16-Navires auxiliaires (10)

Navires hydrographes

En septembre 1939, la marine nationale dispose d’une flotte hétérogène de navires hydrographes, souvent des navires dont ce n’était pas la mission première et qui arrivaient en fin de carrière.

Leur remplacement était cependant prévu par des navires conçus spécifiquement pour cette mission même si comme l’Amiral Mouchez, il pouvait être transformé en cas de guerre en aviso pour mener des missions d’escorte.

Hydrographes classe Mauviette

Anciens patrouilleurs de 1917/18 transformés en hydrographes en 1920. Déplaçant 420 tonnes (460 tonnes pleine charge), ils sont longs de 43.50m, large de 7.30m et un tirant d’eau de 3.40m. Ils filent à dix noeuds avec un équipage de 32 hommes. Ils sont désarmés.

L’Astrolabe (ex-Mauviette) et l’Octant (ex-Pivert) sont basés à Saïgon en Indochine pour réaliser les rélevés hydrographiques des inombrables cours d’eau de l’Indochine française.

Le Gaston Rivier (ex Ortolan) est lui basé à Cherbourg et opère en Manche. Il est désarmé le 7 juin 1944 après la mise en service du Goéland.

L’Estafette (ex-Pie II) est basé à Bizerte et opère donc en Méditerranée notamment dans son bassin oriental jusqu’au 14 juin 1944 quand il est désarmé après la mise en service du Pelican.

Le Sentinelle (ex Perruche) est basé à Casablanca, opérant au large de Maroc et parfois au large du Sénégal. Il est désarmé le 1er septembre 1944 et remplacé par le Cormoran.

Le La Perouse

En 1918 sont mis sur cale à Brest, Lorient et Nantes, 13 patrouilleurs de 700 tonnes du type Jacques Coeur.

Après l’armistice, 9 d’entre eux seront terminés, mais sur des plans modifiés : 3 deviendront des petits transports frigorifiques, 4 des petits transports côtiers, enfin deux auront leur coque allongée de 12 m et leur tonnage porté à 781 tonnes et seront aménagés en navires hydrographes.

Tous seront terminés en 1919/1920. Au début de la seconde guerre mondiale ne subsistaient que 5 de ces navires dont le La Perouse qui à été affecté en Indochine, s’occupant plus particulièrement du port d’Haïphong.

La Chimère

La Chimére était l’ex-Obcott construit en 1901, acheté aux Etats-Unis en 1917. Rebaptisé le Huron en 1924 puis la Zelée en 1931, il est renomé La Chimère en septembre 1939 et utilisé à Toulon pour des travaux hydrographiques dans le bassin occidental de la Méditerranée.

Le President Théodore Tissier

Construit pour le Département des Pêches en 1934 comme navire océanographique, il est cédé à la marine nationale en 1938 qui l’utilise comme annexe de l’Ecole Navale. Il également utilisé comme navire hydrographe.

Déplacement : standard 965 tonnes pleine charge 1307 tonnes Longueur : 57m largeur 8.90m tirant d’eau 4.96m Propulsion : un diesel MAN 7 cylindres dévellopant 800ch et entrainant une hélice Vitesse maximale : 11 noeuds Rayon d’action : 24000 miles nautiques à 10 noeuds
Armement : un canon de 75mm et quatre mitrailleuses de 7.5mm

Les Austral et Boréal

L’Austral ex Léon Poret et le Boréal ex Rémy Chuinard étaient deux transports frigoriques construits en 1927,achetés en 1937 par la Marine Nationale. Ces navires sont désarmés le 2 septembre 1944 et remplacés par les aviso-hydrographes Mouette et Ibis.

Déplacement : 2270 t Longueur : 63,40 m largeur : 10,20 m tirant d’eau : 4, 57m Puissance propulsive 1 200 cv Vitesse maximale 11 noeuds Armement : aucun

Hydrographes classe Goéland

Ces six navires (Goéland Pélican Cormoran Mouette Ibis Bengali) sont prévus à la tranche 1938bis et sont destinés à remplacer les vieux navires de classe Mauviette du moins ceux basés en métropole. La saturation des chantiers français à retardé l’exécution de ce programme.

Envisagés à l’origine comme des chalutiers de 535 tonnes, ils prennent du muscle et du poids pour s’apparenter à des aviso-dragueurs de classe Chamois, ayant une double-mission comme l’Amiral Mouchez : navire hydrographe en temps de paix, aviso en temps de guerre.

