17-Aviation navale (52)

Dewoitine HD-731

Dewoitine HD-731

Dewoitine HD-731

Le Loire 130 était à peine en service que déjà on s’interrogeait sur son futur remplacement. L’appareil était également prévu pour remplacer les derniers Gourdou-Lesseure à bord des croiseurs légers.

Comme nous l’avons déjà vu, il fallait à l’époque en matière d’aviation avoir deux ou trois coups d’avance et anticiper le remplacement d’un appareil dès sa mise en service.

Dewoitine proposa tout d’abord le HD-730 mais ce projet ne dépassa pas le stade du prototype et la firme d’Emile Dewoitine intégrée depuis 1936 dans la SNCAM (Société Nationale des Constructions Aéronautiques du Midi) lança un nouveau projet, dérivé du précédent, le HD-731, un hydravion de forme similaire mais aux capacités nettement accrues. Les deux prototypes en question servant d’hydravions-école au sein de l’EEM à Cuers-Pierrefeu.
Deux prototypes furent commandés en janvier 1941, le Dewoitine HD-731 n°1 effectuant son premier vol le 11 mars 1941 et le second _assez proche de la configuration de série_ décollant pour la première fois le 5 juin 1941.

Quatre appareils de présérie sont commandés le 17 septembre 1941 et livrés en novembre 1941 pour des essais intensifs.

Les essais révèlent un certain nombre de difficultés qui sont finalement résolues en juin 1942, la marine passant commande le 7 septembre 1942 de 76 appareils, cette première commande étant honorée en décembre 1942 et août 1943.

Cette première commande est suivie d’une seconde en septembre 1944 pour 38 appareils destinés à alimenter un volant de fonctionnement, ces appareils étant livrés entre novembre 1944 et avril 1945.

Le stock de réserve ayant diminué suite à des pertes au sein des unités de première ligne, une nouvelle commande de 38 appareils est passée en octobre 1946, commande honorée entre janvier et mai 1947.

Quand éclate le second conflit mondial le 5 septembre 1948, une nouvelle commande de 40 appareils à été passée à la SNCAM pour anticiper sur les inévitables pertes au cours du conflit.

-Le Groupement d’Hydraviation de l’Atlantique (GH-ATL) remplace courant 1943 ses Loire 130 par douze Dewoitine HD-731 qui sont embarqués à bord du cuirassé  Jean Bart, des croiseurs lourds Foch et Colbert et des croiseurs légers Gloire Montcalm et Georges Leygues.

Le nombre augmente l’année suivante avec la mise en service en 1944 du cuirassé Gascogne qui dispose lui aussi de deux Dewoitine HD-731. Ce n’est ensuite qu’en 1946 que deux autres appareils rejoignent le GH-ATL en l’occurence deux du Lorraine après sa reconstruction.

Un an plus tard, au 31 décembre 1947, ce groupement dispose de dix-huit Dewoitine HD-731. Si les deux HD-731 du Jean Bart ont suivit le sister-ship du Richelieu et du Clemenceau à Mers-El-Kébir,deux autres appareils appartenant au cuirassé Normandie sont venus les rejoindre tout comme deux appareils utilisés par le croiseur-école Jeanne d’Arc en remplacement des Loire 130 usés jusqu’à la corde.

La situation est identique au 31 août 1948, aucun nouveau navire «porte-hydravions» n’ayant rejoint  la 1ère Escadre ou la 3ème Escadre Légère.

-Le Groupement d’Hydraviation de la Méditerranée (GH-MED) dispose au 31 décembre 1944 de 24 Dewoitine HD-731 embarqués deux par deux à bord des cuirassés Richelieu et Clemenceau, des croiseurs de bataille Dunkerque et Strasbourg, les croiseurs lourds Algérie Suffren Dupleix Saint Louis Henri IV et les croiseurs légers De Grasse Chateaurenault et Guichen.

