin 1946, il est à nouveau échoué dans le bassin Vauban n°9 pour un nouveau grand carénage qui se limite cette fois à une remise en état complète. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 15 juin, effectue ses essais réglementaires les 16 et 17 juin puis sa remise en condition du 19 au 30 juin 1946.

Le 18 janvier 1947, le mouilleur de filets Gladiateur quitte Toulon pour un nouvelle mission de convoyage de sous-marins. Il se ravitaille à Casablanca le 24 janvier, est à Brest le 29 janvier avant de rallier Cherbourg le lendemain.

Il quitte Cherbourg en compagnie du sous-marin Belle-Ile le 1er février, les deux navires faisant escale  à Casablanca du 7 au 10 février avant de rallier  Toulon le 13 février 1947.

A partir du 31 août 1948, les tensions internationales atteignant un  pic critique, le Gladiateur renforce la protection de la rade de Toulon en mouillant des filets supplémentaires. Il mouille également des filets pour protéger les salins d’Hyères et la rade de Villefranche.

De retour à Toulon le 4 septembre 1948 au soir, il va être aménagé en transport de troupes pour renforcer notamment les défenses de la Corse.

Caractéristiques Techniques du mouilleur de filets Gladiateur

Déplacement : standard 2330 tW pleine charge 2293 tonnes

Dimensions : longueur 113m largeur 12.70m tirant d’eau 3.50m

Propulsion : deux turbines à engrenages Parson alimentées par 2 chaudières Indret développant une puissance totale de 7700ch et entrainant deux hélices. Mazout : 400 tonnes

Performances : vitesse maximale : 18 noeuds distance franchissable : inconnue

Armement : 4 canons de 90mm modèle 1926 en deux affûts doubles modèle 1931, 2 mitrailleuses de 13.2mm modèle 1929 et jusqu’à 150 mines. Les mitrailleuses de 13.2mm sont remplacées au cours du grand carénage de 1946 par huit canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en quatre affûts doubles

Equipage : 132 hommes

10-Contre-torpilleurs (46)

Le La Tour d’Auvergne

Théophile-Malo de La Tour d'Auvergne-Corret (1743-1800)

Théophile-Malo de La Tour d’Auvergne-Corret (1743-1800)

-Le La Tour d’Auvergne est mis sur cale aux chantiers navals des Ateliers et Chantiers Maritimes du Sud-Ouest & Bacalan Réunis sis à Bordeaux le 12 juillet 1943 et lancé le 14 septembre 1944 soit avant même ses deux sister-ships.

Il va pourtant être le dernier des trois contre-torpilleurs de la future 1ère DCT à être mis en service tout simplement parce qu’il à été lancé à un degré d’achèvement assez faible et qu’un incendie provoqué par un chalumeau défectueux à retardé son armement.

Armé pour essais le 22 août 1945, il sort en mer pour essais constructeurs du 23 au 26 août avant un retour à Bordeaux pour un passage au bassin du 27 août au 10 septembre, ce passage au bassin normalement réalisé à Lorient étant dans le chantier constructeur en raison de la saturation des formes du port morbihanais.

Il quitte Bordeaux le 11 septembre et rallie Lorient le 12 septembre. Il est armé pour ses essais officiels le 13 septembre et sort du 13 au 30 septembre avant un passage au bassin du 1er au  8 octobre.

La deuxième campagne d’essais officiels à lieu du 10 octobre au 4 novembre, enchainant par ses essais artillerie du 6 au 18 novembre puis rallie Brest le 19 novembre pour recetter ses tubes lance-torpilles, ses grenadeurs et ses rails de mouillage de mines du 20 au 30 novembre, ralliant Lorient pour un ultime passage au bassin du 1er au 8 décembre.

Il quitte Lorient le 9 décembre, fait escale à Lisbonne du 12 au 14 décembre, à Casablanca du 16 au 18 décembre avant de pénétrer en Méditerranée, retrouvant en haute-mer ses sister-ships Bruix et D’Assas le 22 décembre, les trois navires manœuvrant ensemble jusqu’au 25 décembre, date à laquelle les trois navires rentrent à Toulon.

Le contre-torpilleur La Tour d’Auvergne est admis au service actif le 22 décembre 1945, intégrant la 1ère DCT, unité du groupement de contre-torpilleurs de la 2ème Escadre.

Après une période d’entretien à flot commune du 26 décembre 1945 au 10 janvier 1946, les trois contre-torpilleurs effectuent trois jours d’essais à la mer du 11 au 14 janvier puis un stage de remise en condition du 16 au 26 janvier, date à laquelle ils rentrent à Toulon.

Le La Tour d’Auvergne et ses deux compères vont alors effectuer leur premier entrainement de division en Méditerranée occidentale. Ils quittent Toulon le 7 février mais le mauvais temps les obligent à s’abriter aux salins d’Hyères jusqu’au 10 février quand ils peuvent reprendre la mer pour enfin entamer leur entrainement qui occupe la 1ère DCT du 11 février au 12 avril 1946.

Le La Tour d’Auvergne sort pour un entrainement en solitaire, au profit d’officiers de réserve, sortant ainsi du 15 au 25 avril, faisant escale à Bastia du 26 au 30 avril, à Porto-Vecchio du 2 au 6 mai avant de rentrer à Toulon le 8 mai. Il ressort du 9 au 17 mai en compagnie du D’Assas pour assurer la remise en condition du Bruix, faisant escale à La Ciotat du 18 au 21 mai avant un nouvel entrainement du 22 au 31 mai.

