Dominions (51) Afrique du Sud (16)

Chars de combat

Avant-propos

Light Tank Mk VII (1).jpg

Tetrach I

En septembre 1948 les moyens blindés des United Defence Force (UDF) étaient assez limités avec quelques chars légers Vickers Mk VIII Tetrach II à canon de 6 livres en l’occurrence 39 exemplaires répartis en trois Independent Tank Company.

Lire la suite

Grande Bretagne (87) Armée de terre (12)

Matériel de l’Armée britannique (7) : autos blindées et autres véhicules

Avant-Propos

Si le premier conflit mondial vit l’apparition des premières auto blindées, la fin de la guerre de mouvement en novembre 1914 (échec de la course à la mer) limita rapidement leur utilisation qui devint anecdotique sur le front occidental.

Après guerre, les autos blindées restèrent en service, de nouveaux modèles étant mis en service à partir du début des années trente au moment où l’armée de terre britannique se mécanise à une échelle plus importante que la France.

Leur mission principale étant la reconnaissance, ces véhicules sont légèrement armés en l’occurence des mitrailleuses et des canons légers, un armement trop puissant pouvant pousser l’équipage à engager le combat au lieu de penser à sa mission de reconnaissance et de renseignement.

Sur le plan de l’organisation, les unités de reconnaissance sont intégrées aux divisions, un régiment pour les divisions blindées, un bataillon pour les divisions d’infanterie et une compagnie pour les brigades blindées indépendantes.

Sur le plan matériel, de nombreux modèles sont lancées dans la précipitation d’un contexte international tendu mais au final seulement trois modèles furent conservés et produits en grande série, la Daimler Scout Car, la Humber Armoured Car et enfin la Daimler Armoured Car, la première disposant d’une simple mitrailleuse de 7.7mm, la seconde d’une mitrailleuse de 15mm et d’une mitrailleuse de 7.92mm et la troisième d’un canon de 2 livres et d’une mitrailleuse Besa de 7.92mm.

Aux côtés des autos blindées, des Armoured Car, on trouve d’autres véhicules, des chenillettes, des camions et des véhicules légers.

Dérivés des chars légers Carden-Loyd, les chenillettes britanniques furent une tentative pour répondre aux besoins de la mécanisation de l’infanterie.

Ces transporteurs (Carrier) furent utilisés pour le ravitaillement de l’infanterie, le transport et le remorquage des armes lourdes voir le transport de troupes même si ils n’avaient pas été conçus pour cette mission.

En ce qui concerne les camions et les véhicules légers, la Grande-Bretagne bénéficie d’une industrie automobile puissante et bien organisée qui lui permettre de disposer d’une flotte appréciable de camions et de VL (véhicules légers) ce qui ne l’empêcha pas de commander à l’étranger aux Etats-Unis, au Canada mais également en Italie.

Les besoins français et anglais en terme de camions étant similaires les deux pays tentèrent de coordonner leur production voir de mettre au point des modèles communs mais les intérêts financiers, industriels ainsi qu’un certain chauvinisme empêcha cette politique de bon sens de fonctionner pleinement.

Autos-blindées

Les modèles anciens en service en septembre 1939

-Quand éclate la guerre de Pologne (parfois connue comme la guerre de Trois Mois ou Three Months War), l’armée britannique disposait encore comme autos-blindées des Rolls-Royce Armoured Car mises en service en décembre 1914 par adaptation d’une caisse blindée sur un chassis de voiture Rolls-Royce Silver Ghost, cette caisse étant munie d’une tourelle monoplace armée d’une mitrailleuse Vickers.

Rolls Royce Armoured Car

Rolls Royce Armoured Car

A cette époque, le front occidental s’étant transformé en un double réseau de tranchées rendant impossible l’utilisation d’autos blindées qui furent envoyées au Moyen-Orient notamment pour soutenir la révolte des tribus arabes menée par Laurence d’Arabie. En 1917 la production des châssis est suspendue pour permettre à Rolls-Royce de se concentrer sur la production de moteurs d’avions.

Treize véhicules furent cédés à l’Etat Libre d’Irlande pour lui permettre de lutter contre l’IRA au cours de la guerre civile irlandaise. Ils furent retirés du service en 1944 et remplacées par des Humber Armoured Car plus modernes.

Les véhicules furent modernisés en 1920 et 1924 donnant naissance aux Rolls-Royce 1920 Pattern et Rolls-Royce 1924 Pattern dont 76 exemplaires étaient encore en service en Egypte et au Moyen-Orient avec une superstructure ouverte en remplacement de la tourelle, superstructure accueillant un fusil antichar Boys, un fusil-mitrailleur Bren et un lanceur de grenades fumigènes.

Les véhicules usés furent retirés du service en 1942 et remplacés par des véhicules plus modernes.

