22-Armée de terre : armement et matériel (39)

Panhard 201 (AutoMitrailleuse Puissante AM modèle 40 P)

Automitrailleuse Puissante Panhard 201 ou AM modèle 1940P

Automitrailleuse Puissante Panhard 201 ou AM modèle 1940P

Développement

Le 3 mai 1938, un programme d’AutoMitrailleuse Puissante est lancée pour équiper l’armée de terre d’un véhicule de reconnaissance rapide, bien protégé et bien armé.

La rapidité est une caractéristique commune avec les AMD mais leur blindage est nettement plus important avec 40mm (identique aux chars légers de l’époque) tout comme l’armement avec un canon de 37mm semi-automatique modèle 1938, le nouveau canon standard des chars légers.

L’AMP va remplacer à la fois l’AMR et l’AMD suite à la décision prise le 27 février 1940 par le général Gamelin de cesser la production des véhicules de combat peu blindé, signant l’arrêt de mort de la Gendron-Somua et de la voiture spéciale modèle 178.

Le programme demande une voiture de 7 tonnes en ordre de marche, blindée à 40mm, armée d’un canon de 37mm et d’une mitrailleuse, pouvant circuler en tout-terrain (25 à 40 km/h) et sur route de 80 à 100 km/h.

Bucciali et Laffly sont consultés mais ne dépassent pas le stade de l’avant projet, laissant Gendron et Panhard continuer même si la première firme n’ayant pas les reins solides, elle laissa Panhard poursuivre seul le dévellopement d’une AMP qui devait désormais avoir un blindage de 60mm et un canon de 47mm comme les chars légers appelés à remplacer les AMR à mitrailleuses.

Le prototype de la Panhard 201 est présenté au printemps 1940, une première commande de 600 exemplaires étant passée le 1er mai 1940 mais la production ne commence qu’en septembre, la Panhard AM modèle 1940 P remplaçant alors son ainée «Pan Pan» sur les chaines de montage.

La montée en puissance va se faire progressivement avec vingt exemplaires produits par mois entre septembre 1940 et juin  1941, vingt-cinq entre juillet et décembre 1941, portant alors le total de véhicules produits à 350 sur les 600 de la commande initiale.

La production passe alors à trente véhicules par mois permettant à Panhard d’honorer cette première commande en septembre 1942.

Une deuxième commande est passée en septembre 1941 pour à nouveau 600 exemplaires pour équiper les régiments de découverte des DLM (384 exemplaires) et pour rééquiper les GRDI motorisés encore équipés d’AMD 178 Panhard (175 exemplaires) soit un total de 559 exemplaires auxquels s’ajoutent 41 exemplaires qui vont rejoindre le stock de réserve.

Ces véhicules suivent sur la chaine de montage les véhicules de la première commande, toujours au rythme de trente-véhicules par mois, commande qui est donc honorée en avril 1944, la chaine de montage continuant à sortir d’autres véhicules, des versions spécialisées de l’AMP.

En mars 1943, Panhard propose une version PC avec superstructure (et en temps de guerre, un canon factice dont on peut douter de l’efficacité en terme de camouflage) ainsi qu’une version d’appui rapproché disposant d’un obusier court de 75mm inspiré de l’obusier de montagne modèle 1942.

La commande est passée en janvier 1944 pour 328 AMP-Support (200 pour les GRDI et 128 pour les régiments de découverte), 43 véhicules PC (un par GRDI et un par RD) et 82 véhicules de dépannage soit un total de 443 véhicules qui vont être livrés entre septembre 1944 et novembre 1945, marquant la fin de la production pour équiper les unités en ligne.

Ces deux versions ainsi qu’une version de dépannage sont commandés en série par l’armée de terre à la différence d’une version antiaérienne (bitube de 25mm) et d’une version équipée d’un mortier de 120mm.

Après ces 1643 véhicules produits, la production va continuer à rythme réduit (dix par mois de décembre 1945 à juillet 1948) soit un total de 320 véhicules produits, les ¾ soit 240 véhicules étant en version AMP, 60 en version AMP-S, 10 en version PC et 10 en version dépannage.

La production va dès août 1948 reprendre à plus grande échelle, 30 et parfois même 40 véhicules par mois, montée en puissance facilitée par l’ouverture d’une deuxième chaine de montage chez Delaunay-Belville et par la commande massive d’acier à blindage en Grande Bretagne et aux Etats-Unis.