La 1ère DCT effectue ensuite une école à feux du 1er au 9 juin avant un entrainement de défense aérienne à la mer du 11 au 19 juin. Après un mouillage aux Salins du 20 au 27 juin, les trois contre-torpilleurs rentrent à Toulon le lendemain 28 juin 1946.

Le La Tour d’Auvergne sort pour une école à feux du 5 au 15 juillet, rentrant à Toulon le lendemain 16 juillet pour se ravitailler. Il participe ensuite aux essais (18 au 21 juillet) et à la remise en condition (22 juillet au 5 août) du Bruix

Le La Tour d’Auvergne est indisponible du 6 au 24 août, sortant pour essais du 25 au 27 août avant de rallier les salins d’Hyères le 28 août où il retrouve le Bruix et le D’Assas. Les trois navires sortent pour sa remise en condition du 29 août au 5 septembre, se ravitaillent à Toulon le 6 septembre avant un nouveau cycle de remise en condition du 7 au 15 septembre, date à laquelle les trois navires rentrent à Toulon.

Le 22 septembre 1946, les trois contre-torpilleurs quittent Toulon en compagnie de l’Elorn pour un entrainement de division au large des côtes africaines entre le Maroc et le Golfe de Guinée.

Après un ravitaillement au large du cap Juby le 27 septembre, les trois contre-torpilleurs effectuent une école à feux du 27 septembre au 1er octobre avant de rallier Dakar le 4 octobre après un nouveau ravitaillement auprès de l’Elorn.

Le La Tour d’Auvergne, Le Bruix et le D’Assas effectuent un entrainement à l’escorte et à l’attaque de convois du 5 au 12 octobre. A tour de rôle, un contre-torpilleur protégeait l’Elorn contre l’attaque de deux contre-torpilleurs.
Après une escale à Dakar du 13 au 15 octobre, la 1ère DCT accompagnée par l’Elorn gagnent le Golfe de Guinée pour poursuivre leur entrainement. Le transit en direction de Conakry est ainsi  l’occasion d’un entrainement à la défense aérienne à la mer.

Après  une escale à Conakry du 20 au 23 octobre, les trois contre-torpilleurs et le pétrolier sont à Libreville du 25 au 28 octobre, à Pointe Noire du 30 octobre au 2 novembre, à Abidjan du 5 au 8 novembre, à Dakar pour ravitaillement le 12 novembre, à Casablanca du 16 au 21 novembre avant de rallier Toulon le 25 novembre 1946 après plus de deux mois loin de leur port d’attache.

Après une période d’entretien à flot du 26 novembre au 9 décembre, les trois contre-torpilleurs sortent pour essais du 10 au 13 décembre avant une nouvelle sortie mais pour entrainement cette fois et ce du 14 au 21 décembre, restant ensuite au port jusqu’à la fin de l’année civile.

Le La Tour d’Auvergne et ses deux compères de la 1ère DCT sortent pour entrainement du 7 au 30 janvier, rentrant à Toulon le 5 février après une escale à La Ciotat du 31 janvier au 4 février.

Du 8 au 27 février 1947, la 1ère DCT effectue un entrainement commun avec la 2ème DCT   et la 6ème DC. Ils rentrent tous à Toulon le 28 février 1947.

Après une école à feux du 4 au 12 mars, la 1ère DCT participe du 15 mars au 10 avril à  un entrainement commun avec le croiseur lourd Charlemagne et les torpilleurs légers de la 1ère DT du 15 mars au 10 avril. Cet entrainement est suivi d’une série d’escales : Nice du 12 au 17 avril, Bastia du 18 au 24, Ajaccio du 25 au 30 avril et Bonifaccio du 2 au 7 mai avant de rentrer à Toulon le 9 mai 1947 dans la matinée.

La 1ère DCT effectue ensuite un entrainement de division qui l’occupe du 16 mai au 16 juin, la division  mouillant aux salins d’Hyères du 17 au 25 juin avant de rentrer à Toulon le lendemain.

Le La Tour d’Auvergne est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 27 juin au 18 juillet 1947. Il sort ensuite pour essais (19 au 22 juillet) et pour remise en condition (24 juillet au 9 août) en compagnie du Bruix, les deux navires rentrant à Toulon dans la soirée.

Le La Tour d’Auvergne participe ensuite aux essais (10 au 13 août) et à la remise en condition (14 au 31 août) du D’Assas qui sortait de sa période d’indisponibilité estivale. Les deux contre-torpilleurs vont ensuite mouiller aux salins d’Hyères où ils sont rejoints le 5 septembre par le Bruix qui venait de réaliser ses essais à la mer après sa période d’indisponibilité estivale.

Les trois contre-torpilleurs sortent pour la remise en condition du Bruix du 6 au 17 septembre, se ravitaillent à Toulon le 18 septembre avant une deuxième et dernière phase d’entrainement du 19 au 30 septembre, les trois contre-torpilleurs rentrant à Toulon le lendemain 1er octobre 1947.

La 1ère DCT effectue alors son entrainement de division automnal, sortant du 8 octobre au 22 novembre avec différents exercices et une escale à Port-Vendres.

Après une période d’entretien à flot du 23 novembre au 9 décembre 1947, le La Tour d’Auvergne et ses deux compères sortent pour essais du 10 au 13 décembre puis pour remise en condition du 14 au 24 décembre, date à laquelle ils rentrent à Toulon.

La 1ère DCT commence l’année 1948 par une école à feux du 7 au 15 janvier, faisant escale à Port La Nouvelle du 16 au 19 janvier avant un entrainement au combat antisurface du 20 au 27 janvier, rentrant à Toulon  le lendemain 28 janvier 1948.

