22-Armée de terre : armement et matériel (21)

Canon de 37mm TR modèle 1916

Canon de 37mm TR modèle 1916

Canon de 37mm TR modèle 1916

Ce canon de 37mm à été mis au point par les Établissements de Puteaux (APX) pour lutter contre les nids de mitrailleuse des tranchées avant de connaître une deuxième utilisation sous la forme du canon de 37mm SA modèle 1916 sur le petit Renault FT.

Ce canon utilisant une munition explosive fût un temps utilisé comme arme antichar, rôle pour lequel il n’était absolument conçu. Mis en œuvre par les unités de mobilisation, il quitte les unités de mobilisation lors de la démobilisation ou peu avant, remplacés dans les unités maintenus par des canons de 25mm Hotchkiss ou Puteaux.

Caractéristiques Techniques du canon de 37mm TR (Tir Rapide) modèle 1916

Calibre : 37mm Longueur hors tout : 3.50m Longueur de la partie rayée du canon : 790mm Longueur en calibres : 21 Poids en batterie : 108kg Poids sur affût rouleur : 160kg Cadence de tir : 15 coups/minute

Canon de 29/20mm Larsen

Ce canon d’origine danoise est une arme antichar à grande vitesse initiale tirant un projectile sous calibré, l’obus en lui même ayant un diamètre de 20mm avec une jupe de 29mm. Ce canon est expérimenté au printemps 1939, canon monté sur le même affût que le canon de 25mm modèle 1937.

Les essais montrent une usure rapide du tube (durée de vie de 250 coups), Manhurin est chargé de développer une munition moins agressive qui permet de doubler la durée de vie soit 500 coups.

Ce canon va être commandé en série seulement en septembre 1942 en petite série pour équiper les Bataillons de Chasseurs Alpins (BCA) en remplacement des canons de 25mm soit six canons par BCA soit un total de soixante-douze canons plus trente-six canons de réserve soit un total de cent huit canons livrés entre novembre 1942 et août 1943.

Ces canons sont toujours en service en septembre 1948, des canons pouvant être remorqué par un véhicule léger type Laffly V10 ou par traction hippomobile.

Caractéristiques Techniques du canon de 29/20mm Larsen

Calibre : 29/20mm Poids : environ 200kg Longueur : 3.4m

Canon de 25mm Hotchkiss modèle 1934

canon de 25mm Hotchkiss modèle 1934

canon de 25mm Hotchkiss modèle 1934

Prélude

Quand s’achève le premier conflit mondial, l’armée française dispose de deux armes de Défense contre les blindés (DCB) mais deux armes inadaptées à cette mission et pour cause, les blindés étant apparus au cours du conflit.

La première est le canon de 37mm modèle 1916 utilisé par les fantassins et les cavaliers. Conçu pour neutraliser les blockhaus de mitrailleuses, il tirait des obus explosifs donc impropres à détruire les blindés tout comme le canon de 75mm modèle 1897.

Dans l’immédiat après guerre, un programme est lancé le 11 mai 1921 pour deux armes. Le «programme Duval» envisage deux armes : une mitrailleuse de 15mm antiaérienne et antichar et un canon d’un calibre inférieur à 37mm, ces deux armes compensant la modestie de leur calibre par une grande vitesse initiale pour leur permettre de percer 20mm de blindage.

En attendant une solution intérimaire est trouvée avec la remise en état de 200 canons de 37mm bien qu’il s’agisse d’une solution d’urgence largement inadaptée.

Pour ne rien arranger, le programme du 11 mai 1921 ne débouche sur rien de concret qu’il s’agisse de la mitrailleuse de 13.5mm (non poursuivie), celle de 13.2mm devient une arme antiaérienne et le canon Puteaux de 20mm montre aussitôt les limites d’un calibre trop réduit.

Il faut attendre 1928 pour qu’un nouveau programme soit lancé. Exit la mitrailleuse et place au seul canon, un canon de 25mm suffisamment léger pour pouvoir être utilisé par l’infanterie.

Deux concurrents vont ainsi participer au programme, l’établissement national APX et le constructeur privé Hotchkiss de Levallois.

Les prototypes sont prêts en 1933, Hotchkiss et APX présentant leurs armes aux essais en mars 1934 et c’est l’arme d’Hotchkiss est rapidement préférée, devenant le canon de 25mm SA (Semi-Automatique) modèle 1934.