Unités équipées

Suite à la démobilisation de l’été 1940, décision est prise de motoriser tous les GRDI survivants pour en faire de petites unités à vocation interarmes. Elles doivent toujours avoir comme mission prioritaire la reconnaissance au profit de leur division de rattachement mais elles doivent également pouvoir mener des combats retardateurs notamment en combat défensif.

Les premières AM modèle 1940 P vont donc équiper les GRDI de type normal avant même les régiments de découverte ainsi que les GRDI motorisés équipés d’AMD 178.

Tout ceci concerne la métropole, les GRDI du Levant et d’Afrique du Nord recevant des AMD 178 de fabrication neuve tout comme les trois GRDI rattachés aux trois Divisions d’Infanterie Alpine.

Les premières automitrailleuses sortent des chaines de production au mois d’octobre et dès le mois de novembre, les premières unités vont recevoir leurs automitrailleuses début 1941.

Chaque GRDI reçoit un groupe d’escadrons de découverte avec un escadron d’automitrailleuses, chaque escadron disposant d’un véhicule PC, d’une AMP pour le chef de corps et de quatre pelotons à quatre automitrailleuses.

Ultérieurement, s’ajoutent deux AMP d’appui aux quatre AMP de reconnaissance plus deux véhicules de dépannage. Cela porte le total à 24 automitrailleuses (16 AMP et 8 AMP d’appui) plus un véhicule PC, une AMP pour le chef de corps et deux véhicules de dépannage soit un total de 28 véhicules.

Le 15ème GRDI rattaché à la 10ème Division d’Infanterie est le premier groupe à recevoir le nouveau fleuron de la cavalerie française, ses vingt-cinq véhicules étant livrés en janvier 1941.

Le 16ème GRDI chargé d’éclairer la 11ème DI est équipé en février 1941 suivit en mars par le 17ème GRDI rattaché à la 13ème DI.

Le 18ème GRDI chargé d’éclairer la 23ème DI est équipé en avril suivit en mai du 21ème GRDI (19ème DI) et en juin du 25ème GRDI chargé d’éclairer la 14ème DI.

Ce n’est ensuite qu’en septembre que l’équipement se poursuit, le 27ème GRDI chargé d’éclairer la 21ème DI recevant ses véhicules en septembre suivit en octobre du 32ème GRDI (43ème DI), du 37ème GRDI (42ème DI) en novembre et du 39ème GRDI (36ème DI) en décembre 1941.

A l’issue de cette première année de livraison et de ces quinze mois de production, Panhard à sortit 350 véhicules de son usine de la rue d’Ivry, 250 véhicules étant en service au sein des GRDI, les cent autres stockés attendant soit d’être mis en service en unités ou utilisés pour les essais et la formation.

Le 71ème GRDI chargé d’éclairer la 1ère Division d’Infanterie Coloniale reçoit ses vingt-cinq véhicules en janvier 1942 tout comme le 72ème GRDI de la 2ème DIC, laissant cinquante véhicules en réserve, chiffre montant à quatre-vingt avec la production du mois.

Le 73ème GRDI chargé d’éclairer la 3ème Division d’Infanterie Coloniale reçoit ses vingt-cinq véhicules en février 1942 suivit au mois de mars par le 74ème GRDI qui lui éclaire la 4ème Division d’Infanterie Coloniale.

Au 1er avril 1942, on trouve en ligne un total de 350 AM modèle 1940 P en service sur les 440 véhicules sortis d’usine ce qui laisse en réserve 90 véhicules.

En avril 1942, c’est le 91ème GRDI qui reçoit ses véhicules pour lui permettre d’éclairer la 1ère Division d’Infanterie Nord-Africaine. Il est suivit en mai 1942 par le 92ème GRDI (2ème DINA), en juin par le 93ème GRDI (3ème DINA) et enfin par le 94ème GRDI chargé d’éclairer la 4ème DINA qui reçoit ses véhicules en juillet 1942.

450 véhicules sont en ligne, la production de la première commande s’achevant en septembre 1942, elle laisse donc sur le papier 150 véhicules, je dis bien sur le papier car dans les faits la situation est plus compliquée.

