Allemagne (37) Aéronavale (9)

Les hydravions basés à terre

Outre les hydravions embarqués que nous venons de voir, la Kriegsmarine dispose d’hydravions basés à terre. Ces hydravions vont relayer l’action des avions basés à terre pour la reconnaissance, la lutte anti-sous-marine, le mouillage de mines, le bombardement, le torpillage ainsi que le sauvetage en mer avec des hydravions désarmés.

Heinkel He-59

Heinkel He-59

Heinkel He-59

Le Heinkel He59 est un hydravion biplan issu d’une demande de 1930 pour un hydravion de bombardement, de torpillage et de reconnaissance pouvant opérer aussi bien avec un train d’aterrissage qu’avec des flotteurs.

L’Allemagne étant encore officiellement soumise aux limites du traité de Versailles, l’appareil est présenté comme un hydravion civil qui effectue son premier vol en septembre 1931 sous une forme terrestre.

142 appareils vont être produit. Si cet hydravion se révèle agréable à piloter, il ne manque pas de défauts entre un moteur asmathique, un rayon d’action limité et un armement insuffisant entre autres choses.

Ces appareils furent utilisés pour la reconnaissance, le torpillage mais également pour le sauvetage en mer.

Bien que dépassé en septembre 1939, il était toujours en service au sein du 3. (Mz) 106 stationné à Nordenay, du 3.(Mz)/406 stationné à List sur l’île de Sylt, du 3. (Mz)506 stationné à Dievenow en Poméranie et du 3.(Mz)/706 stationné à Kamp.

Ces appareils sont retirés du service au printemps 1940 et remplacés par Heinkel He-115 plus modernes et plus performants

Caracteristiques Techniques du Heinkel He-59

Type : hydravion multiplace de reconnaissance, de bombardement et de torpillage

Poids : à vide 5010kg en charge 9119kg

Dimensions : longueur 17.40m enverure 23.70m hauteur 7.10m

Motorisation : deux moteurs en ligne BMW VI ZU de 660ch chacun

Performances : vitesse maximale 221 km/h au niveau de la mer vitesse de croisière 185 km/h distance franchissable 942km (1530km avec des réservoirs auxiliaires) plafond opérationnel 3500m

Armement : trois mitrailleuses MG-15 de 7.92mm (une dans le nez, une dans un poste dorsal et la troisième dans un poste de tir ventral) une torpille de 800kg ou 1000kg de bombes (deux de 500kg ou quatre de 250kg)

Heinkel He115

Heinkel He-115

Heinkel He-115

En 1935, le Reichsluftfahrtministerium lance un appel d’offres pour un hydravion bimoteur d’usage général, pouvant mener aussi bien des missions de reconnaissance que de bombardement, de torpillage voir de mouillage de mines.

Deux constructeurs proposèrent leurs projets : la Heinkel Flugzeugwerke et la Hamburger Flugzeugbau qui n’était que la division aéronautique des chantiers navals Blohm & Voss. Trois prototypes furent commandés le 1er novembre 1935, les avions Heinkel sont baptisés He115 et son concurrent, Ha140.

Le premier prototype du Heinkel He115 effectue son premier vol en août 1937 et début 1938, il est sélectionné au détriment de son concurrent hambourgeois. Il est mis en service en 1939 et va être exporté en Norvège et en Suède.

Quand éclate la guerre de Pologne le 1er septembre 1939, le Heinkel He115 équipe les unités suivantes :

-1. (M)/KuFlGr 106 stationnée à Nordenay avec des hydravions Heinkel He60 puis rapidement des Heinkel He 115

-1. (M)KuFlGr 406 stationné à List sur l’île de Sylt avec pour équipement des Heinkel He60 et He115

Ultérieurement, les Heinkel He59 sont remplacés par le Heinkel He115, de nouvelles unités reçoivent ce élégant hydravion bimoteur :

-3. (Mz) 106 stationnée à Nordenay avec des Heinkel He59

-3.(Mz)/406 stationné à List sur l’île de Sylt avec pour équipement des Heinkel He59

-3. (Mz)506 stationné à Dievenow en Poméranie avec pour équipement des Heinkel He59

-3.(Mz)/706 stationné à Kamp avec pour équipement le Heinkel He59

Suite à la réorganisation de l’aéronavale allemande, le Heinkel He-115 équipe quatre staffel de seize hydravions (17. et 19. Marine Kampf Staffel en Baltique, 18. et 20. Marine Kampf Staffel en mer du Nord) chargés de missions de bombardement et de torpillage. Il reste donc un total de soixante-quatre appareils en service.

Une version améliorée baptisée Heinkel He117 est ultérieurement mise au point (voir ci-après) et en septembre 1948, il ne reste plus qu’une unité équipée en l’occurence, le 19. Marine Kampf Staffel stationné à Rugen.

Les Heinkel He-115 déployés en mer Baltique organisent à partir du 1er septembre 1948 des patrouilles de surveillance pour anticiper une éventuelle action de la Flotte Rouge, la flotte soviétique de la mer Baltique stationnée notamment à Kronstadt près de Leningrad.

