Le Conflit (30) Norvège (30)

Namsos

Fortifications allemandes

Le port de Namsos est lui aussi protégé par des fortifications de défense côtière, des défenses moins puissantes qu’ailleurs mais qui ne sont pas négligeables.

Canon de 150mm de l’Atlantikwall

Au nord on trouve deux batteries disposant pour la première de deux canons de 150mm et la seconde de quatre canons de 105mm, des pièces installées sur des plate-formes rotatives protégées par du béton. A cela s’ajoute des postes d’observation, des postes de commandement, des abris pour la troupe et les munitions. A cela s’ajoute une batterie lance-torpilles de 533mm à quatre tubes.

Au sud on trouve également deux batteries disposant d’un total de six canons de 155mm et deux canons de 170mm datant du premier conflit mondial.

Comme pour les batteries du Nord, ces canons sont installés sous béton tout comme les soutes à munitions, les postes de commandement, les postes d’observation, les casernements pour la troupe.

La construction d’une batterie lance-torpilles lancée en août 1953 n’à pas été achevée en octobre quand les alliés déclenchent l’opération BOREALIS.

La défense rapprochée de ces batteries est assurée par des blockhaus d’infanterie armés de mitrailleuses et de canons antichars de 47mm de prise (ici des canons de 47mm venant de Belgique), blockhaus reliés entre-eux par des tranchées semi-couvertes. On trouve également des fosses avec des mortiers de 81mm.

Côté terre ferme, des blockhaus ont été coulés pour assurer la protection des approches au cas où l’ennemi débarquerait loin de Namsos pour attaquer la ville par la terre ferme. Le haut commandement allemand est cependant lucide : ce n’est pas cette demi-douzaine de blockhaus qui va empêcher la prise de la ville. Ces blockhaus sont armés de mitrailleuses et de canons antichars.

Unités allemandes déployées

Comme à Narvik des moyens navals, aériens et terrestres sont déployés pour défendre Namsos. Ils ne sont pas négligeables mais ne sont pas extraordinaires non plus.

Sur le plan naval et aéronaval, on trouve les moyens suivants :

-Destroyer Z.66

-Escorteur (Neue Geleitboote) G.36

S-Boote en mer

-12. Schnellbootflottille : S.102/104/106/108/110/112/114/116

-Navire amphibie MIS-4

-Un transport armé

Junkers Ju-288

16. KFK-Kampfgruppe qui dispose de trente-six bombardiers-torpilleurs Junkers Ju-288

Sur le plan aérien la Luftwaffe déploie le XII. Fliegerkorps qui comprend les unités suivantes :

Schéma du Messerschmitt Me-109K (« Karl »)

-Jagdgeschwader 12 : 1er groupe volant sur Messerschmitt Me-109K, 2ème groupe volant sur Messerschmitt Me-109H, 3ème groupe volant sur Messerschmitt Me-109H et 4ème groupe volant sur Messerschmit Me-410 Hornisse

-Kampfgeschwader 12 : 1er groupe volant sur Heinkel He-119, 2ème groupe volant sur Junkers Ju-288 et 3ème groupe volant lui aussi sur Ju-288.

Focke-Wulf Fw-189

-Aufklärunggeschwader 12 : 1er groupe volant sur Focke-Wulf Fw-189 2ème groupe volant sur Focke-Wulf Fw-189 et 3ème groupe volant sur Fieseler Fi-156 Storch.

La défense de Namsos sur le plan terrestre est du ressort du 73. ArmeeKorps (73.AK) qui comprend les unités suivantes :

-Deux divisions d’infanterie : 208ème division d’infanterie et 2ème division de chasseurs

Panzer IV Ausf G

-Un bataillon de chars, le 219ème bataillon de chars (Panzer IV)

Sturmgeschütz III

-Un bataillon de canons d’assaut le 719ème bataillon de canons d’assaut (Stug III)

-un régiment antichar

-un régiment antiaérien

-un bataillon du génie.

A cela peut s’ajouter les éléments dépendant de la 21ème armée à savoir un régiment d’artillerie lourde (canons de 150mm et de 210mm), un régiment de Nebelwerfer (lance-roquettes multiples), le 217ème bataillon de Panzers (Panzer IV Ausf H), le 717ème bataillon de canons d’assaut (Stug IV), un régiment antichar (canons de 75mm), un régiment antiaérien (canons de 88mm) et un bataillon du génie mais ces moyens doivent aussi soutenir les deux autres corps d’armée.

Unités alliées déployées

Pour transporter, escorter et appuyer les troupes engagées à Namsos, la Royale et ses alliés effectuent un effort important en déployant les moyens suivants :

-Cuirassé Moselle (navire-amiral)

Schéma originel du cuirassé Gascogne qui restera unique

-Cuirassé Gascogne

-Porte-avions Anne de Bretagne

-Croiseur lourd HMS Albermale

Le HMS Belfast

-Croiseurs légers Waldeck Rousseau (détaché de la force de réserve) Montcalm Sully Lamotte-Picquet HMS Belfast et HMNoS Bergen

Le contre-torpilleur Milan

-Escorteurs d’escadre (ex-contre torpilleurs) Milan Le Triomphant Ronar ‘ch D’Estaing Vautour Cassard

-Escorteurs rapides Le Foudroyant L’Ouragan Le Sirocco La Palme La Tempête

-Escorteurs rapides (ex-torpilleurs d’escadre) Durandal Dague

-Escorteurs rapides (ex-Torpilleurs légers) classe Kabyle L’Algérien Le Sénégalais L’Arabe Le Marocain

-Avisos-dragueurs L’Impétueuse La Boudeuse La Trompeuse La Sérieuse

-Corvettes ASM La Malouine La Versaillaise La Nimoise L’Agenaise

-Patrouilleurs Coléoptère Sauterelle Araignée Scorpion

Le USS Casa Grande (LSD-13) est le navire tête de liste d’une classe de LSD. Le Foudre et l’Harmattan sont similaires

Le transport des troupes mises à terre est assurée par les deux LSD de la Marine Nationale, le Foudre et l’Harmattan, huit Bâtiments de Débarquement de Chars (BDC/LST), huit Bâtiments de Débarquement Médian (BDM/LSM) et douze Bâtiments de Débarquement d’Infanterie (BDI/LSL).

