Pologne et Pays Neutres (54) Suisse (4)

Charles Pictet de Rochemont

Charles Pictet de Rochemont (Genève 21 septembre 1755 Genève 28 décembre 1824) est un agronome, diplôme et homme d’état suisse originaire du canton de Genève. C’est lui qui à négocié les frontières du canton de Genève et la reconnaissance du statut de neutralité permanente de la Suisse.

Il est le deuxième fils de Charles Pictet (1713-1792) dit de Cartigny et de Marine née Dunant. Il reçoit une solide formation humaniste au séminaire de Haldenstein, apprenant l’anglais, l’allemand et l’italien.

Son père ancien soldat au service des Provinces-Unies le destine à une carrière militaire et pour cela il rentre à l’âge de 20 ans avec le grade de sous-lieutenant, servant au sein du régiment de Diesbach et de la Compagnie Lullin de Châteauvieux.

Il prend son congé en 1785, rentre à Genève. Il épouse Adelaïde Sara de Rochemont l’année suivante, cette union donnant naissance à sept enfants [ Charles-René (1787-1856), Amédée (1789-1817), Amélie (1791-1872), Adolphe (1796-1797), Anne (1798-morte en bas âge), Adolphe (1799-1875), et Anna (1801-1882)].

En 1788 il entre au Conseil des Deux-Cents et en 1789 il reçoit le commandement d’un des quatre bataillons de la Milice bourgeoise. Il est élu auditeur de Justice en 1790 puis commande la Legion Genevoise ex-régiment des Volontaires en 1792. Il est élu la même année à l’Assemblée nationale genevoise. Il démissionne rapidement excédé des excès jacobins et se retire de la vie politique. Il s’initie à l’agronomie et à l’élevage de moutons mérinos en Suisse mais aussi en Russie. Avec ses frères Marc-Auguste et Frédéric-Guillaume il lance le période littéraire et scientifique Bibliothèque britannique.

La chute de Napoléon et la libération de Genève en 1813 par les autrichiens le remet sur le devant de la scène politique. Il rencontre le tsar, l’empereur d’Autriche et le roi de Prusse, les trois monarques convainquant Genève redevenue indépendante de rejoindre la Suisse. Rappelé à Genève en mars 1814 ill en devient le diplomate en chef. Il obtient le rattachement de Genève et de territoires supplémentaires ainsi que le statut de neutralité.

Après ces succès diplomatiques, il reprend ses activités agricoles à Lancy tout en continuant une carrière politique et de journaliste.

Frederic César De La Harpe

Frederic Cesar De La Harpe (Rolle 6 avril 1754 Lausanne 30 mars 1838) est un homme politique vaudois qui fût également précepteur du tsar Alexandre 1er de Russie.

Docteur en droit à l’université de Tübingen en 1774, il exerce comme avocat dans le pays de Vaud mais en 1782 il accepte le poste de précepteur de deux jeunes russes réalisant ce qu’on appelle le Grand Tour.

En 1784 Catherine II lui confie l’éducation de ses petits-fils Alexandre et Constantin. Il s’enthousiasme pour la révolution française. Il quitte la cour de Russie en 1795. Il espère le soutien de la France et est donc sidéré par l’invasion française de 1797.

Il reste à Paris et ne participe pas au gouvernement helvétique imposé par la France. Il quitte la Suisse en 1800 passe quelques mois en Russie puis s’établit en France et ne participe plus à la vie politique jusqu’à la chute de Napoléon 1er. Il s’établit à Lausanne, étant élu au Grand Conseil jusqu’en 1828 où il reste un libéral convaincu. Il meurt à Lausanne le 30 mars 1838.

Henri Dunant

Henri Dunant (Genève 8 mai 1828 Heiden 30 octobre 1910) est un homme d’affaire humaniste suisse considéré comme le fondateur du mouvement de la Croix-Rouge Internationale. Il est naturalisé français en avril 1859.

En juin 1859 il est aux premières loges de la bataille de Solferino. Le spectacle de milliers de blessés agonisant le choque profondément. Il publie en 1862 Un Souvenir de Solferino qui aboutira à la création du Comité international de secours aux militaires blessés qui devient en 1876 le comité international de la Croix-Rouge. La première convention de Genève est ratifiée en 1864 et en 1901 alors qu’il est âgé de 73 ans il reçoit le premier prix Nobel de la Paix en compagnie de Frédéric Passy.