La mise en service en 1945 du cuirassé Alsace et celle du Provence (après reconstruction) permet au GH-MED d’ajouter à sa flotte quatre Dewoitine HD-731 portant le nombre de ces hydravions d’observation à vingt-huit.

Le 31 décembre 1946, le Groupement d’Hydraviation de la Méditerranée (GH-MED) dispose de vingt-six hydravions d’observation Dewoitine HD-731 répartis repartis entre les cuirassés Richelieu Clemenceau Alsace et Provence, les croiseurs lourds Suffren Dupleix Algérie Saint Louis Henri IV Charlemagne ainsi que les croiseurs légers De Grasse Chateaurenault Guichen.

Cette réduction s’explique par le départ à Mers-El-Kébir des croiseurs de bataille Dunkerque et Strasbourg (soit quatre hydravions de moins) et la mise en service du croiseur lourd Charlemagne soit l’arrivée de deux hydravions type HD.731.

L’année 1947 voit l’arrivée au sein du GH-MED de deux nouveaux Dewoitine HD-731, ceux du cuirassé Flandre admis au service actif le 7 décembre 1947 et formant la 5ème division de ligne avec son sister-ship Alsace.

Ce GH-MED est subdivisé à partir du 1er juin 1948 en trois groupes : HS-1 pour les cuirassés (10 appareils), HS-2 pour les croiseurs lourds (12 appareils) et HS-3 pour les croiseurs légers (6 appareils), ces groupements étant purement informels pour favoriser entretien et administration puisqu’en mer les détachements avia font partie de l’équipage du navire et dépendent du commandant du bâtiment.

Au 31 août 1948, le GH-MED dispose toujours de 28 Dewoitine HD-731. En comptant le taux d’attrition, ce sont au total 34 appareils qui ont été utilisés.

-Le Groupement d’Hydraviation d’Afrique du Nord (GH-AFN) regroupe les hydravions des 4ème et 6ème Escadre Légère.

Le 10 mars 1943, le cuirassé Bretagne reconstruit est remis en service à Mers-El-Kébir au sein de la 4ème Escadre. Il arrive en Algérie avec à bord les deux premiers Dewoitine HD-731 du GH-AFN.

A l’automne 1945, le GH-AFN remplace les Loire 130 des croiseurs de la 2ème DC et les GL.832HY de l’Emile Bertin par huit Dewoitine HD-731. Deux autres appareils rallient Arzew à bord du croiseur léger Latouche-Treville.

L’année 1946 marque un tournant pour le GH-AFN. En effet, le nombre d’hydravions devient plus important à Arzew qu’à Karouba. L’hydrobase tunisienne abrite ainsi huit hydravions Dewoitine HD.731 destinés aux quatre croiseurs légers de la 6ème Escadre Légère alors que l’hydrobase algérienne dispose désormais de dix Dewoitine HD.731.

Aux quatre déjà présents (cuirassé Bretagne et croiseur léger Latouche-Treville) s’ajoute ceux du croiseur léger Gambetta mis en service en juillet 1946 et ceux des croiseurs de bataille Dunkerque et Strasbourg qui quittent Toulon pour Mers-El-Kébir, la 2ème Escadre pour la 4ème.

Cela entraine la création d’une escadrille des hydravions de Tunisie (EHT) et d’une escadrille des hydravions d’Algérie (EHA).

Ce déséquilibre s’accentue au cours de l’année 1947. L’EHT reste bloquée à huit Dewoitine HD-731 pour les croiseurs légers Emile Bertin  La Galissonnière Jean de Vienne et La Marseillaise alors que l’EHA passe à quatorze hydravions du même modèle pour les cuirassés Bretagne et Jean Bart, les croiseurs de bataille Dunkerque et Strasbourg ainsi que les croiseurs légers Latouche Treville, Gambetta et Condé. Conséquence logique : le 1er septembre 1947, le QG du GH-AFN est transféré de Karouba à Arzew.

