14-Navires légers (6) avisos-coloniaux classe Bougainville (5)

Le Rigault de Genouilly

Le Rigault de Genouilly

Le Rigault de Genouilly

-Le Rigaux de Genouilly est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Gironde à Bordeaux le 7 juillet 1931 lancé le 18 septembre 1932 et admis au service actif le 14 mars 1934.

Comme nombre de ses sister-ships, le Rigault de Genouilly est affecté en Extrême Orient au sein de la Division Navale d’Extrême Orient à partie de novembre 1934, étant affecté tantôt en Indochine tantôt en Chine.

Après une affectation à Nouméa de novembre 1937 à novembre 1938, il retrouve l’Indochine et la Chine jusqu’en novembre 1939 date à laquelle il est détaché à Madagascar pour assurer la surveillance d’une zone où pourraient opérer des raiders allemands.

La grande réorganisation de septembre 1940 l’affecte aux Forces Navales Françaises du Pacifique (FNFP) avec Nouméa comme port d’attache. Avant de rallier sa nouvelle affectation, il subit un grand carénage à Diego-Suarez.

Échoué au bassin du 15 septembre au 5 novembre 1940, il subit une remise en état complète. Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 17 novembre, exécutant ses essais officiels du 18 au 20  puis sa remise en condition du 22 novembre au 2 décembre 1940.

Il quitte Madagascar le lendemain 3 décembre 1940, traverse l’Océan Indien direction Singapour où il fait escale du 13 au 15 décembre. Reprenant la mer, il fait escale à Darwin du 22 au 26 décembre puis à Brisbane du 30 décembre 1940 au 2 janvier 1941 avant de rallier Nouméa le 7 janvier 1941.

Sur place, l’aviso colonial va effectuer des missions de présence et de maintien de l’ordre. Il est également un formidable ambassadeur de la France dans ses contrées lointaines et devient un invité régulier des ports australiens et néo-zélandais.

Le 12 mai 1942, le patrouilleur La Poursuivante arrive à Nouméa. Cet ancien torpilleur de classe Melpomène transformé en patrouilleur va relayer l’action de l’aviso colonial même si son rayon d’action limité est un défaut que l’on ne réussira jamais à corriger. Le Rigault de Genouilly participe aux essais du 28 au 31 mai puis à sa remise en condition du 2 au 16 juin 1942.

Les installations d’entretien à Nouméa étant limités, c’est en Australie que l’aviso colonial va subir ses grands carénages, plus précisément à l’Arsenal de Cockatoo à Sydney. C’était également un moyen de renforcer les liens entre la France et l’Australie.

Le premier de ce grand carénage à lieu du 15 janvier au 30 mars 1944 pour une remise en état complète et une modernisation de ses capacités militaires. Il perd ses installations d’hydraviation et reçoit des pièces de DCA modernes (quatre canons de 37mm et six canons de 25mm en affûts doubles). Armé pour essais le 5 avril 1944, il sort pour essais du 6 au 8 avril puis pour remise en condition du 10 au 24 avril, l’aviso colonial rentrant à Nouméa le 1er mai 1944.

Le second à lieu du 15 avril au 24 juin 1947 pour une remise en état complète sans modernisation des capacités militaires. Armé pour essais le 1er juillet, il sort pour essais les 2 et 3 juillet puis pour remise en condition du 5 au 19 juillet, ralliant Nouméa le 26 juillet 1947.

Quand la guerre éclate en Europe, le Rigault de Genouilly continue à vaquer à ses occupations à savoir patrouiller autour du Caillou.

12-Torpilleurs légers (5)

La Poursuivante

Le torpilleur léger La Poursuivante

Le torpilleur léger La Poursuivante

-La Poursuivante est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de France (ACF) de Dunkerque le 13 août 1934 lancé le 4 août 1936 et admis au service actif le 3 décembre 1937.

A son admission au service actif, le cinquième torpilleur de classe Melpomène est affecté à la 13ème DT et basé à Toulon en compagnie de ses sister-ships Baliste Bombarde et La Bayonnaise.