Devant l’urgence des besoins, une commande de 200 exemplaires est passée alors que l’expérimentation par les services officiels se poursuit.

On verra rapidement que cet empressement se paiera par de nombreux problèmes techniques nécessitant une interruption des livraisons entre janvier et juin 1939 suite à la volonté de l’infanterie d’adopter un matériel plus léger sous la forme de deux modèles, le modèle 1937 de l’APX et le modèle 1934 modifié 39 d’Hotchkiss.

Durant la phase d’industrialisation, est étudiée la mise en œuvre de ces canons de 25mm. Le programme d’armement 1937-40 dit des 14 milliards prévoit pas moins de 8000 canons de 25mm ce qui doit au moins sur le papier équiper chaque régiment d’infanterie de douze pièces (six à la CRE et deux dans chaque bataillon à  la compagnie d’accompagnement) alors que chaque division d’infanterie doit disposer de trois compagnies divisionnaires antichars qui à terme pourraient former un bataillon antichar. En ajoutant les quatre canons du GRDI, chaque division pourrait disposer de 76 canons.

Les livraisons ne cessent d’augmenter, 980 pièces ayant été réceptionnées au 1er janvier 1936 et juste avant l’interruption, 3655 pièces ont été livrées aux armées. Pourquoi une telle interruption ?

Tout simplement parce que comme l’avons vu, l’infanterie souhaite la pièce la plus légère possible et que le modèle 1934 est loin d’être la pièce la plus légère. La production doit bifurquer vers le modèle 1937 et surtout le modèle 1934 mod.39.

Néanmoins durant la guerre de Pologne, la production du modèle 1934 est reprise, le temps que l’industrialisation du modèle 1934 mod.39 aboutisse ce qui fait qu’un total de 4450 pièces sont produites jusqu’au 30 juin 1940 quand la production est définitivement stoppée pour ne jamais reprendre.

Tous les canons de 25mm ne vont pas être mis en ligne, une grande partie va être stockée. En effet avec la démobilisation, le nombre de divisions d’infanterie est réduit de manière très importante avec notamment dix sept DI qui reçoivent les 76 canons prévus (soixante-douze pour la division stricto sensu et quatre pour le GRDI rattaché à la division) soit un total de 1292 pièces en ligne, pièces qui sont d’abors à traction automobile ou hippomobile puis totalement motorisées.

Les quatre DIC et les quatre DINA disposent également de soixante-seize pièces ce qui fait un total de 304 canons. Les trois DIAlp disposent elles aussi de soixante-seize canons soit un total de 228 pièces ce qui porte le total à 1824 canons en ligne sur 5150 pièces produites.

Les autres canons de ce modèle vont être distribués progressivement aux unités dans l’Empire notamment au sein des deux Divisions Marocaines et des huit Divisions d’Infanterie d’Afrique soit un total de 736 pièces.

Cela porte le total à 2560 pièces sur 4450 canons. Le solde de 2590 n’est pas totalement stocké, une partie est cédée ou plutôt vendue aux pays alliés que ce soit la Grande Bretagne (voir ci-après), le gouvernement polonais libre (100 pièces), la Yougoslavie (120 pièces), la Belgique (45 pièces) et les Pays Bas (45 pièces) soit un total de 310 canons, laissant en stock un total de 1580 canons qui sont stockés ou utilisés pour tests et autres expérimentations notamment de nouveaux projectiles destinées à prolonger la carrière de ce canon.

La Grande Bretagne va également recevoir des canons. Entre octobre 1939 et décembre 1940, l’armée britannique reçut cinquante canons par mois soit un total de 700 canons dont un grand nombre montés sur véhicules.

Progressivement, le nombre de canons en service va se réduire, les DI, les DIM, les DIC et les DINA  recevant notamment des canons de 47mm plus à même de faire face aux blindés allemands mais ce canon de 25mm était toujours en service en septembre 1948 dans l’Empire.

Caractéristiques Techniques du Hotchkiss modèle 1934

Calibre : 25mm Poids du matériel complet en batterie : 480kg Longueur hors tout 3.71m Hauteur en batterie 1.10m Portée pratique : 800 à 1000m Cadence de tir : théorique 30 coups pratique 15 à 20 coups Pointage en direction : 30° à gauche et à droite Pointage en hauteur : -5° à +15° Perforation : acier dur 50mm à 400m  

Canon de 25mm Puteaux modèle 1937

Canon de 25mm Puteaux modèle 1937

Canon de 25mm Puteaux modèle 1937

Comme nous l’avons vu plus haut, le programme de 1928 avait vu le lancement de deux projets concurrents, l’un proposé par l’industrie (celui de Hotchkiss) et l’autre proposé par l’atelier de construction de Puteaux (APX).