Caractéristiques Techniques des Rolls-Royce Armoured Car

Poids : 4.7 tonnes

Dimensions : longueur 4.93m largeur 1.93m hauteur 2.54m

Motorisation : un moteur à essence à refroidissement par eau 6 cylindres de 80ch

Performances : vitesse maximale 72 km/h distance franchissable 240km

Blindage : 12mm

Armement : une mitrailleuse Vickers .303

Equipage : 3 hommes

Lanchester 6x4 Armoured Car

Lanchester 6×4 Armoured Car

-En septembre 1939, l’auto-blindée Lanchester 6×4 est encore en service au sein de la Territorial Army et d’unités coloniales notamment en Asie du Sud-Est.

Cette imposante auto-blindée produite par la Lanchester Motor Company à pour origine un contrat signé le 19 juillet 1927. Deux prototypes sont présentés en mars 1928. 37 véhicules furent produits, 22 autos-blindées, deux véhicules d’instruction et treize véhicules de commandement avec un poste radio à la place de la mitrailleuse de caisse.

Les livraisons furent particulièrement lentes puisqu’il fallut cinq ans (1929-1934) pour équiper le 11ème régiment de hussards avant que le régiment soit déployé en Egypte en remplacement du 12ème régiment de lanciers. Les deux régiments échangèrent leurs véhicules, le 11ème hussard recevant des Rolls-Royce Pattern.

Quand éclate la guerre de Pologne, vingt-deux autos-blindées sont envoyées en Malaisie, le reste étant cédé à la Territorial Army.

Neuf ans plus tard en septembre 1948, ces autos-blindées n’étaient plus en service, ayant été remplacées par des modèles plus modernes et plus performants.

Quelques exemplaires sont cependant ressortis des stocks à la mobilisation pour assurer la protection du gouvernement.

Caractéristiques Techniques de la Lanchester 6×4 Armoured Car

Poids : 7 tonnes

Dimensions : longueur 6.10m largeur 2.02m hauteur 2.82m

Motorisation : un moteur essence Lanchester 6 cylindres de 90ch

Performances : vitesse maximale 72 km/h distance franchissable 320km

Blindage : 9mm

Armement : tourelle biplace avec une mitrailleuse Vickers .50 associé à une mitrailleuse .303, une deuxième mitrailleuse de ce même calibre est présente à l’avant de la caisse (les véhicules de commandement disposent d’un poste radio à cet emplacement)

Equipage : 4 hommes

Les prototypes et les productions limitées

A partir de 1937 la Grande-Bretagne se lance sérieusement dans un véritable réarmement qui aurait nécessité du temps et de la méthode. Seulement voilà le contexte difficile, la crainte d’une guerre éclatant quasiment à l’improviste entraîna la multiplication des prototypes et des productions en petite quantité d’autos-blindées plus ou moins improvisées.

Humber Light Armoured Car

Humber Light Armoured Car

-La Humber Light Reconnaissance Car est un petit véhicule blindé produit par l’installation d’une caisse blindée sur le chassis de la Humber Heavy Utility Car.

Produite dans le cadre d’un appel d’offres pour un petit véhicule blindé de reconnaissance et de liaison, la Daimler Dingo lui fût préférée et la production en série ne dépassa pas les soixante-quinze exemplaires qui équipèrent la RAF pour la protection des terrains d’aviation en compagnie d’une autre petite auto-blindée, la Standard Beaverette.

Caractéristiques Techniques de la Humber Light Reconnaissance Car

Poids : 3.17 tonnes

Dimensions : longueur 4.37m largeur 1.88m hauteur 2.11m

Motorisation : un moteur à essence de 6 cylindres de 80-87ch

Performances : vitesse maximale 12& km/h distance franchissable 180km

Blindage : 12mm

Armement : un fusil antichar Boys et un fusil-mitrailleur Bren

Equipage : 3 hommes

Standard Beaverette

Standard Beaverette

-La Standard Car 4×2 appelée également Car Armoured Light Standard et plus connu sous le nom de Beaverette (du nom du ministre de la production aéronautique Lord Beaverbrooke) est une tentative d’une auto-blindée qu’on appellerait low-cost pour être produite en grande quantité et à un coût faible.

Plusieurs prototypes furent produits au cours du printemps 1940 mais l’armée britannique ne donna pas suite à la différence de la RAF qui cherchait à protéger ses terrains d’aviation avec un véhicule blindé armé d’une mitrailleuse.

Cinq cent cinquante véhicules Car Armoured Light Standard Mk I à fusil-mitrailleur Bren et Mk II avec une Vickers .303 et un fusil antichar Boys furent produits entre 1941 et 1943. Elles étaient généralement déployées par groupe de cinq à dix véhicules en soutien d’unités du RAF Regiment.

Ces véhicules étaient toujours en service en septembre 1948. Ce modèle à été exporté en Nouvelle-Zélande, douze véhicules amenés de Grande-Bretagne avant que la production ne reprenne au pays du long nuage blanc.

Caractéristiques Techniques de la Car Armoured Light Standard Mk I

Poids : 2 tonnes

Dimensions : longueur 4.11m largeur 1.60m hauteur 1.52m

Motorisation : un moteur à essence de 46ch

Performances : vitesse maximale 38 km/h distance franchissable 300km

Blindage : 9mm

Armement : un fusil-mitrailleur Bren sous bouclier avec 2500 cartouches

Equipage : 2 ou 3 hommes

Morris Light Reconnaissance Car

Morris Light Reconnaissance Car

-La Morris Light Reconnaissance Car fût une autre tentative d’autos-blindée bon marché, pouvant être produite rapidement et à un coût modéré.