-Le Goéland est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers du Havre (ACH) du Havre le 15 mars 1942 lancé le 27 septembre 1943 et mis en service le 14 mai 1944. Il remplace le Gaston Rivier à Cherbourg.

-Le Pélican est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers du Havre (ACH) du Havre  le 7 avril 1942 lancé le 10 octobre 1943 et mis en service le 14 juin 1944. Il remplace l’Estafette à Bizerte.

-Le Cormoran est mis sur cale aux Chantiers Navals de France (CNF) de Caen  le 7 juin 1942 lancé le 10 décembre 1943 et mis en service le 7 septembre 1944. Il remplace le Sentinelle à Casablanca.

-La Mouette est mis sur cale aux Chantiers Navals de France (CNF) de Caen le 5 août 1942 lancé le 12 février 1944 et mis en service le 21 novembre 1944. Il remplace l’Austral à Toulon.

-l’Ibis est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) à Saint Nazaire  le 17 août 1942 lancé le 5 février 1944 et mis en service le 2 septembre 1944. Il remplace le Boréal à Toulon

-Le Bengali est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) à Saint Nazaire le 12 février 1944 lancé le 20 août 1945 et mis en service le 17 février 1946. Il est affecté à Dunkerque.

Caractéristiques Techniques des aviso-hydrographes classe Goéland

Déplacement : standard 647 tW aux essais 777 tonnes pleine charge 840 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 78.30m entre perpendiculaires 73.80m largeur au fort 8.68m tirant d’eau : 2,959m à l’arrière aux essais

Propulsion : deux moteurs diesel Sulzer de 2000ch chacun entrainant deux hélices
Performances : vitesse maximale 20 noeuds autonomie 10000 miles nautiques à 4 noeuds 4000 miles nautiques à 9 noeuds

Electronique : un Asdic, un radar de navigation , un radar de veille combinée et des équipements hydrographiques

Armement : en temps de guerre, ils doivent recevoir un ou deux canons de 100mm en affûts simples, huit canons de 37mm Schneider modèle 1941 en quatre affûts doubles, deux grenadeurs de sillage et deux mortiers

Equipage : 8 officiers, 17 officiers mariniers et 76 quartiers maitres et matelots soit 101 personnes.

Les gabares

En septembre 1939, la marine nationale dispose de plusieurs gabares, des navires de l’ombre mais indispensables pour les travaux portuaires. On peut les classer en trois catégories :

Les gabares antérieures à 1914 :

-La Girafe opère au profit de la Direction du Port de  Cherbourg

A noter que son sister-ship le Chameau à été condamné en 1937 sert de ponton d’amarrage à Brest

-Le Titan (classe Polyphème) est déployé à Brest, son sister-ship l’Antée (ex-Vulcain) est à Bizerte alors que leur sister-ship Polyphème est à Port Cros comme gardien de barrage non automoteur  chargé de la manœuvre de la porte du barrage de filets.

Classe Endurante

-L’Endurante et la Persévérante sont à Toulon

-La Fidèle est à Cherbourg

-La Résistante est à Brest

-La Patiente est à Dakar

-La Cam Ranh est à Saïgon

Classe Puissante

-La Puissante et la Servante sont à Bizerte

-La Prévoyante et la Victorieuse est à Brest

-La Prudente et la Persistante à Toulon

-La Vaillante à Beyrouth

-L’Agissante est livrée pour Cherbourg 1941.

Les nouvelles gabares

-L’Entrainante est à Cherbourg

-La Mordante est à Bizerte

-L’Ardente est à Mers-El-Kébir

-L’Entreprenante est à Cam-Ranh

-L’Epuisante est à Toulon

-La Performante est à Mers-El-Kébir

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14-Navires légers (21) avisos-dragueurs coloniaux classe Chamois (6)

L’Heureuse

-L’Heureuse est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de La Loire (ACL) à Saint Nazaire le 10 décembre 1940 lancé le 13 mai 1942 et mis en service le 8 septembre 1943.

Affecté à Djibouti, il quitte son port d’armement _Lorient_ le 15 septembre 1943, se ravitaille à Casablanca le 20 septembre avant de pénétrer en Méditerranée, faisant escale à Bizerte du 25 au 28 septembre puis à Alexandrie du 2 au 5 octobre. Il franchit le canal de Suez les 6 et 7 octobre avant de rallier Djibouti le 17 octobre 1943.