Fils d’une famille de la petite bourgeoisie genevoise, il hérite de ses parents le goût pour l’aide aux plus pauvres, aux plus démunis et aux déclassés. Ces valeurs sont également inculquées à ses deux sœurs et ses deux frères cadets.

Sensible et profondément religieux, il fonde en 1852 le noyau de la Young Men’s Christian Association (YMCA). Après l’échec d’études au Collège de Genève, il travaille dans la banque tout en restant profondément attaché au social.

Il se lance dans les affaires et notamment dans plusieurs projets en Algérie et en Tunisie, deux possessions françaises. Il se heurte à l’inertie des autorités françaises ce qui explique surement pourquoi il prend la nationalité française en 1859.

C’est d’ailleurs pour cela qu’il se rend du côté de Solferino alors que l’empereur Napoléon III à pris la tête de ses armées et de celles du Piémont pour combattre les autrichiens et favoriser l’unité italienne. Il organise de son propre chef un service d’assistance aux blessés et aux morts laissés sur le champ de bataille.

Tout manque que ce soit le personnel ou les fournitures. Il aide aussi bien les français, les piémontais que les autrichiens et aux villageois qui s’en étonnent il dit simplement Tutti fratelli (Tous frères). Il obtient par exemple que les médecins autrichiens faits prisonniers puissent aider, il met en place des hôpitaux fait venir du matériel de Paris.

Profondément traumatisé, il publie Un souvenir de Solferino en 1862. Alors qu’on idéalise encore la guerre et les combats, Henri Dunnant montre la guerre dans toute son horreur, dans toute sa cruauté avec des soldats battus à mort, des blessés agonisant des heures.

Le livre est bien accueillit tout comme sa campagne de lobbying menée dans toute l’Europe pour convaincre les différents états de mettre sur pied un système neutre de soins de guerre.

Il s’agit également d’offrir l’immunité aux hôpitaux de campagne et aux infirmiers. Cette vision est très vite critiquée car vue comme irréalisable.

A l’issue d’une conférence diplomatique du 8 au 22 août, la première convention de Genève est signée par douze états le 22 août 1864. Au printemps 1865 l’empereur Napoléon III le décore de la légion d’honneur et en 1866 il participe aux cérémonies célébrant la victoire prussienne dans la guerre contre l’Autriche. Au cours de la parade, le drapeau blanc à croix rouge flotte aux côtés du drapeau prussien.

En 1867 suite à des déboires financiers il doit démissioner de son poste de secrétaire du comité avant d’en être exclu. On peut aussi y ajouter le fait que son rival Moynier à tout fait pour l’en exclure. Ayant la rancune tenace, l’ami Moynier fera tout pour empêcher une aide financière à l’initiateur de la croix rouge. L’année suivante en 1868 sa mère meurt.

Installé à Paris, il vit très modestement mais continue à croire en ses idées. Il milite ainsi pour le désarmement et l’installation d’une cour de justice internationale censée régler les conflits et ainsi aboutir à la fin des conflits. Inutile de préciser que cela restera un vœu pieux. Il milite également pour les droits des femmes et sème les graines qui aboutiront après le second conflit mondial à la création de l’UNESCO.

De 1874 à 1886 il vit misérablement seul errant en Europe entre Stuttgart, Rome, Corfou, Bâle et Karlsruhe. Il bénéficie de l’aide de quelques amis et de connaissances qui lui évite de sombrer totalement.

A partir de 1892 il s’installe à Heiden et encouragé par des amis (les Sonderegger) il commence à rédiger ses mémoires tout en devenant président d’honneur de la section de la Croix-Rouge d’Heiden. Un article publié en 1895 le fait redécouvrir par le monde et en 1901 comme nous l’avons vu il reçoit le premier prix Nobel de la Paix avec Frederic Passy.

Il meurt dans la soirée du 30 octobre 1910 deux mois après son ennemi Moynier. Il est enterré au cimetière de Sihlfeld de Zurich.

L’histoire à cependant rééquilibré les choses en estimant que l’idéalisme de Dunnant et le pragmatisme de Moynier ont été nécessaires pour mettre sur pied la Croix-Rouge et permettre son développement.