Soixante-quinze exemplaires furent tout de même produit pour la Grande-Bretagne avant que la licence de production ne soit cédée au Canada, à l’Australie et à l’Afrique du Sud, ces trois pays produisant avant guerre trois-cent cinquante exemplaires d’une version Mark I avant qu’une version Mark II améliorée n’entre en production au printemps 1949 (4×4 au lieu de 4×2, tourelle plus spacieuse).

Caractéristiques Techniques de la Morris Light Reconnaissance Car

Poids : 3.7 tonnes

Dimensions : longueur 4.06m largeur 2.03m hauteur 1.88m

Motorisation : un moteur à essence Morris 4 cylindre dévellopant 72ch

Performances : vitesse maximale 80 km/h distance franchissable 385km

Blindage : 8-14mm

Armement : un fusil-antichar Boys 0.555 et un fusil-mitrailleur Bren 0.303 (Mk I) deux mitrailleuses Besa de 7.92mm en tourelle.

Equipage : 2 ou 3 hommes

Guy Armoured Car

Guy Armoured Car

-La Guy Armoured Car était issue d’une coopération entre Guy Motors et le Woolwich Arsenal, l’auto-blindée combinant le châssis du tracteur d’artillerie Quad-Ant et une caisse blindée. Cette combinaison fût testée avec succès mais après la production de vingt-cinq exemplaires, l’armée britannique préféra se concentrer sur d’autres modèles notamment la Humber Armoured Car qui reprenait la même caisse sur un nouveau châssis.

Il fallut attendre l’export pour que cette auto blindée connaisse une véritable production de série en l’occurence à destination de la Finlande (vingt-quatre exemplaires), le Danemark (seize exemplaires), les Pays-Bas (trente-deux exemplaires plus production sous licence).

Caractéristiques Techniques de la Guy Armoured Car

Poids : 5.3 tonnes

Dimensions : longueur 4.12m largeur 2.06m hauteur 2.29m

Motorisation : un moteur essence Meadowsde 55ch

Performances : vitesse maximale 64 km/h distance franchissable 340km

Blindage : supérieur à 15mm

Armement : (Grande-Bretagne) une mitrailleuse .50 Vickers associé à une mitrailleuse .303 Vickers

Equipage : trois hommes

Morris CS9

Morris CS9

-La Morris CS9 est une auto-blindée 4×4 construite en combinant une caisse blindée et un châssis de camion, le Morris Commercial C9 4×2. Le prototype apparaît en 1936 et 100 exemplaires ont été produits et utilisés jusqu’en 1945 quand l’arrivée d’autos blindées plus modernes entraîne son retrait du service.

Caractéristiques Techniques de la Morris CS9

Poids : 7t

Dimensions : longueur 4.77m largeur 2.05m hauteur 2.13m

Motorisation : un moteur à essence Morris de 96ch

Performances : vitesse maximale 73 km/h distance franchissable 385km

Blindage : 7mm

Armement : tourelle biplace ouverte avec un fusil antichar Boys et un fusil-mitrailleur Bren

Equipage : 4 hommes

Daimler Scout Car (Daimler Dingo)

Daimler Dingo

Daimler Dingo

En 1938, le War Office lança un appel d’offres pour un véhicule de reconnaissance (Scouting Vehicle), appel d’offres auquel répondit Alvis, BSA Cydes et Morris.

Les tests commencèrent en août 1938, les différents modèles disposant d’un moteur arrière et de quatre roues motrices. Le projet Morris fût éliminé en raison d’une vitesse trop faible et c’est au final le projet BSA qui fût choisit, la production étant assurée par Daimler, la division automobile du groupe BSA.

Le schéma de base fût jugé suffisamment prometteur pour dévelloper un “char léger sur roues” , la future Daimler Armoured Car dont le premier prototype fût présenté aux autorités fin 1939.

Officiellement appelé Daimler Scout Car, cette auto-blindée reçut le surnom de Dingo du nom d’un chien sauvage australien.

Mis en service à la fin de 1939, la Car Scout Daimler Mark I fût essentiellement utilisée au sein des divisions d’infanterie qui disposaient d’un bataillon de reconnaissance.

Chaque bataillon disposait à l’origine de trois squadrons, un équipé de Daimler Armoured Car et deux de Daimler Scout Car, chaque squadron disposant de trois pelotons de cinq véhicules soit un total pour le bataillon de 45 véhicules.

Ce n’est que durant le conflit que l’organisation sera modifiée avec des escadrons mixtes généralement trois Dingo et deux Daimler Armoured Car.

Après les deux premiers modèles (Mk I et Mk II) quasiment identiques, le Mk III apparu au début du second conflit mondial avec un moteur plus puissant, un blindage renforcé et un armement plus puissant avec deux mitrailleuses Vickers de 7.7mm ou Besa de 7.92mm.

Le Daimler Dingo va être également produit au Canada sur un chassis différent (Ford) et en Australie. Elle va également être exportée en France, en Irlande, en Norvège, en Suède, au Portugal et en Afrique du Sud.

