Dominions (40) Afrique du Sud (5)

LA ROYAL SOUTH AFRICAN NAVY

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Drapeau de la RSAN

Histoire

Le 15 novembre 1921 voit le jour le South African Naval Service, un corps naval destiné à l’Afrique du Sud pour des missions que nous qualifierons aujourd’hui de paramilitaires. Ce n’est pas la première fois que l’Afrique du Sud voit la création d’une «marine».

En effet en 1885 à été créé le Natal Naval Volunteers suivit vingt ans plus tard du Cape Naval Volunteers. Ces deux entités fusionnent le 1er juillet 1913 pour donner naissance à la South African Division of the Royal Naval Volunteer Reserve [RNVR (SA)].

Durant le premier conflit, 412 sud-africains participent au premier conflit mondial, 164 au sein de la Royal Navy et 248 sur la base navale de Simonstown, une base stratégique pour les alliés.

Trois navires servent au sein du SANS, un navire hydrographique le HMSAS Protea et deux chalutiers dragueurs de mines (trawler minesweeper), les HMSAS Sonneblom et Immortelle. Ces navires sont rendus en 1933/34 en raison de coupes budgétaires drastiques imposées par les conséquences de la Grande Dépression.

En septembre 1939, le SANS est virtuellement inexistant avec six hommes et bien entendu aucun navire. Le déclenchement de la guerre de Pologne entraîne un projet de revitalisation du SANS mais ce projet ne voit pas le jour avant la fin du conflit à la mi-décembre 1939.

Une commission dirigée par le contre-amiral Guy Hallifax, un officier de la Royal Navy retraité et installé en Afrique du Sud propose que le SANS deviennent une véritable marine capable de défendre le pays avec ou sans le concours de la Royal Navy.

La South African Naval Commission (SANC) travaille de novembre 1939 à mars 1940. Elle publie ses recommandations en septembre 1940 qui prévoit un projet ambitieux avec un croiseur léger, quatre destroyers, six corvettes, des vedettes lance-torpilles, un pétrolier, un cargo et des hydravions de patrouille maritime.

Ce projet est ambitieux, trop même pour l’Afrique du Sud. Le rapport fait même scandale car il suggère de ne pas réserver les rangs d’une marine sud-africaine aux blancs. Ce rapport est donc enterré et le contre-amiral Hallifax écarté de toute fonction. Menacé par des afrikaners extrémistes, il finira par quitter le pays pour l’Australie.

L’échec cuisant du rapport Hallifax ne dissuade pas le gouvernement de Pretoria de revitaliser le famélique SANS qui en 1941 aligne une soixantaine d’officiers, d’officiers mariniers et de matelots qui sont détachés au sein de la Royal Navy pour des tâches administratives, de recherche et de prospection.

Les effectifs augmentent peu à peu passant à 180 hommes en 1942 et 640 hommes en 1943 mais toujours sans aucun navire. Outre des tâches de bureau, les hommes du South African Naval Service assurent des tâches logistiques à la base navale de Simonstown et arment des pièces de défense côtière pour protéger le littoral sud-africain.

En mars 1944, un rapport précise que les côtes sud-africaines sont défendues par six batteries, deux défendant Simonstown avec chacune deux canons de 120mm, deux défendant Durban avec chacune deux canons de 152mm et deux Port Elizabeth avec deux canons de 120mm chacune.

La Royal South African Navy (RSAN) est officiellement créée le 17 juin 1945 au cours d’une cérémonie organisée à Simonstown. Outre le personnel du SANS, s’ajoute des réservistes de la division sud-africaine du RNVR mais aussi des sud-africains qui servaient au sein de la RN et qui ont obtenu l’autorisation de rejoindre une nouvelle marine.

Tout reste cependant à faire, personne ne le nie. Il faut entraîner du personnel pour armer des navires modernes. Quatre chalutiers-dragueurs sont acquis auprès d’armateurs privés. Ces navires sont baptisés Trawler n°1 à n°4. Il s’agissait de navires de 150 tonnes, pouvant naviguer à 10 nœuds avec pour armement un canon de 102mm, deux canons de 20mm, deux mitrailleuses de 7.7mm, des charges de profondeur et un équipement de dragage de mines mécanique.

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Un sloop classe Grimsby

Parallèlement des installations terrestres sont aménagées à Simonstown, des installations distinctes de celles de la Royal Navy qui déployait avant guerre deux sloops (HMS Londonderry et HMS Auckland de classe Grimsby et Egret respectivement), deux vedettes anti-sous-marines et deux canonnières.

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HMS Wakeful

Le 4 septembre 1947, deux vieux destroyers de la Royal Navy sont transférées à la marine sud-africaine, les HMS Wakeful et Wryneck. Ces deux destroyers appartenaient au type V&W mis en service à la fin du premier conflit mondial.