Ulrich Wille

Conrad Ulrich Sigmund Wille (Hambourg 5 avril 1848 Meilen 31 janvier 1925) est un militaire suisse d’origine allemande connu pour avoir été général de l’Armée Suisse durant le premier conflit mondial.

Très influencé par la culture martiale prussienne, il essaya de la faire infuser dans l’armée helvétique non sans mal.

Marié à Clara Grafin von Bismarck, nièce du chancelier de fer il eut une fille Renée et un fils prénommé Ulrich (1877-1959) et qui fût également militaire, terminant sa carrière comme commandant de corps, son orientation pro-nazie le disqualifiant au moment de choisir le général de l’armée suisse en septembre 1948.

Le 1er août 1914 la mobilisation générale de l’armée suisse est ordonnée et le 3 août il est élu par l’Assemblée fédérale général de l’Armée suisse (122 voix contre 63).

Son action fût particulièrement critiquée notamment par les romands qui lui reprochait son tropisme pro-allemand. Ce n’était pas une vue de l’esprit puisque le 20 juillet 1915 il proposa tout simplement que la Suisse entre en guerre aux côtés des Empires Centraux. Nul doute que si le Conseil Fédéral avait accepté le cours de la guerre en aurait été bouleversé à défaut peut être d’être totalement et complètement changé.

A cela s’ajoute l’affaire des colonels, une affaire qui avait vu deux colonels suisses transmettre à des diplomates allemands et austro-hongrois non seulement un journal confidentiel appelé la Gazette de l’état-major mais aussi des messages russes décodés par les cryptanalystes suisses. Wille ne prit qu’une sanction symbolique ce qui aggrava le fossé entre romands et alémaniques.

A la fin du conflit il dut gérer la pandémie de grippe espagnole et l’instabilité sociale qui fit craindre au général de l’armée suisse une potentielle révolte bolchévique.

Giuseppe Motta

FN Jost P 368, Bundesrat Giuseppe Motta, ca. 1930, Artist:

Giuseppe Motta (Airolo 29 décembre 1871 Berne 23 janvier 1940) est un avocat, notaire et homme politique suisse. Personnalité éminente du partici populaire catholique (parti conservateur populaire en 1912) il est conseiller national de 1899 à 1911, conseiller fédéral de 1912 à 1940, président de la Confédération en 1915, 1920, 1927, 1932 et 1937, président de l’Assemblée générale de la Société des Nations entre 1924 et 1925 mais aussi président d’honneur de la Conférence mondiale pour le désarmement en 1932.

Il occupe pendant sept ans (1er janvier 1912 au 31 janvier 1919) le département des finances et des douanes et surtout il est pendant vingt ans à la tête de la diplomatie helvétique, occupant la tête du département politique du 1er janvier 1920 à sa mort au début de l’année 1940 à tel point que certains on parlé d’ère Motta.

Henri Guisan

Henri Guisan (Mézières 21 octobre 1874 Pully 7 avril 1960) est un militaire suisse, général de l’armée suisse pendant la guerre de Pologne où son action durant le court conflit qui aurait dégénérer en guerre mondiale est unanimement saluée.

En septembre 1948 il est à nouveau solicité pour reprendre son rôle mais il décline en raison de son âge. Il reste cependant un conseiller écouté par le gouvernement et par son successeur le général d’armée suisse Welksdorf.

Fils d’un médecin, il obtient une maturité en lettres après avoir fréquenté le collège classique cantonal et le gymnase à Lausanne. À l’Université de Lausanne il s’inscrit d’abord en théologie puis en droit avant de choisir l’agronomie qu’il va étudier à Hohenheim et à Lyon.

Il fait son école de recrues (équivalent du service militaire) d’artillerie à Bière, devenant lieutenant en 1894. Il gravit les différents échelons jusqu’à devenir commandant de corps en 1932.

Désigné général de l’Armée Suisse le 30 août 1939 par 204 voix contre 21 il se met aussitôt au travail pour assurer la mobilisation, l’entrainement et l’équipement des unités sous son commandement. Il est déchargé de sa fonction de commandant en chef le 15 mars 1940 mais reste dans l’armée.

Conseiller écouté il propose le concept de réduit national à savoir un bastion dans l’arc alpin pour préserve l’indépendance suisse. Une convention militaire secrète est passée avec la France, convention rendue publique en 1949 ce qui suscitera les protestations de Berlin.