La mise au point de ce canon fût très longue. Un premier projet de 1931 fût rejeté, obligeant l’APX à remettre l’ouvrage sur le métier pour présenter une nouvelle arme en septembre 1933, un projet de 398kg.

En dépit de nombreux défauts techniques, le prototype APX reste en course en dépit d’une infériorité évidente vis à vis d’Hotchkiss. Peut être faut-il y voir la méfiance viscérale des ingénieurs d’État vis à vis de tout ce qui viens de l’industrie privée……… .

Après l’adoption du modèle Hotchkiss, le modèle APX est présenté à nouveau en janvier 1935, les problèmes sont réglés mais à cette époque, l’armée à besoin d’un matériel nettement plus léger. Le général Gamelin réclamant un canon nettement plus léger que les 480kg du modèle Hotchkiss, le matériel APX pesant 400kg n’est pas adopté.

Puteaux décide de reprendre totalement le projet pour obtenir un canon antichar léger qui est présenté en mars 1936 pour expérimentations. Le 7 septembre 1936, l’état-major demande que 400 canons soit commandés, canons adopté officiellement sous le nom de matériel de 25mm SA modèle 1937 puis de canon de 25mm SA léger modèle 1937.

Les premiers canons sont livrés en septembre 1938 et quand éclate la guerre de Pologne en septembre 1939, 319 canons ont été livrés aux armés, nombre porté début juin à 1065 exemplaires sur un total de 2550 canons commandés.

Cette commande est annulée le 1er juillet 1940 suite à la démobilisation et la volonté de privilégier les projets de Hotchkiss, une vraie rupture, le général Villeneuve n’ayant pas une véritable méfiance vis à vis de l’industrie privée.

Les canons Puteaux étaient utilisés de manière  indistincte dans les différentes unités. Cela change à partir de septembre 1940. Décision est prise d’affecter ces canons aux RIF (où pourtant une pièce lourde n’est pas un vrai handicap) et aux RIl, des régiments à créer.

Au final, quatorze régiments d’infanterie légère sont équipés de ce canon tout comme vingt-sept régiments d’infanterie de forteresse ou assimilés soit un total respectif de 252 et de 752 canons, le total global de pièces en ligne étant de 904 canons sur un total de 1065 canons en ligne, le reliquat étant stocké, une réserve limitée, la reprise de la production n’étant pas prévue.

Caractéristiques Techniques du canon de 25mm SA léger modèle 1937

Calibre : 25mm Poids du matériel complet en batterie : 300kg Longueur hors tout 3.46m Hauteur en batterie 1.03m Portée pratique : 1500m Cadence de tir :  20 coups Pointage en direction : 30° à gauche et à droite Pointage en hauteur : -10° à +15°

Canon de 25mm Hotchkiss modèle 1934 mod.39

Comme nous l’avons vu, le canon de 25mm Hotchkiss modèle 1934 était une excellente arme balistiquement parlant. Le seul défaut qu’on pourrait reprocher à cette arme est un poids élevé qui rend délicate la manoeuvre à bras nécessaire pour l’entrée et la sortie de batterie.

Cette arme donna ainsi naissance à trois dérivés, le modèle 1935 raccourci pour équiper les automitrailleuses chenillées et surtout les automitrailleuses à roues type Panhard et Gendron-Somua, le modèle destiné à la ligne Maginot et enfin le modèle 1934 mod.39, une version allégée du modèle 1934.

Pour alléger le modèle 1934, la firme Hotchkiss va s’inspirer du modèle de Puteaux _au dévellopement long et chaotique_ et présente son prototype le 28 août 1938, un prototype qui à perdu près de cent kilos par rapport au modèle 1934.

Au final, ce canon pèse 70kg de plus que le projet APX mais il est bien équilibré et supporte des vitesses de traction bien supérieures. Le canon modèle 1934 modifié 1939 est adopté officiellement au mois de mars et va être livré aux dragons portés (dont certains possédaient des canons de 25mm modèle 1934) et aux chasseurs portés.