Caractéristiques Techniques du Heinkel He-115

Type : hydravion triplace bimoteur de bombardement-torpillage

Poids : à vide 5290kg en charge 10400kg

Dimensions : longueur 17.30m envergure 22.28m hauteur 6.60m

Motorisation : deux moteurs radiaux BMW-132K de 970ch chacun

Performances : vitesse maximale 327 km/h rayon d’action de combat 2100km plafond opérationnel 5200m

Armement : une mitrailleuse fixe MG-17 de 7.92mm, une mitrailleuse MG-15 dans un poste dorsal et une autre dans le nez; cinq bombes de 250kg ou deux bombes de 250kg et une torpille de 800kg ou une mine marine de 920kg

Heinkel He-117

Le Heinkel He-115 était un bon appareil, performant et agréable à piloter mais comme tout appareil, il vieillit et ses performances vont être rapidement inférieures aux nouveaux appareils qui arrivent notamment chez les pays ennemis.

Dès le printemps 1942, le bureau d’études de la Heinkel Flugzeugwerke travaille sur un nouvel appareil dérivé du He-115 mais plus performant, mieux armé et mieux protégé pour toujours les même missions à savoir le bombardement-torpillage (la reconnaissance maritime devant être assurée par le Blohm & Voss Bv138).

Sur le plan esthétique, les deux appareils sont semblables _monoplan aile basse, bi-flotteur_ mais le He-117 est immédiatement reconnaissable avec un avant sans décrochage.

Le poste avant accueille un navigateur-bombardier chargé de l’assaut à la bombe et à la torpille, defendant le secteur avant avec deux mitrailleuses MG-17 de 7.92mm. Derrière lui se trouve le pilote et un observateur-mitrailleur, le premier défendant l’avion en actionnant la pédale qui commande une mitrailleuse MG-15 pour défendre le secteur inférieur alors que le second défend l’arrière avec une mitrailleuse MG-15. L’armement est emporté sous les ailes ou en soute.

Deux prototypes sont commandés en mars 1943 mais leur réalisation est perturbée par la guerre civile qui à défaut d’ensanglanter l’Allemagne perturbe les livraisons et la fourniture des équipements nécessaires à la production d’armes.

Finalement, le Heinkel He117 V1 effectue son premier vol le 8 janvier 1944 et le Heinkel He117V2 décolle pour la première fois le 14 mai 1944 mais ce dernier s’écrase dès le 20 mai, tuant son équipage.

Le projet est retardé encore et la commande de série n’est passé qu’en mars 1945, les quarante-huit appareils de série commandés étant livrés entre septembre 1945 et juin 1946 pour équiper les unités suivantes :

OWG-Kustenflieggergruppe

-17. Marine Kampf Staffel : unité de bombardement-torpillage stationnée à Dievenow en Poméranie avec pour équipement seize Heinkel He-117.

NWG-Kustenflieggergruppe

-18. Marine Kampf Staffel : unité de bombardement-torpillage stationnée à Sylt avec pour équipement seize Heinkel He-117.

-20. Marine Kampf Staffel : unité de bombardement-torpillage stationnée à Wilhelhmshaven avec pour équipement seize Heinkel He-117.

Ces appareils sont toujours en service en septembre 1948. Les appareils déployés en mer Baltique vont couvrir les côtes, les ports contre une possible attaque soviétique ou occidentale alors que ceux en mer du Nord vont réaliser des missions de mouillage de mines et vont couvrir les convois de l’opération Weserübung.

Caractéristiques Techniques du Heinkel He-115

Type : hydravion triplace bimoteur de bombardement-torpillage

Poids : à vide 5400kg en charge 10800kg

Dimensions : longueur 17.50m envergure 22.40m hauteur 6.60m

Motorisation : deux moteurs radiaux BMW-138 de 1300ch chacun

Performances : vitesse maximale 360 km/h rayon d’action de combat 2200km plafond opérationnel 6000m

Armement : deux mitrailleuses MG-17 de 7.92mm à l’avant, une mitrailleuse en poste arrière supérieur et une mitrailleuse en poste arrière inférieur, tous du modèle MG-15. Deux canons de 20mm MG-151 et deux mitrailleuses MG-17 de 7.92mm dans les ailes. 1500 kg de bombes ou deux torpilles de 533kg ou deux mines marines de 800kg

Dornier Do18

Dornier Do18

Dornier Do18

-Avant que l’avion ne triomphe définitivement après le second conflit mondial, l’hydravion fût considéré comme un vecteur valable pour traverser les océans. Cela explique le dévellopement aussi important d’hydravions civils et d’hydravions militaires.

-En 1934, la firme Dornier Flugzeugwerke décide de dévelloper un successeur à son Dornier Do J Wal (baleine) pour une utilisation civile comme militaire. Cette hydravion mis en service dans les années vingt avait connu un grand succès et participé à plusieurs records dont la traversée de l’Altantique menée par Ramon Franco.

L’architecture du successeur baptisé Dornier Do18 est identique à savoir un hydravion à coque à aile baisse avec deux stabilisateurs latéraux, les moteurs étant installés dans une nacelle unique, l’un entrainant une hélice propulsive et l’autre une hélice tractive.

Le premier prototype effectue son premier vol le 15 mars 1935 mais est perdu le 2 novembre en mer Baltique. Trois autres prototypes vont suivre, deux en version militaire et un en version civile. Si la version militaire fût produite en grand nombre, la version civile se limita à cinq exemplaires (en incluant le prototype) pour la Lufthansa, la compagnie aérienne allemande.

