17-Aviation navale (33)

Escadrille 21T

Cette escadrille est créée le 21 juin 1947 sur la base de Lann-Bihoué prêt de Lorient en même temps que la 11ème flottille d’aviation navale (11ème FAN), le groupe aérien du porte-avions léger Henriette de France

La principale mission de ce porte-avions est l’appui des croiseurs et des contre-torpilleurs de la 3ème Escadre Légère, appui qui passe par la fourniture d’une capacité de reconnaissance lointaine et une ombrelle aérienne contre l’aviation ennemie voir un appui-feu avec notamment la 21T et ses six Latécoère Laté 299-5.

Du 25 juin au 12 août 1947, l’escadrille 21T participe avec le reste de la 11ème FAN à un entrainement aviation intensif entre Casablanca et Dakar avant de rentrer à Brest le 19 août.

Après la traversée de longue durée du 24 septembre au 29 novembre, la 21T sort à nouveau pour entrainement du du 25 au 30 décembre 1947 et du 4 au 12 janvier 1948.

Du 12 au 18 février 1948, elle participe à l’exercice «Centaure» avec les croiseurs de la 3ème Escadre Légère  puis enchaîne par deux entraînements organisés du 27 février au 12 mars 1948 et du 29 avril au 8 mai dans le Golfe de Gascogne avant de terminer par un entrainement au large de Dakar du 16 mai au 2 juin.

Le porte-avions Henriette de France subissant un petit carénage du 10 juin au 5 août, la 21T comme le reste de la 11ème FAN s’entraine depuis la terre avant de retrouver leur plate-forme opérationnelle à partir du 12 août pour remise en condition puis entrainement jusqu’au 4 septembre.

Suite à l’attaque allemande sur la Norvège et le Danemark, les alliés décident de riposter, voulant à tout prix éviter une Norvège sous la botte allemande.

L’Henriette de France reçoit pour mission de couvrir le convoi transformant le corps expéditionnaire franco-polonais à Rosyth pour rejoindre les troupes anglaises prévues pour cette riposte terrestre. L’escadrille 21T va assurer une mission de patrouille anti-sous-marine tout en se préparant à sa future mission d’assaut en Norvège.

Escadrille 22T

Pour renforcer les capacités de l’aéronavale depuis Dakar, décision est prise de créer une flottille mixte regroupant hydravions et avions.

L’escadrille 5R équipée de Loire 130 étant la seule unité basée en AOF, décision est prise de créer en  cette année 1947 plusieurs escadrilles dont une escadrille de douze hydravions torpilleurs Bloch MB-481

Cette unité créée officiellement le 12 septembre 1947 va assurer la protection du port de Dakar  contre un possible raid antisurface mais également contre les sous-marins opérant au large de la capitale de l’AOF.

Au 5 septembre 1948, l’unité qui dispose de douze hydravions (tous du lot d’origine) multiplie les patrouilles anti-sous-marines au large de Dakar pour protéger les convois partant de ce port et ralliant Casablanca, Le Verdon et Brest.

Escadrille 23T

En mars 1947 est créée  la 23ème escadrille de torpillage (23T) équipée de huit hydravions torpilleurs Bloch MB-481. Comme les autres unités de la 11ème flottille d’hydravions, cette escadrille est basée à Cam-Ranh.

Sa mission est d’appuyer les FNEO et compenser la probable infériorité des forces navales françaises contre les japonais en menant de nuit un raid surprise contre les forces japonaises.

En septembre 1948, le nombre d’avions à été porté à douze avec l’arrivée de douze appareils démontés. Si quatre d’entre-eux sont montés et utilisés par la 23T, les huit autres sont montés mais stockés à Than-Son-Nut comme réserve d’attrition.

Escadrille 24T

En avril 1947 est activée la 24ème escadrille de torpilleurs qui reçoit comme équipement douze bombardiers-torpilleurs Lioré et Olivier Léo 456.

Bien qu’intégrée à la 12ème flottille d’aviation navale, la 24T est basée à Haïphong avec une double mission : l’attaque à la torpille d’une force navale ennemie pénétrant dans le Golfe du Tonkin et l’appui des troupes au sol défendant le Tonkin et notamment la ligne Haïphong-Hanoï appelée Ligne Doumer.

En septembre 1948, l’unité est toujours basée dans le grand port du nord de l’Indochine et à l’annonce des raids allemands sur la Norvège et le Danemark, les douze bombardiers-torpilleurs sont dispersés pour éviter qu’un raid surprise japonais ne neutralise d’un coup l’unité.

17-Aviation Navale (29)

Escadrille 1T

Latécoère Laté 298

Latécoère Laté 298

Lorsque la France entre en guerre en ce funeste mois de septembre 1939, l’escadrille 1S1 (1ère escadrille de surveillance de la 1ère région maritime) basée à Cherbourg-Chantereyne dispose de six CAMS-55 et de huit Loire 130.

Rapidement seuls les seconds nommés sont utilisés pour les missions opérationnelles, les CAMS-55 étant utilisés pour l’entrainement jusqu’au mois d’octobre quand ils sont retirés du service et remplacés par des Latécoère Laté 298.

Il en effet prévu que d’unité de surveillance, cette escadrille devienne une unité de torpillage même si secondairement, elle doit être amenée à traquer le nouvel ennemi public n°1 : le sous-marin.

Cette double flotte posant problème, les Latécoère Laté 298 dont le nombre passe de sept à douze restent à la 1S1 alors que les Loire 130 se redéploient à Cherbourg-Querqueville où ils forment une nouvelle escadrille 1S2.

Le 15 septembre 1940, l’escadrille 1S1 quitte le giron de la 1ère région maritime au profit de la 1ère flottille d’hydravions ce qui ne change rien à son stationnement. Un mois plus tard, en octobre 1940, elle devient l’escadrille 1T avec toujours douze Latécoère Laté 298.

Sa mission est d’assurer une présence dissuasive dans La Manche en menaçant l’ennemi d’attaques à la torpille tout en pouvant mener des missions anti-sous-marines en liaison avec d’autres unités aériennes et de surface.

En mars 1947, le Latécoère Laté 298 est retiré du service et l’escadrille 1T remplace ses douze exemplaires (parmi lesquels figurent quatre appareils de remplacement) par douze Latécoère Laté 299-7, version hydravion du Latécoère Laté 299-5 embarqué.

Une petite explication est nécessaire. Au moment du lancement du programme PA18 et du groupe aérien qui lui est nécessaire, les autorités de la marine lance un programme d’avion d’observation, de torpillage et de bombardement (programme A47) auquel répondent deux bimoteurs : le SNCAO CAO-600 (qui sera choisit) et le Dewoitine D-750 resté à l’état de prototype.

Un troisième prototype monomoteur est aussi choisit, le Latécoère Laté 299 qui n’est autre que la version embarquée du -298.
Le Laté 299 est remplacé au sein des groupes aériens embarqués par le Laté 299-5 qui est un appareil assez différent en dépit d’une désignation qui sous-entend un lien de parenté. Pour remplacer le «298», la marine ne cherche pas plus loin qu’une version hydravion du 299-5, le Latécoère Laté 299-7.

L’escadrille 1T est ainsi déclarée opérationnelle sur le nouvel appareil à la mi-avril 1947 après six semaines de formation et d’entrainement intensif à la surveillance, à l’attaque à la torpille et à la lute anti-sous-marine.

Le 1er septembre 1948, l’escadrille est mise sur le pied de guerre avec le rappel des réservistes et l’arrivée à Cherbourg d’appareils supplémentaires pour servir de réserve en cas de perte. Elle va assurer des missions de surveillance au dessus de La Manche, des patrouilles en solitaire et des couvertures de convois qu’ils s’agissent de convois français ou britanniques.

Escadrille 2T

En septembre 1939, l’escadrille 3S3 est basée sur l’Etang de Berre avec un équipement ancien en l’occurence cinq Gourdou-Lesseure GL.810, six GL.811, cinq GL.812 et deux GL.813 soit un total de dix-huit appareils. En février 1940,  ces hydravions dépassés sont remplacés par seize Latécoère Laté 298, seize hydravions utilisés aussi bien pour le torpillage, la reconnaissance et la lutte anti-sous-marine.

Le 15 septembre 1940, l’escadrille 3S3 intègre la 2ème flottille d’hydravions et devient en octobre 1940, l’escadrille 2T.

Véritable phénix, cette escadrille est choisit en septembre 1941 pour devenir une unité de la patrouille maritime avec pour équipement douze CAO-700M. Son stationnement change également, à l’Etang de Berre l’escadrille 2T est redéployée à Fréjus-Saint Raphaël. Une fois transformée, l’escadrille est renumérotée 12E et transformée à la 2ème flottille d’aviation navale.

L’escadrille 2T renait le 5 mars 1942 au sein de la 6ème flottille d’aviation navale, le groupe aérien du porte-avions Joffre qui quand ce dernier est à quai aux appontements du Milhaud se réfugie sur la base de Hyères-Le Palyvestre comme leurs aïeuls du Béarn.

Equipée de six Latécoère Laté 299, c’est l’escadrille de torpillage du Joffre, chargée selon les schémas opérationnels en vigueur à l’époque de ralentir la flotte ennemie pour laisser le temps à nos cuirassés de la retrouver et de l’anéantir.

L’unité effectue ses premières manoeuvres aviation lors des essais du porte-avions du 29 septembre au 15 novembre 1942 au large de Brest.

Comme toutes les unités embarquées, à chaque sortie, l’escadrille 2T qualifie de jeunes pilotes, valide les compétences des vétérans, expérimente de nouvelles tactiques de combat ou des armes et s’entraine avec l’armée de l’air et d’autres unités de la marine.