A cela s’ajoute deux transports d’assaut canadiens, les HMCS Canadian Star et Newfoundland

Deux sous-marins sont chargées de protéger la force d’assaut contre leurs congénères allemands à savoir les vétérans Casabianca et Ile de Ré.

Le soutien logistique est assuré par le pétrolier-ravitailleur Dordogne et le ravitailleur rapide Lot.

La marine canadienne assure également la guerre des mines en mobilisant plusieurs dragueurs de mine en l’occurence les HMCS Winnipeg Boniface Middlesex Rocklife.

L’appui aérien est assuré à la fois par l’Armée de l’Air et par l’Aviation Navale.

Consolidated B-32 Dominator

On trouve tout d’abord la 56ème Escadre de Bombardement ex-Escadre de Bombardement du Nord, escadre regroupant trois groupes, les deux premiers (I/56 et II/56) volant sur Consolidated modèle 33F Géant II alors que le troisième (III/56) volant sur Amiot Berry.

La 31ème Escadre de Bombardement Moyen (31ème EBM) est également de la partie avec trois groupes homogènes volant sur Lioré et Olivier Léo 458ter.

Ces bombardiers bi et quadrimoteurs ont été engagés au début pour affaiblir les défenses allemandes à la différence des unités d’assaut et de bombardement en piqué qui vont opérer pour appuyer les troupes au sol en l’occurence le GBA II/35 volant sur Bréguet Br697 et le GBA II/40 volant sur Loire-Nieuport LN-435 (ultime évolution du LN-430).

On trouve également des unités de chasse, une escadre (en attendant une deuxième début novembre) avec des monomoteurs et des bimoteurs. Si les bimoteurs sont déployés dès le début, les monomoteurs vont être essentiellement déployés dès que les aérodromes norvégiens furent sécurisés.

L’escadre en question est la 8ème Escadre de Chasse qui comprend quatre groupes, trois groupes de monomoteurs (GC I/8 GC II/8 GC III/8) et un groupe de bimoteurs (GC IV/8). C’est donc ce dernier volant sur Farman F.275 Frelon qui opère en premier en attendant l’engagement des trois autres qui volaient sur Bloch MB-157ter, ultime évolution du MB-157 et dernier chasseur à moteur à piston de la firme de Marcel Bloch.

Bloch MB-157

Ultérieurement une nouvelle escadre va appuyer la 8ème EC en l’occurrence la 1ère EC, escadre de tous les combats depuis septembre 1948. Cette escadre comprend un groupe de Farman F.275 Frelon et trois groupes d’Arsenal VG-52 Phenix, ultime évolution d’une famille née avec le VG-33.

chasseur biplace bimoteur Hanriot NC-600

Deux groupes de chasse de nuit vont d’abord protéger la Grande-Bretagne contre les (rares) incursions allemandes, les GC I/23 et II/23, deux groupes volant sur Hanriot NC-600ter, évolution du NC-600 avec un radar et quatre canons de 30mm.

La reconnaissance n’est pas oubliée avec le GR II/36 disposant de Bloch MB-176ter.

De son côté l’Aviation Navale déploie un groupe aérien embarqué, la 12ème Flottille d’Aviation Navale (12ème FAN) embarquée sur le porte-avions Anne de Bretagne avec deux escadrilles de chasse (18C et 22C) disposant de Dewoitine D-795ter, une escadrille de bombardement en piqué (9B) volant sur Loire-Nieuport LN-425 et une escadrille de bombardement-torpillage (25T) volant sur Latécoère Laté 299-5ter.

Bréguet Br790

On trouve également deux escadrilles directement impliquées dans la protection du groupe occasionnel Namsos à savoir l’escadrille 1T (Latécoère Laté 299-7) et l’escadrille 3R avec des Bréguer Br790.

En ce qui concerne les troupes au sol, la principale unité engagée est la 27ème Division d’Infanterie Alpine (27ème DIAlp) une véritable unité d’élite qui va opérer aux côtés de la 2. Norske Lysbrigader (2ème brigade légère norvégienne), du Corps Franc du Nord (CFN), d’un groupement blindé fournit par la 1ère Division Blindée (ex-1ère Division Cuirassée), d’éléments d’artillerie (dont un groupe norvégien) et du génie. Pour l’exploitation la 1ère Division Légère d’Infanterie (1ère DLI) sera mise à terre.

A l’assaut ! (épisode 2)

Comme ailleurs c’est l’aviation française qui ouvre le bal en visant d’abord les aérodromes pour empêcher la Luftwaffe de perturber l’opération.

C’est un succès ce qui explique que l’aviation allemande à nettement moins perturbé les opérations de débarquement qu’ailleurs et quand les avions à la Balkenkreuze sont intervenus le comité d’accueil était musclé et sur le pied de guerre.

Es-ce à dire que l’aviation à épargné les batteries côtières ? Non bien sur mais c’est l’aviation embarqué qui à précédé le tir de barrage des cuirassés et des croiseurs qui ont sérieusement malmené les défenses côtières non sans que ces dernières ne rendent les coups.

Le calvaire des artilleurs de marine (dépendant de la Kriegsmarine) et des artilleurs côtiers (dépendant de la Heer) n’est pas finit car les hommes encore opérationnels sont assaillis par les hommes du Corps Franc du Nord (CFN) habitué à harceler depuis sa création batteries côtières, stations radars et aérodromes.

