Benelux (63) Belgique (24)

Véhicules Blindés et Autres véhicules

Autos blindées

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Autos blindées Minerva

Comme toutes les armées, la Belgique possède des autos blindées pour l’éclairage et la reconnaissance. Le pays fût même un pionnier dans le domaine avec la Minerva en service en 1914 qui ne pouvant plus combattre sur le front occidental allait connaître une véritable épopée en Russie.

Ces véhicules vont d’ailleurs avoir une très longue carrière, certains véhicules faisant même le coup de feu en mai 1949 après avoir été sortis des dépôts ! Bien entendu il n’est pas difficile d’imaginer que leur apparition n’à fait que ralentir à la marge la progression des troupes allemandes dans les plaines belges.

Avant de parler des véhicules en particulier, quelques lignes sur l’organisation des unités d’autos blindées belges.

Avant mai 1949, les autos blindées dépendent de la cavalerie. Ils équipent les divisions d’infanterie au sein d’un bataillon d’éclairage qui dispose également d’unités cyclistes et d’unités montées, une unité connue en France sous le sobriquet de «pétrole-picotin».

Après la reconstitution de l’armée belge en France, le nombre d’autos blindées explose littéralement, la Belgique voulant disposer d’unités motomécaniques en nombre suffisant pour peser dans les choix stratégiques (tout en étant conscient d’appartenir au deuxième cercle).

C’est ainsi que les trois divisions d’infanterie remises sur pied en France disposent d’un bataillon de reconnaissance disposant d’autos blindées et d’unités motocyclistes.

Ce bataillon est organisé en un état-major, un escadron de commandement et de soutien, deux escadrons d’autos blindées et un escadron motocycliste.

Chaque escadron d’autos blindées est organisé en un peloton de commandement et de soutien, et trois pelotons de quatre autos blindées auxquelles il faut ajouter un véhicule pour le commandant de l’escadron et un autre pour son adjoint soit un total de quatorze véhicules par escadron, vingt-huit véhicules pour deux escadrons, trente pour le bataillon. Le besoin est donc de 90 véhicules.

Les deux divisions légères d’infanterie de la Force Publique ne disposent que d’une compagnie d’autos blindées avec un peloton de commandement et de soutien et trois pelotons de cinq autos blindées soit un total par compagnie de dix-sept véhicules. Le besoin est donc de trente-quatre véhicules.

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M-4 Sherman à canon de 76mm

La division cuirassée dispose comme nous l’avons vu plus haut d’un bataillon de reconnaissance disposant d’autos blindées et de chars moyens M-4 Sherman. Il était organisé en un état-major, un escadron de commandement et de soutien, un escadron motocycliste, un escadron de chars moyens et deux escadrons d’autos blindées.

Les deux escadrons d’autos blindées étaient organisés comme un escadron normal ce qui donnait vingt-huit autos blindées auxquelles il fallait ajouter un peloton de six autos blindées au sein de l’escadron de chars. Le besoin était donc trente-quatre autos blindées.

On trouvait également un peloton de six autos blindées au sein de la compagnie de chasseurs de chars tandis que les trois bataillons de canons d’assaut disposaient à la fois d’un peloton de six véhicules dans chaque compagnie (pour l’éclairage et la défense rapprochée) mais aussi d’une compagnie complète. Le régiment d’artillerie autoportée disposait d’un groupe de dix-huit autos blindées.

Les besoins étaient importants (305 véhicules en ligne) et il était impossible qu’un seul modèle d’armoured car équipe l’ABL et son annexe coloniale la FP. Plusieurs modèles vont donc être utilisés.

 

daimler-armoured-car

Daimler Armoured Car

-Le principal modèle utilisé était un modèle britannique, la Daimler Armoured Car

Ce véhicule à été développé parallèlement à la Daimler Scout Car, reprenant le design général, agrandit pour permettre l’installation d’une tourelle biplace issue du Tetrach, le char léger de la firme Vickers, cette tourelle disposant d’un canon de 2 livres.

Le prototype est prêt dès 1939 mais des problèmes de transmission (la même que le Dingo alors que le nouveau véhicule est deux fois plus lourd) obligèrent le concepteur à mener plusieurs modifications qui retardèrent la mise en service de la Daimler Armoured Car jusqu’au printemps 1942.

Quand éclate le second conflit mondial, seule la version Mark I est en service, la version d’appui-rapproché (Close Support) n’ayant pas été mise en production.

Une version Mark II équipée d’un canon de 6 livres entre en production en octobre 1948 pour remplacer après engagement au combat les Mark I. Ce véhicule à équipé les unités de la British Indian Army, l’Australie, la Belgique, le Canada et la Nouvelle-Zélande.

L’armée belge va recevoir la Daimler Armoured Car Mk I dès 1944 pour pour équiper ses divisions d’infanterie, chaque division disposant de seize véhicules d’éclairage, ce sont pas moins de 224 autos blindées qui vont équiper l’armée belge, opérant contre les unités d’éclairage de l’ennemi, couvrant également le repli des unités d’infanterie.

A la fin de la campagne de Belgique, il reste une cinquantaine de véhicules aux mains des belges, véhicules usés par un usage intensif. Ils ne peuvent donc en l’état être réutilisés comme véhicules de première ligne.

Voulant mettre sur pied trois divisions d’infanterie, le gouvernement belge installé à Caen sollicite la France et la Grande-Bretagne. Au grand dam de Paris, la Belgique choisit la Daimler Armoured Car Mk II à canon de 6 livres pour équiper le bataillon de reconnaissance de ces divisions d’infanterie soit un total de 90 véhicules sans oublier des véhicules de réserve, la commande totale s’élevant à 135 véhicules.

Ces véhicules vont opérer en France, en Belgique, aux Pays-Bas et en Allemagne, le choix du canon de 6 livres (57mm) un temps critiqué par ceux qui craignaient qu’un armement trop puissant ne pousse l’équipage à chercher le combat se révéla judicieux.

La Daimler Armoured Car reste en service jusqu’en 1961 quand elle va être remplacé par une auto blindée de conception franco-belge appelée AML-90 en France et Minerva II en Belgique mais ceci est une autre histoire.

Caractéristiques Techniques de la Daimler Armoured Car

Poids : 8 tonnes

Dimensions : longueur 4m largeur 2.46m hauteur 2.26m

Motorisation : moteur à essence Daimler 6 cylindres de 95ch

Performances : vitesse maximale 78 km/h distance franchissable 320km

Blindage 7 à 16mm

Armement : tourelle abritant un canon de 6 livres (57mm) approvisionné à 42 coups associé à une mitrailleuse coaxiale de 7.65mm plus une autre en position antiaérienne.

Equipage : 3 hommes

 

Marmon Herrington armoured car 8

-Pour équiper la compagnie d’autos blindées des Divisions Légère d’Infanterie (DLI) de la Force Publique, les belges vont pour ainsi dire se servir sur place en faisant confiance à une armoured car sud-africaine, la Marmon-Herrington.

La Marmon-Herrington est une auto blindée sud-africaine et le premier véhicule militaire mis au point en Afrique du Sud.

C’est au début des années quarante que Pretoria décide donc de produire sa propre armoured car pour diminuer sa dépendance aux importations et donc gagner en autonomie par rapport à la Grande-Bretagne et dans une moindre mesure aux Etats-Unis.

Ce n’est pas gagné car tout était à faire. D’ailleurs une partie des composants venait tout de même de l’étranger même si on espérait qu’il s’agissait d’une première étape. C’est ainsi que le châssis était celui d’un camion Ford de 3-Ton mais la caisse était 100% sud-africaine.

Comme aucune entreprise sud-africaine n’avait les épaules pour gérer un programme aussi ambitieux, le gouvernement de Pretoria adopta une attitude pragmatique en confiant la gestion à une filiale sud-africaine de la compagnie américaine Marmon-Herrington d’où la désignation du véhicule.

Au final le projet était piloté par Marmon-Herrington avec le soutien de la compagnie ISCOR (South African Iron & Steel Industrial Corporation) pour toute la partie blindage.

Soixante-douze Marmon-Herrington Mk I sont livrées à l’armée sud-africaine entre janvier et mai 1941, ces véhicules étant des 4×2 plus adaptés à la route.

En juin 1943, l’armée sud-africaine passe commande de 150 Marmon-Herrington Mk II qui disposent d’un châssis 4×4, d’une caisse redessinée pour améliorer la tenue en terrain ouvert et surtout un tout nouvel armement avec à la place des deux mitrailleuses de 7.62mm un canon de 2 livres (40mm) et une mitrailleuse de 7.62mm.

La Belgique s’intéresse au véhicule en 1948 pour équiper sa Force Publique. Il semble qu’il s’agissait d’abord d’une volonté de renforcer les moyens coloniaux contre une possible sédition des populations locales mais très vite, ce rôle fût éclipsé par celui d’une véritable auto blindée pour la reconnaissance, l’éclairage et le flanquement.

Comme les deux DLI devaient disposer d’une compagnie de dix-sept véhicules, les belges passèrent commande d’un premier lot de trente-quatre véhicules type Mk III avec un canon de 6 livres et une mitrailleuse de 7.62mm. A ces véhicules de première ligne vont s’ajouter vingt véhicules de réserve.

Ironie de la situation ces véhicules ne vont rallier le Congo Belge qu’une fois le second conflit mondial terminé, les Marmon-Herrington étant embarquées à bord de cargos à Durban pour être envoyées à Monbassa.

Ces véhicules vont opérer comme des mini-chars de combat, les soldats belges ou plutôt congolo-belges menant davantage des opérations de nettoyage que des opérations de combat proprement dites.