Bien que n’ayant volé qu’en 1935, l’appareil était déjà obsolète quand éclate la guerre de Pologne mais il équipe encore de nombreuses unités :

-2. (F)KüFlGr 106 stationnée à Nordenay avec des Dornier Do18

-2. (F)KuFlGr 406 stationné à List sur l’île de Sylt avec pour équipement des Dornier Do18

-2. (F)KuFlGr 506 stationné à Dievenow en Poméranie avec pour équipement des Dornier Do18

-2. (F)KuFlGr 606 stationné à Dievenow en Poméranie avec pour équipement des Dornier Do18

Ces unités vont mener durant la guerre de Pologne des patrouilles de surveillance et de lutte anti-sous-marine en mer du Nord comme en Baltique mais n’auront pas à s’employer. Un Do18 est abattu le 26 septembre quand trois hydravions sont surpris par neuf Blackburn Skua du porte-avions HMS Ark Royal mais il peut effectuer un amerissage d’urgence avant d’être détruit par le destroyer HMS Somali.

Le Dornier Do18 va être retiré du service en 1941, remplacé par des Blohm & Voss Bv138, cet appareil trimoteur ayant triomphé d’un autre trimoteur, le Dornier Do24 qui connu un succès à l’export ayant été mis au point à l’origine pour les Pays-Bas (qui le produisit sous licence) avant qu’il ne soit exporter en Norvège, en Suède, en Finlande et en Argentine.

La majorité des Do18 sont feraillés mais certains sont conservés pour le sauvetage en mer des pilotes abattus (sans armement, blanc avec de larges croix rouges) et pour l’entrainement.

Caracteristiques Techniques du Dornier Do 18D-1

Type : hydravion multiplace de reconnaissance maritime

Poids : à vide 6680kg maximal au décollage 8500kg (jusqu’à 10000kg possible pour le catapultage)

Dimensions : longueur 19.23m envergure 23.70m hauteur 5.32m

Motorisation : deux moteurs Junkers 205C de 605ch chacun

Performances : vitesse maximale 250 km/h au niveau de la mer, vitesse de croisière 190 km/h distance franchissable 3500km plafond opérationnel 4350m

Armement : deux mitrailleuses MG-15 de 7.92mm, l’une à l’avant et l’autre à l’arrière en position dorsale deux bombes de 50kg

Blohm & Voss Bv138 Seedrache

Blohm & Voss Bv138

Blohm & Voss Bv138

L’hydravion trimoteur Blohm & Voss Bv138 Seedrache est issu d’une demande pour un hydravion trimoteur à long rayon d’action.

Destiné à remplacer le Dornier Do18 obsolète, le Blohm & Voss Bv138 va affronter un autre hydravion trimoteur le Dornier Do24.

Le Do24 _qui connaitra un fort succès à l’export_ est d’une configuration classique à savoir un hydravion à coque, une aile haute avec trois moteurs alors que le Bv138 se singularise par une architecture hétérodoxe à savoir un fuselage bipoutre.

Le premier prototype effectue son premier vol le 15 juillet 1937 mais la mise au point est lente en raison de multiples problèmes au point que son abandon est même envisagé au profit du Dornier Do24 de configuration plus orthodoxe. Finalement après une mise au point fort longue, l’hydravion est mis en service à l’automne 1940 pour remplacer plusieurs modèles d’hydravions.

En compagnie du Heinkel He115 de bombardement-torpillage, le Blohm & Voss Bv138 va former la colonne vertébrale de l’hydraviation allemande, le second éclairant le premier.

Quand éclate le second conflit mondial, le Blohm & Voss Bv138 équipe les unités suivantes :

-11. Marine Aufklärung Staffel : unité de surveillance maritime stationnée à Rugen avec pour équipement douze Blohm & Voss Bv138.

-13. Marine Aufklärung Staffel : unité de surveillance maritime stationnée à Memel avec pour équipement douze Blohm & Voss Bv138

-15. Marine Aufklärung Staffel : unité de surveillance maritime stationnée à Dievenow avec pour équipement douze Blohm & Voss Bv138

-21. Marine Kampf Staffel : unité de lutte anti-sous-marine stationnée à Memel avec pour équipement de douze Blohm & Voss Bv138 adaptés à cette mission

-12. Marine Aufklärung Staffel : unité de surveillance maritime stationnée sur l’île de Sylt avec pour équipement douze Blohm & Voss Bv138.

-14. Marine Aufklärung Staffel : unité de surveillance maritime stationnée à Nordenay avec pour équipement douze Blohm & Voss Bv138

-16. Marine Aufklärung Staffel : unité de surveillance maritime stationnée à Nordenay avec pour équipement douze Blohm & Voss Bv138

-22. Marine Kampf Staffel : unité de lutte anti-sous-marine stationnée à Wesermunde avec pour équipement de douze Blohm & Voss Bv138 adaptés à cette mission

96 Blohm & Voss Bv138 sont en service le 5 septembre 1938 auxquels s’ajoutent vingt-quatre appareils stockés, la production s’étant poursuivit à cadence réduite après la livraison des appareils destinés à équiper les escadrilles d’éclairage naval.

A noter qu’à l’époque, une version améliorée baptisée Bv140 était en cours de mise au point. L’aspect extérieur était identique mais l’appareil était plus rapide, mieux armé et devait recevoir un radar aéroporté. Les deux prototypes ne vont voler qu’en octobre 1948.

