Pologne et Pays Neutres (59) Suisse (9)

Armement d’infanterie

Armes de poing

Revolver d’ordonnance modèle 1872/1878

Ce revolver à une origine belge, le modèle 1872 ayant été fabriqué en Belgique par Pirlot Frères alors que le modèle 1878 à été produit par la Waffenfabrik Bern.

Ces révolvers fonctionnent en simple et double action avec éjection individuelle des étuis vides. Il utilise le système Chamelot-Delvigne et est donc très proche du revolver français MAS modèle 1873/74.

Ces deux révolvers ont été rapidement remp lacés par les modèles 1882 et 1882/29 mais quelques exemplaires étaient encore en service en 194!

Ce revolver de 10.4mm pèse 1kg à vide mesurant 280mm de long dont 150mm pour le canon alimenté par un barillet de six cartouches pouvant toucher une cible à 25m avec une cadence de tir à douze coups par minute.

Revolver modèle 1882 et modèle 1882 modifié 1929

Le Revolver modèle 1882 est une arme de conception et de fabrication suisse. Conçue par le colonel Rudolph Schmidt elle à été produite par la Waffenfabrik de Berne et par la firme SIG. Remplaçant le modèle 1872/78 Il à été suivit par un modèle modernisé et simplifié le modèle 1929 qui était le revolver d’ordonnance standard de l’armée suisse quand éclate le second conflit mondial et qui ne sera retiré du service qu’au cours des années soixante-dix.

C’était une arme pesant 0.8kg à vide mesurant 235mm (228mm pour le modèle 1929) dont 114mm (116mm pour le modèle 1929). Tirant la cartouche de 7.5mm modèle 1882, il pouvait toucher une cible à 40m, l’alimentation se faisant par un barillet à six coups.

Revolver pour cycliste modèle 1882/1893

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Cette arme est une évolution du précédent pour permettre son utilisation par les troupes cyclistes, des unités qui voient le jour lors des manœuvres de 1890 mais qui ne sont officiellement mises sur pied que le 3 juin 1891.

Comme jadis les cyclistes devaient fournir leur monture. Les effectifs prévus étaient de 232 hommes sachant que les hommes qui avaient accompli leurs école des recrues pouvait rejoindre cette nouvelle unité après un passage par l’école de cyclistes et ce pour une période de 22 jours. En revanche l’uniforme, l’armement et l’équipement étaient fournis par l’armée.

Ce revolver ne fût que brièvement utilisé car dès 1901 il était prévu qu’il soit remplacé par un fusil court mais cela ne signifie pas bien entendu que dès 1901 ce revolver à quitté le service actif. 337 exemplaires ont été livrés par la Waffenfabrik de Berne. Peu d’armes sont parvenues jusqu’à nos jours car nombre d’entre-eux ont été retransformés en modèle 1882.

Le revolver pour cycliste modèle 1882/1893 était une arme de conception et de fabrication suisse mesurant 235mm de long (dont 115mm pour le canon). D’un calibre de 7.5mm, il pesait 750 grammes à vide et ses performances étaient identiques au modèle 1882.

Pistolet automatique Luger modèle 1906

En dépit de son nom cette arme à été adoptée par l’armée suisse dès le 4 mai 1900. C’est l’ancètre immédiat du célèbre P-08. Les principales différences sont un calibre différent, un canon plus long et une surêté de poignée.

Cette arme aurait du entièrement remplacer le revolver modèle 1882 mais ce ne fût pas complètement le cas. Toujours en service en septembre 1948 il devait être entièrement remplacé par le P-210 (voir ci-après) mais le temps, les moyens voir la volonté ont manqué. Ce n’est qu’en 1960 que les dernières armes ont quitté le service actif essentiellement en raison du manque de pièces détachées.

Ce pistolet automatique de conception et de fabrication allemande pesait 890g à vide (mais 975 chargé), mesurait 238mm de long, disposait d’un canon de 122mm de long lui permettant de tirer une cartouche de 7.65mm. Alimenté par un chargeur de huit coups, il pouvait toucher une cible à 50m.

Pistolet automatique SIG P-210

Le SIG P-210 officiellement connu sous le nom de Pistolet 49 était une arme de conception et de fabrication suisse destinée à remplacer le Luger P06/29.

Cette arme est dérivé du SACM modèle 1935A, la SIG (Schweizerische Industrie Gesellschaft) ayant acquis la licence en 1937 moins pour produire l’armée stricto sensu que pour développer un nouveau pistolet automatique pour remplacer le Luger.