Une fois l’AOI éliminée, ces autos blindées furent utilisées pour la sécurisation des convois ainsi que des missions de police armée contre des opposants au négus qui n’avaient pas renoncé ou des italiens qui rendaient certaines régions insécures notamment pour les militaires isolés.

La seconde guerre mondiale terminée, les Marmon-Herrington ont rallié le Congo Belge, servant au sein de la Force Publique puis au sein de l’armée congolaise. Elles ont quitté le service en 1975.

Caractéristiques Techniques de l’auto blindée Marmon-Herrington

Type : auto blindée 4×4

Masse : 6.4 tonnes

Dimensions : longueur 5.51m largeur 1.83m hauteur 2.29m

Motorisation : moteur essence Ford V-8 de 95ch

Performances : vitesse maximale 80km/h distance franchissable 322km

Blindage : supérieur à 20mm

Armement : (Mk I) tourelle abritant deux mitrailleuses Brownng de 7.62mm (Mk II) un canon de 2 livres et une mitrailleuse de 7.62mm Browning, une mitrailleuse Browning de 7.62mm dans la caisse (Mk III) tourelle abritant un canon de 6 livres et une mitrailleuse de 7.62mm Browning, une mitrailleuse Browning de 7.62mm dans la caisse

Equipage : trois ou quatre hommes

 

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-Pour équiper le bataillon de reconnaissance de leur unique Division Cuirassée, les belges reçoivent des Automitrailleuses Puissantes AM modèle 1940P.

Le programme est lancé le 3 mai 1938 pour offrir à l’armée de terre un véhicule de reconnaissance rapide (comme une AMD) mais si possible aussi bien protégée et aussi bien armée qu’une AMC.

D’emblée le choix d’un canon de 37mm semi-automatique modèle 1938 et d’un blindage de 40mm pose les bases d’un véhicule capable d’encaisser les coups et pouvant choisir autre chose que la simple esquive.

Le 27 février 1940, le général Gamelin décide de cesser la production des AMR et des AMD, ces deux concepts fusionnant pour donner naissance au concept AMP. Les AMD à roues vont être remplacées par des AMP alors que les AMR vont être remplacées par de véritables chars légers donnant un punch bienvenue aux unités de reconnaissance mais aussi aux unités de dragons portés.

Le programme demande une voiture de 7 tonnes en ordre de marche, blindée à 40mm, armée d’un canon de 37mm et d’une mitrailleuse, pouvant circuler en tout-terrain (25 à 40 km/h) et sur route de 80 à 100 km/h.

Très vite Panhard reste seule en course pour fournir un véhicule qui devait désormais avoir un blindage de 60mm et un canon de 47mm pour armement. Le prototype de la Panhard 201 est présentée au printemps 1940, une première commande de 600 exemplaires étant passée le 1er mai 1940 mais la production ne va commencer qu’en septembre le temps de mettre en route le processus industriel. La commande initiale sera honorée en septembre 1942.

Des commandes supplémentaires sont ensuite passées avec 600 exemplaires commandés en septembre 1941 (tous livrés en avril 1944), la chaine de montage produisant désormais des versions spécialisées de l’AMP.

Ces versions spécialisées sont une version PC (43 véhicules), appui-rapproché ou AMP-S (avec obusier de 75mm dérivé de l’obusier de montagne modèle 1942) et dépannage. D’autres variantes restant à l’état de prototypes comme une version antiaérienne (deux canons de 25mm), et porte-mortier de 120mm.

La production nécessaire aux unités de première s’achève en novembre 1945 après la sortie du 1643ème véhicules mais continue à rythme réduit (dix véhicules par moi) pour alimenter un stock qui loin d’apparaître comme surdimensionné se révéla utile en temps voulu.

Ce sont donc au total 320 véhicules qui sont sortis de l’usine Panhard, les trois quarts soit 240 véhicules étant en version AMP, 60 en version AMP-S, 10 en version PC et 10 en version dépannage.

La production va dès août 1948 reprendre à plus grande échelle, 30 et parfois même 40 véhicules par mois, montée en puissance facilitée par l’ouverture d’une deuxième chaîne de montage chez Delaunay-Belville et par la commande massive d’acier à blindage en Grande Bretagne et aux Etats-Unis. Quand éclate le second conflit mondial en septembre 1948, on trouve un total de 1356 véhicules en ligne plus 671 véhicules de réserve donc beaucoup vont rejoindre les unités de mobilisation.

La Belgique décide de choisir cette automitrailleuse puissante pour équiper le bataillon de reconnaissance de sa Division Cuirassée. Le besoin s’élevant à trente-quatre véhicules, l’armée belge va recevoir soixante-dix véhicules pour prévoir un stock abondant de véhicules de remplacement.

Ce véhicule va être très apprécié par leurs équipages belges, les autos blindées lourdes modèle 1950 étant à la pointe des combats menés par la Division Piron. Ces véhicules vont rester en service jusqu’à leur remplacement par des Minerva II, des autos blindées 4×4 à canon de 90mm basse pression, auto blindée franco-belge.

Caractéristiques Techniques de l’AutoMitrailleuse modèle 1940 P

Poids en ordre de combat : 9750 kg

Dimensions : longueur 4.45m largeur 2.00m Hauteur 1.80m

Motorisation : un moteur Panhard SK 6 C12 délivrant 92ch

Performances : vitesse maximale sur route 80 à 100 km/h vitesse maximale sur terrain varié 25 à 40 km/h Autonomie 400km (145 litres de carburant)

Blindage : 60mm maximum

Armement : tourelle monoplace avec un canon de 47mm semi-automatique modèle 1935 avec 90 obus associé à une mitrailleuse de 7.65mm avec 3500 cartouches

Equipage : un mécanicien-pilote et un chef-de char tireur

M-8 Greyhound 30
-Pour équiper la compagnie de chasseurs de char des quatre bataillons antichars et antiaériens, la Belgique choisit une auto blindée américaine, la M-8 Greyhound (lévrier), une honnête auto blindée 6×6.

A l’automne 1940, l’US Army s’interrogea sur les conflits futurs et notamment l’emploi des chars de combat. Elle identifia le besoin d’un véhicule de reconnaissance rapide et bien armé pour éclairer ces unités.

Après avoir hésité entre un chassis chenillé, un chassis mixte et un chassis à roues, l’US Army sélectionna en septembre 1943 le projet de Ford.

Baptisé à l’origine T22, il fût officiellement adopté en mars 1944 sous le nom de M8 Light Armored Car, son surnom «Greyhound» ayant été attribuée officiellement en mai 1950 sans que l’origine du nom (lévrier) ne soit connu avec exactitude.

Il s’agissait d’un véhicule 6×6, rapide (90 km/h sur route), bien protégé et armé d’un canon de 37mm qui constituait un bon compromis pour un véhicule de reconnaissance, permettant de détruire quasiment tous ses homologues adverses mais qui n’était pas trop puissant pour ne pas pousser les équipages à engager inconsidérément le combat.

Les premiers véhicules de série sont mis en service à l’été 1944. Toujours en service en septembre 1948 et a fortiori en avril 1950, le M-8 Greyhound est l’automitrailleuse standard des forces armées américaines, étant utilisée par l’US Army mais également par les Marines.

La production cesse en janvier 1953, lui succédant une automitrailleuse 8×8, la M-17. La M-8 reste en service jusqu’à la fin du conflit, étant définitivement remplacée par la M-17 en 1957 dans les unités d’active, la réserve la conservant jusqu’au milieu des années soixante.

La seule variante de la M-8 fût un véhicule de transport blindé, la M-20 Armored Utility Car utilisé le transport logistique et le transport de troupes.

M-20 Armored Utility Car 5

M-20 variante utilitaire de la M-8

La M-20 disposait d’une caisse plus haute, sans tourelle avec pour tout armement une mitrailleuse de 12.7mm sous bouclier.

Le véhicule à été utilisé pendant et après la guerre par l’Arabie Saoudite, l’Autriche, la Belgique, le Brésil, Chypre, Colombie, Corée, Ethiopie, Grèce, Guatemala, Haiti, Iran, Italie, Jamaïque, Madagascar, Mexique, Niger, Norvège, Paraguay,Pérou, Portugal, Royaume-Uni, Salvador, Chine, Thaïlande, Turquie, Venezuela, Vietnam et Yougoslavie.

L’armée belge reçoit un total de soixante dix exemplaires, quarante-deux en ligne et dix-huit en réserve, ces véhicules équipant un peloton de reconnaissance et de sûreté intégré à la compagnie de chasseurs de chars.

A la fin du conflit, il restait une dizaine de véhicules seulement en service. Ils sont rapidement retirés du service actif et feraillés sauf quelques exemplaires préservés dans des musées ou par des collectionneurs.

Caractéristiques Techniques de la M-8 Greyhound

Poids en ordre de marche 7.940 tonnes

Dimensions : Longueur 5m largeur 2.54m hauteur 2.248m

Motorisation : moteur à essence Hercules IXD de 110ch Vitesse maximale sur route 90 km/h vitesse maximale en tout terrain 48km/h Autonomie 640km Blindage 3 à 19mm

Armement : un canon de 37mm M6 avec 80 obus, une mitrailleuse coaxiale de 7.62mm Browning M1919A4 avec 1500 cartouches et une mitrailleuse antiaérienne de 12.7mm avec 400 cartouches

Equipage : quatre hommes (chef de char, canonnier/chargeur, pilote, copilote/radio)

 

Panhard AMD-178

Panhard AMD-178 affectueusement surnomée « Pan Pan » à cause du bruit de son moteur deux temps

-Pour équiper au sein de ces bataillons de canons d’assaut un peloton de six véhicules par compagnie ainsi qu’une compagnie par bataillon, la Belgique reçoit de la part de la France des automitrailleuses de découverte Panhard AMD-178.