Courant 1947, l’unité est transformé sur Latécoère Laté 299-5, une version nettement améliorée du Laté 299.

Après un entrainement à bord du Joffre du 25 août au 3 septembre 1948, le déclenchement du second conflit mondial la surprend en plein recomplètement (repos de l’équipage, grande visite des avions) à Hyères-Le Palyvestre.

L’entretien prévu pour s’achever le 10 septembre est accéléré et se termine dès le 6 septembre pour permettre au porte-avions de la 2ème Escadre d’appareiller le plus rapidement possible pour contrer une possible action italienne.

Escadrille 3T

En septembre 1939, l’escadrille T2 est l’unité de torpillage de la 1ère région maritime. Basée à Cherbourg-Chantereyne, elle détache à la mobilisation six de ses seize appareils sur la base auxiliaire de Boulogne sur Mer pour des missions de surveillance et de patrouille anti-sous-marine en Manche et en mer du Nord.

En février 1940, la BAN auxiliaire de Boulogne sur Mer est désactivée et le détachement est redéployé à Calais-Marck, autre base aéronavale auxiliaire qui doit devenir une base de premier rang pour couvrir et appuyer l’ELN.

Le 15 septembre 1940, l’escadrille T2 est rattachée à la 1ère flottille d’hydravions tout en restant scindée en deux entités : le corps principal à Cherbourg et un détachement avancé à Calais. Il à été un temps question de scinder l’escadrille T2 en deux escadrilles indépendantes mais ce projet n’est pas allé bien loin. Un mois plus tard, l’escadrille T2 devient l’escadrille 3T.

Ce changement de numéro est fatal au détachement avancé de Calais-Marck. L’escadrille 3T est totalement regroupée à Cherbourg-Chantereyne et le nombre d’appareils en ligne est réduit à douze.

Comme ces voisins de l’escadrille 1T, la 3T à pour mission d’interdire à l’adversaire La Manche et si l’attaque à la torpille d’une puissante escadre allemande dans ses eaux resserrées est peu probable, la traque de sous-marins est bien plus plausible, l’escadrille 3T plus que la 1T se spécialisant dans la lutte ASM tout en étant encore capable d’attaquer à la torpille des navires ennemis.

Suivant de près leurs voisins de l’escadrille 1T, l’escadrille 3T est transformée (mai/juin 1947) sur Latécoère Laté 299-7, douze appareils remplaçant les neufs Latécoère Laté 298 (les trois appareils manquants ont été reformés pour usure prématurée. Ironie de l’histoire, il s’agissait d’appareils de remplacement) pour toujours les mêmes missions.

Le 1er septembre 1948, l’escadrille est mise sur le pied de guerre avec le rappel des réservistes et l’arrivée à Cherbourg d’appareils supplémentaires pour servir de réserve en cas de perte.

Elle va assurer des missions de surveillance au dessus de La Manche, des patrouilles en solitaire et des couvertures de convois qu’ils s’agissent de convois français ou britanniques en coopération avec sa jumelle 1T.

Escadrille 4T

En septembre 1939, l’escadrille T1 est basée sur l’Etang de Berre avec dix hydravions torpilleurs Latécoère Laté 298. Durant la guerre de Pologne, ce nombre est porté à douze puis à seize appareils.

Le 15 septembre 1940, l’escadrille T1 intègre la 2ème flottille d’hydravions avec toujours seize appareils en ligne, devenant en octobre 1940, l’escadrille 4T.

Ces appareils utilisés pour le torpillage, la surveillance et la lutte anti-sous-marine pour protéger notamment les approches des ports de Marseille et de Toulon sont utilisés jusqu’à l’automne 1947 quand les douze appareils survivants (quatre appareils réformés pour usure, sur les seize appareils disponibles en septembre 1940, trois appareils avaient été perdus à l’entrainement mais promptement remplacés) sont remplacés par douze Latécoère Laté 299-7

A partir du 2 septembre 1948, l’escadrille 4T va maintenir une patrouille permanente de deux appareils au large de Marseille pour empêcher de possibles sous-marins italiens voir allemands de se sentir comme chez eux et s’en prendre ainsi aux convois venant d’Afrique du Nord qui commencent à déverser en métropole des troupes, du matériel mais également des matières premières pour faire tourner une industrie vorace qui n’en avait jamais assez.

Escadrille 5T

Au moment de la mobilisation en septembre 1939, il était prévu la mise sur pied en Méditerranée d’une escadrille B5.

Cette création faute d’appareils disponibles est reportée en décembre 1939 puis à nouveau au printemps 1940 ce qui entraine sa mise en sommeil en attendant la disponibilité d’avions pour l’équiper.

Cela ne l’empêche d’être rattachée à la 5ème flottille d’aviation navale (Lorient-Lann Bihoué) le 15 septembre 1940 puis d’être rebaptisée 5T.

En février et mars 1941, l’escadrille 5T prend enfin consistance en recevant douze Bloch MB-175T de reconnaissance et d’attaque maritime, l’unité étant déclarée opérationnelle sur le nouvel appareil le 3 mai 1941.

Sa mission est de surveiller le Golfe de Gascogne et d’interdire cette «mer intérieure» aux forces navales et sous-marines de l’ennemi pour ainsi protéger les accès aux ports militaires (Brest et Lorient) et civils (Quimper, Saint-Nazaire et Nantes, La Rochelle-La Pallice, Bordeaux, Biaritz, Bayonne, Hendaye………..).

Ces appareils sont toujours en service le 1er septembre 1948 même si sur les douze appareils du lot d’origine, deux ont été perdus en mer et un à l’atterrissage, appareils remplacés par des appareils stockés à Orly.

Mise sur le pied de guerre, l’escadrille 5T va multiplier les patrouilles dans le Golfe de Gascogne pour empêcher tout mouvement ennemi qu’il soit allemand ou espagnol.

17-Aviation navale (26)

Escadrille 6B

L’escadrille B-4 devait être armée à l’automne 1939 au cours de la guerre de Pologne mais le conflit s’achevant plus rapidement que prévu, cette escadrille est mise en sommeil en février 1940 tout en étant administrativement intégrée à la 2ème flottille d’aviation navale basée à Fréjus-Saint Raphaël à partir du 15 septembre 1940.

C’est toujours en unité fantôme que l’escadrille B-4 devient l’escadrille 6B le 1er octobre 1940 mais pour peu de temps puisque quelques jours après sont livrés les premiers Bloch MB-175T.

Douze de ces bimoteurs de reconnaissance et d’attaque maritime sont ainsi livrés à l’unité qui après un entrainement intensif est déclarée pleinement opérationnelle sur le nouvel avion à la fin du mois de décembre 1940.

Ces appareils sont chargés de la surveillance de la Méditerranée et en cas de conflit contre l’Italie de s’attaquer à la navigation italienne dans le Golfe de Gênes à l’aide de bombes, de torpilles et nouveauté de roquettes air-sol particulièrement efficaces contre les navires marchands.

Le 31 août 1948, l’unité dispose toujours de douze bimoteurs MB-175T même si sur ces douze appareils, quatre sont des appareils de remplacement, deux ayant été perdus au cours d’exercice et deux ayant été réformés suite à des problèmes récurrents de moteurs et une usure prononcée de certaines pièces vitales.

A partir du 1er septembre 1948, l’unité maintien en vol au dessus de la Méditerranée une patrouille de deux MB-175T, chacun armés de deux bombes de 250kg pour une mission de reconnaissance armée. Ce dispositif est maintenu jusqu’au 12 septembre 1948 quand il est supprimé, l’Italie ne bougeant pas.

Escadrille 7B

Le 12 mai 1941 est créée sur la base de Lann-Bihoué près de Lorient, l’escadrille 7B, une escadrille de bombardiers-torpilleurs équipée d’abord de seize Lioré et Olivier Léo 451 identiques à ceux mis en oeuvre par l’armée de l’air.

Ces bombardiers bimoteurs bien qu’efficace ne sont pas totalement adaptés aux opérations navales mais cette situation est temporaire et progressivement, ces appareils au cours de grande visite sont mis au standard Léo 456 qui lui répond parfaitement aux désideratas de la marine.

En décembre 1942, le remplacement est totalement achevés mais si douze appareils sont bien des appareils d’origine, quatre sont des appareils produits neufs comme des Léo 456 remplaçant des appareils perdus avant de pouvoir être transformés ou trop endommagés pour qu’il soit jugé profitable de les réparer.

Ces appareils sont toujours en service le 31 août 1948 date à laquelle l’escadrille est mise en alerte pour faire face à toute éventualité.

Le 5 septembre 1948, à l’annonce des bombardements allemands sur le Danemark et la Norvège, elle reçoit l’ordre de faire mouvement vers le Nord de la France et l’aérodrome de Lille-Lesquin, première étape vers soit un déploiement avancé en Belgique ou en Grande Bretagne.

Escadrille 8B

En septembre 1939, l’escadrille B-1 est basée sur l’Etang de Berre avec pour équipement quatorze hydravions de bombardement Lioré et Olivier H257bis. A la mobilisation, elle rallie Port Lyautey pour mener en Méditerranée comme dans l’Atlantique des patrouilles anti-sous-marines.

Après la fin de la guerre de Pologne, l’unité reste déployée à Port-Lyautey et intègre le 15 septembre 1940 la 6ème flottille d’hydravions qui regroupe tous les hydravions basés au Maroc. Un mois plus tard, l’escadrille B-1 devient l’escadrille 8B avec toujours ces vénérables biplans comme équipement.