Chaque régiment de dragons portés dispose de 12 canons de 25mm ce qui porte le total à 192 pièces alors que les bataillons de chasseurs portés dispose de quatre canons soit un total de 48 pièces, portant le total à 240 pièces pour les canons en ligne plus 120 canons de réserve soit une production totale de 360 canons.

Paradoxalement cette pièce la plus moderne des trois va être l’une des premières à être remplacée puisque rapidement (automne 1945), les dragons portés et les chasseurs portés vont recevoir un canon de 47mm modèle 1941 plus à même de combattre les nouveaux chars allemands. Les pièces retirées du service vont être précieusement stockées.

Caractéristiques Techniques du Hotchkiss modèle 1934 mod.39

Calibre : 25mm Poids du matériel complet en batterie : 370kg Longueur hors tout 1.13m Longueur totale 3.46m Hauteur en batterie 1.08m Portée pratique : 800 à 1000m Cadence de tir : théorique 30 coups pratique 15 à 20 coups Pointage en direction : 30° à gauche et à droite Pointage en hauteur : -5° à +15° Perforation : acier dur 50mm à 400m

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21-Armée de terre (10)

Régiments d’infanterie type Nord-Est motorisé

Généralités

Après un temps où l’organisation d’un régiment de ce type était légèrement différente d’un régiment de type Nord-Est, les régiments motorisés rejoignent l’organisation décrite ci-dessus mais avec une différence de taille : le régiment est totalement motorisé avec ses propres véhicules organiques ce qui lui permet d’être particulièrement mobile.

Dans le détail

Le groupe de combat

Le groupe de combat est l’unité élémentaire de l’infanterie. Au plan tactique, le groupe de combat de se subidivse en deux demi-groupes, le demi-groupes de fusiliers et le demi-groupe de voltigeurs, le premier étant l’élément feu et le second étant l’élément mouvement.

Le groupe de combat dispose d’un véhicule, un Laffly S-20 TL-12 qui comme son nom l’indique peut embarquer douze hommes, un chauffeur et onze hommes du groupe de combat, un remorque à deux roues pouvant servir au transport de l’équipement.

Le groupe de combat dispose donc de onze hommes. Sur le plan de l’armement, tous les hommes possèdent un pistolet automatique, leur arme de base auxquels s’ajoutent donc neuf fusils MAS-36 ou MAS-40, un fusil-mitrailleur modèle 1924/29 et deux pistolets mitrailleurs MAS-38 ou MAT-42.

Chaque groupe de combat est désigné au sein de la section par les lettres A,B  ou C.

La section de combat

Chaque section se compose de trois groupes de combat et d’un «groupe» de commandement avec l’officier commandant, d’un sous-officier adjoint, d’un agent de transmissions, d’un observateur et d’une équipe lance-grenades avec trois binômes de lance-grenades de 50mm soit dix hommes.

Si les trois binômes lance-grenades disposent dans les RI des DIM d’un Laffly V 15T, les autres membres du groupe de commandement sont transportés dans un Laffly S 20TL sauf l’agent de transmission qui dispose d’une moto side-car lui permettant de transporter l’observateur ou un passager pour une liaison.

La compagnie de combat

L’effectif de la compagnie de combat est d’environ quatre officiers et cent quatre-vingt hommes et celle-ci s’organise en une section de commandement et quatre sections de combat.

La section de commandement dispose d’un groupe de commandement avec treize hommes, d’un groupe de ravitaillement avec douze hommes et deux véhicules, un véhicule d’allègement qui remorque la cuisine roulante.

Le groupe de commandement dispose comme véhicule d’un Laffly S 20 TL de commandement, d’un camion d’allègement et de deux motos pour les liaisons

La section de commandement dispose également d’un groupe de mortiers de 60mm avec deux pièces servies par huit hommes, chaque pièce étant transportée par un Laffly V15T.
Tous les hommes de la section de commandement disposent d’un pistolet automatique, d’un pistolet mitrailleur pour les servants de mortier et les chauffeurs, d’un fusil pour les autres soit un total de 34 hommes, 34 pistolets automatiques, 10 pistolets mitrailleurs et 24 fusils.

La section de combat dispose donc d’un groupe de commandement et de trois groupes de combat tel que nous venons de le voir.

La compagnie d’accompagnement

Comme son nom l’indique cette unité accompagne les unités de combat en lui fournissant l’appui-feu nécessaire pour ses missions qu’il s’agisse de mortiers, de mitrailleuses ou de canons antichars.