Comme souvent à l’époque en France, la genèse de la future «Pan Pan» va être particulièrement longue puisque les prémices remontent à avril 1923 quand la cavalerie lance le programme AMC n°1 (AutoMitrailleuse de Cavalerie n°1) qui demandait une voiture de 4 tonnes à quatre hommes avec inverseur de marche blindée à 12mm, pouvant circuler sur route à 55 km/h.

Ce programme ne donna naissance à aucun véhicule et va muter en une AutoMitrailleuse de Découverte (AMD) selon la nouvelle nomenclature de décembre 1931 : Découverte, Reconnaissance et Combat.

Un nouveau programme est donc lancé le 22 décembre 1931 pour une automitrailleuse de découverte d’un poids maximal de 4.7 tonnes avec une tourelle monoplace AVIS disposant d’un canon de 20mm et d’une mitrailleuse de 7.5mm, pouvant circuler à 70 km/h sur route et pouvant manœuvrer en tout chemin. Ce programme est modifié le 9 décembre 1932 avec une tourelle biplace APX-3 armée d’un canon de 25mm et d’une mitrailleuse de 7.5mm.

Panhard, Renault, Berliet et Latil proposent leurs projets mais très vite Panhard restent seul en liste, des tests intensifs permettant l’adoption du véhicule en janvier 1935 qui devient officiellement l’automitrailleuse de découverte Panhard modèle 1935 ou en version simplifiée «AMD 35».

La production est ralentie tout autant par les mouvements sociaux du printemps 1936 que par un schéma de production complexe avec plusieurs fournisseurs. Des retards apparaissent mais ils vont être vite comblés.

Au final ce sont donc 1237 AMD modèle 1935 produits. Ils se répartissent entre 32 exemplaires coloniaux pour l’Indochine (trois hommes, tourelle monoplace), 174 véhicules PC, 320 AMD 35 AFN (identiques au type métropole mise à part un refroidissement du moteur plus important pour pouvoir opérer par temps chaud) soit un total de 526 laissant un total de 711 AMD type métropolitain.

Sur les 1031 véhicules métropolitains et AFN, 320 furent équipés d’une nouvelle tourelle biplace armée d’un canon de 47mm pour améliorer leur potentiel antichar, ces véhicules servant au sein des GRDI des Division d’Infanterie Alpine (DIAlp) et au sein du régiment de découverte de la 1ère DLC, le 4ème Régiment de Spahis Tunisiens.

Avec la mise en service de l’AM modèle 1940P, l’AMD-35 va peu à peu s’effacer mais n’est pas pour autant terminée.

Non seulement elle va équiper des unités présentes outre-mer mais en plus elle va équiper les GRCA et les GRDI de mobilisation en attendant que le nombre d’AM 40 P soit suffisant ce qui ne sera pas le cas en mai 1949 ce qui permettra à «Pan Pan» de faire le coup de feu contre les allemands, se montrant tout sauf ridicule.

Si le véhicule est retiré du service en métropole courant 1953, dans l’Empire, elle va rester opérationnelle jusqu’à la fin du conflit.

La Belgique reçoit d’abord douze véhicules dès janvier 1950 pour entraîner ses futures unités de reconnaissance avant de recevoir de nouveaux véhicules pour équiper les trois bataillons de canons d’assaut de ses divisions d’infanterie soit un total de 105 véhicules en ligne auxquels il faut ajouter 50 véhicules de réserve.

Adoptée sous la désignation d’Automitrailleuse Légère de Combat modèle 1950, la Panhard sera très appréciée de ces équipages belges. Tout comme les autres automitrailleuses en service en Belgique durant la seconde guerre mondiale, l’ALC modèle 1950 est remplacée par la Minerva II.

Caractéristiques Techniques de l’AutoMitrailleuse de Découverte modèle 1935

Poids en ordre de combat : 8200kg

Dimensions : longueur 4.79m largeur hors tout 2.01m hauteur sans tourelle 1.65m (2.31m avec tourelle)

Motorisation : moteur Panhard SK 4F 11 bis dévellopant 105ch à 2200 tours/min
Performances : vitesse maximale sur route 72 km/h moyenne 47 km/h Autonomie : 300km sur route avec 140 litres d’essence

Blindage : 20mm maximum

Armement : Tourelle Renault-Restany abritant un canon de 47mm modèle 1941 avec 84 obus et une mitrailleuse de 7.65mm avec 3750 cartouches. La mitrailleuse de rechange peut servir d’arme antiaérienne.

Equipage : chef de voiture et tireur en tourelle, conducteur et inverseur en caisse

Transport de troupes et camions militaires

Carden Loyd tankette 11

tankette Carden-Lloyd

En mai 1949, l’armée de terre belge ne possède pas à proprement parler de transport de troupes que ce soit un modèle chenillé ou un half-track. Les véhicules se rapprochant le plus sont des chenillettes type Carden-Lloyd utilisées pour le remorquage de pièces d’artillerie ou le transport d’armes lourdes et de ravitaillement au profit de l’infanterie.

Tout va naturellement changer au moment de la reconstitution des unités belges en France. Non seulement il faut suivre le rythme des unités alliées ce qui impose une mécanisation et une motorisation totale (cela passera par une commande massive de camions à l’industrie américaine) mais en plus il faut permettre à l’infanterie de suivre les chars au sein de la 1re Division Cuirassée Belge.

FN_Tricar

-Un mot rapide sur le FN Tricar, un véhicule tricycle motorisé de 1050kg, propulsé par un moteur de 22ch, mesurant 3.4m de long sur 1.7m de large et 1.5m de haut. Ce véhicule à aussi été utilisé par l’Argentine, le Brésil, les Pays-Bas (aux Indes Néerlandaises), Allemagne (véhicules belges capturés), le Portugal et la Chine. Ce véhicule est utilisé pour le transport et le remorquage d’armes légères.

-L’armée belge utilisait également des semi-chenillés en l’occurrence avant mai 1949, le FN Kégresse 3T, un véhicule utilisant le système Kegresse. 250 véhicules ont été produits pour l’armée belge entre 1934 et 1944 quand la production cesse car les besoins sont couverts.

Le véhicule n’était pas armé et pour leur défense les deux hommes qui conduisaient le véhicule ne pouvaient compter que sur leurs armes individuelles.

En compagnie des semi-chenillés Citroën Kégresse P-14 et 300 chenillettes ainsi que des camions, les FN 3T furent utilisés pour le remorquage des pièces d’artillerie même si en dépit des efforts menés durant la Pax Armada nombre de canons étaient encore hippomobiles.

Quelques semi-chenillés de ce type ont réussi à rallier la France et vont continuer à combattre au sein de l’ABL même si très vite des camions américains les ont remplacés.

Les allemands ont récupéré tous les FN Kégresse 3T disponibles pour leur propre usage, certains véhicules permettant la motorisation d’unités d’artillerie hippomobile. Durant le conflit, quelques véhicules furent transformés en porteurs d’armes lourdes. Peu de véhicules ont survécu au conflit.

Caractéristiques Techniques

Masse : 4.05 tonnes

Dimensions : longueur 5.13m largeur 1.90m hauteur 2.12m

Motorisation : un moteur essence Minerva 36 de 55 puis 66ch

Performances : vitesse maximale 45km/h distance franchissable 400km

Pour transporter les troupes de la Division Cuirassée, la nouvelle armée belge va recevoir des half-tracks américains, les M-2 et surtout le M-3.

Si aujourd’hui, les véhicules à roues sont aussi mobiles et à l’aise en tout-terrain que les véhicules chenillés, à l’époque, la roue régnait en maître sur la route, la chenille en tout terrain.

Cela avait son impact sur les opérations car si la roue pouvait aller vite et loin, la chenille n’était pas aussi rapide. D’où l’idée de combiner la roue et la chenille sous la forme d’un semi-chenillé ou half-track qui était censée combiner les avantages des deux. En réalité ce fût plus les inconvénients des deux systèmes qui furent combinés.

Résultat, une fois le conflit terminé, le semi-chenillé fût relegué au musée des systèmes militaires disparus, les différentes armées choisissant soit la roue soit le chenillé pour assurer le transport de troupes.

Si le M3 est le half-track le plus célèbre et le plus nombreux, d’autres modèles de semi-chenillés ont été utilisés par l’US Army (et donc par leurs alliés) comme nous l’avons le voir.

-Le M-2 Halftrack est une production de la White Motor Company destiné à l’origine à être un tracteur d’artillerie mais il fût également utilisé comme véhicule de reconnaissance notamment au sein des unités de cavalerie.

A l’origine du choix du semi-chenillé par l’US Army figure l’évaluation de véhicules Citroen-Kégresse. Il s’agissait de trouver une solution aux pauvres performances en tout terrain des autos blindées alors utilisées par l’US Army.

La White Motor Company après l’échec de son T7 Half-track Car réussit à convaincre l’US Army de commander son semi-chenillé T14 devenu en 1940 la M2 Half-track car.

Après avoir été utilisé comme tracteur d’artillerie et comme véhicule de reconnaissance, le M2 fût un temps utilisé comme véhicule de transport de personnel (Armoured Personnal Carrier) avant d’être supplanté par son grand frère, le M3 plus gros et donc mieux adapté à cette mission. Les premiers M2 sont livrés au printemps 1941.

