Italie (74) Regia Esercito (24)

Fiat L-6/40

Fiat L6-40 6.jpg

Appelé également Carro Armato L-6/40, ce char léger était l’équivalent pour la Panzerwafe du Panzer II sauf que son homologue allemand est apparu au début des années trente et non en 1940 comme pour son homologue italien.

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23-Armée de terre Ligne Maginot (33)

Secteur Fortifié de Colmar

L’organisation de ce secteur fortifié repose sur les mêmes principes que le Secteur Fortifié du Bas Rhin. La densité des casemates y est à peine plus élevée que dans le SFBR, le point le plus solide étant les abords des ponts qui relient Breisach (Allemagne) à Neuf-Brisach (France) et ouvrent la route de Colmar à l’assaillant.

Sur le plan organisationnel, ce SF est divisé en deux sous-secteur, le sous-secteur d’Elsenheim défendu par le 42ème RIF et le sous-secteur de Dessenheim défendu par le 28ème RIF.

Après la démobilisation, seul le premier est maintenu en ligne pour couvrir tout le secteur avec l’aide du 242ème RI de SF, un régiment mobilisé en septembre 1939 et maintenu en ligne avec un bataillon complet et un bataillon allégé.

Sous-secteur d’Elsenheim

-La 1ère ligne de casemates (casemates des berges) est composée du nord au sud successivement d’un abri actif (exemplaire unique) défendu par une cloche GFM et une cloche M, de deux Abris type A1 Cl défendus chacun par une cloche GFM, une casemate simple type M1P disposant d’un créneau JM/13.2, d’un créneau JM et d’une cloche GFM, une casemate type M2P disposant de deux créneaux JM/13.2, de deux créneaux JM et d’une cloche GFM, un Abri type A2 Cl défendu par une cloche GFM et de cinq casemates type M2F disposant de deux créneaux JM/13.2, de deux créneaux JM et d’une cloche GFM.

-La 2ème ligne ou ligne des abris dispose d’un abri type A2Cl défendu par une cloche GFM, un abri type A3 sans cloche et un abri type A3 Cl avec une cloche GFM.

-La 3ème ligne ou ligne des villages avec quatre casemates CORF type SFBR disposant de deux créneaux JM/AC 47, deux créneaux JM et une cloche GFM, deux casemates CORF type SFBR spécial avec en plus des précédents une cloche M et trois casemates type M2F.
Sous-secteur de Dessenheim

Canon antichar de 47mm en position. Le canon est mobile, pouvant être remplacé si nécessaire par un JM

Canon antichar de 47mm en position. Le canon est mobile, pouvant être remplacé si nécessaire par un JM

-La 1ère ligne de casemates comprend dans ce sous-secteur successivement deux casemates type M2F, un abri type A1 Cl, une casemate type M1F, un casemate simple flanquant vers le sud avec un créneau JM/AC 47, un créneau JM et une cloche GFM et sept casemates type M2F.

-La 2ème ligne ou ligne des abris comprend un abri type A3Cl, un abri type A2 allongé sans cloche, une casemate type M2F et deux abris type A2Cl.

-La 3ème ligne dispose de treize casemates CORF type M2F et un casemate type spécial disposant de deux créneaux JM/AC 47, deux créneaux JM et une cloche GFM.

Secteur Fortifié de Mulhouse

Ce secteur fortifié représente une vraie dualité avec une partie nord de Rumersheim à Hombourg organisée d’une façon assez semblable à celle des SF Bas Rhin et Colmar et une partie sud dont la mise en défense est gênée par les traités de 1815 qui interdisent toute fortification à moins de trois lieues (environ 12km) de Bâle.

Ces contraintes génèrent une trouée qui pourrait être mise à profit par un assaillant pour exploiter sa percée. Pour limiter ce risque, la 7ème RM fait construire une position légère en arc de cercle autour de Bâle en respectant les interdictions du traité.

Cette bretelle qui demarre à partir de Krembs se compose de quinze blockhaus STG pour l’infanterie et deux casemates d’artillerie. L’intervalle entre Krembs et Lombourg n’est couvert que par quelques ouvrages type MOM qui bénéficie de la forêt de la Hardt qui rend peu probable une percée allemande dans ce secteur.

Ce secteur fortifié dispose d’un sous-secteur, le sous-secteur de Schliebach armé par le 10ème RIF, un régiment mobilisé en septembre 1939 et maintenu en ligne après l’automne 1940.

Durant la période où le secteur fortifié de Mulhouse est devenu le 105ème DIF, existaient également le 8ème bataillon de mitrailleurs et le 371ème RI de secteur fortifié, régiments dissous à la démobilisation.

-La 1ère ligne ou ligne des berges est composée dans ce secteur de deux casemates doubles type M2P et deux casemates doubles type M2F armées de deux créneaux JM/13.2, de deux créneaux JM et d’une cloche GFM; d’un abri pour deux groupes,d’un abri PC et de deux abris pour un groupe.

-La 2ème ligne ou ligne des abris comprend une casemate double armée de deux créneaux JM/AC 47, deux créneaux JM, une cloche M et deux cloches GFM et une casemate simple flanquant vers le sud disposant d’un créneau JM/AC 47, d’un créneau JM et d’une cloche GFM.

-La 3ème ligne ou ligne des villages dispose de deux casemates doubles type CORF armés de deux créneaux JM/AC 47, de deux créneaux JM et d’une cloche GFM, de deux casemates doubles type CORF armés de deux créneaux JM/13.2, de deux créneaux JM et une cloche GFM et de deux blockhaus doubles type STG.