Elle est organisée en une section de commandement, quatre sections de mitrailleuses et une section d’engins.

Section de commandement

Elle se compose d’un  groupe de commandement avec un groupe du capitaine (huit soldats et un sergent chef de groupe) et un groupe de ravitaillement avec quatre véhicules et quinze hommes.

Le groupe de commandement dispose d’un Laffly S 20 TL pour le commandement et de deux motos  pour les liaisons.

Le groupe de ravitaillement dispose de quatre camions tout-chemin

Section de mitrailleuses

La compagnie d’engins dispose de quatre sections de ce type toutes organisées de la même façon à savoir deux groupes de deux pièces.

Chaque groupe dispose donc de deux équipes de deux pièces, chaque équipe disposant d’une camionette Hotchkiss (Laffly) W15T pour le transport des pièces, des servants et des munitions.

Le sergent-chef et le mitrailleur mécanicien utilisent un tracteur léger Latil M71

Section d’engins

L’aspirant qui commande la section d’engins dispose d’un Latil M71 comme véhicule de commandement, les deux agents de transmission qui l’accompagne disposant de deux motos side-car.

Le groupe mortiers de 81mm dispose d’un Latil M71 pour le chef de groupe et son adjoint, chaque mortier de 81mm disposant d’une chenillette Renault UE transportant l’arme et les munitions et les servants, chaque chenillette disposant d’une remorque.

La mise en service du mortier de 120mm entraine l’apparition d’une troisième chenillette Renault UE pour transporter la réserve de munitions. Néanmoins à partir de septembre 1943, le groupe mortier de 120mm disposait le plus souvent de deux tracteurs d’artillerie 6X6 Latil M7.

Le groupe antichar est équipé de deux canons de 25mm, chaque pièce mise en œuvre par cinq hommes avec un sergent-chef de pièce, un caporal tireur, un chargeur, deux pourvoyeurs et un conducteur tous armés d’un mousqueton puis d’un fusil.
Conformément à la décision de motoriser toutes les unités antichars, le groupe antichar disposera à partir de la fin 1940 de deux chenillettes Renault UE pour le remorquage des pièces, le transport des munitions et des servants, ultérieurement remplacés par des Latil M7 T1.

Ultérieurement, dans les unités métropolitaines, le canon de 25mm est remplacé par un canon de 47mm plus apte à contrer les chars allemands.

Au niveau des munitions, la compagnie d’accompagnement dispose de 5362 cartouches par mitrailleuses, 150 coups par mortier de 81mm réduit ensuite à 120 par mortier de 120mm et 156 obus de 25mm par canon, nombre réduit à 140 obus de 47mm.

Bataillon d’infanterie

Le bataillon d’infanterie est organisé en un état-major, une section de commandement, trois compagnies de combat et une compagnie d’accompagnement.

L’état-major comprend onze hommes avec le chef du bataillon, le capitaine adjudant-major, un officier de renseignement, un médecin-lieutenant ou sous-lieutenant, un sergent secrétaire, un secrétaire, trois cyclistes, un mototyclistes et un chauffeur automobile.

Le commandement est assuré depuis un Laffly S20 TL-12 modifié pour le commandement, trois vélos, une moto side-car et un camion d’allègement.

La section de commandement dispose d’un groupe de transmission (un adjudant et vingt hommes), d’un groupe de ravitaillement avec un adjudant-chef, un adjudant et une dizaine de conducteurs, un groupe sanitaire avec un médecin auxiliaire, quatre infirmiers et seize brancardiers.

Le groupe de transmission dispose d’un véhicule de commandement Laffly S20 TL, de deux véhicules radios et de deux motos

Le groupe de ravitaillement dispose d’un V15R de commandement (adjudant-chef et adjudant) et de huit camions pour le ravitaillement.

Le groupe sanitaire dispose de quatre véhicules sanitaires Laffly S20 TL adaptés à leur usage.

La compagnie régimentaire d’engins

La CRE est aux bataillons ce que la compagnie d’accompagnement est aux compagnies de combat, une réserve d’appui-feu pour la manoeuvre.

La section de commandement dispose d’un adjudant, de quatre sous-officiers  et de vingt hommes (un sous-officier chargé du renseignement, un sous-officier des équipages, trois agents de transmissions, deux observateurs, deux télémétreurs, un motocycliste et un cycliste).

