Benelux (66) Belgique (27)

Avions de l’Aéronautique Militaire

Chasse et Chasse-Bombardement

Avant-propos

En mai 1949, la flotte de chasse l’Aéronautique Militaire Belge est entre deux âges avec des avions modernes (Supermarine Spitfire Mk V, Bréguet Br700C2) et des avions déclassés (Morane-Saulnier MS-410, Hawker Hurricane Mk IV, Renard R-36M). Et encore les Gloster Gladiatorr et les Fiat CR-42 Falco avaient été retirés du service en Europe tout comme le Brewster Buffalo qui lui opérait au Congo.

Le haut commandement militaire belge était conscient de cette situation et avait obtenu la commande d’Arsenal VG-39 auprès de la France mais aucun appareil n’avait été livré avant le 10 mai 1949.

Les pilotes vont donc faire de leur mieux, compensant par leur courage et leur agressivité les défauts de leurs montures. Les pertes sont lourdes (il ne restait plus que vingt-quatre chasseurs à la capitulation belge) mais l’expérience accumulée irremplaçable.

Les belges parviennent à reconstituer quatre squadrons de chasse dont un spécifiquement désigné pour la chasse-bombardement, des unités équipées d’avions français, des Arsenal VG-39bis, des Arsenal VG-40 pour la chasse-bombardement et des Farman Frelon pour la chasse lourde.

A la fin du conflit, l’Arsenal VG-40 est le seul chasseur monomoteur en service aux côtés du Farman Frelon.

Le premier va rapidement céder la place au North American P-51 Mustang alors que le Farman Frelon va rester en service jusqu’à la fin des années cinquante.

Gloster Gladiator

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Gloster Gladiator

A l’origine du Gloster SS.37 (le nom Gladiator est un nom officiel et non celui du constructeur) figure un appel d’offres (F.7/30) de 1930 demanda un chasseur biplan capable de filer à 400 km/h et armé de quatre mitrailleuses. La propulsion devait être assuré par un Rolls-Royce Goshawk mais ce moteur se révéla défectueux et fût remplacé par un Bristol Mercury.

Le prototype du Gladiator effectua son premier vol le 12 septembre 1934 et après trois mois d’évaluation (avril-juillet 1935), l’appareil est commandé en série par la RAF puis par la Fleet Air Arm sans parler de pays étrangers (Chine, Finlande, Norvège, Belgique, Grèce,Egypte, Irak, Irlande,Lettonie,Lituanie, Afrique du Sud, Portugal et Suède, seuls les deux premiers l’employant au combat). Au final 747 appareils furent produits, 483 pour la RAF, 98 pour la FAA et 216 pour l’exportation.

En ce qui concerne son pays d’origine, huit squadrons de chasse en sont encore équipé en septembre 1939 dont quatre appartenant à la Royal Air Auxiliary Force. En septembre 1948, aucun Gladiator ne vole encore dans les unités de première ligne, quelques appareils étant utilisés pour les entraînements et pour les amateurs de voltige.

En ce qui concerne la Belgique, vingt-deux Gloster Gladiator Mk I sont commandés en 1937, appareils qui en septembre 1939 équipent le 1er groupe du 2ème régiment aéronautique qui va un temps voler sur Gladiator et sur Hurricane avant de passer sur Supermarine Spitfire.

Le Gloster Gladiator est retiré des unités de première ligne de l’Aéronautique Militaire Belge en juin 1943 à une époque où il était totalement obsolète. Il restait à l’époque seize appareils en service.

Ces appareils sont stockés au cas où et en septembre 1948, dix appareils en état de vol sont ressortis et utilisés pour quelques patrouilles de défense locale avant que des appareils plus modernes prennent le relais.

Le 10 mai 1949, il restait six appareils alignés comme à la parade sur la base de Florennes. Ils sont détruits par l’aviation allemande, leurs épaves étant évacués par les allemands qui s’empressent de remettre en état les aérodromes belges pour améliorer leur permanence sur le champ de bataille.

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Gloster Gladiator

Caractéristiques Techniques du Gloster Gladiator

Type : chasseur biplan monoplace

Masse : à vide 1155kg en charge 2205kg

Dimensions : longueur 8,38m envergure 9,85m hauteur 3,17m

Motorisation : un moteur radial Bristol Mercury VIIIA ou AS 9 cylindres développant 850ch

Performances : vitesse maximale 414 km/h plafond opérationnel 11570m distance franchissable 714km

Armement : quatre mitrailleuses de 7.7mm (deux Vickers et deux Lewis puis quatre Browning)

Fiat CR-42 Falco

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Dans les premiers mois de la guerre d’Espagne, le Fiat CR-32 est le meilleur chasseur du camp nationaliste. Bon appareil solide et maniable avec aux commandes des pilotes bien entraînés il est un adversaire redoutable pour l’aviation républicaine équipée de Polikarpov I-15.

Les premiers retours d’expérience du conflit espagnol confortent les pilotes italiens dans l’utilité d’un biplan très maniable capable de s’imposer y compris à des monoplans pourtant plus modernes.

Le 23 mai 1938, le premier prototype du faucon effectue son premier vol. C’est un vrai anachronisme car à l’époque le Me-109, le MS-406 et le Hurricane ont été mis en service, que le Spitfire est sur le point de l’être. Mieux même, des monoplans de chasse (Fiat G-50 et Macchi C-200) sont en développement en Italie.

Pourquoi alors le produire ? Tout simplement pour des questions politiques et industrielles, la production du faucon donnant du travail aux ouvriers de la FIAT et aux sous-traitants.