La 1ère DCT devait sortir pour un entrainement de division le 5 février mais le D’Assas est victime d’une avarie ce qui fait que le La Tour d’Auvergne et le Bruix sortent seuls du 5 au 15 février pour un entrainement en duo avant de gagner les salins d’Hyères pour poursuivre leur entrainement au mouillage en attendant la disponibilité du D’Assas.

Le D’Assas retrouve ses deux compères de la 1ère DCT aux Salins le 22 février. La 1ère DCT ainsi reconstituée effectue une courte sortie d’essais/entrainement du 23 février au 1er mars avant de rallier Toulon le 2 mars pour se ravitailler. L’entrainement de division à enfin lieu du 3 mars au 1er mai avec une participation de la 1ère DT du 14 au 28 mars et des escales à Ajaccio, à Calvi et à Sète.

La 1ère DCT effectue une nouvelle sortie d’entrainement au large de Toulon du 8 au 17 mai. Après un mouillage aux salins du 19 au 25 mai, les trois contre-torpilleurs effectuent un entrainement à la défense aérienne à la mer du 26 mai au 6 juin, rentrant à Toulon le lendemain 7 juin 1948.

Le La Tour d’Auvergne et le D’Assas sortent pour une école à feux du 14 au 21 juin avant de rentrer à Toulon le lendemain 22 juin. Il participe ensuite aux essais (24 au 27 juin) et à la remise en condition (28 juin au 8 juillet) du Bruix qui sortait de sa période d’indisponibilité estivale.

Il est ensuite indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 10 au 25 juillet, sortant pour essais du 25 au 27 juillet, ralliant ensuite la rade de Villefranche le 28 juillet où il retrouve le Bruix et le D’Assas. Les trois contre-torpilleurs sortent pour la remise en condition du La Tour d’Auvergne du 29 juillet au 13 août puis après ravitaillement à Toulon le 14 août du 14 au 21 août, rentrant à Toulon le lendemain 22 août 1948.

Du 28 août au 4 septembre 1948, la 1ère DCT sort en compagnie de la 2ème DCT pour la remise en condition du croiseur lourd Charlemagne, les sept navires rentrant à Toulon le 5 septembre 1948 à l’aube………. .

10-Contre-torpilleurs (45)

Le D’Assas

Louis d'Assas du Mercou dit "chevalier d'Assas" (1733-1760). La gravure représente sa mort

Louis d’Assas du Mercou dit « chevalier d’Assas » (1733-1760). La gravure représente sa mort

-Le D’Assas est mis sur cale aux chantiers navals de la Société Provençale de Construction Navale (SPCN) sis à La Ciotat le 22 novembre 1943 et lancé le 8 décembre 1944.

Au quai d’armement, il est rejoint quatre jours plus tard par le Dupetit-Thouars (classe Bayard) et les deux navires pourtant de deux classes différentes vont être achevés à une période similaire, le hasard de la disponibilité des cales expliquant cette situation.

Le D’Assas est armé pour essais le 17 juin 1945, sortant pour ses essais constructeurs du 17 au 21 juin, jour où sa responsabilité juridique est transférée de la SPCN à la marine nationale bien qu’il soit loin d’être opérationnel.

Après un passage pour se ravitailler à Toulon le 22 juin, le D’Assas quitte Toulon le lendemain 23 juin 1945, faisant escale à Casablanca du 27 au 29 juin avant de rallier Lorient le 3 juillet 1945.

Il est échoué dans la forme de Lanester du 3 au 15 juillet 1945 pour des travaux complémentaires et surtout permettre de réaliser les essais officiels dans les meilleurs conditions.

Armé officiellement pour essais le 17 juillet 1945, le D’Assas sort pour sa première campagne d’essais officiels du 18 juillet au 1er août.

Les formes de l’Arsenal de Lorient étant saturées, le D’Assas doit atteindre le 16 août pour être échoué dans la forme de Lanester et jusqu’au 26 août. Dans la période du 2 au 15 août, le D’Assas effectue ses premiers essais d’artillerie ce qui permet d’anticiper sur un problème d’alimentation entre les soutes et les tourelles.

La deuxième campagne d’essais officiels à lieu du 28 août au 17 septembre, effectuant dans la foulée ses essais officiels d’artillerie du 19 au 30 septembre avant de rallier Brest pour les essais de lancement de torpille, de mouillage de mines et de grenades et ce du 2 au 15 octobre, date à laquelle le D’Assas rentre à Lorient.

Il passe une dernière fois au bassin dans la forme de Lanester du 1er au 12 octobre pour d’ultimes modifications, des travaux de peinture sans oublier la préparation de la traversée de longue durée, une boucle en Méditerranée avant de rallier Toulon son port d’attache.

Il quitte Lorient le 15 octobre, faisant escale à Bordeaux du 16 au 19 octobre, à Lisbonne du 22 au 26 octobre, à Casablanca du 28 octobre au 1er novembre, pénétrant en Méditerranée le lendemain 2 novembre.

Le D’Assas est à Tetouan du 3 au 7 novembre, à Oran du 8 au 12 novembre, à Alger du 13 au 17 novembre, à Bône du 18 au 21 novembre, à Bizerte du 23 au 26 novembre,  à Tunis du 27 novembre au 1er décembre.

Il traverse ensuite le bassin orientale de la Méditerranée, direction le Levant faisant escale à Lattaquié du 4 au 7 décembre, à Beyrouth du 8 au 11 décembre avant d’entamer son transit vers Toulon.