Cette convention prévoyait l’assistance de la France à la Suisse en cas d’invasion allemande ou italienne. Elle ne prévoyait pas en revanche l’aide suisse à la France ce qui explique qu’aucune unité hélvète ne s’est déployée pour aider la France à contrer l’invasion ennemie.

A la différence du général Wille il est apprécié et respecté par les différentes communautés de la Suisse. Voilà pourquoi Welksdorf va montrer ostensiblement qu’il rencontre régulièrement Guisant pour assurer les romands alors que ces derniers sont toujours méfiants dès qu’un alémanique devient commandant de l’armée suisse.

Il quitte le service actif le 5 mai 1954 et se retiré sur son domaine de Verte-Rive à Pully aux portes de Lausanne. C’est là qu’il meurt le 7 avril 1960. Il bénéficie d’obsèques nationales.

Il était marié à Mary Doelker (1875-1964) dont il eut deux enfants, Henri né le 13 février 1899, et Myriam née le 2 décembre 1900.

Pologne et Pays Neutres (52) Suisse (2)

HISTOIRE DE LA SUISSE

Chronologie

-100 (a.C) (v.) Les helvètes occupent le plateau suisse. Peuple d’origine germanique divisé en cinq tribus il cohabite sur le territoire actuel de la Suisse avec d’autres peuples germaniques.

-58 (a.C) : les helvètes qui cherchaient à migrer vers l’ouest de la Gaule sont battus par Cesar à la Bataille de Bibracte et refoulés.

-52 (a.C) : selon Jules Cesar les helvètes auraient envoyé des troupes pour soutenir Vercingetorix.

-43 (a.C) : fondation de la colonie d’Augusta Raurica près de l’actuelle ville de Bâle

-7 (a.C) : les rhètes dernier peuple indépendant de la Suisse sont soumis par Tibère

-260 (p.C) : les alamans pillent le territoire suisse

-401 : les villes de Nyon et d’Augusta Raurica sont abandonnées par les romains et leurs habitants suite à la poussée des tribus germaniques

-443 (v) : Arrivée des burgondes qui s’installent dans une région appelée Sapaudie (future Savoie). Ils font de Genève leur capitale

-534 : le roi burgonde Sigismond est vaincu par les francs qui installent sur le territoire burgonde les Alamans vaincus

-550 : conquête de la Rhétie par les francs

-843 : suite à la division de l’empire carolingien, la Suisse intègre le royaume de Francie médiane

-855 : suite à la dislocation du Royaume de Francie médiane l’actuel territoire de la Suisse intègre le royaume de Bourgogne

-1034 : le royaume de Bourgogne intègre le Saint Empire Romain Germanique

-1291 (1er août) : Pacte d’Alliance entre les cantons d’Uri, de Schwytz et de Nidwald. Considéré comme l’acte fondateur de la Suisse un peu comme on date traditionnellement l’acte de naissance de la France au baptême de Clovis en 496. Depuis 1899 c’est la fête nationale suisse.

-1307 (8 novembre) : Serment du Grütli, un événement semblable au précédent mais considéré aujourd’hui comme semi-légendaire.

Gravure représentant la Bataille de Morgarten

-1315 (15 novembre) : Bataille de Morgarten. Des suisses mettent en déroute les troupes habsbourgeoises.

-1315 (9 décembre) : Pacte de Brunnen 1ère utilisation du mot confédéré (Eidgenossen) interdiction aux cantons de s’associer à une puissance étrangère.

-1332-1481 : Processus de formation de la Confédération

-1370 (7 octobre) : Charte des Prêtres égalité de tous devant la justice rendue par des juges locaux

-1386 (9 juillet) : Bataille de Sempach victoire des cantons suisses contre les habsbourgs

-1388 (9 avril) : Bataille de Näfels victoire des cantons suisses contre les habsbourgs

-1393 (10 juillet) : Covenant de Sempach entre les huits cantons

-1422 (30 juin) Bataille d’Arbedo les confédérés suisses sont battus par les troupes du duché de Milan ce qui stoppe pour un temps l’impérialisme helvétique

-1474 : les confédérés s’allient à Louis XI pour contrer le puissant duc de Bourgogne Charles le Temeraire. Les suisses jouent un rôlé clé dans la défaite et la mort du Téméraire devant Nancy en 1477.