La production du M2 se poursuivit jusqu’en septembre 1954, permettant la sortie de 14500 véhicules. Ils ont été utilisés aux Phillipines, dans le Pacifique, en Italie et en Europe (occidentale et du nord).

Outre la version de base, le M2 fût développement en variante porte-mortier de 81mm (le tir pouvait se faire depuis le véhicule ou depuis la terre), antichar (canon antichar de 57mm remorqué ou utilisé sur le véhicule), antiaérien (avec un affût quadruple de 12.7mm) et Génie.

Outre les Etats-Unis, les M2 équipèrent la Grande-Bretagne, l’URSS, la Tchécoslovaquie, le Chili, la France, la Grèce, le Portugal, le Brésil, la République Dominicaine, le Paraguay, les Phillipines, la Pologne, le Mexique, la Belgique, les Pays-Bas, le Cambodge, le Vietnam, le Laos, le Liban, l’Argentine et la Finlande.

Au sein de l’US Army, le M-2 à été retiré du service dès 1957, laissant le M3 seul half-track en service jusqu’à l’arrivée en 1962 du mythique M-113.

La Belgique à reçu 48 M-2 d’abord utilisés par l’infanterie portée de la Division Cuirassée puis après l’arrivée massive des M-3 relégués au remorquage de pièces d’artillerie ainsi qu’au dépannage.

Caractéristiques Techniques du M2 Half-track

Poids : 9 tonnes Dimensions : longueur 5.96m largeur 2.2m hauteur 2.26m

Motorisation : un moteur White 160AX dévellopant 148ch

Performances : vitesse maximale 72 km/h distance franchissable 350km

Blindage : 6-12mm

Armement : une mitrailleuse de 12.7mm Browning M2. Embarquement de 14 mines et 10 grenades à main

Equipage : 2 hommes + sept passagers

M-3 Halftrack 22

-Le semi-chenillé le plus célèbre de l’armée américaine est sans contestation possible le M3 Half-track. Il est issu du même mouvement de réflexion que celui ayant abouti à la mise au point du M2 en l’occurrence l’évaluation de véhicules fournis par la firme Citroen, utilisant la licence Kegresse.

A la différence du M-2, le M-3 à été conçu dès l’origine comme un APC destiné à l’infanterie mécanisé, possédant une seule porte d’accès et des sièges pour douze hommes. Cinq sont installés dans le compartiment arrière sur les parois et trois dans la cabine. Généralement, les fantassins sont à l’arrière, la cabine accueillant le conducteur, un mitrailleur et le chef de groupe.

Standardisé début 1942 après la résolution de nombreuses maladies de jeunesse, le M3 est produit pour équiper les divisions blindées et les divisions d’infanterie, équipant également les Marines.

Toujours en production en septembre 1948, le M-3 est remplacé sur les chaines de montage par le M-3A1 en mars 1949 puis par le M-3A2 en juin 1952 et enfin le M-3A3 en septembre 1953. Les différences entre les variantes concernant le moteur (plus puissant), un blindage renforcé et une maintenance rendue plus aisée, le RETEX permettant au fabriquant d’améliorer quasiment en continu le véhicule.

La production cesse en mars 1955, le véhicule restant en service jusqu’en mars 1962 quand il est définitivement remplacé par un nouveau battlefield taxi, un taxi du champ de bataille, le M-113. Au total 44000 véhicules ont été produits.

Outre la variante de base utilisée pour le transport de troupes et le soutien logistique, le M3 à été décliné en de nombreuses variantes spécialisées comme commandement et contrôle, porte-mortier, antichar, antiaérien, génie, dépannage, évacuation sanitaire….. .

Outre les forces armées américaines, le M3 à été utilisé par la Belgique, le Brésil, le Canada, le Chili, la Chine, la Tchécoslovaquie, le Danemark, la République Dominicaine, la France, l’Allemagne (après guerre), la Grèce, l’Italie (après guerre mais également avec l’armée co-belligérante), l’Inde, le Japon (après guerre), le Liban, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, la Norvège, le Pakistan, les Phillipines, le Portugal, la Pologne, l’URSS, la Turquie, la Grande-Bretagne et la Yougoslavie.

L’Armée Belge Libre (ABL) reçoit des M-3 d’abord pour les deux régiments d’infanterie portée de la Division Cuirassée puis pour transporter les fantassins des trois DI. Ils vont également être utilisés pour des missions d’appui et de soutien. Tout comme au sein de l’armée américaine, les half-tracks ont été remplacés dans l’armée belge par des chenillés type M-113.

Caractéristiques Techniques du M3

Poids : 9.07 tonnes Dimensions : longueur 6.17m largeur 1.96m hauteur 2.26m

Motorisation : un moteur White 160AX de 147ch

Performances : vitesse maximale 72 km/h sur route distance franchissable 320km

Blindage : 13.2 à 25.4mm

Armement : une mitrailleuse Browning M2 de 12.7mm et une mitrailleuse de 7.62mm Browning M1919A4

Equipage : un conducteur et douze passagers (généralement un mitrailleur et onze fantassins dont le chef de groupe)

-Comme véhicules légers et véhicules de liaison, l’armée belge va recevoir en 1950/51 des Jeep mais aussi la M-3 Scout Car, un petit blindé américain utilisé principalement pour la reconnaissance et la liaison mais qui se révéla nettement plus polyvalent, une sorte de «véhicule à tout faire» en somme.

M-3 Scout Car 47

Ce véhicule blindé léger connu par son constructeur comme la White Scout Car était le véhicule léger à tout faire de l’US Army avant l’apparition de la jeep. Conçu comme un petit véhicule de reconnaissance destiné à la cavalerie, il allait être utilisé également pour des missions de patrouille, de commandement, d’ambulance et de traction d’armes lourdes.

Après la production de 64 M-3, l’US Army décide de commander une version améliorée baptisée M-3A1. Celle ci disposait d’une coque plus longue et plus large lui permettant d’embarquer jusqu’à sept fantassins.

Après la production de 8500 M3A1 de septembre 1940 à octobre 1948, une version M3A2 lui succède sur les chaines de montage.

Le moteur est plus puissant, le blindage renforcé et le véhicule peut recevoir une véritable tourelle armée de deux mitrailleuses de 12.7mm, faisant d’elle une véritable auto-blindée. Au final ce sont 20000 véhicules qui sont produits jusqu’en décembre 1953 quand la production s’arrête.

Ce véhicule va être utilisé sur tous les théâtre d’opérations du Pacifique à la Norvège en passant par l’Europe du Nord-Ouest et la Méditerranée. Outre l’US Army, le véhicule à été livré à la Chine, à l’URSS, à la Grande-Bretagne, à la Belgique, la République Dominicaine, l’Australie, le Brésil, le Cambodge, le Canada, le Chili, la Colombie, la Grèce, le Liban, le Laos, le Mexique, la Norvège, les Philippines, le Portugal, le Vietnam et la Yougoslavie.

La Belgique à reçu 64 M-3 Scout Car pour des tâches de reconnaissance mais surtout de liaison au niveau des état-major de division comme de corps d’armées. Ces véhicules sont restés en service jusqu’en 1961.

Caractéristiques Techniques de la M3 Scout Car

Poids : 4 tonnes Dimensions : longueur 5.6m largeur 2m hauteur 2m

Motorisation : un moteur diesel Hercules JXD 6 cylindres développant 110ch Performances : vitesse maximale 89 km/h Distance franchissable 403km

Blindage : 6-13mm

Armement : une mitrailleuse de 12.7mm Browning M2 et deux mitrailleuses Browning M1919A4 de 7.62mm

Equipage : conducteur + sept hommes

-En ce qui concerne les camions, l’essentiel de la flotte à été fournie par des constructeurs américains que ce soit Ford, GMC ou Chevrolet. Quelques camions Renault ont également été utilisés par les unités belges.

22-Armée de terre : armement et matériel (48)

Les camions de 3.5 tonnes

Les camions appartenant à cette catégorie sont tous des camions routiers 4X2, des camions civils à peine adaptés aux besoins militaires avec un équipement de remorquage à l’avant et à l’arrière, une caisse en bois avec des ridelles pour protéger le compartiment à marchandises et des aménagements intérieurs notamment pour l’armement des conducteurs (mousqueton puis ultérieurement fusil ou pistolet-mitrailleur). Quand à la peinture, elle est vert olive pour l’armée de terre et gris clair pour l’armée de l’air.

On aurait pu s’attendre à des véhicules tout terrain mais la qualité du réseau routier français (réputé depuis le 18ème sous l’impulsion du Corps des Ponts et Chaussées) permet à l’armée de se passer de ce type camion peu courant dans l’industrie et l’économie civile.

Avec leur caisse de 3.60m (4m pour les camions à cabine avancée) de long sur 1.80m de large, ces camions peuvent transporter 3500kg de chargement ou 16 à 22 soldats équipés soit grosso modo deux groupes de combat voir des systèmes d’armes comme des canons de 25mm ou des systèmes logistiques comme des cuisines roulantes.

Comme les camionnettes, les camions sont regroupés en section de vingt véhicules (dix-sept disponibles et un volant de réserve de trois exemplaires), chaque compagnie regroupant quatre ou cinq sections soit 80 à 100 camions, une capacité de transport non négligeable.

Comme dans toutes les autres catégories, on trouve plusieurs modèles fournis par les constructeurs de l’époque.