Il quitte le Liban le lendemain 12 décembre, se ravitaille rapidement à Bizerte le 15 décembre avant de mettre cap sur Toulon.

Le 17 décembre 1944, il fait sa jonction avec son sister-ship Bruix mis en service seulement neuf jours plutôt.

La mise en service du deuxième contre-torpilleur de classe Bruix permet la réactivation de la 1ère DCT qui avait été mise en sommeil avec le redéploiement à Brest des contre-torpilleurs Guépard, Lion et Bison (qui avaient alors formé une nouvelle 2ème DCT).

Arrivés à Toulon le lendemain 18 décembre, les deux contre-torpilleurs se ravitaillent puis reprennent la mer pour un entrainement commun jusqu’au 22 décembre quand ils accueillent à 50 miles des côtes provençales leur sister-ship La Tour d’Auvergne, le troisième et dernier contre-torpilleur de la 1ère DCT. La division au complet s’entraine jusqu’au 25 décembre quand ils rentrent à Toulon.

Le contre-torpilleur D’Assas est admis au service actif le 17 décembre 1945, formant la 1ère DCT en compagnie du Bruix (Al). La 1ère DCT est basée à Toulon au sein du groupement de contre-torpilleurs de la 2ème Escadre.

Après une période d’entretien à flot commune du 26 décembre 1945 au 10 janvier 1946, les trois contre-torpilleurs effectuent trois jours d’essais à la mer du 11 au 14 janvier puis un stage de remise en condition du 16 au 26 janvier, date à laquelle ils rentrent à Toulon.

Le D’Assas et ses deux compères  de la 1ère DCT vont alors effectuer leur premier entrainement de division en Méditerranée occidentale, entrainement qui va occuper les trois navires du 7 février au 12 avril, date du retour des trois navires à Toulon.

Le D’Assas et le La Tour d’Auvergne sortent pour une école à feux du 15 au 22 avril, faisant escale à La Ciotat du 23 au 26 avril avant un exercice de combat antisurface du 27 avril au 3 mai, date du retour des deux navires à Toulon. Ils ressortent ensuite pour la remise en condition du Bruix et  du 9 au 17 mai puis du 22 au 31 mai,  les trois navires faisant escale à La Ciotat du 18 au 21 mai 1946.

La 1ère DCT effectue ensuite une école à feux du 1er au 9 juin avant un entrainement de défense aérienne à la mer du 11 au 19 juin. Après un mouillage aux salins du 20 au 27 juin, les trois contre-torpilleurs rentrent à Toulon le lendemain 28 juin 1946.

Le D’Assas sort en solitaire pour un entrainement au raid amphibie. Appareillant à l’aube le 1er juillet, il embarque en grande rade à Toulon un détachement de fusiliers marins chargés normalement de la protection du port varois.

Filant plein sud, il est repéré à l’aube par plusieurs avions du CNMAN mais avant même qu’une riposte appropriée à l’hostile soit trouvée, le contre-torpille pénètre en baie d’Ajaccio, débarque ses quatre-vingt quatorze fusiliers marins qui s’emparre de la BAN d’Aspretto prise complètement au dépourvu.

Après un mouillage en baie d’Ajaccio jusqu’au 7 juillet, le D’Assas effectue une école à feux du 8 au 14 juillet, rentrant à Toulon le lendemain 15 juillet. Il est ensuite indisponible pour entretien et permissions d’été de l’équipage du 18 juillet au 5 août, sortant pour essais (6 au 9 août) et pour remise en condition (11 au 23 août), à chaque fois en compagnie du Bruix, les deux contre-torpilleurs allant ensuite mouiller aux salins d’Hyères.

Le 28 août 1946, le La Tour d’Auvergne à la suite de ses essais à la mer y retrouve ses deux compères de la 1ère DCT. Les trois navires sortent pour sa remise en condition du 29 août au 5 septembre, se ravitaillent à Toulon le 6 septembre avant un nouveau cycle de remise en condition du 7 au 15 septembre, date à laquelle les trois navires rentrent à Toulon.

Le 22 septembre 1946, les trois contre-torpilleurs quittent Toulon en compagnie du pétrolier Elorn pour un entrainement de division au large des côtes africaines entre le Maroc et le Golfe de Guinée.

Arrivant à Dakar le 4 octobre, les trois contre-torpilleurs de la 1ère DCT vont manoeuvrer du 5 au 12 octobre, font escale à Dakar du 13 au 15 octobre avant de poursuivre leur entrainement dans le Golfe de Guinée.

Après une escale à Conakry du 20 au 23 octobre,  les trois contre-torpilleurs et le pétrolier font escale à Libreville du 25 au 28 octobre, à Pointe Noire du 30 octobre au 2 novembre, à Abidjan du 5 au 8 novembre, à Dakar pour ravitaillement le 12 novembre, à Casablanca du 16 au 21 novembre avant de rallier Toulon le 25 novembre 1946 après plus de deux mois loin de leur port d’attache.

Après une période d’entretien à flot du 26 novembre au 9 décembre, les trois contre-torpilleurs sortent pour essais du 10 au 13 décembre avant une nouvelle sortie mais pour entrainement cette fois et ce du 14 au 21 décembre, restant ensuite au port jusqu’à la fin de l’année civile.

Le D’Assas et ses deux compères de la 1ère DCT sort pour la première fois du 7 au 15 janvier 1947 pour une école à feux, se ravitaillant à Toulon le 16 janvier avant d’enchainer par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 17 au 30 janvier, rentrant à Toulon le 5 février après une escale à La Ciotat du 31 janvier au 4 février.