En mars/avril 1941, les dix appareils encore en état de vol sont remplacés par douze hydravions bimoteurs Bloch MB-481 nettement plus moderne.

Depuis sa base marocaine, la 8B va effectuer des patrouilles de surveillance dans l’Atlantique mais également parfois en Méditerranée, s’entrainant également avec les navires de passage dans les eaux marocaines (nombreux car Casablanca était une escale quasi-obligée des navires ralliant la Méditerranée depuis les ports de la Manche et de l’Atlantique).

Ces appareils (dix appareils du lot d’origine, deux de remplacement) sont encore en service le 31 août 1948 et vont maintenir une présence permanente au dessus des convois entre Brest et Casablanca, se relayant avec des unités du CAAN à partir du 5 septembre 1948 tout en surveillant la possible irruption sur les côtes marocaines de raiders ou de navires allemands pour une démonstration semblable à celle du Goeben en 1914 en Algérie, cette crainte avait d’ailleurs été indirectement à l’origine de la perte du Pluton.

Escadrille 9B

Cette escadrille de bombardement en piqué est une escadrille embarquée sur le porte-avions Painlevé et donc appartenant à la 7ème flottille d’aviation navale qui est créée en même temps que le 9B à savoir le 1er juin 1943.

Cette flottille est équipée de neuf bombardiers en piqué monoplaces Loire-Nieuport LN-401 destinés à attaquer aussi bien les batteries côtières que les navires de guerre, ce mode d’attaque étant jugé plus efficace que le bombardement horizontal contre une cible mobile et de taille souvent réduite.

L’escadrille effectue ses premiers mouvements aviation à bord du Painlevé du 1er juin au 8 juillet 1944 au cours de la deuxième campagne d’essais du porte-avions, l’escadrille 9B perdant un appareil qui se crashe sur le pont d’envol (pilote tué).

C’est donc à seulement huit appareils que l’escadrille participe à la traversée longue durée du porte-avions qui quitte Brest le 15 juillet direction les Antilles et rentre à Brest le 18 août.

Reconstituée à neuf appareils, l’unité s’entraine depuis la terre lors de l’immobilisation du porte-avions pour les démontages et les modifications après la TLD (20 août au 12 septembre) avant de reprendre les opérations embarquées dès la disponibilité de la plate-forme mise en service le 18 août 1944, presque seize mois après le Joffre.
A chaque sortie du porte-avions, l’escadrille 9B menait les mêmes opérations que les autres escadrilles embarquées de la marine nationale : formation pratique de jeunes pilotes, validation de l’expérience et des acquis des pilotes confirmés, entrainement aux missions de guerre, exercices avec l’armée de l’air et d’autres unités de la Flotte de l’Atlantique.

Du 22 juillet 1946 au 14 mars 1947, le Painlevé subit son premier grand carénage. Cela laisse la 7ème flottille d’aviation navale sans plate-forme mais cela permet à l’escadrille 9B de changer de monture.

En effet, le Loire-Nieuport LN-420 remplace le LN-401 (sept appareils encore en état de vol à l’époque). Bien qu’il y ait un air de famille entre les deux appareils, le LN-420 est un nouvel appareil, un biplace remplaçant un monoplace, l’expérience des exercices ayant montré l’utilité d’un mitrailleur arrière pour protéger l’avion de la chasse ennemie lors de la phase délicate du piqué vers sa cible.

La navalisation de l’unité _privée de porte-avions depuis huit mois_ à lieu lors de la remise en condition du porte-avions au large de Dakar du 11 avril au 27 mai avec la participation de l’armée de l’air.

Du 2 au 21 novembre 1947, le Painlevé participe à un exercice avec les cuirassés Normandie et Lorraine, le porte-avions léger Alienor d’Aquitaine accompagnés par huit torpilleurs d’escadre et le PRE La Seine. L’escadrille 9B se frotte en particulier aux novices de l’escadrille 11B embarquée sur le porte-avions léger.

Après un entrainement du 1er au 5 septembre, en mer d’Iroise, l’escadrille 9B et les autres escadrilles embarquées sur le Painlevé se préparent à mener des missions de guerre suite à l’attaque allemande en Norvège et au Danemark.

A quai, le porte-avions est ravitaillé en carburant, vivres, pièces détachées et munitions de guerre (pour recompléter les stocks) pendant que les avions sont révisés à bord, certains jugés trop usés sont remplacés par des appareils neufs venus de Lanvéoc-Poulmic où _sage précaution_, quelques appareils des modèles embarqués sur le Painlevé avaient été stockés. L’escadrille 9B change ainsi trois de ces neufs bombardiers en piqué.

Escadrille 10B

Cette escadrille est activée le 13 juillet 1941 au sein de la toute nouvelle 4ème flottille d’aviation navale (4ème FAN) qui regroupe les avions terrestres destinés à appuyer depuis la base de Sidi-Ahmed, les unités de la 6ème Escadre Légère.

La 10B est ainsi équipée de douze rutilants bimoteurs Bloch MB-175T de reconnaissance armés, capables de patrouiller de longues heures au dessus des flots mais également capable de déclencher le feu de Wotan sous la forme de raids de bombardement, de torpillage et d’attaque à l’aide de roquettes air-sol.

Trois appareils ont été perdus durant l’utilisation de cet appareil mais fort heureusement sans perte en vies humaines.

Le 31 août 1948, l’unité est mise en alerte et voit ses effectifs complétés par le rappel de réservistes et d’anciens de l’unité qui se portent volontaire. L’escadrille 10B reçoit pour mission de surveiller le Golfe de Syrte et pour plus d’efficacité, un détachement avancé est établit à Gabès pour multiplier les patrouilles dans cette région.

17-Aviation navale (21)

Escadrille 8E

Loire 70 en vol

Loire 70 en vol

En septembre 1939 est basée à Karouba l’escadrille E-7 équipée de six Loire 70, l’hydravion qui avait perdu la compétition contre le Bréguet Bizerte mais que la marine avait commandé pour se garder une roue de secours et ne pas trop dépendre d’un constructeur.

Cet appareil qui connait d’importants problèmes techniques est interdit de vol le 12 février 1940 après deux accidents. L’escadrille est faute de mieux rééquipée avec huit Lioré et Olivier H43 à l’origine prévue pour l’escadrille 3S5.

Le 15 septembre 1940, l’escadrille E-7 intègre la 8ème flottille d’hydravions qui regroupe tous les hydravions basés à Karouba (hors ceux rattachés aux croiseurs de la 6ème EL) et un mois plus tard en octobre 1940, l’escadrille E-7 devient escadrille 8E.

En juin 1941, l’escadrille 8E est transformée sur Bréguet Br790, recevant douze hydravions pour remplacer six Lioré et Olivier H43, appareils qui sont aussitôt feraillés qui ne seront pas regrettés par leurs équipages.

Ces appareils vont opérer principalement au profit de la 6ème Escadre Légère, étant les yeux des croiseurs Emile Bertin La Galissonnière Jean de Vienne et La Marseillaise sans oublier au profit des autres unités. Ils menaient des missions de surveillance ainsi que de nombreux exercices en solitaire ou avec les unités de la 6ème EL.

L’escadrille 8E est toujours équipée de cet appareil le 31 août 1948, trois appareils de l’unité étant des appareils de remplacement. Ils vont alors participer à des missions de surveillance au large de la Tunisie.

Escadrille 9E

Cette escadrille est activée en septembre 1942 avec douze CAO-700M pour remplacer la 5B/12R au sein de la 3ème flottille d’aviation navale basée à Lanvéoc-Poulmic. Elle est chargée de missions de surveillance et de patrouille maritime dans l’Atlantique et dans le Golfe de Gascogne en coopération avec le 7E basée à Lann-Bihoué prêt de Lorient.

Un appareil perdu en mars 1945 à l’atterrissage (deux morts et trois blessés) et un deuxième est réformé en septembre 1947 suite à des fragilités structurelles au niveau des bâtis moteurs 2 et 3, ces deux appareils étant promptement remplacés.

Ces appareils sont toujours en service le 31 août 1948 et vont se relayer pour notamment couvrir les convois atlantique sans oublier la traque des sous-marins et d’éventuels croiseurs auxiliaires allemands.

Escadrille 10E

Le 7 juin 1941 est activée à Port Lyautey au sein de la 6ème flottille d’hydravions (6ème FH), l’escadrille 10E qui reçoit comme équipement huit hydravions Potez-CAMS 141 ce qui permet au CSMAN d’augmenter son rayon d’efficacité et d’efficience en Méditerranée pour des missions de surveillance générale et l’appui aux unités de la flotte en Méditerranée comme dans l’Atlantique.

Ces appareils (six du lot d’origine et deux de remplacement arrivés respectivement en septembre 1946 et avril 1947) sont encore en service le 31 août 1948 et à partir du 1er septembre 1948, l’escadrille reçoit l’ordre de surveiller les côtes du Sud-marocain et de tendre jusqu’à Dakar pour couvrir une voie de navigation de convois, la voie DCB (Dakar-Casablanca-Brest).

Escadrille 11E

Bloch MB-175T

Bloch MB-175T

Le 12 janvier 1943 est activée à Lanvéoc-Poulmic l’escadrille 11E, une escadrille de reconnaissance et d’attaque maritime équipée de douze Bloch MB-175T.

Ces bimoteurs inaugurent le concept de reconnaissance armée imaginé par certains officiers de marine.

Ils imaginent des avions patrouillant un secteur donné avec des bombes en soute et sous les ailes pour mener si nécessaire des attaques d’opportunité, compensant le handicap des CAO-700M qui doivent souvent attendre le décollage des bombardiers-torpilleurs Lioré et Olivier Léo 456M  pour attaquer la cible repérée en essayant si possible de continuer à pister le navire sans se faire repérer.