Il entre en service en mai 1939 et un an plus tard, 183 exemplaires sont en service dans les stormo de chasse de la Regia Aeronautica.

Ayant triomphé du Caproni Ca-165, le Fiat CR-42 est une évolution du CR-32 avec un moteur plus puissant et diverses améliorations aérodynamiques.

Avec une très faible charge alaire, l’appareil se révèle extrêmement manoeuvrant et peut espérer damner le pion à des monoplans plus modernes et mieux armés.

Produit jusqu’en 1944 à 940 exemplaires, le Fiat CR-42 à donné naissance à une variante chasse de nuit (Fiat CR-42N), une variante d’attaque au sol (Fiat CR-42AS),une variante biplace pour l’entrainement (CR-42B Biposto), une variante à armement renforcé (Fiat CR-42ter deux mitrailleuses de 12.7mm de plus), un hydravion de chasse (ICR-42) et une version lutte anti-partisans (CR-42LW).

Comme son devancier l’appareil à été exporté en Espagne, en Hongrie (52 exemplaires), en Suède (72 exemplaires) et en Belgique (40 exemplaires), étant toujours en service en septembre 1948 mais uniquement en AOI (Afrique Orientale Italiana).

Il participe à l’opération GIDEON, l’attaque alliée de l’Africa Orientale Italiana (AOI) moins comme chasseur que comme avion d’attaque au sol et avion de harcèlement pour attaquer de nuit des unités alliées isolées ou des cibles éloignées du front où les défenses étaient plus faibles (surtout sur un front très secondaire où les moyens étaient limités).

En métropole des appareils vont être utilisés pour la lutte anti-partisans et pour le harcèlement, un rôle où leur faible vitesse et leur maniabilité étaient de précieux atouts.

A la fin du conflit un certain nombre d’appareils existaient encore. La majorité à été feraillée mais certains ont été préservés dans des musées ou sur des mémoriaux. Un appareil à été préservé en Suède, un autre en Belgique, deux en Grande-Bretagne, deux en France et en aux Etats-Unis.

La Belgique à donc acquis quarante appareils livrés à la fin des années trente et principal chasseur belge quand éclate la guerre de Pologne. Ils se montrent cependant incapables d’intercepter les bombardiers et les avions de reconnaissance allemands qui survolent le pays.

De plus suite à des défauts de fabrication, un certain nombre d’appareils vont s’écraser ce qui accroît la méfiance des pilotes. Il n’y à ainsi plus que 30 appareils en décembre 1940 et 21 en décembre 1941.

La décision est alors prise de le remplacer mais comme souvent en Belgique cela va prendre du temps et il sera au final retiré du service à l’arrivée du Morane-Saulnier MS-410 et du Renard R-36M.

En mai 1949, il n’existe plus que douze appareils stockés. Une partie est incendiée, les allemands récupérant les autres qu’ils vont céder à la Hongrie qui va les cannibaliser pour ses propres appareils. Un appareil va échapper aux fourches caudines allemandes et va réapparaître dans les années soixante, volant jusqu’en 1985 quand à la mort de son propriétaire ses descendants en font cadeau au musée de l’Armée de Bruxelles qui le restaure et l’expose. C’est toujours le cas en 2020.

Fiat CR 42 Falco 8

Caractéristiques Techniques

Type : chasseur biplan monoplace

Masse à vide 1782kg en charge 2295kg

Dimensions : longueur 8.25m envergure (aile basse 6.50m aile haute 9.70m) hauteur 3.58m

Motorisation : un moteur radial Fiat A.74 RC38 de 840ch

Performances : vitesse maximale 441km/h vitesse de croisière 399km/h distance franchissable 780km plafond opérationnel 10210m

Armement : (premières séries) mitrailleuses Breda-SAFAT de 7.7mm (séries tardives) deux mitrailleuses de 12.7mm Breda-SAFAT avec 400 coups et deux mitrailleuses de 12.7mm sous les ailes inférieures, 200kg de bombes

Brewster Buffalo

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Le Brewster F2A Buffalo est un monoplan de chasse mis au point au milieu des années trente suite à une demande de la marine américaine lancée en 1935 qui souhaitait disposer d’un chasseur aussi moderne que ceux équipant l’USAAC.

Plusieurs constructeurs proposent leurs produits qu’il s’agisse de la firme Seversky qui propose une version navalisée de son P-35 (l’ancètre du P-47), Curtiss propose une version navalisée du P-36 (connu en France sous le nom de H75 Hawk), Brewster proposant son XF2A-1 et Grumman son XF4F-1.

Le prototype du Buffalo décolle pour la première fois le 2 décembre 1937. C’est un monoplan à aile basse avec un fuselage en forme de tonneau nécessaire pour son gros moteur radial.

L’US Navy craint cependant que Brewster ne puisse fournir les appareils demandés et par précaution demande à Grumman une version monoplan de son XF4F-1 qui allait donner naissance au F4F Wildcat.

L’US Naval Aviation va commander cinquante-quatre F2A-1 mais quarante-trois d’entre-eux sont livrés à une Finlande en guerre contre l’URSS.

Ils sont remplacés par le même nombre de F2A-2 (qui aurait pu être utilisé par la Grande-Bretagne mais Londres ne donna pas suite à sa lettre d’intention pour 120 appareils). A cela s’ajoutera soixante-quatre appareils type F2A-3 commandés mais seulement quarante-huit livrés en raison de la faillite du constructeur. L’appareil est retiré du service en 1945.