Du 8 au 27 février 1947, la 1ème DCT exécute un exercice commun avec la 2ème DCT et les croiseurs légers de la 6ème DC, la petite escadre rentrant à Toulon le lendemain.

Après une école à feux du 4 au 12 mars, la 1ère DCT participe du 15 mars au 10 avril à  un entrainement commun avec le croiseur lourd Charlemagne et les torpilleurs légers de la 1ère DT du 15 mars au 10 avril. Ils enchainent ensuite les escales : Nice du 12 au 17 avril, Bastia du 18 au 24, à Ajaccio du 25 au 30 et Bonifaccio (2 au 7 mai) avant de rentrer à Toulon le 9 mai 1947 dans la matinée.

La 1ère DCT effectue ensuite un entrainement de division du 16 mai au 16 juin, mouillant aux salins d’Hyères du 17 au 25 juin avant de rentrer à Toulon le lendemain.

Le D’Assas et le Bruix sortent pour une école à feux du 1er au 7 juillet avant de mouiller aux salins d’Hyères du 8 au 11 juillet. Après un entrainement à la défense aérienne à la mer du 12 au 17 juillet, les deux contre-torpilleurs rentrent à Toulon le lendemain 18 juillet 1947.

Le D’Assas est indisponible pour entretien et permissions d’été de l’équipage du 19 juillet au 9 août 1947, sortant pour essais (10 au 13 août) et pour remise en condition (14 au 31 août) en compagnie de La Tour d’Auvergne, les deux contre-torpilleurs allant ensuite mouiller aux salins d’Hyères où ils sont rejoints le 5 septembre par le Bruix qui venait de réaliser ses essais à la mer après sa période indisponibilité estivale.

Les trois contre-torpilleurs sortent pour la remise en condition du Bruix du 6 au 17 septembre, se ravitaillent à Toulon le 18 septembre avant une deuxième et dernière phase d’entrainement du 19 au 30 septembre, les trois contre-torpilleurs rentrant à Toulon le lendemain 1er octobre 1947.

La 1ère DCT sort ensuite pour son traditionnel entrainement de division automnal, quittant Toulon le 8 octobre,  manoeuvrant jusqu’au 22 novembre, date de leur retour à Toulon avec tout de même une escale à Port-Vendres du 16 au 19 octobre et plusieurs rapides passages à Toulon pour se ravitailler.

Après une période d’entretien à flot du 23 novembre au 9 décembre 1947, le D’Assas, le Bruix et le La Tour d’Auvergne sortent pour essais du 10 au 13 décembre puis pour remise en condition du 14 au 24 décembre, date à laquelle ils rentrent à Toulon et ne sortant plus jusqu’à la fin de l’année civile.

Le D’Assas et ses deux compères de la 1ère DCT commencent l’année 1948 par une école à feux du 7 au 15 janvier, faisant escale à Port La Nouvelle du 16 au 19 janvier avant un entrainement au combat antisurface du 20 au 27 janvier, rentrant à Toulon  le lendemain 28 janvier 1948.

La 1ère DCT devait sortir pour un entrainement de division le 5 février mais le D’Assas est victime d’une avarie qui l’immobilise du 5 au 18 février, le contre-torpilleur réparé sortant pour essais du 19 au 22 février avant de retrouver le jour même le Bruix et le La Tour d’Auvergne aux salins d’Hyères.

La 1ère DCT ainsi reconstituée effectue une courte sortie d’essais/entrainement du 23 février au 1er mars avant de rallier Toulon le 2 mars pour se ravitailler.

L’entrainement de division à ensuite lieu dans la foulée du 3 mars au 1er mai, entrainement marqué notamment par une participation de la 1ère DT qui revenait de Bizerte  après un exercice avec la 2ème DC et la 3ème DT.

La 1ère DCT effectue une nouvelle sortie d’entrainement au large de Toulon du 8 au 17 mai, effectuant une école à feux, des lancements simulés et réels de torpilles, des grenades avec comme cible la coque du sous-marin Caïman désarmé au printemps 1942.

Après un mouillage aux Salins du 19 au 25 mai, les trois contre-torpilleurs effectuent un entrainement à la défense aérienne à la mer du 26 mai au 6 juin, rentrant à Toulon le lendemain 7 juin 1948.

Le D’Assas et le La Tour d’Auvergne sortent pour une école à feux du 14 au 21 juin avant de rentrer à Toulon le lendemain 22 juin.

Le D’Assas est ensuite indisponible pour entretien et permissions estivales de l’équipage du 24 juin au 8 juillet, sortant pour essais (9 au 12 juillet) et pour remise en condition, à chaque fois en compagnie du Bruix. Les deux contre-torpilleurs vont ensuite mouiller en rade de Villefranche.

Le 28 juillet 1948, le La Tour d’Auvergne retrouve ses deux compères à Villefranche à l’issue de ses essais à la mer. Les trois contre-torpilleurs sortent pour la remise en condition du La Tour d’Auvergne du 29 juillet au 13 août puis après ravitaillement à Toulon le 14 août du 14 au 21 août, rentrant à Toulon le lendemain 22 août 1948.

Du 28 août au 4 septembre, la 1ère DCT participe avec la 2ème DCT à un entrainement destiné à remettre en condition le croiseur lourd Charlemagne. Les sept navires rentrent à Toulon le 5 septembre 1948 à l’aube………… .

