17-Aviation navale (27)

Escadrille 11B

Le 11 juin 1946, sur la base aéronavale de Lann-Bihoué est créée la 9ème flottille d’aviation navale, le groupe aérien du porte-avions léger Alienor d’Aquitaine appelé à renforcer les FNEO.

Cette 9ème FAN est composée de quatre escadrilles dont la 11B, l’escadrille de bombardement équipée de quatre Loire-Nieuport LN-420, un bombardier en piqué biplace dont elle est la première utilisatrice.

La 11B effectue ses premières opérations à bord du porte-avions le 22 mars 1947 dans le cadre de la mise en condition du groupe aérien qui ne doit plus faire qu’un avec le flotteur. L’entrainement à lieu du 22 mars au 4 mai entre Casablanca et Dakar avant un retour à Brest le 10 mai.

L’entrainement à bord du porte-avions léger se poursuit du 24 juillet au 4 septembre 1947 essentiellement en Manche.

Après avoir participé à la traversée de longue durée du 12 au 31 octobre 1947 en Méditerranée, l’escadrille 9B et le reste de la 9ème FAN s’entraine dans le Golfe de Gascogne du 2 au 21 novembre, le novice groupe aérien du porte-avions léger affrontant celui rodé et expérimenté du Painlevé.

Le 10 décembre 1947, les quatre Loire-Nieuport LN-420 décollent de Lann-Bihoué et rejoignent en haute mer le porte-avions qui en franchissant le Goulet de la rade de Brest est officiellement mis en service. Ce n’est que le 19 janvier 1948 que le porte-avions arrive à Cam-Ranh, le groupe aérien quittant le bord alors que l’Alienor d’Aquitaine se trouvait à 50 miles nautiques de la base.

Reprennant l’entrainement aéronaval le 24 février 1948 (après avoir continué l’entrainement à terre en compagnie de l’armée de l’air), l’escadrille 11B apprend et met en pratique sa mission en cas de conflit : la couverture aérienne des navires des FNEO et un appui limité aux troupes au sol.

Le 5 septembre 1948, l’escadrille 9B était en plein exercice de défense aérienne à la mer (elle servait de cible aux chasseurs des escadrilles 13 et 15C) dans le cadre d’un cycle plus vaste entamé le 2  et achevé le 9 septembre même si l’annonce des bombardements allemands en Scandinavie entraina un alourdissement de l’atmosphère tant était grande la crainte d’une collusion entre Berlin et Tokyo.

Escadrille 12B

L’escadrille 12B est créée le même jour que l’escadrille 10B à savoir le 13 juillet 1941. C’est l’escadrille d’assaut de la 4ème FAN.

Depuis la base de Sidi-Ahmed, ses seize Lioré et Olivier Léo 456 soivent frapper la flotte italienne et sa marine marchande à la torpille mais aussi à la bombe, le commandant de la 12B préparant des projets de raids contre Syracuse, Tarente voir Tripoli.

Opérant souvent de concert avec la 10B _un Bloch MB-175T guidant trois ou quatre Léo 456_, l’escadrille 12B participe aussi à plusieurs exercices avec l’armée de l’air avec entrainements communs au bombardement, _les deux entités apportant leur expertiste dans des domaines étrangers à l’autre_ ou des duels amicaux entre chasseurs et bombardiers, l’un des exercices entrainant la perte d’un Léo 456 et d’un D-520 en mars 1944.

Le 6 mai 1945, un Léo 456 de l’unité largue une bombe réelle de 100kg sur le torpilleur léger l’Alsacien lors d’un exercice de défense aérienne à la mer, bombe qui détruit la tourelle II mais sans faire de victime. Fort heureusement, les exercices avec la 6ème EL se passent le plus souvent sans incidents.

Jusqu’au 31 août 1948, l’escadrille 12B va perdre trois bimoteurs, remplacés par des appareils issus des stocks de l’Aviation Navale.

Le 1er septembre 1948, l’escadrille est mise en alerte, les exercices et entrainement sont suspendus, l’unité se préparant à mener des missions de guerre. Les plans sont actualisés, les appareils révisés…… . L’Italie ne bougeant pas, les exercices reprennent le 8 septembre 1948.

Escadrille 13B

Cette escadrille est créée le 21 juin 1947 sur la base de Lann-Bihoué prêt de Lorient en même temps que la 11ème flottille d’aviation navale (11ème FAN), le groupe aérien du porte-avions léger Henriette de France

La principale mission de ce porte-avions est l’appui des croiseurs et des contre-torpilleurs de la 3ème Escadre Légère, appui qui passe par la fourniture d’une capacité de reconnaissance lointaine et une ombrelle aérienne contre l’aviation ennemie voir un appui-feu avec notamment la 13B et ses quatre Loire-Nieuport LN-420.

Du 25 juin au 12 août 1947, l’escadrille 13B participe avec le reste de la 11ème FAN à un entrainement aviation intensif entre Casablanca et Dakar avant de rentrer à Brest le 19 août. Après la traversée de longue durée du 24 septembre au 29 novembre, la 13B sort à nouveau pour entrainement du du 25 au 30 décembre 1947 et du 4 au 12 janvier 1948.

Du 12 au 18 février 1948, elle participe à l’exercice «Centaure» avec les croiseurs de la 3ème Escadre Légère avant de s’entrainer du 27 février au 12 mars 1948 puis du 29 avril au 8 mai dans le Golfe de Gascogne avant un entrainement au large de Dakar du 16 mai au 2 juin.

Le porte-avions Henriette de France subissant un petit carénage du 10 juin au 5 août, la 13B comme le reste de la 11ème FAN s’entraine depuis la terre avant de retrouver leur plate-forme opérationnelle à partir du 12 août pour remise en condition puis entrainement jusqu’au 4 septembre.

Suite à l’attaque allemande sur la Norvège et le Danemark, les alliés décident de riposter, voulant à tout prix éviter une Norvège sous la botte allemande.

L’Henriette de France reçoit pour mission de couvrir le convoi transportant le corps expéditionnaire franco-polonais à Rosyth pour rejoindre les troupes anglaises prévues pour cette riposte terrestre.

L’escadrille 13B va assurer une inhabituelle mission de chasse en coopération avec les 19 et 21C tout en se préparant à sa future mission d’assaut en Norvège.

Escadrille 14B

Cette escadrille créée le 9 juin 1941 sur la base aéronavale de Tripoli-du-Liban est l’une des escadrilles mixtes de l’Aviation Navale puisqu’elle doit disposer de six CAO-700M de reconnaissance maritime et huit bombardiers-torpilleurs Lioré et Olivier Léo 456. Si les Léo 456 sont disponibles à temps, les six CAO-700M ne seront disponibles qu’en septembre 1941.

Comme pour les autres escadrilles du Commandement Levant de l’Aviation Navale (CLAN), l’escadrille 14B à une double mission : défense des mandats syriens et libanais et appui à la DNL en lui fournissant une capacité de reconnaissance et de riposte lointaine.

Ces appareils sont toujours en service le 31 août 1948 même si en sept ans d’entrainement actif, elle à perdu deux Léo 456 et un CAO-700M remplacés par des appareils venus de France en vol, décollant d’Orly, se ravitaillant à Marignane, traversant la Méditerranée direction Sidi-Ahmed où ils se ravitaillent à nouveau pour franchir la dernière étape en direction Beyrouth même si parfois, ils font étape en Crète ou à Chypre suite à un accord avec les autorités grecques et britanniques.

Le 1er septembre 1948, l’escadrille 14B est mise en alerte suite aux tensions de plus en plus importantes en Méditerranée, les CAO-700M tout comme les Léo 456 effectuant de nombreuses patrouilles au large des côtes syro-libanaises. L’état d’alerte est allégé à partir du 10 septembre 1948.

Escadrille 15B

Cette escadrille est créée à Than-Son-Nut le 21 septembre 1941 avec pour équipement douze Martin 167F, un bombardier bimoteur de conception et de fabrication américaine, utilisée par la marine parfois comme bombardier bimoteur mais surtout comme avion-torpilleur.

Cette escadrille basée sur ce qui n’est pas encore l’aéroport international de Saïgon doit donner de l’allonge aux FNEO en lui permettant d’affaiblir et d’amoindrir les forces navales adverses avant qu’elles n’entrent en contact avec les forces amies. Sa capacité de bombardier horizontal sera également précieuse pour appuyer les troupes au sol défendant l’Indochine.

En novembre 1943, les dix bimoteurs survivants sont retirés du service (stockés à Tan-Son-Nhut, ils doivent servir d’appareils de réserve en cas de conflit) et remplacés par douze Bloch MB-175T de reconnaissance et d’attaque maritime.

En septembre 1945, l’unité intègre la 12ème flottille d’aviation navale et déménage à Cam-Ranh d’où elle mène ses missions de reconnaissance armée.

Au 1er septembre 1948, l’unité peut fièrement afficher un taux d’attrition nul _en dépit d’une utilisation intensive des bimoteurs MB-175T_ et à partir du 5 septembre 1948 renforce sa présence au dessus des flots au cas où le Japon aurait eut un plan concerté avec l’Allemagne.