Ces appareils sont toujours en service le 31 août 1948 même si ils bénéficient d’améliorations constantes, inaugurant le concept du radar aéroporté _même si les premiers modèles sont encore peu fiables_ et l’emploi de roquettes air-sol. Deux appareils du lot d’origine ont été perdus et remplacés par des appareils issus des stocks.

Au 5 septembre 1948, les Bloch MB-175T de l’escadrille 11E sont mis en alerte, l’Amirauté envisageant leur redéploiement en Grande Bretagne pour opérer en mer du Nord contre les convois chargés d’amener les troupes et leur ravitaillement.

17-Aviation Navale (14)

Escadrille 16C

Cette escadrille est activée le 13 octobre 1946 à Cherbourg-Querqueville, base où va monter en puissance la 10ème flottille d’aviation navale, le groupe aérien du porte-avions lourd Commandant Teste.

Ce porte-avions d’une conception nouvelle (inspirée notamment des Essex américains) doit remplacer numériquement le Béarn et donner un punch supplémentaire à la 4ème Escadre de Mers-El-Kébir.

Dôté d’un groupe aérien de soixante-douze appareils, elle dispose de pas moins de trois escadrilles de chasse, les 16C 18C et 22C, chacune équipée de neuf chasseurs-bombardiers Bloch MB-159M, version navalisée du redoutable Bloch MB-159 à coup sur le meilleur chasseur français en service en septembre 1948 avec une vitesse de pointe estimée à 740 km/h !

L’escadrille 16C effectue ses premiers «vrais» appontages et ses premiers catapultages du 9 au 13 octobre 1946.

Les premiers vrais exercices ont cependant lieu au large de Dakar du 15 au 30 novembre, exercices au cours desquelles, l’escadrille 16C perd un appareil qui victime d’une panne moteur doit amerrir.

Récupéré par le torpilleur d’escadre Spahi, le pilote ne peut constater que l’avion sombre sans qu’il soit possible de le récupérer. L’appareil sera cependant vite remplacé par un appareil flambant neuf.

Un autre Bloch MB-159M sera perdu lors d’un exercice contre l’armée de l’air au printemps 1948, le pilote décédant dans l’incendie de son appareil. Là encore l’appareil sera remplacé par un appareil neuf qui lui sortait des stocks de la marine de la BAN d’Orly.

Le temps fort pour la 16C est la participation du 15 mai au 20 juin 1948 à une importante série d’exercices avec le cuirassé Bretagne et du croiseur de bataille Strasbourg  mais également en compagnie de six torpilleurs d’escadre et des trois contre-torpilleurs de la 11ème DCT à savoir le Mogador, le Volta et le Hoche.

Du 7 au 18 juillet 1948, l’escadrille 16C participe à un entrainement au large d’Alger. Le 14 juillet 1948, la 9ème flottille au complet soit  27 Bloch MB-159M, 12 CAO-610, 16 Latécoère Laté 299-5, 18 Loire-Nieuport LN-420, 8 Morane-Saulnier MS-474 et 4 Dewoitine D-720M survole la ville en émettant des fumigènes bleu-blanc-rouge du plus bel effet.

La 16C sort à nouveau pour entrainement du 25 juillet au 8 août, rentrant à Mers-El-Kébir le 15 août après une escale à La Valette du 9 au 13 août 1948. Elle sort à nouveau pour entrainement du21 au 29 août 1948.

A l’annonce des bombardements allemands sur la Norvège et le Danemark le 5 septembre, le Commandant Teste appareille en compagnie du Bretagne pour contrer une éventuelle action italienne contre l’Afrique du Nord. L’escadrille 16C va ainsi protéger le groupement Teste en maintenant en mer une patrouille de deux chasseurs.

Escadrille 17C

Dewoitine HD780

Dewoitine HD780

Le dévellopement de l’hydraviation embarquée suscita l’émergence de l’idée d’un hydravion de chasse destiné à protéger les cuirassés et les croiseurs des hydravions de reconnaissance ennemis.

L’hydravion de chasse semblait par la même occasion être une idée intéressante pour assurer une présence de chasse sur les îles et les atolls du Pacifique.

Loire 210

Loire 210

Ce concept déboucha en France sur le Loire 210, un monoplan à flotteur central à ballonnets latéraux  qui effectue son premier vol le 21 mars 1935.

21 exemplaires sont construits et équipent les escadrilles HC1 (Dunkerque Strasbourg) et HC2 (Richelieu et Jean Bart) à partir d’août 1939 mais après la perte de 5 appareils en trois mois en raison de faiblesses structurelles à l’aile, les autres appareils sont retirés du service, le personnel de ces unités formant l’AC-3 basée à Bizerte.

Cette première tentative ne dissuade pas la marine nationale de se doter d’hydravions de chasse et un nouveau concours est lancé qui aboutit au Dewoitine HD-780, la version embarquée du D-520.

Un certain temps s’écoulant entre la réalisation des prototypes et la décision d’une commande en série, la marine à abandonné l’idée d’embarquer des hydravions de chasse sur ses cuirassés, estimant l’intérêt des plus réduits.

Le Dewoitine HD-780 va cependant être commandé en série pour équiper trois escadrilles : une à Lanvéoc-Poulmic, une à Aspretto et une en Polynésie à Fare-Ute.

L’escadrille 17C est officiellement créée le 27 janvier 1947 sur l’hydrobase des Mureaux, l’annexe à la BAN d’Orly où un personnel fraichement formé prend en main douze HD-780 et les conduit jusqu’à leur base de Lanvéoc-Poulmic.

Cette unité doit en cas de menace sur Brest assurer la protection du port contre les avions et hydravions ennemis, assurer la protection des hydravions de reconnaissance et de torpillage mais également sur un plan plus théorique, théorisé l’emploi de ces hydravions de chasse.

Régulièrement, ces hydravions embarquaient à bord des cuirassés de la 1ère escadre pour un entrainement au catapultage, à la récupération en haute mer, aux opérations de chasse et d’attaque…….. .

A plusieurs reprises également, quatre ou six Dewoitine HD-780 décollaient pour un plan d’eau éloigné, soutenu par le Sans Souci qui servait de base de ravitaillement et de maintenance.

En septembre 1948, les douze hydravions de la commande initiale sont toujours en service et le 5 septembre 1948, l’unité est mise en alerte, devant se préparer à un éventuel déploiement outre-mer.

Escadrille 18C

Cette escadrille est activée le 13 octobre 1946 à Cherbourg-Querqueville, base où va monter en puissance la 10ème flottille d’aviation navale, le groupe aérien du porte-avions lourd Commandant Teste. C’est l’une des trois unités de chasse de cette flottille en compagnie de la 16C et de la 22C.

Son histoire est donc identique à la 16C sauf son taux d’attrition plus élevé puisqu’elle va perdre quatre appareils : un en mer (pilote tué), deux à terre (pilotes indemnes) et un sur le Commandant Teste, une avarie de catapultage précipitant l’avion par dessus bord, avion broyé par la proue mais par miracle, le pilote est parvenu à s’extirper du cockpit, échappant à une mort certaine.

Ces quatre appareils perdus sont promptement remplacés par des appareils neufs et le 5 septembre 1948, l’escadrille est de nouveau en pleine possessions de ses moyens, participant à la permanence aérienne au dessus du groupe de combat formé par le Commandant Teste, par le Bretagne et les torpilleurs d’escadre  L’Eveillé L’Alerte Spahi Hussard

Escadrille 19C

Cette escadrille est créée le 21 juin 1947 sur la base de Lann-Bihoué prêt de Lorient en même temps que la 11ème flottille d’aviation navale (11ème FAN), le groupe aérien du porte-avions léger Henriette de France dont la principale mission est l’appui des croiseurs et des contre-torpilleurs de la 3ème Escadre Légère.

Elle est équipée de six Dewoitine D-795 tout comme l’escadrille 21C, l’autre composante de chasse de la 11ème FAN.

Du 25 juin au 12 août 1947, l’escadrille 19C participe avec le reste de la 11ème FAN à un entrainement aviation intensif entre Casablanca et Dakar avant de rentrer à Brest le 19 août. Après la traversée de longue durée du 24 septembre au 29 novembre, la 19C sort à nouveau pour entrainement du du 25 au 30 décembre 1947 et du 4 au 12 janvier 1948.

Du 12 au 18 février 1948, elle participe à l’exercice «Centaure» avec les croiseurs de la 3ème Escadre Légère avant de s’entrainer du 27 février au 12 mars 1948 puis du 29 avril au 8 mai dans le Golfe de Gascogne avant un entrainement au large de Dakar du 16 mai au 2 juin.

Le porte-avions Henriette de France subissant un petit carénage du 10 juin au 5 août, la 19C comme le reste de la 11ème FAN s’entraine depuis la terre avant de retrouver leur plate-forme opérationnelle à partir du 12 août pour remise en condition puis entrainement jusqu’au 4 septembre.

Suite à l’attaque allemande sur la Norvège et le Danemark, les alliés décident de riposter, voulant à tout prix éviter une Norvège sous la botte allemande.

L’Henriette de France reçoit pour mission de couvrir le convoi transformant le corps expéditionnaire franco-polonais à Rosyth pour rejoindre les troupes anglaises prévues pour cette riposte terrestre. L’escadrille 19C va assurer la protection aérienne du convoi en mer du Nord, la traversée de la Manche voyant la coopération de l’armée de l’air.

Escadrille 20C

Pour renforcer les capacités de l’aéronavale depuis Dakar, décision est prise de créer une flottille mixte regroupant hydravions et avions.