Cette tactique que les français ont proposé de généraliser à l’ensemble de l’opération explique en grande partie pourquoi à Namsos le débarquement à été rapidement considéré comme une réussite et que le haut-commandement allemand à estimé au bout de seulement quelques heures que rejeter les français à la mer était du domaine de l’impossible.

Pour le symbole c’est la 2ème brigade légère norvégienne qui est mise à terre la première ce qui fût très apprécié de la part du gouvernement en exil mais aussi des populations ravies de voir des hommes portant certes le battle dress britannique mais avec un petit drapeau norvégien cousu sur la manche droite.

Les combats sont assez violents, les soldats norvégiens plient mais ne rompent pas en partie parce qu’ils sont galvanisés par l’appui-feu des navires et des avions français mais surtout par la mise à terre en deuxième vague des «hommes à la tarte» de la 27ème DIAlp.

La ville et le port de Namsos sont sécurisés dès le lendemain 12 octobre 1953, plusieurs contre-attaque sont brisées par la tenacité des troupes franco-norvégiennes bien appuyées par l’artillerie qu’elle soit navale ou terrestre puisqe les appuis (artillerie et chars de combat de la 1ère Division Blindée) ont été mis à terre très vite à tel point que le commandement à sollicité d’enclencher très vite l’exploitation vers le nord ou le sud.

Le haut-commandement américain à refusé demandant d’attendre la mise à terre des voltigeurs de la 1ère DLI chargée de l’exploitation.

Selon certains historiens si le haut-commandement avait accepté la demande française la Campagne de Norvège (1953/54) se serait achevée bien plus tôt et avec elle la guerre mais bien entendu on ne refait pas l’histoire à moins de se livrer au jeu dangereux et immature de l’uchronie.

Les navires allemands présents à Namsos subissent de très lourdes pertes. Le destroyer Z.66 qui appareille dès que le radar alerte sur le survol d’avions français tente de répérer la flotte d’invasion alliée.

Après des échanges incertains qui endommagent plusieurs LST et provoquant la mort de soldats et de marins embarqués, le destroyer est surpris par l’aviation, deux Laté 299-5ter disposant d’une torpille pour attaquer des navires ayant quitté Namsos ou un fjord avoisinant attaquent le Zerstörer qui encaissent deux torpilles même si un appareil est abattu et son équipage tué.

Le G.36 est attaqué par des Loire-Nieuport LN-425 qui le voyant tenter d’appareiller se détourne des cibles initiales. Certes les bombes explosives ne sont pas les meilleures pour attaquer des navires mais elles provoquent de sérieux dégâts et un début de panique parmi l’équipage peu expérimenté ce qui provoque le naufrage du navire à quai, l’épave étant relevée dès le mois de mars, remorquée en haute mer puis sabordée.

Sur les huit vedettes lance-torpilles basées à Namsos (S-102/104/106/108/110/112/114/116), deux sont saisies après l’opération par les norvégiens, les S-102 et S-116 devenues les O-1 et O-4. Les autres ont été coulées par l’aviation (S-104 et S-106) et par des navires de surface (S-108 S-110 S-112 S-114).

Le transport amphibie MarineInfanterieSchift 4 (MIS-4) était immobilisé par une avarie depuis quinze jours. Ne pouvant appareiller, il est remorqué pour être sabordé et géner l’accès au port de Namsos mais le transport armé qui assurait le remorquage est touché par l’aviation et incendié, entrainant le naufrage du MIS-4, naufrage qui ne gêne aucunement la navigation.

De leur côté les alliés ont également laissé des plumes dans cette opération avec des navires endommagés et deux navires coulés.

Le Triomphant à la mer

Deux bâtiments de la Royale sont victimes des batteries côtières, le premier est le contre-torpilleur Le Triomphant qui est sévèrement endommagé par deux obus de 150mm et deux obus de 105mm.

En dépit des efforts des marins, le navire finit par sombrer dans la soirée après une lente et longue agonie.

C’est plus rapide pour le patrouilleur Scorpion coulé par un obus de 127mm qui ne lui laisse aucune chance, l’obus mettant le feu au navire qui sombre après un sinistre terrifiant.

Le Winnipeg est coulé par un chasseur-bombardier allemand qui plaçant une bombe de 250kg ne lui laisse aucune chance, bombe le coupant en deux. Maigre consolation, le chasseur et son pilote n’y survivent pas.

Les autres navires ne sont qu’endommagés que ce soit le Waldeck-Rousseau par une batterie côtière (un obus de 105mm), le Vautour (une bombe de 250kg lancé par un avion en maraude), le Cassard (un obus de 155mm).

Le Conflit (22) Norvège (22)

L’Opération BOREALIS et la libération de la Scandinavie (octobre 1953-février 1954)

Situation générale en octobre 1953

Quand les alliés débarquent en Norvège et au Danemark la guerre est entrée dans sa sixième année et ne semble pas devoir se terminer rapidement en dépit du fait que l’Axe _réduit à l’Allemagne et au Japon_ est clairement aux abois.

En effet sur le front russe les soviétiques sont en passe de libérer la totalité de leur territoire exception faite de la Poche de Courlande qui va tenir jusqu’à la fin du conflit.

La Finlande est sur le point de changer de camp se dont les allemands se doutent mais ils ne peuvent rien faire pour éviter cela.

Sur le front occidental le Rhin à été franchit le 7 février 1953 aussi bien en Alsace qu’aux Pays-Bas et malgré une violente résistance, les allemands doivent désormais combattre pour défendre le Vaterland.

Les combats vont être violents car les Landser, les WestKampfer sont motivés à l’idée d’empêcher la conquête de leur pays par la France, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis et secondairement les belges et les néerlandais.