-La Bretelle de Kembs disposent au final de quinze blockhaus STG armés de deux créneaux JM/AC 47, de deux créneaux JM et d’une cloche GFM plus deux blockhaus d’artillerie pour canons de 75mm.

Secteur Fortifié d’Altkirch

Initialement, la Haute-Alsace devait être traitée comme le reste de la frontière allemande avec des ouvrages puissants afin d’éliminer la hantise d’un envellopement par le sud du dispositif français ou hypothèse suisse.

Cette hypothèse étant à l’époque (fin des années vingt), la moins probable, les travaux sont repoussés en deuxième urgence. Il faut attendre 1934 pour que les autorités politiques et militaires se penchent à nouveau sur la fortification de la région avec mine de rien de grandes ambitions.

On prévoit ainsi la construction de quatre ouvrages d’artillerie dont un aurait du comporter douze blocs (ce qui en aurait fait un des plus puissants de la ligne), six ouvrages d’infanterie et soixante-huit casemates.

Hélas ce projet est à nouveau ajourné et la 7ème région militaire, suivant les instructions de Daladier fin 1936 décide d’organiser la région avec de la «fortification camelotte» pour tenir les hauteurs à l’ouest de Bale, toujours en dehors des limites neutralisées par le traité et pour neutraliser les voies d’accès menant à Belfort.

Les travaux comprennent la réalisation de trois centres de résistance à Sierentz, Bettlach-Oltingue et Roedersdorff-Blochmont où sont construits sept casemates d’artillerie pour canons de 75mm modèle 1897/33 et dix blockhaus STG (deux canons de 47mm de marine, deux mitrailleuses de 8mm et deux FM par blockhaus).

En 1937, la construction de trois nouveaux centres de résistance est étudiée (Stetten, Ranspach-le-Haut et Trois-Maisons) mais finalement, on préfère construire une ligne de casemates s’appuyant sur les centres de résistance existants.

On trouve également dans ce secteur douze positions d’artillerie (155L et 240 modèle 1884) pour interdire les ponts de Bâle et de Huningue.

En 1939, cette position est prolongée par un tronçon de treize blockhaus, deux observatoires et quatorze abris de part et d’autres du Glaserberg.

Sur le plan organisationnel, le SF d’Altkirch est divisé en deux sous-secteurs, le premier le sous-secteur de Franken est tenu par le 171ème RIF alors que le sous-secteur de l’Ill est tenu par le 12ème RIF.

Le premier régiment qui est un régiment d’active reste en ligne tout comme le 12ème RIF qui est cependant transféré au SF de Montbeliard, le 171ème RIF assurant la garde du sous-secteur de l’Ill, un nouveau régiment devant être créé en cas de guerre à partir de la compagnie de gardiennage.

Sous-secteur de Franken

Ce sous-secteur dispose de trente-deux blockhaus type STG avec successivement du nord au sud, trois casemate d’artillerie pour deux matériels de 75mm 97/33 flanquant à droite, un blockhaus simple flanquant vers le nord, un blockhaus simple flanquant vers le sud, trois blockhaus doubles, un blockhaus simple flanquant vers le nord, huit blockhaus doubles dont 2 équipés de deux cloches GFM, les autres n’en possédant qu’une.

On trouve également un blockhaus double allégé avec deux créneaux de mitrailleuses et une cloche Pamart, un blockhaus double, un blockhaus simple allégé flanquant vers le nord, deux blockhaus doubles allégés, un blockhaus double équipé de deux cloches GFM, une casemate d’artillerie pour deux matériels de 75mm 97/33 flanquant à gauche, un blockhaus double, quatre blockhaus doubles allégés, une casemate d’artillerie pour deux matériels de 75mm 97/33 flanquant à gauche et deux blockhaus doubles.

Canon de 75mm modèle 1897 modifié 1933. Insatisfaisant pour le service campagne, il fût relégué sur la Ligne Maginot

Canon de 75mm modèle 1897 modifié 1933. Insatisfaisant pour le service campagne, il fût relégué sur la Ligne Maginot

Sous-secteur de l’Ill

Ce sous-secteur dispose de cinq casemates STG (une casemate d’artillerie pour deux matériels de 75mm 97/33 flanquant à gauche, un blockhaus double avec deux cloches GFM, une casemate d’artillerie pour deux matériels de 75mm 97/33 flanquant à gauche, un blockhaus double avec une cloche GFM et un blockhaus double allégé avec deux créneaux de mitrailleuses), des barrages de route avec canons de 47mm sous blockhaus et mitrailleuses de 8mm sous coupoles mobiles ainsi que quatre positions d’artillerie : huit emplacements pour canons de 155L modèle 1916 avec six abris, quatre emplacements pour canons de 240 Saint Chamond avec 4 abris.

Le Glaserberg

Ligne fortifiée type MOM avec treize blockhaus, deux observatoires et quatorze abris

Secteur Fortifié de Montbeliard

Pas d’organisations spécifiques mis à part les vieux forts type Seré de Rivière qui sont modernisés à minima et armé par le 12ème RIF.

Secteur Fortifié du Jura Central

Ce secteur est d’une faible valeur défensive avec des forts type Seré de Rivière (Larmont, Joux et Saint Antoine), quelques blocs et sept casemates STG. Ils doivent être occupés en temps de guerre par les 81ème et 91ème Bataillons Alpins de Forteresse créés au printemps 1944.

23-Armée de terre Ligne Maginot (32)

Secteur Fortifié du Bas-Rhin

Casemate du Rhin avec sa cloche GFM

Casemate du Rhin avec sa cloche GFM

La défense du Rhin valorise une zone de défense particulièrement propice avec un fleuve large d’environ 200m, des marigots et des bras morts, des forêts, milieu humide favorisé par des crues régulières. De plus à trois ou quatre kilomètres du fleuve, on trouve du canal du Rhône au Rhin, le fleuve en lui même étant franchit par seize ponts et dix-sept bacs.