Ces navires devenus les HMSAS Wakeful et Wryneck doivent initialement servir pour l’entrainement des marins destinés à servir sur des navires plus modernes. Ces deux destroyers qui venaient de Devonport (18th Destroyer Flottilla) subissent une remise en état complète avant leur transfert à leurs nouveaux propriétaires.

Outre une remise en état complète, les deux destroyers voient leur armement modifié avec deux canons de 120mm, un canon antiaérien de 3 pouces (76.2mm), quatre canons de 20mm Oerlikon, une plate-forme triple lance-torpilles de 533mm et des charges de profondeur.

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HMS Brecon (L-76)

En septembre 1948, trois jours avant le début du second conflit mondial, l’Afrique du Sud passe commande de quatre destroyers légers type Hunt IV. Un tel délai (un an) s’explique par les hésitations sur les navires à commander.

A ces quatre navires commandés le 2 septembre 1948 vont s’ajouter à l’automne 1948 la commande de deux destroyers type S, de seize vedettes lance-torpilles, d’un pétrolier, d’un ravitailleur et d’hydravions Consolidated PBY Catalina.

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Consolidated Catalina britannique approchant de l’île de Malte

Finalement les quatre destroyers type Hunt IV sont quatre unités initialement commandées par la Royal Navy et que cette dernière va rétrocéder à la marine sud-africaine. Ces navires vont être mis en service fin 1949/début 1950 pour relever les deux destroyers type V&W usés par des patrouilles intensives.

A noter que dès le début du conflit, Londres soucieux de s’attirer les bonnes grâces de Pretoria avait placé sous les ordres de la RSAN les moyens britanniques déployés à Simonstown.

Ces navires vont mener des patrouilles de sécurité pour couvrir le passage entre l’Océan Atlantique et l’Océan Indien.

D’autres moyens vont être déployés depuis Simonstown notamment des sous-marins et de plus grosses unités qui trouvaient là un point d’appui pour se ravitailler sans compter des escales de repos pour l’équipage.

Les quatre destroyers légers type Hunt IV sont baptisés du nom de batailles de l’histoire sud-africaine, deux de la deuxième guerre anglo-boer et deux des guerres zoulous.

Le HMSAS Magersfontein est mis en service en octobre 1949 arrivant avec un convoi venu de Liverpool via Brest, Gibraltar, Casablanca, Dakar, Freetown et Pointe-Noire en compagnie Stormberg mis en service en même temps que le premier.

A ces deux navires portant des noms de bataille de la deuxième guerre anglo-boer s’ajoutent les HMSAS Kambula et Ulundi, deux victoires britanniques lors de la guerre anglo-zoulou. Ces navires sont mis en service en février 1950, arrivant eux aussi en escorte d’un convoi venu de Liverpool.

L’arrivée de ces quatre destroyers légers permet le retrait du service actif des vieux destroyers transférés par la Royal Navy en septembre 1947. Ces deux navires sont ramenés à Simonstown où privés de leur armement sont transformés en ponton-caserne (Wryneck) et ponton-atelier (Wakeful).

Les quatre destroyers type Hunt IV sont renforcés par l’acquisition de deux destroyers type S. A la différence des canadiens qui récupèrent des destroyers commandés par la Navy, les deux type S destinés aux Antipodes sont construits spécifiquement pour la marine sud-africaine.

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HMS Swift (G-46)

Baptisés Transvaal et Natal, ces deux navires sont mis en service en juin 1950. Ils vont opérer en compagnie des Hunt IV pour des couvertures de convois en renfort des escortes des convois proprement dits même si parfois certains navires sud-africains se rendaient jusqu’en Inde ou jusqu’à Freetown.

Seize vedettes lance-torpilles sont également commandées. Initialement elles devaient être construites en Grande-Bretagne mais devant la surcharge des chantiers prévus, l’Afrique du Sud s’est lancée dans une construction indigène.

La firme britannique Thornycroft à vendu une licence de fabrication pour un modèle de vedette inspiré de la série Fairmile mais plus robuste. Un petit chantier naval est installé près de Durban en mars 1949. Les seize vedettes sont construites à l’automne 1949 et au printemps 1950.

Déplaçant 95 tonnes et pouvant filet à 40 nœuds, elles étaient armées d’un canon de 40mm Bofors, de deux canons de 20mm Oerlikon et de quatre torpilles de 533mm. Elles ne portent pas de nom mais deux lettres SV signifiant Ster Vinnig pour «vedette rapide» en afrikaan suivit d’un numéro (1 à 16).

Le pétrolier destiné à ravitailler ces navires est un pétrolier d’une compagnie marchande sud-africaine.

Le Louis Botha à été mis sur cale à Belfast en septembre 1947 lancé en août 1948 et mis en service en novembre 1948. La RFA tente de le récupérer mais son armateur parvient à le faire racheter par la RSAN qui en échange cède son pétrolier sur cale à la Royal Fleet Auxiliary.