La Belgique commande en décembre 1939 peu avant la fin de la guerre de Pologne quarante B-339B, une version terrestre ou dénavalisée du F2A-2 qui se distinguait des appareils américains par un moteur moins puissant, une dérive agrandie, la suppression de la crosse d’appontage et du conteneur disposant d’un canot pneumatique.

Suite à la fin de la guerre dite de Pologne, cette commande est suspend mais le gouvernement belge décide de la confirmer, les quarante appareils étant livrés entre juin 1940 et février 1941.

Les pilotes belges sont peu emballés par cet appareil qu’ils jugent lent et pataud ce qui n’est pas vraiment bon signe pour un chasseur. Aussi la carrière du Buffalo en métropole est courte puisqu’en septembre 1944 les appareils sont envoyés au Congo pour équiper le SAFP.

A l’époque il restait vingt-quatre appareils en état de vol. L’escadrille de chasse va disposer de douze appareils laissant donc douze en réserve. Cet appareil encore en service en septembre 1948 et même en juin 1949 avec huit appareils en ligne et six en réserve.

Le Buffalo n’aura même pas l’occasion de combattre puis-qu’avant l’engagement dans l’opération GIDEON, des Hawker Hurricane vont les remplacer. Les appareils encore en état sont utilisés jusqu’à la fin du conflit pour des missions de surêté coloniale puis ferraillés à la fin du conflit.

Brewster F2A-3 Buffalo

Caractéristiques Techniques du Brewster F2A Buffalo

Type : chasseur monoplace monoplan embarqué

Masse à vide 2146kg maximale 2867kg

Dimensions : longueur 8.02m envergure 10.67m hauteur 3.66m

Motorisation : un moteur radial 9 cylindres en étoile Wrighr R-1820 développant 1200ch

Performances : vitesse maximale 517 km/h plafond opérationnel 9144m distance franchissable : nc

Armement : quatre mitrailleuses Browning M-2 de 12.7mm (deux dans le fuselage et deux dans les ailes), deux bombes de 46kg.

Morane-Saulnier MS-410

MS-406

Le Morane-Saulnier MS-406 

A l’origine du MS-410 figure le Morane-Saulnier MS-406, un chasseur monoplan monomoteur qui comme souvent était un appareil moderne à son apparition mais qui fût très vite déclassé par les progrès de la technologie aéronautique.

En juillet 1934, l’armée de l’air adresse dans le cadre du programme C1 un appel d’offres pour un nouveau chasseur monoplace.

L’appareil devait atteindre la vitesse de 400km/h avec pour armement un canon et deux mitrailleuses ou deux canons ou encore quatre mitrailleuses pour remplacer les Dewoitine D-371, Dewoitine D-500 et Loire 46.

Le programme est amendé à deux reprises, n’étant définitivement gelé qu’en novembre 1935, les services officiels demandant cette fois un chasseur pouvant aller à 450 km/h, une autonomie et un plafond opérationnel accrus.

De nombreux constructeurs présentent leurs projets que ce soit Dewoitine avec son D-510, Loire Aviation (issu des ACL de Saint-Nazaire) avec son Loire 250, Nieuport avec son Nieuport 161, Romano avec son Romano 130, les Avions Marcel Bloch avec son MB-150 et Morane-Saulnier avec son MS-405. Seuls les deux derniers seront produits en série.

Le premier prototype du MS-405 effectue son premier vol le 8 août 1935 et après des essais satisfaisants est acheté par l’Etat en novembre 1936, s’illustrant au salon aéronautique de Bruxelles en juin 1937 ce qui suscita l’intérêt de la Chine, de la Suisse et de la Turquie.

Après deux prototypes et quinze appareils de pré-série, la production passe aux appareils de série qui ont été rebaptisés MS-406, ces appareils étant produits à Puteaux, à Tarbes et à Bouguenais près de Nantes.

Au 3 septembre 1939, 600 exemplaires ont été produits, le nombre passant à 1000 exemplaires en juin 1940 et enfin 1100 exemplaires quand la production est arrêtée en septembre 1940.

Cet appareil connu comme le «meilleur chasseur du monde» est rapidement dépassé par les progrès fulgurants de l’aviation et l’armée de l’air prend rapidement la décision de le remplacer par des appareils plus modernes.

A son apogée, treize groupes de chasse volent sur cet appareil qui sera progressivement remplacé par des Dewoitine D-520 (sept), par des Arsenal VG-33 (quatre), par des Arsenal VG-39 (un groupe) et par des Curtiss H-75 (un groupe).

Le remplacement des MS-406 est achevé en janvier 1943 mais tous ne sont pas feraillés. En effet, 500 appareils sont transformés en MS-410.

Par rapport au MS-406, le «nouvel appareil» reçoit une alimentation en bandes réchauffés pour éviter les pannes liées au givre, le remplacement du collimateur, l’installation d’un radiateur fixe, l’installation de pipes d’échappement à effets propulsifs, l’installation d’une hélice Ratier ce qui augmenta la vitesse de 40 km/h.

Ces appareils vont équiper les douze Escadrilles Régionales de Chasse (ERC) déployées en métropole avec 144 exemplaires sur les 500 transformés. 200 furent conservés comme volant de fonctionnement et les 156 restants furent revendus à des pays étrangers comme la Suisse, la Belgique et la Turquie. Les MS-410 furent retirés du service par la France à l’automne 1946.