12-Torpilleurs légers (20)

Le Tunisien

-Le Tunisien (ex-Le Flamand) est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) à Nantes le 25 juillet 1940 lancé le 15 septembre 1941 et mis en service le 2 septembre 1942.

Intégré à la 3ème DT, Le Tunisien quitte Lorient le 9 septembre avec ses trois compères pour rallier la Tunisie le 23 septembre après une escale à Casablanca du 13 au 18 septembre. La 3ème DT effectue un exercice commun avec la 12ème DT du 24 au 2 octobre, les deux divisions ralliant Bizerte le jour même.

Après un entraînement commun aux unités de la 6ème Escadre Légère du 7 au 25 octobre, la 3ème DT effectue un entraînement commun avec les croiseurs légers La Galissonnière et La Marseillaise du 27 octobre au 4 novembre, les six navires faisant escale commune à La Valette du 5 au 10  avant de rallier Bizerte le 12 novembre 1942.

La 3ème DT termine l’année par un entraînement commun avec les croiseurs légers La Galissonnière et La Marseillaise (2ème DC) et les contre-torpilleurs Mogador et Volta (11ème DCT) du 15 novembre au 22 décembre 1942, passant la fin  de l’année à quai.

Le Tunisien quitte Bizerte le 5 janvier 1943 en compagnie de ses compagnons de la 3ème DT pour un entraînement au large de Bizerte jusqu’au 15 janvier quand les quatre torpilleurs rentrent à  Bizerte pour se ravitailler. Ils enchainent par un entraînement commun avec le croiseur léger Emile Bertin et  du 18 au 27 janvier, les cinq navires rentrant à Bizerte deux jours plus tard.
La 3ème DT _et donc Le Tunisien_ exécute alors trois entraînements de division, le premier du 8 février au 19 mars, le second du 30 mars au 8 mai et le troisième du 15 mai au 17 juin, la division entrant alors un nouveau cycle celui des indisponibilités estivales.

Le Tunisien sort pour entraînement du 24 juin au 3 juillet, ralliant Bizerte le lendemain. Il participe ensuite avec son compère Le Corse aux essais (10 au 12 juillet) et à la remise en condition (14 au 28 juillet) de L’Alsacien.

Le Tunisien et L’Alsacien participent ensuite aux essais (1er au 3 août) et à la remise en condition (5 au 19 août) du Breton.

Indisponible à son tour du 23 août au 12 septembre, Le Tunisien sort pour essais (13 au 15 septembre) et pour remise en condition (17 septembre au 1er octobre) en compagnie de ses trois compères de la 3ème DT,  les quatre torpilleurs légers rentrant le lendemain à Bizerte.
Le Tunisien et les trois autres torpilleurs de la division effectuent ensuite un exercice commun avec les croiseurs légers La Galissonnière et La Marseillaise du 4 au 12 octobre, date à laquelle ils rejoignent Sfax pour une escale jusqu’au 18 octobre. Rejoints dès le 14 par le Jean de Vienne, la 2ème DC et la 3ème DT reprennent la mer pour une série d’exercices qui les occupent du 18 octobre au 9 novembre date de leur retour à Bizerte.
Après la revue navale du 11 novembre 1943, Le Tunisien et ses trois compagnons de division terminent l’année par un entraînement de division du 18 novembre au 21 décembre 1943.

Après un entraînement de division du 5 janvier au 16 février, la 3ème DT participe à la remise en condition des contre-torpilleurs de la 11ème DCT du 22 février au 8 mars  puis enchaine par un entraînement de division du 15 mars au 5 mai puis par les manoeuvres Harmattan du 12 mai au 5 juin 1944.  Les quatre torpilleurs légers rentrent à Bizerte le lendemain.

Les torpilleurs légers Le Tunisien et Le Breton sortent pour un entraînement commun du 12 au 22 juin. Ils participent ensuite aux essais (29 juin au 1er juillet) et à la remise en condition (3 au 17 juillet) de leur compère L’Alsacien.

Le Tunisien est indisponible du 20 juillet au 10 août 1944, sortant pour essais du 11 au 13 août et pour remise en condition du 15 au 29 août en compagnie de ses sister-ships L’Alsacien et Le Corse.

Les trois torpilleurs disponibles de la 3ème DT participent ensuite aux essais (3 au 5 septembre) et à la remise en condition (7 au 21 septembre) du Breton, la 3ème DT rentrant dans la foulée à Bizerte.

La 3ème DT effectue un entraînement au combat de nuit du 25 septembre au 2 octobre en compagnie du croiseur léger Jean de Vienne et du contre-torpilleur Hoche avant deux entraînements de division, le premier du 10 octobre au 13 novembre et le second du 20 novembre au 20 décembre 1944.

Le torpilleur léger Le Tunisien et ses trois compères de la 3ème DT commencent l’année 1945 par un entraînement de division en Méditerranée orientale du 7 janvier au 12 mars

Le Tunisien et Le Corse sortent pour une école à feux du 14 au 20 mars se ravitaillant à Bizerte le 21 mars avant de reprendre la mer pour la suite des exercices. L’équipe Rouge (Le Corse et Le Tunisien) va ainsi affronter l’équipe Bleue (L’Alsacien et Le Breton) du 23 mars au 3 avril, la division reconstituée effectuant une escale commune à Tunis du 4 au 9 avril avant de rentrer à Bizerte le lendemain.

La 3ème Division de Torpilleurs (3ème DT) enchaine par un entraînement commun avec le croiseur léger La Galissonnière du 20 avril au 17 mai puis du 19 au 27 mai avec le concours de la 11ème DCT qui affronte le croiseur et les torpilleurs légers, les navires engagés dans cet exercice rentrant à Bizerte le 28.

Le torpilleur léger Le Tunisien effectue un entraînement de division avec ses compères Corse _chef de division en l’absence de L’Alsacien en grand carénage_ et Breton du 1er juin au 4 juillet, date à laquelle la division rentre à Bizerte.

Le Tunisien sort pour entraînement du 11 au 18 juillet avant de participer en compagnie du Corse aux essais (22 au 24 juillet) et à la remise en condition (26 juillet au 9 août) de L’Alsacien qui au retour des trois navires à Bizerte redevient chef de la 3ème DT.

Les torpilleurs légers Le Tunisien et L’Alsacien sortent pour une école à feux commune du 19 au 26 août, rentrant à Bizerte le lendemain. Ils participent ensuite aux essais (1er au 3 septembre) et à la remise en condition (5 au 20 septembre) du Breton, les trois torpilleurs faisant escale à Sfax du 21 au 25 septembre, rentrant le lendemain  à Bizerte.

Le Tunisien va alors subir son premier grand carénage, étant échoué au bassin n°1 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah du 1er octobre au 10 novembre 1945 pour une remise en état complète et une modernisation de ses capacités militaires (électronique, DCA).

Après une période de travaux complémentaires à quai, Le Tunisien sort pour essais (21 au 24 novembre) et pour remise en condition (26 novembre au 10 décembre) en compagnie de ses trois compères de la 3ème DT qui fait escale Bone du 11 au 18 décembre, ralliant Bizerte le 20 décembre et y restant jusqu’à la fin de l’année civile.

Après un entraînement de division «unitaire» du 5 janvier au 2 mars 1946,  Le Tunisien exécute une école à feux du 9 au 15 mars en compagnie de L’Alsacien, les deux torpilleurs légers se ravitaillant à Gabès le 16  avant de reprendre la haute mer en essayant d’échapper à leurs compères Le Corse et Le Breton avec qui ils s’affrontent du 17 au 24 mars, date du retour de la division à Bizerte.

La 3ème DT au complet participe ensuite à la remise en condition du contre-torpilleur Hoche du 26 mars au 12 avril, les cinq navires faisant escale à Alger du 13 au 17 avril, à Tunis du 19 au 23 avril avant de rentrer le lendemain à Bizerte, Le Tunisien et les trois autres navires de la 3ème DT réalisant ensuite un entraînement de division du 2 mai au 2 juin 1946 avant les traditionnelles indisponibilités estivales.

Le Tunisien effectue un entraînement à la défense aérienne à la mer du 9 au 17 juin avant d’être indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 19 juin au 7 juillet, sortant pour essais les 8 et 9 juillet et pour remise en condition du 11 au 22 juillet en compagnie de ses compères L’Alsacien et Le Breton. Le Tunisien et L’Alsacien participent ensuite aux essais (24 et 25 juillet) et à la remise en condition (27 juillet au 7 août) du Corse.

Les trois torpilleurs légers disponibles de la 3ème DT participent alors aux essais (9 au 11 août) et à la remise en condition (13 au 28 août) du Le Breton, les quatre torpilleurs légers faisant escale à Sfax du 29 août au 2 septembre, rentrant le lendemain à Bizerte.

Les torpilleurs légers de la 3ème DT vont alors participer à la remise en condition du croiseur léger Emile Bertin, le navire-amiral de la 6ème Escadre Légère en compagnie des croiseurs légers La Galissonnière et Jean de Vienne de la 2ème DC  du 9 au 21 septembre 1946.