L’escadrille 5R équipée de Loire 130 étant la seule unité basée en AOF, décision est prise de créer en  cette année 1947 plusieurs escadrilles dont une escadrille de chasse qui reçoit excuser du peu douze Dewoitine D-551 amenés à Dakar en caisse par bateaux, remontés, essayés et déclarés bons pour le service.

Cette unité créée officiellement le 12 septembre 1947 va assurer la protection du port de Dakar même si la menace semble peu évidente au premier abord. Il n’est donc pas impossible que cette unité rejoigne l’Afrique du Nord voir même la Métropole si le besoin s’en faisait sentir.

Le taux d’attrition pour cette unité est nul au 5 septembre 1948, tous les appareils sont opérationnels.

17-Aviation navale (6)

Janvier à décembre 1946

Dewoitine D-551

Dewoitine D-551

Création en juin 1946 de la 9ème flottille d’aviation navale sur la base aéronavale de Lann-Bihoué près de Lorient.

C’est le groupe aérien appelé à servir à bord du porte-avions léger Alienor d’Aquitaine qui une fois mis en service doit rejoindre les Forces Navales en Extrême Orient (FNEO). Il dispose des escadrilles suivantes :

-Escadrille 13C : six Dewoitine D-795 (version navalisée du D-551)

-Escadrille 15C : six Dewoitine D-795 (version navalisée du D-551)

-Escadrille 17T : six avions torpilleurs Latécoère Laté 299-5, version améliorée du Laté 299

-Escadrille 11B : quatre bombardiers en piqué Loire-Nieuport LN-420 (bombardier en piqué biplace appelé à remplacer le LN-401)

-Section d’Entrainement et de Servitude : quatre NA-57 et deux Dewoitine D-720

Total : douze Dewoitine D-795, six Latécoère Laté 299-5 et quatre Loire-Nieuport LN-420 soit 28 appareils

Le prototype Dewoitine HD-730

Le prototype Dewoitine HD-730

-Création en septembre 1946 de l’Escadrille Ecole de la Méditerranée (EEM) basée à Cuers-Pierrefeu pour soulager l’EEA d’Hourtin. Elle dispose de quatre Loire 130, de quatre Bréguet Bizerte et des deux prototypes Dewoitine HD-730.
-Création en octobre 1946 de la 10ème flottille d’aviation navale. Rassemblée à Cherbourg-Querqueville, cette flottille doit à terme être basée à Arzew quand elle n’est bien sur par embarquée à bord du porte-avions Commandant Teste. Cette flottille dispose des escadrilles suivantes :

-Escadrilles 16C 18C et 22C : neuf chasseurs MB-159M, version navalisée du MB-159, le meilleur chasseur français en ligne en septembre 1948 à la ressemblance prononcée avec le Fw-190 allemand soit un total de vingt-sept chasseurs.

-Escadrilles 16R et 18R équipées chacune de six CAO-610, version améliorée du CAO-600 soit un total de douze appareils

-Escadrilles 18T et 20T équipées chacune de huit Latécoère Laté 299-5, version amélioré du Laté 299 soit un total de seize avions-torpilleurs

-Escadrilles 18B et 20B équipées chacune de neuf Loire-Nieuport LN-420, bombardier en piqué biplace successeur du LN-401

-Section de servitude et d’entrainement basée à terre avec huit Morane-Saulnier MS-474, version embarquée du MS-472 et quatre Dewoitine D-720M

Total : 27 Bloch MB-159M, 12 CAO-610, 16 Latécoère Laté 299-5, 18 Loire-Nieuport LN-420, 8 Morane-Saulnier MS-474, 4 Dewoitine D-720M soit un total de 84 appareils

Morane-Saulnier MS-474

Morane-Saulnier MS-474

-Évolution interne du Groupement d’hydraviation d’Afrique du Nord qui dispose au 1er janvier 1946  de douze Dewoitine HD-731, huit à Karouba pour les croiseurs de la 6ème Escadre Légère et quatre à Arzew pour le cuirassé Bretagne et le croiseur léger Latouche-Tréville (deux chacun).

Douze mois plus tard, le GH-AFN dispose de huit Dewoitine HD-731 à Karouba et de dix à Arzew suite à la mise en service du croiseur léger Gambetta et du transfert des croiseurs de bataille Dunkerque et Strasbourg. Cela entraine la création d’une escadrille des hydravions de Tunisie (EHT) et d’une escadrille des hydravions d’Algérie (EHA) soit un total de dix-huit appareils

-Création en octobre 1946 au profit du Commandement Antilles-Guyane de l’Aviation Navale (CANGAN) de l’escadrille 19T qui basée à Fort de France-Schoelcher dispose de douze hydravions Bloch MB-481 et de l’escadrille d’aviation navale des Antilles, une escadrille composite avec six Grumman G-36A, quatre CAO-700M et huit Lioré et Olivier Léo 456.

Au 31 décembre 1946, l’aviation navale dispose de 1173 appareils (499 hydravions, 12 autogires et 662 avions) soit une augmentation de 148 appareils

17-Aviation Navale (1)

17°) L’AVIATION NAVALE

Cocarde de l'Aviation Navale

Cocarde de l’Aviation Navale

Avant-propos

Si on retient souvent le nombre de cuirassés pour mesurer l’expansion de la Royale entre 1939 et 1948 (sept navires de ligne dont seulement deux modernes en service en 1939, treize cuirassés modernes en service en septembre 1948), l’aéronavale est sûrement l’arme qui connait la plus grande expansion qu’elle soit quantitative ou qualitative.

En 1939, l’aéronavale est le parent pauvre d’une flotte où domine les surfaciers qui ne croient pas au porte-avions comme l’amiral Darlan. Elle dispose d’avions et d’hydravions souvent dépassés, les appareils modernes se faisant rares et n’étaient pas exempts de défauts.

Le porte-avions Béarn

Le porte-avions Béarn

Son unique porte-avions le Béarn est par sa lenteur bien incapable d’accompagner les rutilants croiseurs et contre-torpilleurs et un transport d’hydravions baptisé Commandant Teste ne vaut pas un véritable «pont plat».

La transformation est donc spectaculaire puisque quand éclate le second conflit mondial, l’Aviation Navale dispose de trois porte-avions d’escadre, deux porte-avions légers avec des groupes aériens modernes et bien entrainés.

A terre, des avions de patrouille maritime et des avions antinavires se chargent de surveiller les approches de nos bases et de nos ports, aidés en cela par des hydravions bien plus modernes que ceux utilisés pour la guerre de Pologne.

1-Evolution générale de l’Aviation Navale

A-Organisation

Plaque à la mémoire de Jean Lartigue apposée au ministère de la Marine lors de sa mort dans un accident d'avion en 1968

Plaque à la mémoire de Jean Lartigue apposée au ministère de la Marine lors de sa mort dans un accident d’avion en 1968

En septembre 1939, l’Aéronautique Navale est dirigée par le contre-amiral Lartigue qui porte le titre de Chef du Service Central de l’Aéronautique Navale. Il est responsable de la formation, de l’entrainement et de la préparation opérationnelle des différentes escadrilles.

Les escadrilles basées à terre qu’elles soient équipées d’avions ou d’hydravions sont placées sous l’autorité de l’amiral préfet maritime commandant la Région Maritime où l’escadrille est stationnée via un officier supérieur (généralement un capitaine de vaisseau) qui porte le titre de Commandant de l’aéronautique de la ……. région»

En septembre 1939, il existe quatre régions maritimes : la 1ère dont le préfet est installé à Cherbourg, la 2ème dont le préfet est installé à Brest, la 3ème dont le préfet est installé à Toulon et la 4ème dont le préfet est installé à Bizerte. Une 5ème région maritime sera activée à Lorient.

Les rares formations détachées outre-mer, aux Antilles, en Océanie ou en Indochine dépendent du vice-amiral ou du contre-amiral commandant les forces navales françaises, cet officier supérieur disposant d’un officier aéronautique.

Les escadrilles du Béarn et du Commandant Teste dépendent elles du commandant de l’escadre tout comme les escadrilles de l’hydraviation embarquée appelée également Aviation d’Escadre.

Il existe également des formations de support, des sections d’entrainement, de liaison, de servitude dépendant soit d’une école soit des bases aéronavales.

Le nombre de formations augmente durant la guerre de Pologne avec la mobilisation des réservistes et l’activation des bases auxiliaires pour disperser les forces afin d’augmenter leur rayon d’efficacité et pour éviter qu’un raid aérien chanceux n’ampute l’aéronavale d’une part importante de ses maigres moyens.

L’unité de base est l’escadrille qui dispose normalement de douze appareils en ligne plus un volant de fonctionnement de quatre à six appareils. Unité autonome, l’escadrille dispose de ses propres mécaniciens et reçoit à la mobilisation un détachement de protection (pièces légères de DCA et fusiliers marins)

Plusieurs escadrilles forment une flottille, ces flottilles sont soient spécialisés ou alors comme c’est le cas du Béarn et du Commandant Teste polyvalentes.

Cette dernière configuration ne tarde pas à disparaître  avec la mise à terre du groupe aérien du Béarn puis son démantèlement pour permettre la montée en puissance des flottilles du Joffre et du Painlevé. La situation est identique pour la flottille du Commandant Teste qui est mis à terre au début du conflit, le transport d’hydravions effectuant des missions de transport d’avions avant d’être transformé en navire-atelier pour l’Indochine.

Les hydravions embarqués sur les cuirassés et les croiseurs forment des groupements d’Aviation d’Escadre, groupements qui ont une base géographique et spécialisée. Ces groupements sont informels, les détachements à bord des croiseurs et des cuirassés étant pleinement intégrés à l’équipage du bâtiment.