Au 31 août 1948, le Groupement d’Hydraviation d’Afrique du Nord (GH-AFN) dispose de 24 Dewoitine HD-731, l’EHA ayant reçut deux autres appareils, ceux du cuirassé Bourgogne (classe Alsace).

Au total, en comptant les appareils réformés pour usure et ceux perdus par accident, le GH-AFN à utilisé 30 Dewoitine HD-731.
Le Dewoitine HD-731 équipe également l’Escadrille des Hydravions d’Indochine (EHI) disposant de quatre Dewoitine HD-731 qui sont embarqués à bord du croiseur lourd Tourville et du croiseur léger Duguay-Trouin. Le nouvel hydravion embarqué est aussi l’hydravion du croiseur léger Primauguet à raison de deux appareils arrivés à Diego Suarez au printemps 1947.

Au 5 septembre 1948, l’Aviation Navale à reçu un total de 152 appareils plus 40 appareils encore en commande. 76 appareils ont été mis en ligne et 18 perdus ce qui réduit le stock de 76 à 58 appareils.

Caractéristiques Techniques du Dewoitine HD-731

Type : hydravion biplace d’observation embarqué

Poids : à vide 1500kg en charge 2150kg  

Dimensions : Envergure 12.60m Longueur 10.45m Hauteur 3.10m

Motorisation : un moteur Béarn 6E de 450ch entraine une hélice bipale

Performances : vitesse maximale 300 km/h Autonomie 980km Plafond 5500m

Armement : deux mitrailleuses de 7.5mm Darne dans les ailes alimentées à 720 cartouches chacune et une mitrailleuse identique en poste arrière avec 850 cartouches

Bréguet Bizerte

Bréguet 521 Bizerte

Bréguet 521 Bizerte

En 1932, l’Aéronautique Navale lança un appel d’offre pour un hydravion d’exploration à long rayon d’action. Bréguet proposa le Bréguet Br530 Saigon qui était lui même issu du Bréguet Calcutta, version produite sous licence du Short Calcutta.

Devenu le Bréguet Br521 Bizerte, cet appareil effectua son premier vol le 11 septembre 1933 et fût déclaré vainqueur de la compétition même si comme d’habitude, son opposant, le Loire 70 fût également commandé.

-L’Escadrille E-1 basée à Berre dispose au 1er septembre 1940 de huit Bréguet Br521 Bizerte. A la mobilisation, elle est redéployée à Port-Lyautey au Maroc pour couvrir les convois Brest-Gibraltar-Casablanca-Dakar.

Elle intègre le 15 septembre 1940 la 6ème flottille d’hydravions qui regroupe au sein du CSMAN les hydravions basés à Port-Lyautey. Elle devient au mois d’octobre l’escadrille 4E avec toujours le même équipement. Les six Bréguet Bizerte encore en service sont remplacés en avril/mai 1945 par douze Potez-CAMS 143 quadrimoteurs

-L’Escadrille E-2 est déployée à l’été 1939 à Cherbourg-Chantereyne avec sept Bréguet Bizerte. Elle devait être déployée à Karouba mais finalement, elle rejoint Lanvéoc-Poulmic. En février 1940, le nombre d’appareils passe à douze suite à la dissolution de l’escadrille E-9.

L’Escadrille E-2 intègre la 3ème flottille d’hydravions le 15 septembre 1940, l’escadrille E-2 devenant le 1er octobre, l’escadrille 1E avec toujours Lanvéoc-Poulmic comme base.

Au printemps 1945, les dix appareils encore en service (un appareil perdu en mer _équipage disparu présumé mort_ et un appareil usé, réformé et cannibalisé) sont remplacés par douze quadrimoteurs Potez-CAMS 143, version améliorée du Potez CAMS-141.
-L’Escadrille E-3 est basée à l’origine sur l’Etang de Berre avec six Bréguet Bizerte mais elle est redéployée à la mise septembre 1939 à Karouba en remplacement de l’escadrille E-2 qui avait finalement rejoint Lanvéoc-Poulmic.