-Camion bâché de 3.5 tonnes Panhard K 101

-Camion bâché de 3.5 tonnes Latil M2B3D

-Camion bâché de 3.5 tonnes Berliet VDCA

-Camion bâché de 3.5 tonnes Citroen Type 45

Renault AGR 2

Renault AGR 2

-Camion bâché de 3.5 tonnes Renault AGR 2

-Camion bâché de 3.5 tonnes Delahaye type 103

Les camions de 5 tonnes

Ce sont les camions standard les plus gros de la flotte militaire. Au delà de ce tonnage, les militaires estiment que le véhicule serait impropre à l’utilisation en campagne. Les camions plus lourds que ceux que nous allons voir maintenant sont rares et utilisés pour un usage bien particulier.
On trouve plusieurs variantes dans cette catégorie de véhicules en l’occurence des camions ordinaires ou non aménagés, les camions de transport spéciaux destinés au transport à longue distance sur route des chenillettes de ravitaillement et les camions de transport toute nature (TTN).

Comme dans toutes les autres catégories, on trouve plusieurs modèles fournis par les constructeurs de l’époque.

-Camion bâché de 5 tonnes   Latil FB 6 et FSPB 4

-Camion bâché de 5 tonnes Matford F 917-WS

-Camion bâché de 5 tonnes   Berliet GRDA

-Camion bâché de 5 tonnes Renault AGK

-Camion bâché de 5 tonnes Rochet-Schneider 420 VLES

-Camion bâché de 5 tonnes Saurer 3 CT1 M1

Les Transports de Toute Nature (TTN)

Ce concept de camion à été définit le 17 février 1930 après plusieurs essais. Ce concept répond à la variété des type de chargement d’une armée qui combine éléments motorisés et éléments hippomobiles.

Comme les unités de train peuvent avoir à transporter aussi bien des munitions, des hommes, des cuisines roulantes que des chevaux (pour les déplacements stratégiques), l’idée d’un camion pouvant transporter tout type de chargement sans modifications s’impose à tous.

Ces camions sont semblables à ceux que nous venons de décrire mais ne possèdent pas de passage pour les roues (utile pour transporter des pièces légères d’artillerie), une caisse munie de hayons démontables et d’arceaux à bâche, de crochets pour attacher les chevaux sans oublier des bancs amovibles pour ne transport de personnel et de cloisons amovibles pour le transport de munitions.

Cette première configuration était cependant perfectible et en 1939, le lieutenant colonel Dutertre-Delamarcq commandant le centre mobilisateur du train n°23 (Paris) met au point une configuration TTN plus simple, une qualité appréciée en temps de guerre où il faut produire vite et en grand nombre. Cette configuration va être adaptée sur tous les camions de 3.5 ou 5 tonnes progressivement et sans empressement.

Le seul modèle de camion spécifiquement conçu TTN est le Panhard K 125 à cabine avancée,un dérivé du K91 à cabine classique.

Les camions bâchés d’importation

Avant guerre ,l’armée s’était refusée à acheter à l’étranger à la fois pour protéger les intérêts de notre industrie mais également pour ne pas laisser partir à l’étranger des devises précieuses car rares.

Les immenses besoins révélées par la mobilisation et une industrie surchargée de commandes pousse l’armée à faire taire ses pudeurs initiales pour multiplier les commandes à l’étranger notamment en direction du pays où l’automobile est reine : les Etats-Unis

Parmi les modèles achetés, on trouve ainsi des camions bâchés de 2.5 tonnes GMC ACK 353 et ACKWX 353, des camions bâchés de 2.5 tonnes Dodge H 203, des camions bâchés de 5 tonnes Studebaker K25, White 704S, Dodge VH 48 et VK 62, Chevrolet YS 4103 et GMC ACX 504.

L’Italie  va également fournir des camions à l’armée française en l’occurence un camion de 2.5 tonnes, le Fiat-SPA 38 et un camion de 3.5 tonnes le Fiat 626N qui lui était propulsé au diesel.

Si dans un premier temps ces camions auraient du servir l’armée, il vont finir par équiper des entreprises du BTP qui trouveront à bon compte le moyen de moderniser leur flotte, flotte appelée à être réquisitionnée en cas de guerre.

Les poids lourds d’usage général

Généralement dans cette catégorie de camions allant de 5 à 15 tonnes, on ne trouve que de véhicules spécialisés comme des porte-chars. Néanmoins la réquisition offre à l’armée des véhicules d’usage général dépassant les 5 tonnes de charge utile.

Ces réquisitions gênant l’économie du pays, le ministère des Travaux Publics demande le retour à la «vie civile» de ce type de camions. Dès le mois d’octobre, les camions à gazogène qui se sont révélés impropres au service en campagne sont rendus à leurs propriétaires mais pour les véhicules les plus lourds, il faudra souvent attendre le printemps 1940.

De nombreux constructeurs ont ainsi fourni par l’intermédiaire de la réquisition des véhicules de ce type comme Berliet et Renault. Néanmoins les principaux constructeurs sont Willème avec un camion de 7.5 tonnes de charge utile, le DU-10 de 10 tonnes et le DU-12 de 12 tonnes ainsi qu’Unic et son SU 75-4MN de 7 tonnes de charge utile.

Les camions à gazogène

Si la France ne motorisa pas totalement son armée, ce n’est pas faute de volonté mais en l’absence de ressources pétrolières nationales. On chercha donc dès la fin du premier conflit mondial à développer un «carburant national» en utilisant les ressources disponibles en métropole en l’occurence le charbon ou le bois.

C’est l’acte de naissance du gazogène. Trois modèles vont être retenus pour la réquisition en temps de guerre en l’occurence le Gohin-Poudenc à charbon de bois ou charbon minéral, le Imbert-Berliet à bois et le Panhard au charbon de bois.

A l’usage néanmoins, les gazogènes se révéleront d’un usage malaisé en campagne ce qui entrainera la rapide dé-réquisition des véhicules et une restitution sans regrets à leur propriétaire.

Des contrats longue durée passés avec le Moyen Orient, le Caucase, le Venezuela, le Mexique et le Texas et surtout la découverte du pétrole dans le Sahara algérien entrainera une plus grande confiance dans l’utilisation du pétrole comme combustible.

Le seul modèle conçu spécifiquement comme véhicule gazo est le camion bâché de 3.5 tonnes à gazogène Panhard K 128. Les autres véhicules à gazogène sont en fait une adaptation de véhicules existants, un exemplaire par contrat ce qui montre le très relatif intérêt de l’armée pour le «carburant national».

Autobus et autocars de transport de personnel

En temps de paix, l’armée de terre utilise peu d’autocars tandis que le plan de mobilisation prévoit un appel important à la réquisition pour la constitution des compagnies de transport de personnel.

En temps de paix, quelques véhicules de ce type sont commandés pour l’administration centrale, les écoles et les établissements. Préparée de longue date, la réquisition ne réserve aucune mauvaise surprise en septembre 1939.

Lors de la mobilisation partielle de septembre 1938, la STCRP avait mis sur pied six compagnies à quatre sections de vingt autobus soit 480 véhicules plus l’armement, les munitions, les cuisines roulantes, les taxis de réquisition et motos de liaison.

Un an plus tard, la STCRP reçoit l’ordre de mettre sur pied neuf GTP (Groupe de Transport de Personnel) soit dix-huit compagnies, 1440 autobus, 4500 hommes et 110 officiers.

Outre ses GTP, une partie des autobus seront transformés en véhicules de soutien. Les autobus ainsi modifiés seront progressivement déréquisitionnés au printemps 1940, les GTP étant dissous en juin 1940 et les autobus rendus au service commercial.

L’armée de l’air utilise elle aussi des autocars en plus grand nombre pour le transport de personnel et des rôles spécifiques (plus d’informations dans la partie idoine).

Les véhicules sahariens ou adaptés à l’outre-mer

La France possède en septembre 1939 le deuxième empire colonial du monde, essentiellement centré sur l’Afrique ce qui nécessite pour en assurer la surveillance des véhicules adaptés aux conditions climatiques particulières notamment en terme de chaleur, de temps sec……. .

Ces véhicules bénéficient d’une capacité de refroidissement plus importante pour compenser le manque d’eau et d’une capacité tout-chemin pour compenser l’état médiocre des routes d’outre-mer.

Ces véhicules sont soit conçus spécifiquement pour ce rôle ou l’adaptation de véhicules de série à ce milieu particulier.

Le seul camion spécifiquement conçu pour le Sahara est le Panhard K 113 (5 tonnes  de charge utile), produit à 150 exemplaires pour le Maroc et l’Algérie. D’autres exemplaires seront ultérieurement produits pour équiper les régiments portés de tirailleurs sénégalais.

On trouve également des camions citernes Latil M2B1 et des camionnettes Berliet VDAK de 2.7 tonnes.

22-Armée de terre : armement et matériel (47)

N-Autres véhicules

Préambule

Quand éclate la guerre de Pologne, l’armée française est entre deux ages. Elle est encore très tributaire de la force animale _chevaux de selle, chevaux de trait voir même mulets_ mais elle ne néglige pas loin de là la force mécanique.

La Voie Sacrée reliant Bar le Duc à Verdun fût une artère stratégique vitale de la bataille de Verdun

La Voie Sacrée reliant Bar le Duc à Verdun fût une artère stratégique vitale de la bataille de Verdun

Dès le premier conflit mondial et même avant, des camions et des voitures sont mis en œuvre par l’armée de terre. La guerre 14-18 voit de nombreux camions mis en œuvre, la Voie Sacrée avec sa noria de camions symbolisant la mécanisation du conflit et la logistique démentielle rendue nécessaire par la guerre moderne et sa consommation vorace de carburant et de munitions.

Durant plus d’une décennie, l’armée française va vivre sur l’héritage du premier conflit mondial, la faute à une pléthore de véhicules et surtout à des budgets anémiques.

