17-Aviation navale (60)

I-Les isolés

Dans cette catégorie, je vais parler des avions disponibles en petit nombre en septembre 1939 notamment dans les unités de mobilisation en attendant la disponibilité d’avions modernes et réellement opérationnels. Il s’agit soit de prototypes soit d’avions et d’hydravions depassés.

Levasseur PL.7

Levasseur PL.7 larguant une torpille

Levasseur PL.7 larguant une torpille

Ce biplan mis en service en juillet 1930 et dont le premier vol avait eu lieu en 1928 était encore en service en septembre 1939 au sein de l’escadrille AB-1 qui dès le 5 septembre avait commencé sa transformation sur le Vought 156F.

Caractéristiques Techniques du Levasseur PL.7

Type : triplace embarqué de bombardement et de torpillage

Poids à vide 2800kg à pleine charge 3950kg
Dimensions : Envergure 16.50m Longueur 11.68m Hauteur 4.86m

Moteur : Un Hispano-Suiza 12Lbr de 600ch

Performances : Vitesse maximale : 170 km/h au niveau de la mer Plafond 2900m Autonomie 645km

Armement : deux mitrailleuses de 7.5mm mobiles arrières, une torpille de 400mm pesant 670kg ou son équivalent en bombes.

Farman 222

Farman F-221 prédécesseur immédiat du F-222

Farman F-221 prédécesseur immédiat du F-222

Le 15 novembre 1939, l’escadrille E-10 est mise sur pied à Orly. A terme, elle doit recevoir des Catalina mais en attendant, elle reçoit trois Farman 222 plus précisément un 222-1 et deux 222-3 qui sont utilisés en compagnie d’un Potez 25 jusqu’en février 1940 quand elle est dissoute, l’acquisition des Catalina ayant connu un certain retard.

Caractéristiques Techniques du Farman 222

Type : bombardier lourd quadrimoteur

Poids à vide 11000kg total 18700kg

Dimensions : Envergure 36.00m Longueur 21.57m Hauteur 5.22m

Motorisation : quatre Gnôme et Rhô,e 14 Kirs de 870ch

Performances : vitesse maximale 325 km/h plafond opérationnel 8500m Autonomie 2000km

Armement : une mitrailleuse Darne de 7.5mm en tourelle avant, une en tourelle dorsale et une en tourelle ventrale. 2500Kg de bombes

Equipage : 5 hommes

Lioré et Olivier Léo 20

Ce vénérable biplan de bombardement nocturne est mise en service au sein de l’Aéronautique Militaire en 1928. Trois appareils de ce type sont utilisés à la mobilisation au sein de la 2S2, escadrille formée le 1er septembre 1939 à partir de la Section d’Entrainement de Rochefort. Cette situation est temporaire car dès le 5 septembre 1939, ils sont remplacés par des CAMS-37E.

Caractéristiques Techniques du Lioré et Olivier Léo 20

Type : bombardier lourd nocturne triplace

Poids à vide 2725kg totale 5460kg

Dimensions : Envergure 22.25m Longueur 13.81m Hauteur 4.26m

Motorisation : deux moteurs radiaux Gnôme-Rhône 9Ady de 420ch

Performances : vitesse maximale 198 km/h plafond 5700m Autonomie 1000km

Armement : deux mitrailleuses de 7.7mm en tourelle avant, deux en tourelle arrière, une en poste arrière inférieure et 1000kg.

Potez 25

Potez 25TOE (Théâtre des Opérations Extérieures)

Potez 25TOE (Théâtre des Opérations Extérieures)

Bien qu’ayant effectué son premier vol en 1924, le Potez 25 et sa variante tropicalisée baptisée Potez 25 TOE (Théâtre des Opérations Extérieures)  étaient encore en service en septembre 1939 y compris dans la marine.

-L’Escadrille 3S5 est activée sur la base de Hyères-Le Palyvestre avec 10 Potez 25 et 2 Potez 25TOE en attendant leur rééquipement avec des hydravions, rééquipement qui n’interviendra jamais puisque l’escadrille est dissoute dès le 21 décembre 1939, les Lioré et Olivier H43 allant à une autre unité.

-L’escadrille E-10 disposa jusqu’à sa dissolution en février 1940 d’un Potez 25 TOE.

Caractéristiques Techniques du Potez 25

Type : avion biplace de reconnaissance et de bombardement léger

Poids à vide 1490kg en charge 2558kg charge utile 1068kg

Dimensions : Envergure 14.14m Longueur 9.2m Hauteur 3.59m

Motorisation : un moteur en ligne Lorraine-Dietrich 12 de 478ch

Performances : vitesse maximale 214 km/h plafond opérationnel 55500m Distance franchissable 600km

Armement : une mitrailleuse Vickers de 7.7mm synchronisé et deux mitrailleuses Lewis de 7.7mm en poste arrière. 200Kg de bombes

Lioré et Olivier Léo 258

Le Lioré et Olivier Léo 258 est un hydravion multiplace de bombardement fourni à 26 exemplaires à l’Aéronavale en attendant la disponibilité des H-257bis plus modernes. En septembre 1939, quelques exemplaires de cet appareil obsolète sont encore en service dans les unités suivantes :

-L’Escadrille 2S2 dispose d’un Léo 258 lors de son activation comme unité de mobilisation en septembre 1939 mais dès le 5 septembre, le Léo 258 et les trois Léo 20 sont remplacés par des hydravions CAMS-37E.