A partir du 15 septembre 1940, elle intègre la 8ème flottille d’hydravions et le 1er octobre, elle est renumérotée escadrille 6E, recevant au passage trois nouveaux Bréguet Bizerte.

En décembre 1945, les huit Bréguet Bizerte survivants (un appareil usé avait été réformé et cannibalisé en septembre 1944) sont remplacés par huit Potez-CAMS 143 plus modernes et plus efficaces.

-L’Escadrille E-5 basée sur l’Etang de Berre dispose en septembre 1939 de sept hydravions de type Bréguet 521 Bizerte.

Le 15 septembre 1940, elle intègre la 4ème flottille d’hydravions et en octobre 1940, elle est renumérotée escadrille 2E avec neuf Bréguet Bizerte comme équipement, les missions ne changeant pas.

Trois appareils sont perdus lors d’une utilisation opérationnelle intense : un perdu en mer (équipage disparu), un écrasé à terre près de Marseille (équipage sauf) et un autre ayant capoté à l’amerrissage sur l’étang de Berre (équipage sauf).

Au printemps 1945, les six Bréguet Bizerte survivants sont remplacés par douze Potez-CAMS 143 quadrimoteurs aux performances meilleures que le Bizerte.

-L’Escadrille E-9 créée le 15 octobre 1939 avec cinq Bréguet Bizerte prélevé sur les quatre autres unités. Unité du temps de guerre, elle est dissoute en février 1940, ces appareils sont confiés à l’escadrille E-2.

Au total, l’Aviation Navale à reçu 38 appareils type Bréguet Bizerte. 8 appareils ont été perdus et trente encore disponibles après leur retrait du service. Si 12 sont immédiatement feraillés après cannibalisation car trop usés pour servir d’appareils de réserve, 18 sont encore disponibles et quatre réutilisés par l’Escadrille Ecole de la Méditerranée (EEM) de Cuers-Pierrefeu, ces quatre appareils étant toujours en service en septembre 1948.

Caractéristiques Techniques du Bréguet 521 Bizerte

Type : hydravion multiplace de surveillance à long rayon d’action

Masse à vide : 9470kg en charge 14669kg maximale au décollage 16600kg

Dimensions : longueur 20.48m envergure 35.18m hauteur 7.50m

Motorisation : trois moteurs radiaux Gnome-Rhone 14Kirs de 671ch

Performances : vitesse maximale 243 km/h vitesse de croisière 200 km/h distance franchissable 2100km plafond opérationnel 6000m

Armement : 5 mitrailleuses de 7.5mm Darne et 300kg de bombes

Equipage : 8 hommes (deux pilotes, un mécanicien, un radio, un mitrailleur et un navigateur)

17-Aviation Navale (34)

F-Groupements d’hydraviation

Les yeux de nos bâtiments de surface

Longtemps le combat naval s’est limité à l’horizon et les seuls capteurs étaient les yeux des vigies dans le nid de pie à plusieurs dizaines de mètres du soleil, le regard de la vigie étant aidé par des instruments optiques qui apportaient un petit plus mais guère davantage.

L’apparition du plus léger que l’air augmenta considérablement l’horizon de la bataille navale mais le plus léger que l’air était délicat à mettre en haute mer car sensible au vent et l’utilisation de dirigeables et de ballons captifs resta assez limité.

L’avion bien que fragile à sa naissance prit vite du poids, du muscle et de l’assurance, devenant un concurrent mortel pour le plus léger que l’air qui mit un genoux à terre face au plus lourd que l’air qui avait lui deux problèmes majeurs : le lancement et la récupération à bord de navires dépourvus de pont d’envol (cuirassés et croiseurs).