Sous l’impulsion du général Weygand, chef d’état-major de l’armée de 1930 à 1935, l’armée de terre choisit la voit de la motorisation, une motorisation hélas bien limitée la faute à des budgets bien insuffisants et surtout la crainte de manquer de carburant fossile.

En effet, avant la découverte des gisements du Sahara algérien, la France doit importer tout son pétrole qu’il s’agisse du pétrole du Caucase, du Moyen-Orient, du Venezuela, du Mexique et du Texas. On met au point un gazogène à bois ou au charbon mais on ne peut équiper toute la flotte de véhicules de ce système.

Voilà pourquoi comme au sein de l’armée allemande, la traction hippomobile à largement les faveurs de l’état-major car utilisant le «carburant national» à savoir le foin ou l’herbe, une rivière suffisant pour faire boire les chevaux.

En septembre 1939, 72000 véhicules de différents types sont en service ou stockés. Le plan E de mobilisation prévoit 436000 voitures, camions et motos ce qui nécessite un effort immense de l’industrie mais également de l’armée pour trouver ou former le personnel compétent nécessaire à une époque où posséder une automobile était synonyme de luxe et de réussite sociale.

290000 véhicules sont réquisitionnés, réquisitions qui doivent faire la soudure avec la production de guerre, l’industrie automobile étant totalement réorientée vers la satisfaction des besoins de la Défense Nationale.

Ces besoins sont tels qu’il sera nécessaire de faire appel à l’industrie étrangère qu’il s’agisse de l’Angleterre, des Etats- Unis où même de l’Italie qui s’étant réfugiée dans une prudente neutralité, fournira du matériel militaire ou paramilitaire comme des camions et des véhicules légers à la France ce qui suscitera une gène palpable côté allemand.

400000 véhicules sont ainsi sous les drapeaux au printemps 1940, l’armée de terre restant sur le pied de guerre jusqu’au début de l’été quand la démobilisation est mise en œuvre, l’économie française ne pouvant supporter plus longtemps 5 millions d’hommes sous les drapeaux en dépit de l’apport massif des réfugiés espagnols dans l’économie.

La fin prématurée de la guerre de Pologne puis la démobilisation de l’été 1940 perturbe la production des véhicules ainsi que la planification.

L’armée de terre se retrouve avec un stock conséquent de véhicules. Cela lui permet de liquider les dernières antiquités du premier conflit mondial et d’avoir un stock conséquent de véhicules modernes.

Les véhicules civils mobilisés sont rendus à leurs propriétaires et une partie des véhicules de type militaires sont cédés à des entreprises de transport ou de travaux publics sous réserve de pouvoir être mobilisés en cas de guerre.

Sous l’impulsion du général Villeneuve, la motorisation est accentuée, nécessitant un grand nombre de camions, de véhicules légers et de motos pour notamment motoriser complètement et totalement huit divisions d’infanterie qui deviennent totalement autonomes moins l’absence de chars intégrés à la division, l’affectation d’un BCC ne compensant pas l’absence de chars organiques.

Aussi quand l’armée de terre entre en guerre en septembre 1948, elle est nettement mieux préparée qu’en septembre 1939 avec un parc neuf, moderne, efficace et rationnel, l’état-major ayant cherché à réduire le nombre de modèles en service qu’il s’agisse de véhicules conçus pour un usage militaire ou des véhicules civils adaptés pour l’utilisation militaire.

Certes, nous sommes loin de l’armée 100% motorisée rêvée par le «général Tornade» mais la situation de l’armée de terre est nettement plus enviable que celle de l’armée allemande qui affiche derrière une vitrine étincelante les Panzerdivisionen, une armée moins bien lotie.

Les bases d’une armée totalement motorisée sont posées et peu à peu la traction hippomobile va rejoindre les livres d’histoire et les musées…….. .

Motos et motos side-cars

Préambule

En septembre 1939, de nombreuses motos sont en service dans l’armée de terre, des modèles conçus pour l’armée mais également des modèles civils réquisitionnés.

On peut identifier quatre catégories différentes de motos, des motos solos et des motos side-cars :

-des motos solos ordinaires généralement d’un cylindrée de 350 centimètres cubes utilisées par toutes les armes pour les liaisons et par le train pour la circulation.

-des motos sides ordinaires généralement d’un cylindrée de 350 centimètres cubes utilisées par toutes les armes pour les liaisons et par le train pour la circulation.

-des motos solos tout-terrain de 500 puis 350 centimètres cubes destinés à la liaison

-des motos side-car type dragons portés, des véhicules de grosse cylindrée de 750 ou 800 centimètres cubes.
Seules les deux dernières catégories sont spécifiquement conçus pour les besoins des militaires français. La réquisition comblera les besoins mais il s’agit d’un palliatif, d’un pis-aller en attendant la disponibilité de véhicules mieux adapté à cette mission.

On peut également ajouter dans ce domaine, les bicyclettes et des vélomoteurs de 100 centimètres cubes.

Le plan E prévoit 80000 motos pour l’armée mobilisée. Or seulement 6800 sont en service dans l’armée, nécessitant une réquisition massive dans le parc civil. Cela ne se fait pas sans mal car le parc français à connu une baisse importante au début des années trente.

Une fois la réquisition terminée, on constate un déficit de 13000 machines, 3000 motos solos et 10000 motos side ce qui oblige à certains aménagements. Ainsi on trouve dans des unités devant recevoir des motos side, des motos solos faute de mieux…… .

Les différents modèles (1) : motos solos ordinaires

-Peugeot P107 et P117 de 350 centimètres cubes

-Terrot HSA et HSDA de 350 centimètres cubes

-Gnome-Rhône Major et Super Major de 350 centimètres cubes

-Vélomoteur Peugeot P53 de 100 centimètres cubes

Les différents modèles (2) : motos solos tout-terrain

-Moto solo tout-terrain Terrot RATT et RDTT de 500 centimètres cubes

-Moto solo tout-terrain Gnome et Rhône et Motobecane DSA de 500 centimètres cubes

-Moto solo tout-terrain Simca Sevitame B de 350 centimètres cubes

-Moto solo tout-terrain Peugeot TT 112 de 350 centimètres cubes

-Des motos tout-terrain britanniques ont également commandées, des Ariel et Velocette 350 centimètres cubes, des Royal Enfield de 346 centimètres cubes, des Triumph de 493 centimètres cubes et BSA de 500 centimètres cubes.

Les différents modèles (3) : les motos sides ordinaires

-Moto avec side ordinaire Terrot RDA et Side DTP de 500 centimètres cubes

-Moto avec side ordinaire Monet-Goyon L5A1 de 500 centimètres cubes

Les différents modèles (4) : les motos sides type dragons portés

-René Gillet K1 et G1 de 750 centimètres cubes

-Réné Gillet L1 de 1000 centimètres cubes avec side porte-mitrailleuses

-René Gillet G1 de 750 centimètres cubes avec side estafette
-Gnome et Rhone XA de 750 centimètres cubes avec side type dragons portés

-Terrot VATT de 750 centimètres cubes avec side type dragons portés

-Gnome et Rhone AX2 de 800 centimètres (moto tout terrain avec side RM type dragons portés)

Les différents modèles (5) : les modèles commandés à l’étranger

-Moto tout-terrain américaine Indian 340B de 1200 centimètres cubes

-Moto tout-terrain belge avec side RM type dragons portés Gillet-Hertsal de 720 centimètres cubes

Véhicules d’usage général

Préambule

Comme leur nom l’indique, ces véhicules n’ont aucune caractéristique particulière qui les rends remarquables. Voilà pourquoi en septembre 1939, l’immense majorité de ces véhicules (85%) proviennent de la réquisition.

En faire la liste serait un véritable travail de Sisyphe puisque la réquisition fournit à l’armée mobilisée 57209 voitures et 158561 utilitaires de 1200 types différents…… .

Dans cette catégorie nous trouvons des véhicules de liaison, souvent de simples voitures civiles repeintes en kaki ou une couleur plus militaire que dans le civil avec une plaque militaire, des autocars et des autobus, fort peu différents de ceux utilisés par exemple par la STCRP (Société des Transports en Commun de la Région Parisienne).

On trouve également des camionnettes de 1.5, 2.5 ou 3 tonnes de charge utile, chargées du transport de matériel et occasionnellement, de personnel, des banquettes rabattables latérales permettant ce transport.

Les camions de transport de toute nature en revanche sont des véhicules spécifiquement militaires, le déficit à la mobilisation ne peut être comblé que par les productions de guerre.

Au printemps 1940, quand l’armée de terre est à son apogée, quand elle entame avec minutie sa démobilisation, elle aligne le chiffre respectable de 54000 camions et camionnettes dont 22000 à la mobilisation six mois plus tôt. Cette production à servit à la fois à relever les véhicules de réquisition mais également à permettre la mise sur pied de nouvelles unités.

Les voitures de liaison

Si il y à bien un domaine où la réquisition n’à aucun mal à trouver les véhicules nécessaires, c’est bien le domaine des véhicules de liaison (VL), les 57209 exemplaires nécessaires étant puisés dans le parc automobile national pour compléter les 6756 véhicules commandés directement par l’armée.

Les véhicules en question sont des véhicules âgés de moins de deux ans, repeints en kaki pour l’occasion. Ils servent à la fois pour la liaison proprement dite mais employés en section de VL, ils servent avec des motos à la régulation routière.