La création d’une 14ème DT à Lorient ne change rien à la situation de La Poursuivante qui reste affectée à Toulon au sein de la 13ème DT en compagnie de ses sister-ships Baliste et La Bayonnaise.

Durant les trois mois de la guerre de Pologne (3 septembre-15 décembre 1939), les trois torpilleurs vont effectuer des patrouilles au large de Toulon et de la Corse, des escortes de convois _bien qu’ils ne soient pas les mieux équipés pour cette tache_ et surtout se préparent à mener des raids surprises dans le Golfe de Gênes contre la navigation italienne.

La Poursuivante, la Baliste et la Bayonnaise commencent l’année 1940 par un entraînement de division du 5 au 22 janvier, rentrant le lendemain à Toulon.

Le 29 janvier 1940, la 13ème DT quitte Toulon pour rallier le lendemain les salins d’Hyères où elle rejoint la 7ème DT pour un entraînement commun du 31 janvier au 18 février, les deux divisions mouillant aux salins d’Hyères du 19 au 25 février avant de rentrer le lendemain  à Toulon.

La 13ème DT sort pour entraînement de division du 3 mars au 2 avril puis du 11 au 30 avril, les trois torpilleurs légers faisant escale à Menton du 1er au 5 mai et à La Ciotat du 6 au 9 mai avant de rallier Toulon le lendemain.

La Poursuivante est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 11 mai au 2 juin, sortant pour essais du 3 au 5 puis pour remise en condition du 7 au 21 en compagnie de La Bayonnaise.

Il sort ensuite pour les essais (24 au 26 juin) et pour la remise en condition (28 juin au 12 juillet) du Baliste, La Poursuivante et la Baliste sortant ensuite pour essais (16 au 18 juillet) et pour remise en condition (20 juillet au 2 août) de La Bayonnaise.

La 13ème Division de Torpilleurs participe ensuite à un entraînement avec le contre-torpilleur Mogador du 5 au 17 août, les quatre navires ralliant les salins d’Hyères le lendemain. Après six jours d’entraînement au mouillage, le Mogador et la 13ème DT sortent en compagnie du Volta pour la remise en condition de ce dernier du 25 août au 13 septembre 1940, rentrant dans la foulée à Toulon.

La 13ème DT et la 6ème DCT vont effectuer un nouvel entraînement de division commun dans le Golfe du Lion. Après une école à feux chacune de son côté du 23 au 30 septembre, les deux divisions vont mouiller à Villefranche du 1er au 7 octobre. L’entraînement commun à lieu du 7 au 10 octobre

Les deux divisions vont mouiller aux salins d’Hyères du 11 au 17 octobre, sont à Marseille du 18 au 21, à Sète du 22 au 25 et à Port-Vendres du 26 au 30 avant de rentrer ensemble à Toulon le 1er novembre 1940.

Les trois torpilleurs légers de la 13ème DT terminent l’année par un entraînement de division du 8 novembre au 10 décembre, rentrant le lendemain à Toulon après avoir fait escale au cours de cet entraînement à Nice et à Bastia.

La Poursuivante et ses deux compères de la 13ème DT commencent l’année 1941 par un entraînement de division exécuté du 7 janvier au 3 février, rentrant à Toulon le 8 après une escale à Oran du 4 au 7 février. Un nouvel entraînement de division à lieu du 15 février au 22 mars, exercices entrecoupés d’escales à Port-Vendres, à Porto-Vecchio et à Bonifaccio

La Poursuivante et ses deux compères vont mouiller aux salins d’Hyères du 1er au 8 avril pour entraînement au mouillage, sortant pour une école à feux du 9 au 17 avril, se ravitaillant à Toulon le 18 avant un entraînement au combat antisurface du 19 au 28 avril, rentrant le lendemain à Toulon.

