URSS (58) Armée de Terre (6)

L’armée impériale russe et le premier conflit mondial

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Soldats russes au début du premier conflit mondial. Le « rouleau compresseur » russe suscite énormément d’espoirs en France. La désillusion ne sera que plus grande. 

Après des années de tension, des années de crispation, le geste d’un étudiant serbe provoque l’implosion de l’Europe. Les grandes puissances liées entre-elles par des traités d’alliance mobilisent, persuadés que le conflit sera bref.

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URSS (54) Armée de Terre (2)

Une histoire militaire de la Russie

Les origines

Même si le sujet concerne la RKKA (Rabochny Kres’ynaskaya Krasnaya Armiya), l’Armée Rouge des Ouvriers et des Paysans impossible si on veut être rigoureux de passer sous silence l’histoire militaire de la Russie.

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URSS (13) Histoire et Géopolitique (12)

Opération Barbarossa

Le 5 septembre 1948 l’Allemagne déclenche l’opération Weserübung, l’invasion du Danemark et de la Norvège même si officiellement il s’agit de protéger Oslo et Copenhague contre la menace d’un assaut franco-britannique.

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URSS (7) Histoire et Géopolitique (6)

La Russie dans le premier conflit mondial

Un certain Gavrilo Princip

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Gavrilo Princip

En ce début de vingtième siècle, la péninsule balkanique est une véritable poudrière, menaçant d’exploser et d’embraser l’Europe à tout instant.

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Allemagne (66) Armée de terre (23)

Fortifications

Westwall (Ligne Siegfried)

Carte du Westwall appelée Ligne Siegfried par les alliés

Carte du Westwall appelée Ligne Siegfried par les alliés

L’un des objectifs majeurs des vainqueurs du premier conflit mondial était d’empêcher l’Allemagne de provoquer un nouveau conflit.

Outre la limitation des effectifs et de l’équipement, une partie du territoire allemand en l’occurrence la Rhénanie, la fameuse “rive gauche du Rhin” était démilitarisé, mesure interdisant le stationnement temporaire et permanent de troupes allemandes et bien entendu l’interdiction de toute fortification.

En mars 1936, l’Allemagne fait pénétrer 3000 hommes légèrement armés en Rhénanie en violation du traité de Versailles sans réaction des français et des anglais au grand soulagement des généraux allemands.

Une fois la Rhénanie remilitarisé, se pose la question de sa défense contre une attaque franco-britannique.

Des projets sont lancés dès 1934 et des travaux sont même entamés mais ces premières tentatives ne sont pas menées à bien.

De nouveaux travaux sont menés officiellement à partir de 1938 (en réalité deux ans plus tôt) mais ces premières constructions sont vulnérables à l’artillerie ennemie.

Ce n’est qu’en 1937 qu’un programme plus cohérent est lancé, le Pionier-Program qui dessine une ligne continue de blockhaus, de fossés antichars, de réseaux barbelés de la frontière suisse jusqu’au Luxembourg. En 1938, la frontière belge et la frontière néerlandaise sont également couvertes.

A l’automne 1938, le “Limes-Program” succède au “Pionier-Program” pour obtenir un dispositif de protection cohérent.

Ce dispositif est considéré comme achevé en septembre 1939 après l’exécution des programmes « Aachen-Saar » et « Bruggen-Kleve« . Elle couvre la frontière allemande de Kleve sur la frontière germano-néerlandaise à Weil am Rhein sur la frontière entre la Confédération Helvétique et l’Allemagne.

Il se compose de 18000 ouvrages, de dents de dragons antichars. Pour accélérer les travaux, des modèles standardisés (Regelbau) sont dessinés qu’il s’agisse des blockhaus ou des obstacles antichars. Il existe cependant des différences entre les différentes du programme ayant présidé à la naissance du « Mur de l’Ouest ».

Les premiers ouvrages construits dans le cadre du Pioneering Program étaient des petites constructions avec une épaisseur de 50cm, les parois étant percées de trois embrasures orientées en direction de l’ennemi, les ouvrages les plus exposés ayant également des cloches d’observation et de tir.

Bunker type 10

Bunker type 10

Dans le cadre du Limes Programm, des ouvrages plus puissants sont construits. L’épaisseur des parois passe à 1.5m. 3471 Bunkers Type 10 sont construits sur les 630km. L’armement permet une couverture tous azimut.