Pour remplacer ses Fiat CR-42, la Belgique informe la France en mars 1942 qu’elle est intéressée par des MS-410. La France cède à vil prix trente-deux exemplaires pour équiper deux groupes de seize appareils, un groupe au sein du 1er régiment de l’Aéronautique Militaire et un deuxième au sein du 2ème régiment.

Au 10 mai 1949, vingt-huit appareils sont disponibles et opérationnels plus quatre en maintenance profonde ce qui les rends indisponibles pendant plusieurs jours le temps qu’on achève les travaux ou qu’on remonte les différents éléments.

Les attaques aériennes de la Luftwaffe détruisent neuf appareils au sol et endommagent gravement trois appareils que les belges préfèrent cannibaliser plutôt que de les remettre en état ce qui donne une idée de l’état des appareils.

Au soir de ce premier jour de la campagne de Belgique, il reste dix-huit appareils de disponible, appareils qui vont faire ce qu’ils peuvent pour contester le ciel aux appareils allemands, contestation qui va durer cinq jours jusqu’au 15 mai.

A partir de cette date, les allemands ont la maîtrise du ciel belge ce qui ne veut pas dire que les alliés ont renoncé mais clairement à J+5 les allemands n’ont pas vraiment à s’employer pour maintenir leur ombrelle aérienne protectrice.

Quand les belges capitulent, il ne reste plus que quatre appareils de disponible. Disponible c’est un bien grand mot puisque les avions sont usés et totalement inaptes à la guerre moderne. Ils sont mis en réserve sur l’aérodrome de Caen-Carpiquet en attendant qu’on décide de leur sort.

Ce sont les allemands qui vont décider pour les belges. Le 17 octobre 1949, ils lancent l’opération HUBERTUS, l’ultime effort pour tenter de percer le front allié et renverser le cours du conflit. Il est néanmoins impossible de savoir si en cas de succès les allemands auraient renoncé à envahir l’URSS.

Ce qui est certain c’est que le bombardement aérien mené par la Luftwaffe entraine la destruction des quatre Morane-Saulnier MS-410 belges qui sont détruits par le bombardement de l’aérodrome, les carcasses étant envoyés à la feraille avec les poutrelles d’acier du hangar qui les abritaient.

En 2020, un Morane-Saulnier MS-410 va être exposé au Musée de l’Armée à Bruxelles mais il s’agit d’une épave d’un MS-410 français repêché dans l’estuaire de la Somme et patiemment restauré par des passionnés qui voulaient le faire revoler avant d’y renoncer devant le coup prohibitif.

Morane-Saulnier MS-406 plans trois vues

Caractéristiques Techniques du Morane-Saulnier MS-406

Type : chasseur monoplace monomoteur

Poids : à vide 1895kg maximal 2540kg

Motorisation : un moteur en ligne Hispano-Suiza 12Y-31 12 cylindres développant 860ch au décollage entraînant une hélice Chauvière de 3m de diamètre

Performances : vitesse maximale 486 km/h à 5000m Autonomie maximale 1100km Plafond pratique 9400m

Armement : un canon Hispano-Suiza HS-9 de 20mm tirant à travers l’axe de l’hélice avec soixante obus et deux mitrailleuses MAC-34 de 7.5mm dans chaque aile.

Hawker Hurricane Mk IV

Hawker Hurricane Mk IV RAF 5

Le Hawker Hurricane est le premier chasseur monoplan monomoteur de la RAF. Il est mis au point suite à l’appel d’offres F.6/34 qui demandait un chasseur monoplan armé de huit mitrailleuses.

La firme Hawker dessine un appareil construit selon la construction classique du bois entoilé avec des parties métalliques.

Cette façon de construire les appareils était amenée à vitre périmer l’appareil concerné à la différence du Spitfire construit dès l’origine tout en métal ce qui explique sa longue descendance.

Le prototype du Hurricane vole pour la première fois le 6 novembre 1935 même si il n’est officiellement baptisé Hurricane que le 26 juin 1936 au moment où la production en série est lancée.

le premier appareil de série effectuant son vol inaugural le 12 octobre 1937. Les livraisons sont assez rapides puisqu’en septembre 1939 on compte dix-sept squadrons du Fighter Command équipés, le nombre passant rapidement à vingt-deux.

L’acquisition de l’Hurricane pas la Belgique va être particulièrement chaotique. Dès 1938, Bruxelles est intéressée par le Supermarine Spitfire et le Hawker Hurricane, les deux chasseurs britanniques les plus modernes à l’époque.

Seulement à l’époque Londres privilégie son réarmement et est réticent à fournir des appareils modernes à un pays dont est pas certain de l’attitude en cas de conflit. Finalement un contrat est signé début 1939 pour la fourniture de vingt appareils prélevés sur les stocks de la RAF.

Quinze appareils ont déjà été livrés quand éclate la guerre de Pologne. Les cinq derniers sont un temps retenus par les britanniques pour leur propre armée de l’air avant d’être livrés aux belges qui vont ensuite le produire sous licence à Grosselies chez Fairey et à la SABCA.

Il était initialement prévu la sortie de quatre-vingt appareils mais au final seulement trente-deux appareils vont être produits pour l’Aéronautique Militaire Belge, appareils utilisés par deux groupes du 1er régiment.

Ces appareils du type Hurricane Mk IV étaient encore en service en septembre 1948 mais le 10 mai 1949 il n’en restait plus que vingt-quatre.

Huit appareils ont été perdus avec deux réformés en raison d’usure prononcée, deux perdus lors d’une collision en vol (les pilotes survivent, sautant en parachute) et quatre détruits dans un incendie suspect mais qui reste encore mystérieux aujourd’hui.