Il arrive en Afrique du Sud en janvier 1949 et va servir de ravitailleur au profit des navires de combat de la marine sud-africaine.

Le ravitailleur est lui construit dès l’origine pour la RSAN. Baptisé Drakensberg, il est mis sur cale en janvier 1949 lancé en septembre de la même année et mis en service en mai 1950. Il rallie l’Afrique du sud au début du mois de juillet.

En ce qui concerne l’aéronavale, seize Consolidated PBY-6 Catalina sont commandés en novembre 1948. Les appareils sont livrés entre mars et septembre 1949, formant deux unités, l’une stationnée au Cap pour couvrir l’Atlantique (squadron 11) et une seconde pour couvrir l’Océan Indien depuis Durban (squadron 13).

Ces hydravions sont rejoints au printemps 1949 par vingt-quatre Bristol Beaufort, des bombardiers-torpilleurs bimoteurs qui forment deux nouvelles unités, les squadrons 12 et 14 opérant essentiellement dans l’Océan Indien.

Après avoir couvert des convois allant venant par le cap de Bonne Espérance, la marine sud-africaine adopte une posture plus agressive au printemps 1950 en vue de l’opération GIDEON, la grande offensive alliée contre l’Africa Orientale Italiana (AOI) qui regroupe les territoires qui correspondent actuellement à l’Erythrée, l’Ethiopie et une partie de la Somalie.

Les vedettes lance-torpilles sont transportées dans le plus grand secret à Mombassa au Kenya pour opérer contre la Somalie italienne et notamment le port de Mogadiscio.

Le destroyer Transvaal et les destroyers légers Magersfontein et Ulundi rallient également la colonie britannique pour de futures opérations en compagnie de navires britanniques, français et mêmes belges.

Des Consolidated Catalina sont déployés à Diego-Suarez sur l’île de Madagascar tandis que des Bristol Beaufort sont déployés au Kenya.

Les unités de surface vont assurer le blocus des côtes de la Somalie italienne, coulant plusieurs navires marchands et de petites unités de surface. Sous la couverture de la chasse alliée (dont des unités sud-africaine), la petite escadre va également bombarder des cibles à terre.

La campagne terminée fin 1950, la marine sud-africaine va opérer dans des missions de traque contre les croiseurs auxiliaires allemands dans l’Océan Indien.

Elle va déployer l’essentiel de ses moyens depuis Aden sous l’autorité de la British Eastern Fleet qui ne put empêcher le déferlement japonais sur la Malaisie et Singapour pour ne citer que les colonies d’Insulinde.

Si plusieurs alertes sont envoyées, aucun croiseur auxiliaire allemand ne sera coulé par la marine sud-africaine qui va participer à l’été 1952 à l’opération VAMPYR, la reconquête de la Birmanie.

Les deux destroyers type S et les quatre destroyers type Hunt IV sont engagés en compagnie de huit vedettes lance-torpilles , ne laissant comme unités de combat en Afrique que les deux sloops, deux canonnières, deux vedettes anti-sous-marine et quatre vedettes lance-torpilles (quatre perdues lors de GIDEON).

La RSAN connait ses premières pertes. Le HMSAS Transvaal est coulé au large de Rangoon le 7 août 1952. Alors qu’il couvrait un raid mené par le 2nd South African, Royal Marines Bataillon, le navire est surpris par des bombardiers japonais. En dépit d’une DCA furieuse et de l’intervention de chasseurs britanniques, le destroyer est frappé par trois bombes. Cassé en trois, il coule si rapidement qu’une poignée de survivants seulement est récupérée.

Il est suivit une semaine plus tard par le HMSAS Ulundi qui est lui victime d’un sous-marin japonais qui place une torpille qui lui arrache la proue jusqu’au niveau de la pièce avant de 102mm. Alors que le navire allait être pris en remorque, une gigantesque explosion casse le navire en deux qui sombre rapidement ne laissant que fort peu de survivants.

Pour remplacer ces navires perdus, la marine britannique va céder à la marine sud-africaine,deux destroyers type W en achèvement en Grande-Bretagne en l’occurrence les Wessex et Whelp rebaptisés Transvaal et Rhodesia.

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Un destroyer type W

Ces navires arrivent à Aden en décembre 1952 où ils sont pris en charge par les marins sud-africains qui se retrouvent avec trois destroyers d’escadre (Natal, Transvaal ex-Wessex, Rhodesia ex-Whelp) et trois destroyers type Hunt IV (Magersfontein, Stormberg Kambula).

Cette petite escadre retourne en Afrique du Sud au printemps 1953 officiellement pour sécuriser les lignes de communication alliées en réalité pour calmer le mécontentement des afrikaners extrémistes qui ne supportaient pas de voir leurs navires combattre sous commandement britannique.

