22-Armée de terre : armement et matériel (86) ordre de bataille (20)

Groupe d’Armées n°3

Préambule

Quand la guerre de Pologne éclate et que la France mobilise, il n’existe que deux groupes d’armées, le n°1 couvrant la frontière de la mer du Nord à Longuyon en intégrant le massif des Ardennes et le n°2 allant de Longuyon au Jura.

Le 20 octobre 1939, un nouveau groupe d’armée est créé avec les 6ème et 8ème armée. Baptisé GA n°3, il couvre l’extrémité sud de la frontière allemande et la frontière suisse jusqu’au lac Léman.

Ce Groupe d’Armée à une existence brève puisqu’il est dissous à l’été 1940 dans le cadre de la démobilisation.

En mars 1942, après plusieurs mois de réflexions et de consultation, le général Villeneuve rend public (auprès du ministre de la Guerre et de ses subalternes cela va sans dire) sa réorganisation des structures de la «France en guerre».

Le GA n°1 et GA n°2 retrouvant peu ou prou leur constitution antérieure au 20 octobre 1939 mais cela ne signifie pas la disparition du Groupe d’Armées n°3.

Au contraire, c’est même plutôt une promotion puisque désormais le Groupe d’Armées n°3 couvre une zone d’étendant du sud du Jura à Bonifaccio, intégrant tout le massif alpin et la défense de la Corse.

Pour cela, le général commandant le GA n°3 à son autorité sur la 5ème armée dite Armée des Alpes avec trois corps d’armées à trois divisions plus des unités dispersées en Corse.

Armée des Alpes

La 5ème armée à pour unique mission de défendre le massif alpin contre une potentielle agression italienne. Elle dispose pour cela d’unités de forteresse mais également de trois Corps d’Armée à trois divisions.

A la différence des autres Corps d’Armée, les 13ème, 29ème et 30ème CA n’assurent pas la défense d’un Secteur Fortifié précis. Autre différence, la 5ème armée ne dispose pas d’un groupement de bataillons de chars de combat.

Il y à bien trace du GBC n°505 dans les papiers administratifs mais ce groupement n’à qu’une existence administrative, une unité fantôme qui ne deviendra réalité que si des B.C.C sont affectés à l’Armée des Alpes. En attendant c’est la 6ème DLM qui donne à l’Armée des Alpes une capacité char.

-Outre les trois corps d’armée, la 5ème armée dispose d’unités qui lui sont directement rattachées :

-Quatre régiments de pionniers : 405ème, 415ème, 425ème et 435ème régiments de  pionniers.

-8ème Groupement Antiaérien de Campagne (8ème GAAC) disposant d’un état- major,  d’une batterie hors rang et de quatre batteries, deux batteries équipées de canons de  75mm et deux batteries équipées de canons de 37mm Schneider, canons remorqués par des  véhicules tout-terrains Laffly.

-Dans le domaine du soutien, on trouve des unités dépendant de l’artillerie (parc de  réparations d’artillerie n°5, parc de réparation des équipages et des ferrures n°5, le parc de  réparation automobile n°5, le parc d’essence et ingrédients d’armée n°5 et le parc de  munitions d’armée n°5).

-Le génie aligne diverses unités de sapeurs mineurs et de sapeurs routiers, une compagnie  d’électro-mécaniciens et un parc de génie d’armée.

-En ce qui concerne les transmissions, on trouve le 805me bataillon de sapeurs  télégraphistes d’armée, le 825ème parc de transmissions d’armée et diverses unités associées.

-Le train soutien la deuxième armée avec sept compagnies hippomobiles et six compagnies  automobiles dont deux sanitaires ainsi qu’une compagnie citerne.

-L’intendance, le service de santé, le service vétérinaire, le service des remontes dispose  également d’unités intervenant en soutien de la 6ème Armée.

-La gendarmerie déploie pour maintenir l’ordre sur l’arrière et gérer les prisonniers un  commandement de la gendarmerie et forces prévôtales de la 5ème armée.