Son arrivée permet l’activation de la 9ème DEL qu’il compose avec La Généreuse en attendant l’arrivée d’Alfred de Courcy et de La Victorieuse.

Le 20 septembre 1946, l’aviso-dragueur quitte Djibouti pour rallier Diego-Suarez où il arrive le 28 septembre pour subir un grand carénage. Il est échoué dans le bassin n°1 du 2 octobre au 17 novembre 1946 pour une remise en état complète.

Armé pour essais le 28 novembre, il est sort pour essais le 29 et le 30 puis pour remise en condition du 2 au 14 décembre. Il quitte Diego-Suarez le 16 décembre et rallie Djibouti le 23 décembre 1946.

Le 5 septembre 1948, il venait d’appareiller pour un exercice de dragage de mines en compagnie de La Victorieuse et de l’Alfred de Courcy. Cet exercice est annulé et les trois aviso-dragueurs doivent se préparer à des missions de guerre notamment l’escorte de convois.

La Rieuse

-La Rieuse est  mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) à Saint Nazaire le 4 janvier 1941 lancé le 7 juillet 1942 et mis en service le 15 décembre 1943.

Armé à Lorient, le vingt-deuxième aviso-dragueur colonial de classe Chamois quitte le Morbihan le 22 décembre et rallie Dakar le 31 décembre à l’aube, intégrant la 10ème DEL déjà composée de ses sister-ships Amiral Duperré et La Précieuse. La division atteindra son format définitif en février 1945 avec l’arrivée dans la capitale de l’AOF de l’Amiral Gourdon.

Comme les autres DEL, la 10ème va effectuer des missions de surveillance, de dragage de mines et d’escorte notamment contre les sous-marins ennemis qui pourraient s’en prendre aux convois Dakar-Casablanca-Brest ou aux convois reliant la Guyane et les Antilles à l’Afrique ou à la Méditerranée.

Du 2 janvier au 16 février 1946, l’aviso-dragueur La Rieuse est échoué dans le bassin n°1 du port de Dakar pour son premier grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 28 février, effectuant ses essais officiels les 1er et 2 mars puis sa remise en condition du 4 au 18 mars 1946.

Le 5 septembre 1948, il était à la mer pour entrainement mais rentre aussitôt à Dakar pour ravitailler et se préparer à de véritables missions de guerre.

L’Alfred de Courcy

-L’Alfred de Courcy est  mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) à Saint Nanzaire  le 4 janvier 1941 lancé le 7 juillet 1942 et mis en service le 15 décembre 1943.

Affecté à Djibouti, il quitte Lorient son port d’armement le 20 décembre 1943, fait escale à Casablanca du 24 au 26 décembre, à Bizerte du 29 décembre 1943 au 1er janvier 1944 puis à Alexandrie du 5 au 7 janvier. Il franchit le canal de Suez les 8 et 9 janvier pour rallier Djibouti où il arrive le 17 janvier 1944 après presque un mois de mer.

Son arrivée permet à la 9ème DEL d’atteindre quasiment son format définitif à quatre navires, les deux  autres étant les aviso-dragueurs La Généreuse et L’Heureuse, l’arrivée de La Victorieuse étant iminente.

Le 21 décembre 1946, l’Alfred de Courcy quitte Djibouti pour rallier Diego-Suarez le 29 décembre 1946 afin de subir son premier grand carénage.

Il est échoué au bassin n°1 du 2 janvier au 6 février 1947. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 20 février, sortant pour essais le 21 et le 22 puis pour remise en condition du 24 février au 4 mars. Il quitte Madagascar le 6 mars pour rallier Djibouti le 15 mars 1947.

Le 5 septembre 1948, il venait d’appareiller pour un exercice de dragage de mines en compagnie de La Victorieuse et de L’Heureuse. Cet exercice est annulé et les trois aviso-dragueurs doivent se préparer à des missions de guerre notamment l’escorte de convois.

L’Amiral Gourdon

-L’Amiral Gourdon est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) de La Seyne sur Mer le 20 septembre 1942 lancé le 12 mars 1944 et mis en service le 31 janvier 1945.

Affecté à Dakar au sein de la 10ème DEL, il quitte Toulon le 4 février 1945, se ravitaille à Casablanca les 10 et 11 février avant de rallier la capitale de l’AOF le 16 février 1945, retrouvant au sein de cette division, ses sister-ships Amiral Duperré La Rieuse et La Précieuse.

