Pologne et Pays Neutres (109) Pologne (21)

Sous-marins

Classe Wilk

Ces trois sous-marins sont de conception et de fabrication française inspiré du Pierre Chailley, un sous-marin mis sur cale en 1917 mais achevé seulement en 1923 et qui va servir dans la marine française jusqu’en 1936.

le ORP Wilk (loup) construits aux chantiers Auguste Normand du Havre est mis en service le 31 octobre 1931. Toujours en service en septembre 1939, il participe à l’opération Worek, un plan prévoyant le déploiement des cinq sous-marins polonais en Baltique pour perturber les lignes de communication allemandes. Ce plan échoue rapidement et n’aurait probablement pas changé grand chose au sort de la guerre.

Après avoir mouillé ses mines, le sous-marin va rallier la Grande-Bretagne pour continuer le combat sous l’autorité de la marine polonaise libre. La guerre s’achevant rapidement, le sous-marin va être mis pour ainsi dire au chômage technique. En raison d’un état matériel dégradé, il est mis en réserve en juin 1944. Il va servir de ponton-école et ponton-électrique pour d’autres sous-marins stationnés à Rosyth. Rentré en Pologne en 1955 il est démoli dans les années soixante.

L’ORP Rys (Lynx) construit aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) à Nantes est mis en service en 1932. Interné en Suède le 17 septembre 1939, son sort est longtemps incertain mais en septembre 1941 la Suède autorise son départ pour la Grande-Bretagne.

Encore en bon état il va être remis en état par les britanniques et utilisé pendant le second conflit mondial pour mouiller des mines notamment dans les eaux norvégiennes.

Le 2 mars 1952 il est surpris en surface par un hydravion allemand qui le mitraille puis largue des charges de profondeur qui provoquent la destruction du submersible ne laissant as usual aucun survivant.

L’ORP Zbik (chat sauvage) est construit aux Chantiers Navals Français (CNF) à Caen et mis en service en 1932. Lui aussi est interné en Suède le 17 septembre 1939 et lui aussi est autorisé en septembre 1941 à rallier la Grande-Bretagne.

A la différence du Rys, il survit au conflit et rentre en Pologne en 1955, servant de sous-marin école pour former les sous-mariniers polonais notamment ceux amenés à servir les futures unités de construction soviétique.

Les sous-marins de classe Wilk étaient des navires déplaçant 980 tonnes en surface et 1250 tonnes en plongée, mesurant 78.5m de long pour 5.9m de large et 4.2m de tirant d’eau.

Leur propulsion diesel-électrique (deux diesels de 900ch et deux moteurs électriques de 600ch) leur permettaient d’atteindre la vitesse de 14.5 nœuds en surface et de 9.5 nœuds en plongée, de franchir 3500 miles nautiques à 10 nœuds en plongée et de 100 miles nautiques à 5 nœuds.

L’armement se composait d’un canon de 100mm installé sur le pont, de deux mitrailleuses de 13.2mm (qui ont remplacé un canon de 40mm avant d’être elles mêmes remplacées par deux canons de 20mm), de six tubes lance-torpilles avec 16 torpilles et de 40 mines. L’équipage se composait de 46 à 54 hommes.

Classe Orzel

Ces sous-marins sont de conception et de fabrication néerlandaise. Quatre unités étaient prévues mais seulement seront construites aux Pays-Bas, les deux autres devaient être construites en France mais la construction est suspendue en septembre 1939 et n’à jamais reprit.

L’ORP Orzel (aigle) est mis en service en février 1939, l’ORP Sep (vautour) le 16 avril 1939. A noter que les navires ont rejoint plus rapidement que prévu la Pologne, Varsovie craignant que les Pays-Bas ne succombent aux pressions allemandes et n’achèvent pas à temps les sous-marins. Ce sont des unités modernes avec coque soudée et contrôles hydrauliques.

ORP Sep

L’Orzel arrive à Tallin le 14 septembre 1939 pour réparations. Ne pouvant rester qu’un temps très court, il s’échappe le 18 septembre 1939 dans des conditions rocambolesques sans carte, avec peu d’informations, des équipements débarqués et deux estoniens pris en otage ! (ils seront libérés en Suède). Cette échappée sera l’un des arguments utilisé par l’URSS pour occuper l’Estonie en 1940.

Le sous-marin participe au second conflit mondial aux côtés de son sister-ship qui s’était lui réfugié en Suède et qui à pu rallier la Grande-Bretagne en septembre 1940.

Submersibles modernes et efficaces, ils vont participer au second conflit mondial. Si le Sep est coulé par une mine le 14 octobre 1952, l’Orzel survit à la deuxième conflagration mondial, ralliant la Pologne pour servir la marine polonaise jusqu’en 1967 date de son désarmement puis de sa démolition.

Les sous-marins de classe Orzel déplaçaient 1100 tonnes en surface et 1473 tonnes en plongée, mesuraient 84m de long pour 6.7m de large et de 4m de tirant d’eau. Sa propulsion diesel-électrique lui permettait d’atteindre la vitesse maximale de 19.5 nœuds en surface et de franchir 7169 miles nautiques à 10 nœuds en surface.

Son équipage de 56 hommes mettait notamment en œuvre l’armement composé d’un canon de 105mm (remplacé ensuite par un canon de 102mm), d’un affût double de 40mm retractable et de douze tubes lance-torpilles de 550mm (quatre à la proue, quatre à la poupe et deux plate-formes doubles orientables).