Jusqu’à la fin du conflit en Europe (avril 1954), la marine sud-africaine va escorter des convois et traquer les forceurs de blocus. Elle participe ensuite non pas aux opérations dans le Pacifique mais à l’opération GIDEON II, la mise en place d’une administration de transition dans l’ancienne AOI.

Le Transvaal accompagné du Magersfontein va escorter des transports déployant une brigade sud-africaine. Cette brigade la 1st Mobile Brigade va opérer en Somalie italienne et ce jusqu’en 1960 quand la Somalie italienne et le Somaliland sont réunis pour former la République de Somalie.

Sur les seize vedettes lance-torpilles construites à Durban, quatre sont perdues lors de l’opération GIDEON et quatre autres lors de l’opération VAMPYR réduisant la flotte à huit unités. Le nombre remonte à seize puis est porté à vingt-quatre par des constructions complémentaires.

Sur ces vingt-quatre vedettes seulement seize sont lance-torpilles, quatre en canonnière et quatre vedettes de transport et de combat.

Ces vedettes vont opérer d’abord dans le Golfe d’Aden contre les italiens puis dans le Golfe du Bengale contre les japonais.

Si le Louis Botha survit au conflit, le Drakensberg est torpillé par un U-Boot lors d’un transit entre Aden et Rangoon fin mars 1952.

A la fin du conflit en septembre 1954, la Royal South African Navy dispose de trois destroyers, trois destroyers légers, douze vedettes, deux sloops et un pétrolier.

Durant le conflit deux bataillons d’infanterie de marine sont mis sur pied, les 1st et 2nd South African Royal Marines Bataillon.

Organisés en un état-major, une compagnie de commandement et de soutien, une compagnie d’armes lourdes et trois compagnies d’infanterie, ces deux bataillons vont opérer sur des fronts très éloignés.

Le 1er bataillon rallie l’Egypte dès septembre 1949 pour mener des raids contre le Dodécanèse et ainsi garder les italiens sous pression en attendant une opération d’ampleur. Elle opère comme une unité commando, frappant vite et fort.

Le Dodécanèse occupé par les alliés (et officiellement cédé à la Grèce), le bataillon rallie la Crète puis le Péloponnèse en menant toujours des raids commandos mais aussi des missions d’aide à la résistance (entrainement, encadrement et conseils) en Grèce occupée. L’unité participe également à des raids en Italie.

Le conflit terminé en Europe, le bataillon rentre en Afrique du Sud où il est dissous en mars 1955 tout comme le 2ème bataillon. Ce 2ème bataillon opère lui en Afrique orientale italienne lors de l’opération GIDEON puis en Asie du Sud-Est notamment en Birmanie lors de l’opération VAMPYR.

L’unité contrairement au reste de le marine sud-africaine reste déployée dans la région, effectuant des opérations coup de poing en Malaisie et même à Singapour, sabotant des navires japonais, détruisant des pièces d’artillerie de défense côtière.

Ils participent à l’opération OVERLORD (offensive en direction de la Thaïlande et de la Cochinchine mars-octobre 1953) puis à l’opération ZIPPER (libération de la Malaisie, de Singapour et des Indes Néerlandaises (novembre 1953-août 1954). Le bataillon rentre en Afrique du Sud puis est dissous en mars 1955. Il faudra attendre 1970 pour que des unités de Marines soient recréées.

Des plans ambitieux de croissance de la marine sud-africaine sont envisagés mais n’aboutiront pas faute de moyens financiers mais aussi également humains, la RSAN refusant de casser la «barrière des races» en offrant à des noirs et des métis compétents des postes à responsabilité au sein de la marine. Jusqu’à la fin de l’apartheid, la marine restera une arme quasi-exclusivement blanche à la différence d’autres armées plus ouvertes (même si tout est relatif).

Les trois destroyers d’escadre vont rester en service jusqu’à la fin des années soixante après avoir été modernisés à plusieurs reprises avec de nouveaux radars, un nouveau sonar, une DCA plus moderne, un armement plus orienté ASM que ASF.

Ils vont être remplacés par des frégates de conception et de fabrication britannique, quatre unités de classe President (President Kruger, President Steyn,President Pretorius, President Smuts) qui vont également remplacer les trois destroyers type Hunt IV désarmés en 1959 (Mogersfontein), en 1961 (Stormberg) et 1963 (Kambula).

Les vedettes qu’elles soient lance-torpilles ou non seront remplacés par seize vedettes lance-torpilles de conception et de fabrication nationale, des vedettes de 150 tonnes filant à 35 nœuds avec pour armement deux canons de 40mm Bofors, deux canons de 20mm Oerlikon, deux mitrailleuses de 12.7mm et quatre tubes lance-torpilles de 533mm.

A la fin des années soixante, une partie de ces vedettes sont modernisées et transformées en vedettes lance-missiles avec une tourelle simple de 57mm à l’avant, quatre missiles surface-surface et une tourelle double de 35mm.