La mise au point fût laborieuse sans que l’on sache si il s’agissait d’un problème inhérent à la reprise du système Petter ou d’un perfectionnisme pointilleux. Ce qui est certain c’est qu’après une petite production lancée en 1944 celle-ci fût immédiatement stoppée pour une reprise des travaux.

Résultat en septembre 1948 quand le second conflit mondial éclate le pistolet automatique n’est pas encore en service et ne le sera qu’en 1949. Il à peu à peu remplacé le Luger, devenant le principal pistolet militaire suisse dès le milieu des années cinquante.

Après guerre cette arme fût adoptée par le Danemark et la principauté de Monaco. La Suisse à utilisé ce pistolet jusqu’au milieu des années soixante-dix. Cette arme à aussi été développé en version civile et pour le tir sportif.

Le SIG P-210 était un pistolet automatique de conception et de fabrication suisse pesant 970grammes à vide mesurant 215mm de long, disposant d’un canon de 120mm. Tirant la cartouche 7.65x21mm Parabellum, il pouvait atteindre une cible à environ 50m sachant que l’alimentation se faisait par des chargeurs de huit coups.

22-Armée de terre : armement et matériel (2)

A-Armement de l’infanterie (1) : armement individuel

Pistolets et revolvers

Préambule

En 1920, deux ans après la fin du premier conflit mondial, l’armée de terre fait le bilan de ses stocks d’armement, stocks conséquents l’ont s’en doute bien avec notamment 588000 révolvers et pistolets automatiques de différents modèles qu’il s’agisse du vénérable révolver  Chamelot-Devigne modèle 1873 et 1874 de 11mm, du révolver modèle 1892 ou sa copie espagnole en 8mm, des pistolets espagnols Ruby et Star tirant la cartouche 7.65mm Browning.

En 1921, un programme général de remplacement est programmé, l’état-major jugeant l’ensemble du parc démodé. La question du remplacement de ce parc hétéroclite par une arme unique figure en troisième position après le fusil automatique et le pistolet mitrailleur.

Abondance de biens de nuit pas a-t-on tendance à dire mais là c’est le contraire qui va se passer, les stocks immenses hérités du premier conflit mondial vont avoir tendance à freiner la mise au point d’armes neuves et surtout d’armes plus modernes.

Outre des budgets d’après guerre anémiques, on s’interroge sur plusieurs conceptions, plusieurs écoles de pensée. Pour ce qui est des armes courtes, des armes d’autodéfense, on hésite entre le pistolet automatique à longue portée et le pistolet mitrailleur, la seconde école ayant finalement triomphé mais un triomphe difficile.

Dans l’immédiat après guerre, la cartouche 9mm Parabellum semble devoir s’imposer en France comme ailleurs dans de nombreux pays mais en 1924, l’Inspection des études et expériences techniques de l’Artillerie décide d’expérimenter la cartouche .30 Pedersen qui en système métrique devient le calibre de 7.65mm long qui va être choisit comme calibre standard pour les pistolets et les pistolets mitrailleurs.

Il va falloir attendre plus de vingt ans pour que cette erreur soit réparée car si la cartouche de 7.65mm était précise et de grandes capacités de pénétration, elle manquait de puissance d’arrêt. D’où la mise au point d’armes en calibre 9mm qui vont peu à peu remplacer les armes en calibre 7.65mm sans que toutes les armes en 7.65mm aient quitté le service actif.

Les pistolets et revolvers anciens encore en service en 1939

Dans cette catégorie, je vais parler des revolvers et des pistolets anciens ou plus récents encore présents dans les rangs de l’armée française en 1939-40 mais qui vont peu à peu rejoindre les musées.

Revolver Chamelot-Devigne modèle 1873

Revolver Chamelot-Devigne modèle 1873

On trouve ainsi le revolver Chamelot-Devigne modèle 1873 supplanté par le modèle 1892, un revolver de calibre 11mm, le calibre du fusil Gras. Le revolver mesure 242mm avec un canon de 114mm, pesant à vide 1.195kg. Il dispose d’un barillet de six cartouches permettant un tir pratique jusqu’à 25m

Ce revolver à donné naissance à une variante destiné à la marine (modèle 1873M) et une variante plus spécifiquement destinée aux officiers (modèle 1874).

On trouve également les «espagnols», des copies de revolvers Smith & Wesson et Colt ainsi que des pistolets Browning modèle 1910, Ruby et Star de 7.65mm, très présents en 1939/40 mais ayant quasiment disparus en 1948, quelques exemplaires étant sûrement présents dans les stocks prêts à être ressortis en cas de besoin.