Les bombardements de la Luftwaffe prélèvent leur part avec douze avions détruits au sol, huit d’entre-eux ayant été détruits au sol et quatre dans un hangar où ils étaient en maintenance.

Quand la Belgique capitule, six appareils sont encore disponibles, réfugiés en Grande-Bretagne où hâtivement repeints aux couleurs britanniques ils participèrent à des missions de défense locale.

Les avions sont ensuite rapatriés à Caen-Carpiquet. Deux appareils vont être utilisés au sein de la Belgium Training Unit, les quatre autres étant cannibalisés. A la fin du conflit, les appareils sont tellement usés qu’ils sont feraillés ce qui explique que les trois Hurricane exposés en Belgique sont d’anciens avions de la RAF mis aux couleurs belges.

Le Hawker Hurricane va également combattre en Afrique sous les couleurs belges, remplaçant le Brewster Buffalo au sein de l’unique escadrille de chasse du Service Aéronautique de la Force Publique. Ces appareils sont toujours en service à la fin du second conflit mondial, jouant les prolongations jusqu’à leur remplacement peu avant l’indépendance du Congo belge par des North American P-51 Mustang.

Hawker Hurricane trois vues 2

Caractéristiques Techniques du Hawker Hurricane Mk IIC

Type : chasseur-bombardier monoplan monomoteur

Masse à vide 2605kg en charge 3480kg maximale au décollage 3950kg

Dimensions : longueur 9.84m envergure 12.19m hauteur 4m

Motorisation : un moteur en ligne Rolls-Royce Merlin XX de 1185ch à 6400m

Performances : vitesse maximale 547km/h à 6400m distance franchissable 965km plafond opérationnel 10970m

Armement : huit mitrailleuses de 7.7mm Browning dans les ailes deux bombes de 500kg ou quatre de 250kg ou des roquettes.

24-Armée de l’air (9)

Dewoitine D-520

Le Dewoitine D-520 est au printemps 1940 le chasseur le plus moderne de l'armée de l'air

Le Dewoitine D-520 est au printemps 1940 le chasseur le plus moderne de l’armée de l’air

En juin 1936, l’armée de l’air lança un nouveau programme de chasseur C1 (monoplace) inspiré par l’apparition outre-Manche des Spitfire et des Hurricane.

Ce programme demandait un chasseur monoplace pouvant atteindre 500 km/h à 4000m avec pour armement soit un canon et deux mitrailleuses ou deux canons.

Rapidement, la vitesse maximale fût portée à 520 km/h pour éviter qu’un appareil bon au moment de sa conception soit périmé au moment de sa mise en service.

Emile Dewoitine associé aux ingénieurs Robert Castello et Jacques Henrat proposa un appareil qui ne fût accepté dans le cadre du programme technique A23 que le 12 janvier 1937. Le Dewoitine D-520 fût confronté au Morane-Saulnier MS-450, le Loire-Nieuport 60 (futur CAO-200), le Caudron-Renault 780 et bientôt le Bloch MB-152/MB-155 et l’Arsenal VG-33.

Suite aux nationalisations du Front Populaire, les usines Dewoitine furent intégrées à la Société Nationale des Constructions Aéronautiques du Midi (SNCAM) en mars 1937. Deux prototypes furent commandés le 3 avril 1938, le premier prototype décollant pour la première fois à Toulouse-Francazal le 2 octobre 1938 suivit à la fin du mois de janvier par le prototype n°2 et par le prototype n°3 le 5 mai 1939.

Les débuts furent difficiles mais le destin fût favorable au D-520 car au moment où il termine ses essais au CEMA de Villacoublay, le VG-33 et le MS-450 n’ont pas encore volés, le MB 151/152 se révèle très décevant et le Caudron-Renault 780 à été tout simplement abandonné.

En mars 1939, une première commande de 200 appareils est passée suivit rapidement d’une deuxième commande pour 510 appareils supplémentaires portant le nombre d’appareils à livrer à 710.

D’autres commandes vont porter le nombre d’appareils produits à 1000, les derniers D-520 étant produits à l’automne 1942, les appareils en question étant des D-520 et des D-790 _sa variante embarquée_ destinée à la Marine.

Schéma du Dewoitine D-790, version navalisée du D-520

Schéma du Dewoitine D-790, version navalisée du D-520

Au printemps 1940, seul le GC I/3 _précédement équipé de MS-406_ était effectivement opérationnel sur ce nouvel appareil, les GC II/3 et GC II/7 étant en cours de transformation sur Dewoitine D-520.

Ultérieurement, cinq groupes de chasse équipés de MS-406 vont recevoir le D-520 portant le nombre de groupes équipés à huit :

-Le GC III/3 est transformé entre juin et septembre 1940

-Le GC III/6 est transformé entre octobre et décembre 1940

-Le GC II/6 est transformé entre janvier et mars 1941

-Le GC III/7 est transformé entre avril et juin 1941

-Le GC I/6 est transformé entre juillet et septembre 1941

-Un GC I/7 est recré en janvier 1942 avec le Dewoitine D-520 portant le nombre de groupes équipés à neuf.

Ces unités étaient toujours équipés de cet appareil en septembre 1948 bien que leur conversion sur D-551 était prévue mais perturbée par le déclenchement du second conflit mondial. A noter cependant que des améliorations a minima ont été apportés à l’appareil avec un nouveau capot d’hélice, des radiateurs assurant un meilleur refroidissement……. .