Les ouvrages du Aachen-Saar Program sont similaires à ceux du précédents mais l’épaisseur des murs passe à 3.5m et les embrasures sont installées sur les côtés et non sur la face avant de l’ouvrage même si comme souvent dans la fortification il y à des exceptions. Ce programme planifie aussi la protection des villes de Sarrebruck et d’Aix-la-Chapelle, ville qui à l’origine étaient à l’ouest du tracé retenu.

A ces lignes de fortification s’ajoute des positions antiaériens, une zone occidentale de défense aérienne ou dans la langue de Goethe Luftverteidigungszone West (LVZ West). Elle se compose de positions antiaériennes fixes et de nids de mitrailleuse pour protéger les batteries contre un assaut terrestre.

Le programme « Bruggen-Kleve » voit la ligne Siegfried ou Westwall être prolongée vers le nord, le long de la frontière germano-néerlandaise. Les ouvrages sont similaires à celles du programme précédent.

La protection contre les chars est assurée par des obstacles appelés « dents de dragon » mais également par des hérissons, un assemblage de morceaux de métal dont la paternité doit être attribuée aux tchèques. Des inondations défensives sont également construites.

Si la propagande allemande à fait du Westwall le pendant oriental de notre Muraille de France, la réalité est différente. La ligne Siegfried est nettement moins solide et son rôle est différent.

Alors que la Ligne Maginot doit empêcher l’ennemi de percer notre frontière nord-est, la ligne Siegfried n’est vu que comme une ligne provisoire.

Un signe ne trompe pas, à la différence de la ligne Maginot, la ligne Siegfried ne dispose de troupes affectées en permanence. Point d’infanterie de forteresse au sein de la Heer, les ouvrages devant être occupées par des divisions d’infanterie classiques ce qui impose un certain délai.

La guerre de Pologne s’achevant rapidement sans attaque à l’ouest, le Westwall censé être provisoire devient une fortification semi-permanente.

La création d’unités de forteresse est semble-t-il étudié sérieusement par les généraux allemands mais au final on préfère affecter des compagnies d’infanterie des divisions déployées dans la région, une compagnie par régiment se spécialisant dans le combat sous béton. Autant dire des amateurs face à l’infanterie de forteresse française.

Sur le plan technique, les ouvrages sont comparables à des P.O français ou à des blockhaus type CEZF avec des créneaux de tir, des cloches d’observation, des cloches à mitrailleuses, des cloches à mortier et même des lance-flammes.

Il n’existe pas d’ouvrages d’artillerie capable de prendre à partie l’ennemi avant qu’il n’arrive à portée de tir.

Durant la Pax Armada, quelques travaux sont menés, des ouvrages supplémentaires sont construits avec un armement antichar (canon de 50mm) associé à des mitrailleuses. Des emplacements pour de l’artillerie sont également construits mais en dépit de ces efforts le Westwall semble bien incapable de s’opposer à une offensive franco-britannique décidée.

Ostwall et Neue Ostwall

Cloches blindées du Ostwall

Cloches blindées du Ostwall

Si l’Allemagne à interdiction absolue de fortifier sa frontière occidentale, elle à l’autorisation de protéger sa nouvelle frontière orientale en établissant une ligne d’ouvrage fortifié la protégeant d’une hypothétique attaque de la Pologne qui renait après plus d’un siècle de disparition.

Les études sont lancées en 1927, les travaux commençant en 1932 et s’achevant en 1938. Cette ligne couvre l’espace compris entre l’Oder et la Warthe, un espace de 150km d’où le nom de Festungfront Oder-Warthe-Bogen qui lui est aussi attribué.

A la différence du Westwall, le Ostwall est une ligne fortifiée comparable à la Ligne Maginot avec une centaine d’ouvrages s’appuyant sur le relief, les rivières et les marécages. Ces ouvrages disposent de coupoles blindées abritant de l’artillerie, des casemates pour de l’artillerie antichar, des mitrailleuses et des lance-flammes fixes. Les ouvrages sont reliés entre-eux par des tunnels où circulent un chemin de fer permettant de transporter rapidement hommes, munitions et matériels.

Il est prolongé au nord par le Pommernwall ou mur de Poméranie construit entre 1930 et 1935. La construction est plus légère que le Ostwall et se rapproche du Westwall même si les ouvrages sont équipés de créneaux mitrailleuses, de casemates antichars, de mortiers, d’observatoires pour l’artillerie, d’abris pour l’infanterie.