Comme les autres DEL, la 10ème va effectuer des missions de surveillance, de dragage de mines et d’escorte notamment contre les sous-marins ennemis qui pourraient s’en prendre aux convois Dakar-Casablanca-Brest ou aux convois reliant la Guyane et les Antilles à l’Afrique ou à la Méditerranée.

Du 16 mars au 30 avril 1948, il est échoué au bassin n°1 du port de Dakar pour son premier grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 16 mai, effectuant ses essais réglementaires les 17 et 18 mai puis sa remise en condition du 20 mai au 3 juin 1948.

Le 5 septembre 1948, il était à la mer pour entrainement mais rentre aussitôt à Dakar pour ravitailler et se préparer à de véritables missions de guerre.

Classe Chamois

Caractéristiques Techniques des aviso-dragueurs de classe Chamois

Déplacement : standard 647 tW aux essais 777 tonnes pleine charge 840 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 78.30m entre perpendiculaires 73.80m largeur au fort 8.68m tirant d’eau : 2,959m à l’arrière aux essais

Propulsion : deux moteurs diesel Sulzer de 2000ch chacun entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 20 noeuds autonomie 10000 miles nautiques à 4 noeuds 4000 miles nautiques à 9 noeuds

Electronique : un Asdic, un radar de navigation et un radar de veille combinée

Armement : deux canons de 100mm modèle 1932 en une pseudo-tourelle modèle 1937 à l’arrière, 8 mitrailleuses de 13.2mm en un affût quadruple  à l’avant et deux affûts doubles latéraux derrière le bloc passerelle remplacés par six canons de 37mm Schneider modèle 1941 en trois affûts doubles.

Les aviso-dragueurs L’Ambitieuse, La Malicieuse,  La Sérieuse, L’Enseigne Bisson, La Généreuse, La Précieuse, La Victorieuse, L’Amiral Duperré, L’Heureuse, La Rieuse, Alfred de Courcy et Amiral Gourdon disposaient dès l’origine de canons de 37mm, leurs prédecesseurs les recevant au cours de grands carénages ou d’immobilisation pour entretien ou réparations

Ils disposent également d’un grenadeur de sillage et de deux (Gazelle et Laotien) ou quatre mortiers avec seize grenades. Une torpille remorquée Ginocchio et un filet indicateur devaient être embarqués mais ils ne l’ont jamais été.  

Equipage : 8 officiers, 17 officiers mariniers et 76 quartiers maitres et matelots soit 101 personnes.

14-Navires légers (20) avisos-dragueurs coloniaux classe Chamois (5)

La Généreuse

-La Généreuse est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Gironde (FCG) à Bordeaux le 1er juin 1940 lancé le 5 septembre 1941 et mis en service le 14 mars 1943

Armé à Lorient, il quitte le port morbihanais le 17 mars 1943, fait escale à Casablanca du 21 au 23 mars, à Bizerte du 27 au 30 mars, à Alexandrie du 4 au 7 avril, franchit le canal de Suez les 8 et 9 avril avant de rallier Djibouti le 16 avril 1943.

Affecté hors rang au sein des FNAEF, il est rejoint mi-octobre par son sister-ship L’Heureuse ce qui permet l’activation de la 9ème DEL qui atteindra son format définitif avec la mise en service de l’Alfred de Courcy (décembre 1943) et de la Victorieuse (janvier 1944).

Dans cette zone stratégique, la mission de la 9ème DEL est essentiellement d’empêcher l’Italie de miner les détroits et de bloquer une artère vitale pour les convois notamment allant vers l’Australie et l’Asie du Sud Est mais également venant des antipodes, notamment l’envoi en Europe de divisions australiennes et néo-zélandaises. Elle va aussi participer aux escortes de convois qu’ils soient côtiers ou océaniques.

Le 22 avril, l’aviso-dragueur colonial quitte Djibouti pour Diego-Suarez où il va subir son premier grand carénage. Arrivé sur place le 30 avril 1946, il est échoué dans le bassin n°1 du 5 mai au 15 juin 1946 pour une remise en état complète.

Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 27 juin, effectuant ses essais officiels les 28 et 29 juin puis sa remise en condition du 1er au 14 juillet, l’aviso-dragueur quittant Diego-Suarez le 16 juillet pour rentrer à Djibouti le 23 juillet 1946 au soir.

Le 5 septembre 1948, La Généreuse était en entretien à flot (propulsion et artillerie principale notamment). Il accélère aussitôt ses travaux pour être prêt le plus rapidement possible.