-L’Escadrille 4S2 dispose à son activation le 1er novembre 1939 de cinq Léo 258 qu’elle utilise jusqu’à sa dissolution en janvier 1940.

Aucun appareil de ce type n’est donc encore en service en septembre 1948.

Caractéristiques Techniques du Lioré et Olivier Léo 258

Type : hydravion multiplace de bombardement

Poids à vide 4800kg totale 9830kg

Dimensions : Envergure 25.50m Longueur 17.54m Hauteur 6.80m

Motorisation : deux moteurs Hispano-Suiza 12Nbr de 650ch

Performances : vitesse maximale 240 km/h Plafond opérationnel 5000m Autonomie 2000km

Armement : trois mitrailleuses Darne de 7.5mm dans les postes avant ventral et arrière. Une torpille de 670kg ou 700kg de bombes sur des pylônes externes

Equipage : quatre hommes

Levasseur PL.14
Le Levasseur PL.14 n’est autre qu’une version à flotteurs du PL.7. Effectuant son premier vol en 1929, il est produit pour l’Aéronautique Navale à 30 exemplaires. A noter qu’un certain nombre d’appareils de ce type furent équipés d’un train conventionnel pour remplacer provisoirement le PL.7 alors interdit de vol suite à plusieurs accidents.

En septembre 1939, six appareils de ce type sont encore en service au sein de l’escadrille 2S3 de Lanvéoc-Poulmic, ces appareils cohabitant avec des PL.10 jusqu’en janvier 1940 quand l’unité est dissoute dans le cadre de la démobilisation des forces.

Caractéristiques Techniques du Levasseur PL.14

Type : hydravion torpilleur triplace

Poids : à vide 3000kg totale 4250kg

Dimensions : Envergure 18.00m  Longueur 12.85m Hauteur 4.90m

Propulsion : un moteur en ligne Hispano-Suiza 12Nb de 650ch

Performances : vitesse maximale 165 km/h plafond opérationnel 3250m Autonomie 960km

Armement : une mitrailleuse de 7.7mm mobile arrière et une torpille

Levasseur PL.15

Le Levasseur PL.15 effectue son premier vol en octobre 1932. Il est ensuite commandé par la marine française à 17 exemplaires.

En septembre 1939, seuls neufs Levasseur PL.15 était encore en service au sein de l’Escadrille 3S6 d’Aspretto, une escadrille mise sur pied à la mobilisation. Il est cependant remplacé au mois de décembre 1939 par des Latécoère Laté 298 plus modernes.

Caractéristiques Techniques du Levasseur PL.15

Type : hydravion triplace de torpillage

Poids à vide 2835kg total 4350kg

Dimensions : Envergure 18.00m Longueur 12.85m Hauteur 5.10m

Motorisation : un moteur en ligne Hispano-Suiza 12Nbr de 650ch

Performances : vitesse maximale 208 km/h plafond opérationnel 4500m Autonomie 750 km

Armement : une mitrailleuse de 7.7mm avant et deux mobiles arrière une torpille de 400mm (720kg) ou 450kg de bombes

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17-Aviation navale (55)

F-Hydravions de combat

Latécoère Laté 298

hydravion torpilleur Latécoère Laté 298

hydravion torpilleur Latécoère Laté 298

Au début des années trente, la marine nationale avait mis en service un nouvel hydravion torpilleur, le Latécoère Laté 290. Cet appareil se révéla raté et la marine française se lança dans la recherche d’un nouvel appareil de cette catégorie. La firme de Montaudran développa le Latécoère Laté 298 qui effectua son premier vol le 6 mai 1936, les premiers appareils étant mis en service en octobre 1938.

La première version de série baptisée Latécoère Laté 298A est produite à trente exemplaires alors que la seconde baptisée Latécoère Laté 298B produite à quarante-deux exemplaires qui se distingue par ses ailes repliables pour lui permettre d’embarquer à bord du transport d’hydravions Commandant Teste même si rapidement les deux escadrilles de torpillage du navire furent débarquées.

La troisième version de série baptisée Latécoère Laté 298D va être produite à 75 exemplaires et se caractérise par des ailes fixes tout comme la sous-variante A.

Une variante de reconnaissance baptisée Laté 298E ne dépassa pas la réalisation d’un unique prototype qui était un -D modifié avec une nacelle d’observation sous le fuselage.