A ces 243 appareils stationnés en métropole s’ajoute également des unités déployées dans l’Empire et des appareils mis en oeuvre par l’Aviation Navale.

Le Groupe Régional de Chasse de Corse (GRC appelé également GC I/13) disposant de 36 Dewoitine D-520 répartis en quatre escadrilles (deux à Solenzara et deux à Campo del Oro) reçoit ses appareils entre décembre 1941 et janvier 1942.

Le GC I/12 déployé à Than-Son-Nhut près de Saïgon reçoit ses appareils au printemps 1944 en remplacement de ses Curtiss H-75.

Ses 36 appareils sont rejoints par 72 autres appareils opérationnels pour équiper les GC II/12 stationné à Hanoï et le GC III/12 stationné à Tourane soit un total de 108 appareils pour l’Indochine sans compter un nombre équivalent comme volant de fonctionnement, l’éloignement et le climat ayant convaincu le commandement de prévoir une réserve d’attrition très importante.

Quand à l’Aéronavale, elle disposait de soixante appareils répartis en cinq escadrilles de douze appareils plus soixante-douze appareils de réserve.

Cela nous donne donc au total 387 appareils en service dans l’armée de l’air plus 60 en service dans la marine auxquels il faut ajouter les trente-deux D-790, sa version embarquée soit un total de 479 appareils en ligne plus 180 appareils de réserve immédiate, portant le total à 759, laissant 241 stockés sous cocon (ce qui signifie qu’il faudrait une à deux semaines pour les rendre opérationnels) soit un total général et définitif de 1000 appareils.

Caractéristiques Techniques du Dewoitine D-520

Type : chasseur monoplace monomoteur

Poids : à vide 2123kg en charge 2677kg

Dimensions : envergure 10.20m longueur 8.60m hauteur 2.56m

Motorisation : un moteur en ligne Hispano-Suiza 12Y45 12 cylindres en ligne dévellopant 935ch au décollage entrainant une hélice tripale

Performances : vitesse maximale 529 km/h à 4000m autonomie maximale 998km plafond pratique 11000m

Armement : un canon Hispano-Suiza HS 404 de 20mm alimenté à soixante obus tirant dans l’axe de l’hélice et deux mitrailleuses de 7.5mm MAC34 dans chaque aile avec 675 coups chacune

Morane-Saulnier MS-406

Morane-Saulnier MS-406

Morane-Saulnier MS-406

Chasseur le plus important numériquement parlant en septembre 1939, le Morane-Saulnier MS-406 est issu du programme C1 envoyé aux avionneurs en juillet 1934.

Il demandait un chasseur allant à 400 km/h avec un armement composé d’un canon et deux mitrailleuses ou de deux canons voir encore de quatre mitrailleuses pour remplacer les Dewoitine D-371, Dewoitine D-500 et Loire 46.

Le Dewoitine D-500 et ci-dessous le Loire 46 furent deux des avions remplacés par le Morane-Saulnier MS-406

Le Dewoitine D-500 et ci-dessous le Loire 46 furent deux des avions remplacés par le Morane-Saulnier MS-406

Loire 46

Le projet fût amendé par deux fois au cours de l’année 1934 avant d’être définitivement gelé en novembre 1935, le programme réclamant cette fois un chasseur allant à 450 km/h, l’autonomie accrue tout comme le plafond fixé à 11500m.

De nombreux projets sont présentés comme le Dewoitine D-513, le Loire 250, le Nieuport 161, le Romano 130, le Bloch MB-150 et le Morane-Saulnier MS-405 mais seuls les deux derniers seront réalisés et surtout produits en série.

Le premier prototype du MS-405 effectue son premier vol le 8 août 1935 et après des essais satisfaisants est acheté par l’Etat en novembre 1936, s’illustrant au salon aéronautique de Bruxelles en juin 1937 ce qui suscita l’intérêt de la Chine, de la Suisse et de la Turquie.

Aux deux prototypes et aux quinze appareils de pré-série (fabriqués entre février et juin 1938) succédèrent des appareils de série connus sous le nom de MS-406, le MS-405 n°4 servant de prototype de cette version. Ces appareils étant produits par trois usines, principalement Puteaux, Tarbes et Bouguenais après la nationalisation.

La première commande est passée en avril 1937, 50 MS-405 étant commandés puis transformés ultérieurement en MS-406. Les commandes succedèrent ensuite tant était lamentable l’état de la chasse française.

Quand la guerre de Pologne éclate, 600 exemplaires ont été produits, chiffre qui passe à 1000 exemplaires en juin 1940 et enfin 1100 exemplaires quand la production est arrêtée en septembre 1940.

Cet appareil connu comme le «meilleur chasseur du monde» est rapidement dépassé par les progrès fulgurants de l’aviation et l’armée de l’air prend rapidement la décision de le remplacer par des appareils plus modernes.

A son apogée, le Morane-Saulnier MS-406 équipait treize groupes de chasse :

-Le GC III/3 ultérieurement transformé sur le Dewoitine D-520

-Le GC II/2 ultérieurement transformé sur Arsenal VG-33

-Le GC III/2 ultérieurement transformé sur Arsenal VG-33

-Le GC III/1 ultérieurement transformé sur Arsenal VG-33

-Le GC I/2 est ultérieurement transformé sur Arsenal VG-33

-Le GC II/6 est ultérieurement transformé sur Dewoitine D-520

-Le GC III/7 est ultérieurement transformé sur Dewoitine D-520

-Le GC III/6 est ultérieurement transformé sur Dewoitine D-520

-Le GC II/7 est ultérieurement transformé sur Dewoitine D-520

-Le GC I/6 est ultérieurement transformé sur Dewoitine D-520

-Le GC II/3 est ultérieurement transformé sur Dewoitine D-520

-Le GC I/10 déployé en AFN est ultérieurement transformé sur Arsenal VG-39

-Le GC I/7 (ultérieurement baptisé GC I/11) et déployé au Levant remplace ses MS-406 par des Curtiss H-75. (Un GC I/7 est ultérieurement recréé sur D-520 pour permettre à la 7ème EC d’avoir trois groupes homogènes).