Ce milieu favorable à la défense est cependant contrarié par le statut international du fleuve, le projet de canal d’Alsace (début des travaux en 1928) sans oublier les servitudes des traités de 1815 qui frappent la zone frontière autour de Bâle (voir le SF de Mulhouse).

Deux conceptions vont s’opposer : une défense sur les digues du Rhin et une défense en arrière de la forêt du Rhin, deux conceptions jamais réellement tranchées. Seul point d’accord entre les deux écoles : il faut réaliser ces défenses en fortification permanente et non durant une période de tension.

L’organisation défensive du Rhin est intégrée à la loi-programme de 1929 bien que le CORF ne fasse que reprendre à son compte les projets initiés par les chefferies du génie de Strasbourg et de Mulhouse (direction du génie de Belfort).

La défense de la plaine d’Alsace repose sur trois lignes de défense plus ou moins complètes à base d’organes standard, sans étage inférieur en raison de la faible profondeur où se trouve la nappe phréatique.

Sur le fleuve même, les berges sont tenues par une 1ère ligne discontinue de petits casemates (300 à 450 m²), sans sous-sol vulnérables au feu ennemi et aux inondations du fleuve. Ces casemates de mitrailleuses doivent interdire le franchissement du fleuve. La forêt du Rhin étant assez touffue, ces casemates ne défendent que les pénétrantes. A quelques exceptions prêts, ces casemates sont armés de jumelages Reibel et de la mitrailleuse de 13.2mm.

Blockhaus Garchery

Blockhaus Garchery

En raison du caractère discontinu de cette 1ère ligne, le général Garchery alors inspecteur de la 7ème région militaire prescrit la construction d’une série de blocs doubles d’un type particulier appelés Blocs G ou Blocs Garchery sur le bord même du fleuve tous les 800 à 1000m. Ces blocs sont armés d’un FM ou d’une mitrailleuse de 8mm puis de 7.5mm. La 20ème Région Militaire à aussi complété les ouvrages CORF par des blocs de différents types et en barrant les ponts par des obstacles De Cointet.

A moins d’un kilomètre en retrait, court la 2ème ligne appelée également «ligne de soutien» ou «ligne des abris», comportant un certain nombre d’organisations légères (abris type rectangulaire avec ou sans cloche) et trois casemates notamment sur les axes de pénétration depuis le fleuve. Cette ligne n’à pas de vrai valeur défensive et n’est destinée qu’à abriter les troupes de contre-attaque.

Au delà de la seconde ligne, s’étend la forêt du Rhin qui est en fait une zone marécageuse peu praticable de deux ou trois kilomètres de large. Au débouché de cette forêt, le long de la digue des hautes eaux, à été construite à partir de 1935, une ligne de petits blocs MOM de formes diverses qui constitue une défense intermédiaire entre les organisations de défense des berges et la LPR établie sur la ligne des villages. On trouve quelques cuves pour canons antichars et d’autres pour mortiers.

A deux ou trois kilomètres du fleuve, on trouve la 3ème ligne ou «ligne des villages» qui s’établit le long de la route reliant les villages qui se suivent le long du fleuve.

Les casemates type SFBR (Secteur Fortifié du Bas Rhin) sont des ouvrages plus lourds, plus grands (1000 mètres cubes), généralement identiques à savoir doubles avec une cloche GFM et parfois une cloche de mitrailleuse à action frontale. Cette ligne puissante manque cependant d’artillerie, les quelques casemate d’artillerie conçus pour accueillir des pièces de campagnes ne remplaçant pas de véritables ouvrages d’artillerie.

Le Secteur Fortifié du Bas-Rhin intègre également la défense de Strasbourg, défense basée sur deux casemates de berge, douze casemates, deux observatoires et l’obturation des ponts de Kehl (projet du 10 mars 1931) ainsi que par différents ouvrages type MOM en périphérie de l’agglomération.

Plus au sud, les défenses sont particulières faibles et ne sont pas renforcées avant le second conflit mondial, le terrain étant jugé peu propice à une exploitation rapide par l’ennemi.

Sur le plan de l’organisation, le SF du Bas Rhin dispose durant la guerre de Pologne de trois sous-secteurs chacun armés par un RIF, le sous-secteur d’Herllisheim défendu par le 70ème RIF, le sous-secteur de Strasbourg défendu par le 172ème RIF et le sous-secteur d’Erstein défendu par le 34ème RIF.

A cela s’ajoute les troupes de la Place de Strasbourg à savoir le 226ème RI de secteur fortifié qui reste mobilisé à Strabourg et le 226ème régiment régional qui lui aussi est pérennisé mais déployé en remplacement du 34ème RIF, un régiment de mobilisation dissous, le rôle du 226ème RR étant d’entretenir et d’assurer une défense d’urgence des ouvrages du secteur.

Sous-secteur d’Herllisheim (70ème RIF)

-Sur la 1ère ligne (casemates de berge), on trouve successivement du nord au sud, deux casemates simples type M1F armés d’un créneau JM/13.2, d’un créneau JM et d’une cloche GFM, de deux casemates double type M2F disposant de deux créneaux JM/13.2, de deux créneaux JM et d’une cloche GFM et de deux casemates simples type M1F armés d’un créneau JM/13.2, d’un créneau JM et d’une cloche GFM.

-Sur la 2ème ligne dite ligne des abris on trouve dans ce sous-secteur, un abri A2 Cl défendu par une cloche GFM et deux abris A1 Cl eux aussi défendus par une cloche FM.