Sur le plan des véhicules, le principal véhicule est un Laffly S20 TL auxquels s’ajoute un camion d’allègement, un Laffly V10 pour les deux observateurs et les deux télémétreurs, une moto side-car, un vélo soit un quatre véhicules.

-La CRE dispose également de trois sections antichars équipées de canons de 25mm. Chaque section dispose d’un Laffly V10 de commandement, de neuf Latil M71 pour le remorquage des canons de 25mm (ainsi que le transport des servants et des munitions) et trois chenillettes Renault UE transportant les munitions.

Comme au sein de la compagnie d’accompagnement, les canons de 25mm de la CRE sont progressivement remplacés par des canons de 47mm modèle 1937 ou modèle 1939.

-Le groupe de mortiers de 81mm dispose d’un sous-officier et d’un télémétreur et surtout de deux pièces servies par un caporal et sept servants auxquels s’ajoutent deux conducteurs.

Au plan des véhicules, on trouve un Laffly V10 de commandement (le sous-officier et le télémétreur) et deux Laffly W 15 T qui transporte le mortier, les servants et les munitions.

La compagnie de commandement

Cette compagnie dispose de douze officiers et deux cents hommes. Elle est organisée en une section de services, une section d’état-major, une section de transmissions, une section de pionniers et une section d’éclaireurs motocyclistes.

La section d’éclaireurs motocyclistes _seul réel élément de combat de la compagnie_ est placée sous le commandement direct du chef de corps. Elle dispose d’un officier, de trois sous-officiers, quatre caporaux et dix-huit éclaireurs.

La section est divisée en deux groupes de deux escouades de quatre éclaireurs avec un fusil-mitrailleur et trois mousquetons remplacés ensuite par un fusil (quand l’unité à laquelle elle était rattachée recevait le tant attendu MAS 36).

Dans les régiments d’infanterie motorisés type NE, tout le personnel de la section est sur moto side-car.

Et pour finir le régiment……… .

Le RI motorisé type Nord-Est commandé par un colonel dispose de trois bataillons d’infanterie, d’une compagnie de commandement, d’une compagnie régimentaire d’engins et d’une compagnie hors-rang (six officiers et deux cent hommes). Le régiment d’infanterie dispose au final de 80 officiers et environ 3000 hommes.

Liste des régiments d’infanterie type Nord-Est motorisés

On trouve à l’été 1939, les régiments d’infanterie type Nord-Est motorisés suivants :

-La 1ère division d’infanterie motorisée (Lille) dispose de trois régiments d’infanterie motorisée, le 1er RI de Cambrai, le 43ème RI de Lille et le 110ème RI de Dunkerque.

-La 3ème division d’infanterie motorisée (Amiens) dispose de trois régiments d’infanterie motorisée, le 51ème RI d’Amiens, le 67ème RI de Soissons et le 91ème RI de Mézières.

-La 5ème division d’infanterie motorisée (Caen) dispose de trois régiments d’infanterie motorisée, le 8ème RI de Cherbourg, le 39ème RI de Rouen et le 129ème RI du Havre.

-La 9ème division d’infanterie motorisée (Bourges) dispose de trois régiments d’infanterie motorisée, le 13ème RI de Nevers, le 95ème RI de Bourges et le 131ème RI d’Orléans.

-La 12ème division d’infanterie motorisée (Chalons sur Marne) dispose de deux régiments d’infanterie motorisée, le 106ème RI de Chalons sur Marne et le 150ème RI de Verdun.

-La 15ème division d’infanterie motorisée (Dijon) dispose de trois régiments d’infanterie motorisée, les 4ème RI d’Auxerre, 27ème RI de Dijon et le 134ème RI de Châlons sur Saône.

-La 25ème division d’infanterie motorisée (Clermont-Ferrand) dispose de trois régiments d’infanterie motorisée, le 38ème RI de Saint-Etienne, le 92ème RI de Clermont-Ferrand et le 121ème RI de Montluçon.

On trouve donc au début de la guerre de Pologne, vingt régiments d’infanterie motorisés et non 21, la 12ème DIM disposant du 8ème régiment de zouaves. Les RI type Nord-Est motorisés qui sont complètement motorisés passent de vingt à vingt-deux avec la motorisation de la 11ème DI de Nancy (qui dispose d’une demi-brigade de chasseurs à pied).