Le remplacement des MS-406 est achevé en janvier 1943 mais tous ne sont pas feraillés. En effet, 500 appareils sont transformés en MS-410.

Par rapport au MS-406, le «nouvel appareil» reçoit une alimentation en bandes rechauffés pour éviter les pannes liées au givre, le remplacement du collimateur, l’installation d’un radiateur fixe, l’installation de pipes d’échappement à effets propulsifs, l’installation d’une hélice Ratier ce qui augmenta la vitesse de 40 km/h.

Ces appareils vont équiper les douze Escadrilles Régionales de Chasse (ERC) déployées en métropole avec 144 exemplaires sur les 500 transformés. 200 furent conservés comme volant de fonctionnement et les 156 restants furent revendus à des pays étrangers comme la Suisse et la Turquie. Les MS-410 furent retirés du service à l’automne 1946.

Caractéristiques Techniques du Morane-Saulnier MS-406

Type : chasseur monoplace monomoteur

Poids : à vide 1895kg maximal 2540kg

Motorisation : un moteur en ligne Hispano-Suiza 12Y-31 12 cylindres dévellopant 860ch au décollage entrainant une hélice Chauvière de 3m de diamètre

Performances : vitesse maximale 486 km/h à 5000m Autonomie maximale 1100km Plafond pratique 9400m

Armement : un canon Hispano-Suiza HS-9 de 20mm tirant à travers l’axe de l’hélice avec soixante obus et deux mitrailleuses MAC-34 de 7.5mm dans chaque aile

24-Armée de l’air (7)

Bloch MB-152

Bloch MB-152

Bloch MB-152

Al’origine du Bloch MB-152 et de son dérivé MB-155, se trouve le programme C1 de chasseur monoplace qui réclamait un chasseur capable d’atteindre 400 km/h à l’altitude de rétablissement.

Ce programme modifié à plusieurs reprises allait donner naissance à la majorité des chasseurs monoplaces en service en septembre 1939 et bien au delà.

Plusieurs projets de chasseurs monoplaces furent proposés à l’armée de l’air qu’il s’agisse du Loire 250, du Dewoitine D-513, le Nieuport 161, du Morane-Saulnier MS-405 et du Bloch MB-150 mais seuls les deux premiers allaient aboutir à une production en série sous une forme dérivée (MS-406 pour le premier, MB-151 et 152 pour le second).

Dire que le Bloch MB-150 est né sous de mauvais auspices c’est un euphémisme car le jour de son vol inaugural, le 17 juillet 1936, l’appareil refusa de s’arracher du sol !

Cela entraina l’abandon temporaire du projet et il fallut attendre 1937 pour que le projet soit repris bien que le MS-405 ait été choisit par l’Etat pour être produit en série sous le nom de MS-406.

Modifié, le nouveau MB-150 effectue son premier vol le 29 septembre 1937 et se révèle un appareil facile à piloter mais sous-motorisé, il peine à atteindre la vitesse demandée.

Néanmoins le dévellopement continue avec la commande en janvier 1938 de trois prototypes baptisés MB-152, MB-153 et MB-154 pour tester trois motorisations différentes.

En mars, 25 appareils de pré-série et 450 options sont commandées pour se couvrir des retards importants du MS-406.

Le dévellopement de l’appareil fût encore ralentie par la décision de reprendre le design de l’appareil à zéro pour faciliter la production, le MB-150 devenant à cette occasion le MB-151.

Effectuant son premier vol le 18 août 1938, cette version se révéla meilleure que les précédentes mais uniquement dans une certaine médiocrité ce qui explique que la production de cette version fût très limitée soit 144 appareils (85 pour l’armée de l’air, 30 pour l’aéronavale, 4 pour essais à la SNCASO et 25 à l’armée de l’air grecque).

Le MB-152 allait donc être la principale version de série de cette famille. Effectuant son premier vol le 15 décembre 1938, cet appareil est commandé à 432 exemplaires (407 de série et 25 de pré-série), chiffre qui aurait du passer à 932 avec une commande de guerre de 500 exemplaires mais cette commande fût annulée en décembre 1939 suite à la fin prématurée de la guerre de Pologne.

La production fût comme pour les autres appareils de l’époque désespérement lente et en mai 1939, seulement 22 appareils MB 151/152 avaient été produits et dix livrés à l’armée de l’air !

Au final, ce sont 488 MB-152 qui allaient être produits par la SNCASO, appareils qui allaient équiper un total de huit groupes de chasse :

-Le Groupe de Chasse n°1 de la 1ère Escadre de Chasse ou GC I/1

-Le Groupe de Chasse n°2 de la 1ère Escadre de Chasse ou GC II/1

-Le Groupe de Chasse n°2 de la 10ème Escadre de Chasse ou GC II/10

-Le Groupe de Chasse n°3 de la 10ème Escadre de Chasse ou GC III/10

-Le Groupe de Chasse n°1 de la 8ème Escadre de Chasse ou GC I/8

-Le Groupe de Chasse n°2 de la 8ème Escadre de Chasse ou GC II/8

-Le Groupe de Chasse n°2 de la 9ème Escadre de Chasse ou GC II/9

-Le Groupe de Chasse n°3 de la 9ème Escadre de Chasse ou GC III/9

Cela nous donne un total de 216 appareils laissant pas moins de 272 appareils en stock comme volant de fonctionnement et remplacement des appareils perdus.