La pénurie de motos sides verra ainsi de grandes routières être utilisées au sein des escadrons motorisés des GRDI et GRCA, un rôle bien éloigné de celui imaginé à l’origine………. .
Cette catégorie des Voitures de Liaison se subdivise elle même en plusieurs sous-catégories, les voiturettes à deux ou quatre places (Simca Cinq et Huit, Peugeot 202 et Juvaquatre), les voitures de liaison proprement dites, le plus souvent des berlines de 4 à 6 places essentiellement de marque Renault et Citroën et enfin les voitures de grande liaison, des voitures grande luxe de sept ou huit places, de marque Renault, Panhard, Talbot,Hotchkiss ou Delahaye, ces voitures étant utilisés par les généraux et les personnalités militaires.

Voici la liste des principaux modèles :

-Voiturette de 3 ou 4 places Peugeot 202

-Voiturette légère 2 places Simca Cinq

-Voiturette de liaison 4 places Simca Huit

-Voiture de liaison 4, 5 ou 6 places Peugeot 402B et BL

-Voiture de liaison 4/5 places Renault Primaquatre, Celtaquatre et Novaquatre

-Voiture de liaison 4/5 places Citroen Traction

-Voiture de liaison et de grande liaison 6 à 8 places Renault Vivaquatre, Vivastella et Viva Grand Sport

-Voiture de Grande Liaison Panhard Dynamic

Les fourgonnettes

Dans le domaine du transport de matériel, les véhicules de l’armée  sont classés en trois catégories en fonction de leur charge utile à savoir 1.5 tonnes, 3.5 tonnes et 5 tonnes. Il existe néanmoins des véhicules d’une capacité moindre, utilisés au sein de l’armée pour des rôles similaires à ceux occupés dans le civil à tel point que souvent, ils portent encore leur livrée civile d’origine.

Elles vont même prendre une importance plus importante que prévue en raison d’une pénurie de camionnettes de 1.5 tonnes de charge utile.

A défaut donc de camionnettes bâchées initialement prévues, les différentes unités vont se retrouver avec une flotte disparaître de véhicules de réquisition, généralement munies d’une carrosserie tôlée aux capacités de charge variable généralement de 500, 850 ou 1000 kg.

Pas moins de 1200 types différents de véhicules se retrouvent sous les drapeaux, nombre réduit à 800 par la restitution à l’économie de près de 6000 véhicules dont 2600 dès le 20 novembre 1939, les autres suivants à un rythme régulier.

Après la mobilisation, le déficit en camions et camionnettes est encore important avec 25000 véhicules manquant, chiffre réduit à 5500 camions, 500 camionnettes et 4000 remorques à la fin du mois de novembre. Le déficit ne sera pas totalement résorbé quand le processus de démobilisation est enclenché.

De 1936 à 1939, de nombreuses commandes avaient été passées, des commandes passées à tous les constructeurs pour ne pas pénaliser un constructeur mais cela entraine une grande dispersion de modèles.
Il faut attendre réellement la mobilisation ou au moins le réarmement pour qu’une politique de rationalisation soit mise en place.

Les principaux fournisseurs sont Renault et Berliet suivis de près par Citroën et Peugeot. Panhard bien que fort occupé reçoit une commande de véhicules bâchés dont il parviendra finalement à se débarrasser, l’état-major ayant compris finalement que la sortie des automitrailleuses était plus importante.

Delahaye, Rochet-Schneider et Saurer complètent le tissu industriel avec des capacités limitées. On notera aussi l’apport limité d’autres constructeurs comme Matford.

Les besoins sont tels que la production mensuelle totale dépasse les 8000 véhicules. Néanmoins cette production devient rapidement trop importante suite à la fin de la guerre de Pologne.

Bien que réduite, elle permet de compléter les besoins immédiats, de purger les stocks de véhicules obsolètes et de constituer un stock important ce qui facilitera et accéléra la montée en puissance de l’armée lors de la mobilisation d’août/septembre 1948.

De toute façon les commandes prévues n’auraient pu être honorées à temps, les différents constructeurs étant fort occupés avec d’autres productions qu’il s’agisse des chars pour Renault ou de camions de plus gros tonnage pour Berliet.

Les camionnettes de 1.5 tonnes

Ce type de véhicule est le véhicule de transport le plus léger. Il peut embarquer 10 à 14 hommes ou 1 à 2 tonnes de matériel (la capacité standard est 1.5 tonnes mais l’armée demande parfois 1.8 ou 2 tonnes). Quand éclate la guerre de Pologne, le spectre s’enrichit par le bas avec des camionnettes d’une capacité de 1.2 tonnes «seulement».

Ces camionnettes sont destinés donc au transport qu’il s’agisse d’équiper des unités du train ou de servir de camion d’allègement pour les fantassins qui peuvent y déposer leurs paquetages.

On trouve également des véhicules dérivés, utilisés pour un usage spécifique comme les breaks de reconnaissance _camionnettes à toit fixe destinées spécifiquement au transport de personnel_ et les breaks d’instruction _véhicules à double commande pour l’instruction automobile_.

Parmi les camionnettes de cette catégorie, on trouve les modèles suivants :

Peugeot DK 5J

Peugeot DK 5J

-Camionnette bâchée de 1.2 tonnes Peugeot DK 5J

-Camionnette bâchée de 1.5 tonnes et break de reconnaissance Delahaye 140

-Camionnette bâchée de 1.5 tonnes Latil M1BR

-Camionnette bâchée de 1.5 tonnes Unic S27

-Break d’instruction Renault AGC

-Camionnette bâchée de 1.5 tonnes Citroen type 23

Les camionnettes de 2.5 tonnes

La quasi-totalité des véhicules de ce type sont utilisés par l’armée de l’air. Cette dernière remplace uniformément ses camionnettes de 1.5 et de 3.5 tonnes de charge utile par des camionnettes de 2.5 tonnes.

L’armée de terre elle commande des véhicules de cette catégorie pour des besoins bien spécifiques notamment un camion atelier radio installé sur le chassis du Renault AGT utilisé massivement par l’armée de l’air (550 exemplaires).

3-Industries et infrastructures (2)

B-L’industrie aéronautique

Les principaux constructeurs français

La France à été l’un des pays pionniers dans le domaine de l’aviation, s’appuyant sur plusieurs constructeurs.

Bien qu’elle ait produit un grand nombre d’appareils durant le premier conflit mondial, notre industrie aéronautique est longtemps restée dans un état proche de l’artisanat tendant vers le semi-artisanal.

Les usines étaient bien incapables de produire à un niveau industriel à savoir vite et en grandes quantités. Voilà pourquoi, elle était bien incapable de répondre aux différents plans de réarmement qui accusaient un grand nombre de retards avec des avions dépassés dès leur mise en service.

Géographiquement parlant, les principaux constructeurs aéronautiques étaient répartis sur tout le territoire national mais avec une certaine concentration dans la région parisienne.

-La firme Amiot (officiellement Société d’Emboutissage et de Constructions Mécaniques SECM-Amiot) fondée par Felix Amiot en 1916 avec une première usine à Colombes.

D’autres usines étaient situées à Cherbourg, à Boulogne-Billancourt et au Bourget. Ultérieurement, une usine est implantée à Casablanca pour l’assemblage de l’hexamoteur Amiot 415.

-La firme ANF-Les Mureaux disposait d’une usine aux Mureaux dans le département de Seine et Oise.

-La firme Bloch (officiellement «Avions Marcel Bloch») dispose de trois usines. Si celle de Chateauroux-Déols est chargée des chasseurs, celles de Courbevoie et de Villacoublay est destinée aux multimoteurs.

-La firme Bréguet disposait d’une usine à Villacoublay (ensuite transférée à l’Arsenal de l’Aéronautique), au Havre et à Bouguenais.

-La firme Dewoitine dispose d’une usine à Toussus le Noble près de Toulouse et d’une usine à Marseille-Marignane

-La firme Farman dispose de deux usines à Boulogne-Billancourt et à Suresne

-La firme Gourdou-Lesseure dispose d’une usine sur l’Etang de Berre qui est intégrée à Bloch puis à la SNCAM

-La firme Hanriot dispose d’une usine à Bourges

-La firme Latécoère dispose d’usines à Toulouse, Montaudran et Anglet ultérieurement cédées à Bréguet, la firme disposant alors d’une usine à Toulouse pour les avions et d’une à Biscarosse pour les hydravions.

-La firme Lioré et Olivier disposait avant les nationalisations d’usines à Argenteuil, Clichy et Rochefort sur mer

-La firme Loire-Nieuport disposait d’une usine à Saint Nazaire qui produisait aussi bien des avions et des hydravions ainsi que d’une autre à Issy-Les Moulineaux.

-La firme Morane-Saulnier disposait d’usines à Puteaux et à Tarbes

-La firme Potez _la plus connue à l’étranger_ dispose d’une usine à Levallois et d’une autre à Meaulte pour les avions, d’une usine à Sartouville et d’une autre à Berre pour les hydravions.

 Les nationalisations du Front Populaire : un mal pour un bien

Le 11 août 1936, la loi portant sur la nationalisation des industries aéronautiques est votée. Elle répond à la fois à des motivations idéologiques mais aussi la volonté de rationnaliser l’outil industriel, le moderniser et en accroitre les capacités.

-L’Arsenal de l’Aéronautique issu des nationalisations dispose d’une usine à Villacoublay (ayant appartenu à Bréguet) pour produire les chasseurs type VG-33 et suivants. Une deuxième usine à été également construit à Chatillon-sous-Bagneux.

Six grandes entreprises nationales à base géographique (même si cette base est parfois étrange) sont ainsi créées, cassant ainsi les structures des entreprises.