-Sur la 3ème ligne dite ligne des villages on trouve cinq casemates doubles type SFBR disposant de deux créneaux JM/AC 47, deux créneaux JM et une cloche GFM.

Sous-secteur de Strasbourg (172ème RIF)

Le 172ème RIF dispose de deux CEC (Compagnies d’Equipage de Casemates), les 3ème et 4ème CEC qui se répartissent l’armement des ouvrages de la façon suivante :

-La 3ème CEC dispose de sept ouvrages CORF et d’un ouvrage STG. On trouve successivement du nord au sud cinq casemates doubles type M2F armés de deux créneaux JM/13.2, deux créneaux JM et une cloche GFM, un blockhaus de défense des ponts type STG et deux autres casemates doubles type M2F armés de deux créneaux JM/13.2, deux créneaux JM et une cloche GFM.

-La 4ème CEC dispose de deux casemates doubles armés de deux créneaux JM/13.2, deux créneaux JM et une cloche GFM, une casemate simple type M1F armé d’un créneau JM/13.2, un créneau JM et une cloche GFM, deux casemates doubles armé de deux créneaux JM/13.2, deux créneaux JM et une cloche GFM, deux casemates simples type M1F armé d’un créneau JM/13.2, un créneau JM et une cloche GFM pour défendre la 1ère ligne alors que la 3ème ligne dispose de deux casemates CORF double armées de deux créneaux JM/AC 47, deux créneaux JM et une cloche GFM.

Sous-secteur d’Erstein (34ème RIF)

Le 34ème RIF dispose d’une 5ème CEC avec sur la 1ère ligne deux casemates simples type M1F armé d’un créneau JM/13.2, un créneau JM et une cloche GFM et une casemate simple type M2F avec deux créneaux JM/13.2, deux créneaux JM et une cloche GFM, sur la 2ème ligne avec deux abris A1 Cl défendus par une cloche GFM et sur la 3ème ligne de trois casemates CORF double armées de deux créneaux JM/AC 47, deux créneaux JM et une cloche GFM.

La 6ème CEC dispose sur la 1ère ligne d’une casemate simple type M2F avec deux créneaux JM/13.2, deux créneaux JM et une cloche GFM, d’un abri de type A1 cl défendu par un GFM et une une casemate simple type M2F avec deux créneaux JM/13.2, deux créneaux JM et une cloche GFM, aucun abri sur la 2ème ligne et sur la 3ème ligne deux casemates CORF double armées de deux créneaux JM/AC 47, deux créneaux JM et une cloche GFM et quatre casemates CORF double armées de deux créneaux JM/AC 47, deux créneaux JM, d’une cloche M et d’une cloche GFM.

21-Armée de terre (39)

Ces trente-deux bataillons doivent normalement former huit groupements tactiques de quatre bataillons placés sous l’autorité des armées déployées aux frontières. Ces groupements portent les numéros 501 à 508.

-La 1ère armée dispose du groupement de bataillons de chars 501  avec le 1er BCC (45 Renault R-40), le 11ème BCC (45 Renault R-35 mod.), le 24ème BCC (45 FCM-42) et le 34ème BCC, un bataillon de mobilisation équipé de 45 FCM-42.

-La 2ème armée dispose du groupement de bataillons de chars 502 avec le 2ème BCC (45 Renault R-40), le 10ème BCC (45 FCM-42), le 18ème BCC équipé de 45 FCM-42 et le 35ème BCC équipé de 45 Renault R-40, ces deux derniers bataillons étant des bataillons de mobilisation.

Hotchkiss H-39

Hotchkiss H-39

-La 3ème armée dispose du groupement de bataillons de chars 503 avec le 3ème BCC (45 Renault R-35 modernisés), le 13ème BCC (45 Hotchkiss H-39), le 21ème BCC (45 AMX-44) et le 36ème BCC (45 AMX-44), ces deux derniers bataillons étant des bataillons de mobilisation.

-La 4ème armée dispose du groupement de bataillons de chars 504 avec le 4ème BCC (45 FCM-42), le 12ème BCC (45 Renault R-40), le 23ème BCC (45 R-40) et le 38ème BCC (45 FCM-42), ces deux derniers bataillons étant des bataillons de mobilisation.

-La 6ème armée dispose du groupement de bataillons de chars 506 (le n°505 est réservé à un potentiel GBCC pour l’armée des Alpes) avec le 6ème BCC (45 Renault R-40), le 20ème BCC (45 Renault R-40), le 31ème BCC (45 AMX-44) et le 40ème BCC (45 AMX-44), ces deux derniers bataillons étant des bataillons de mobilisation.

-La 7ème armée dispose du groupement de bataillons de chars 507 avec le 7ème BCC (45 FCM-42), le 17ème BCC (45 Renault R-40), le 32ème BCC (45 FCM-42) et le 43ème BCC (45 Renault R-40), ces deux derniers bataillons étant des bataillons de mobilisation.

-La 8ème armée dispose du groupement de bataillons de chars 508 avec le 9ème BCC (45 FCM-42), le 22ème BCC (45 Hotchkiss H-39), le 33ème BCC (45 AMX-44) et le 48ème BCC (45 Renault R-40), ces deux derniers bataillons étant des bataillons de mobilisation.

-La 9ème armée dispose du groupement de bataillons 509 avec le 5ème BCC (45 Renault R-35 modernisés), le 16ème BCC (45 Renault R-40), le 29ème BCC (45 Renault R-40) et le 39ème BCC (Renault R-40).

Les Groupements de Reconnaissance de Division d’Infanterie (G.R.D.I.)