Caractéristiques Techniques du Daimler Dingo

Poids : 3 tonnes

Dimensions : longueur 3.18m largeur 1.715m hauteur 1.50m

Motorisation : un moteur essence Daimler de 55ch

Performances : vitesse maximale 89 km/h distance franchissable 320km

Blindage : 12mm sur les côtés 30mm frontal

Armement : un fusil-antichar Boys .55 ou un fusil-mitrailleur .303 Bren

Equipage : deux hommes

Daimler Armoured Car

Daimler Armoured Car

Daimler Armoured Car

La Daimler Armoured Car à été dévellopée parallèlement à la Daimler Scout Car, reprenant le design général, agrandit pour permettre l’installation d’une tourelle biplace issue du Tetrach, le char léger de la firme Vickers, cette tourelle disposant d’un canon de 2 livres.

Le prototype est prêt dès 1939 mais des problèmes de transmission (la même que le Dingo alors que le nouveau véhicule est deux fois plus lourd) obligèrent le concepteur à mener plusieurs modifications qui retardèrent la mise en service de la Daimler Armoured Car jusqu’au printemps 1942.

Il va équiper aussi bien les bataillons de reconnaissance des divisions d’infanterie que les régiments des divisions de chars, les bataillons disposant d’un squadron de 15 véhicules tout comme les régiments, ces derniers disposant à la place des Dingo des D.I de Humber Armoured Car mieux armés que les Daimler Scout Car.

Quand éclate le second conflit mondial, seule la version Mark I est en service, la version d’appui-rapproché (Close Support) n’ayant pas été mise en production.

Une version Mark II équipée d’un canon de 6 livres entre en production en octobre 1948 pour remplacer après engagement au combat les Mark I.

Ce véhicule à équipé les unités de la British Indian Army, l’Australie, la Belgique, le Canada et la Nouvelle-Zélande,

Caracteristiques Techniques de la Daimler Armoured Car

Poids : 7.6 tonnes

Dimensions : longueur 4m largeur 2.46m hauteur 2.26m

Motorisation : moteur à essence Daimler 6 cylindres de 95ch

Performances : vitesse maximale 80 km/h distance franchissable 320km

Blindage 7 à 16mm

Armement : tourelle abritant un canon de 2 pouces (40mm) approvisionné à 52 coups associé à une mitrailleuse coaxiale Besa de 7.92mm (2700 coups) + un fusil-mitrailleur Bren de 7.7mm

Equipage : 3 hommes

Humber Armoured Car

Humber Armoured Car

Humber Armoured Car

L’automitrailleuse Humber Armoured Car est la combinaison du châssis du tracteur d’artillerie Karrier KT4 avec la caisse de l’auto-blindée Guy qui comme nous l’avons vu à connu un succès limité dans son pays d’origine et plus important à l’export puisque les Pays-Bas ont acquis la licence de fabrication pour équiper leurs unités de cavalerie.

Les commandes britanniques sont passées au printemps 1940 et les livraisons s’étalent de janvier 1941 à juin 1943 pour équiper les quatre divisions blindées et les six brigades blindées indépendantes à raison d’un régiment pour les premières et d’une compagnie pour les secondes.

Si le régiment de reconnaissance dispose de deux squadrons de quinze Humber Armoured Car soit trente-véhicules, la compagnie de reconnaissance motorisée dispose de neuf véhicules (trois pelotons _platoon_ de trois véhicules).

La production se poursuit pour constituer les stocks et anticiper sur la création de nouvelles unités en temps de paix ou lors de la mobilisation.

Tous les engins produits jusqu’en juin 1943 étaient des Mk I. Le modèle Mk II qui lui succède se distingue par un moteur plus puissant, un blindage de caisse renforcé et une tourelle redessinée.

L’armement reste le même à la différence de la Mk III qui intègre un canon de 47mm français plus performant que le canon de 2 livres initialement envisagé et moins encombrant que le 6 livres britannique.

Cette Mk III dont la production commence en septembre 1947 va remplacer les Humber Mk I des compagnies de reconnaissance motorisée pour augmenter le punch de ces unités de reconnaissance de taille réduite.

Des variantes de dépannage, d’observation d’artillerie et de défense antiaérienne sont à l’étude en septembre 1948 mais la décision de les mettre en production n’à pas encore été prise.

Cette auto-blindée fût utilisée par l’armée indienne mais également par le Portugal, seul client export de l’auto-blindée avant le second conflit mondial.

Caracteristiques Techniques de la Humber Armoured Car

Poids : 6.85 tonnes

Dimensions : longueur 4.572m largeur 2.184m hauteur 2.34m

Motorisation : un moteur à essence Roostes 6 cylindres dévellopant 90ch

Performances : vitesse maximale sur route 72 km/h Rayon d’action 402km

Blindage : nc

Armement : tourelle avec une mitrailleuse de 15mm Besa associée à une mitrailleuse Besa de 7.92mm(Mk I et Mk II) canon de 47mm modèle 1939 et mitrailleuse Besa de 7.92mm (Mk III)

Equipage : trois hommes (quatre hommes pour la Mk III)

Les prototypes en cours de dévellopement en septembre 1948

Quand le second conflit mondial éclate, plusieurs projets d’autos-blindées sont en cours de maturation chez les constructeurs britanniques. Il s’agit à la fois d’anticiper sur le déclassement progressif des véhicules en service et pouvoir riposter à d’éventuelles surprises surgissant du camp d’en face.