10-Contre-torpilleurs (44)

J-Contre-torpilleurs classe Bruix

Schéma de la classe Bruix

Schéma de la classe Bruix

Avant-propos

Les six Jaguar devaient donc être remplacés par les six Bayard, financés par le décret-loi du 1er avril 1940.

Aux Jaguar avaient succédé les six Guépard (Guépard Lion Bison Valmy Vauban Verdun), les six premiers «quatre tuyaux», ces contre-torpilleurs étant équipés de quatre chaudières et donc de quatre cheminées, marque physique remarquable partagée avec les quatre Aigle, les Milan et Epervier ainsi que les six Vauquelin soit douze-navires.

Ces navires mis en service en 1929 (Guépard), en 1930 (Bison Valmy Verdun) et en 1931 (Lion Vauban) devaient donc être remplacés théoriquement entre 1945 et 1947.

Les tranches 1942 et 1943 du programme naval du 14 mai 1941 financent la construction de six contre-torpilleurs de classe Bruix qui sont identiques aux Bayard moins des modifications de détail.

Ces navires baptisés Bruix D’Assas La Tour d’Auvergne Magon Dunois et La Hire vont  remplacer nombre pour nombre les Guépard ce qui augmente encore la puissance de notre flotte, 48 canons de 130mm remplaçant 30 canons de 138mm.

Le Bruix

Etienne Eustache Bruix (1759-1805)

Etienne Eustache Bruix (1759-1805)

-Le Bruix est mis sur cale à l’Arsenal de Lorient (cale n°3) le 17 septembre 1943 et lancé le 12 novembre 1944.

Armé pour essais le 12 août 1945, il effectue sa première campagne d’essais officiels du 13 au 30 août, passant au bassin du 1er au 10 septembre avant une deuxième campagne d’essais officiels du 11 au 30 septembre 1945.

Il réalise ses essais artillerie du 2 au 14 octobre avant de quitter Lorient pour Brest le 15 octobre afin de réaliser ses essais de recette de torpilles et de grenades ASM, essais réalisés du 18 au 30 octobre, date à laquelle il quitte Brest pour rentrer à Lorient le lendemain. Il passe à nouveau au bassin du 2 au 16 novembre 1945.

Après d’ultimes essais  du 17 au 21 novembre, le Bruix quitte Lorient pour sa traversée de longue durée le 22 novembre, faisant escale à Saint-Nazaire du 23 au 26 novembre, à Vigo du 28 au 30 novembre, à Lisbonne du 1er au 3 décembre, se ravitaille à Casablanca le 5 décembre avant de rallier Toulon le 8 décembre 1945.

Le contre-torpilleur Bruix est admis au service actif le 8 décembre 1945, étant affecté hors-rang au sein du groupement des contre-torpilleurs de la 2ème Escadre avec Toulon comme port d’attache.

Le nouveau contre-torpilleur sort pour une école à feu du 11 au 17 décembre 1945 au large de Toulon. Ses tirs achevés, il gagne la haute-mer pour accueillir à 100 miles des côtes provençales son sister-ship D’Assas.

La mise en service du deuxième contre-torpilleur de classe Bruix permet la réactivation de la 1ère DCT qui avait été mise en sommeil avec le redéploiement à Brest des contre-torpilleurs Guépard, Lion et Bison (qui avaient alors formé une nouvelle 2ème DCT).
Arrivés à Toulon le lendemain 18 décembre, les deux contre-torpilleurs se ravitaillent puis reprennent la mer pour un entrainement commun jusqu’au 22 décembre quand ils accueillent à 50 miles des côtes provençales leur sister-ship La Tour d’Auvergne, le troisième et dernier contre-torpilleur de la 1ère DCT. La division au complet s’entraine jusqu’au 25 décembre quand ils rentrent à Toulon.

Après une période d’entretien à flot commune du 26 décembre 1945 au 10 janvier 1946, les trois contre-torpilleurs effectuent trois jours d’essais à la mer du 11 au 14 janvier puis un stage de remise en condition du 16 au 26 janvier, date à laquelle ils rentrent à Toulon.

Le Bruix et ses deux compères vont alors effectuer leur premier entrainement de division en Méditerranée occidentale. Ils quittent Toulon le 7 février mais le mauvais temps les obligent à s’abriter aux salins d’Hyères jusqu’au 10 février quand ils peuvent reprendre la mer pour enfin entamer leur entrainement.

Après une école à feux du 11 au 18 février 1946, les trois contre-torpilleurs font escale à Sète du 19 au 22 février avant un entrainement au combat antisurface du 23 février au 1er mars, date à laquelle ils vont ravitailler à Toulon.

Après un exercice de mouillage de mines du 1er au 4 mars, le Bruix et ses deux compères de la 1ère DCT effectuent un entrainement à la défense aérienne à la mer du 5 au 12 mars, date à laquelle ils arrivent à Nice pour quelques jours d’escale.

Reprenant la mer, ils effectuent un entrainement à la lutte ASM du 17 au 27 mars 1946 en compagnie des sous-marins Le Tonnant et le Conquérant. Après un ravitaillement à Toulon le 28 mars, les trois contre-torpilleurs achèvent leur premier entrainement de division par un exercice de synthèse du 29 mars au 12 avril, date de leur retour à Toulon.

Le Bruix est indisponible du 13 avril au 3 mai suite à une avarie mécanique. Les réparations effectuées, il sort pour essais du 4 au 7 mai avant un stage de remise en condition intensif avec ses deux sister-ships de la 1ère DCT du 9 au 17 mai et du 22 au 31 mai, les trois navires faisant escale à La Ciotat du 18 au 21 mai 1946.