En Italie le front avance lentement, doucement en raison de problèmes logistiques, d’un terrain difficile et d’une priorité plus faible encore que le front balkanique. Les unités du Commonwealth sur le front italien se baptiseront eux même The Forgotten (les oubliés).

Quel plan d’invasion ?

C’est à l’été 1952 que les gouvernements alliés ont pris la décision de prendre pied en Scandinavie et aussitôt une cellule opérationnelle est chargée de mettre au point un plan précis.

Comme souvent la géographie va dicter les plans et on ne peut pas dire que la Norvège comme le Danemark soient des terrains très favorables à une offensive grande style.

A part des assauts frontaux il n’y à guère d’alternatives ce qui explique probablement pourquoi l’opération BOREALIS à longtemps fait l’objet de débats sur son utilité, certains généraux préférant mettre le paquet sur le front occidental et à se contenter de démonstrations aériennes et navales pour fixer le maximum de troupes allemandes en Norvège et au Danemark.

Plus encore qu’ailleurs la prise des ports est indispensable. La question est lesquels ?

Un assaut frontal sur Oslo est rapidement exclu car il faudrait développer des moyens importants pour forcer les détroits danois et comme initialement il n’était pas prévu de débarquer au Danemark, la libération directe de la capitale norvégienne est exclue.

Elle fera néanmoins l’objet d’une opération commando d’ampleur, l’opération VIKING, une diversion de l’opération BOREALIS.

Si l’abandon d’un assaut direct sur l’ancienne Christiana fait plutôt consensus (trop sanglant et trop aléatoire) en revanche certains vont dépenser des litres d’encre et des kilos de papier pour convaincre de débarquer à Kristiansand plutôt qu’au Jutland. Militairement c’est parfaitement recevable mais politiquement pour ménager le Danemark c’est nettement plus problématique.

Au final on décide de débarquer à Narvik, à Namsos, à Bergen, à Trondheim et au Jutland. Les ports et les villes contrôlés il sera temps de détruire les unités ennemies par le choc et la manœuvre.

Les plans sont validés en février 1953. Ce délai s’explique à la fois par des réflexions, par des hésitations, des modifications mais aussi une tentative de certains d’annuler l’opération BOREALIS pour concentrer des forces supplémentaires sur le front occidental voir sur les fronts italiens et balkaniques.

Le plan est simple : prendre pied dans les ports, sécuriser leur prise et ensuite encercler des troupes allemandes qui pourraient être tentées de s’arcbouter sur la frontière suédoise sachant parfaitement que les alliés ne pourraient se risquer à violer la neutralité suédoise au risque de faire basculer Stockholm dans le camp allemand.

Ordre de Bataille allié

Unités navales engagées

En octobre 1953 la Kriegsmarine est clairement affaiblie et ne représente plus qu’une menace résiduelle en mer du Nord, les sous-marins exceptés qui représenteront jusqu’au bout une menace pour les navires civils et les navires militaires alliés.

La France, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis, la Norvège et le Danemark doivent cependant déployer d’importants moyens navals pour couvrir les têtes de pont et surtout pour neutraliser les imposantes fortifications qui protègent les ports norvégiens.

Voilà pourquoi des porte-avions, des cuirassés et des croiseurs vont être déployés aux côtés de destroyers et de torpilleurs pour escorter, appuyer et couvrir les navires amphibies engagées dans l’opération BOREALIS.

Les sous-marins vont être également utilisés pour empêcher l’intervention d’unités venues de la mer Baltique et pour contrer leurs congénères qui pourraient se glisser dans le dispositif allié et faire un mauvais sort aux LST et autres cargos et pétroliers.

L’amiral Bruce Fraser

Bien que les troupes alliées engagées soient essentiellement américaines le commandement du volet naval est assuré par l’amiral britannique Bruce Fraser qui était à deux mois de la limite d’âge !

L’organisation de la Naval Task Fleet Borealis (NTF-Borealis) est classique avec un groupement occasionnel ou Task Force pour chaque tête de pont avec pour chaque groupe des navires amphibies, des transports de troupes pour la deuxième vague, différents navires d’appui et de soutien. A cela s’ajoute des navires d’escorte et d’appui-feu.

Comme il faut toujours prévoir l’imprévisible l’amiral Fraser à décidé de conserver sous son contrôle direct une force de réserve pour faire à toute éventualité.

Comme les combats vont vite tourner à l’avantage des alliés les navires de la NTF-Borealis Reserve Ready Group vont être utilisés en soutien des différentes têtes de pont plus ou moins rapidement sécurisées.

Politique oblige, certaines Task Force sont placées sous commandement américain et français. Oslo et Copenhague ont sollicité un tellement traitement mais les alliés ont refusé estimant que les officiers de marine norvégiens comme danois manquaient d’expérience dans le domaine des opérations combinées.

Au final cela nous donne le dispositif naval suivant :

NTF-Borealis Reserve Ready Group (NTF-Borealis RRG) :

Le HMS Anson

-Cuirassé HMS Lion (navire-amiral de l’amiral Fraser) et Anson

-Porte-avions HMS Hermes et Painleve

le croiseur lourd Colbert

-Croiseur lourd Colbert

USS Denver (CL-58)

-Croiseurs légers USS Denver (CL-58) Waldeck-Rousseau HMS Southampton et HMS Argonaut

-Escorteurs d’escadre D’Estrées et Du Chayla

Huit destroyers (HMS Caprice Caesar USS Jarvis [DD-393] USS Rhino [DD-404] USS Stack [DD-406] HMNoS Balder HMCS Fraser Crusader) et deux escorteurs rapides (ex-torpilleurs d’escadre) les Sabre et Claymore

Narvik Task Force (sous commandement américain)

Le USS New Mexico (BB-40)

-Cuirassés USS New Mexico (BB-40) et HMS Saint Andrew

-Porte-avions USS Cowpens (CV-31)

-Croiseur lourd USS Minneapolis (CA-36)