Les régiments de découverte des Divisions Légères Mécaniques vont alors commencer leur rééquipement avec une automitrailleuse puissante, chaque régiment de découverte disposant de deux groupes d’escadrons avec deux escadrons d’automitrailleuses.

Chaque escadron dispose de quatre pelotons de cinq voitures auxquelles il faut ajouter une voiture pour le commandant de l’escadron soit 21 voitures, 42 en cumulant les AMP des deux GE, laissant une voiture pour le commandant du régiment, une pour son adjoint et quatre voitures de réserve soit un total de 48 AMP en attendant les AMP-S et les versions commandement et dépannage.

Le 6ème cuirassier, régiment de découverte de la 1ère DLM commence son rééquipement en septembre 1942 et l’achève au mois d’octobre avec un total de 48 véhicules prélevés sur les stocks de réserve qui tombent au 31 octobre à 102 véhicules, les trente véhicules produits en septembre et les trente véhicules produits en octobre ayant servit à équiper complètement un autre régiment de découverte et partiellement un troisième.

L’autre régiment de découverte en question est le 8ème régiment de cuirassiers, le régiment de découverte de la 2ème DLM qui reçoit ses quarante-huit véhicules en octobre et en novembre 1942.

Le 1er régiment de hussards, régiment de découverte de la 3ème DLM reçoit ses véhicules entre novembre 1942 et janvier 1943. Il est suivit par le 5ème régiment de cuirassiers _régiment de découverte de la 4ème DLM_ qui reçoit ses véhicules en janvier et février 1943.

Le 11ème cuirassiers qui est le régiment de découverte de la 5ème DLM reçoit ses véhicules en mars et avril 1943.

Au 30 avril 1943, un total de 18 GRDI et de cinq régiments de découverte sont équipés de l’AM modèle 1940 P soit un total de véhicules en ligne de 690 sur un total produit de 800 véhicules.

Le 2ème cuirassiers, régiment de découverte de la 6ème DLM reçoit ses véhicules en mai et juin 1943, la dernière DLM à être équipée en attendant la création à l’époque encore hypothétique de deux DLM.

Cela porte le nombre de véhicules en ligne à 738 sur un total produit de 860 véhicules, laissant donc 122 véhicules en réserve.

C’est ensuite au tour des sept GRDI motorisés, encore équipés d’AMD-178 de suivre le chemin du rééquipement, le 1er GRDI recevant ses vingt-cinq véhicules en juillet, le 2ème GRDI en août, le 3ème GRDI en septembre, le 4ème GRDI en octobre, le 5ème GRDI en novembre, le 6ème en décembre 1943 et le 7ème GRDI en janvier 1944.

Cela porte le total de véhicules produits à 1070 véhicules avec en ligne 913 véhicules, laissant un total de 157 véhicules en réserve, réserve qui gonfle avec la fin de production de véhicules prévus pour deux nouvelles DLM, la réserve atteignant le chiffre respectable de 287 véhicules qui permettra d’équiper les RD des deux DLM (96 véhicules) ainsi que servir de volant de fonctionnement.

La production et la livraison vont alors concerner les versions spécialisées de l’AM modèle 1940 P (appui-rapproché, dépannage,PC), les GRDI étant servis en premier avant les RD. Les 443 véhicules sont livrés entre septembre 1944 et novembre 1945.

Après ces 1643 véhicules produits, la production va continuer à rythme réduit (quinze par mois de décembre 1945 à juillet 1948) soit un total de 480 véhicules produits, les 2/3 soit 320 véhicules étant en version AMP, 100 en version AMP-S, 30 en version PC et 30 en version dépannage.

La production va dès août 1948 reprendre à plus grande échelle, 30 et parfois même 40 véhicules par mois, montée en puissance facilitée par l’ouverture d’une deuxième chaine de montage chez Delaunay-Belville et par la commande massive d’acier à blindage en Grande Bretagne et aux Etats-Unis.

Quand éclate le second conflit mondial en septembre 1948, on trouve un total de 1356 véhicules en ligne plus 671 véhicules de réserve donc beaucoup vont rejoindre les unités de mobilisation.