Le Latécoère Laté 298 à été produit à 150 exemplaires jusqu’en juin 1940. Bien que le nombre paraisse suffisant, une commande complémentaire est passée, cinquante appareils baptisés Laté 298F étant livrés entre octobre 1940 et février 1941 pour disposer d’une réserve suffisante en cas de besoin.

-L’Escadrille 9R basée à Fare-Ute près de Papeete reçoit en juin 1942 quatre appareils utilisés comme hydravions de surveillance en remplacement de ses deux CAMS 55.1. Ces quatre appareils sont encore en service le 31 août 1948.

-L’Escadrille 2T basée sur l’Etang de Berre reçoit seize Latécoère Laté 298 en février 1940 alors qu’elle est encore connue sous le nom d’escadrille 3S3. Après avoir intégré la 2ème flottille d’hydravions le 15 septembre 1940, elle devient l’escadrille 2T le 1er octobre.

Véritable phénix, cette escadrille est choisit en septembre 1941 pour devenir une unité de la patrouille maritime avec pour équipement douze CAO-700M. Son stationnement change également, à l’Etang de Berre l’escadrille 2T est redéployée à Fréjus-Saint Raphaël.

-L’Escadrille 1T est encore connue sous le nom d’escadrille 1S1 quand elle reçoit sept Latécoère Laté 298, utilisés principalement ici comme appareils de surveillance et de lutte anti-sous-marine en attendant de devenir une vraie escadrille de torpillage.

La flotte d’avions-torpilleurs est ensuite portée à douze pendant que les Loire 130 rejoignent une nouvelle unité. Le 15 septembre 1940, l’escadrille 1S1 quitte le giron de la 1ère région maritime au profit de la 1ère flottille d’hydravions ce qui ne change rien à son stationnement. Un mois plus tard, en octobre 1940, elle devient l’escadrille 1T avec toujours douze Latécoère Laté 298.

En mars 1947, le Latécoère Laté 298 est retiré du service et l’escadrille 1T remplace ses douze exemplaires (parmi lesquels figurent quatre appareils de remplacement) par douze Latécoère Laté 299-7, version hydravion du Latécoère Laté 299-5 embarqué.

-L’Escadrille T2 dispose en septembre 1939 de seize Latécoère Laté 298 basés pour dix d’entre-eux à Cherbourg-Chantereyne et pour les six restant à Boulogne sur Mer puis en février 1940 à Calais-Marck.

Le 15 septembre 1940, l’escadrille T2 est rattachée à la 1ère flottille d’hydravions tout en restant scindée en deux entités : le corps principal à Cherbourg et un détachement avancé à Calais.

Il à été un temps question de scinder l’escadrille T2 en deux escadrilles indépendantes mais ce projet n’est pas allé bien loin.

Le 1er octobre 1940, l’escadrille T2 devient l’escadrille 3T. Ce changement de numéro est fatal au détachement avancé de Calais-Marck. L’escadrille 3T est totalement regroupée à Cherbourg-Chantereyne et le nombre d’appareils en ligne est réduit à douze.

Suivant de près leurs voisins de l’escadrille 1T, l’escadrille 3T est transformée (mai/juin 1947) sur Latécoère Laté 299-7, douze appareils remplaçant les neufs Latécoère Laté 298 (les trois appareils manquants ont été reformés pour usure prématurée. Ironie de l’histoire, il s’agissait d’appareils de remplacement) pour toujours les mêmes missions.

-L’Escadrille T1 est basée sur l’Etang de Berre avec dix Laté 298 puis douze et enfin seize appareils durant la guerre de Pologne.

Le 15 septembre 1940, l’escadrille T1 intègre la 2ème flottille d’hydravions avec toujours seize appareils en ligne, devenant en octobre 1940, l’escadrille 4T.

Ces appareils utilisés pour le torpillage, la surveillance et la lutte anti-sous-marine pour protéger notamment les approches des ports de Marseille et de Toulon sont utilisés jusqu’à l’automne 1947 quand les douze appareils survivants (quatre appareils réformés pour usure, sur les seize appareils disponibles en septembre 1940, trois appareils avaient été perdus à l’entrainement mais promptement remplacés) sont remplacés par douze Latécoère Laté 299-7

-L’escadrille 3S6 est une unité de mobilisation créée le 30 août 1939 sur la nouvelle base aéronavale d’Aspretto avec neuf Levasseur PL.15, deux GL.812 et un Loire 130.

Cette situation est heureusement provisoire puisqu’elle reçoit en décembre 1939 douze hydravions torpilleurs Latécoère Laté 298. Le 15 septembre 1940, elle intègre la 2ème flottille d’hydravions et quelques semaines plus tard, en octobre 1940, elle devient l’escadrille 6T.

En septembre 1947, pour faciliter et rationaliser commandement et soutien logistique est créée la 12ème flottille d’hydravions qui regroupe toutes les unités d’hydravions basées à Aspretto.

Parallèlement à cette réorganisation, l’escadrille 6T remplace ses Latécoère Laté 298 (neuf appareils encore opérationnels, trois appareils ayant perdus en l’espace de dix-huit mois suite à des accidents aux causes diverses) par douze Latécoère Laté 299-7.