La Précieuse

-La Précieuse est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Gironde (FCG) le 13 novembre 1940 lancé le 2 mars 1943 et mis en service le 8 juin 1944.

Affecté à Dakar, il quitte Lorient _son port d’armement_ le 10 juin 1944 et rallie son port d’attache le 17 juin 1944, intégrant la 10ème DEL déjà composée de l’Amiral Duperré et de La Rieuse en attendant l’Amiral Gourdon.

Comme les autres DEL, la 10ème va effectuer des missions de surveillance, de dragage de mines et d’escorte notamment contre les sous-marins ennemis qui pourraient s’en prendre aux convois Dakar-Casablanca-Brest ou aux convois reliant la Guyane et les Antilles à l’Afrique ou à la Méditerranée.

Du 20 juillet au 2 septembre 1947, il est échoué dans la forme n°1 de la base navale de Dakar pour son premier grand carénage.

Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 16 septembre, effectuant ses essais réglementaires les 17 et 18 septembre puis sa remise en condition du 20 septembre au 2 octobre.

Le 5 septembre 1948, il était à la mer pour entrainement mais rentre aussitôt à Dakar pour ravitailler et se préparer à de véritables missions de guerre.

La Victorieuse

-La Victorieuse est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Gironde (FCG) à Bordeaux le 12 février 1941 lancé le 5 septembre 1942 et mis en service le 12 janvier 1944.

Il quitte Lorient _son port d’armement_ le 17 janvier 1944, se ravitaille à Casablanca le 22 janvier avant de pénétrer en Méditerranée, faisant escale à Bizerte du 28 au 31 janvier puis à Alexandrie du 4 au 7 février 1944.

Il franchit le canal de Suez les 8 et 9 février et puis rallie Djibouti le 18 février 1944, intégrant la 9ème DEL où il retrouve ses sister-ships La Généréuse L’Heureuse et L’Alfred de Courcy.

Comme ses compères de la division, il doit assurer des missions d’escorte et de dragage de mines dans la région, une artère vitale pour les alliés.

Le 25 janvier 1947, l’aviso-dragueur colonial La Victorieuse quitte Djibouti pour Diego-Suarez où il va subir son premier grand carénage. Arrivé dans la grande île le 3 février, il est échoué au bassin n°1 du 7 février au 17 mars pour une remise en état complète.

Armé pour essais le 28 mars, il sort pour ses essais réglementaires les 29 et 30 mars puis pour remise en condition du 1er au 14 avril. Il fait escale à Port des Galêts à La Réunion du 17 au 21 avril avant de rentrer à Djibouti le 28 avril 1947.

Le 5 septembre 1948, il venait d’appareiller pour un exercice de dragage de mines en compagnie de L’Heureuse et de l’Alfred de Courcy.

Cet exercice est annulé et les trois aviso-dragueurs doivent se préparer à des missions de guerre notamment l’escorte de convois entre Madagascar et Djibouti.

L’Amiral Duperré

-L’Amiral Duperré est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de La Loire (ACL) à Saint Nazaire (en compagnie de L’Heureuse) le 10 décembre 1940 lancé le 13 mai 1942 et mis en service le 8 septembre 1943.

Armé à Lorient, il quitte le Morbihan le 15 septembre 1943, se ravitaille à Casablanca le 20 septembre puis rallie Dakar le 24 septembre 1943. Son arrivée permet l’activation de la 10ème DEL qu’il compose avec La Précieuse qui doit encore accueillir La Rieuse et l’Amiral Gourdon.

Comme les autres DEL, la 10ème va effectuer des missions de surveillance, de dragage de mines et d’escorte notamment contre les sous-marins ennemis qui pourraient s’en prendre aux convois Dakar-Casablanca-Brest ou aux convois reliant la Guyane et les Antilles à l’Afrique ou à la Méditerranée.

Du 5 octobre au 20 novembre 1946, l’aviso-dragueur est échoué dans le bassin n°1 du port de Dakar pour son premier grand carénage.

Totalement remis en état, il subit des travaux complémentaires à quai avant d’être armé pour essais le 1er décembre. Ses essais réglementaires ont lieu les 2 et 3 décembre avant remise en condition du 5 au 15 décembre 1946.

Le 5 septembre 1948, il était à la mer pour entrainement mais rentre aussitôt à Dakar pour ravitailler et se préparer à de véritables missions de guerre.