Le MB-152 se révélant vite dépassé, są production ne va pas s’etendre au delà de la commande passée fin 1938 début 1939.

Si la production s’arrête en décembre 1940, son remplacement par le MB-155 commence dès le mois de septembre 1940 et s’achève en janvier 1942.

Sur les 488 exemplaires produits, 216 appareils furent mis en ligne au plus fort du court service du MB-152.

Sur les 216 appareils en service, 80 furent perdus pour cause diverses et remplacés par des appareils stockés réduisant la flotte totale à 408 appareils.

Sur ces 408 appareils restants, 100 furent réformés pour usure et défaux structurels, 250 transformés en MB-155 et 58 stockés comme MB-152 ou utilisés comme appareils d’entrainement ou de tests.

 Caractéristiques Techniques du Bloch MB-151

Type : chasseur monoplace monomoteur

Poids : à vide 2070kg en charge 2522kg

Dimensions : envergure 10.52m longueur 9.10m hauteur 3.96m

Motorisation : moteur Gnôme-Rhône 14 N-11 ou N-35 14 cylindres en étoile refroidit en air développant 865ch au décollage (920ch à 3000m) entrainant une hélice Gnôme-Rhône métallique tripale de 3.05m de diamètre

Performances : vitesse maximale 470 km/h à 5000m Autonomie maximale 650km Plafond : 10080m

Armement : quatre mitrailleuses MAC-34 de 7.5mm (deux dans chaque aile) alimentée à 300 coups chacune

Caractéristiques Techniques du Bloch MB-152

Type : chasseur monoplace monomoteur

Poids : à vide 2100kg en charge 2800kg

Dimensions : envergure 10.57m longueur 9.10m hauteur 3.96m

Motorisation : moteur Gnôme-Rhône 14 N-25 ou N-49 14 cylindres en double étoile refroidit en air développant 1130/1180ch au décollage et 1000/1070ch à 3000 mètres entrainant une hélice Gnôme-Rhône ou Chauvière métallique tripale de 3m de diamètre

Performances : vitesse maximale 482 à 510 km/h à 5000m Autonomie maximale à 5500m : 540/580km Plafond : 10300/11050m

Armement : chaque aile dispose de deux mitrailleuses de 7.5mm MAC 34 alimentées à 300 coups chacun et un canon de 20mm Hispano-Suiza HS 404 alimenté à 60 coups

Bloch MB-155

Bloch MB-155

Bloch MB-155

Comme nous venons de le voir, la genèse du MB 150/151/152 à été compliquée et le MB-152 était un appareil loin d’être parfait ce qui explique są carrière très courte dans l’armée de l’air française.

Le 3 avril 1940, le prototype du MB-155 effectue son premier vol. Cet appareil est un MB-152 sensiblement modifié avec un capot moteur plus large, un poste de pilotage décalé vers l’arrière pour conserver le même centre de gravité après la mise en place d’un réservoir plus important.

Le moteur Gnôme-Rhône 14 N-49 du MB-152 est conservé mais les jambes de force de l’empennage horizontal sont supprimés et il est le premier appareil où les canons étaient alimentés en bande-chargeurs et non plus en chargeurs tambours.

A l’origine, il était prévu 400 MB-155 neufs mais au final, l’armée de l’air préféra privilégier des appareils plus modernes et surtout au potentiel d’évolution plus important. Aussi seuls 150 exemplaires neufs furent construits, les autres étant des reconstructions de MB-152.

Ces MB-155 équipèrent six groupes précédement équipés de MB-152, les premiers appareils étant livrés en septembre 1940 et les derniers en janvier 1942 aux 8ème et 9ème Escadre (les groupes de chasse de la 1ère escadre recevant le VG-33 et la 10ème le VG-39).

A partir de septembre 1943, les huit groupes équipés commencent leur transformation sur un appareil plus moderne en l’occurence le Bloch MB-157 sans conteste le meilleur chasseur français en service en septembre 1948 avec son dérivé, le MB-159. Cette transformation qui devait s’achever en mars 1945 ne sera terminée qu’en septembre de la même année.

En septembre 1948, les seuls MB-155 encore en service dans l’armée de l’air sont les vingt-sept appareils déployés à Djibouti au sein du Groupe de Chasse Colonial de l’Afrique Equatoriale Française (AEF).

Caractéristiques Techniques du Bloch MB-155

Type : chasseur monoplace monomoteur

Poids : à vide 2140kg en charge 2900kg

Dimensions : envergure 10.57m longueur 9.10m hauteur 3.96m

Motorisation : moteur Gnôme-Rhône 14 N-49 14 cylindres en double étoile refroidit en air développant 1100ch entrainant une hélice Gnôme-Rhône ou Chauvière métallique tripale de 3m de diamètre

Performances : vitesse maximale 520 km/h à 5000m Autonomie maximale à 5500m : 1050km Plafond : 11740m

Armement : chaque aile dispose de deux mitrailleuses de 7.5mm MAC 34 alimentées à 300 coups chacun et un canon de 20mm Hispano-Suiza HS 404 alimenté à 60 coups