-L’escadrille T3 créée à Balaruc sur l’Etang de Thau en septembre 1939 rejoint rapidement Cherbourg-Chantereyne avec ses dix-huit hydravions de torpillage et de lutte anti-sous-marine.

En février 1940, cette unité décidément nomade est transférée à la 2ème région maritime avec Lorient-Lann Bihoué comme nouvelle base. Le 15 septembre 1940, elle intègre la 5ème flottille d’aviation navale, étant la seule unité de la 5ème FAN, la B5 étant en sommeil, faute d’appareils disponibles. Le 1er octobre 1940, l’escadrille T3 devient l’escadrille 7T.

Courant de l’année 1942, l’escadrille 7T quitte la 5ème flottille d’aviation navale pour rejoindre la 3ème flottille d’hydravions même si elle reste basée à Lorient-Lann Bihoué.

En octobre/novembre 1946, les douze Latécoère Laté 298 survivants (les six perdus ne sont pas remplacés) sont remplacés par douze Latécoère Laté 299-7 qui reprennent les missions de leurs prédécesseurs : surveillance maritime, torpillage et lutte anti-sous-marine.

-L’Escadrille 8T est à l’origine l’escadrille HB-1, l’une des deux unités de torpillage du transport d’hydravions Commandant Teste avec pour équipement dix-sept Laté 298B, cette escadrille étant basée à Saint Mandrier quand le transport d’hydravions est à quai.

Ayant perdu un appareil (crash à l’amerrissage, équipage quitte pour un bain forcé), c’est avec seize Laté 298 que l’escadrille HB-1 intègre la 4ème flottille d’hydravions (15 septembre 1940) avant de devenir quinze jours plus tard (1er octobre), l’escadrille 8T.

En novembre 1941, décision est prise de transformer l’unité d’hydravions en unité d’avions terrestre en l’équipant de seize bombardiers-torpilleurs Lioré et Olivier Léo 456.

-L’Escadrille 10T est à l’origine l’escadrille HB-2, une unité de torpillage créée en septembre 1939, basée sur l’Etang de Berre quand le Commandant Teste était à quai à Toulon.

Équipée de dix Latécoère Laté 298B, elle va se spécialiser dans la lutte ASM. Elle rallie Saint Mandrier début novembre mais devant l’encombrement de l’hydrobase, la décision est prise d’envoyer l’unité en Tunisie à Karouba où elle arrive le 15 décembre 1939……. .

Rattachée le 15 septembre 1940 à la 8ème flottille d’hydravions, l’escadrille HB-2 devient le 1er octobre 1940, l’escadrille 10T avec douze Latécoère Laté 298 dont les équipages sont donc aussi bien formés à l’attaque à la torpille qu’à la lutte anti-sous-marine.

En janvier 1947, la 10T dispose de huit Latécoère Laté 298 encore en état de vol (quatre appareils réformés pour usure, l’unité ayant au total utilisé 17 Laté 298 depuis septembre 1940) quand elle est transformée sur Latécoère Laté 299-7 dont douze exemplaires sont utilisés par l’unité.

-L’Escadrille 14T est créée le 25 septembre 1941 sur la base aéronavale de Tripoli-du-Liban avec huit Latécoère Laté 298.

Contrairement à d’autres unités d’hydravions-torpilleurs, l’escadrille 14T est encore équipée de Latécoère Laté 298, sa transformation sur Laté 299-7 étant reporté sine die en raison du déclenchement de la guerre alors qu’il était prévu à l’automne 1948.

Au 5 septembre 1948, l’escadrille (qui à utilisé au total onze Laté 298) participe aux patrouilles de surveillance au large des côtes syro-libanaises, se préparant à mener également des attaques à la bombe et à la torpille contre les navires italiens dans le Dodécanèse si l’Italie entrait en guerre.

Au 5 septembre 1948, seuls les huit Laté 298 de la 14T et les quatre de la 9R sont encore en service, toutes les autres unités ayant remplacé le -298 par le 299-7, laissant une flotte appréciable d’appareils c’est-à-dire 88 appareils auxquels s’ajoutent les 50 Laté 298F neufs stockés au cas où soit 138 appareils.

Sur ces 138 appareils, un certain nombre sont réformés après inspection laissant seulement 48 appareils en état de voler et de combattre plus les 50 -298F soit un total de 98 appareils stockés précieusement pour combler les pertes ou créer de nouvelles unités.

Caractéristiques Techniques du Latécoère Laté 298D

Type : hydravion triplace de bombardement, de torpillage et de lutte ASM

Poids à vide 3057kg en charge 4793kg

Dimensions : Envergure 15.5m Longueur 12.56m Hauteur 5.25m

Motorisation : un moteur  en ligne Hispano-Suiza 12Ycrs 12 cylindres de 880ch entrainant une hélice tripale Ratier

Performances : vitesse maximale 300 km/h autonomie 1500km plafond opérationnel 6.397m

Armement : trois mitrailleuses Darne de 7.5mm (deux dans les ailes et une en poste arrière) et 680kg de charge militaire (soit une torpille ou l’équivalent en bombes).