-L’armée de l’air déploie plusieurs unités de chasse, de reconnaissance et d’appui tactique en soutien de la 5ème armée.

Le Groupement d’Aviation de l’Armée des Alpes (GRAVIA-AA ou GRAVIA-VA) dispose pour assurer sa mission d’une escadre de chasse, de trois groupes de bombardement légers et d’un groupe de reconnaissance.

Bréguet Br700C2, l'un des chasseurs biplaces de l'armée de l'air

Bréguet Br700C2, l’un des chasseurs biplaces de l’armée de l’air

-La 16ème escadre de chasse stationnée à Loyettes dispose de trois groupes de chasse équipés d’Arsenal VG-39 et de Bréguet Br700C2.

-La 33ème escadre de bombardement léger à Saint Etienne de Geoirs dispose de trois groupes de bombardement léger équipés de Douglas DB-7D.

-Le GR I/39 assure les missions de reconnaissance depuis la base aérienne Chambarand avec 36 Bloch MB-176.
Le Groupement d’Aviation de l’Armée des Alpes dispose au total de 225 avions répartis entre 108 chasseurs (81 monomoteurs et 27 bimoteurs), 81 bombardiers légers et 36 avions de reconnaissance.

Il peut bénéficier du soutien des trois Groupes Aériens d’Observation (GAO), le GAO-513 stationné à St Etienne de Saint Geoirs avec huit Bloch MB-175 de reconnaissance armée, de douze Dewoitine D-720 de coopération et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123 d’observation et de réglage de tir.

Le GAO-529 stationné à Chambarand dispose de huit Bloch MB-176 de reconnaissance armée, de douze Dewoitine D-720 de coopération et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123 d’observation et de réglage de tir tout comme le GAO-530 stationné à Sisteron qui dispose de huit Bloch MB-176 de reconnaissance armée, de douze Dewoitine D-720 de coopération et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123 d’observation et de réglage de tir.

-13ème Corps d’Armée

-Outre les trois divisions sous ses ordres, le 13ème CA mis sur pied par la 13ème région militaire dispose d’unités qui lui appartiennent en propre :

-613ème régiment de pionniers

-13ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (13ème GRCA) disposant de  chars légers AMX-42 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-117ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (117ème RALH) qui dispose de deux  groupes de 105L modèle 1936S et deux groupes de 155L modèle 1945S.

– Des unités du génie, des transmission, de soutien

-L’armée de l’air détache pour emploi auprès du 13ème CA le Groupe Aérien d’Observation  n°513 équipé de Bloch MB-175, de Dewoitine D-720 et d’ANF-Les Mureaux ANF-123.

-La 10ème DI est une division d’active dont l’état-major est en temps de paix installé à Paris. Elle dispose de trois régiments d’infanterie de ligne (5ème, 24ème et 46ème RI), de deux régiments d’artillerie (32ème RAD et 232ème RALD), de la 610ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 610ème Bataillon de défense aérienne, du 23ème bataillon du génie et d’unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 15ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (15ème GRDI) équipé de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-La 20ème Division d’Infanterie est une division de mobilisation de série A disposant de trois régiments d’infanterie de ligne (2ème, 47ème et 115ème RI), de deux régiments d’artillerie (7ème RAD et 207ème RALD), de la 620ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 620ème Bataillon de défense aérienne, du 92ème bataillon du génie et de quelques unités de soutien.

Elle bénéficie du soutien du 31ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (31ème GRDI) qui dispose de chars légers AMX-42 et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes.

-La 23ème Division d’Infanterie est une division d’active dont l’état-major est installé en temps de paix à Tours qui dispose de trois régiments d’infanterie de ligne (32ème, 107ème et 126ème RI), de deux régiments d’artillerie (41ème RAD et 241ème RALD), de la 623ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 623ème Bataillon de défense aérienne, du 30ème bataillon du génie et de quelques unités de soutien.