Le premier projet est une automitrailleuse 6×6, l’Alvis Heavy Armoured Car plus connue ultérieurement sous le nom de Saladin. Le projet est lancé dès septembre 1941 après évaluation de l’Automitrailleuse puissante française Panhard 201.

Ce projet est mené sans urgence par une firme fort occupée par ailleurs. A cela s’ajoute les hésitations sur l’armement. Tout le monde s’accord sur un canon mais si certains préconisent le 47mm français d’autres pensent au 6 livres voir à un canon de 75mm, faisant de cette automitrailleuse lourde un véritable char d’assaut.

Le projet un temps menacé est finalement mené à bien et quatre prototypes sont évalués à l’automne 1947, deux armés d’un canon de 6 livres, un armé d’un canon de 75mm américain et le quatrième armé d’un canon français de 47mm.

Si la dernière configuration est écartée, aucune décision n’est encore prise dans le choix de l’armement entre le 6 livres _au point mais aux performances qui pourraient s’avérer limitées_ et le 75mm encore perfectible. Aussi le 5 septembre 1948, la production en série de la future Saladin est encore loin d’être acquise.

Ce ne sera chose faite qu’à l’été 1949 suite aux excellents résultats des AMP françaises. Des variantes seront rapidement étudiées : dépannage, commandement, transport de troupes.

L’autre projet majeur était une auto-blindée utilisant le chassis du tracteur d’artillerie Matador, un projet novateur non sous sa forme _un véhicule 4×4, une caisse blindée surmontée d’une tourelle armée d’un canon de 47mm français_ mais parce que son constructeur à eut l’idée d’une véritable famille de véhicule.

Dès le lancement du projet, le bureau d’études d’AEC à planché sur des variantes commandement et contrôle, dépannage, appui-rapproché (avec un obusier de 3 pouces), défense antiaérienne, chasseur de char (avec un canon de 6 livres en superstructure), véhicule du génie, porte-mortier, transport de troupes.

La firme propose même à l’armée britannique de produire sur fonds propres tous les véhicules nécessaires à un bataillon interarmes composé d’un état-major, d’une compagnie de commandement et de contrôle, de deux compagnies de fusiliers, d’une compagnie d’appui et d’une compagnie de chars légers mais l’état-major britannique ne donne pas suite à cette proposition révolutionnaire.

Les autres projets sont encore au stade de la planche à dessin comme les remplaçants des Daimler Scout Car et des Humber Scout Car.

Grande Bretagne (84) Armée de terre (9)

Matériel de l’Armée britannique (6) : chars de combat

Avant-Propos

Après l’échec de la guerre de mouvement et de la course à la mer à l’automne 1914, le front se fige dans un double réseau de tranchées allant de la mer du Nord à la frontière suisse, un réseau de tranchées séparé par un espace dont le nom est évocateur : no man’s land (l’espace où l’homme est absent), un espace de boue, de trous d’obus _parfois rempli de gaz de combat_ de barbelés battu par les feux croisés de mitrailleuses solidement retranchées.

Dans un premier temps, on lance de couteuses offensives frontales précédées de préparations d’artillerie censées tout écraser et ouvrir une voie royale à l’infanterie.

Au lieu de cela, l’artillerie aura bien du mal à détruire les réseaux de barbelés et les lignes allemandes solidement construites et aménagées feront mieux qu’encaisser les coups.

Et même quand la première ligne voir la seconde sont emportées, les difficultés à amener des renforts ou à exploiter la percée (la cavalerie à cheval montra là qu’elle était une arme du passé) permettait aux allemands de reconstituer une ligne cohérente.

Résultat, les pertes de l’infanterie sont absolument colossales. Le mécontentement grandit et une solution doit être trouvée pour obtenir la percée si ardement recherchée.

Comme vaincre la terrifiante trilogie Mitrailleuse/Barbelés/Tranchées ? La mobilité dans un terrain bouleversé est la clé pour obtenir cette percée recherchée, désirée, attendue.

La roue est exclue d’emblée, elle ne peut aller que sur route. Reste la chenille qui à fait ses preuves pour tracter de lourdes pièces d’artillerie.

Pourquoi ne pas monter une caisse blindée avec des mitrailleuses et/ou des canons pour franchir le no man’s land et ouvrir le chemin à l’infanterie puis à la cavalerie à cheval qui doit exploiter la percée et semer le chaos et le désordre sur les arrières de l’ennemi ?

C’est l’acte de naissance du char de combat connu à l’origine comme un cuirassé terrestre ou tank (réservoir), cette dernière appelation étant un subterfuge destiné à cacher aux espions allemands leur véritable rôle.