A peine rentré à Bizerte et l’Alsacien et ses trois compagnons de la 3ème DT reprennent la mer pour  un important exercice en compagnie de l’Emile Bertin et de la 11ème DCT, navires de combat accompagné du transport Golo et du pétrolier Mékong équipé pour le ravitaillement à la mer, exercice qui occupe ce groupe occasionnel du 24 septembre au 7 décembre 1946, date à laquelle cette petite escadre rentre à Bizerte.

Les quatre torpilleurs légers de la 3ème DT subissent alors une période d’entretien à flot du 8 au 18 décembre, sortant pour essais les 19 et 20 décembre avant remise en condition du 22 au 30 décembre, date à laquelle ils rentrent à Bizerte.

Le torpilleur léger Le Tunisien commence l’année 1947 par un entraînement commun entre la 3ème DT et le croiseur léger Emile Bertin du 7 au 27 janvier avant un entraînement de division du 3 février au 9 mars, un entraînement commun avec la 4ème DCT  du 18 mars au 10 avril, la 3ème DT rentrant le lendemain à Bizerte et enfin un entraînement de division du 19 avril au 28 mai 1947.

Le Tunisien sort pour entraînement du 5 au 15 juin avant de participer en compagnie du Corse aux essais (19 au 21 juin) et à la remise en condition (23 juin au 7 juillet) de L’Alsacien. Le Tunisien et L’Alsacien participent ensuite aux essais (11 au 13 juillet) et à la remise en condition (15 au 29 juillet) du Breton

Indisponible du 2 au 23 août, le torpilleur léger Le Tunisien sort pour essais du 24 au 26 août et pour remise en condition du 28 août au 10 septembre en compagnie de ses trois compagnons de la 3ème Division de Torpilleurs.

Le Tunisien et les trois autres torpilleurs de la 3ème DT participent alors à un entraînement au combat antisurface avec le croiseur léger Emile Bertin du 15 au 23 septembre 1947, le croiseur et les torpilleurs faisant escale à La Valette du 24 au 27 septembre et à Sfax du 30 septembre au 2 octobre avant de rentrer à Bizerte deux jours plus tard. La 3ème DT termine l’année par deux autres entraînements de division : le premier du 12 octobre au 22 novembre et le second du 29 novembre au 23 décembre 1947.

Après un entraînement commun du 7 au 17 janvier, la 3ème DT se ravitaille à Bizerte le 18  avant de reprendre la mer et de rallier au large de Sfax la  2ème DC et la 1ère DT venue de Toulon pour un entraînement conjoint du 20 janvier au 2 février et du 10 au 15 février, ces deux phases d’entraînement étant séparé par un mouillage dans le Golfe de Gabès.

Les huit torpilleurs légers et les trois croiseurs légers vont ensuite gagner le Levant pour une escale à Lattaquié (18 au 21 février), à Tartous (22 au 25 février) , à Beyrouth (26 février au 2 mars), Haïfa (4 au 7 mars) avant de rentrer à Bizerte le 11 mars 1948.

Les torpilleurs Le Breton, Le Corse et Le Tunisien quittent Bizerte le 18 mars pour entraînement de division, les trois torpilleurs légers (L’Alsacien est en grand carénage) manœuvrant ensemble du 18 mars au 15 avril,  date à laquelle la 3ème DT rentre à Bizerte.

Le 17 avril, la 3ème Division de Torpilleurs quitte Bizerte pour rallier Toulon le 20 avril à l’aube. Le Tunisien et Le Corse sortent pour les essais (26 au 28 avril) et pour la remise en condition (30 avril au 14 mai) de L’Alsacien, la division amputée du Breton _en grand carénage_ rentrant à Bizerte le 17 mai 1948.

La 3ème DT quitte Bizerte le 19 mai pour rallier Toulon trois jours plus tard. Le Tunisien et L’Alsacien sortent  pour les essais (30 mai au 1er juin) et pour la remise en condition (3 au 17 juin) du Breton, les trois torpilleurs ralliant Bizerte le 19 juin 1948.

Les trois torpilleurs disponibles de la 3ème DT sortent ensuite pour entraînement au large de Bizerte du 22 au 27 juin avant de rallier Toulon le 29 juin 1948 au matin.

Le Tunisien subit alors son deuxième grand carénage, étant échoué au bassin Vauban n°9 du 1er juillet au 5 août 1948 pour une remise en état complète. Armé pour essais le 10 août, il sort pour essais du 11 au 13 août et pour remise en condition du 15 au 25 août, à chaque fois en compagnie des trois autres torpilleurs de la 3ème DT,  la division ralliant Bizerte le 28 août 1948.

Le 29 août 1948, Le Tunisien et les trois autres torpilleurs légers de la 3ème DT passent au régime de guerre, sortant pour entraînement au large de Bizerte du 30 août au 4 septembre, recomplétant aussitôt ses soutes pour se tenir prêt à appareiller en cas de menace italienne alors que la tension est à son comble en Europe.

12-Torpilleurs légers (19)

Le Corse

Drapeau de la Corse que le torpilleur léger hissait parfois sous le pavillon tricolore

Drapeau de la Corse que le torpilleur léger hissait parfois sous le pavillon tricolore

-Le Corse est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) sis à Nantes le 26 mars 1940 lancé le 5 juin 1941 et mis en service le 1er septembre 1942

Intégré à la 3ème DT, le torpilleur léger Le Corse quitte Lorient le 9 septembre  pour rallier la Méditerranée, se ravitaillant à Casablanca du 13 au 18 septembre avant de rallier la Tunisie le 23 septembre, retrouvant au large de Bizerte la 12ème DT pour un entraînement commun du 24 septembre au 2 octobre, les deux divisions ralliant Bizerte le jour même.

Après un entraînement commun aux unités de la 6ème Escadre Légère du 7 au 25 octobre, la 3ème DT effectue un entraînement commun avec les croiseurs légers La Galissonnière et La Marseillaise du 27 octobre au 4 novembre, les six navires faisant escale commune à La Valette du 5 au 10 novembre avant de rallier Bizerte deux jours.

La 3ème DT termine l’année par un entraînement avec les croiseurs légers La Galissonnière et La Marseillaise (2ème DC) et des contre-torpilleurs Mogador et Volta (11ème DCT) du 15 novembre au 22 décembre 1942, passant le reste de l’année à quai.

Après un entraînement divisionnaire allégé du 5 au 15 janvier, le torpilleur léger Le Corse et ses trois compères de la 3ème DT effectuent un entraînement commun avec le croiseur léger Emile Bertin du 18 au 27 janvier, rentrant deux jours plus tard à Bizerte.

La 3ème DT _et donc Le Corse_ exécute alors trois entraînements de division, le premier du 8 février au 19 mars, le second du 30 mars au 8 mai et le troisième du 15 mai au 17 juin, la division entrant alors un nouveau cycle celui des indisponibilités estivales.

Le torpilleur léger Le Corse sort pour entraînement du 24 juin au 4 juillet, rentrant à Bizerte le lendemain 5 juillet. Il participe ensuite avec Le Tunisien aux essais (10 au 12 juillet) et à la remise en condition (14 au 28 juillet) de L’Alsacien.

Le Corse est à son tour indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 1er au 22 août, sortant pour essais du 23 au 25 août et pour remise en condition du 27 août au 9 septembre en compagnie de ses compères L’Alsacien et Le Breton.

Il participe ensuite avec les deux torpilleurs nommés aux essais (13 au 15 septembre) et à la remise en condition (17 septembre au 1er octobre) du Tunisien,  les quatre torpilleurs légers rentrant le lendemain  à Bizerte.

Le Corse et les autres torpilleurs de la 3ème DT enchaine par un exercice commun avec les croiseurs légers La Galissonnière et La Marseille du 4 au 12 octobre, date à laquelle ils rallient Sfax où ils sont rejoints deux jours plus tard par le Jean de Vienne. Au complet, les 3ème DT et 2ème DC  manœuvrent ensemble du 18 octobre au 5 novembre avant de rentrer à Bizerte le 9 novembre 1943.

Après avoir participé à une revue navale le 11 novembre 1943 pour le 25ème anniversaire de l’armistice de 1918, la 3ème DT termine l’année par un entraînement de division du 18 novembre au 21 décembre, date à laquelle la division rentre à Bizerte.
Après un entraînement de division du 5 janvier au 16 février 1944, la 3ème DT participe à la remise en condition des contre-torpilleurs de la 11ème DCT Mogador Volta et Hoche et ce du 22 février au 8 mars, les trois puissants contre-torpilleurs  sortant d’une période d’indisponibilité.

Le torpilleur léger Le Corse enchaine ensuite par un nouvel entraînement de division du 15 mars au 5 mai avant une participation aux manoeuvres «Harmattan» du 12 mai au 5 juin 1944 avant d’entamer la période des indisponibilités estivales.

Le Corse sort pour entraînement à la défense aérienne à la mer du 12 au 22 juin, rentrant le lendemain  à Bizerte. Il est ensuite indisponible du 29 juin au 19 juillet, sortant pour essais du 20 au 22 juillet et pour remise en condition du 24 juillet au 7 août en compagnie de L’Alsacien et du Breton.

Il participe ensuite avec L’Alsacien aux essais (11 au 13 août) et à la remise en condition (15 au 29 août) du Tunisien, les trois torpilleurs disponibles de la 3ème DT  participent ensuite aux essais (3 au 5 septembre) et à la remise en condition (7 au 21 septembre) du Breton, la 3ème DT rentrant dans la foulée à Bizerte.