Si la problématique de la récupération ne fût jamais résolue (le tapis d’amerissage se révéla être une fausse bonne idée), celle du lancement fût résolue par l’invention de la catapulte d’abord à poudre puis rapidement pneumatique.

Toutes les marines équipèrent leurs unités de surface de premier rang (cuirassés, croiseurs légers et lourds) de catapultes qu’il sagisse d’unités neuves ou d’unités refondues.

La France ne fit pas exception dans ce domaine. Les premières unités à être équipées d’une catapulte furent les trois croiseurs légers de 8000 tonnes Primauguet Lamotte-Picquet et Duguay Trouin rapidement suivies par les croiseurs lourds Duquesne Tourville Suffren Colbert Foch Dupleix et Algérie, le croiseur léger mouilleur de mines Emile Bertin et les six croiseurs légers de 7600 tonnes La Galissonnière Jean de Vienne La Marseillaise Gloire Montcalm et Georges Leygues.

Parmi les unités anciennes, seul le cuirassé Lorraine reçut au milieu des années trente une catapulte en remplacement de la tourelle centrale de 340mm.

Tous les navires de ligne construits à partir du début des années trente reçurent des installations d’hydraviation dévellopées avec une ou deux catapultes, un hangar et toute l’infastructure pour ravitailler et entretenir un appareil. Même chose pour les croiseurs légers de classe De Grasse et lourds de classe Saint Louis.
Un temps ces installations furent menacées à la fois par la nécessité de renforcer la défense contre-avions et le dévellopement du radar. Finalement, la marine préféra prendre quelques risques au niveau de stabilité et conserver à la fois les installations d’hydraviation, une DCA renforcée et des radars.

En mer, les équipages des hydravions et les mécaniciens faisaient partie intégrante de l’équipage du navire, le chef du service aviation avait un grade égal à celui des chefs des service artillerie, navigation, propulsion…….. .

Quand le navire était à quai ou au mouillage pour une certaine durée, les hydravions étaient basés à terre au sein de groupement d’hydraviation basés à Lanvéoc-Poulmic, Saint Mandrier, Karouba et Arzew pour ne citer que les principaux.

Quand aux modèles d’hydravions, il s’agissait d’hydravions dédiés à la reconnaissance, à l’observation et au réglage de tir (avec secondairement une mission de patrouille anti-sous-marine), la perspective d’embarquer des hydravions de chasse faisant long feu.

Groupement d’Hydraviation de l’Atlantique (GH-ATL)

Le Groupement d’Hydraviation de l’Atlantique (GH-ATL) dispose au moment du déclenchement de la guerre de Pologne de seize hydravions mais seulement dix appareils sont basés régulièrement à Lanvéoc-Poulmic.

Ces dix appareils sont dix Loire 130, un hydravion à coque aile haute et hélice propulsive qui sont répartis entre les croiseurs de bataille Dunkerque et Strasbourg ainsi que les croiseurs légers Gloire Montcalm et Georges Leygues à raison de deux appareils chacun même si souvent en mer, seul un appareil est embarqué, le second restant à terre.

A ces appareils s’ajoute théoriquement deux CAMS-37 embarqués sur le croiseur-école Jeanne d’Arc (détaché à cette époque aux Antilles) et quatre Gourdou-Lesseure GL.832HY embarqués sur les croiseurs légers Primauguet et Duguay Trouin détachés à Dakar.

Suite à la réorganisation du 15 septembre 1940, le GH-ATL voit le nombre d’hydravions se réduire à douze appareils. Il y à toujours dix Loire 130 mais ceux-ci sont désormais embarqués sur les croiseurs lourds Foch et Colbert de la 3ème DC ainsi que les croiseurs légers Gloire Montcalm et Georges Leygues de la 4ème DC, les deux autres appareils étant les deux CAMS-37 du croiseur-école Jeanne d’Arc.