Le Louis Botha est remplacé par un pétrolier de conception et de fabrication américaine, un pétrolier baptisé Pretoria mis en service en 1970 tandis qu’un transport/ravitailleur rapide baptisé Drakensberg est mis en service en 1965.

Martin PBM Mariner 4

Martin PBM Mariner

En ce qui concerne l’aéronavale, les Consolidated Catalina sont remplacés en 1962 par des Martin PBM-6 Mariner ayant appartenus à l’aéronavale américaine tandis que les Bristol Beaumont sont remplacés par des Lockheed Neptune.

Grande-Bretagne (47) Navires légers (3)

Sloops classe Egret
Les trois sloops de classe Egret sont une version élargie des Bittern que nous venons de voir avec un affût double de 4 pouces supplémentaires, annonçant les sloops de classe Black Swan.

HMS Auckland

HMS Auckland

-Le HMS Auckland (ex-Heron) (L61) est mis sur cale aux chantiers navals William Denny & Brothers de Dumbarton le 16 juin 1937 lancé le 30 juin 1938 et mis en service le 16 novembre 1938.
A l’origine, il était prévu qu’il serve en Nouvelle-Zélande comme navire auxiliaire désarmé mais en raison de la dégradation de la situation internationale, il est achevé en sloop de guerre (sloop-of-war) et déployé à Simonstown durant toute sa carrière qui n’est pas achevée en septembre 1948.
Le 5 de ce mois, il est à quai et appareille le lendemain pour une première patrouille anti-sous-marine et anti-raider.

HMS Egret

HMS Egret

-Le HMS Egret (L75) est mis sur cale aux chantiers navals J. Samuel White de Cowes le 21 juillet 1937  et mis en service le 11 novembre 1938.
Déployé en mer Rouge à sa mise en service, il participe dans l’Océan Indien à la guerre de Pologne, surveillant la navigation dans la région de Lourenço Marques (Mozambique actuel et à l’époque colonie portugaise) pour pouvoir intercepter des navires allemands tentant de rallier l’Europe.
En novembre 1939, il rallie l’Europe en profitant de l’escorte d’un convoi entre Freetown et Liverpool. La guerre s’achevant le 15 décembre 1939, sa participation européenne à ce conflit est donc limitée.
Il reste déployé dans les eaux métropolitaines jusqu’en juin 1945 quand il rallie la nouvelle India Station pour couvrir la partie orientale de l’Océan Indien et notamment protéger les pétroliers ramenant en Europe le pétrole irakien et iranien.
Le 5 septembre 1948, il était à la mer en compagnie de trois pétroliers ayant quitté l’Irak à destination d’Alexandrie.
-Le HMS Pelican (L86) est mis sur cale aux chantiers navals John I. Thornycroft Company de Woolston le 7 septembre 1937 lancé le 12 septembre 1938 et mis en service le 2 mars 1939.
Initialement, il devait être déployé dans les Antilles (West Indies) mais la situation se dégradant en Europe, il reste déployé dans les eaux métropolitaines au sein du Fishery Protection Squadron, mission qu’il va assurer jusqu’en septembre 1948 quand il va mener des missions plus militaires notamment l’escorte de convois contre les sous-marins allemands.

Caractéristiques Techniques des sloops de classe Egret

Déplacement : standard 1200 tons

Dimensions : longueur 84m largeur : nc tirant d’eau : nc

Propulsion : deux turbines à engrenages chaudières à vapeur dévellopant 3600ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 19.25 noeuds

Armement : huit canons de 102mm (4 pouces) en quatre affûts doubles, un affût quadruple de 12.7mm Vickers et des grenades ASM

En septembre 1948, il se compose de huit canons de 102mm en quatre affûts doubles (deux avant deux arrières), huit canons de 20mm Oerlikon et trente-six grenades ASM.Equipage : 188 officiers et marins

Sloops classe Black Swan et Improved Black Swan

Avant-propos

Les vingt-quatre sloops de classe Black Swan symbolisent à eux seuls le sloop-of-war, le sloop de guerre, le serviteur de l’ombre, protecteur des convois en compagnie des corvettes et des frégates contre les meutes de sous-marins mais également contre les avions et les vedettes lance-torpilles.

Si les corvettes et les frégates sont davantage tournées vers la lutte anti-sous-marine, les sloops de classe Black Swan ont un armement antiaérien particulièrement développé avec notamment six canons de 4 pouces en affûts doubles.

Huit navires sont commandés dans le cadre du programme de 1937, formant la classe Black Swan stricto sensu. Seize autres navires formant la classe Improved Black Swan sont commandés en mars 1941 et mis en service en 1943/44.

Outre la Royal Navy, la Royal Indian Navy va commander quatre Black Swan qui furent suivis de deux Improved Black Swan.