A la mobilisation de septembre 1939, les régiments de cavalerie indépendants sont dissous pour former des groupements de reconnaissance, des G.R.D.I ou Groupements de Reconnaissance de Division d’Infanterie et des Groupements de Reconnaissance de Corps d’Armée ou G.R.C.A.

Selon la note d’état-major du 6 août 1923, outre la «substance» des sept RC et des groupes de mitrailleuses, les centres mobilisateurs de la cavalerie mettent sur pied ces groupements tactiques chargés d’éclairer les grandes unités et si nécessaire de mener des combats retardateurs.

Plus précisément, ces unités doivent rechercher le renseignement, prendre contact avec l’ennemi et assurer la sûreté des lignes de surveillance.

Au moment de la guerre de Pologne, sont mis sur pied cinq GRDI motorisés avec des automitrailleuses, deux GRDI motorisés sans automitrailleuses et soixante-deux GRDI type monté, quarante-six pour les divisions d’infanterie métropolitaines et seize pour les divisions d’infanterie nord-africaine et les divisions coloniales.

GRDI type normal

-Un état-major et un peloton de commandement (PC,transmissions, renseignement, éclaireurs motocyclistes, pionniers sapeurs)

Canon de 25mm Hotchkiss modèle 1934

Canon de 25mm Hotchkiss modèle 1934

-Un groupe de deux canons de 25mm antichars

-Un escadron hors-rang (ravitaillement, approvisionnement, dépannage, sanitaire)

-Un escadron de mitrailleuses et de canons antichars (quatre mitrailleuses de 8mm, deux mitrailleuses pour la DCA et deux canons de 25mm)

-Un escadron hippomobile de fusiliers avec un peloton de commandement (avec un mortier de 60mm), un groupe de deux mitrailleuses et quatre pelotons de fusiliers

-Un escadron de fusiliers motocyclistes avec un peloton de commandement (disposant d’un mortier de 60mm) et quatre pelotons de fusiliers motocyclistes

GRDI motorisé avec automitrailleuses

-Un état-major et un peloton de commandement (PC,transmissions, renseignement, éclaireurs motocyclistes, pionniers sapeurs)

-Un groupe de deux canons de 25mm antichars

-Un escadron hors-rang (ravitaillement, approvisionnement, dépannage, sanitaire)

-Un groupe d’escadrons de découverte avec un état-major, un escadron motocycliste (un peloton de commandement et quatre pelotons motocyclistes) et un escadron de découverte (un peloton de commandement et quatre pelotons de trois AMD puis ultérieurement quatre pelotons de quatre)

-Un groupe d’escadrons de reconnaissance avec un état major, un escadron motocycliste et un escadron de reconnaissance disposant de vingt AMR, modèle 33 ou 35, armées soit d’une mitrailleuse de 7.5 ou d’une mitrailleuse de 13.2mm.

AMR modèle 1933

AMR modèle 1933

-Un escadron de mitrailleuses et canons de 25mm avec un peloton de commandement, un peloton de mitrailleurs motocyclistes équipés de quatre mitrailleuses, un peloton de 4 canons de 25mm sur voitures blindées et un groupe de canons de 25mm sur camionnettes remplacées ultérieurement par des Renault ZT2 et ZT3 à canon de 25mm et mitrailleuse de 7.5mm, le premier en tourelle et le second en casemate.

GRDI motorisés sans automitrailleuses

Ce modèle ne concerne que les 2ème et 5ème GRDI qui ayant reçut leurs automitrailleuses et leurs chars légers fait que ce modèle disparaît début 1940. Pour mémoire voici comme un Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie de ce type était organisé :

-Un état-major et un peloton de commandement (PC, transmissions, renseignement, éclaireurs motocyclistes et pionniers sapeurs)

-Un escadron hors rang (ravitaillement, approvisionnement, dépannage, sanitaire)

-Un escadron de mitrailleuses et de canons antichars (huit mitrailleuses et quatre canons de 25mm)

-Deux escadrons de fusiliers motocyclistes avec un peloton de commandement (disposant d’un mortier de 60mm) et quatre pelotons de fusiliers motocyclistes.

16-Navires auxilaires (9)

G-Les inclassables : bâtiment-cible, voiliers-école et navires hydrographiques

Goelettes-écoles Etoile et Belle Poule

Bien que la voile appartient désormais à l’histoire de la marine de guerre, l’école de la voile pour la formation des marins est jugée indispensable ce qui explique la commande dans un lot complémentaire à la tranche 1930 de deux goélettes.

-L’Etoile est mise sur cale aux Chantiers navals de Normandie à Fecamp lancée le 7 juillet 1932 et mise en service en 1932

-La Belle Poule est mise sur cale  aux Chantiers navals de Normandie à Fecamp lancée le 8 février 1932 et mise en service en 1932.

Ces deux goelettes sont basées à Brest pour les élèves officiers de l’école navale.

Caractéristiques Techniques des goélettes-écoles

Déplacement : 225 tonnes Longueur hors tout 37.50m largeur 7.20m tirant d’eau 3.50m

Propulsion : 425 m² de voilure et un moteur Sulzer de 125ch

Performances : vitesse sur moteur 6 noeuds rayon d’action 1500 miles nautiques à 8 noeuds autonomie : 10 jours

Armement : aucun

Equipage : 20 membres d’équipage et 30 élèves

Ces deux goélettes sont complétés par le cotre Mutin basé à Saint Servan près de Saint Malo au sein de l’école de pilotage.