-1474 (25 octobre) au 1477 (5 janvier) : Guerres de Bourgogne

-Décembre 1498-Septembre 1499 : Guerre Souabe

-1499 (22 septembre) : Le Saint Empire Romain Germanique reconnaît de facto l’indépendance des cantons suisses

-1513 : Naissance de la Confédération des Treize Cantons

-1515 : Bataille de Marignan. Près de la ville de Milan les troupes suisses subissent une cuisante défaite face aux troupes de François 1er. C’est la fin de l’impérialisme helvète et le début de la Paix perpétuelle avec la France, paix qui réserve au Roi Très Chrétien le monopole du recrutement des mercenaires suisses.

-1529 : 1ère guerre de Kappel entre les cantons protestants et les cantons catholiques qui se termine par une situation qui ne satisfait personne et ne résout aucun conflit

-1531 : 2ème guerre de Kappel victoire des cantons catholiques sur le canton protestant de Zurich

-1533 : l’évêque de Genève s’enfuit et la ville devient une république indépendante bastion de la Réforme protestante.

Jean Calvin

-1564 (25 mai) : mort à Genève du réformateur protestant Jean Calvin

-1653 : Guerre des Paysans

-1749 : conjuration Henzi

-1792 (30 avril) : la France envahit l’évêché de Bâle qui devient la république rauncienne (19 décembre) mais dès le 21 mars 1793 le territoire est annexé à la France.

Tableau représentant la prise des Tuileries. Les suisses sont repliés sur le château.

-1792 (10 août). Prise des Tuileries fin de treize siècle de monarchie. Les 800 gardes suisses qui protégeaient la famille royale sont massacrés ce qui cause une légitime émotion dans les cantons.

-1792 (20 août) : La France licencie l’ensemble des régiments suisses au service de la France

-1792 (15 septembre) : la France rompt ses relations diplomatiques avec la Suisse

-1796 : la confédération helvétique reconnaît officiellement la République française

-1798 (24 janvier) : début de la Révolution vaudoise

-1798 (mars) : invasion française dirigée par le général Brune

Drapeau de la république helvétique

-1798 (12 avril) naissance de la république helvétique. Son territoire couvre l’actuel territoire suisse moins Genève, Neuchatel, et l’ancien évêché de Bâle alors que la région des Grisons n’y est rattachée qu’en 1799.

-1799 (27 mai) Bataille de Winterhun victoire des troupes autrichiennes sur les troupes françaises

-1799 (4 au 7 juin) Première Bataille de Zurich. Victoire autrichienne sur les troupes françaises

-1799 (25-26 septembre) 2ème Bataille de Zurich remportée par Massena sur les austro-russes. Le même jour Soult remporte une bataille sur la rivière Linth.

-1802 (18 septembre) : La république helvétique capitule devant les fédéralistes (Stecklikrieg ou guerre des batons)

-1803 (19 février) : Acte de Médiation Le Consulat (en réalité Napoléon Bonaparte) attribue à la Suisse une nouvelle constitution après l’échec de la république helvétique.

-1803 (10 mars) : Fin de la république helvétique

Louis-Alexandre Berthier

-1806 : Frederic-Guillaume III, roi de Prusse cède en échange du Hanovre sa possession de Neuchâtel à Napoléon 1er qui en confie la gestion à son fidèle Berthier qui devient prince et duc de Neuchâtel même si il n’y mettra jamais les pieds.

-1813 à 1848 : période dite de la Confédération des 22 cantons

-1815 : la croix blanche sur fond rouge devient le drapeau officiel de la Suisse

-1815 (20 mai) : le Congrès de Vienne reconnaît la neutralité perpétuelle de la Suisse

-1815 (7 août) : nouveau pacte fédéral

-1847 (3 au 29 novembre) : Guerre du Sonderbund. Guerre civile suisse à caractère sécessioniste opposant le Sonderbund (une ligue de cantons catholiques conservateurs) contre les cantons défendant la confédération suisse. Des cantons restent neutres.

Le Sonderbund regroupe les cantons d’Uri, de Schwytz, d’Unterwald, de Lucerne, de Zoug, de Fribourg et du Valais). Ce pacte secret est dévoilé par la presse en juin 1846. Le 20 juillet 1847, la Diète fédérale vote la dissolution de la coalition par une majorité de douze cantons. Le Sonderbund refuse et quelques moins plus tard la guerre éclate.