Les sections de support dépendent soit des écoles soit des bases aéronavales, cette situation ne change pas avec la déclaration même si ces unités montent en puissance avec le rappel des réservistes et l’incorporation de jeunes recrues.

Les unités sont identifiées par un code alphanumérique à deux caractères pour les unités basées à terre et de trois caractères pour les unités embarquées. Les chiffres pairs sont réservés aux unités déployées au dessus de l’Atlantique et les chiffres impairs aux unités déployées au dessus de la Méditerranée.

Les unités dépendant des préfets maritimes disposent donc de deux chiffres et d’une lettre : le premier chiffre désigne la région maritime (1 à 4), la lettre la spécialité (S pour Surveillance C pour chasse B pour bombardement T pour torpillage……) et le deuxième chiffre le rang de l’unité.

Les sections de surveillance déployées aux Antilles et à Tahiti reçoivent le préfixe 5 puis celui de 8 en octobre 1939 quand ces deux sections deviennent des escadrilles et que deux nouvelles formations sont créés à Dakar et à Tripoli.

Les flottilles sont désignées par un code alphanumérique de trois caractère : le F de flottille, un chiffre désignant le rang et une lettre de spécialité (A pour aviation embarquée, H pour hydraviation embarquée………..)

En février 1940, l’Aéronautique Navale réduit la voilure suite à la fin deux mois plus tôt de la Guerre de Pologne. Des unités sont dissoutes ou mises en sommeil, les réservistes démobilisés et un grand nombre de bases auxiliaires sont désaffectés ou rendu à leur usage civil antérieur.

Il faut cependant attendre septembre 1940 pour voir la mise en œuvre d’une véritable réorganisation de l’Aéronautique Navale.

Le 15 septembre 1940, le contre-amiral Lartigue est promu au grade d’amiral. Il cesse d’être commandant de l’Aéronautique Navale pour devenir commandant de l’Aviation Navale. Il dépend directement du Grand Amiral de la Flotte, François Darlan.

Son état-major installé à Paris à  autorité sur des commandements régionaux dirigés par des contre-amiraux. Ces commandements régionaux sont chargés de la préparation opérationnelle des unités et de leur soutien logistique. Ils sont au nombre de…… :

-Commandement Nord de l’Aviation Navale (CNAN) (QG Cherbourg Chantereyne) : ce commandement est chargé d’appuyer la marine en Manche et en mer du Nord. Son rôle va clairement s’accroitre avec la création prévue d’une escadre de la Manche et de la Mer du Nord (future ELN).

-Commandement Atlantique de l’Aviation Navale (CAAN) (QG Lanvéoc-Poulmic) : ce commandement est chargé d’appuyer la flotte de l’Atlantique et devrait avoir fort à faire si la marine allemande se lance comme durant le premier conflit mondial dans la guerre sous-marine à outrance.

-Commandement Nord-Méditerranée de l’Aviation Navale (CNMAN) (QG Hyères-Le Palyvestre) : ce commandement doit appuyer les unités de la 2ème Escadre de la Flotte de la Méditerranée basées à Toulon.

-Commandement Sud-Méditerranée de l’Aviation Navale (CSMAN) (QG Karouba) : ce commandement est chargé d’appuyer les unités de la 6ème Escadre Légère basée à Bizerte et celles de la 4ème Escadre basée dans la nouvelle base de Mers-El-Kébir.

-Commandement du Levant de l’Aviation Navale (CLAN)  (QG Tripoli du Liban) : ce commandement assure l’appui de la Division Navale du Levant (DNL) chargée de la défense des mandats syriens et libanais.

-Commandement Antilles-Guyane de l’Aviation Navale (CANGAN) : ce commandement assure l’appui des Forces Navales Françaises aux Antilles (FNFA) encore modestes à l’époque mais qui comme les autres forces de souveraineté ne vont pas tarder à prendre du muscle.

-Commandement AEF de l’Aviation Navale (CAEFAN) : ce commandement de taille fort réduite assure le soutien des forces navales françaises déployées dans l’Océan Indien depuis Djibouti et Diego-Suarez.

-Commandement Pacifique de l’Aviation Navale (CPAN) : ce commandement est l’un des plus grands géographiquement parlant puisque concernant aussi bien la Nouvelle Calédonie que la Polynésie.

-Commandement Indochine de l’Aviation Navale (CIAN) : comme son nom l’indique, ce commandement assure l’appui aérien des Forces Navales  en Extrême Orient (FNEO).

Pour leur emploi, ils sont mis à la disposition des différentes escadres et/ou flottes, l’amiral de la flotte, le vice-amiral ou le contre-amiral disposant d’un adjoint commandant les unités déployés dans sa zone de responsabilité.

Après plusieurs hésitations, on décide de regrouper les escadrilles en flottilles «régionales», une flottille étant (théoriquement) rattachée à une base. Ces flottilles portent des numéros impairs pour la Flotte de l’Atlantique et des numéros pairs pour la Flotte de la Méditerranée

En octobre 1940, la désignation des escadrilles est également changé pour simplifier la désignation et donner plus de libéralité.

Désormais les escadrilles sont désignés par un chiffre ou un nombre avec une lettre de spécialité : E pour exploration, C pour chasse, B pour bombardement, T pour torpillage, R pour reconnaissance…… .

16-Navires auxiliaires (10)

Navires hydrographes

En septembre 1939, la marine nationale dispose d’une flotte hétérogène de navires hydrographes, souvent des navires dont ce n’était pas la mission première et qui arrivaient en fin de carrière.

Leur remplacement était cependant prévu par des navires conçus spécifiquement pour cette mission même si comme l’Amiral Mouchez, il pouvait être transformé en cas de guerre en aviso pour mener des missions d’escorte.

Hydrographes classe Mauviette

Anciens patrouilleurs de 1917/18 transformés en hydrographes en 1920. Déplaçant 420 tonnes (460 tonnes pleine charge), ils sont longs de 43.50m, large de 7.30m et un tirant d’eau de 3.40m. Ils filent à dix noeuds avec un équipage de 32 hommes. Ils sont désarmés.

L’Astrolabe (ex-Mauviette) et l’Octant (ex-Pivert) sont basés à Saïgon en Indochine pour réaliser les rélevés hydrographiques des inombrables cours d’eau de l’Indochine française.

Le Gaston Rivier (ex Ortolan) est lui basé à Cherbourg et opère en Manche. Il est désarmé le 7 juin 1944 après la mise en service du Goéland.

L’Estafette (ex-Pie II) est basé à Bizerte et opère donc en Méditerranée notamment dans son bassin oriental jusqu’au 14 juin 1944 quand il est désarmé après la mise en service du Pelican.

Le Sentinelle (ex Perruche) est basé à Casablanca, opérant au large de Maroc et parfois au large du Sénégal. Il est désarmé le 1er septembre 1944 et remplacé par le Cormoran.

Le La Perouse

En 1918 sont mis sur cale à Brest, Lorient et Nantes, 13 patrouilleurs de 700 tonnes du type Jacques Coeur.

Après l’armistice, 9 d’entre eux seront terminés, mais sur des plans modifiés : 3 deviendront des petits transports frigorifiques, 4 des petits transports côtiers, enfin deux auront leur coque allongée de 12 m et leur tonnage porté à 781 tonnes et seront aménagés en navires hydrographes.

Tous seront terminés en 1919/1920. Au début de la seconde guerre mondiale ne subsistaient que 5 de ces navires dont le La Perouse qui à été affecté en Indochine, s’occupant plus particulièrement du port d’Haïphong.

La Chimère

La Chimére était l’ex-Obcott construit en 1901, acheté aux Etats-Unis en 1917. Rebaptisé le Huron en 1924 puis la Zelée en 1931, il est renomé La Chimère en septembre 1939 et utilisé à Toulon pour des travaux hydrographiques dans le bassin occidental de la Méditerranée.

Le President Théodore Tissier

Construit pour le Département des Pêches en 1934 comme navire océanographique, il est cédé à la marine nationale en 1938 qui l’utilise comme annexe de l’Ecole Navale. Il également utilisé comme navire hydrographe.

Déplacement : standard 965 tonnes pleine charge 1307 tonnes Longueur : 57m largeur 8.90m tirant d’eau 4.96m Propulsion : un diesel MAN 7 cylindres dévellopant 800ch et entrainant une hélice Vitesse maximale : 11 noeuds Rayon d’action : 24000 miles nautiques à 10 noeuds
Armement : un canon de 75mm et quatre mitrailleuses de 7.5mm

Les Austral et Boréal

L’Austral ex Léon Poret et le Boréal ex Rémy Chuinard étaient deux transports frigoriques construits en 1927,achetés en 1937 par la Marine Nationale. Ces navires sont désarmés le 2 septembre 1944 et remplacés par les aviso-hydrographes Mouette et Ibis.

Déplacement : 2270 t Longueur : 63,40 m largeur : 10,20 m tirant d’eau : 4, 57m Puissance propulsive 1 200 cv Vitesse maximale 11 noeuds Armement : aucun

Hydrographes classe Goéland

Ces six navires (Goéland Pélican Cormoran Mouette Ibis Bengali) sont prévus à la tranche 1938bis et sont destinés à remplacer les vieux navires de classe Mauviette du moins ceux basés en métropole. La saturation des chantiers français à retardé l’exécution de ce programme.

Envisagés à l’origine comme des chalutiers de 535 tonnes, ils prennent du muscle et du poids pour s’apparenter à des aviso-dragueurs de classe Chamois, ayant une double-mission comme l’Amiral Mouchez : navire hydrographe en temps de paix, aviso en temps de guerre.