Il faut ensuite attendre l’année 1942 pour voir la situation évoluer. La mise en service du cuirassé Jean Bart le 14 janvier 1942 augmente le groupement de deux Loire 130 _portant leur nombre à douze_ alors que les deux CAMS-37 du Jeanne d’Arc sont remplacés par deux CAMS 55-10.

Dans le courant de 1943, les Loire 130 sont remplacés à bord du cuirassé Jean Bart, des croiseurs lourds Foch et Colbert et des croiseurs légers Gloire Montcalm et Georges Leygues par douze Dewoitine HD-731 plus modernes. Quand aux CAMS 55-10, ils sont remplacés par deux Loire 130.

Au 31 décembre 1944, le nombre de Dewoitine HD-731 est passé de douze à quatorze avec la mise en service du cuirassé Gascogne. Il faut ensuite attendre 1946 pour que la situation évolue avec la remise en service du cuirassé Lorraine ce qui porte le nombre de Dewoitine HD-731 à seize exemplaires, les deux Loire 130 utilisés par le croiseur école Jeanne d’Arc restant en service.

Au 31 décembre 1946, le GH-ATL dispose de seize HD-731 et deux Loire 130. Un an plus tard, le 31 décembre 1947, le groupement dispose de dix-huit HD-731.

Si les deux HD-731 du Jean Bart ont suivit le sister-ship du Richelieu et du Clemenceau à Mers-El-Kébir,deux autres appareils appartenant au cuirassé Normandie sont venus les rejoindre tout comme deux appareils utilisés par le croiseur-école Jeanne d’Arc en remplacement des Loire 130 usés jusqu’à la corde.

La situation est identique au 31 août 1948, aucun nouveau navire «porte-hydravions» n’ayant rejoint  la 1ère Escadre ou la 3ème Escadre Légère.

Groupement d’Hydraviation de la Méditerranée (GH-MED)

Le Groupement d’Hydraviation de la Méditerranée (GH-MED) dispose le 3 septembre 1939 de douze hydravions Loire 130 embarqués sur les croiseurs lourds Algérie, Foch, Dupleix, Duquesne, Colbert et Tourville à raison donc de deux appareils par navire. Quand les dits navires sont à quai, les hydravions sont basés à Saint Mandrier.

La situation évolue au cours de l’année 1940, la réorganisation de septembre 1940 et le redéploiement de certains navires portant le nombre d’hydravions à vingt-deux répartis entre seize Loire 130 (cuirassé Lorraine, croiseurs de bataille Dunkerque et Strasbourg, croiseurs lourds Algérie, Tourville, Duquesne, Suffren et Dupleix) et six Gourdou-Lesseure GL.832HY embarqués sur les croiseurs légers Duguay-Trouin, Lamotte-Picquet et Primauguet (dans la pratique quatre, un croiseur étant détaché en permanence à la DNL jusqu’en décembre 1942).

Au 31 décembre 1941, le groupement dispose de vingt-quatre hydravions avec dix-huit Loire 130 embarqués deux par deux à bord des cuirassés Richelieu et Lorraine et à bord des croiseurds lourds Algérie Tourville Duquesne Suffren et Dupleix alors que les croiseurs légers Duguay-Trouin Lamotte-Picquet et Primauguet embarque toujours deux des six Gourdou-Lesseurre GL.832HY.

Si la situation n’évolue pas durant l’année 1942, l’année 1943 est marquée par l’augmentation du nombre d’hydravions qui passe à 28 hydravions (26 Dewoitine HD-731 et 2 Gourdou-Lesseure GL.832HY pour le Primauguet).

Un an plus tard, le 31 décembre 1944, le GH-MED n’aligne plus «que» 24 Dewoitine HD-731 répartis par paires entre les cuirassés Dunkerque Strasbourg Richelieu et Clemenceau, les croiseurs lourds Algérie Suffren Dupleix Saint Louis et Henri IV ainsi que les croiseurs légers De Grasse Chateaurenault et Guichen.