17-Aviation navale (49)

E-Hydravions de surveillance et d’exploration

Gourdou-Lesseure GL.810 HY
La firme Gourdou-Lesseure ne tarda pas à se faire un nom dans le domaine des hydravions d’observation, faisant de cette entreprise l’un des principaux fournisseurs dans ce domaine de la marine nationale.

Le 23 septembre 1930, le prototype du Gourdou Lesseure GL.810 HY effectue son premier vol. Un total de 24 appareils sont commandés par la Royale qui va les utiliser à bord de ces navires équipés de catapultes puis quand le Loire 130 commença à entrer en service, cet hydravion monoplan biflotteur fût relégué dans les unités de surveillance côtière.

En septembre 1939, dix avions de ce type sont encore en service au sein de quatre escadrilles :

-L’Escadrille 1S2 de Cherbourg-Chantereyne mais redéployée à Lanvéoc-Poulmic dispose encore de deux GL.810 HY. En janvier 1940, l’escadrille 1S2 est dissoute et ces appareils retirés du service. Ils sont stockés puis feraillés quand la disponibilité d’appareils modernes rend leur stockage inintéressant.

-L’Escadrille 2S1 de Lanvéoc-Poulmic dispose encore d’un GL.810 HY qui est remplacé en janvier 1940 tous comme les autres appareils de son unité (deux GL.811 et deux GL.812) par des Loire 130.
-L’Escadrille 3S1 de Hyeres-Le Palyvestre dispose encore de deux GL.810 HY qui cohabitent avec 3 GL.811, 9 GL.812 et 2 GL.813 jusqu’en janvier 1940 quand ils sont tous remplacés par des Lioré et Olivier H-43 guère plus modernes et guère plus efficaces.

-L’Escadrille 3S3 de Berre dispose encore de cinq GL.810 HY qui sont remplacés comme les autres appareils de l’unité (6 GL.811, 5 GL.812 et 2 GL.813) par seize hydravions torpilleurs Latécoère Laté 298.

Aucun GL.810 HY n’est encore en service ni même stocké en septembre 1948.

Caractéristiques Techniques du Gourdou-Lesseure GL.810 HY

Type : hydravion monoplan triplace de reconnaissance et d’observation

Poids à vide 1670kg total 2290kg

Dimensions : Envergure 16.00m Longueur 10.49m Hauteur 3.56m

Motorisation : un moteur radial Gnôme & Rhône 9Ady de 420ch

Performances : vitesse maximale 195 km/h autonomie 560km plafond 5800m

Armement : 1 mitrailleuse de 7.7 mm synchronisée de capot et 2 Vickers de 7.7 mm mobiles arrières, 150 kg de bombes  

Gourdou-Lesseure GL.811 HY

Le Gourdou-Lesseure GL.811 HY est identique au GL.810 à une exception près : des ailes repliables. Effectuant son premier vol le 10 mars 1932, il sert d’abord d’hydravion embarqué puis est utilisé au sein des unités à terre.

Les dix-huit exemplaires (sur vingt construits) encore en service au 1er septembre 1939 sont répartis entre les escadrilles suivantes :

-L’escadrille 1S2 de Lanvéoc-Poulmic dispose de deux GL.811 qui sont retirés du service lors de la dissolution de l’unité en janvier 1940. stockés, ils sont finalement feraillés en septembre 1942 quand leur inutilité ne faisait guère de doute.

-L’Escadrille 2S1 de Lanvéoc-Poulmic dispose encore de deux GL.811 qui sont remplacés en janvier 1940 (tout comme les deux GL.810 et les deux GL.812) par des Loire 130 plus modernes.

-L’Escadrille 2S4 basé à Lanvéoc-Poulmic est une unité de mobilisation qui dispose en septembre 1939 de deux GL.811 mais dès le mois d’octobre, elle redevient une unité terrestre équipée de Levasseur PL.10 et PL.101

-L’Escadrille 3S1 basée à Hyères-Le Palyvestre dispose notamment de trois GL.811 qui sont remplacés tout comme les deux GL.810, les neuf GL.812 et les deux GL.813 en janvier 1940 par des Lioré et Olivier H43.

-L’Escadrille 3S3 de Berre dispose en septembre 1939 de 6 GL.811 qui sont remplacés en février 1940 par seize Latécoère Laté 298 qui remplacent également cinq GL.810, 5 GL.812 et 2 GL.813.

-L’Escadrille 3S6 d’Aspretto est une unité de mobilisation créée le 30 août 1939 avec notamment deux GL.811, un GL.812 ainsi que des Levasseur PL-15 mais dès le mois de décembre, ces appareils sont remplacés par douze Laté 298

-L’Escadrille 8S2 (ex-Section de Surveillance des Antilles) dispose en septembre 1939 de deux GL.812 qui cohabitent avec un GL.811 et un GL.813. Devenue l’escadrille 7R le 15 septembre 1940, elle remplace ses hydravions anciens par des Loire 130C en août 1942.