En septembre 1948, la Royal Navy aligne vingt-quatre Black Swan répartis en quatre Anti-Submarine Flottilla stationnée au sein de la Home Fleet tandis que les six Black Swan de la marine indienne sont déployés dans l’Océan Indien.

Carrière opérationnelle (1) Black Swan de la Royal Navy

HMS Flamingo

HMS Flamingo

-Le HMS Flamingo (L18/U18) est mis sur cale aux chantiers navals Yarrow de Scotsoun le 26 mai 1938 lancé le 18 avril 1939 et mis en service le 3 novembre 1939.

Affecté à la 1st Anti-Submarine Flottilla, il est stationné à Devonport pour couvrir les Western Approaches en compagnie de cinq de ses sister-ship (qu’ils s’agissent de Black Swan ou d’Improved Black Swan).

Victime d’un incendie à Devonport le 14 août 1948 (trois morts), le navire est immobilisé pour réparations quand éclate le second conflit mondial.

HMS Black Swan

HMS Black Swan

-Le HMS Black Swan (L57/U57) est mis sur cale le 20 juin 1938 lancé le 7 juillet 1939 et mis en service le 14 mars 1940.

Affecté à la 2nd Anti-Submarine Flottilla, il est stationné à Faslane en compagnie de six autres sloops et le 5 septembre 1948, il est à la mer pour couvrir un convoi venu de Freetown.

-Le HMS Erne (U03) est mis sur cale aux chantiers navals Furness Shipbuiding de Haverton Hill-on-Tees le 22 septembre 1939 lancé le 5 août 1940 et mis en service le 26 avril 1941.

Affecté à la 1st Anti-Submarine Flottilla, l’Erne était le 5 septembre 1948 à la mer pour entrainement. A l’annonce du déclenchement de l’opération Weserübung, l’entrainement est annulé et le sloop rallie Devonport pour se ravitailler en carburants, vivres et munitions et se tenir prêt à appareiller le plus rapidement possible pour une escorte ou une patrouille de surveillance.

HMS Ibis

HMS Ibis

-Le HMS Ibis (U99) est mis sur cale aux chantiers navals Furness Shipbuiding de Haverton Hill-on-Tees le 22 septembre 1939 lancé le 28 novembre 1940 et mis en service le 30 août 1941.

Affecté à la 2nd Anti-Submarine Flottilla de Faslane, le quatrième sloop de classe Black Swan était le 5 septembre 1948 immobilisé pour un grand carénage qui ne devait normalement s’achever que le 27 octobre 1948 mais avec le conflit, les travaux sont être accélérés pour permettre au navire d’être disponible le plus rapidement possible.

-Le HMS Whimbrel (U29) est mis sur cale aux chantiers navals Yarrow de Scotsoun le 31 octobre 1941 lancé le 15 septembre 1942 et mis en service le 4 mars 1943.

Affecté à la 3rd Anti-Submarine Flottilla stationnée à Harwich, le cinquième sloop de classe Black Swan était à quai le 5 septembre 1948.

-Le HMS Wild Goose (U45) est mis sur cale aux chantiers navals Yarrow de Scotsoun le 28 janvier 1942 lancé le 21 octobre 1942 et mis en service le 25 mars 1943.

Affecté à la 4th Anti-Submarine Flottilla stationnée à Devonport, le sixième Black Swan était à la mer pour un entrainement, entrainement interrompu le 5 septembre 1948 pour permettre au navire de se ravitailler en munitions et en carburant.

-Le HMS Woodpecker (U08) est mis sur cale aux chantiers navals William Denny Shipbuilding de Dunbarton le 23 février 1941 lancé le 29 juin 1942 et mis en service le 14 décembre 1942.

Affecté à la 3rd Anti-Submarine Flottilla, le septième sloop était immobilisé pour un petit carénage, ne devant être disponible qu’à la mi-septembre.

HMS Wren

HMS Wren

-Le HMS Wren (U28) est mis sur cale aux chantiers navals William Denny Shipbuilding de Dunbarton le 27 février 1941 lancé le 11 août 1942 et mis en service le 4 mars 1943.

Affecté à la 4th Anti-Submarine Flottilla, le huitième et dernier sloop de classe Black Swan était à quai quand éclate le second conflit mondial.

Carrière opérationnelle (2) : Royal Indian Navy

Pour équiper la marine royale indienne, deux sloops de classe Black Swan sont commandés dans le cadre du programme de 1939 suivis de deux autres dans le programme 1940 et des deux derniers dans le cadre du programme 1941 qui furent finalement construits selon le modèle Improved Black Swan.

-Le HMIS Sutlej (U95) est mis sur cale aux chantiers navals William Denny Shipbuilding de Dunbarton le 4 janvier 1940 lancé le 1Er octobre 1940 et mis en service le 7 mai 1941.