Du 3 au 10 mai, la 13ème DT effectue un entraînement commun avec les deux contre-torpilleurs de la 6ème DCT, les trois torpilleurs légers et les deux contre-torpilleurs effectuant une escale  commune à Nice du 11 au 15 mai, rentrant ensemble à Toulon le lendemain.

La 13ème DT enchaîne par un entraînement commun avec la 12ème DT venue de Bizerte entre le 23 mai et le 12 juin, les six torpilleurs faisant une escale de représentation à Nice du 13 au 17 juin avant de se séparer, la 13ème DT rentrant à Toulon le lendemain.

La Poursuivante est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 19 juin au 9 juillet 1941, cette immobilisation étant l’occasion de moderniser la DCA avec deux canons de 37mm Schneider modèle 1941 en affûts simples en remplacement des affûts doubles de 13.2mm.

Il sort pour essais du 10 au 12 juillet et pour remise en condition du 14 au 28 juillet, à chaque fois en compagnie de La Bayonnaise.

La Poursuivante participe ensuite aux essais (1er au 3 août) et à la remise en condition (5 au 19 août) du torpilleur Baliste, les deux torpilleurs disponibles de la 13ème DT participant alors aux essais (23 au 25 août) et à la remise en condition (27 août au 10 septembre) de La Bayonnaise, les trois navires rentrant à Toulon le lendemain.

La 13ème Division de Torpilleurs sort pour entraînement de division du 20 septembre au 30 octobre avec des exercices entrecoupés d’escales à Marseille et Ajaccio. Les trois torpilleurs légers rentrent à Toulon le 4 novembre après une escale à Ajaccio du 31 octobre au 3 novembre.

Un dernier entraînement de division à lieu du 12 novembre au 12 décembre, les trois torpilleurs légers ralliant Toulon le lendemain.

En effet, le 16 décembre 1941, quatre torpilleurs légers flambants neufs arrivent à Toulon. Ces navires baptisés  Le Fier L’Agile L’Entreprenant Le Farouche de classe Le Fier forment une 1ère DT qui va remplacer la 13ème DT au sein de la 2ème Escadre.

Pour passer symboliquement le témoin, la 1ère et la 13ème DT sortent pour un exercice commun du 18 au 24 décembre, rentrant à  Toulon le lendemain jour de noël. Le 26 décembre 1941, la 13ème DT est dissoute et les trois torpilleurs reclassés patrouilleurs. Ils vont alors subir un petit carénage.

La Poursuivante est échoué au bassin Vauban n°9 du 1er janvier au 10 février 1942 pour remise en état et modifications de l’armement, modifications identiques à tous les torpilleurs. Il sort pour essais du 15 au 17 février puis pour remise en condition du 19 février au 7 mars, rentrant à Toulon le 8 mars 1942.

Il va être affecté en Nouvelle Calédonie à Nouméa pour relayer l’action de l’aviso colonial Rigault de Genouilly.

Il quitte Toulon le 12 mars, faisant escale à Bizerte le 15 mars, franchissant le canal de Suez les 22 et 23 mars, faisant escale à Djibouti du 27 au 30 mars, à Diego-Suarez du 4 au 6 avril, à Triconmalee du 11 au 14 avril, à Singapour du 17 au 20 avril, à  Batavia du 22 au 25 avril, à Darwin  du 28 avril au 1er mai, à Port Moresby du 4 au 7 mai avant d’arriver à Nouméa le 12 mai après deux mois de mer.

Il passe au bassin du 13 au 27 mai 1942, sortant pour essais du 28 au 31 mai puis pour remise en condition du 2 au 16 juin en compagnie de l’aviso colonial Rigault de Genouilly.

Basé à Nouméa, le patrouilleur va relayer l’action de l’aviso colonial, montrant le pavillon dans les ports de la région jusqu’en Australie, en Nouvelle Zélande voir même jusqu’en Malaisie en dépit d’un rayon d’action limité. Il est encore basé à Nouméa en septembre 1948, ayant subit un grand carénage à l’Arsenal de Cockatoo à Sydney au printemps 1945 et au printemps 1948.