La 1ère DCT effectue ensuite une école à feux du 1er au 9 juin avant un entrainement de défense aérienne à la mer du 11 au 19 juin, servant de plastron aux avions et hydravions du CNMAN (Commandement Nord-Méditerranée de l’Aviation Navale) dont le QG est implanté sur la BAN de Hyères-Le Palyvestre. Après entrainement au mouillage aux salins du 20 au 27 juin, les trois contre-torpilleurs rentrent à Toulon le lendemain 28 juin 1946.

Le Bruix est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 29 juin au 17 juillet, sortant pour essais du 18 au 21 juillet et pour remise en condition du 22 juillet au 5 août, à chaque fois en compagnie de son sister-ship La Tour d’Auvergne.

Rentrant à Toulon dans la soirée du 5 août, le Bruix se ravitaille avant de participer aux essais (6 au 9 août) et à la remise en condition (11 au 23 août) de son sister-ship D’Assas, les deux contre-torpilleurs allant ensuite mouiller aux salins d’Hyères.

Le 28 août 1946, le La Tour d’Auvergne à la suite de ses essais à la mer retrouve ses deux compères de la 1ère DCT. Les trois navires sortent pour sa remise en condition du 29 août au 5 septembre, se ravitaillent à Toulon le 6 septembre avant un nouveau cycle de remise en condition du 7 au 15 septembre, date à laquelle les trois navires rentrent à Toulon.

Le 22 septembre 1946, les trois contre-torpilleurs quittent Toulon en compagnie de l’Elorn pour un entrainement de division au large des côtes africaines entre le Maroc et le Golfe de Guinée.

Après un ravitaillement au large du cap Juby le 27 septembre, les trois contre-torpilleurs effectuent une école à feux du 27 septembre au 1er octobre avant de rallier Dakar le 4 octobre après un nouveau ravitaillement auprès de l’Elorn.

Le Bruix, le D’Assas et le La Tour d’Auvergne effectuent un entrainement à l’escorte et à l’attaque de convois du 5 au 12 octobre. A tour de rôle, un contre-torpilleur protégeait l’Elorn contre l’attaque des deux autres.

Après une escale à Dakar du 13 au 15 octobre, la 1ère DCT accompagnée par l’Elorn gagnent le Golfe de Guinée pour poursuivre leur entrainement. Le transit en direction de Conakry (où les quatre navires arrivent le 20 octobre) est l’occasion d’un entrainement à la défense aérienne à la mer.

Après  une escale à Conakry du 20 au 23 octobre, les trois contre-torpilleurs et le pétrolier font escale à Libreville du 25 au 28 octobre, à Pointe Noire du 30 octobre au 2 novembre, à Abidjan du 5 au 8 novembre, à Dakar pour ravitaillement le 12 novembre, à Casablanca du 16 au 21 novembre avant de rallier Toulon le 25 novembre 1946 après plus de deux mois loin de leur port d’attache.

Après une période d’entretien à flot du 26 novembre au 9 décembre, les trois contre-torpilleurs sortent pour essais du 10 au 13 décembre avant une nouvelle sortie mais pour entrainement cette fois et ce du 14 au 21 décembre, restant ensuite au port jusqu’à la fin de l’année civile.

Le Bruix et ses deux compères de la 1ère DCT sort pour la première fois du 7 au 15 janvier 1947 pour une école à feux, se ravitaillant à Toulon le 16 janvier avant d’enchainer par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 17 au 30 janvier, rentrant à Toulon le 5 février après une escale à La Ciotat du 31 janvier au 4 février.

Du 8 au 27 février 1947, la 1ère DCT retrouve à la mer la 2ème DCT (Bayard Du Guesclin Turenne) et la 6ème DC (De Grasse Chateaurenault et Guichen) pour un exercice commun, exercice concernant aussi bien des écoles à feux, un combat antisurface et des exercices de défense aérienne à la mer. Les six navires rentrent à Toulon le lendemain 28 février 1947.

Après une école à feux du 4 au 12 mars, la 1ère DCT participe du 15 mars au 10 avril à  un entrainement commun avec le croiseur lourd Charlemagne et les torpilleurs légers de la 1ère DT.

Cet entrainement se décompose en une série d’exercices comme un exercice de défense aérienne à la mer (15 au 23 mars), protection et attaque de convois (27 mars au 2 avril) et raid amphibie (4 au 10 avril) avant des escales à Nice (12 au 17 avril), Bastia (18 au 24 avril), Ajaccio (25 au 30 avril) et Bonifaccio (2 au 7 mai) avant de rentrer à Toulon le 9 mai 1947 dans la matinée.

La 1ère DCT effectue ensuite un entrainement de division, sortant pour une école à feux du 16 au 22 mai avant une escale à Nice du 23 au 26 mai avant d’engager un entrainement à la défense aérienne à la mer du 27 mai au 7 juin, se ravitaillant à Toulon le 8 juin avant d’enchainer par un entrainement au combat antisurface du 9 au 16 juin, mouillant aux salins d’Hyères du 17 au 25 juin avant de rentrer à Toulon le lendemain 26 juin 1947.

Alors que le La Tour d’Auvergne est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage, le Bruix et le D’Assas sortent pour une école à feux du 1er au 7 juillet avant de mouiller aux salins d’Hyères du 8 au 11 juillet. Après un entrainement à la défense aérienne à la mer du 12 au 17 juillet, les deux contre-torpilleurs rentrent à Toulon le lendemain 18 juillet 1947. Le Bruix participe ensuite aux essais (19 au 22 juillet) et à la remise en condition (24 juillet au 9 août) du La Tour d’Auvergne, les deux navires rentrant à Toulon dans la soirée. Il est ensuite indisponible du 10 au 31 août 1947.