Caractéristiques Techniques de l’AutoMitrailleuse modèle 1940 P

Poids en ordre de combat : 9750 kg

Dimensions : longueur 4.45m largeur 2.00m Hauteur 1.80m

Motorisation : un moteur Panhard SK 6 C12 délivrant 92ch

Performances : vitesse maximale sur route 80 à 100 km/h vitesse maximale sur terrain varié 25 à 40 km/h Autonomie 400km (145 litres de carburant)

Blindage : 60mm maximum

Armement : tourelle monoplace avec un canon de 47mm semi-automatique modèle 1935 avec 90 obus associé à une mitrailleuse de 7.5mm MAC 31 avec 3500 cartouches

Equipage : un mécanicien-pilote et un chef-de char tireur

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21-Armée de terre (27)

1ère Division Légère Mécanique (1ère D.L.M)

Quartier Général de la division

L’état-major de division dispose de 45 officiers, 32 sous-officiers et 20 hommes auxquels s’ajoute les 11 officiers, les 12 sous-officiers et les 145 hommes de la compagnie de quartier général qui met à la disposition du QG 63 véhicules.

Un Régiment de découverte : le 6ème régiment de cuirassiers

-Un état-major et un peloton de commandement (un groupe de commandement et un groupe de transmissions)

-Un escadron hors-rang avec le 1er peloton chargé du commandement et des services, le 2ème peloton chargé de l’approvisionnement et des services du corps, un 3ème peloton qui est le peloton sanitaire, un 4ème peloton chargé des réparations et un 5ème peloton (pionniers et matériel de franchissement).

L’EHR dispose de 12 officiers, de 29 sous-officiers, 228 hommes, 24 motos solos, 2 motos side-cars, dix-huit véhicules légers, une AMD puis AMP TSF, 42 camions, 2 tracteurs de dépannage, une remorque porte-char et deux cuisines remorques.

-Deux groupes d’escadron composés chacun d’un état-major, d’un escadron d’automitrailleuses et d’un escadron motocycliste

L’état-major dispose de 35 véhicules alors que chaque escadron dispose d’un peloton de commandement (un véhicule PC), quatre pelotons à cinq voitures blindées, un véhicule léger et trois motos de liaison soit un total de 153 hommes, 21 AMD, 24 motos, 6 véhicules, 7 camions, un tracteur de ravitaillement et une cuisine-remorque.
L’escadron de fusiliers motocycliste dispose d’un peloton de commandement et de quatre pelotons de fusiliers.

Le peloton de fusiliers motocyclistes aligne un groupe de commandement (6 hommes dans trois motos side-car) et deux groupes de combat (10 hommes, deux motos side-car et deux fusils-mitrailleurs) soit un total de 26 hommes, treize motos side-car et quatre fusiliers-mitrailleurs.

Au total l’escadron de fusiliers motocyclistes dispose de 150 hommes et 75 véhicules

Au final, le 6ème cuirassiers dispose de 919 hommes, 45 AMD, 224 motos, 36 véhicules légers, 70 camions, deux tracteurs de ravitaillement, deux tracteurs de dépannage, une remorque porte-char et six cuisines remorques.

Suite à la réorganisation de janvier 1944, la structure du 6ème Cui ne change pas mais son équipement évolue, le changement le plus notable étant le remplacement des «Pan Pan» par des Panhard AM modèle 1940P nettement plus puissante, la 1ère DLM et donc le 6ème Cui étant rééquipé à partir de septembre 1942, les GRDI ayant été servis en priorité.

L’escadron d’automitrailleuses dispose toujours de pelotons de cinq AMP mais à cela s’ajoute des AMP-S ou Support, le peloton disposant désormais de cinq automitrailleuses à canon de 47mm et deux automitrailleuses équipés d’un canon de 75mm court inspiré de l’obusier de montagne modèle 1942.

Cette augmentation des moyens matériels et des effectifs des pelotons entraine donc une augmentation plus générale des effectifs et des moyens du régiment selon le schéma suivant :

-Un état-major et un peloton de commandement (un groupe de commandement et un groupe de transmissions)

-Un escadron hors-rang avec le 1er peloton chargé du commandement et des services, le 2ème peloton chargé de l’approvisionnement et des services du corps, un 3ème peloton qui est le peloton sanitaire, un 4ème peloton chargé des réparations et un 5ème peloton (pionniers et matériel de franchissement).