-Le Mutin est commandé aux chantiers Florimond Guignardeau des Sables d’Olonnes le 10 novembre 1926. Il est mis en service le 19 mars 1927 et toujours en service en septembre 1948.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : lège 40 tonnes standard 57 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 33m longueur à la flottaison 21m maitre bau 6.35m tirant d’eau 3.40m tirant d’air 21m

Propulsion : 240 m² de voilure et un moteur diesel Baudoin de 112ch

Performances : vitesse maximale 6 noeuds distance franchissable 585 nautiques

Equipage : 12 hommes

Transport de littoral Golo

Pour remplacer le vieux transport Loiret, la marine nationale fait financer à la tranche 1931 un petit cargo officiellement appelé transport de littoral.

-Le Golo est mis sur cale aux Forges et Chantiers de Gironde (FCG) à Bordeaux en 1932 lancé le 8 juillet 1933 et mis en service en 1934.

Basé Toulon jusqu’en décembre 1939, il est redéployé en janvier 1940 à Bizerte pour soutenir la 6ème Escadre Légère effectuant du cabotage entre Tunis, Bizerte, Gabès et Sfax.

Du 5 février au 15 mars 1941, il est échoué au bassin n°1 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour un grand carénage destiné à une remise en état complète. Après des travaux complémentaires, il est armé pour essais le 26 mars, sortant pour essais le 27 mars puis pour remise en condition du 29 mars au 5 avril 1941.

Du du 3 mai au 15 juin 1944, le Golo subit un nouveau grand carénage en étant échoué dans le bassin n°2 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 1er juillet, sortant pour essais le 2 juillet puis pour remise en condition du 4 au 12 juillet 1944.

Le 24 septembre 1946, le Golo appareille en compagnie du croiseur léger Emile Bertin, des torpilleurs légers de la 3ème DT ( L’Alsacien Le Breton Le Corse et Le Tunisien), des contre-torpilleurs de la 11ème DCT (Mogador Volta Hoche) et du pétrolier Mékong pour une série une longue série d’exercice du 24 septembre au 2 octobre 1946.

Ils font escale à La Valette du 3 au 6 octobre pour se ravitailler en munitions et en vivres auprès du Golo qui les soutes vides regagna Bizerte pour un nouveau chargement. Le croiseur léger, les torpilleurs légers et les contre-torpilleurs reprennent la mer le lendemain pour un exercice de défense aérienne à la mer du 7 au 12 octobre au large de la Tunisie.

L’Emile Bertin fait ensuite escale à Patras du 13 au 16 octobre pendant que les torpilleurs légers et les contre-torpilleurs sont à Zanthe. Le 17 octobre, l’escadre française se réunit à la mer pour se ravitailler en carburant auprès du Mékong avant de gagner Le Pirée où ils font escale du 21 au 25 octobre avant un exercice avec la marine grecque jusqu’au 30 octobre quand les navires français sont à Thessalonique jusqu’au 5 novembre.

La compagnie de débarquement de l’Emile Bertin et des détachements des différents navires rendent hommage à l’Armée d’Orient en déposant une gerbe devant le monument aux morts. Il reprend la mer pour une escale à Istanbul du 6 au 10 novembre puis à Iskenderun du 13 au 17 novembre et à Beyrouth du 20 au 24 novembre. Après un exercice avec la DNL, la petite escadre fait escale à Haïfa en Palestine mandataire du 30 novembre au 3 décembre avant de rentrer à Bizerte le 7 décembre 1946.

Le Golo subit un nouveau grand carénage en étant échoué dans le bassin n°3 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah du 5 février au 14 mars 1947 pour une remise en état complète. Il est armé pour essais le 24 mars, sortant pour essais le 25 mars et pour remise en condition du 27 mars au 2 avril 1947.

Il était toujours en service en septembre 1948.

Caractéristiques Techniques du transport de littoral Golo

Déplacement standard : 2239 tW

Dimensions : longueur hors tout 89.75m largeur 13.50m tirant d’eau 4.76m

Propulsion : deux moteurs diesels dévellopant 1850ch et entrainant deux hélices

Vitesse maximale 12.5 noeuds

Armement : deux canons de 75mm modèle 1897, deux canons de 37mm et deux mitrailleuses de 8mm, ces deux dernières armes étant remplacées par six canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en trois affûts doubles.

Equipage : 80 officiers et marins

Transports côtiers

En septembre 1939, la marine nationale dispose encore de quatre navires de type Jacques Coeur mais aucun n’est utilisé comme patrouilleur. Le Champlain est un transport frigorifique, les Coetlogon et Forfait sont des transports côtiers et le Hamelin est un ravitailleur d’aviation.

Le Champlain est désarmé le 17 septembre 1942 puis vendu à la démolition, les Coetlogon et Forfait sont désarmés en juin 1941 et cédés à la marine marchande. Le Hamelin est désarmé le 5 janvier 1943 puis vendu à la démolition.

Aviso hydrographe Amiral Mouchez

Navire hydrographe financé la tranche 1932, l’Amiral Mouchez est également conçu pour servir d’aviso en cas de conflit. Sa construction est attribuée à l’Arsenal de Cherbourg plus habitué à construire des sous-marins que des navires de surface.

-L’Amiral Mouchez est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg en 1934 lancé le 3 août 1936 et mis en service en 1937.

Basé à Cherbourg, il sert durant la guerre de Pologne d’aviso en recevant deux canons de 100mm et des grenades ASM. A l’issue du conflit, il redevient au printemps 1940 aviso en perdant son armement.

A l’été 1948 alors que le conflit est plus une question de temps qu’autre chose, l’Amiral Mouchez est de nouveau armé, recevant un canon de 100mm modèle 1932 à l’avant, quatre canons de 37mm Schneider modèle 1941 en affûts simples et des grenades ASM pour mener des missions d’escorte au profit du trafic littoral Cherbourg-Le Havre-Boulogne-Calais et Dunkerque.