La 3ème DT effectue un entraînement au combat de nuit du 25 septembre au 2 octobre en compagnie du croiseur léger Jean de Vienne et du contre-torpilleur Hoche avant deux entraînements de division, le premier du 10 octobre au 13 novembre et le second du 20 novembre au 20 décembre 1944.

Le torpilleur léger Le Corse et ses trois compères de la 3ème DT commencent l’année 1945 par un entraînement de division en Méditerranée orientale du 7 janvier au 12 mars

Le Corse et Le Tunisien sortent pour une école à feux du 14 au 20 mars se ravitaillant à Bizerte le 21 mars avant de reprendre la mer pour la suite des exercices. L’équipe Rouge (Le Corse et Le Tunisien) va ainsi affronter l’équipe Bleue (L’Alsacien et Le Breton) du 23 mars au 3 avril, la division reconstituée effectuant une escale commune à Tunis du 4 au 9 avril avant de rentrer à Bizerte le lendemain 10 avril 1945.

La 3ème Division de Torpilleurs (3ème DT) enchaine par un entraînement commun avec le croiseur léger La Galissonnière du 20 avril au 17 mai puis du 19 au 27 mai avec le concours de la 11ème DCT qui affronte le croiseur et les torpilleurs légers, les navires engagés dans cet exercice rentrant à Bizerte le lendemain.

Le 29 mai, Le Corse devient chef de la 3ème DT en remplacement de L’Alsacien qui entre en grand carénage. Il étrenne sa nouvelle aura par un entraînement de division du 1er juin au 4 juillet en compagnie de ses sister-ships Le Breton et Le Tunisien.

Le torpilleur léger Le Corse sort pour une école à feux en solitaire du 11 au 18 juillet avant de participer en compagnie du Tunisien aux essais (22 au 24 juillet) et à la remise en condition (26 juillet au 9 août) de L’Alsacien qui venait de réaliser son grand carénage, les trois torpilleurs faisant escale à Tunis du 10 au 15 août avant de rentrer à Bizerte le lendemain. A l’issue de sa remise condition, l’Alsacien redevient chef de la 3ème DT.

Le torpilleur léger Le Corse subit alors son premier grand carénage à l’Arsenal de Sidi-Abdallah du 21 août au 30 septembre avec une remise en état complète et une modernisation. Après une période de travaux complémentaires à flot, Le Corse est armé pour essais le 10 octobre, sortant pour essais (11 au 13 octobre) et pour remise en condition (15 au 29 octobre) en compagnie de ses compères L’Alsacien et Le Breton,  les trois navires rentrant à Bizerte le lendemain.
Les torpilleurs légers Le Corse L’Alsacien et Le Breton sortent pour entraînement au combat antisurface du 5 au 12 novembre, faisant escale à Sfax du 13 au 16 novembre et ralliant leur port d’attache le lendemain.

Les trois torpilleurs légers disponibles de la 3ème DT participent ensuite aux essais (21 au 24 novembre) et à la remise en condition (26 novembre au 10 décembre) du Tunisien, la 3ème DT au grand complet faisant escale à Bône du 11 au 18 décembre, ralliant Bizerte le 20 décembre et y restant jusqu’à la fin de l’année civile.

Après un entraînement de division du 5 janvier au 2 mars 1946, Le Corse et Le Breton effectuent un entraînement à la défense aérienne à la mer du 7 au 14 mars, se ravitaillant à Bizerte le 15  avant de reprendre la haute mer pour un affrontement contre leurs compères L’Alsacien et Le Tunisien et ce du 17 au 24 mars, date du retour de la division à Bizerte.

La 3ème DT au complet participe ensuite à la remise en condition du contre-torpilleur Hoche du 26 mars au 12 avril, les cinq navires faisant escale à Alger du 13 au 17, à Tunis du 19 au 23 avril avant de rentrer le lendemain  à Bizerte. Le Corse effectue ensuite un entraînement de division du 2 mai au 2 juin avant le début d’un nouveau cycle d’indisponibilité estivale.

Le Corse sort pour un entraînement en solitaire du 9 au 17 juin avant de participer en compagnie du Breton aux essais (19 et 20 juin) et à la remise en condition (22 juin au 3 juillet) de L’Alsacien.

Le Corse est indisponible du 8 au 23 juillet, sortant pour essais (24 et 25 juillet) et pour remise en condition (27 juillet au 7 août) en compagnie de ses compères L’Alsacien et Le Tunisien.

Les trois torpilleurs légers disponibles de la 3ème DT participent ensuite aux essais (9 au 11 août) et à la remise en condition (13 au 28 août) du Breton, les quatre torpilleurs légers faisant escale à Sfax du 29 août au 2 septembre, rentrant le lendemain à Bizerte.

Les torpilleurs légers de la 3ème DT vont alors participer à la remise en condition du croiseur léger Emile Bertin, le navire-amiral de la 6ème Escadre Légère en compagnie des croiseurs légers Galissonnière et Jean de Vienne et ce du 9 au 21 septembre 1946.

A peine rentré à Bizerte, Le Corse et ses trois compagnons de la 3ème DT reprennent la mer pour  un important exercice en compagnie de l’Emile Bertin et de la 11ème DCT, navires de combat accompagné du transport Golo et du pétrolier Mékong équipé pour le ravitaillement à la mer, exercice qui occupe ce groupe occasionnel du 24 septembre au 7 décembre 1946, date à laquelle ils rentrent tous à Bizerte.

Les quatre torpilleurs légers de la 3ème DT subissent alors une période d’entretien à flot du 8 au 18 décembre, sortant pour essais les 19 et 20 décembre avant remise en condition du 22 au 30 décembre, date à laquelle ils rentrent à Bizerte.

Le torpilleur léger Le Corse commence l’année 1947 par un entraînement commun entre la 3ème DT et le croiseur léger Emile Bertin du 7 au 27 janvier avant un entraînement de division du 3 février au 9 mars, un entraînement commun avec les contre-torpilleurs Magon Dunois La Hire de la 4ème DCT du 18 mars au 10 avril, la 3ème DT rentrant le lendemain à Bizerte et enfin un entraînement de division du 19 avril au 28 mai 1947.

Le Corse sort pour entraînement à la défense aérienne à la mer du 5 au 15 juin avant de participer en compagnie du Tunisien aux essais (19 au 21 juin) et à la remise en condition (23 juin au 7 juillet) de L’Alsacien.
Le Corse est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 11 juillet au 1er août, sortant pour essais (2 au 4 août) et pour remise en condition (6 au 20 août) en compagnie de ses compères L’Alsacien et Le Breton.

Les trois torpilleurs disponibles de la 3ème DT participant alors aux essais (24 au 26 août) et à la remise en condition (28 août au 10 septembre) du Tunisien, clôturant la période des indisponibilités estivales.

Le Corse et les trois autres torpilleurs de la 3ème DT participent ensuite à un entraînement au combat antisurface avec le croiseur léger Emile Bertin du 15 au 23 septembre 1947, le croiseur et les torpilleurs faisant escale à La Valette du 24 au 27  et à Sfax du 30 septembre au 2 octobre avant de rentrer à Bizerte deux jours plus tard.

Le Corse et ses compères de la 3ème DT effectuent ensuite deux entraînements de divisions pour terminer l’année, le premier du 12 octobre au 22 novembre et le second du 29 novembre au 23 décembre 1947.

Après un entraînement commun du 7 au 17 janvier, la 3ème DT se ravitaille à Bizerte le 18 janvier 1948 avant de reprendre la mer et de rallier au large de Sfax la 2ème DC et la 1ère DT venue de Toulon  pour un entraînement commun du 20 janvier au 2 février avant un mouillage dans le Golfe de Gabès pour ravitaillement et repos jusqu’au 9.

Les huit torpilleurs légers et les trois croiseurs légers vont ensuite s’entrainer au combat de nuit du 10 au 15 février avant de gagner le Levant pour une escale à Lattaquié (18 au 21 février), à Tartous (22 au 25 février) , à Beyrouth (26 février au 2 mars) et Haïfa (4 au 7 mars) avant de rentrer à Bizerte le 11 mars 1948.

Les torpilleurs Le Corse, Le Breton et Le Tunisien effectuent alors un entraînement de division en l’absence de L’Alsacien en grand carénage du 18 mars au 15 avril, date du retour de la 3ème DT à Bizerte.

Le 17 avril, la 3ème Division de Torpilleurs quitte Bizerte pour rallier Toulon le 20 avril à l’aube. Si Le Corse et Le Tunisien vont participer aux essais et à la remise en condition de L’Alsacien, Le Breton lui va subir un grand carénage.

Le Corse et Le Tunisien participent donc aux essais (26 au 28 avril) et à la remise en condition (30 avril au 14 mai) de L’Alsacien qui à leur retour à Bizerte le  17 mai 1948, L’Alsacien reprend son pavillon de chef de la 3ème DT.

Le Corse, L’Alsacien et Le Tunisien quittent Bizerte le 19 mai pour rallier Toulon 22 mai 1948, le premier pour subir un grand carénage, les deux autres pour tester et remettre en condition Le Breton.