C’est ce qui explique les difficultés de production jusqu’au début de 1940 et l’accroissement des retards de livraison mais peu à peu, l’industrie aéronautique française ainsi restructurée donnant la pleine mesure de ses possibilités en produisant à des cadences qu’envieraient certains pays ennemis et alliés.

-La Société Nationale des Constructions Aéronautiques du Centre (SNCAC) regroupe les usines Hanriot de Bourges, Farman de Boulogne Billancourt et Suresne, Bloch de Chateauroux-Deols. Une quatrième usine fût ultérieurement intégrée à la SNCAC, une usine située à Clermont Ferrand.

-La  Société Nationale des Constructions Aéronautiques du Nord (SNCAN) regroupe les usines Potez de Meaulte, CAMS (groupe Potez) de Sartrouville, ANF-Les Mureaux des Mureaux, Amiot de Cherbourg, de Colombes, de Villacoublay, du Bourget et Bréguet du Havre.

-La Société Nationale des Constructions Aéronautiques de l’Ouest (SNCAO) regroupe les usines Bréguet de Bouguenais et de Villacoublay, Loire-Nieuport de Saint Nazaire et d’Issy-Les Moulineaux

-La Société Nationale des Constructions Aéronautiques de l’Est (SNCASE) regroupe les usines Lioré et Olivier d’Argenteuil et de Clichy, Potez de Berre, C.A.M.S de Vitrolles, Romano de Cannes-la-Brocca et S.P.CA (Société Provencale de Constructions Aéronautiques) de Marseille-Marignane.

-La  Société Nationale des Constructions Aéronautiques du Sud-Ouest (SNCASO) réunit les usines Blériot de Suresnes, Bloch de Villacoublay et Courbevoie, S.A.S.O. de Bordeaux-Mérignac, U.C.A. de Bordeaux-Bègles, S.A.B. de Bordeaux-Bacalan et Lioré et Olivier de Rochefort.

-La  Société Nationale des Constructions Aéronautiques du Midi (SNCAM) réunit les usines Dewoitine de Toussus le Noble et Marseille-Marignane, Morane-Saulnier de Tarbes et de Puteaux

D’autres compagnies restent cependant partiellement ou totalement en dehors des nationalisations comme Latécoère et Bréguet qui récupère des usines ayant appartenu au premier.

C-Les industries d’armement

Les arsenaux d’Etat

Sous le nom générique de Manufactures d’Armes, sont regroupés différents sites approvisionnement en armes légères et moyennes l’armée de terre, l’armée de l’air et la marine sans oublier les munitions.

-Manufacture d’Armes de Saint Etienne (MAS) : fusils et pistolets mitrailleurs

-Manufacture d’Armes de Bayonne (MAB) pistolets et revolvers

-Manufacture d’Armes de Chatelleraut (MAC) : fusil mitrailleur et mitrailleuses

-Manufacture d’Armes de Tulle (MAT) pistolets mitrailleurs

 -L’Etablissement de Bourges est chargé de la production de pièces d’artillerie

 -L’Etablissement de Tarbes est chargé de la production de pièces d’artillerie notamment les dernières pièces d’artillerie lourdes sur voie ferrées

 -L’Atelier d’Issy les Moulineaux (AMX) est chargé de l’étude et de la production de véhicules blindés notamment de chars

 En 1944, la Manufacture d’Armes d’Alger (MAA) est créée pour augmenter les capacités de production et disposer d’une base industrielle à l’abri des bombardements allemands.

On trouve également des établissements relevant de la marine comme l’établissement de Ruelle spécialisé dans l’artillerie légère et moyenne ou encore l’établissement de Saint-Tropez connu pour son excellence dans le domaine des torpilles et des armes anti-sous-marines.

 Les manufacturiers privés

L’industrie d’armement est en partie publique et en partie privée. C’est notamment le cas pour la production des véhicules de combat et des pièces d’artillerie.

Pour les pièces d’artillerie, nous trouvons par exemple les Forges de la Marine et Homécourt plus connu sous le nom de Saint Chamond, la fonderie du Creusot et  les établissements Schneider.

 En ce qui concerne les véhicules blindés, citons la société Somua _filiale de Schneider_, la société Renault, les sociétés Hotchkiss et Panhard, les Forges et Chantiers de la Méditerranée.

D-Les commandes à l’étranger

Les commandes concernent surtout l’aviation. Des commandes sont passées aux Pays Bas et à l’Italie mais c’est surtout les Etats-Unis qui sont concernés puisque les commandes envisagées en direction de l’Italie seront au final annulées et celles en direction des Pays Bas se limiteront à quelques chasseurs dont l’armée de l’air ne sut que faire, les Koolhoven FK.58 qui finirent stockés.

Les craintes de voir l’industrie nationale manquer de temps pour fournir les appareils nécessaires poussa la France à se tourner vers les Etats Unis pour commander en quantités massives des avions, des moteurs et les pièces détachées nécessaires. Si la plupart des commandes furent honorées, un certain nombre furent au final annulées.

Dans le domaine des chasseurs, la plupart des commandes furent honorées notamment celles concernant le Curtiss H-75, le Curtiss H-81, le Lockeed L-322 et le Grumman G-36A, certaines furent annulées ou non concrétisées comme celle concernant 170 Bell 14 (P-39A Airacobra), le Curtiss H-81A et le Curtiss H-86.

En ce qui concerne les bombardiers, les commandes sont toutes honorées en ce qui concerne les bimoteurs de bombardement légers (Douglas DB-7 Martin 167F et Martin 187F) et lourds (Consolidated 32)  mais en ce qui concerne les avions d’assaut, la plupart des commandes sont au final annulées comme celles concernant les bombardiers en piqué embarqués Curtiss CW-77,  les Douglas A-17 (que l’USAAC put conserver), les Vultee V-72 Vengeance ou le Brewster 340 Buccaneer.

 Les autres commandes concernant des hydravions Catalina et les avions d’entrainement sont toutes honorées.

L’armée de terre une profonde métamorphose : l’armée villeneuvienne (7)

L’évolution des autres véhicules entre 1940 et 1948.

Comme nous l’avons vu plus haut, les catégories AMR et AMD ont fusionné en une seule catégorie, les AMP ou Automitrailleuses Puissantes. Plusieurs véhicules ont ainsi été développés ou employés : l’AM modèle 40P , un puissant véhicule à roues 8X8 et des chars légers en l’occurence l’AMX-42, l’AMX-44, le FCM-42 et le plus ancien Hotchkiss H-39

L’automitrailleuse AM modèle 40P (Panhard 201)

Le premier véhicule va peu à peu remplacer au sein des DLM les Panhard 178 , des véhicules 4X4 dont la protection était jugée insuffisante.

Pas moins de 1963  exemplaires ont ainsi été construits, chaque division légère mécanique disposant de 45 AMP au sein d’un régiment de découverte soit un total de 360 véhicules, les autres étant mis à la disposition des 28 GRDI stationnés en métropole.

Des commandes additionnelles sont passées ultérieurement pour permettre un équipement décent à toutes ces unités sans parler de la nécessite d’établir des stocks de réserve, une attrition forte était prévisible.

Ce véhicule est un impressionnant véhicule 8X8 dont les premiers exemplaires sont livrés début 1941.

Déplaçant 9 tonnes et pouvant filer à 80 km/h, les prototypes sont armés d’un canon de 37mm mais les véhicules de série sont au final armés d’un canon de 47mm et de deux mitrailleuses de 7.5mm. De là nait une famille de véhicules avec une variante d’appui rapproché, un véhicule de commandement, un véhicule de dépannage, une variante pour le génie ne dépassant pas le stade du prototype.

Le premier nommé apparu en septembre 1944 avec un canon de 75mm court dérivé de l’obusier de montagne modèle 1942 destiné à remplacer le canon de 65mm suivit par les véhicules de commandement (la tourelle était allongée et munie d’un canon factice) et de dépannage.

En ce qui concerne les chars légers, ils équipent au sein des GRDI de métropole  les unités précédemment équipées d’AMR 33 et 35, le régiment de découverte des Divisions Cuirassées ainsi qu’un groupe de reconnaissance intégré à chaque brigade cuirassée.

Parallèlement, aux véhicules de combat, les DC et les DLM vont disposer de véhicules spécialisés qu’il s’agisse de dérivés de chars et de véhicules de combat ou d’engins spécialement conçus pour le soutien notamment logistique. Dans cette catégorie figurent également les transports destinés aux armes lourdes et aux fantassins, les dragons portés notamment.

On trouve par exemple des chars de commandement, de tout type. Ils sont soient dépourvus de canon ou alors pourvu d’une radio si encombrante (technologie de l’époque) que la dotation en munitions est généralement réduite de 10%.

Les véhicules de dépannage sont généralement des chars de première série auxquels on à enlevé la tourelle pour le remplacer par une petite superstructure avec des moyens de levage et de remorquage.

Dans cette catégorie, nous trouvons également des véhicules de liaison, des véhicules chenillés comme les AMR-33 présentées plus haut ou des véhicules à roues comme la Panhard 178L (Liaison) qui sera ultérieurement complété par des Daimler Dingo.

En ce qui concerne les dragons portés, les Lorraine 38L sont remplacés par des Lorraine 39L puis par des Renault DAJ1, dérivé de la chenillette Renault DAE. Ce dernier était un véritable véhicule de combat avec un tourelleau armée d’une mitrailleuse de 7.5mm pour couvrir le débarquement des fantassins.

En ce qui concerne les chenillettes de ravitaillement, les Renault UE, UE2, DAE et Lorraine 37L sont toujours en service.