-Le Goéland est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers du Havre (ACH) du Havre le 15 mars 1942 lancé le 27 septembre 1943 et mis en service le 14 mai 1944. Il remplace le Gaston Rivier à Cherbourg.

-Le Pélican est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers du Havre (ACH) du Havre  le 7 avril 1942 lancé le 10 octobre 1943 et mis en service le 14 juin 1944. Il remplace l’Estafette à Bizerte.

-Le Cormoran est mis sur cale aux Chantiers Navals de France (CNF) de Caen  le 7 juin 1942 lancé le 10 décembre 1943 et mis en service le 7 septembre 1944. Il remplace le Sentinelle à Casablanca.

-La Mouette est mis sur cale aux Chantiers Navals de France (CNF) de Caen le 5 août 1942 lancé le 12 février 1944 et mis en service le 21 novembre 1944. Il remplace l’Austral à Toulon.

-l’Ibis est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) à Saint Nazaire  le 17 août 1942 lancé le 5 février 1944 et mis en service le 2 septembre 1944. Il remplace le Boréal à Toulon

-Le Bengali est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) à Saint Nazaire le 12 février 1944 lancé le 20 août 1945 et mis en service le 17 février 1946. Il est affecté à Dunkerque.

Caractéristiques Techniques des aviso-hydrographes classe Goéland

Déplacement : standard 647 tW aux essais 777 tonnes pleine charge 840 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 78.30m entre perpendiculaires 73.80m largeur au fort 8.68m tirant d’eau : 2,959m à l’arrière aux essais

Propulsion : deux moteurs diesel Sulzer de 2000ch chacun entrainant deux hélices
Performances : vitesse maximale 20 noeuds autonomie 10000 miles nautiques à 4 noeuds 4000 miles nautiques à 9 noeuds

Electronique : un Asdic, un radar de navigation , un radar de veille combinée et des équipements hydrographiques

Armement : en temps de guerre, ils doivent recevoir un ou deux canons de 100mm en affûts simples, huit canons de 37mm Schneider modèle 1941 en quatre affûts doubles, deux grenadeurs de sillage et deux mortiers

Equipage : 8 officiers, 17 officiers mariniers et 76 quartiers maitres et matelots soit 101 personnes.

Les gabares

En septembre 1939, la marine nationale dispose de plusieurs gabares, des navires de l’ombre mais indispensables pour les travaux portuaires. On peut les classer en trois catégories :

Les gabares antérieures à 1914 :

-La Girafe opère au profit de la Direction du Port de  Cherbourg

A noter que son sister-ship le Chameau à été condamné en 1937 sert de ponton d’amarrage à Brest

-Le Titan (classe Polyphème) est déployé à Brest, son sister-ship l’Antée (ex-Vulcain) est à Bizerte alors que leur sister-ship Polyphème est à Port Cros comme gardien de barrage non automoteur  chargé de la manœuvre de la porte du barrage de filets.

Classe Endurante

-L’Endurante et la Persévérante sont à Toulon

-La Fidèle est à Cherbourg

-La Résistante est à Brest

-La Patiente est à Dakar

-La Cam Ranh est à Saïgon

Classe Puissante

-La Puissante et la Servante sont à Bizerte

-La Prévoyante et la Victorieuse est à Brest

-La Prudente et la Persistante à Toulon

-La Vaillante à Beyrouth

-L’Agissante est livrée pour Cherbourg 1941.

Les nouvelles gabares

-L’Entrainante est à Cherbourg

-La Mordante est à Bizerte

-L’Ardente est à Mers-El-Kébir

-L’Entreprenante est à Cam-Ranh

-L’Epuisante est à Toulon

-La Performante est à Mers-El-Kébir

16-Navires auxiliaires (7)

Les remorqueurs de 600cv

Comme pour les catégories supérieurs de remorqueurs, la catégorie des «600cv» comprend à la fois des constructions financées par la France et d’autres livrés par l’Allemagne au titre de réparations en nature. Le marché à été passé le 31 décembre 1928 avec la Deutsche Schiffe und Machinenbau A.G. Werk Seebeck de Brême.

Quand éclate la guerre de Pologne, ces remorqueurs financés par le gouvernement allemand mais livrés directement à la France sont les suivants  :

-A Cherbourg, la Direction du Port dispose des remorqueurs Barfleur et Roule

-A Brest, la Direction du Port dispose des remorqueurs  Penfeld, Plougastel,Portzic (arrivés à Brest le 01/07/1930) et Aixois (ex-Provençal) (un temps basé à Toulon où il était arrivé le 5 décembre 1930).

-A Toulon, la Direction du Port dispose des remorqueurs Cargese (ex-Corse), Faron et Mont Caume (arrivés à Toulon le 09 août 1930)

-A Bizerte, nous trouvons les remorqueurs  Kairouan (ex Sfax) et Sousse (arrivés à mi-août 1930)

-A Mers el Kebir : on trouve le remorqueur Estérel (qui était jusque là déployé à Toulon où il était arrivé le 5 décembre 1930)

-A Dakar, est en service le remorqueur Cap Vert

-A Fort de France, est en service le Lamentin

Tous ces remorqueurs sont encore en service en septembre 1948.

Caractéristiques Techniques des remorqueurs «allemands»

Déplacement : 333 t

Dimensions : longueur : 28,50 pp largeur 7,20m  tirant d’eau 3,16 m

Propulsion : une machine alternative verticale à triple expansion Deschimag alimentée en vapeur par une chaudière cylindrique Deschimag dévellopant 600ch et entrainant une hélice

Performances : Vitesse maximale 9 noeuds autonomie 900 miles à 9 noeuds

Equipement : – 2 mâts – 1 baleinière – 1 youyou de 5 m  1 pompe d’épuisement de 400 t/h – 1 pompe incendie de 20 t/h

Equipage : nc

D’autres ont été construits dans les chantiers français pour compléter les remorqueurs construits à Brême.

-Le Palmier est construit aux Anciens Chantiers Dubigeon de Nantes et lancé le 11 mars 1940. Il est mis en service le 4 septembre 1940 et affecté à Mers-El-Kébir pour accompagner la montée en puissance de la base oranaise.

-Le Tatihou est construit aux  Anciens Chantiers Dubigeon de Nantes et lancé le 22 mars 1940. Il est mis en service le 7 octobre 1940 et affecté lui aussi à Mers-El-Kébir.

-Le Lavandou est construit par la Societé Provencale de Construction Navale (SPCN) de La Ciotat. Il est lancé le 12 avril 1940 et affecté à Casablanca qui sans être une base navale de premier plan est le passage quasiment obligé des navires ralliant la Méditerranée depuis Cherbourg, Brest ou Lorient.

-Le Menez Hom mis sur cale en même temps que le Morbihan aux Ateliers et Chantiers de Bretagne (ACB) de Nantes le 4 mars 1940 lancé le 17 septembre 1940 et mis en service le 14 mars 1941. Il est affecté à Brest pour renforcer les moyens du port du Ponnant.

-Le Morbihan mis sur cale en même temps que le Menez Hom aux Ateliers et Chantiers de Bretagne (ACB) de Nantes le 4 mars 1940 lancé le 17 septembre 1940 et mis en service le 14 mars 1941. Il est affecté à Lorient.
-Le Tulear est mis sur cale en même temps que le Padaran  aux chantiers de la Societé Provencale de Construction Navale (SPCN) de La Ciotat le 15 février 1940 lancé le 20 août 1940 et mis en service le 17 février 1941.

Le Tulear est affecté à Diego Suarez rejoignant son affectation sur un cargo en pontée en même que le Padaran qui lui est déployé à Saïgon puis à Cam-Ranh.

-Le Varella est mis sur cale aux chantiers de la Societé Provencale de Construction Navale (SPCN) le 7 octobre 1940 lancé le 4 mai 1941 et mis en service le 21 septembre 1941. Il rejoint lui aussi Saïgon sur le cargo en pontée.

Caractéristiques des remorqueurs «français» de 600cv

Déplacement : standard 383,20 t

Dimensions : longueur hors tout : 32,30 longueur entre perpendiculaires 29,50m largeur :8,068m  Tirant d’eau : 3,58m  Creux : 3,75 m

Propulsion : une machine alternative à triple expansion SPCN alimentée par une chaudière Prudhon Capus développant 600 CV et entrainant une hélice.

Vitesse maximale : 10 noeuds Autonomie : 900 miles à 10 noeuds

Equipements : – 2 mâts – H : 14,00 AV -11,00 AR – écartement : 10,00 m – 1 corne de charge de 3 t – 2 ancres Marell de 450 kg – 1 ancre à jas de 175 kg – 2 youyous de 5 m  – 1 drague
type DC –  1 pompe d’épuisement de 200 t/h – 1 pompe incendie de 20 t/h. et 1 de 400 t/h

Equipage : 14 hommes

16-Navires auxiliaires (6)

F-Remorqueurs et pontons

Une fable de la fontaine dit qu’on à toujours besoin d’un plus petit que soit. C’est le cas dans le domaine naval car sans remorqueurs, les cuirassés, les croiseurs et tous les navires en général seraient bien embarassés pour quitter ou rejoindre le quai. Voilà pourquoi la marine nationale dispose d’un certain nombre de remorqueurs pour faciliter la manoeuvre de ses navires au port.

Au lendemain de l’espèrée mais vaine «Der des Ders», notre marine dispose d’une importante flotte de remorqueurs, certains achetés sur le marché de l’occasion et d’autres construits comme patrouilleurs ou dragueurs et reconvertis en remorqueurs une fois le conflit terminé. Nombre d’entre-eux rapidement usés doivent être remplacés.