Caractéristiques Techniques de l’amiral Mouchez

Déplacement : standard 719 tW

Dimensions : longueur 62m largeur 10,30m tirant d’eau 3,35m

Propulsion : un moteur diesel Sulzer de 800ch

Vitesse maximale : 12 noeuds

Armement : (1939) deux canons de 100mm et des grenades ASM (1948) un canon de 100mm, quatre canons de 37mm en affûts simples et douze grenades ASM

Equipage : 81 officiers et marins

Bâtiment cible L’impassible

Si la flotte de l’Atlantique bénéficie du cuirassé Voltaire échoué sur la presqu’ile de Rhuys pour servir de cible de tir, la flotte de la Méditerranée ne bénéficie pas de ce luxe. On envisagea bien de faire de même avec l’Océan (ex-Jean Bart) mais l’ancien cuirassé coula à quai avant même qu’une décision définitive soit prise.

A la tranche 1936 est cependant financé la construction d’un bâtiment cible baptisé L’Impassible. Il va certes servir pour quelques écoles à feux de «routine» mais va surtout être utilisé depuis Toulon pour tester les nouveaux obus et les nouvelles torpilles soit comme cible mobile soit au mouillage pour tester l’impact militaire de certains charges.

-L’Impassible est mis sur cale à l’Arsenal de Lorient en 1938 lancé le 17 juin 1939 et mis en service le 4 juillet 1940. Il est basé à Toulon.

Déplacement standard : 2410 tonnes Dimensions : longueur hors tout 100m largeur 12m tirant d’eau 4m Puissance propulsive : 10000ch Vitesse maximale : 20 noeuds

15-Pétroliers et Ravitailleurs Rapides (6)

E-Pétrolier Nivôse

Le Nivôse bientôt rebaptisé La Sèvre

Le Nivôse bientôt rebaptisé La Sèvre

La marine nationale n’est pas la seule à profiter des réparations allemandes. La Compagnie Nationale de Navigation fait construire en Allemagne trois pétroliers baptisés Vendémiaire Frimaire et Nivôse. Ce dernier est mis sur cale au chantier Deutsch Werft de Hambourg en 1930, lancé et achevé en 1931.

La crise économique provoquée par le Krack du 24 octobre 1929 («Jeudi Noir») oblige la CNN à se séparer du dernier nommé qui est cédé à l’Etat et plus précisément au Ministère des Colonies en avril 1932 avant que ce dernier ne le mettre à disposition de la marine nationale en 1934. Le pétrolier assure des ravitaillement et des transports pétroliers. Il subit un grand carénage à Saint-Nazaire du 31 décembre 1938 au 3 juin 1939 (au bassin jusqu’au 6 mars 1939).

Le Nivôse rallie ensuite Toulon et c’est dans ce port qu’il va participer à la guerre de Pologne comme transport pétrolier et ravitailleur même si durant ce cours conflit, la neutralité italienne limite l’impact du conflit sur la Méditerranée.

Le choix du Nivôse comme nom du sous-marin Q-218 (type Phenix Y4) entraine la nécessité de rebaptiser le pétrolier. Trois noms sont envisagés : Ardèche Nièvre et Sèvre. C’est ce dernier qui est choisit, le changement de nom étant officialisé par décret le 27 janvier 1942, neufs jours avant la mise sur cale du Q-218 aux chantiers Auguste Normand du Havre.

Du 13 mai au 3 juillet 1942, le pétrolier Sèvre est échoué au bassin Vauban n°6 pour un nouveau grand carénage. Il est totalement remis en état et reçoit un système de ravitaillement à la mer.

Après des travaux complémentaires à quai (électronique, peinture, DCA), la Sèvre est armée pour essais le 20 juillet, effectuant ses essais les 21 et 22 juillet puis sa remise en condition du 24 juillet au 3 août 1942.

La Sèvre va rester basée à Toulon jusqu’au second conflit mondial, servant de ravitailleur (par exemple au profit du croiseur léger De Grasse le 18 juillet 1945), de transport pétrolier mais également de navire d’entrainement au profit notamment des réservistes de la 3ème région maritime.

Du  6 juillet au 2 septembre 1945, le pétrolier La Sèvre, il est échoué au bassin Vauban n°7 pour un nouveau grand carénage. Armée pour essais le 16 septembre, il effectue ses essais officiels les 17 et 18 septembre  et sa remise en condition du 20 au 31 septembre.

Du 17 juin au 7 août 1948, il est de nouveau échoué dans le bassin Vauban n°7 pour un nouveau grand carénage.

Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 20 août, sortant pour essais les 21 et 22 août puis pour remise en condition du 24 août au 3 septembre.

Il quitte Toulon le 4 septembre et rallie Fos sur Mer pour charger du mazout et du gazole. Il était encore en chargement le 5 septembre 1948.

Caractéristiques Techniques du Nivôse/Sèvre

Déplacement : standard 8500 tW pleine charge 16500 tonnes 14160 tonnes de port en lourd

Dimensions : longueur hors tout 148.60m longueur entre perpendiculaires 141.90m largeur 18.78m tirant d’eau 8.80m

Propulsion : une machine verticale à quadruple expansion Borsig alimentée en vapeur par trois chaudières développant 3400ch et entrainant une hélice

Performances : vitesse maximale 11.8 noeuds

Armement : deux canons de 100mm modèle 1917, deux canons de 37mm modèle 1925 et deux mitrailleuses de 8mm (1939-40). En 1948, les canons de 100mm sont toujours là mais la DCA se compose désormais de huit canons de 37mm Schneider modèle 1941 en quatre affûts doubles

Equipage : inconnu

14-Navires légers (29) canonnières fluviales (1)

I-Canonnières fluviales

Etre présents sur les fleuves

La présence de grands fleuves dans les colonies françaises poussa la marine à se dôter de navires adaptés appelés canonnières. En réalité une seule région vit la France s’en dôter avant guerre de Pologne : le sud-est asiatique pour appuyer l’action de la France en Indochine et en Chine en particulier à Shanghai où se trouvait une légation française. Un total de cinq classes de navires furent construites et mises en service entre 1909 et 1934.