-Croiseurs légers USS Pasadena (CL-101) USS Flint (CL-64) HMS Newcastle Birmingham Leopold 1er (Belgique)

HMS Jupiter

-Destroyers HMS Jupiter Express USS Gridley (DD-380) USS Maury (DD-401) HMNoS Otto Sverdrup HMNoS Thor Heyrerdhal HMNLS Jacob van Heermskerck

-Torpilleurs HMNLS Hermelyn Bulhond Jackhal

Namsos Task Force (sous commandement français)

-Cuirassé Moselle (navire-amiral)

Schéma originel du cuirassé Gascogne qui restera unique

-Cuirassé Gascogne

Porte-avions Anne de Bretagne

-Croiseur lourd HMS Albermale

-Croiseurs légers Montcalm Sully Lamotte-Picquet HMS Belfast HMNoS Bergen

Le Triomphant à la mer

-Escorteurs d’escadre (ex-contre torpilleurs) Milan Le Triomphant Ronar ‘ch D’Estaing Vautour Cassard

-Escorteurs rapides Le Foudroyant L’Ouragan Le Sirocco La Palme La Tempête

-Escorteurs rapides (ex-torpilleurs d’escadre) Durandal Dague

-Escorteurs rapides (ex-Torpilleurs légers) classe Kabyle L’Algérien Le Sénégalais L’Arabe Le Marocain

-Avisos-dragueurs L’Impétueuse La Boudeuse La Trompeuse La Sérieuse

-Corvettes ASM La Malouine La Versaillaise La Nimoise L’Agenaise

-Patrouilleurs Coléoptère Sauterelle Araignée Scorpion

Bergen Task Force (sous commandement britannique)

Le HMS Howe en 1943

-Cuirassés Howe et Temeraire (remplacé ultérieurement par le Vanguard)

-Porte-avions HMS Formidable et Pioneer

-Croiseur lourd HMS Blenheim

HMS Bermuda à l’appareillage

-Croiseurs légers HMS Diadem et Bermuda

-Destroyers HMS Javelin Vectis Cavendish Cambrian USS Reid (DD-369) USS Fanning (DD-385) HMCS Iroquois

Trondheim Task Force (sous commandement britannique)

-Cuirassés Thunderer et Conqueror

-Porte-avions HMS Terrible et HMCS Bonaventure

L’ORP Dragon à connu une première carrière sous le nom de HMS Black Prince

-Croiseurs légers ORP Dragon HMS Scylla Trinidad Swiftsure

-Destroyers HMS Carron Cavalier Jackal Juno Jersey Lightning USS Helm (DD-388) USS Ralph Talbot (DD-390)

Jutland Task Force (sous commandement américain)

-Cuirassés USS Arizona et HMS Iron Duke

-Porte-avions USS Block Island (CV-34)

Croiseur lourd USS Toledo (CA-78)

Le USS Brooklyn (CL-40)

-Croiseurs légers USS Brooklyn (CL-40) USS Raleigh (CL-113) Duquesne HMS Minotaur Defence

-Escorteur d’escadre (ex-Contre-torpilleur) Guepratte

-Destroyers USS Farragut (DD-348) USS Worden (DD-352) USS Aylwin (DD-355) USS Preston (DD-379) HDMS Zealand Bornholm HMCS Chippewa

Submarine Force

French Submarine Task Group

Le Casabianca

-Sous-marins Sirène Pascal Persée Casabianca Martinique Mayotte Ile de Re

British Submarine Task Group

Dans ce groupement occasionnel on trouve des sous-marins britanniques et d’anciens sous-marins britanniques passés sous pavillon norvégien.

-HNoMS Ula (ex-HMS Ursula)

Le HMS Narwhal, sous-marin identique au Grampus

-HMS Grampus (N56)

-HMS Triton

-HMS Vampire

-HMS Virtus

-HMS Visigoth

Support Force

France

Le PRE La Seine

-Pétroliers-ravitailleurs Dordogne La Seine Var

-Ravitailleur rapide Lot

-Ravitailleur d’hydravions Sans Souci

-Remorqueur de haute mer Mastodonte

-Navire-atelier Vulcain

Le Jules Verne

-Ravitailleur de sous-marin Jules Verne

Cargo rapide Mers-El-Kébir

Grande-Bretagne

-Pétroliers Cherryleaf Appleleaf Celerol Arndale Blue Ranger

-Ravitailleur RFA Bacchus

-Ravitailleur de sous-marins HMS Forth et HMS Medway

-Mouilleur de mines/Transport HMS Latonna

-Cargo rapide Fort Beauharnais

-Navire-hôpital RFA Maine (IV)

Le HMAS Albatross futur HMS Albatross

-Navire-atelier HMS Albatross

11-Torpilleurs d’escadre (43)

Le Durandal

Statue de Rolland avec son épée Durandal

Statue de Rolland avec son épée Durandal

-Le Durandal est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers Maritimes du Sud-Ouest & de Bacalan Réunis sis à Bordeaux le 12 juin 1942 et lancé le 4 janvier 1944 avant de connaître une période d’achèvement à flot.

Cette période d’achèvement à flot s’achève le 14 mars 1944 quand le Durandal et le Dague _construit dans le même chantier_ quittent Bordeaux pour rallier Lorient, son port d’armement.

Le torpilleur d’escadre Durandal est officiellement admis au service actif le 12 septembre 1944

Les deux torpilleurs d’escadre vont assurer la protection du cuirassé Gascogne, effectuant leur première sortie du 20 septembre au 15 octobre dans le cadre de l’exercice «Prométhée» dans le Golfe du Gascogne.

Le cuirassé Gascogne est indisponible suite à avarie du 20 octobre au 15 novembre ce qui laisse les Durandal et Dague sortir seuls pour une école à feux du 23 au 31 octobre puis pour un entrainement à la défense aérienne à la mer du 3 au 11 novembre, rentrant à Brest le lendemain.