HMIS Jumma

HMIS Jumma

-Le HMIS Jumma (U21) est mis sur cale aux chantiers navals William Denny Shipbuilding de Dunbarton le 28 février 1940 lancé le 4 décembre 1940 et mis en service le 2 juin 1941.

-Le HMIS Narbada (U40) est mis sur cale aux chantiers navals John I. Thornycroft de Woolston le 30 août 1941 lancé le 21 novembre 1942 et mis en service le 15 mai 1943.

-Le HMIS Godavari (U52) est mis sur cale aux chantiers navals John I. Thornycroft de Woolston le 30 octobre 1941 lancé le 21 janvier 1943 et mis en service le 12 juillet 1943.

En compagnie des deux Improved Black Swan (voir ci-après) , les quatre Black Swan de la marine royale indienne sont basés à Bombay pour protéger l’Océan Indien.

Carrière opérationnelle (3) : Improved Black Swan Royal Navy

En janvier 1941, seize nouveaux sloops sont commandés. Tirant la leçon des premiers essais, les nouveaux navires sont allongés et élargis pour améliorer la stabilité du navire et permettre si nécessaire d’augmenter la DCA légère ou d’embarquer des radars supplémentaires.

Huit autres navires auraient du être commandés en 1945 mais ce projet à été abandonné au profit de la commande de nouvelles frégates de classe River.

Ces seize navires vont compléter les 1st 2nd 3rd et 4th Anti-Submarine Flottilla déployés au sein de la Home Fleet.

HMS Chanticleer

HMS Chanticleer

-Le HMS Chanticleer (U05) est mis sur cale aux chantiers navals William Denny Shipbuilding de Dunbarton le 6 juin 1941 lancé le 24 septembre 1942 et mis en service le 29 mars 1943.

Affecté à la 1st Anti-Submarine Flottilla de Devonport, il était le 5 septembre 1948 à quai attendant la suite des événements.

-Le HMS Crane (U23) est mis sur cale aux chantiers navals William Denny Shipbuilding de Dunbarton le 13 juin 1941 lancé le 9 novembre 1942 et mis en service le 5 juin 1943.

Affecté à la 2nd Anti-Submarine Flottilla de Devonport, il est à la mer le 5 septembre 1948 pour couvrir un convoi venu de Freetown et se dirigeant vers Liverpool.

HMS Cygnet

HMS Cygnet

-Le HMS Cygnet (U38) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 30 août 1941 lancé le 28 juillet 1942 et mis en service le 15 décembre 1942.

Affecté à la 3rd Anti-Submarine Flottilla, le sloop était à quai le 5 septembre 1948.
-Le HMS Kitte (U87) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 25 septembre 1941 lancé le 5 novembre 1942 et mis en service le 12 avril 1943.

Affecté à la 4th Anti-Submarine Flottilla, le Kitte était le 5 septembre 1948 immobilisé pour entretien à flot de ses chaudières, de son artillerie principale et de ses radars.

HMS Lapwing

HMS Lapwing

-Le HMS Lapwing (U62) est mis sur cale aux chantiers navals Scotts Shipbuilding & Engineering Company de Greenock le 17 décembre 1941 lancé le 16 juillet 1943 et mis en service le 21 mars 1944.

Le 5 septembre 1948, il était à la mer pour entrainement. Cet entrainement est annulé, le navire ralliant son port d’attache pour se ravitailler.

-Le HMS Lark (U11) est mis sur cale aux chantiers navals Scotts Shipbuilding & Engineering Company de Greenock le 5 mai 1942 lancé le 17 septembre 1943 et mis en service le 2 mai 1944.

Affecté à la 2nd Anti-Submarine Flottilla, le Lark était le 5 septembre 1948 à quain attendant comme on dit la suite des événements.

HMS Magpie

HMS Magpie

-Le HMS Magpie (U82) est mis sur cale aux chantiers navals Thornycroft de Woolston le 30 décembre 1941 lancé le 12 avril 1943 et mis en service le 21 septembre 1943.

Le 5 septembre 1948, il était à la mer pour entrainement. Ayant encore des réserves en carburant et en munitions, le sloop reste à la mer, prêt à mener une opération de combat.

-Le HMS Peacock (U96) est mis sur cale aux chantiers navals Thornycroft de Woolston le 29 novembre 1942 lancé le 21 décembre 1943 et mis en service le 6 juin 1944.

Affecté à la 4th Anti-Submarine Flottilla, il était le 5 septembre 1948 à la mer pour la protection d’un convoi transmanche.

HMS Pheasant

HMS Pheasant

-Le HMS Pheasant (U49) est mis sur cale aux chantiers navals Yarrow de Scotsoun le 17 mars 1942 lancé le 4 janvier 1943 et mis en service le 7 juillet 1943.