Revolver MAS modèle 1892

Revolver MAS modèle 1892

Revolver MAS modèle 1892

Jusqu’en 1944, ce vénérable révolver est l’arme standard de l’armée de terre, cohabitant avec de nombreux autres modèles plus anciens ou plus récents notamment les «espagnols», ces armes commandées outre-pyrenées durant le premier conflit mondial. Elle était principalement utilisée par les officiers mais également par les gendarmes.

Remplacé peu à peu par le pistolet automatique SACM modèle 1935, le modèle 1892 étant encore présent à quelques exemplaires notamment dans la réserve et dans la gendarmerie. Certains officiers nostalgiques le conservant comme arme personnelle, ne sortant le SACM modèle 1935 que lors des parades et manifestations publiques.

Cette arme mesure 240mm de long dont 117mm pour le canon, pesant 0.840kg à vide et 0.915kg chargé avec son barillet de six cartouches de 8mm lui permettant de tirer jusqu’à 25m (portée pratique) à une cadence de douze coups par minute.

Pistolet de 9mm type armée

En 1930, l’armée de terre lança un nouvel appel d’offres pour un pistolet destiné à remplacer le vénérable modèle 1892. La Manufacture d’Armes de Saint Etienne proposa ainsi un pistolet calibre 9mm, utilisant des cartouches 9mm Browning long qui bien qu’il apportait un certain nombre de progrès ne convainquit pas suffisamment l’armée pour être adopté en masse. Une poignée d’exemplaires (les chiffres mal connus varie entre 250 et 480) ont été produits et utilisés par quelques officiers et par des unités appréciant les qualités de cette arme.

Pistolet SACM (Société Alsacienne de Construction Mécanique) modèle 1935A

Pistolet automatique SACM modèle 1935

Pistolet automatique SACM modèle 1935

Au milieu des années trente, le remplacement des MAS modèle 1892 commença à devenir urgent en raison notamment d’une cartouche 8mm périmée. En 1935, l’armée testa un pistolet mis au point par le suisse Charles Petter et l’adopta officiellement en 1937 sous le nom de  pistolet automatique de 7,65 mm long modèle 1935 A.

Produite par la SACM installée à………..Cholet, cette arme robuste et fiable mis du temps à guérir ses défauts de jeunesse et il fallut du temps pour régler des défauts de fabrication. Une fois ceux-ci réglés, la production s’accéléra, la commande initiale de 10700 exemplaires fût suivit par des commandes régulières permettant de remplacer la majorité des vieux revolvers modèle 1892, près de 150000 pistolets ayant été produits jusqu’en septembre 1948, la production se poursuivant durant le conflit.

Caractéristiques Techniques du pistolet SACM modèle 1935A

Calibre : 7.65mm long Longueur : 195mm Longueur du canon : 110mm Contenance du chargeur : 8 cartouches Poids : 670g (à vide) Portée pratique : 50m Cadence de tir pratique : 18 coups/minute Fonctionnement : répétition automatique par recul du canon, culasse calée

Pistolet Manufacture d’Armes de Saint Etienne (MAS) modèle 1935S

Adopté la même année que le pistolet étudié ci-dessus, le MAS modèle 1935S est semblable au modèle 1935A mais ne partage aucune pièce en commun même le chargeur ! La production est lancée tardivement et la MAS fort occupée avec d’autres armes ne donna jamais la priorité à cette arme produite à un peu moins de 15000 exemplaires.

Caractéristiques Techniques du pistolet MAS modèle 1935S

Calibre : 7.65mm long Longueur : 190mm Longueur du canon : 106mm Contenance du chargeur : 8 cartouches Poids : 725g (à vide) Portée pratique : 50m Cadence de tir pratique : 18 coups/minute Fonctionnement : répétition automatique par recul du canon, culasse calée

Pistolet automatique MAC modèle 1948

Ce pistolet était une évolution du modèle 1935S en calibre 9mm Parabellum. Les tests menés à l’été 1948 étaient prometteurs mais la production en série fût suspendue en septembre 1948 pour ne pas perturber la mobilisation de l’industrie et ce n’est qu’en 1950 que le pistolet modèle 1948 devenu donc le MAC modèle 1950 fût mis en production et distribué aux unités de première ligne même si en 1954, il était loin d’avoir remplacé les modèle 1935A et S dont le pouvoir d’arrêt avait été jugé trop faible.

Caractéristiques Techniques du pistolet MAC modèle 1950

Calibre : 9mm Longueur : 195m longueur du canon 111mm Contenance du chargeur : 9 cartouches Poids (à vide) 0.860kg (chargé) 1.047kg Portée pratique : 50m Cadence de tir pratique : 18 coups  à la minute Fonctionnement : répétition automatique par recul du canon, culasse calée