Caracteristiques Techniques du Blohm & Voss Bv138

Type : hydravion multiplace de reconnaissance maritime

Poids : à vide 11770kg en charge 14500kg maximal au décollage 14500kg

Dimensions : longueur 19.85m envergure 26.94m hauteur 5.90m

Motorisation : trois moteurs Junkers Jumo 205D de 868ch chacun

Performances : vitesse maximale 285 km/h à 6000m vitesse de croisière 200 km/h distance franchissable 4300km plafond opérationnel 5000m

Armement : deux canons de 20mm MG-151 (un dans la tourelle de nez et un à l’arrière), une mitrailleuse de 13mm MG-131 couvrant le secteur inférieur arrière et parfois jusqu’à 3 mitrailleuses de 7.92mm MG-15. Soute pour 500kg de bombes. Une torpille peut être embarqué sous chaque aile en cas de besoin

Equipage : six hommes (pilote, navigateur, un opérateur radio, trois mitrailleur et jusqu’à 10 passagers)

Blohm & Voss Bv222 Wiking

Blohm & Voss Bv222 Wiking

Blohm & Voss Bv222 Wiking

Comme nous l’avons vu à propose du Dornier Do18, l’aviation commerciale dans les années trente reposait davantage sur les hydravions que sur les avions dont aucun n’était capable à l’époque de franchir l’Atlantique d’une traite.

D’où le recours aux hydravions pour le transport de passagers. En 1936, la Lufthansa, la compagnie aérienne nationale allemande lança un programme pour un hydravion à long rayon d’action. La firme blohm & Voss travailla sur un imposant hydravion hexamoteur baptisé Bv222.

Trois prototypes furent construits à partir de janvier 1938, le Bv222 V1 effectuant son premier vol le 7 septembre 1940. Les essais le montrèrent capable de transporter 92 passagers ou 72 blessés.

Ces trois appareils entrèrent en service dans la Lufthansa effectuant des rotations entre l’Allemagne et les Etats-Unis avec une escale en Islande ou en Irlande.

Cet appareil intéresse la Kriegsmarine qui envisage l’acquisition d’un hydravion de reconnaissance à très long rayon d’action mais également d’un hydravion de transport, la marine allemande envisageant de ravitailler les sous-marins par hydravion ou inversement.

Blohm & Voss travaille sur une version militarisée à partir de l’automne 1942. Deux prototypes sont construits, le premier est livrés en septembre 1943 et le second en juin 1944, les deux appareils ralliant Memel pour être mis à l’abri d’un coup de main lors de la guerre civile qui perturbe l’Allemagne à défaut de l’ensanglanter.

Les essais ont lieu entre septembre 1944 et juin 1945. Ils sont satisfaisants mais il faut attendre le printemps 1946 pour qu’une commande de six appareils soit passée, quatre en version patrouille maritime (BV222M) et deux en version transport (Bv222L). Ces appareils sont livrés entre mars 1947 et juin 1948.

Ils sont regroupés au sein du Kriegsmarine Kampfgruppe (KKG), une unité placée sous le commandement direct de l’amiral Raeder, le commandant de la marine allemande. Ces appareils ne sont pas engagés dans l’opération Weserübung mais restent en Baltique en attendant l’évolution du conflit.

Caracteristiques Techniques du Blohm & Voss Bv222 Wiking

Type : hydravion hexamoteur de reconnaissance maritime et de transport

Poids : à vide 30650kg en charge 45990kg maximal au décollage 45990kg

Dimensions : longueur 37m envergure 46m hauteur 10.9m

Motorisation : six moteurs en ligne Junkers Jumo 207C-6 de 999ch chacun

Performances : vitesse maximale 330 km/h au niveau de la mer (390 km/h à 5000m) vitesse de croisière 300km/h au niveau de la mer (344 km/h à 5500m) distance franchissable 6100km Endurance 28h à 245 km/h au niveau de la mer Plafond opérationnel 7300m

Armement : trois canons de 20mm MG-151 (un en tourelle avant et deux dans les tourelles ailes) et cinq mitrailleuses de 13mm (une dans le nez et quatre latérales)

Equipage : onze à quatorze hommes et 92 passagers/hommes de troupes ou 10 tonnes de fret

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Allemagne (36) Aéronavale (8)

Les hydravions du Kriegsmarine Fliegerkorps

Avant-propos

-L’hydravion est apparu peu après l’avion, un concurrent de poids car il pouvait décoller et se poser sur l’eau. Il fut donc longtemps privilégié par les marines en raison notamment d’une fiabilité mécanique perfectible pour les avions.

-Il n’allait cependant pas supplanter les avions en raison de performances plus faibles et d’une mise en œuvre toujours délicate depuis des navires de surface, le décollage fût résolu par l’installation des catapultes mais la récupération resta un problème insoluble.

-Les hydravions furent utilisés jusqu’à la fin du second conflit mondial pour des missions de surveillance et de combat et la Kriegsmarine ne fit pas exception à la règle en utilisant des hydravions embarqués et des hydravions basés à «terre».

Les hydravions embarqués

-Avant l’apparition et la généralisation du radar, le seul capteur pour détecter l’ennemi était l’oeil humain qu’on mettait le plus haut possible dans une vigie.