Char Mark I

Char Mark I

Le 15 septembre 1916, 49 Mark I sont engagés dans la Somme à Flers-Courcellette à la grande fureur des français qui auraient voulu attendre que le système soit au point et surtout disponible en grande quantité.

Sur ces 49 chars, 32 furent engagés, les autres étant paralysés par les pannes et la boue. Ils ne répondirent pas à toutes les attentes mais provoquèrent la panique dans les rangs allemands qui n’avaient aucune arme à s’opposer à de tels mastodontes.

Les allemands finirent par se resaisir (élargissement des tranchées, artillerie à proximité des premières lignes, fusils antichars) mais la présence du char allait donner aux alliés un avantage décisif.

Le 11 novembre 1918 survint l’Armistice qui stoppa les projets d’offensive qu’il s’agisse d’une offensive franco-américaine en Lorraine en novembre et surtout de la grande offensive alliée au printemps 1919, offensive qui devait permettre de porter la guerre sur le territoire allemand.

Cet armistice si dans un premier temps fût célébré par toute l’Europe comme la fin d’un cauchemar allait se révéler désastreux pour des raisons politiques et militaires.

Politiques car en l’absence de combats sur le sol allemand, les militaires allemands pouvaient se considérer comme une armée invaincue et faire courir la “légende du coup de poignard dans le dos” (Dolchlosslegend) où l’arrière avait trahit l’avant.

Militaires car l’offensive du printemps 1919 aurait du voir l’emploi massif de chars et d’avions, annonçant avec vingt ans d’avance la tactique allemande contre la Pologne et les grandes offensives du second conflit mondial.

Sur le plan technico-tactique, l’absence du concept de RETEX empêche d’exploiter pleinement les leçons du conflit qui s’achève. La présence du char est jugé nécessaire mais il n’est pas vu comme l’élément structurant des forces, une stratégie militaire ne peut s’organiser autour de lui.

L’apparition d’un nouveau vecteur militaire ne remet pas en cause la division classique du combat : à l’infanterie la conquête et l’occupation, à la cavalerie la poursuite et l’exploitation.

On imagine alors deux types de chars : un char rapide, véloce, peu protégé pour l’exploitation, un char de cavalerie et de l’autre un char lent, bien protégé destiné à appuyer l’infanterie.

Il est à noter que l’affrontement contre d’autres chars est peu ou pas considéré ce qui parait étonnant avec nos yeux de contemporains connaissant la suite des événements.

A ces problèmes conceptuels s’ajoute les problèmes industriels. L’arrêt de la production des chars, la faiblesse des budgets entraine une perte de compétences industrielles rendant illusoire la production rapide de blindés lourds et/ou puissants ce qui explique la prédilection pour les chars légers plus faciles et plus rapides à produire.

Résultat en septembre 1939, les chars britanniques sont globalement très inférieurs à leurs homologues français. Le Matilda II était ainsi très bien protégé mais lent et son canon de 40mm (2 pouces) était orienté uniquement vers l’antichar sans obus explosifs pour assurer l’appui de l’infanterie.

Les chars Cruiser étaient rapides, bien armés pour l’époque mais peu ou pas protégés ce qui réduisait leur durabilité. Ne parlons pas des Light Tanks issus des chenillettes Carden-Lloyd qui étaient de véritables cercueils roulants tout juste bons pour la reconnaissance et encore….. .

Les tankistes britanniques durent pousser un ouf de soulagement en apprenant la fin du conflit le 15 décembre 1939.

La Pax Armada permis au Royal Tank Corps britannique de rattraper son retard grâce à l’aide de la France, les années 1940/48 étant marquées par une intense coopération technique qui fonctionne dans les deux sens, le RTC recevant des chars français comme le Hotchkiss H-39, l’AMX-42 ou le B1bis qui furent parfois mis en service mais furent surtout utilisés pour améliorer les chars britanniques. Les britanniques transmirent eux leurs connaissances en matière d’ergonomie et de suspension.

Résultat en septembre 1948, le RTC dispose de chars nettement plus performants et modernes avec des chars lourds Churchill à armement dual (obusier de 3 pouces en caisse, canon de 6 livres en tourelle), des chars moyens Cromwell à canon de 75mm en tourelle et des chars légers de reconnaissance, un bon compromis entre mobilité, protection et armement avec un canon de 6 livres.

Chars légers Vickers

Avant-Propos

La fin du premier conflit mondial marqua la fin à la fois de la production mais également de la recherche sur de nouveaux blindés. Seuls les manufacturiers privés continuèrent de travailler sur des tank dans le but de les exporter, le marché n’était pas gigantesque mais suffisant pour justifier l’investissement dans des chars légers.

Parmi ces manufacturiers figure la firme Carden-Loyd qui avait suivit l’idée d’un ingénieur militaire britannique, le major Martel qui avait proposé un char monoplace, concept qui se révéla trop limité. Carden-Lloyd produisit également des petits chars biplaces appelés Carden-Loyd Tractor ou en français tankettes.