Le Bruix sort ensuite pour essais du 1er au 4 septembre, retrouvant le lendemain 5 septembre aux salins d’Hyères ses compères de la 1ère DCT, les trois contre-torpilleurs sortant pour remise en condition du Bruix du 6 au 17 septembre, se ravitaillent à Toulon le 18 septembre avant une deuxième et dernière phase d’entrainement du 19 au 30 septembre, les trois contre-torpilleurs rentrant à Toulon le lendemain 1er octobre 1947.

La 1ère DCT effectue alors son entrainement de division automnal. Quittant Toulon le 8 octobre,  le Bruix et ses deux compères de division commencent par une école à feux du 8 au 15 octobre, faisant escale  à Port-Vendres du 16 au 19 octobre avant d’enchainer par un entrainement de défense aérienne à la mer du 20 au 27 octobre puis un ravitaillement à Toulon le 28 octobre.

Ce ravitaillement est suivit par un entrainement au mouillage de mines du 28 octobre au 2 novembre, par un entrainement ASM avec le sous-marin Le Conquérant du 3 au 8 novembre et enfin par un exercice de synthèse du 10 au 22 novembre, date du retour des trois navires à Toulon.

Après une période d’entretien à flot du 23 novembre au 9 décembre 1947, le Bruix et ses deux compères sortent pour essais du 10 au 13 décembre puis pour remise en condition du 14 au 24 décembre, date à laquelle ils rentrent à Toulon.

Le Bruix et ses deux compères commencent l’année 1948 par une école à feux du 7 au 15 janvier, faisant escale à Port La Nouvelle du 16 au 19 janvier avant un entrainement au combat antisurface du 20 au 27 janvier, rentrant à Toulon  le lendemain 28 janvier 1948.

La 1ère DCT devait sortir pour un entrainement de division le 5 février mais le D’Assas est victime d’une avarie ce qui fait que le Bruix et le La Tour d’Auvergne sortent seuls du 5 au 15 février pour un entrainement en duo avant de gagner les Salins d’Hyères pour poursuivre leur entrainement au mouillage en attendant la disponibilité du D’Assas.

Le D’Assas retrouve ses deux compères de la 1ère DCT aux Salins le 22 février. La 1ère DCT ainsi reconstituée effectue une courte sortie d’essais/entrainement du 23 février au 1er mars avant de rallier Toulon le 2 mars pour se ravitailler.

L’entrainement de division commence enfin le 3 mars par une école à feux du 3 au 9 mars, les trois contre-torpilleurs faisant escale à Ajaccio du 10 au 13 mars. Reprenant la mer le 14 mars, la 1ère DCT retrouve au large de la Corse la 1ère DT qui était revenue de Bizerte après un exercice avec la 2ème DC et la 3ème DT.

Les deux divisions s’affrontent dans un entrainement au combat antisurface avec l’assaut de l’aviation basée en Corse et ce du 14 au 22 mars avant une escale commune à Calvi du 23 au 27 mars. La 1ère DCT et la 1ère DT rentrent ensuite ensemble à Toulon le 28 mars 1948.

Le Bruix, le D’Assas et le La Tour d’Auvergne reprennent la mer dès le lendemain pour un entrainement au mouillage de mines du 29 mars au 2 avril puis après un ravitaillement à Toulon le 3 avril effectuent un entrainement à la lutte ASM du 4 au 14 avril avec pour plastron les sous-marins Saint Marcouf et Ile d’Aix de la 5ème DSM.

Après un nouveau ravitaillement à Toulon le 15 avril, la 1ère DCT termine son entrainement de division par un exercice de synthèse du 16 au  27 avril, rentrant à Toulon le 1er mai après une escale à Sète du 28 au 30 avril 1948.

La 1ère DCT effectue une nouvelle sortie d’entrainement au large de Toulon du 8 au 17 mai, effectuant une école à feux, des lancements simulés et réels de torpilles, des grenades avec comme cible la coque du sous-marin Caïman désarmé au printemps 1942.

Après un mouillage aux salins du 19 au 25 mai, les trois contre-torpilleurs effectuent un entrainement à la défense aérienne à la mer du 26 mai au 6 juin, rentrant à Toulon le lendemain 7 juin 1948.

Le Bruix est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 8 au 23 juin, sortant pour essais du 24 au 27 juin et pour remise en condition du 28 juin au 8 juillet à chaque fois en compagnie du La Tour d’Auvergne .

Le Bruix sort ensuite pour les essais (9 au 12 juillet) et à la remise en condition (13 au 24 juillet) du D’Assas qui avait été à son tour indisponible. Les deux contre-torpilleurs vont ensuite mouiller en rade de Villefranche.

Le 28 juillet 1948, le La Tour d’Auvergne retrouve ses deux compères à Villefranche à l’issue de ses essais à la mer. Les trois contre-torpilleurs sortent pour sa remise en condition du 29 juillet au 13 août puis après ravitaillement à Toulon le 14 août du 14 au 21 août, rentrant à Toulon le lendemain 22 août 1948.

Du 28 août au 4 septembre, la 2ème DCT participe avec la 1ère DCT à la remise en condition du croiseur lourd Charlemagne qui sortait d’une période d’entretien à flot. Les sept navires rentrent à Toulon le 5 septembre 1948 à l’aube………… .