Le torpilleur léger Le Corse est ainsi échoué au bassin Vauban (n°9) du 26 mai au 30 juin pour une remise en état complète. Armé pour essais le 4 juillet, il sort en mer pour essais du 5 au 7 et pour remise en condition du 9 au 23 juillet, à chaque fois en compagnie de ses compères L’Alsacien et Le Breton avec qui il rallie Bizerte le 26 juillet 1948.

La 3ème DT effectue une entraînement combiné du 30 juillet au 7 août, ralliant le 9 août Toulon pour participer aux essais et à la remise en condition du Tunisien. Les quatre torpilleurs légers sortent pour les essais du Tunisien du 11 au 13 août et pour sa remise en condition du 15 au 25 août, la division ralliant Bizerte le 28 août 1948.
Le 29 août 1948, l’Alsacien et les trois autres torpilleurs légers de la 3ème DT passent au régime de guerre, sortant pour entraînement au large de Bizerte du 30 août au 4 septembre, recomplétant aussitôt ses soutes pour se tenir prêt à appareiller en cas de menace italienne alors que la tension est à son comble en Europe.

12-Torpilleurs légers (18)

Le Breton

Le Gwen-Ha-Du, le drapeau breton

Le Gwen-Ha-Du, le drapeau breton

-Le Breton est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Bretagne (ACB) sis à Nantes le 7 mars 1940 lancé le 15 juin 1941 et mis en service le 1er septembre 1942.

A son admission au service actif, le torpilleur léger forme la 3ème DT avec ses sister-ships L’Alsacien Le Corse et Le Tunisien.  Les quatre torpilleurs légers _tous construits à Nantes_ quittent Lorient le 9 septembre pour rallier la Méditerranée, se ravitaillant à Casablanca du 13 au 18 septembre avant d’arriver en Tunisie le 23 septembre, retrouvant au large de Bizerte la 12ème DT pour un entraînement commun du 24 septembre au 2 octobre, les deux divisions ralliant Bizerte le jour même.

Après un entraînement commun aux unités de la 6ème Escadre Légère du 7 au 25 octobre, la 3ème DT effectue un entraînement commun avec les croiseurs légers La Galissonnière et La Marseillaise du 27 octobre au 4 novembre, les six navires faisant escale commune à La Valette du 5 au 10 novembre avant de rallier Bizerte deux jours plus tard.

La 3ème DT termine l’année par un entraînement commun avec les croiseurs légers La Galissonnière et La Marseillaise (2ème DC) et des contre-torpilleurs Mogador et Volta (11ème DCT) du 15 novembre au 22 décembre 1942, date de leur retour à Bizerte, les quatre navires passant le reste de l’année à quai.

Le Breton et ses trois compagnons de la 3ème DT s’entrainent au large de Bizerte du 5 au 15 janvier se ravitaillant au port avant d’enchainer par un entraînement commun avec le croiseur léger Emile Bertin du 18 au 27 janvier, les cinq navires rentrant à Bizerte le 29.

Il enchaine par trois entraînements de division successifs, le premier du 8 février au 19 mars, le second du 30 mars au 8 mai et le troisième du 15 mai au 17 juin, la 3ème DT entamant alors le cycle des permissions estivales.

Le torpilleur léger Le Breton sort pour entraînement à la défense aérienne à la mer du 24 juin au 3 juillet, rentrant à Bizerte le lendemain. Indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 10 au 31 juillet, il sort pour essais (1er au 3 août) et pour remise en condition (5 au 19 août) en compagnie de ses sister-ships L’Alsacien et Le Tunisien.
Le Breton et L’Alsacien participent ensuite aux essais (23 au 25 août) et à la remise en condition (27 août au 9 septembre) du Corse avec qui ils enchainent par des sorties consacrées aux essais (13 au 15 septembre) et à la remise en condition (17 septembre au 1er octobre) du Tunisien,  les quatre torpilleurs légers rentrant le lendemain à Bizerte.
Le Breton et les autres torpilleurs de la 3ème DT enchaine par un exercice commun avec les croiseurs légers La Galissonnière et La Marseille du 4 au 12 octobre, date à laquelle ils rallient Sfax où ils sont rejoints deux jours plus tard par le Jean de Vienne. Au complet, les 3ème DT et 2ème DC  manœuvrent ensemble du 18 octobre au 5 novembre avant de rentrer à Bizerte le 9.

Après avoir participé à une revue navale le 11 novembre 1943 pour le 25ème anniversaire de l’armistice de 1918, la 3ème DT termine l’année par un entraînement de division du 18 novembre au 21 décembre, date à laquelle la division rentre à Bizerte.

Après un entraînement de division du 5 janvier au 16 février 1944, la 3ème DT participe à la remise en condition des contre-torpilleurs de la 11ème DCT du 22 février au 8 mars, les trois puissants contre-torpilleurs  sortant d’une période d’indisponibilité.

Le torpilleur léger Le Breton enchaine ensuite par un nouvel entraînement de division du 15 mars au 5 mai avant une participation aux manoeuvres «Harmattan» du 12 mai au 5 juin qui précèdent la période d’indisponibilité estivale pour entretien et permissions de l’équipage.

Les torpilleurs légers Le Breton et Le Tunisien sortent pour un entraînement commun du 12 au 22 juin. Ils participent ensuite aux essais (29 juin au 1er juillet) et à la remise en condition (3 au 17 juillet) de leur compère L’Alsacien.

Le Breton participe ensuite en compagnie de L’Alsacien aux essais (20 au 22 juillet) et à la remise en condition (24 juillet au 7 août) du Tunisien.

Il est le dernier des quatre torpilleurs légers à être indisponible pour entretien et permissions de l’équipage et ce du 11 août au 2 septembre, sortant pour essais (3 au 5 septembre) et pour remise en condition (7 au 21 septembre) en compagnie de ses trois compères de la 3ème DT.

La 3ème DT effectue un entraînement au combat de nuit du 25 septembre au 2 octobre en compagnie du croiseur léger Jean de Vienne et du contre-torpilleur Hoche avant deux entraînements de division, le premier du 10 octobre au 13 novembre et le second du 20 novembre au 20 décembre 1944.

Pour le torpilleur léger Le Breton, l’année 1945 commence comme à fini l’année 1944 par un entraînement de division en Méditerranée orientale du 7 janvier au 12 mars 1945, date du retour des quatre torpilleurs légers à Bizerte.

Le Breton sort en compagnie de L’Alsacien  pour une école à feux du 15 au 21 mars, se ravitaillant à Gabès le 22 mars avant d’affronter en combat antisurface leurs compères Corse et Tunisien qui venaient eux de réaliser une école à feux et ce jusqu’au 3 avril, la division reconstituée effectuant une escale commune à Tunis du 4 au 9 avril avant de rentrer à Bizerte le lendemain.

La 3ème Division de Torpilleurs (3ème DT) quitte Bizerte le 20 avril pour un entraînement avec le croiseur léger La Galissonnière jusqu’au 28 mai, date de leur retour à Bizerte, la 11ème DCT y participant à partir du 10.

Le torpilleur léger Le Breton effectue un entraînement de division avec ses compères Corse et Tunisien du 1er juin au 4 juillet, date du retour de la division à Bizerte.

Le Breton vidange ses soutes et débarque ses munitions avant d’être échoué dans le bassin n°1 de l’Arsenal de Sid-Abdallah du 11 juillet au 20 août 1945.

Après sa remise à flot, il subit une période de travaux complémentaires à quai. Armé pour essais le 31 août 1945, il sort pour essais du 1er au 3 septembre et pour remise en condition du 5 au 20 septembre en compagnie de ses compères L’Alsacien et Le Tunisien,  les trois torpilleurs faisant escale à Sfax du 21 au 25 septembre et rentrant le lendemain  à Bizerte.

Les torpilleurs légers Le Breton et L’Alsacien sortent du 1er au 8 octobre 1945 pour un entraînement à la défense aérienne à la mer au large de  Bizerte avant de participer aux essais (11 au 13 octobre) et à la remise en condition (15 au 29 octobre) du Corse qui sortait de grand carénage, les trois navires rentrant à Bizerte le lendemain.

Les torpilleurs légers Le Breton, L’Alsacien et Le Corse sortent pour entraînement au combat antisurface du 5 au 12 novembre, faisant escale à Sfax du 13 au 16 novembre et ralliant leur port d’attache le lendemain.

Ils participent ensuite aux essais (21 au 24 novembre) et à la remise en condition (26 novembre au 10 décembre) du Tunisien, la 3ème DT au grand complet faisant escale à Bone du 11 au 18 décembre, ralliant Bizerte le 20 décembre et y restant jusqu’à la fin de l’année civile.

Après un entraînement de division du 5 janvier au 2 mars 1946, Le Breton effectue avec Le Corse un entraînement à la défense aérienne à la mer du 7 au 14 mars, se ravitaillant à Bizerte le 15 mars avant de reprendre la haute mer pour un affrontement contre leurs compères L’Alsacien et le tunisien du 17 au 24 mars, date du retour de la division à Bizerte.