-L’apparition de l’hydravion permet d’augmenter le rayon d’action de la détection, les croiseurs et les navires de ligne embarquant après le premier conflit mondial une ou deux catapultes avec deux à quatre hydravions.
La Kriegsmarine dispose elle aussi de croiseurs, de cuirassés et de croiseurs de bataille équipés de catapultes pour pouvoir mettre en œuvre des hydravions compacts pour mener des missions d’observation et de réglage de tir.

A noter qu’à la différence d’autres pays, le KFK ne se dota d’aucun hydravion de chasse.

En septembre 1939, les hydravions destinés à embarquer à bord des cuirassés et des croiseurs sont regroupés au sein de deux Bordfliegergruppe, le 1. stationné à Wilhelhmshaven et le 5. stationné à Kiel-Holteneau.

Plusieurs modèles cohabitent alors, des Heinkel He-59, des Heinkel He-60, des Heinkel He-114, ces modèles vite dépassés étant remplacés progressivement par l’Arado Ar 196 dont dérive l’Arado Ar198.

En septembre 1948, les hydravions embarqués ne forment plus des groupes mais sont intégrés dans des Wasserflugzeug Geschwader (OWG) ou escadres d’hydravions regroupant en Baltique les hydravions embarqués à bord des navires stationnés dans cette mer et une autre escadre regroupant en mer du Nord les hydravions embarqués à bord de cuirassés, de croiseurs de bataille et de croiseurs légers.

Heinkel He-60

Heinkel He60 en vol

Heinkel He60 en vol

-Au début des années trente, la firme Heinkel travaille sur deux modèles d’hydravions : un hydravion bimoteur (le futur Heinkel He59) et un hydravion biplan embarquable et catapultable, le Heinkel He-60.

-Premier vol en 1933, l’appareil entrant en service en juin de la même année suivit en 1934 par une version améliorée, le Heinkel He-60C.

-Sa carrière est éphémère mais il participe à la guerre d’Espagne sous les couleurs nationalistes espagnoles.

Quand éclate la guerre de Pologne, le Heinkel He60 est toujours en service bien que son remplacement par le Heinkel He114 ait été largement entamé. Les unités suivantes sont encore équipées :

-1. (M)/KuFlGr 106 stationnée à Nordenay avec des hydravions Heinkel He60. Ils sont rapidement remplacés par des hydravions-torpilleurs Heinkel He 115

-1. (M)KuFlGr 306 stationnée à Nordenay avec pour équipement des Heinkel He60 remplacés à l’automne 1940 par des Blohm & Voss Bv138.

-1. (M)KuFlGr 406 stationné à List sur l’île de Sylt avec pour équipement des Heinkel He60 et He 115. Seuls ces derniers restent en service à l’automne 1940.

-1. (M)KuFlGr 506 stationné à Dievenow en Poméranie et équipé d’Heinkel He60. Ils sont remplacés par des Blohm & Voss Bv138 au printemps 1941.

-1. (M)/KüFiGr 706 stationné à Kamp avec pour équipement le Heinkel He60. Ces appareils sont remplacés à l’été 1941 par des Blohm & Voss Bv138
-1/Bordfliegergruppe 196 stationné à Wilhelhmshaven dispose des hydravions Heinkel He60, des Heinkel He114 remplacés rapidement par des Arado Ar196. Les hydravions de cette unité sont destinés à embarquer sur les Panzerschiffe

-5/Bordfliegergruppe 196 stationné à Kiel-Holteneau dispose d’hydravions Heinkel He60 et de Heinkel He114. Ces deux modèles d’hydravions vont être remplacés par l’Arado Ar196.

Courant 1941, le Heinkel He60 cesse d’un hydravion opérationnel mais tous les exemplaires ne sont pas feraillés, certains étant conservés pour l’entrainement et la formation des équipages.

Caracteristiques Techniques du Heinkel He-60

Type : hydravion biplace embarqué

Poids : à vide 2735kg en charge 3407kg

Dimensions : longueur 11.50m envergure 13.50m hauteur 5.30m

Motorisation : un moteur en ligne BMW VI 12 cylindres de 660ch

Performances : vitesse maximale 240 km/h au niveau de la mer, vitesse de croisière 216 km/h distance franchissable 826km à 2000m plafond opérationnel 5000m

Armement : une mitrailleuse MG-15 de 7.92mm en poste arrière et mise en œuvre par l’observateur

Heinkel He-114

Heinkel He114

Heinkel He114

-A peine en service, le Heinkel He-60 était en voie de péremption et se révéla décévant à l’usage ce qui explique le lancement précoce d’un projet de remplacement. C’est l’acte de naissance du Heinkel He-114.

-Le Heinkel He-114 est un hydravion de forme classique pour ce qui est du fuselage mais les ailes répondent au schéma sesquiplan avec une aile supérieure plus grande que l’aile inférieure qui est légèrement décallée en arrière.

Il effectue son premier vol en 1936 et entre en service en 1939 pour peu de temps. Il est néanmoins encore en service en septembre 1939 quand éclate la guerre de Pologne et ce dans les unités suivantes :

-1/Bordfliegergruppe 196 stationné à Wilhelhmshaven dispose des hydravions Heinkel He60, des Heinkel He114 remplacés rapidement par des Arado Ar196. Les hydravions de cette unité sont destinés à embarquer sur les Panzerschiffe

-5/Bordfliegergruppe 196 stationné à Kiel-Holteneau dispose d’hydravions Heinkel He60 et de Heinkel He114.