Le programme naval de mai 1941 décida de construire de nouvelles canonnières à la fois pour renouveler les moyens des FNEO mais également pour renforcer nos positions sur le Rhin avec la création d’une nouvelle Flottille du Rhin nettement plus musclée que ces prédecesseurs.

La Doudart de Lagree

La canonnière Doudart de Lagree

La canonnière Doudart de Lagree

Officiellement désignée «chaloupe canonnière» , le Doudart de Lagree à été construite aux Ateliers et Chantiers de Bretagne à Nantes pour servir en Chine à Shanghaï. Elle à été mise en service en 1909 et désarmée en 1941 avant d’être cédée aux chinois.

Son sort final est inconnu. Elle est encore signalée sur le Yangtsé-Kiang en 1945 mais semble avoir disparu après cette date.

Ce navire de 243 tonneaux propulsée par une machine à triple expansion de 800ch était armée d’un canon de 75mm modèle 1897 et de 4 canons de 37mm

La Balny

La canonnière fluviale Balny

La canonnière fluviale Balny

Comme son prédécesseur, le Balny est désignée «chaloupe canonnière» et destinée à la Chine et à la flottille du Yang Tsé Kiang.
Sa construction est perturbée par la guerre puisque lancée en juin 1914, elle est aussitôt désarmée pour que ses moteurs servent à armer des patrouilleurs sur le Rhin.
Elle est reconstruite en 1921 et admise au service actif en Chine en 1923 et y servit jusqu’en 1943 date à laquelle la France décide de se retirer de Chine. Laissé à l’abandon à Shanghai, elle est coulée par un bombardement japonais en 1945.

Déplacement :  183 tonneaux
Dimensions :  longueur 54.40m largeur 7m tirant d’eau 1.40m

Propulsion :  deux machines alternatives développant une puissance totale de 900ch et entrainant 2 hélices sous tunnel.

Performances :  vitesse maximale 14 noeuds

Armement :  Un canon de 75mm modèle 1897, 2 mitrailleuses de 13.2mm et 2 mortiers

Equipage :  4 officiers et 55 hommes

Canonnières fluviales classe Argus

Après la première guerre mondiale, soucieuse de renforcer son emprise sur le sud de l’Indochine, la marine française décida de construire deux nouvelles canonnières pour patrouiller sur le Mékong.
Ces navires baptisés Argus et Vigilante furent construites à l’Arsenal de Toulon mises sur cale en 1921 lancés en 1922 et transportés en Indochine en pontée sur un cargo où elles sont mises en service en 1923.

Elles vont y servir jusqu’en 1945 date à laquelle elles sont désarmées en raison de moteurs épuisés. Ils seront remplacés par des unités construites à l’arsenal d’Indochine à Saïgon.

Déplacement :  standard 218 tonnes pleine charge 260 tonnes

Dimensions :  longueur 54m largeur 6m tirant d’eau 0.90m

Propulsion :  deux moteurs diesels de 1000ch et entrainant deux hélices

Performances :  vitesse maximale 14 noeuds

Armement :  deux canons de 75mm deux canons de 37mm et deux mitrailleuses de 8mm

Equipage : 50 hommes

Canonnières fluviales classe My-Tho

La canonnière fluviale My-Tho

La canonnière fluviale My-Tho

Les canonnières My-Tho et Tourane étaient semblables aux précédentes mais de taille  plus modeste mais spécialement conçues pour appuyer des troupes dans des missions de contre-guerilla et de présence. Ces navires sont construites en 1933 et 1936 à l’arsenal d’Indochine et encore en service en 1948.
Déplacement :  standard 95 tonnes pleine charge 110 tonnes
Dimensions :  longueur 40m large 8m tirant d’eau 0.80m

Propulsion :  deux moteurs diesels de 800ch et entrainant deux hélices

Performances :  vitesse maximale 13 noeuds

Armement :  un canon de 75mm un canon de 47mm 2 mitrailleuses de 8mm et un mortier

Equipage : 36 hommes

Le Francis Garnier

La canonnière Francis Garnier

La canonnière Francis Garnier

Ce dernier navire construit aux Chantiers Navals de France de Caen (mis sur cale en 1926 et lancée le 7 décembre 1927) fût affecté dès sa mise en service en 1930 à la flottille du Yangtsé Kiang. Ce navire assura la défense des intérêts français en Chine jusqu’en 1943 date du retrait français du pays.
La canonnière encore en relatif bon état fût désormais basée à Saïgon pour des patrouilles sur le Mékong et était toujours en service en septembre 1948

Déplacement : standard 640 tonnes pleine charge 690 tonnes

Dimensions : longueur 50m largeur 8m tirant d’eau 1m

Propulsion :  deux moteurs diesels de 1500ch entrainant deux hélices

Performances :  vitesse maximale 15 noeuds

Armement : (origine) deux canons de 100mm un canon de 75mm deux canons de 37mm et 4 mitrailleuses de 8mm (septembre 1948) deux canons de 100mm, un canon de 75mm, quatre canons de 37mm modèle 1941 et quatre mitrailleuses de 8mm

Equipage :  59 hommes