Caractéristiques Techniques du Gourdou-Lesseure GL.811 HY

Type : hydravion monoplan triplace de reconnaissance et d’observation

Poids à vide 1670kg total 2290kg

Dimensions : Envergure 16.00m Longueur 10.49m Hauteur 3.56m

Motorisation : un moteur radial Gnôme & Rhône 9Ady de 420ch

Performances : vitesse maximale 200 km/h autonomie 560km plafond 5800m

Armement : 1 mitrailleuse de 7.7 mm synchronisée de capot et 2 Vickers de 7.7 mm mobiles arrières, 150 kg de bombes

Gourdou-Lesseure GL.812 HY
Version dérivée du précédent, le GL.812 HY effectue son premier vol le 29 novembre 1933. Il est produit à 29 exemplaires dont 23 sont encore en service en septembre 1939 dans les escadrilles suivantes :

-L’escadrille 1S2 de Lanvéoc-Poulmic dispose de quatre GL.812 qui sont retirés du service lors de la dissolution de l’unité en janvier 1940. stockés, ils sont finalement feraillés en septembre 1942 quand leur inutilité ne faisait guère de doute.

-L’Escadrille 2S1 de Lanvéoc-Poulmic dispose encore de deux GL.812 qui sont remplacés en janvier 1940 (tout comme les deux GL.810 et les deux GL.812) par des Loire 130 plus modernes.

-L’Escadrille 3S1 basée à Hyères-Le Palyvestre dispose notamment de neuf GL.812 qui sont remplacés tout comme les deux GL.810, les trois GL.811 et les deux GL.813 en janvier 1940 par des Lioré et Olivier H43.

-L’Escadrille 3S3 de Berre dispose en septembre 1939 de 5 GL.812 qui sont remplacés en février 1940 par seize Latécoère Laté 298 qui remplacent également cinq GL.810, 6 GL.811 et 2 GL.813.

-L’Escadrille 3S6 d’Aspretto est une unité de mobilisation créée le 30 août 1939 avec notamment un GL.812 (et deux GL.812 plus des Levasseur PL-15) mais dès le mois de décembre, ces appareils sont remplacés par douze Laté 298

-L’Escadrille 8S2 (ex-Section de Surveillance des Antilles) dispose en septembre 1939 de deux GL.812 qui cohabitent avec un GL.811 et un GL.813. Devenue l’escadrille 7R le 15 septembre 1940, elle remplace ses hydravions anciens par des Loire 130C en août 1942.

Aucun GL.812 n’est donc encore en service en septembre 1948 ni même stockés. Ils ont depuis longtemps été feraillés.

Caractéristiques Techniques du Gourdou-Lesseure GL.812 HY

Type : hydravion monoplan triplace de reconnaissance et d’observation

Poids à vide 1670kg total 2290kg

Dimensions : Envergure 16.00m Longueur 10.49m Hauteur 3.86m

Motorisation : un moteur radial Gnôme & Rhône 9Ady de 420ch

Performances : vitesse maximale 200 km/h autonomie 560km plafond 6000m

Armement : 1 mitrailleuse de 7.7 mm synchronisée de capot et 2 Vickers de 7.7 mm mobiles arrières, 150 kg de bombes

Gourdou-Lesseure GL.813 HY

Le 22 octobre 1934, le Gourdou-Lesseure GL.813 HY effectue son premier vol. Il est produit à 13 exemplaires dont seulement six sont encore en service en septembre 1939 au sein de la 1S2 (un exemplaire), de la 3S1 (deux exemplaires), de la 3S3 (deux exemplaires) et de la 8S2 (un exemplaire).

Aucun GL.813 n’est donc encore en service en septembre 1948 ni même stockés. Ils ont depuis longtemps été feraillés.

Caractéristiques Techniques du Gourdou-Lesseure GL.813 HY

Type : hydravion monoplan triplace de reconnaissance et d’observation

Poids à vide 1670kg total 2290kg

Dimensions : Envergure 16.00m Longueur 10.49m Hauteur 3.86m

Motorisation : un moteur radial Gnôme & Rhône 9Ady de 420ch

Performances : vitesse maximale 200 km/h autonomie 560km plafond 6000m

Armement : 1 mitrailleuse de 7.7 mm synchronisée de capot et 2 Vickers de 7.7 mm mobiles arrières, 150 kg de bombes

Potez 452

Potez 452

Potez 452

En 1930, la marine lance un appel d’offres pour un hydravion biplace d’observation catapultable depuis un croiseur mais capable également d’opérer en milieu tropical. Cela imposait des contraintes de poids, des contraintes techniques (ailes repliables) et des contraintes de vitesse (vitesse maximale 140 km/h et vitesse au décollage de 83 km/h).