Les Heinkel He-114 sont retirés du service à l’automne 1940 après avoir été remplacés par des Arado Ar196 plus performants.

Caracteristiques Techniques du Heinkel He-114A2

Type : hydravion biplace embarqué

Poids : à vide 2300kg en charge 3670kg

Dimensions : longueur 11.65m envergure 13.60m hauteur 5.23m

Motorisation : vitesse maximale 335 km/h distance franchissable 920km plafond opérationnel 4900m

Armement : une mitrailleuse MG-15 de 7.92mm dans le poste de l’observateur et deux bombes de 50kg.

Arado Ar196

Arado Ar196 paré au lancement sur sa catapulte

Arado Ar196 paré au lancement sur sa catapulte

-Suite aux échecs des hydravions Heinkel He-60 et Heinkel He-114, le ministère de l’Air ‘Reichluftministerium) lança en octobre 1936 un nouvel appel d’offres pour un hydravion destiné à remplacer le He114.

-C’est le projet Arado qui triompha, le constructeur hambourgeois étant le seul à proposer un hydravion monoplan,le premier prototype effectuant son premier vol en mai 1937. Les premiers appareils de série furent livrés à l’automne 1938.

Quand éclate la guerre de Pologne, l’Arado Ar196 équipe le 1/Borderfliegergruppe qui regroupe les hydravions qui doivent être embarqués sur les cuirassés de poche. Ils remplacent progressivement leurs prédecesseurs à savoir les Heinkel He60 et Heinkel He114.

Ce groupe stationné à Wilhelhmshaven à un pendant en Baltique le 5/Borderfliegergruppe stationné à Kiel-Holteneau où les Arado Ar196 remplacent les deux hydravions de la firme Heinkel, les He60 et He114.

Comme nous l’avons vu dans le partie consacrée à l’organisation de l’aéronavale allemande, les hydravions embarqués sur les croiseurs (lourds et légers), les cuirassés et les croiseurs de bataille sont regroupés en deux Borderfliegergruppe au sein des Wasserflugzeug Geschwader.

Une version améliorée de l’Arado Ar196 ayant été mise au point sous la forme de l’Arado Ar198, la flotte de l’Ar196 va peu à peu se réduire et est moins importante en septembre 1948 qu’en septembre 1940 où il était le seul hydravion embarqué de la Kriegsmarine.

Au sein du OWG-Bordfliegergruppe (OstSee Wasserflugzeug Geschwader), nous trouvons en septembre 1948 un total de quarante Arado Ar196 répartis de la manière suivante :

-Les croiseurs de bataille Oldenburg et Nassau sont stationnés à Kiel avec quatre Arado Ar196 chacun.

-Les croiseurs lourds (ex-cuirassés) Lutzow et Admiral Scheer sont stationnés à Swinenmunde avec deux Arado Ar196 chacun.

-Les croiseurs lourds Admiral Hipper et Blücher sont stationnés à Kiel disposant de trois Arado Ar196 chacun
-Les croiseurs lourds Prinz Eugen et Seydlitz sont stationnés à Gotenhafen disposant de trois Arado Ar196 chacun

-Les croiseurs légers Leipzig et Nurmberg sont stationnés à Kiel avec deux Arado Ar196 chacun

-Les croiseurs légers Berlin et Frankfurt am Main sont stationnés à Gotenhafen avec deux Ar196 chacun.

-Les croiseurs légers Dresden et Magdeburg sont stationnés à Rugen avec deux Ar196 chacun

-Les croiseurs légers Emden et Bremen sont stationnés à Kiel et disposent de deux Ar196 chacun

A noter que les hydravions embarqués sur les croiseurs légers Dresden et Magdeburg sont détachés à Rugen auprès de leurs navires porteurs.

Le groupe des hydravions embarqués de la mer du nord (NordSee Wasserflugzeug Geschwader _NWG_ Bordfliegergruppe) stationné à Wesermunde dispose de vingt Arado Ar 196

-Les croiseurs de bataille Bayern et Saschsen stationnés à Wesermunde disposent de quatre Arado Ar196 chacun

-Les croiseurs lourds Admiral Graf Spee et Tegetthoff sont stationnés à Wilhelmshaven et disposent de trois Arado Ar196 chacun

-Les croiseurs lourds Amiral Reuter et Alexander von Humbolt stationnés à Wesermunde disposent de trois Arado Ar196 chacun

Sur le plan tactique, outre les missions classiques de reconnaissance, d’observation et de réglage de tir, les Arado Ar196 participent à la couverture anti-sous-marine de la flotte. Ils pourront aussi participer au sauvetage des pilotes abattus.

Caracteristiques Techniques de l’Arado Ar196A-2

Type : hydravion biplace embarqué de reconnaissance et d’observation

Poids : à vide 2990kg maximal au décollage 3720kg

Dimensions : longueur 11m envergure 12.40m hauteur 4.45m

Motorisation : un moteur radial BMW-132 de 947ch

Performances : vitesse maximale 311 km/h distance franchissable 1080km plafond opérationnel 7010m

Armement : deux canons de 20mm dans les ailes et une mitrailleuse MG-15 ou MG-17 de 7.92mm en poste arrière ; deux bombes de 50kg

Arado Ar198

L’Arado Ar196 était un bon appareil, robuste et agréable à piloter. Néanmoins, il était jugé perfectible et dès le printemps 1943, la firme Arado travailla sur une version améliorée de son Ar-196.