Certains vont être remplacés par un certain nombre de navires construits en Allemagne au titre des réparations en l’occurence trente-six remorqueurs (un de 2000cv, un de 1000ch, seize de 600ch, 12 de 300ch et 6 de 110ch),  quatre citernes à eau, une grue flottante et quatre chalands de mer.

Le Laborieux

-Le Laborieux est construit par le chantier  Deutsche Schiffe und Machinenbau A.G. Werk Seebeck à Brême. Connu d’abord sous le numéro R-17, il est rebaptisé Laborieux et affecté à Toulon à partir du 1er décembre 1930. Il est toujours en service en septembre 1948 après avoir été caréné à plusieurs reprises pour suivre la modernisation de la flotte. Il à ainsi été refondu pour la chauffe mazout en 1945.

Déplacement : standard 888 t

Dimensions  : longueur 47,30 largeur 9,10m tirant d’eau 5,80 m

Propulsion :  2 machines alternatives totalisant 2000 CV  alimentées en vapeur par 2 chaudières Schult marchand au charbon (240 t) jusqu’en 1945.

Performances : vitesse maximale  12 nds  Autonomie : 2400 milles à 12 nds

Capacités :  2 mâts – 1 corne de charge de 1,5 t + 1 de 2 t – 1 cale de 123,365 m3 – 1 projecteur de 30 cm et 1 de 60 cm – 2 baleinières de 7 m – 1 youyou de 4 m – 2 installations pour scaphandre rigide avec chambre de recompression 2 pompes d’épuisement de 500 t/h – 1 pompe incendie de 30 t/h

Armement : 1/75 Mle 1897 sur affût Mle 17 (132 coups) et 1 mitrailleuse de 8 mm  rails pour mouillage de mines. La mitrailleuse de 8mm à été remplacée par deux mitrailleuses de 7.5mm Darne en 1945.  

Classe Buffle

-Le Buffle est commandé pour le port de Dakar le 16 septembre 1936. Sa construction est attribuée aux Ateliers et Chantiers de Bretagne (ACB) sis à Nantes et mis en service au printemps 1940. Il était toujours en service en septembre 1948. Comme le Laborieux, il était armé d’un canon de 75mm et d’une mitrailleuse de 8mm remplacée ultérieurement par deux mitrailleuses de 7.5mm Darne.

Le Buffle va être suivit par cinq autres navires identiques baptisés Elephant Ours Taureau Sanglier et Belier, navires commandés par le décret-loi du 1er avril 1940. Leur construction est attribuée aux ACB mais les chantiers nantais surchargés sous-traitent la construction aux Chantiers Navals Français de Caen.

-L’Elephant est mis sur cale le 5 septembre 1940 lancé le 12 mars 1941 et mis en service le 6 juin 1941. Armé à Cherbourg, il quitte la Normandie le 8 juin et rallie en fin de journée Brest son port d’affectation. Il était toujours en service en septembre 1948.

-L’Ours est mis sur cale le 10 septembre 1940 lancé le 20 mars 1941 et mis en service le 1er juillet 1941. Armé à Cherbourg, il quitte la Normandie le 3 juillet, fait escale à Brest du 4 au 7 juillet, à Casablanca du 15 au 18 juillet avant de rallier Mers-El-Kébir son port d’affectation le 22 juillet 1941. Il était toujours en service en septembre 1948.

-Le Taureau est mis sur cale le 4 avril 1941 lancé le 10 octobre 1941 et mis en service le 12 février 1941. Affecté à Saïgon, il quitte la métropole et Cherbourg le 15 février, entamant un long périple qui doit le conduire jusqu’en Indochine.

Il fait escale à Casablanca du 22 au 25 février, à Bizerte du 1er au 3 mars, à Alexandrie du 7 au 9 mars, franchit le canal de Suez les 10 et 11 février.

Après une escale à Djibouti du 15 au 18 février, le remorqueur traverse l’Océan Indien, étant à Aden du 21 au 24 février, à Alor Setar du 27 février au 2 mars, à Singapour du 5 au 8 mars avant de rallier Saïgon le 15 mars 1941. Il est basé à Cam-Ranh à partir de septembre 1944 et est toujours en service en septembre 1948.

-Le Sanglier est mis sur cale le 2 avril 1941 lancé le 15 octobre 1941 et mis en service le 22 février 1942 à Cherbourg son port d’armement qui est également son port d’affectation. Il est toujours en service en septembre 1948.

-Le Belier est mis sur cale le 21 octobre 1941 lancé le 5 mai 1942 et mis en service le 12 septembre 1942.

Affecté à Bizerte, il quitte Cherbourg son port d’armement le 15 septembre, fait escale à Casablanca du 22 au 25 septembre et arrive enfin à son port d’affectation le 1er octobre 1942. Il était toujours en service en septembre 1948.

Caractéristiques Techniques des remorqueurs de classe Buffle

Déplacement : standard 950 tonnes pleine charge 1300 tonnes

Dimensions  : longueur 52,50m largeur 11,40m tirant d’eau 6,40 m

Propulsion :  2 turbines à engrenages Parson dévellopant 3500 CV  alimentées en vapeur par 2 chaudières Penhöet et entrainant une hélice

Performances : vitesse maximale  14 noeuds  Autonomie : 2700 milles à 12 nds

Capacités :  2 mâts – 1 corne de charge de 3,5 t + 1 de 2 t – 1 cale de 130 mètres cubes  1 projecteur de 30 cm et 1 de 60 cm – 2 baleinières de 7 m – 1 youyou de 4 m – 2 installations pour scaphandre rigide avec chambre de recompression 2 pompes d’épuisement de 500 t/h – 1 pompe incendie de 30 t/h

Armement : un canon de 90mm modèle 1926 à l’avant, quatre canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en deux affûts doubles (1945) et deux mitrailleuses de 7.5mm

Equipage : inconnu

Les remorqueurs de 1000ch

-Le Valeureux : construit en Allemagne (chantiers Jos Meyer de Papenburg) au titre des réparations du premier conflit mondial, il est mis en service le 1er septembre 1930. Affecté en Indochine en compagnie des «300ch» Nha Dé et Donnaï _eux aussi construits en Allemagne au titre des réparations_, il était toujours en service en septembre 1948 quand la guerre éclate à nouveau en Europe.

Déplacement  : 600/672 t

Dimensions : longueur hors tout 37,80m longueur entre perpendiculaires 35,00m largeur : 8,50 tirant d’eau 3,31m à l’avant 4,35m à l’arrière

Propulsion : une machine alternative à triple expansion et deux chaudières dévellopant 1000ch et entrainant une hélice
 
Performances :Vitesse maximale 8.5 noeuds distance franchissable 3000 miles nautiques à 8 noeuds.

Armement : un canon de 65mm et deux mitrailleuses de 8mm

Equipage : 33 hommes

-Le Champion est commandé aux Ateliers et Chantiers Maritimes du Sud-Ouest sis à Bordeaux le 22 juin 1935. Destiné à l’origine à être basé à Toulon, il est finalement destiné à Brest. Sa construction connait un retard très important et il n’est mis en service qu’en mars 1938 avec presque deux années de retard ! Ce quasi-sister ship du Valeureux est toujours en service en septembre 1948.
-L’Appliqué est commandé aux Forges et Chantiers de la Gironde (FCG) à Bordeaux mais comme le Champion il n’est mis en service qu’à la fin 1938 avec plus d’un an de retard. Un temps il devait être basé à Lorient, il est finalement basé à Brest puis à Dakar durant la guerre de Pologne avant de revenir à Brest au printemps 1940. Il est toujours en service en septembre 1948.

-L’Attentif est lui aussi commandé aux Forges et Chantiers de la Gironde (FCG) et connait lui aussi de sérieux retards de construction. Lancé le 18 janvier 1938, il est mis en service à l’automne 1939 à Brest. Il est toujours en service en septembre 1948.

-Le Cotentin est commandé pour servir à Cherbourg le 6 octobre 1936. Construit aux Anciens Chantiers Dubigeon à Nantes, il est mis en service à la fin 1938 et affecté d’abord à Cherbourg puis finalement à Mers-El-Kébir. Il est toujours en service en septembre 1948.

-Le Cépet est lui aussi construit aux Anciens Chantiers Dubigeon à Nantes. Admis au service actif le 16 mai 1939, il est affecté à Toulon. Il est toujours en service en septembre 1948.

-Le Tébessa est construit aux Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) à La Seyne sur Mer pour Bizerte. Il est admis au service actif le 23 février 1940 et est toujours en service en septembre 1948.

-L’Actif est commandé le 15 juin 1938 aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) de Saint Nazaire pour servir à Lorient. Il est lancé le 20 juin 1940 et mis en service en janvier 1941. Il est toujours en service en septembre 1948.

-Le Haleur est commandé le 1er mars 1939 pour servir à Toulon. Le Haleur est mis sur cale en même temps que l’Efficient aux chantiers navals de La Ciotat le 7 septembre 1940 lancé le 14 mars 1941 et admis au service actif le 2 juillet 1941. Il est toujours en service en septembre 1948.

-L’Efficient est mis sur cale en même temps que Le Haleur aux chantiers navals de La Ciotat le 7 septembre 1940 lancé le 14 mars 1941 et admis au service actif le 2 juillet 1941. Il est affecté à Dakar. Il est toujours en service en septembre 1948.

-L’Acharné est mis sur cale le 5 juin 1940 lancé le 9 décembre 1940 et mis en service le 17 juin 1941. Il devait être originellement affecté à Oran mais il est finalement basé à Brest. Il est toujours en service en septembre 1948.