-1848 (12 septembre) : nouvelle constitution

-1852 : mise en circulation du franc suisse

-1856 (2 septembre) : Affaire de Neuchâtel La Prusse menace d’intervenir alors que troubles ont lieu dans ce canton qui est suisse mais aussi placé sous la protection du roi de Prusse. Finalement une conférence à Paris aboutit le 26 mai 1857 au fait que Guillaume IV renonce à ses droits sur le canton de Neuchâtel qui devient un canton suisse à part entière.

-1860 : la Suisse envisage d’occuper comme elle en à le droit le nord de la Savoie et de créer un vingt-troisième canton. Finalement un plebiscite rattache toute la Savoie à la France de Napoléon III.

-1860 : premier recensement de la population (2 510 494 habitants)

-1863 : Création sous l’impulsion d’Henri Dunant du comité international de secours aux militaires blessés qui devient en 1875 le Comité international de la Croix Rouge.

1864 (22 août) signature par douze états (Suisse, Bade, Belgique, Danemark, France, Hesse, Italie, Pays-Bas, Portugal Prusse, Espagne, Wurtemberg) de la Première Convention de Genève qui impose une protection sur les installations sanitaires, l’immunité des infirmiers et des civils secourant les blessés. Le royaume de Suède-Norvège y adhère en décembre. Cette convention est actualisé en 1899,1906 et 1929.

-1868 : Convention de Mannheim. Le Rhin est un fleuve international du dernier pont de la ville de Bâle à l’embouchure ce qui donne à la Suisse un accès à la mer du Nord.

-1870 : durant la guerre franco-allemande l’armée suisse mobilise selon la conception de neutralité armée. Elle mobilise le 15 juillet cinq divisions et 37500 hommes pour préserver le pays du conflit.

-1875 (3 juin) : la Suisse adopte le système métrique

-1907 (20 juin) : Création de la Banque Nationale Suisse

Ulrich Wille

-1914 (31 juillet) : le Conseil Fédéral ordonne la mobilisation générale de l’armée. Le colonel Wille est nommé général de l’armée suisse. Son tropisme pro-allemand va provoquer un certain nombre de remous et de scandales.

-1918 (12 novembre) : grève générale

-1919 (28 juin) : la Suisse signe le traité de Versailles

-1920 (16 mai) : suite à une votation populaire la Suisse autorise la Société des Nations (SDN) à installer son siège à Genève.

-1932 (9 novembre) : L’armée tire sur la foule rassemblée à Genêve contre le fascisme. Il y à 13 morts et 65 blessés. Dernière fois que l’armée à été engagée en maintien de l’ordre.

Henri Guisan

-1939 (3 septembre) : début de la guerre de Pologne. La Suisse rappelle aux bélligérants sont statut de neutralité perpétuelle ce qui ne l’empêche pas de mobiliser et de nommer le colonel Guisant général de l’Armée Suisse.

-1939 (15 décembre) : fin de la guerre de Pologne. Démobilisation partielle de l’armée suisse. Le colonel Guisant quitte sa charge de général de l’Armée Suisse le 15 mars 1940.

-1941 (17 mars) : votation populaire favorable au renforcement des capacités de l’armée suisse. Ce vote favorable permet le déblocage de crédits supplémentaires et si effectivement l’armée de nos voisins helvètes en sort renforcée les lacunes ne manqueront pas.

-1948 (30 août) Alors que les tensions ne cessent de croitre en Europe augurant d’un conflit proche, le Conseil Fédéral par une déclaration solennelle réaffirme la neutralité du territoire helvétique et appelle à la préservation de la paix sur le continent.

-1948 (5 septembre) : début du second conflit mondial. La Suisse réaffirme à nouveau sa neutralité, ferme ses frontières aux ressortissants des belligérants (à l’époque l’Allemagne, la France, la Grande-Bretagne, la Norvège et le Danemark) et ordonne la mobilisation de l’armée suisse.

Le colonel Welksdorf est élu Général de l’Armée Suisse, le colonel Guisant d’abord approché décline en raison de son âge avancé (73 ans) mais son successeur plus jeune (62 ans) n’hésitera pas à le consulter