Ils participent ensuite aux essais du Gascogne du 17 au 21 novembre avant remise en condition du 23 novembre au 12 décembre complété par une école à feux à Rufisque du 17 au 30 décembre, rentrant à Brest le 5 janvier 1945.

Du 5 au 17 mai 1945, les torpilleurs d’escadre Durandal et Dague accompagnent le Gascogne dans l’exercice franco-britannique «Entente Cordiale», Les navires français font ensuite escale à Dunkerque du 19 au 22 mai, Cherbourg du 24 au 26 mai avant de rentrer à Brest le 27 mai dans la soirée.
Le Durandal et le Dague sont indisponibles du 28 mai au 17 juin en compagnie du Gascogne, sortant pour essais du 18 au 20 juin puis pour remise en condition du 22 juin au 6 juillet, les trois navires faisant escale à Saint-Nazaire du 7 au 11 juillet, au Verdon du 12 au 15 juillet avant de rentrer à Brest le lendemain 16 juillet 1945.

Le cuirassé Gascogne devant subir un petit carénage à Saint-Nazaire du 15 septembre 1945 au 14 février 1946, les torpilleurs Durandal et Dague quittent seuls Saint-Nazaire le 14 septembre pour rallier Brest le lendemain 15 septembre 1945.

Le Durandal et son compère Dague sortent pour entrainement à partir du 23 septembre, effectuant une école à feux du 23 au 30 septembre avant une escale à Cherbourg du 1er au 4 octobre. Les deux torpilleurs d’escadre enchainent par un entrainement au combat antisurface du 5 au 12 octobre puis par une escale à Lorient du 13 au 17 octobre.

Après un entrainement à la défense aérienne à la mer du 18 au 28 octobre, les deux torpilleurs d’escadre Durandal et Dague font escale à La Pallice du 29 octobre au 4 novembre avant un entrainement à la lutte ASM contre le sous-marin Casabianca du 5 au 13 novembre, les deux torpilleurs d’escadre ralliant Brest le lendemain.

Le Durandal et le Dague quittent Brest le 25 novembre pour un nouvel entrainement dans le Golfe de Gascogne, exécutant une école à feux du 25 novembre au 2 décembre, effectuant une escale à Nantes du 3 au 7 décembre avant un entrainement au combat antisurface du 8 au 18 décembre, les deux torpilleurs ralliant Brest le 19 décembre 1945 et restant à quai jusqu’à la fin de l’année civile.

Le Durandal et le Dague sortent du 7 au 17 janvier 1946 pour une école à feux avec lancement de torpilles avant un entrainement à la défense aérienne à la mer du 19 au 26 janvier, les deux torpilleurs faisant escale à Lorient du 27 au 30 janvier avant un entrainement au combat antisurface du 31 janvier au 7 février, rentrant à Brest le lendemain.

Le 13 février 1946, le Durandal et le Dague quittent Brest pour rallier Saint-Nazaire le lendemain 14 février. Ils sortent pour les essais (17 au 20 février) et à la remise en condition (22 février au 10 mars) du Gascogne, les trois navires rentrant à Brest le lendemain.

Du 10 au 15 avril 1946, les torpilleurs d’escadre Durandal et Dague accompagnent le cuirassé Gascogne dans l’exercice «Entente Cordiale» au large de la Bretagne avant une autre phase au large de Dakar du 23 avril au 31 mai, les Durandal et Dague rentrant avec les autres navires français le 7 juin 1946.

Alors que le Gascogne est en grand carénage à Cherbourg (13 juin 1946 au 14 mars 1947), le Durandal est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 15 juin au 6 juillet, sortant pour essais du 7 au 9 juillet puis pour remise en condition du 11 au 26 juillet.

Il participe ensuite aux essais (29 au 31 juillet) puis à la remise en condition (2 au 17 août) du Dague,  les deux torpilleurs faisant escale à Cherbourg du 18 au 21 août, au Havre du 22 au 27 août, à Dunkerque du 28 août au 2 septembre avant de rentrer à Brest le lendemain.

Les torpilleurs d’escadre Durandal et Dague quittent Brest le 12 septembre pour entrainement, effectuant une école à feux du 12 au 19 septembre avant une escale à Lorient du 20 au 23 septembre puis un entrainement à la défense aérienne à la mer du 24 au 30 septembre.

Après une escale à Bordeaux du 1er au 5 octobre, les deux torpilleurs d’escadre effectuent un entrainement au combat antisurface du 6 au 13 octobre avant une nouvelle escale cette fois à Hendaye du 14 au 18 octobre. Les deux torpilleurs rentrent ensuite à Brest le lendemain 19 octobre 1946.

Le Durandal et son compère Dague sortent à nouveau pour entrainement à partir du 27 octobre quand ils quittent Brest pour un entrainement à la défense aérienne à la mer  du 27 octobre au 3 novembre, les deux navires se ravitaillant à Lorient le 4 novembre avant d’enchainer par une école à feux du 5 au 10 novembre.

En escale à Bordeaux du 11 au 15 novembre, un détachement des équipages des deux torpilleurs rend les honneurs militaires au monument mort avant de défiler le long de la Garonne pour le 28ème anniversaire de l’Armistice. Après un entrainement au combat antisurface du 16 au 24 novembre, les deux torpilleurs font escale à Concarneau du 25 au 30 novembre, rentrant le lendemain 1er décembre 1946 à Brest.

Profitant de l’immobilisation du cuirassé Gascogne, l’amirauté décide d’avancer le grand carénage de ses torpilleurs d’escorte. Après une école à feux du 5 au 15 décembre en mer d’Iroise, les deux torpilleurs d’escadre rentrent à Brest pour subir à tour de rôle un grand carénage.