Ce petit modèle de char utile notamment pour l’outre-mer allait être largement utilisé par l’armée britannique mais également à l’étranger en Pologne, en Tchécoslovaquie, en URSS, en Bolivie, au Japon, au Canada, en France, en Italie, en Inde, aux Pays-Bas, en Chine, en Finlande, au Portugal, au Chili, en Belgique et en Thaïlande, la plupart des pays commandant des quantités réduites pour une production sous licence qui révéla rapidement la limite des tankettes dans la guerre moderne.

La production s’achèva en 1935, les deux dernières la production étant assurée non pas par la division de Vickers mais par la Royal Ordnance Factories.

En 1928, la firme Carden-Loyd fût rachetée par la firme Vickers. Les travaux sur les tankettes furent réutilisés par la firme Vickers-Armstrong pour dévelloper de nouveaux chars légers.

Les différents modèles : du Mk I au Mk VI

Light Tank Mk II

Light Tank Mk II

Le premier Light Tank (Light Tank Mk I) apparait en 1929. Il est quasi-identique au Carden-Loyd Mk VIII. Son blindage était symbolique et son armement était composé d’une mitrailleuse Vickers de 7.7mm dans une tourelle monoplace. Cinq exemplaires seulement furent produits et utilisés à des fins d’expérimentation.

Après un Mk IA de transition, apparaît en 1930 le Mk II, le premier véritable char léger Vickers qui était semblable au Mk I avec néanmoins une tourelle légèrement agrandie et un blindage plus épais, ce Mk II étant suivit des Mk IIA et Ml IIB qui n’introduisaient que des changements mineurs.

Light Tank Mk III

Light Tank Mk III

Le Light Tank Mk III produite à seulement 36 exemplaires est essentiellement destinée à l’export notamment aux Pays-Bas alors que le Mk IV lui aussi de production limitée servit surtout aux essais de la suspension Hortsmann.

Light Tank Mk V

Light Tank Mk V

Le Light Tank Mk V marquait de notables différences avec une tourelle biplace (l’équipage passant à trois hommes) et un armement renforcé avec une mitrailleuse .50 (12.7mm) et une mitrailleuse .303, le gain de poids améliorant la mobilité en plaquant davantage le véhicule au sol.

Light Tank Mk VI

Light Tank Mk VI

Le Mk VI apparait en 1936 et va être produit largement jusqu’en 1940 quand la production de ces chars légers trop légers cesse. Il est fort proche du Mk V mais la tourelle est encore agrandie pour accueillir un équipement radio, la coupelle de commandement apparue sur le Mk II destiné à l’Armée des Indes disparaît sur le Mk VIC. Cette dernière version est la mieux armée avec une mitrailleuse de 15mm et une mitrailleuse de 7.92mm de type Besa.

Des variantes spécialisées sont conçues notamment une version antiaérienne et une version tropicalisée pour les Indes mais elles sont peu utilisées.

Quand la guerre de Pologne éclate, le Mk VI constitue l’essentiel de la flotte de chars britanniques avec 1002 exemplaires, les Cruiser et Infantry Tank étant très peu nombreux avec respectivement 79 et 67 exemplaires. Sur ce total seulement 196 chars légers et 50 chars d’infanterie étaient opérationnels.

Retiré de la majorité des unités de combat courant 1942, le Mk VI était encore présent dans l’Empire pour des taches de police coloniale. En Métropole, les Mk VI étaient présents en petit nombre dans les unités de reconnaissance mais étaient surtout utilisés pour l’instruction.

Quelques chars légers de ce type furent transférés à la RAF pour assurer la protection des terrains d’aviation contre un raid aéroporté allemand, une menace crédible, l’opération Weserübung ayant vu l’engagement massif des Fallschirmjäger qui s’emparèrent de plusieurs aérodromes norvégiens, permettant à la Luftwafe de conquérir rapidement la maitrise du ciel en dépit de la présence des porte-avions français et anglais.

Caracteristiques Techniques du Vickers Light Tank Mk V

Poids : 4.877 tonnes

Dimensions : longueur 3.97m largeur 2.08m hauteur 2.23m

Motorisation : un moteur Meadows ESTL essence 6 cylindres de 88ch

Performances : vitesse maximale 51.5 km/h autonomie 201km

Armement : une mitrailleuse Vickers .50 (12.7mm) associé à une Vickers.303 (7.7mm)

Equipage : trois hommes

Vickers Light Tank Mk VII Tetrach I et Mk VIII Tetrach II

Light Tank Mk VII

Light Tank Mk VII

A l’origine du Tetrach figure une initiative de la firme Vickers pour un char léger plus performant que la série des chars issus des tankettes Carden-Loyd. Lancé en 1937, le projet fût baptisé Purdah et avait pour objectif d’offrir à l’armée britannique et à d’éventuels clients étrangers un char léger mieux protégé et mieux armé que les Light Tank existants.

Le char était plus lourd (7.6 tonnes), était armé d’un canon de 2 livres (40mm) et d’une mitrailleuse de 7.92mm Besa dans une tourelle biplace avec un blindage de 14mm et un moteur de 165ch permettant au véhicule de filer à 65 km/h.

Le prototype est testé par le War Office en mai et juin 1938. Il est considéré comme un char léger potentiel mais pas comme une hypothèse d’équipement pour la catégorie cruiser. Une production limitée est autorisée en novembre 1938.