La conquête de la Pologne et le partage du pays avec l’URSS rend « obsolète » le Ostwall. Le pacte germano-soviétique rendant hypothétique un conflit entre Berlin et Moscou (du moins à court terme), la nouvelle frontière n’est pas couverte pas une fortification.

La dénonciation de ce pacte en mars 1945 change la donne. Un Neue Ostwall (nouveau mur de l’est) est réalisé le long de la nouvelle frontière entre l’Allemagne et l’URSS.

La Prusse Orientale étant protégée par d’anciennes forteresses, priorité est donnée à la défense du gouvernement général dont la frontière est protégé par des barbelés, des champs de mines et des ouvrages comparables non pas à ceux du Ostwall mais plutôt à ceux du Westwall.

Il s’agit là bien davantage d’une ligne de contrôle que d’une fortification imprenable. L’objectif est d’éviter une attaque surprise de l’armée rouge que d ’empêcher une invasion du gouvernement général.

Les ouvrages sont armés d’un ou deux créneaux de mitrailleuse, d’une coupole d’observation et pour certains soit d’un canon antichar de 50mm ou d’un mortier de 8cm.

Manquant de profondeur, cette position n’aurait pas opposé de grande résistance à une attaque décidée. Cette attaque ne se produisant pas lors du déclenchement de Weserubung, des travaux de renforcement sont menés au printemps 1949 pour lui donner de la profondeur et ainsi rendre la tache de l’ennemi plus complexe.

Allemagne (2) : Géopolitique

GEOPOLITIQUE

-L’une des obssessions allemandes était de dénoncer les clausses territoriales du traité de Versailles qui avait emputé l’Allemagne de nombreux territoires dont les cantons d’Eupen et Malmedy, l’Alsace-Lorraine et surtout à l’est, la renaissance de la Pologne isolant la Prusse Orientale du reste du territoire.

-Profitant de la faiblesse des démocraties occidentales, l’Allemagne récupère la Sarre, remilitarise la Rhénanie, annexe l’Autriche et les Sudètes avant de vassaliser la Bohème-Moravie (devenu un protectorat) alors que la Slovaquie théoriquement indépendante était en réalité sous la coupe de Berlin.

-Berlin se partage avec Moscou la Pologne, une partie est directement annexée et le reste devient un gouvernement général, une Pologne croupion.

-En Europe Centrale et Orientale, lutte d’influence entre l’Allemagne et les puissances occidentales avec une Roumanie totalement inféodée au Reich alors que la Yougoslavie pratique un vrai jeu de bascule même si peu avant le début du conflit, on peut considérer sa neutralité comme très favorable à la France et à la Grande-Bretagne.

-La Bulgarie elle reste indifférente aux approches occidentales, se contentant de se laisser courtiser par Berlin et Moscou alors que la Hongrie du régent Horthy est pro-allemande à la différence de la Grèce qui à clairement choisit le camp allié, n’attendant qu’un signe pour basculer d’une neutralité amicale au statut de belligérance.

-La Turquie inquiète de l’expansion de la flotte soviétique de la mer Noire reste neutre même si elle accepte les cadeaux de ses prétendants allemands et alliés.

-La Scandinavie reste neutre, la Norvège refusant toute participation alors que la Suède semble avoir une neutralité amicale vis à vis de l’Allemagne et que la Finlande bien que satellisée par l’URSS songe à prendre sa revanche.

-Ennemis potentiels : France, Grande-Bretagne, URSS et Etats-Unis

-Sur le plan des alliances, on trouve une alliance germano-italienne très déséquilibré, le poids économique, politique et militaire des deux partenaires n’étant pas égal sans parler d’un profond mépris des allemands vis à vis à des italiens.

-Pacte antikommintern plus symbolique qu’efficace, un pacte signé d’abord entre Berlin et Tokyo le 25 novembre 1936 auxquels se joignent bientôt l’Italie, la Hongrie et l’ESpagne. Le pacte germano-soviétique dénoncé en 1945 annule la plupart des dispositions de ce pacte qui devient bientôt une coquille vide

NdA : Ici pas vraiment de changements par rapport à l’histoire officielle. Les alliances sont les mêmes même si la présence de la France et de la Grande Bretagne peut rendre certains pays pro-allemands plus prudents qu’OTL.