Le nouvel appareil baptisé Arado Ar-198 est identique extérieurement à l’Arado Ar196 mais il est mieux armé, mieux protégé et plus rapide.

Deux prototypes sont commandés en janvier 1945, l’Arado Ar198 effectuant son premier vol le 7 avril 1945 et le deuxième décolla pour la première fois le 8 août 1945. 48 appareils sont commandés en janvier 1946 et livrés entre juin 1946 et février 1947. Il va équiper les cuirassés de la Kriegsmarine.

Au sein du OWG-Bordfliegergruppe, on trouve huit Arado Ar198 embarqués sur les cuirassés Ludendorff et Kaiser Wilhelm II disposent chacun de quatre appareils mais en pratique seulement deux appareils sont embarqués en permanence.

Au sein du NWG-Bordfliegergruppe, on trouve un total de trente-deux Arado Ar198 répartis sur les cuirassés suivants :

-Les croiseurs de bataille Scharnhorst et Gneisenau stationnés à Wilhelmshaven disposent de quatre Arado Ar 198 chacun

-Les cuirassés Bismarck et Tirpitz stationnés à Wesermunde disposent de quatre Arado Ar198 chacun

-Les cuirassés Hidenburg et Friedrich der Gross stationnés à Wilhelmshaven disposent de quatre Arado Ar198 chacun

-Les cuirassés Von der Tann et Derfflinger stationnés à Wilhelmshaven disposent de quatre Arado Ar198 chacun

Les huit appareils restant sont stockés et servent de volant de fonctionnement.

Caracteristiques Techniques de l’Arado Ar198

Type : hydravion biplace embarqué de reconnaissance et d’observation

Poids : à vide 3050kg maximal au décollage 3800kg

Dimensions : longueur 11.50m envergure 12.60m hauteur 4.50m

Motorisation : un moteur radial BMW-136 de 1050ch

Performances : vitesse maximale 361 km/h distance franchissable 1110km plafond opérationnel 8010m

Armement : deux canons de 20mm MG-151 et deux mitrailleuses MG-17 de 7.92mm dans les ailes, une mitrailleuse MG-15 de 7.92mm dans le poste arrière. Deux bombes de 50kg

Allemagne (11) croiseurs légers

CROISEURS LEGERS

le croiseur léger (Leichte Kreuzer) SMS Pillau

le croiseur léger (Leichte Kreuzer) SMS Pillau

-La Kaiserliche Marine disposait de croiseurs légers pour éclairer la flotte

-La Reichsmarine ne dispose que de croiseurs légers très légers armés de canons de 105mm sous masque, des navires déclassés.

Le KMS Emden à Pearl Harbor en 1936

Le KMS Emden à Pearl Harbor en 1936

-Construction d’un croiseur léger au milieu des années vingt, le Emden avec huit canons de 150mm sous masque, un navire mis en service en 1925, un navire de 5400 tonnes, mesurant 155.1m de long sur 14.2m de large et un tirant d’eau de 5.3m, une vitesse maximale de 29.5 noeuds, un armement composé de huit canons de 150mm sous masque, trois canons de 88mm, une DCA légère (canons de 20 et de 37mm), quatre tubes lance-torpilles et jusqu’à 120 mines.

-Ce croiseur léger est essentiellement utilisé comme navire-école. Il est coulé lors de la guerre civile le 11 juillet 1943 par des Junkers Ju-87 de la Luftwafe.

Le KMS köln survolé par un Heinkel He-60, le prédécesseur de l'Arado Ar196

Le KMS köln survolé par un Heinkel He-60, le prédécesseur de l’Arado Ar196

-A ce croiseur unique à la conception dépassée s’ajoute les trois croiseurs légers de classe Konigsberg mis en service en 1929 (Königsberg Karlsruhe) et 1930 (Köln).

-Ce sont des navires de 7800 tonnes, mesurant 174m de long sur 15.3m de large avec un tirant d’eau de 6.28m.

-Vitesse maximale de 32 noeuds, une protection légère (ceinture 50mm pont blindé 40mm) et un armement composé de neuf canons de 150mm en trois tourelles triples, deux canons de 88mm puis quatre canons de 105mm, DCA légère, douze puis six tubes lance-torpilles de 533mm en plate-formes triples, 120 puis 80 mines.

le KMS Nürnberg dans le canal de Kiel

le KMS Nürnberg dans le canal de Kiel

-Aux trois type K s’ajoutent deux croiseurs légers de classe Leipzig, le KMS Leipzig mis en service en 1931 et le KMS Nurnberg mis en service en 1935.

-Dérivés des type K donc, ce sont des navires de 8100 tonnes, mesurant 181.3m de long sur 16.3m de large et 5.74m de tirant d’eau.

-Filant à 32 noeuds, ils sont protégés par un blindage de 30mm pour les ponts et de 50mm pour la ceinture.

-Armement différent. Si l’armement principal est identique (neuf canons de 150mm en trois tourelles triples), le Leipzig dispose de deux canons de 88mm puis de quatre canons de 105mm alors que le Nurnberg dispose de huit canons de 88mm.

-Outre la DCA légère (canons de 20 et de 37mm), ces croiseurs embarquent douze puis six tubes lance-torpilles (plate-formes triples),120 puis 80 mines.