De nombreux constructeurs s’intéressèrent au programme y compris la compagnie Avions Potez qui n’avait pourtant pas d’expérience dans le domaine des hydravions, expérience acquise notamment par le rachat de la firme C.A.M.S (Chantiers Aéro Maritimes de la Seine) en 1932.

La firme de Levallois développa un hydravion à coque metallique, biplan à aile avec une hélice propulsive. Baptisé Potez 460, il effectue ses premiers essais sur la seine en mars 1932 puis fût confié aux soins de la marine qui finalement lui préféra le Gourdou-Lesseure GL.831 HY (produit en série sous le nom de GL.832 HY).
Courant 1933, le prototype retourne en usine pour subir un grand nombre de modifications qui sont suffisamment efficaces pour que la marine commande 17 exemplaires baptisés Potez 452, ces appareils étant produits dans l’usine CAMS de Sartouville.
Le premier Potez 452 de série effectue son premier vol le 20 décembre 1935 et le second servit à la formation des pilotes depuis le cuirassé Lorraine. Les premiers appareils connurent un certain nombre de problème de fabrication rapidement résolus cependants.
A noter que l’Espagne et le Japon s’intéressèrent à cet appareil.

L’Espagne acquis en 1936 une licence de production qui ne fût jamais utilisée en raison du déclenchement de la guerre d’Espagne alors que le Japon évalua l’appareil à l’aide d’un exemplaire acheté en France mais cette évaluation ne déboucha ni sur une commande ni même sur une production sous licence.

Une version de chasse baptisée Potez 453 fût également construite dans le cadre du programme de 1934 mais c’est le Loire 210 qui fût retenu pour le succès que l’on sait.
En septembre 1939, le petit hydravion à coque de Potez est embarqué sur les navires suivants :

-Croiseur léger Lamotte-Picquet avec un appareil

-Avisos coloniaux D’Entrecasteaux et Amiral Charner

A noter que pour ces deux derniers, l’hydravion est mis à l’eau à la grue, les avisos coloniaux ne disposant pas de catapulte. Si cette pratique est acceptable en temps de paix, il est bien trop risquée en temps de guerre, un navire quasi pour ne pas dire immobile faisant une cible rêvée pour un sous-marin et rapidement les hydravions des aviso-coloniaux vont être basés à terre.
Le Lamotte-Picquet redéployé en septembre 1940 en métropole débarque alors son Potez 452 et le remplace par un Gourdou-Lesseure GL.832 HY jugé plus efficace.
Le Potez 452 de l’Amiral Charner est réformé en septembre 1941 alors que celui du  D’Entrecasteaux est retiré du service en juin 1942 en raison d’une usure prononcée.

Caractéristiques Techniques du Potez 452

Type : hydravion monoplace d’observation embarqué

Poids à vide 1059kg en charge 1500kg

Dimensions : Envergure 13.00m Longueur 10.03m Hauteur 3.26m

Motorisation : un moteur radial Hispano-Suiza 9 Qd 9 cylindres en étoile de 350ch

Performances : vitesse maximale 217 km/h Autonomie 500km Plafond 6500m

Armement : une mitrailleuse Darne de 7.5mm

17-Aviation navale (30)

Escadrille 6T

L’Escadrille 3S6 est une unité de mobilisation créée le 30 août 1939 sur la nouvelle base aéronavale d’Aspretto près d’Ajaccio. Comme souvent, son équipement ressemble à un inventaire à la Prévert avec neuf Levasseur PL.15, deux GL.812 et un Loire 130.

Cette situation est heureusement provisoire puisqu’elle reçoit en décembre 1939 douze hydravions torpilleurs Latécoère Laté 298 avec pour mission de s’attaquer à la navigation au large de la Sardaigne. Comme souvent cette mission de torpillage se double de missions de surveillance et de lutte anti-sous-marine.

Le 15 septembre 1940, elle intègre la 2ème flottille d’hydravions et quelques semaines plus tard, en octobre 1940, elle devient l’escadrille 6T.

En septembre 1947, pour faciliter et rationnaliser commandement et soutien logistique est créée la 12ème flottille d’hydravions qui regroupe toutes les unités d’hydravions basées à Aspretto. Jusque là seule, la 6T est rejointe par une escadrille de surveillance (la 23E) et une escadrille de chasse (la 24C).

Parallèlement à cette réorganisation, l’escadrille 6T remplace ses Latécoère Laté 298 (neuf appareils encore opérationnels, trois appareils ayant perdus en l’espace de dix-huit mois suite à des accidents aux causes diverses) par douze Latécoère Laté 299-7.

A partir du 1er septembre 1948, ces appareils participent aux patrouilles de surveillance des approches d’Ajaccio, allant parfois jusqu’au détroit de Bonifaccio au sud voir le cap Corse au nord.

Escadrille 7T

L’escadrille T3 est créée à Balaruc sur l’Etang de Thau en septembre 1939 au moment de la mobilisation mais rapidement, elle et ses dix-huit Latécoère Laté 298 de torpillage (et secondairement de lutte ASM) rejoignent Cherbourg-Chantereyne et la 1ère région maritime.