L’EHR dispose de 14 officiers, de 31 sous-officiers, 232 hommes, 26 motos solos, 2 motos side-cars, vingt-deux véhicules légers, une AMP TSF, 45 camions, 4 tracteurs de dépannage, deux remorque porte-char et trois cuisines remorques.

-Deux groupes d’escadron composés chacun d’un état-major, d’un escadron d’automitrailleuses et d’un escadron motocycliste

L’état-major dispose de 35 véhicules alors que chaque escadron dispose d’un peloton de commandement (deux véhicule PC selon le principe qu’un commande et que le second se déplace), quatre pelotons à cinq voitures blindées et deux voitures blindées d’appui, deux véhicules légers et quatre motos de liaison soit un total de 180 hommes, 22 AMP, 8 AMP-S, 24 motos, 6 véhicules, 7 camions, deux tracteur de ravitaillement et deux cuisine-remorque soit un total de 71 véhicules.

L’escadron de fusiliers motocycliste dispose d’un peloton de commandement et de quatre pelotons de fusiliers. Le peloton de fusiliers motocyclistes aligne un groupe de commandement (6 hommes dans trois motos side-car) et deux groupes de combat (10 hommes, deux motos side-car et deux fusils-mitrailleurs) soit un total de 26 hommes, treize motos side-car et quatre fusils-mitrailleurs.

Au total l’escadron de fusiliers motocyclistes dispose de 150 hommes et 75 véhicules

Au final, le 6ème cuirassiers dispose de 995 hommes, 46 AMP, 16 AMP-S, 224 motos, 36 véhicules légers, 70 camions, deux tracteurs de ravitaillement, deux tracteurs de dépannage, une remorque porte-char et six cuisines remorques soit 407 véhicules

-1ère Brigade légère mécanique avec un état-major de 59 hommes et de 18 véhicules qui engerbe, deux régiments de chars, le 4ème régiment de cuirassiers et le 18ème régiment de dragons.

L'Automitrailleuse de Combat (AMC) modèle 1935S dit Somua S-35

L’Automitrailleuse de Combat (AMC) modèle 1935S dit Somua S-35

Les deux régiments ont la même organisation qui est la suivante :

-Un état-major et un peloton de commandement qui dispose d’un char Somua S-35

-Un escadron hors rang

-Deux groupes d’escadrons à un état-major (un char S), deux escadrons (Somua S-35 ou Hotchkiss H-35) à un peloton de commandement (un char pour le capitaine) et quatre pelotons de cinq chars

L’escadron S dispose au total de 136 hommes, 21 chars, 16 motos et 21 véhicules divers alors que l’escadron H dispose de 115 hommes,23 chars, 16 motos et 19 véhicules divers, la différence d’effectifs s’expliquant en partie par le faire le Hotchkiss était un biplace et que le Somua était un char triplace.

Au total le régiment de combat dispose de 827 hommes, 94 chars (47 Somua et 46 Hotchkiss), 159 motos (dont 40 side-cars), 26 VL et VLTT, 74 camions, 6 tracteurs de ravitaillement, deux tracteurs de dépannage, une remorque porte-char et six cuisines remorques.

A la suite de la réorganisation de janvier 1944, le 4ème régiment de cuirassiers reste au sein de la 1ère BLM étant rejoint par le 15ème RDP, le 18ème régiment de dragons rejoignant la 2ème brigade légère mécanique en compagnie du 4ème régiment de dragons portés.

Le 4ème régiment de cuirassiers reste organisé de la même façon mais entre-temps, les Hotchkiss ont été remplacés par des Somua S-40 pour homogénéiser l’équipement ce qui augmente les effectifs à 852 hommes.

Néanmoins entre juin et décembre 1945, le S-40 cède la place au S-45 ce qui augmente les effectifs du régiment, le S-45 disposant de quatre hommes soit un homme de plus par rapport au S-35 et au S-40.

-2ème brigade légère mécanique (4ème régiment de dragons portés et 6ème cuirassiers puis 18ème régiment de dragons et 4ème régiment de dragons portés).