Le Durandal est ainsi échoué au bassin Tourville du 17 décembre 1946 au 20 janvier 1947 pour remise en état complète et une modernisation de ses capacités militaires limitée à l’électronique puisque le Durandal comme le Dague avaient une DCA moderne dès leur admission au service actif.

Armé pour essais le 27 janvier 1947, le Durandal sort pour ses essais du 28 au 31 janvier puis pour remise en condition du 2 au 16 février, faisant escale à Saint-Malo du 17 au 19 février, à Dublin du 20 au 24 février avant de rentrer à Brest le 26 février au matin.

Il participe ensuite aux essais du Dague (1er au 3 mars) puis à sa remise en condition (4 au 14 mars), les deux torpilleurs ralliant dans la foulée Cherbourg pour participer aux essais (15 au 18 mars) et à la remise en condition (20 mars au 2 avril) du Gascogne, le cuirassé et ses deux torpilleurs d’escadre ralliant Brest le lendemain 3 avril 1947.

Le Durandal et le Dague sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 15 juillet au 5 août, en même temps que le Gascogne avec lequel ils sortent pour essais du 6 au 9 août puis pour remise en condition du 11 au 25 août, les trois navires rentrant à Brest le lendemain 26 août 1947.

Alors que le Gascogne subit une période d’entretien à flot du 18 au 30 novembre, le Durandal et le Dague sortent pour une école du 20 au 26 novembre, rentrant à Brest le lendemain 27 novembre 1947 avant de participer aux essais du Gascogne du 1er au 5 décembre, de l’accompagner à Bordeaux du 6 au 13 décembre avant une croisière aux Antilles et en Amérique du Nord du 14 décembre 1947 au 2 février 1948, les deux torpilleurs d’escadre ralliant Brest le 7 février 1948.

Alors que le Gascogne est indisponible pour un  petit carénage du 20 mai au 4 juillet, le Durandal et le Dague sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 20 mai au 9 juin, sortant pour essais du 10 au 12 juin puis pour remise en condition du 14 au 28 juin 1948. Ils participent ensuite aux essais du Gascogne du 5 au 10 juillet puis à sa remise en condition du 12 au 26 juillet 1948.

Ils accompagnent ensuite à Rufisque le cuirassé Gascogne, quittant Brest le 3 août, arrivant à Dakar le 10 août, s’entrainant au tir du 11 au 22 août, repartant de Dakar le 23 août pour rentrer à Brest le 30 août et passer aussitôt au régime de guerre.

Le Durandal

-Le Durandal est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers Maritimes du Sud-Ouest & de Bacalan Réunis sis à Bordeaux le 12 juin 1942 et lancé le 4 janvier 1944 avant de connaître une période d’achèvement à flot.

Cette période d’achèvement à flot s’achève le 14 mars 1944 quand le Durandal et le Dague _construit dans le même chantier_ quittent Bordeaux pour rallier Lorient, son port d’armement.

Le torpilleur d’escadre Durandal est officiellement admis au service actif le 12 septembre 1944

Les deux torpilleurs d’escadre vont assurer la protection du cuirassé Gascogne, effectuant leur première sortie du 20 septembre au 15 octobre dans le cadre de l’exercice «Promethée» dans le Golfe du Gascogne.

Le cuirassé Gascogne est indisponible suite à avarie du 20 octobre au 15 novembre ce qui laisse les Durandal et Dague sortir seuls pour une école à feux du 23 au 31 octobre puis pour un entrainement à la défense aérienne à la mer du 3 au 11 novembre, rentrant à Brest le lendemain.

Ils participent ensuite aux essais du Gascogne du 17 au 21 novembre avant remise en condition du 23 novembre au 12 décembre complété par une école à feux à Rufisque du 17 au 30 décembre, rentrant à Brest le 5 janvier 1945.

Du 5 au 17 mai 1945, les torpilleurs d’escadre Durandal et Dague accompagnent le Gascogne dans l’exercice franco-britannique «Entente Cordiale», Les navires français font ensuite escale à Dunkerque du 19 au 22 mai, Cherbourg du 24 au 26 mai avant de rentrer à Brest le 27 mai dans la soirée.

Le Durandal et le Dague sont indisponibles du 28 mai au 17 juin en compagnie du Gascogne, sortant pour essais du 18 au 20 juin puis pour remise en condition du 22 juin au 6 juillet, les trois navires faisant escale à Saint Nazaire du 7 au 11 juillet, au Verdon du 12 au 15 juillet avant de rentrer à Brest le lendemain 16 juillet 1945.

Le cuirassé Gascogne devant subir un petit carénage à Saint Nazaire du 15 septembre 1945 au 14 février 1946, les torpilleurs Durandal et Dague quittent seuls Saint Nazaire le 14 septembre pour rallier Brest le lendemain 15 septembre 1945.

Le Durandal et son compère Dague sortent pour entrainement à partir du 23 septembre, effectuant une école à feux du 23 au 30 septembre avant une escale à Cherbourg du 1er au 4 octobre. Les deux torpilleurs d’escadre enchainent par un entrainement au combat antisurface du 5 au 12 octobre puis par une escale à Lorient du 13 au 17 octobre.

Après un entrainement à la défense aérienne à la mer du 18 au 28 octobre, les deux torpilleurs d’escadre Durandal et Dague font escale à La Pallice du 29 octobre au 4 novembre avant un entrainement à la lutte ASM contre le sous-marin Casabianca du 5 au 13 novembre, les deux torpilleurs d’escadre ralliant Brest le lendemain.

Le Durandal et le Dague quittent Brest le 25 novembre pour un nouvel entrainement dans le Golfe de Gascogne, exécutant une école à feux du 25 novembre au 2 décembre, effectuant une escale à Nantes du 3 au 7 décembre avant un entrainement au combat antisurface du 8 au 18 décembre, les deux torpilleurs ralliant Brest le 19 décembre 1945 et restant à quai jusqu’à la fin de l’année civile.