La mise en service en 1945 du cuirassé Alsace et celle du Provence (après reconstruction) permet au GH-MED d’ajouter à sa flotte quatre Dewoitine HD-731 portant le nombre de ces hydravions d’observation à vingt-huit.

Le fait qu’un seul modèle d’hydravion équipe le GH-MED favorise le soutien logistique et la mutualisation des moyens notamment d’entretien.

Le 31 décembre 1946, le Groupement d’Hydraviation de la Méditerranée (GH-MED) dispose de vingt-six hydravions d’observation Dewoitine HD-731 répartis repartis entre les cuirassés Richelieu Clemenceau Alsace et Provence, les croiseurs lourds Suffren Dupleix Algérie Saint Louis Henri IV Charlemagne ainsi que les croiseurs légers De Grasse Chateaurenault Guichen.

Cette réduction s’explique par le départ à Mers-El-Kébir des croiseurs de bataille Dunkerque et Strasbourg (soit quatre hydravions de moins) et la mise en service du croiseur lourd Charlemagne soit l’arrivée de deux hydravions type HD.731.

L’année 1947 voit l’arrivée au sein du GH-MED de deux nouveaux Dewoitine HD-731, ceux du cuirassé Flandre admis au service actif le 7 décembre 1947 et formant la 5ème division de ligne avec son sister-ship Alsace.

Ce GH-MED est subdivisé à partir du 1er juin 1948 en trois groupes : HS-1 pour les cuirassés (10 appareils), HS-2 pour les croiseurs lourds (12 appareils) et HS-3 pour les croiseurs légers (6 appareils), ces groupements étant purement informels pour favoriser entretien et administration puisqu’en mer les détachements avia font partie de l’équipage du navire et dépendent du commandant du bâtiment.

Au 31 août 1948, le GH-MED dispose toujours de 28 Dewoitine HD-731. En comptant le taux d’attrition, ce sont 34 appareils qui ont été utilisés.

Groupement d’Hydraviation d’Afrique du Nord (GH-AFN)

Ce groupement regroupe les hydravions basés comme son nom l’indique en Afrique du Nord. En septembre 1939, il dispose de huit hydravions d’observation Loire 130 et deux Gourdou-Lesseure GL.832HY, deux étant basés à Arzew quand ils ne sont pas embarqués par le cuirassé Lorraine et huit à Karouba quand ils ne sont pas embarqués sur les croiseurs légers Emile Bertin (2 GL.832HY) La Galissonnière Jean de Vienne et La Marseillaise (six Loire 130).

En septembre 1940, la réorganisation réduit le nombre d’hydravions à huit, le cuirassé Lorraine et ses deux Loire 130 ralliant Toulon et la 2ème Escadre ce qui ne laisse que six Loire 130 et deux Gourdou-Lesseure GL.832HY regroupés à Karouba quand les navires sont à quai à Bizerte.

Le 10 mars 1943, le cuirassé Bretagne est remis en service au sein de la 4ème Escadre. Il dispose de deux Dewoitine HD-731 qui sont basés à Arzew quand le cuirassé reconstruit est à quai. Cela porte le nombre d’hydravions du GH-AFN à dix appareils.

Il faut attendre l’automne 1945 pour assister à un changement avec le remplacement des Loire 130 et des GL.832HY des croiseurs de la 6ème EL par huit Dewoitine HD-731 tandis qu’à Arzew, les deux HD.731 du Bretagne sont rejoints par deux appareils du même type qui embarquent à bord du croiseur léger Latouche-Tréville.

L’année 1946 marque un tournant pour le GH-AFN. En effet, le nombre d’hydravions devient plus important à Arzew qu’à Karouba. L’hydrobase tunisienne abrite ainsi huit hydravions Dewoitine HD.731 destinés aux quatre croiseurs légers de la 6ème Escadre Légère alors que l’hydrobase algérienne dispose désormais de dix Dewoitine HD.731.