-Un état-major identique à celui de la 1ère BLM

-Le 4ème régiment de dragons portés est pendant longtemps le seul «régiment d’infanterie» de la 1ère DLM. Issus des chasseurs cyclistes, les dragons portés doivent coller aux chars, les protéger de l’infanterie adverse et de ses armes antichars, de nettoyer et d’occuper le terrain. Il est organisé de la façon suivante :

-Un état-major

-Un peloton de commandement
-Un escadron hors-rang identique à celui du 6ème régiment de cuirassiers

-Trois bataillons avec un état-major et un peloton de commandement, un escadron d’AMR, un escadron de fusiliers motocyclistes, deux escadrons de fusiliers voltigeurs portés et un escadron de mitrailleuses et d’engins (EME) (deux bataillons en temps paix, le troisième étant mobilisé en temps de guerre) .

L’escadron d’AMR dispose d’un  peloton de commandement avec une AMR de commandement et quatre pelotons de cinq AMR soit un total de 115 hommes et 55 véhicules dont 21 AMR.

L’escadron de fusiliers motocyclistes à la composition identique à celui du régiment de découverte

Les deux escadrons de fusiliers voltigeurs portés disposant d’un peloton de commandement (avec un mortier de 60mm), trois pelotons de combat avec un VDP (Voiture de Dragons Portés) de commandement et trois VDP emportant chacune un groupe de combat (dix hommes et deux fusils-mitrailleurs), un peloton de mitrailleuses (deux groupes de deux mitrailleuses et une mitrailleuse contre-avions).

L’escadron de fusiliers voltigeurs portés dispose au final de 198 hommes et 39 véhicules dont 20 VDP.

-Un escadron de mitrailleuses et d’engins (EME) avec un peloton de commandement, deux pelotons de mitrailleuses (identique à celui de l’escadron de fusiliers voltigeurs portés), un peloton de mortiers à deux groupes de deux pièces, deux groupes de deux canons de 25mm soit un total de 181 hommes et de 49 véhicules dont dix-huit VDP.

Le bataillon de dragons portés dispose de 917 hommes et de 279 véhicules dont 21 AMR et 67 voitures tout-terrain.

Au total le régiment de dragons portés aligne 3088 hommes et 957 véhicules (mobilisation).

La réorganisation de janvier 1944 n’entraine pas un grand changement dans l’organisation mais l’équipement évolue. Les AMR sont remplacés par des chars légers  et les VDP Lorraine 28 ont été depuis longtemps remplacés par des véhicules Laffly S20TL .

-un régiment d’artillerie tractée tout terrain : le 74ème RADLM

obusier de 105C modèle 1935B

obusier de 105C modèle 1935B

Les Divisions Légères Mécaniques disposent bien évidement d’un régiment d’artillerie pour assurer leur appui-feu. Cette artillerie à tracteurs reprend les traditions de l’artillerie à cheval, les «volants» ayant une longue tradition derrière eux.

En mai 1929, l’artillerie des cinq divisions de cavalerie acquiert le statut de régiment, les RADC (Régiments d’Artillerie de Division de Cavalerie) prenant pour numéro celui de leur division augmenté de 70.

La 4ème DC dispose donc à ce moment là du 74ème RA qui lors de la transformation en D.L.M passe d’un régiment hippomobile à un régiment d’artillerie à tracteurs avec pour principal canon, l’immortel «75» bientôt rejoint par un jeu premier plein de fougue, l’obusier de 105C modèle 1935B (Bourges). Ce régiment est organisé de la façon suivante :

-Un état-major et une batterie hors rang avec 131 hommes et 31 véhicules

-Deux groupes de 75 avec un état-major (90 hommes et 29 véhicules), trois batteries de tir à quatre pièces de 75mm avec chacun 103 hommes et 30 véhicules) et une colonne de ravitaillement avec 139 hommes et 36 véhicules dont 18 camions et 2 tracteurs lourds de dépannage.

Chaque groupe de 75mm dispose de 538 hommes, de 12 canons de 75mm et 137 véhicules dont 37 tracteurs légers et 45 camionnettes et camions.

-Un groupe de 105mm avec un état-major, trois batteries de tir à quatre pièces  et une colonne de ravitaillement, les effectifs et le matériel étant identiques aux groupes de 75mm.

Le régiment d’artillerie dispose au total de 1745 hommes, 36 canons et obusiers ainsi que 401 véhicules et 95 caissons/remorques

A ces effectifs, s’ajouteront ultérieurement la 10ème batterie antichar divisionnaire disposant d’une section de commandement et de quatre sections de 2 canons de 47mm soit un total de 8 canons de 47mm, 44 véhicules et 173 hommes et une batterie antiaérienne, la 1020/405ème batterie antiaérienne avec une section de commandement et trois sections de deux canons de 25mm soit un total de 107 hommes et 21 véhicules.