Le nombre fluctua en fonction des hésitations du Département de la Guerre, le nombre passant de 70 à 120 puis réduit à 70 avant de passer à 100 puis enfin à 220, la production n’est lancée qu’en septembre 1940, les premiers chars officiellement baptisés Light Tank Mk VII Tetrach sont livrés au printemps 1941, les derniers chars sortant des chaines de production en avril 1942.

Ces chars vont être utilisés pour la reconnaissance au sein des divisions blindées mais à l’usage ces blindés sont jugés trop vulnérables aux nouvelles armes antichars allemandes. Ces chars vont être ultérieurement transférés aux Royal Marines pour être les premiers chars amphibies britanniques.

Du Mk VII naquit le Mk VIII Tetrach +, une version alourdie et améliorée du Mk VII. Ce véhicule est clairement issu de l’intense coopération entre la France et la Grande-Bretagne, la firme AMX effectuant un voyage chez Vickers pour partager leurs propres recherches pour participer au dévellopement d’un nouveau char léger.

Deux prototypes sont commandés en septembre 1942 et présentés aux essais du War Office en mars 1943. Les essais se passent bien, les quelques problèmes (surchauffe anormale du moteur, problèmes d’embrayage) sont vites résolus.

Par rapport au Tetrach I, le Tetrach II ex-Tetrach + est plus gros (8.5 tonnes), plus rapide et surtout mieux armé avec un canon de 6 livres dérivé du canon antichar associé dans une tourelle biplace à une mitrailleuse Besa de 7.92mm.

Le choix de l’armement à été source d’hésitation. Si le 2 livres semblait écarté d’office en raison de performances déclinantes, d’autres canons ont été étudiés qu’il s’agisse de l’obusier de 3 pouces (utilisé notamment sur le char Churchill), du canon de 25mm français ou du 47mm lui aussi français mais il semble que ces deux dernières possibilités n’aient été que des hypothèses de travail.

Le choix du 6 livres tirant des obus explosifs (HE) et perforants s’explique par la volonté de choisir une arme capable de contrer les véhicules de reconnaissance ennemi mais une arme pas trop puissant pour ne pas laisser l’équipage engager le combat à tous les coups.

La production en série est lancée en janvier 1944, les premiers véhicules étant livrés en octobre de la même année, les derniers exemplaires de série sortant des chaines de montage en mars 1946.

Aux Tetrach II standard à canon de 6 livres figure également des versions dérivées : dépannage, appui-rapproché avec un obusier de 3 pouces (76.2mm) et une version antiaérienne avec un affût quadruple de mitrailleuses de 15mm Besa.

Chaque régiment de reconnaissance des quatre divisions blindées dispose d’un escadron de chars légers composé d’un état-major avec deux blindés (celui du commandant de l’escadron et de son adjoint), trois pelotons de sept blindés (quatre chars de reconnaissance, deux chars d’appui, un char de dépannage) disposant chacun de neuf motocyclistes et un peloton de soutien avec trois Tetrach antiaériens, un Tetrach de dépannage, des éléments de soutien logistique et de transmission.

Chaque escadron dispose donc de vingt-sept Tetrach soit un total de cent huit blindés en service au sein des Armoured Division, d’autres véhicules étant stationnés en outre-mer.

Ce petit blindé fût également exporté au Canada, en Afrique du Sud _où il constituait le seul char en service dans la Royal South African Army en septembre 1948_ , en Inde, en Australie, en Nouvelle-Zélande mais également en Colombie, en Argentine et au Chili. A noter que la commande thaïlandaise à été annulée officiellement suite à un non-paiement mais officieusement suite à l’intervention de la France.

Quand le conflit éclate, les parachutistes allemands montrent leur valeur et l’armée britannique réticente jusque là décide de mettre sur pied une brigade (plus tard division) aéroportée.

Pour la doter d’une composante char, le Tetrach I est d’abord choisit pour équiper un bataillon blindé léger, les véhicules étant puisés dans les stocks en attendant qu’une version adaptée du Tetrach II soit mise au point.

Caracteristiques Techniques du Tetrach I

Poids : 7.62 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 4.30m longueur de la caisse 4.12m largeur 2.31m hauteur 2.12m

Motorisation : un moteur essence Meadows 12 cylindres 165ch

Performances : vitesse maximale sur route 64 km/h vitesse maximale en tout terrain 45 km/h

autonomie 220km

Blindage maximal : 10 à 15mm

Armement : un canon de 2 livres (40mm) associé à une mitrailleuse de 7.92mm Besa

Equipage : trois hommes

Caracteristiques Techniques du Tetrach II

Poids : 8.5 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 4.45m longueur de la caisse 4.30m largeur 2.50m hauteur 2.20m

Motorisation : un moteur essence Meadows 12 cylindres 180ch

Performances : vitesse maximale sur route 67 km/h vitesse maximale en tout terrain 48 km/h

autonomie 220km

Blindage maximal : 15mm

Armement : tourelle biplace avec un canon de 6 livres (57mm) et une mitrailleuse Besa de 7.92mm

Equipage : trois hommes