-Ils embarquent une catapulte et deux hydravions.

-A l’origine, il était prévu quatre croiseurs légers de classe Leipzig mais les deux derniers furent transformés en un croiseur-école et le second construit selon un nouveau modèle.

-Le croiseur-école KMS Postdam est mis en service en juin 1942, devant servir de conducteur de flottilles en temps de guerre.

-7500 tonnes; 181.3m de long sur 16.3m de large et 5.74m de tirant d’eau; vitesse maximale de 34 noeuds; 50mm pour la ceinture et 30mm pour le pont blindé;six canons de 150mm en trois tourelles doubles (une avant et deux arrières), quatre canons de 88mm en affûts simples, DCA légère, pas de tubes lance-torpilles et jusqu’à 80 mines.

-La gestation des nouveaux croiseurs légers à été longue. Un projet de trois croiseurs légers nommés M,N,O ne fût pas mené à bien.

-Six croiseurs légers d’un nouveau type sont finalement commandés, des navires qui avant de recevoir leur nom étaient connus par une lettre (N _ex-J_, O,P,Q,R et S).

Ces croiseurs reçoivent des noms de villes allemandes comme leurs prédecesseurs en l’occurence Berlin Frankfurt am Main Dresden Magdeburg Munchen _ultérieurement rebaptisé Emden_ et Bremen.

-Par rapport aux Leipzig et aux K, les Berlin ont une coque à l’étrave plus élancée et une proue plus arrondie. Propulsion à vapeur uniquement. Armement principal identique, les torpilles et les mines sont en déclin au profit de la DCA légère.

-Le KMS Berlin est mis en service en 1943, les KMS FRankfurt am Main et Dresden en 1944, les KMS Mageburg et Emden (ex-Munchen) en 1946 et le Bremen en septembre 1948.

-Ces navires déplacent 8350 tonnes, mesurent 182.50m de long sur 16.30m de large pour un tirant d’eau de 5.90m, une vitesse maximale de 31 noeuds.

-La protection est renforcée avec une ceinture de 75mm et un pont blindé à 35mm.

-L’armement se compose de neuf canons de 150mm en trois tourelles triples (une avant et deux arrière), de huit canons de 105mm en affûts doubles, d’une DCA légère composée de canons de 20 et de 37mm, de six tubes lance-torpilles en deux plate-formes triples, de soixante mines (si besoin est).

-Ils embarquent une catapulte et deux hydravions.

-Après la construction des Berlin, débat entre deux projets pour les nouveaux croiseurs, des croiseurs-éclaireurs (Spahkreuzer) ou des croiseurs antiaériens.

-C’est ce deuxième projet qui est choisit en raison d’une augmentation de la menace aérienne ennemie et de la probabilité élevée que la Kriegsmarine ait à combattre sous un ciel disputé.

-Six navires (T, U,V,W,Xet Y) sont financés au cours des différentes tranches du plan Z.

-Ils reprennent la coque des Berlin mais leur armement est différent, le bloc-passerelle est ramassé avec deux cheminées.

-Puissante DCA mais également une suite radar étoffée et de puissants moyens de communication pour coordonner l’action de la chasse.

-Pas de tubes lance-torpilles ni de mines.

-Ils reçoivent également des noms de villes allemandes en l’occurrence Dantzig Salzburg Hamburg Friburg Munchen et Wien.

-Trois CLAA sont en service en septembre 1948, un en achèvement à flot et deux encore sur cale.

-Le KMS Dantzig est mis en service en décembre 1946, le KMS Salzburg en septembre 1947 et le KMS Hamburg est mis en service en octobre 1947.

-Le KMS Friburg est en achèvement à flot avec une mise en service prévue initialement pour le printemps 1949, les deux derniers (KMS Munchen et Wien) sont encore sur cale.

-8000 tonnes, 182.50m de long sur 16.3m de large et d’un tirant d’eau de 5.90m

-Vitesse maximale 33 noeuds Ceinture de 75mm et un pont blindé de 35mm

-Armement composé de seize canons de 127mm en huit tourelles doubles (quatre axiales _deux avant et deux arrières_ + quatre latérales), vingt-quatre canons de 37mm et trente-deux canons de 20mm en affûts doubles.

-Pas d’aviation.

-Plusieurs projets de croiseurs légers : des versions à canons de 150mm pour les deux derniers croiseurs lourds de classe Admiral Hipper (douze canons en quatre tourelles triples), les croiseurs légers M,N et O abandonnés au profit des Berlin

(7925t; 183m de long;vitesse maximale de 35.5 noeuds,huit canons de 150mm en quatre tourelles doubles et quatre canons de 88mm,DCA légère et huit tubes lance-torpilles de 533mm en deux plate-formes quadruples).

-Le projet de croiseur éclaireur (Spahkreuzer 1939/Grosszerstörer 1938C) aurait donné un navire armé de six canons de 150mm en trois tourelles doubles (une avant et deux arrières), un affût double de 88mm à l’arrière, dix canons de 37mm et dix tubes lance-torpilles en deux plate-formes quintuples axiales.

-Projet de croiseur léger à propulsion diesel destiné à remplacer les K et les Leipzig mais ce projet était encore assez peu avancé en septembre 1948. Ils devraient être assez semblables aux Berlin avec simplement des améliorations liées à ce qu’on appelle pas encore le retour d’expérience.