La 3ème DT au complet participe ensuite à la remise en condition du contre-torpilleur Hoche _qui venait de réaliser un grand carénage _ du 26 mars au 12 avril, les cinq navires faisant escale à Alger du 13 au 17 avril, à Tunis du 19 au 23 avril avant de rentrer le lendemain  à Bizerte.

La 3ème DT effectue ensuite un entraînement de division du 2 mai au 2 juin 1946 avant la période d’indisponibilité estivale.

Le Breton effectue une école à feux du 9 au 17 juin avant de participer en compagnie du Corse aux essais (19 et 20 juin) et à la remise en condition (22 juin au 3 juillet) de L’Alsacien, Le Breton et L’Alsacien participant ensuite aux essais (8 et 9 juillet) et à la remise en condition (11 au 22 juillet) du Tunisien.

Le torpilleur léger Le Breton est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 24 juillet au 8 août, sortant pour essais du 9 au 11 et pour remise en condition du 13 au 28  en compagnie de ses trois compagnons de la 3ème DT, les quatre torpilleurs légers faisant escale à Sfax du 29 août au 2 septembre, rentrant le lendemain à Bizerte.

Les torpilleurs légers de la 3ème DT vont alors participer à la remise en condition du croiseur léger Emile Bertin, le navire-amiral de la 6ème Escadre Légère en compagnie de la 2ème DC (La Galissonnière et Jean de Vienne, La Marseillaise étant en grand carénage) et ce du 9 au 21 septembre 1946.

A peine rentré à Bizerte et le Breton et ses trois compagnons de la 3ème DT reprennent la mer pour  un important exercice en compagnie de l’Emile Bertin et de la 11ème DCT, navires de combat accompagné du transport Golo et du pétrolier Mékong équipé pour le ravitaillement à la mer, entraînement qui commence le 24 septembre et qui s’achève le 7 décembre quand tous les navires rentrent à Bizerte.

Les quatre torpilleurs légers de la 3ème DT subissent alors une période d’entretien à flot du 8 au 18 décembre, sortant pour essais les 19 et 20 décembre avant remise en condition du 22 au 30 décembre, date à laquelle ils rentrent à Bizerte.

L’année 1947 commence pour Le Breton par un entraînement commun entre la 3ème DT et le croiseur léger Emile Bertin du 7 au 27 janvier avant d’enchainer par un entraînement de division du 3 février au 9 mars 1947 puis par un entraînement commun avec la 4ème DCT  du 19 mars au 10 avril, la 3ème DT rentrant à Bizerte le 11 avril 1947.

Le Breton exécute son deuxième entraînement de division de l’année du 19 avril au 28 mai, date du retour de la division qui entraine dans le cycle des indisponibilités estivales.
Le Breton effectue une école à feux du 7 au 18 juin, rentrant dans la foulée à Bizerte. Indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 19 juin au 10 juillet, sortant pour essais (11 au 13 juillet) et pour remise en condition (15 au 29 juillet) en compagnie de ses compères L’Alsacien et Le Tunisien.

Le Breton et L’Alsacien participent ensuite aux essais (2 au 4 août) et à la remise en condition (6 au 20 août) du Corse, les trois torpilleurs disponibles de la 3ème DT participant alors aux essais (24 au 26 août) et à la remise en condition (28 août au 10 septembre) du Tunisien, clôturant la période des indisponibles estivales.

L’Alsacien et les trois autres torpilleurs de la 3ème DT participent ensuite à un entraînement au combat antisurface avec le croiseur léger Emile Bertin du 15 au 23 septembre 1947, le croiseur et les torpilleurs faisant escale à La Valette du 24 au 27  et à Sfax du 30 septembre au 2 octobre avant de rentrer à Bizerte deux jours plus tard.

La 3ème DT termine l’année par deux entraînements de division, le premier du 12 octobre au 22 novembre et le second du 29 novembre au 23 décembre 1947, Le Breton comme ses trois compères passant la fin de l’année à quai.

Après un entraînement commun du 7 au 17 janvier, la 3ème DT se ravitaille à Bizerte le 18  avant de reprendre la mer et de rallier au large de Sfax la 1ère DT venue de Toulon et la 2ème DC pour un entraînement commun du 20 janvier au 2 février. La petite escadre va alors mouiller dans le Golfe de Gabès pour ravitaillement et repos jusqu’au 9.

Les huit torpilleurs légers et les trois croiseurs légers vont ensuite s’entrainer au combat de nuit du 10 au 15 février avant de gagner le Levant pour une escale à Lattaquié (18 au 21 février), à Tartous (22 au 25 février) , à Beyrouth (26 février au 2 mars), Haïfa (4 au 7 mars) avant de rentrer à Bizerte le 11 mars 1948.

Les torpilleurs Le Breton, Le Corse et Le Tunisien quittent Bizerte le 18 mars pour entraînement de division, les trois torpilleurs légers (L’Alsacien est en grand carénage) s’entrainant du 18 mars au 15 avril, date de son retour à Bizerte.

Le 17 avril, la 3ème Division de Torpilleurs quitte Bizerte pour rallier Toulon le 20 avril à l’aube. Si Le Corse et Le Tunisien vont participer aux essais et à la remise en condition de L’Alsacien, Le Breton lui va subir un grand carénage.

Il est ainsi échoué au bassin Vauban n°9 du 21 avril au 25 mai 1948 pour une remise en état complète. Armé pour essais le 29 mai, il sort pour ses essais post-carénage du 30 mai au 1er juin puis pour sa remise en condition du 3 au 17 juin en compagnie de L’Alsacien et du Tunisien, les trois torpilleurs ralliant Bizerte le 19 juin 1948.

Les trois torpilleurs disponibles de la 3ème DT sortent pour entraînement au large de Bizerte du 22 au 27 juin avant de rallier Toulon le 29 juin 1948 au matin.

Le Breton et L’Alsacien vont alors participer aux essais de leur compère Le Corse du 5 au 7 juillet puis à sa remise en condition du 9 au 23 juillet, la division ralliant Bizerte le 26 juillet 1948.

La 3ème DT effectue une entraînement combiné du 30 juillet au 7 août, ralliant le 9 août Toulon pour participer aux essais et à la remise en condition du Tunisien. Les quatre torpilleurs légers sortent pour les essais du Tunisien du 11 au 13 août et pour remise en condition du 15 au 25 août, la division ralliant Bizerte le 28 août 1948.
Le 29 août 1948, Le Breton et les trois autres torpilleurs légers de la 3ème DT passent au régime de guerre, sortant pour entraînement au large de Bizerte du 30 août au 4 septembre, recomplétant aussitôt ses soutes pour se tenir prêt à appareiller en cas de menace italienne alors que la tension est à son comble en Europe.

12-Torpilleurs légers (17)

L’Alsacien

Le drapeau de l'Alsace

Le drapeau de l’Alsace

-L’Alsacien est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Bretagne (ACB)sis à Nantes le 8 mars 1940 lancé le 12 juin 1941 et mis en service le 5 septembre 1942

Alors à Lorient, il forme à partir du 7 septembre 1942 la 3ème DT en compagnie de ses sister-ship Le Breton Le Corse et Le Tunisien.

Les quatre torpilleurs légers _tous construits à Nantes_ quittent Lorient le 9 septembre pour rallier la Méditerranée, se ravitaillant à Casablanca du 13 au 18 septembre avant de rallier la Tunisie le 23 septembre, retrouvant au large de Bizerte la 12ème DT pour un entraînement commun du 24 septembre au 2 octobre, les deux divisions ralliant Bizerte le jour même.

La 3ème Division de Torpilleurs (3ème DT) quitte Bizerte le 7 octobre pour son premier entraînement au sein de la 6ème Escadre Légère. Après une phase divisionnaire du 7 au 25 octobre, les torpilleurs légers se ravitaillent à Bizerte le 26 avant d’enchainer par un entraînement commun avec les  croiseurs La Galissonnière et La Marseillaise du 27 octobre au 4 novembre.  Après une escale commune à La Valette du 5 au 10 novembre, les deux croiseurs et les quatre torpilleurs rentrent à Bizerte le 12 novembre.

Le 14 novembre 1942, l’Alsacien et ses trois compagnons de la 3ème DT quittent Bizerte en compagnie des croiseurs légers La Galissonnière et La Marseillaise (2ème DC) et des contre-torpilleurs Mogador et Volta (11ème DCT) pour un exercice commun réalisé du 15 novembre au 22 décembre. Rentrés à Bizerte, ils vont y rester jusqu’à la fin de l’année civile.

L’Alsacien quitte Bizerte le 5 janvier 1943 en compagnie de ses compagnons de la 3ème DT pour un entraînement au large de Bizerte jusqu’au 15 janvier quand les quatre torpilleurs rentrent à  pour se ravitailler. Ils enchainent par un entraînement commun avec le croiseur léger Emile Bertin  du 18 au 27 janvier, les cinq navires rentrant à Bizerte le 29 janvier 1943.
Le 8 février 1943, les torpilleurs légers L’Alsacien Le Breton Le Corse et Le Tunisien quittent Bizerte pour le premier vrai entraînement de division depuis l’activation de la division, entrainement réalisé du 8 février au 12 mars, la division rentrant à Bizerte le 19 après une escale à Tunis du 13 au 18.