Le 5 septembre 1948, le sloop était à quai à Devonport, mis en alerte pour renforcer une escorte pour mener une patrouille de chasse contre les U-Botte, l’Amirauté disposant de nombreux escorteurs et pouvant s’appuyer sur la Royale ayant décidé de se montrer bien plus agressive que neuf ans plus tôt où l’état des forces d’escorte n’était pas aussi bon qu’en septembre 1948.

-Le HMS Redpole (U69) est mis sur cale aux chantiers navals Yarrow de Scotsoun le 18 mai 1942 lancé le 5 avril 1943 et mis en service le 14 octobre 1943.

Affecté à la 2nd Anti-Submarine Flottilla, le sloop était à quai le 5 septembre 1948.

-Le HMS Snipe (U20) est mis sur cale aux chantiers navals William Denny de Dumbarton le 18 juin 1942 lancé le 4 septembre 1943 et mis en service le 14 juin 1944.

Affecté à la 3rd Anti-Submarine Flottilla, le Snipe était à quai quand éclate le second conflit mondial mais suite à la destruction d’un cargo naviguant isolément (c’était un cargo rapide _20 noeuds_ que l’on dispensa du convoi), il appareille dans l’après midi du 5 pour retrouver l’auteur de ce forfait qui avait causé la mort de 15 marins sur les 48 du cargo.

HMS Sparrow

HMS Sparrow

-Le HMS Sparrow (U71) est mis sur cale aux chantiers navals William Denny de Dumbarton le 25 juin 1942 lancé le 7 septembre 1943 et mis en service le 15 juin 1944.

Affecté à la 4th Anti-Submarine Flottilla, le Sparrow était à la mer pour protéger un convoi transmanche en compagnie de son sister-ship Peacock.

-Le HMS Starling (U66) est mis sur cale aux chantiers navals Fairfield Shipbuiding & Engineering de Govan le 21 octobre 1941 lancé le 14 octobre 1942 et mis en service le 17 juillet 1943.

Affecté à la 1st Anti-Submarine Flottilla, le Starling est engagé à partir du 5 septembre 1948 dans des patrouilles anti-sous-marines en Manche en liaison avec les avions et les hydravions de patrouille maritime du Coastal Command.

-Le HMS Woodcock (U90) est mis sur cale aux chantiers navals Fairfield Shipbuiding & Engineering de Govan le 21 octobre 1941 lancé le 26 novembre 1942 et mis en service le 7 août 1943.

Affecté à la 2nd Anti-Submarine Flottilla, le Woodcock était en entretien à flot quand éclate le second conflit mondial.

HMS Actaeon

HMS Actaeon

-Le HMS Actaeon (U07) est mis sur cale aux chantiers navals John I. Thornycroft de Woolston le 5 juillet 1942 lancé le 7 septembre 1943 et mis en service le 8 octobre 1944.

Affecté à la 3rd Anti-Submarine Flottilla, l’avant-dernier sloop de classe Black Swan était à quai le 5 septembre 1945. Il ne tarde pas à appareiller pour patrouiller au large des côtes irlandaises.

-Le HMS Amethyst (U16) est mis sur cale aux chantiers navals Alexander Stephen de Linthouse le 25 mars 1942 lancé le 7 mai 1943 et mis en service le 8 juillet 1944.

Affecté à la 4th Anti-Submarine Flottilla, il était immobilisé pour une avarie de propulsion quand éclate le second conflit mondial.

Carrière opérationnelle (4) : Improved Black Swan Royal Indian Navy

En plus des quatre Black Swan, la Royal Indian Navy va mettre en oeuvre deux Improved Black Swan basés à Bombay comme les autres Black Swan.

-Le HMIS Kistna (U46) est mis sur cale aux chantiers navals Yarrow de Scotsoun le 14 juillet 1942 lancé le 22 juin 1943 et mis en service le 7 février 1944.

-Le HMIS Cauvery (U10) est mis sur cale aux chantiers navals Yarrow de Scotsoun le 24 juillet 1942 lancé le 27 juin 1943 et mis en service le 17 février 1944.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 1250 tons (1350 tons pour les Improved Black Swan)

Dimensions : longueur 91.29m (94m pour les Improved) largeur 11.43m (11.73m pour les Improved) tirant d’eau 3.4m

Propulsion : turbines à engrenages alimentées en vapeur par des chaudières dévellopant 3600ch (4300ch pour les Modified) entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 19 noeuds (20 noeuds pour les Improved) distance franchissable 7500 miles nautiques à 12 noeuds

Armement : six canons de 102mm (4 pouces) en trois affûts doubles (deux avant “A” et “B” et un arrière “X”), un Pom-Pom quadruple, un affût quadruple de 12.7mm Vickers, douze canons de 20mm Oerlikon et des charges de profondeur (40 pour les Black Swan 110 pour les Improved Black Swan)

Equipage : 180 officiers et marins (192 officiers et marins pour les Improved Black Swan)