En février 1940, cette unité décidement nomade est transférée à la 2ème région maritime avec Lorient-Lann Bihoué comme nouvelle base.

Le 15 septembre 1940, elle intègre la 5ème flottille d’aviation navale, étant la seule unité de la 5ème FAN, la B5 étant en sommeil, faute d’appareils disponibles. Le 1er octobre 1940, l’escadrille T3 devient l’escadrille 7T.

Courant de l’année 1942, l’escadrille 7T quitte la 5ème flottille d’aviation navale pour rejoindre la 3ème flottille d’hydravions même si elle reste basée à Lorient-Lann Bihoué.

En octobre/novembre 1946, les douze Latécoère Laté 298 survivants sont remplacés par douze Latécoère Laté 299-7 qui reprennent les missions de leurs prédecesseurs : surveillance maritime, torpillage et lutte anti-sous-marine.

Le 2 septembre 1948, l’escadrille 7T passe aux effectifs de guerre et renforce sa présence au dessus du Golfe de Gascogne alors qu’on parle d’un possible déploiement dans les Orcades pour soutenir notre allié britannique………. .

Escadrille 8T

A l’origine de l’escadrille 8T, figure l’escadrille HB-1, l’unité de torpillage de la flottille du Commandant Teste équipée de dix-sept Latécoère Laté 298, escadrille basée à Saint Mandrier quand le transport d’hydravions est à quai.

Ayant perdu un appareil (crash à l’amerrissage, équipage quitte pour un bain forcé), c’est avec seize Laté 298 que l’escadrille HB-1 intègre la 4ème flottille d’hydravions (15 septembre 1940) avant de devenir quinze jours plus tard (1er octobre), l’escadrille 8T.

En novembre 1941, décision est prise de transformer l’unité d’hydravions en unité d’avions terrestre en l’équipant de seize bombardiers-torpilleurs Lioré et Olivier Léo 456.

Une fois sa transformation achevée, l’unité est transferée de la 4ème FH à la 2ème FAN et de Saint Mandrier, elle rejoint Fréjus-Saint Raphaël.

Ces appareils étaient toujours en service en septembre 1948 même si sur les seize du début, seuls onze étaient encore présents, trois ayant été perdus au cours d’exercices et deux réformés suite à une usure prononcée et à la découverte de faiblesses structurelles rendant le vol à basse altitude dangereux.

Escadrille 9T

Le 12 mars 1942, sur la base aéronavale de Djibouti, arrivent douze hydravions bimoteurs Bloch MB-481 venus de métropole après un vol en plusieurs étapes.

Décollant de l’hydrobase des Mureaux _annexe de la BAN d’Orly_, ils ont fait étape sur l’Etang de Berre, à Karouba, à Alexandrie et à Suez avant d’arriver à Djibouti. Six d’entre d’eux ne font cependant que passer.

Leur arrivée marque la naissance de l’escadrille 9T qui renforce les capacités militaires françaises dans la région, ces bimoteurs pouvant servir à la surveillance maritime, au torpillage, au bombardement naval et terrestre ainsi qu’à la lutte anti-sous-marine.

Ces six appareils sont toujours en service le 1er septembre 1948 même si la perte d’un appareil à Arta en septembre 1947 nécessita l’envoi d’un appareil complet en renfort de la métropole, quatre autres étant envoyés démontés par cargo, remontés sur place et utilisés comme appareils de réserve.

A partir de ces dates, les hydravions bimoteurs de la 9ème escadrille de torpillage vont maintenir une présence quasi-permanente au dessus de la mer Rouge.

Escadrille 10T

A l’origine de cette escadrille figure l’escadrille HB-2, une unité de torpillage créée en septembre 1939, basée sur l’Etang de Berre quand le Commandant Teste était à quai à Toulon.

Equipée de dix Latécoère Laté 298, elle va se spécialiser dans la lutte ASM. Elle rallie Saint Mandrier début novembre mais devant l’enconbrement de l’hydrobase, la décision est prise d’envoyer l’unité en Tunisie à Karouba où elle arrive le 15 décembre 1939……. .

Rattachée le 15 septembre 1940 à la 8ème flottille d’hydravions, l’escadrille HB-2 devient le 1er octobre 1940, l’escadrille 10T avec douze Latécoère Laté 298 dont les équipages sont donc aussi bien formés à l’attaque à la torpille qu’à la lutte anti-sous-marine.

En janvier 1947, la 10T dispose de huit Latécoère Laté 298 encore en état de vol (quatre appareils réformés pour usure, l’unité ayant au total utilisé 17 Laté 298 depuis septembre 1940) quand elle est transformée sur Latécoère Laté 299-7 dont douze exemplaires sont utilisés par l’unité.

En septembre 1948, l’unité est toujours stationnée à Karouba et se prépare à ses futures opérations de guerre : patrouilles anti-sous-marines et attaques à la torpille.