Un nouvel entrainement de division à lieu du 30 mars au 8 mai, date du retour de la 3ème DT à Bizerte auquel succède un second entraînement du 15 mai au 17 juin, le dernier avant les indisponibilités estivales.

L’Alsacien est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 18 juin au 9 juillet, sortant pour essais du 10 au 12  et pour remise en condition du 14 au 28 juillet en compagnie de ses sister-ship Le Corse et Le Tunisien.

L’Alsacien participe ensuite avec Le Tunisien aux essais (1er au 3 août) et à la remise en  condition (5 au 19 août) du torpilleur léger Le Breton, l’Alsacien et Le Breton participant dans la foulée aux essais (23 au 25 août) et à la remise en condition (27 août au 9 septembre) du torpilleur léger Le Corse.

L’Alsacien, Le Breton et Le Corse participent alors aux essais (13 au 15 septembre) et à la remise en condition (17 septembre au 1er octobre) de leur compère Le Tunisien, les quatre torpilleurs légers rentrant le lendemain à Bizerte.
L’Alsacien et les trois autres torpilleurs effectuent ensuite un exercice commun avec les croiseurs légers La Galissonnière et La Marseillaise

du 4 au 12 octobre, date à laquelle ils rejoignent Sfax pour une escale jusqu’au 18 octobre.
Rejoints dès le 14 par le Jean de Vienne, la 2ème DC et la 3ème DT reprennent la mer pour une série d’exercice du 18 octobre au 5 novembre, tous les navires rentrant à Bizerte le 9.
Le 11 novembre 1943 pour le vingt-cinquième anniversaire de l’armistice à lieu à Bizerte un défilé terrestre et aérien précédé d’une revue navale sur la lac de Bizerte, le résident général de Tunisie, Hugues de Puylaurent passe en revue à bord du croiseur La Galissonnière, le reste de la 2ème DC, la 3ème DT, les 7ème et 11ème DCT ainsi que les sous-marins L’Arethuse  L’Atalante  Turquoise  et  Nautilus.

Un défilé à pied et motorisé à lieu, le 4ème Régiment de Tirailleurs Tunisiens (4ème RTT) chargé de défendre la base navale défile au complet en ville accompagné par les compagnies de débarquement des navires de la 6ème Escadre Légère (y compris celle de l’Emile Bertin alors en grand carénage), d’une compagnie du 4ème régiment de zouaves et d’une compagnie du 10ème régiment de tirailleurs sénégalais.

Le défilé motorisé est représenté par une compagnie du 65ème BCC équipé de Renault D-1, du 88ème GRDI ainsi que d’une batterie de 75mm du 1er régiment d’artillerie coloniale de Tunisie

Dans les air, les marins des croiseurs peuvent admirer la puissance de l’armée de l’air avec le GC I/10 soit 27 Arsenal VG-39 et 9 Lockeed H-322 Eclair qui sont suivis par six Amiot 354 de la 25ème EBL, de deux Bréguet Br482, deux CAO-700 et deux CAO-710 de la 27ème EBL. Ils sont suivis par des avions de l’aéronavale en l’occurence quatre Lioré et Olivier Léo 456 de la 12B et quatre Bloch MB-175T de la 10B.

L’Alsacien et ses compères de la 3ème DT terminent l’année par un entrainement de division exécuté du 18 novembre au 20 décembre, la division rentrant à Bizerte le lendemain.

Pour le torpilleur léger L’Alsacien ainsi que pour ses sister-ships de la 3ème DT, l’année 1944 commence par un entraînement de division réalisé du 5 janvier au 10 février, la division relâchant à Gabès du 11 au 15 février avant de rentrer le lendemain à Bizerte.

Les quatre torpilleurs légers de la 3ème DT participent ensuite à la remise en condition des contre-torpilleurs de la 11ème DCT Mogador Volta et Hoche du 22 février au 8 mars, les trois puissants contre-torpilleurs  sortant d’une période d’indisponibilité.

La 3ème Division de Torpilleurs va alors effectuer un nouvel entraînement de division, entraînement qui à lieu du 15 mars 30 avril avant une incursion en Adriatique et un entraînement avec le torpilleur Beograd du 25 mars au 2 avril plus une escale à Kotor du 3 au 8. La division rentre à Bizerte le 5 mai après une escale à La Valette du 1er au 4.
Comme l’ensemble de la 6ème Escadre Légère, la 3ème DT va participer aux manoeuvres interarmées «Harmattan», manoeuvres exécutées du 12 mai au 5 juin 1944.

L’Alsacien est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 7 au 28 juin 1944, sortant pour essais du 29 juin au 1er juillet et pour remise en condition du 3 au 17 juillet en compagnie de ses sister-ships Tunisien et Breton.

Il participe ensuite avec son compère Le Breton aux essais (20 au 22 juillet) et à la remise en condition (24 juillet au 7 août) du Corse qui venait de connaître sa période d’indisponibilité. L’Alsacien et Le Corse participent ensuite aux essais (11 au 13 août) et à la remise en condition (15 au 29 août) du Tunisien.

Les trois torpilleurs disponibles de la 3ème DT (L’Alsacien Le Corse et Le Tunisien) participent ensuite aux essais (3 au 5 septembre) et à la remise en condition (7 au 21 septembre) du Breton, la 3ème DT rentrant dans la foulée à Bizerte.

L’Alsacien, Le Corse, Le Tunisien et Le Breton enchainent par un entraînement au combat de nuit du 25 septembre au 2 octobre en compagnie du croiseur léger Jean de Vienne et du contre-torpilleur Hoche. La 3ème DT enchaine par deux autres entraînement de division le premier du 10 octobre au 13 novembre et le second du 20 novembre au 19 décembre 1944.

Le torpilleur léger L’Alsacien et ses trois compères de la 3ème DT commencent l’année 1945 par un entraînement de division en Méditerranée orientale réalisé du 7 janvier au 2 mars, la division rentrant à Bizerte le 12 mars après une escale à Haïfa du 3 au 8.

L’Alsacien sort en compagnie du Breton pour une école à feux du 15 au 21 mars, se ravitaillant à Gabès le 22 mars avant d’affronter en combat antisurface leurs compères Corse et Tunisien qui venaient eux de réaliser une école à feux. L’équipe Bleue (L’Alsacien et Le Breton) affronte ainsi l’équipe Rouge (Le Corse et Le Tunisien) du 23 mars au 3 avril, la division reconstituée effectuant une escale commune à Tunis du 4 au 9 avril avant de rentrer à Bizerte le lendemain.

La 3ème Division de Torpilleurs (3ème DT) quitte Bizerte le 20 avril pour un entraînement avec le croiseur léger La Galissonnière du 20 avril au 28 mai, la 11ème DCT participe à l’exercice à partir du 10 mai. Le 6 mai, lors d’un entraînement à la défense aérienne à la mer, sa tourelle II de 100mm est détruite par une bombe de 100kg

Le 29 mai, le torpilleur léger L’Alsacien transmet son pavillon de chef de division au Corse avant de vidanger ses soutes et de débarquer ses munitions pour subir son premier grand carénage. Il est ainsi échoué le 1er juin 1945 dans le bassin n°1 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah.

Outre une remise en état complète de la coque, de l’appareil propulsif, des locaux-vie et des locaux-opérationnels, le torpilleur léger L’Alsacien reçoit une nouvelle tourelle double de 100mm.

Il bénéficie également d’une modernisation de ses capacités militaires. L’Alsacien reçoit ainsi un Asdic et plusieurs radars en l’occurence un radar de navigation et un radar de veille combinée. Sur le plan de l’armement, les huit canons de 37mm en affûts simples sont remplacés par huit canons de 37mm Schneider modèle 1941 en quatre affûts doubles modèle 1943.

Remis à flot le 10 juillet 1945, il subit une période de travaux complémentaires à quai et ce jusqu’au 21 juillet quand il est armé pour essais. Il sort pour ses essais du 22 au 24  et pour remise en condition du 26 juillet au 9 août à chaque fois en compagnie du Corse et du Tunisien, les trois torpilleurs faisant escale à Tunis du 10 au 15 août avant de rentrer à Bizerte le lendemain. A l’issue de sa remise condition, l’Alsacien redevient chef de la 3ème DT.

Les torpilleurs légers L’Alsacien et Le Tunisien sortent à nouveau pour une école à feux commune du 19 au 26 août, rentrant à Bizerte le lendemain. Ils participent ensuite aux essais (1er au 3 septembre) et à la remise en condition (5 au 20 septembre) du Breton qui venait de subir son premier grand carénage, les trois torpilleurs faisant escale à Sfax du 21 au 25 septembre, rentrant le lendemain  à Bizerte.

Les torpilleurs légers L’Alsacien et Le Breton sortent du 1er au 8 octobre 1945 pour un entraînement à la défense aérienne à la mer au large de  Bizerte. Ils participent ensuite aux essais (11 au 13 octobre) et à la remise en condition (15 au 29 octobre) du Corse qui venait d’être le troisième torpilleur de la division à subir un grand carénage, les trois navires rentrant à Bizerte le lendemain.