Aux quatre déjà présents (cuirassé Bretagne et croiseur léger Latouche-Treville) s’ajoute ceux du croiseur léger Gambetta mis en service en juillet 1946 et ceux des croiseurs de bataille Dunkerque et Strasbourg qui quittent Toulon pour Mers-El-Kébir, la 2ème Escadre pour la 4ème.

Cela entraine la création d’une escadrille des hydravions de Tunisie (EHT) et d’une escadrille des hydravions d’Algérie (EHA).

Ce déséquilibre s’accentue au cours de l’année 1947. L’EHT reste bloquée à huit Dewoitine HD-731 pour les croiseurs légers Emile Bertin  La Galissonnière Jean de Vienne et La Marseillaise alors que l’EHA passe à quatorze hydravions du même modèle pour les cuirassés Bretagne et Jean Bart, les croiseurs de bataille Dunkerque et Strasbourg ainsi que les croiseurs légers Latouche Treville, Gambetta et Condé. Conséquence logique : le 1er septembre 1947, le QG du GH-AFN est transféré de Karouba à Arzew.

Au 31 août 1948, le Groupement d’Hydraviation d’Afrique du Nord (GH-AFN) dispose de 24 Dewoitine HD-731, l’EHA ayant reçut deux autres appareils, ceux du cuirassé Bourgogne (classe Alsace).

Au total, en comptant les appareils réformés pour usure et ceux perdus par accident, le GH-AFN à utilisé 30 Dewoitine HD-731.

17-Aviation navale (8)

1er janvier au 31 août 1948

Dewoitine HD-731

Dewoitine HD-731

Groupement d’hydraviation de la Méditerranée : Au 31 août 1948, le GH-Med dispose de 28 Dewoitine HD-731 chargés de la reconnaissance, de l’observation, du réglage du tir et de la lutte ASM en liaison avec les escorteurs.

Ces hydravions sont répartis entre les cuirassés Richelieu Clemenceau Alsace Flandre Provence, les croiseurs lourds Suffren Dupleix Algérie Saint Louis Henri IV Charlemagne et les croiseurs légers De Grasse Chateaurenault et Guichen à raison de deux exemplaires par navire.

Ce GH-MED est subdivisé à partir du 1er juin en trois groupes : HS-1 pour les cuirassés (10 appareils), HS-2 pour les croiseurs lourds (12 appareils) et HS-3 pour les croiseurs légers (6 appareils), ces groupements étant purement informels pour favoriser entretien et administration puisqu’en mer les détachements avia font partie de l’équipage du navire et dépendent du commandant du bâtiment.

Au 5 septembre 1948, l’Aviation Navale dispose de 1358 appareils (574 hydravions, 760 avions et 12 autogires)

1er janvier au 31 août 1948

Groupement d’hydraviation de la Méditerranée : Au 31 août 1948, le GH-Med dispose de 28 Dewoitine HD-731 chargés de la reconnaissance, de l’observation, du réglage du tir et de la lutte ASM en liaison avec les escorteurs.

Ces hydravions sont répartis entre les cuirassés Richelieu Clemenceau Alsace Flandre Provence, les croiseurs lourds Suffren Dupleix Algérie Saint Louis Henri IV Charlemagne et les croiseurs légers De Grasse Chateaurenault et Guichen à raison de deux exemplaires par navire.

Ce GH-MED est subdivisé à partir du 1er juin en trois groupes : HS-1 pour les cuirassés (10 appareils), HS-2 pour les croiseurs lourds (12 appareils) et HS-3 pour les croiseurs légers (6 appareils), ces groupements étant purement informels pour favoriser entretien et administration puisqu’en mer les détachements avia font partie de l’équipage du navire et dépendent du commandant du bâtiment.

Au 5 septembre 1948, l’Aviation Navale dispose de 1358 appareils (574 hydravions, 760 avions et 12 autogyres)