Pour la défense antichar, on trouve également jusqu’en janvier 1944, le 11ème escadron divisionnaire antichar qui dépend du 4ème RDP avec 12 canons de 25mm, 45 véhicules et 175 hommes. Cet escadron est dissous mais sert de cadre aux deux escadrons antichars intégrés aux BLM.

La réorganisation de janvier 1944 voit les batteries antichars et antiaériennes se dédoublées et rejoindre les deux BLM et devenir des escadrons. Au plan du matériel, l’obusier de 105mm reste en service mais peu à peu, les canons de 75mm modèle 1897 vont être remplacés par des canons de 75mm TAZ modèle 1939.

Génie et transmissions

-Le génie dispose dispose de trois compagnies de sapeurs mineurs portés qui alignent un total de 579 hommes et 255 véhicules et une compagnie d’équipage de ponts (134 hommes et 78 véhicules)

-Les transmissions disposent d’une compagnie télégraphique (63 véhicules et 228 hommes), d’une compagnie radio (60 véhicules, 39 postes radios et 241 hommes) et un détachement colombophile (19 hommes, 120 pigeons et 9 véhicules)

Train,santé et intendance

-Une compagnie automobile de quartier général (fournit les véhicules de l’état-major)

-Une compagnie automobile de transport avec une section de commandement, services généraux et ateliers, une section sanitaire automobile, une section de ravitaillement en munitions d’infanterie et une section de camions représentant 211 hommes et 98 véhicules.

-Un groupe d’exploitation divisionnaire (intendance) avec 68 hommes et 6 véhicules

-Un groupe sanitaire divisionnaire de 151 hommes et 36 véhicules

-11ème escadron de réparation divisionnaire (ERD) rattaché au 18ème dragons dispose d’un peloton de commandement, trois pelotons de dépannage, deux pelotons de réparation et un groupe de volant (blindés de remplacement).

Le 11ème ERD dispose au total de 305 hommes, 116 véhicules plus l’équivalent de deux chars de remplacement par escadron. Parmi les 116 véhicules on trouve notamment 24 tracteurs de dépannage Somua MCG et MCL et 12 remorques porte-char.

En janvier 1944, la 1ère DLM entame le processus de réorganisation visant à la transformer selon le même modèle que la toute jeune 6ème DLM.

La DLM s’appuie désormais sur deux brigades identiques avec un régiment de chars, un régiment de dragons portés, le 1er  et le 2ème groupe de canons d’assaut, le 1er et le 2ème escadron antichar porté, le 1er et le 2ème escadron antiaérien porté et le 1er et le 2ème groupe de reconnaissance. Le régiment de découverte reste indépendant.

L’organisation du régiment de chars et de dragons portés ne changent pas par rapport à l’organisation antérieure.

Le groupe de canons d’assaut est équipé de 12 Somua Sau40 répartis en trois batteries de quatre véhicules alors que l’escadron antichar porté équipé de douze Laffly W15 TCC équipé de canons de 47mm, un véhicule identique équipant l’escadron antiaérien qui dispose de vingt-quatre véhicules armés d’un affût double de 25mm (quatre pelotons de six).

Quand au groupe de reconnaissance, il dispose d’un peloton de commandement et de trois pelotons de quatre chars légers FCM-44 (1ère DLM ainsi que la 3ème, la 5ème et la 7ème; l’AMX-42 équipant les 2ème, 4ème et 6ème; l’AMX-44 version améliorée du précédent équipant la 8ème DLM).

Les autres unités restent inchangées qu’il s’agit du régiment de découverte ou du régiment d’artillerie mais les unités de soutien connaissent un certain nombre de changement :

-quatre compagnies du génie formant bataillon

-deux compagnies de transmission (le détachement colombophile est supprimé)

-Deux compagnies du train (compagnie automobile du QG et compagnie automobile de transport)

-Un bataillon sanitaire divisionnaire

En temps de guerre, un Groupe Aérien d’Observation peut lui être  rattaché ainsi que des unités de chasse et d’appui. Un bataillon de quartier général équipé de B1ter puis d’ARL-44 peut être rattaché si besoin est à la division.