Les torpilleurs légers L’Alsacien, Le Breton et Le Corse sortent pour entraînement au combat antisurface du 5 au 12 novembre, faisant escale à Sfax du 13 au 16 et ralliant leur port d’attache le 17 novembre.

Les trois torpilleurs légers disponibles de la 3ème DT participent ensuite aux essais (21 au 24 novembre) et à la remise en condition (26 novembre au 10 décembre) du Tunisien, la 3ème DT au grand complet faisant escale à Bône du 11 au 18 décembre, ralliant Bizerte le 20 décembre et y restant jusqu’à la fin de l’année civile.

Pour L’Alsacien et ses trois compères de la 3ème DT, l’année 1946 commence par un entraînement de division au large de la Tunisie réalisé du 5 janvier au au 2 mars avec un exercice bilatéral avec la marine grecque et des manœuvres au large des côtes levantines.

Après une école à feux du 9 au 15 mars, les torpilleurs L’Alsacien et Le Tunisien se ravitaillent à Gabès le 16 avant de reprendre la haute mer en essayant d’échapper à leurs compères Le Corse et Le Breton avec qui ils s’affrontent du 17 au 24 mars, date du retour de la division à Bizerte.

La 3ème DT au complet participe ensuite à la remise en condition du contre-torpilleur Hoche après son grand carénage du 26 mars au 12 avril, les cinq navires faisant escale à Alger du 13 au 17 avril, à Tunis du 19 au 23 avril avant de rentrer le lendemain à Bizerte.

L’Alsacien et ses trois compères de la 3ème DT réalisent un exercice de division du 2 mai au 2 juin, date du retour de la division à Bizerte pour les périodes d’indisponibilité estivale.

L’Alsacien est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 3 au 18 juin, sortant pour essais les 19 et 20 juin puis pour remise en condition du 22 juin au 3 juillet en compagnie du Corse et du Breton.

Le torpilleur léger L’Alsacien participe ensuite aux essais (8 et 9 juillet) et à la remise en condition (11 au 22 juillet) du Tunisien, mission menée avec bien avec le concours du Breton. L’Alsacien et Le Tunisien participent ensuite aux essais (24 et 25 juillet) et à la remise en condition (27 juillet au 7 août) du Corse.

Les trois torpilleurs légers disponibles de la 3ème DT participent ensuite aux essais (9 au 11 août) et à la remise en condition (13 au 28 août) du Le Breton, les quatre torpilleurs légers faisant escale à Sfax du 29 août au 2 septembre, rentrant le lendemain à Bizerte.

Les torpilleurs légers de la 3ème DT vont  participer du 9 au 21 septembre à la remise en condition du croiseur léger Emile Bertin, le navire-amiral de la 6ème Escadre Légère en compagnie de la 2ème DC (La Galissonnière et Jean de Vienne, La Marseillaise étant en grand carénage).

A peine rentré à Bizerte et l’Alsacien et ses trois compagnons de la 3ème DT reprennent la mer pour  un important exercice en compagnie de l’Emile Bertin et de la 11ème DCT, navires de combat accompagné du transport Golo et du pétrolier Mékong équipé pour le ravitaillement à la mer. Cet exercice réalisé en Méditerranée orientale du 24 septembre au 30 novembre, faisant escale à Haïfa jusqu’au 3 décembre quand ils appareillent pour rentrer à Bizerte quatre jours plus tard.

Les quatre torpilleurs légers de la 3ème DT subissent alors une période d’entretien à flot du 8 au 18 décembre, sortant pour essais les 19 et 20 décembre avant remise en condition du 22 au 30 décembre, date à laquelle ils rentrent à Bizerte.

L’Alsacien et ses compères de la 3ème DT commencent l’année 1947 par un entraînement avec l’Emile Bertin du 7 au 25 janvier, rentrant à Bizerte deux jours plus tard. La 3ème DT enchaine par un nouvel entraînement de division du 3 février au 1er mars, rentrant à Bizerte le 9 mars après une escale à Tunis du 2 au 8.

Le 18 mars 1947, la 4ème DCT (Magon Dunois La Hire) venue de Mers-El-Kébir arrive à Bizerte pour se ravitailler à l’issue d’un exercice de division. La 3ème DT va manoeuvrer avec les trois puissants contre-torpilleurs (8 canons de 130mm) du 19 mars au 10 avril, la 3ème DT rentrant à Bizerte le lendemain. La division de torpilleurs légers enchaine par un entraînement de division du 19 avril au 21 mai, les quatre torpilleurs légers faisant escale à Bone du 22 au 27 mai avant de rentrer à Bizerte le lendemain.

L’Alsacien est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 29 mai au 18 juin 1947, sortant pour essais du 19 au 21 juin puis pour remise en condition du 23 juin au 7 juillet en compagnie du Corse et du Tunisien.

L’Alsacien participe ensuite en compagnie du Tunisien aux essais (11 au 13 juillet) et à la remise en condition (15 au 29 juillet) du Breton, le chef de la 3ème DT et le Breton participant ensuite aux essais (2 au 4 août) et à la remise en condition (6 au 20 août) du Corse, les trois torpilleurs disponibles de la 3ème DT participant alors aux essais (24 au 26 août) et à la remise en condition (28 août au 10 septembre) du Tunisien, clôturant la période des indisponibles estivales.

L’Alsacien et les trois autres torpilleurs de la 3ème DT participent ensuite à un entraînement au combat antisurface avec le croiseur léger Emile Bertin du 15 au 23 septembre 1947, le croiseur et les torpilleurs faisant escale à La Valette du 24 au 27 septembre et à Sfax du 30 septembre au 2 octobre avant de rentrer à Bizerte le 4 octobre 1947.

Le 12 octobre 1947 à l’aube, quatre torpilleurs légers embouquent tous feux éteints le canal reliant le lac de Bizerte à la Méditerranée avec dans l’ordre Le Breton, Le Corse, L’Alsacien et Le Tunisien fermant la marche. C’est le début d’un entrainement de division qui s’achève le 22 novembre quand la 3ème DT retrouve ses pénates. Il est suivit par un nouvel entraînement de division du 29 novembre au 23 décembre.

Après un entraînement commun du 7 au 17 janvier, la 3ème DT se ravitaille à Bizerte le 18 janvier 1948 avant de reprendre la mer et de rallier au large de Sfax la 1ère DT venue de Toulon et la 2ème DC pour un entraînement commun du 20 janvier au 2 février avant un mouillage dans le Golfe de Gabès pour ravitaillement et repos jusqu’au 9 février 1948.

Les huit torpilleurs légers et les trois croiseurs légers vont ensuite s’entrainer au combat de nuit du 10 au 15 février avant de gagner le Levant pour une escale à Lattaquié (18 au 21 février), à Tartous (22 au 25 février) , à Beyrouth (26 février au 2 mars), Haïfa (4 au 7 mars) avant de rentrer à Bizerte le 11 mars 1948.

Le jour même, le torpilleur léger L’Alsacien  transmet son pavillon de chef de division au Corse puis cingle vers Toulon où il arrive le 14 mars pour subir son deuxième grand carénage. Il débarque ses munitions et vidange ses soutes avant d’être échoué au bassin Vauban n°9 du 15 mars au 20 avril 1948, subissant une remise en état complète.

Remis à flot et après quelques travaux complémentaires, L’Alsacien est armé pour essais le 25 avril 1948. Il sort pour essais du 26 au 28 avril puis pour remise en condition du 30 avril au 14 mai à chaque fois en compagnie du Corse et du Tunisien. A leur retour à Bizerte le 17 mai 1948, L’Alsacien reprend son pavillon de chef de la 3ème DT.

L’Alsacien, Le Tunisien et Le Corse quittent Bizerte le 19 mai pour rallier Toulon 22 mai 1948. Si les deux premiers vont participer à la remise en condition du Breton, le troisième va subir un grand carénage.

L’Alsacien et Le Tunisien sortent pour les essais (30 mai au 1er juin) et pour la remise en condition (3 au 17 juin) du Breton, les trois torpilleurs ralliant Bizerte le 19 juin 1948. Les trois torpilleurs disponibles de la 3ème DT sortent pour entraînement au large de Bizerte du 22 au 27 juin avant de rallier Toulon le 29 juin 1948 au matin.

Si L’Alsacien et Le Breton vont participer aux essais et à la remise en condition du Corse, Le Tunisien va lui subir un grand carénage, fermant ainsi la marche.

L’Alsacien et Le Breton vont donc participer aux essais de leur compère Le Corse du 5 au 7 juillet puis pour remise en condition du 9 au 23 juillet, la division ralliant Bizerte le 26 juillet 1948.

La 3ème DT effectue une entraînement combiné du 30 juillet au 7 août, ralliant Toulon deux jours plus tard pour participer aux essais et à la remise en condition du Tunisien. Les quatre torpilleurs légers sortent pour les essais du Tunisien du 11 au 13 août et pour remise en condition du 15 au 25 août, la division ralliant Bizerte le 28.

Le 29 août 1948, l’Alsacien et les trois autres torpilleurs légers de la 3ème DT passent au régime de guerre, sortant pour entraînement au large de Bizerte du 30 août au 4 septembre, recomplétant aussitôt ses soutes pour se tenir prêt à appareiller en cas de menace italienne alors que la tension est à son comble en Europe.