Le Durandal et le Dague sortent du 7 au 17 janvier 1946 pour une école à feux avec lancement de torpilles avant un entrainement à la défense aérienne à la mer du 19 au 26 janvier, les deux torpilleurs faisant escale à Lorient du 27 au 30 janvier avant un entrainement au combat antisurface du 31 janvier au 7 février, rentrant à Brest le lendemain.

Le 13 février 1946, le Durandal et le Dague quittent Brest pour rallier Saint Nazaire le lendemain 14 février. Ils sortent pour les essais (17 au 20 février) et à la remise en condition (22 février au 10 mars) du Gascogne, les trois navires rentrant à Brest le lendemain.

Du 10 au 15 avril 1946, les torpilleurs d’escadre Durandal et Dague accompagnent le cuirassé Gascogne dans l’exercice «Entente Cordiale» au large de la Bretagne avant une autre phase au large de Dakar du 23 avril au 31 mai, les Durandal et Dague rentrant avec les autres navires français le 7 juin 1946.

Alors que le Gascogne est en grand carénage à Cherbourg (13 juin 1946 au 14 mars 1947), le Durandal est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 15 juin au 6 juillet, sortant pour essais du 7 au 9 juillet puis pour remise en condition du 11 au 26 juillet.

Il participe ensuite aux essais (29 au 31 juillet) puis à la remise en condition (2 au 17 août) du Dague, les deux torpilleurs faisant escale à Cherbourg du 18 au 21 août, au Havre du 22 au 27 août, à Dunkerque du 28 août au 2 septembre avant de rentrer à Brest le lendemain.

Les torpilleurs d’escadre Durandal et Dague quittent Brest le 12 septembre pour entrainement, effectuant une école à feux du 12 au 19 septembre avant une escale à Lorient du 20 au 23 septembre puis un entrainement à la défense aérienne à la mer du 24 au 30 septembre.

Après une escale à Bordeaux du 1er au 5 octobre, les deux torpilleurs d’escadre effectuent un entrainement au combat antisurface du 6 au 13 octobre avant une nouvelle escale cette fois à Hendaye du 14 au 18 octobre. Les deux torpilleurs rentrent ensuite à Brest le lendemain 19 octobre 1946.

Le Durandal et son compère Dague sortent à nouveau pour entrainement à partir du 27 octobre quand ils quittent Brest pour un entrainement à la défense aérienne à la mer du 27 octobre au 3 novembre, les deux navires se ravitaillant à Lorient le 4 novembre avant d’enchainer par une école à feux du 5 au 10 novembre.

En escale à Bordeaux du 11 au 15 novembre, un détachement des équipages des deux torpilleurs rend les honneurs militaires au monument mort avant de défiler le long de la Garonne pour le 28ème anniversaire de l’Armistice. Après un entrainement au combat antisurface du 16 au 24 novembre, les deux torpilleurs font escale à Concarneau du 25 au 30 novembre, rentrant le lendemain 1er décembre 1946 à Brest.

Profitant de l’immobilisation du cuirassé Gascogne, l’amirauté décide d’avancer le grand carénage de ses torpilleurs d’escorte. Après une école à feux du 5 au 15 décembre en mer d’Iroise, les deux torpilleurs d’escadre rentrent à Brest pour subir à tour de rôle un grand carénage.

Le Durandal est ainsi échoué au bassin Tourville du 17 décembre 1946 au 20 janvier 1947 pour remise en état complète et une modernisation de ses capacités militaires limitée à l’électronique puisque le Durandal comme le Dague avaient une DCA moderne dès leur admission au service actif.

Armé pour essais le 27 janvier 1947, le Durandal sort pour ses essais du 28 au 31 janvier puis pour remise en condition du 2 au 16 février, faisant escale à Saint Malo du 17 au 19 février, à Dublin du 20 au 24 février avant de rentrer à Brest le 26 février au matin.

Il participe ensuite aux essais du Dague (1er au 3 mars) puis à sa remise en condition (4 au 14 mars), les deux torpilleurs ralliant dans la foulée Cherbourg pour participer aux essais (15 au 18 mars) et à la remise en condition (20 mars au 2 avril) du Gascogne, le cuirassé et ses deux torpilleurs d’escadre ralliant Brest le lendemain 3 avril 1947.

Le Durandal et le Dague sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 15 juillet au 5 août, en même temps que le Gascogne avec lequel ils sortent pour essais du 6 au 9 août puis pour remise en condition du 11 au 25 août, les trois navires rentrant à Brest le lendemain 26 août 1947.

Alors que le Gascogne subit une période d’entretien à flot du 18 au 30 novembre, le Durandal et le Dague sortent pour une école du 20 au 26 novembre, rentrant à Brest le lendemain 27 novembre 1947 avant de participer aux essais du Gascogne du 1er au 5 décembre, de l’accompagner à Bordeaux du 6 au 13 décembre avant une croisière aux Antilles et en Amérique du Nord du 14 décembre 1947 au 2 février 1948, les deux torpilleurs d’escadre ralliant Brest le 7 février 1948.

Alors que le Gascogne est indisponible pour un petit carénage du 20 mai au 4 juillet, le Durandal et le Dague sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 20 mai au 9 juin, sortant pour essais du 10 au 12 juin puis pour remise en condition du 14 au 28 juin 1948. Ils participent ensuite aux essais du Gascogne du 5 au 10 juillet puis à sa remise en condition du 12 au 26 juillet 1948.

Ils accompagnent ensuite à Rufisque le cuirassé Gascogne, quittant Brest le 3 août, arrivant à Dakar le 10 août, s’entrainant au tir du 11 au 22 août, repartant de Dakar le 23 août pour rentrer à Brest le 30 août et passer aussitôt au régime de guerre.