Elle bénéficie du soutien du 18ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (18ème GRDI) qui dispose de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

22-Armée de terre : armement et matériel (84) ordre de bataille (18)

8ème Armée

La 8ème Armée est la quatrième armée appartenant du Groupe d’Armées n°2. Elle couvre le Secteur Fortifié de Montbéliard et le Secteur Fortifié du Jura avec trois corps d’armée à deux divisions ce qui permet de réserver un corps d’armée à une intervention éventuelle en Suisse.

La mission de cette armée est donc double : assurer la défense de la frontière et se préparer à une éventuelle intervention en Suisse sur demande du gouvernement helvétique.

-Comme les autres armées, la 8ème Armée dispose d’unités placées directement sous son commandement :

-Quatre régiments de pionniers : 408ème, 418ème, 428ème et 438ème régiments de     pionniers.

-Un groupement de bataillons de chars, le groupement de bataillons de chars 508  avec le     9ème BCC (45 FCM-42), le 22ème BCC (45 Hotchkiss H-39), le 33ème BCC (45 AMX-44)     et le 48ème BCC (45 Renault R-40), ces deux derniers bataillons étant des bataillons de mobilisation.

Si le 48ème BCC dispose de sa pleine dotation en chars, le 33ème BCC reste un bataillon de     papier jusqu’au début du mois d’octobre quand il reçoit ses premiers AMX-44 tout justes     sortis des chaines de montage de Gien.

On trouve le 8ème Groupement Antiaérien de Campagne (6ème GAAC) disposant d’un état-    major, d’une batterie hors rang et de quatre batteries, deux batteries équipées de canons de 75mm et deux batteries équipées de canons de 37mm Schneider, canons remorqués par des     véhicules tout-terrains Laffly.

-Dans le domaine du soutien, on trouve des unités dépendant de l’artillerie (parc de     réparations d’artillerie n°8, parc de réparation des équipages et des ferrures n°8, le parc de     réparation automobile n°8, le parc d’essence et ingrédients d’armée n°8 et le parc de     munitions d’armée n°8).

-Le génie aligne diverses unités de sapeurs mineurs et de sapeurs routiers, une compagnie     d’électro-mécaniciens et un parc de génie d’armée.

-En ce qui concerne les transmissions, on trouve le 808me bataillon de sapeurs     télégraphistes d’armée, le 821ème parc de transmissions d’armée et diverses unités associées.

-Le train soutien la huitième armée avec sept compagnies hippomobiles et six compagnies     automobiles dont deux sanitaires ainsi qu’une compagnie citerne.

-L’intendance, le service de santé, le service vétérinaire, le service des remontes dispose     également d’unités intervenant en soutien de la 6ème Armée.

-La gendarmerie déploie pour maintenir l’ordre sur l’arrière et gérer les prisonniers un commandement de la gendarmerie et forces prévôtales de la 8ème armée.

-L’armée de l’air déploie plusieurs unités de chasse, de reconnaissance et d’appui tactique en soutien de la 8ème armée, le GRAVIA-VIIIA et des GAO destinés eux à l’éclairage des Corps d’Armée.

Le GRAVIA VIII-A dispose pour assurer la couverture aérienne, l’appui-feu et la reconnaissance des moyens suivants :

-La 15ème Escadre de Chasse stationnée à Chissey dispose de deux groupes équipés d’Arsenal VG-36 et de Bréguet Br700C2 et d’un groupe équipé d’Arsenal VG-39 et de Bréguet Br700C2.

-L’appui-feu est assurée depuis la base aérienne de Malbouhans par un groupe de bombardiers moyens, le GB III/11 équipé de Lioré et Olivier Léo 458 et deux groupes de bombardement légers, les GB II et GB III/62 équipés de Glenn-Martin 167/187F.

-La reconnaissance est assurée depuis la base aérienne de Dole-Tavaux par le GR IV/33 équipée de 36 Bloch MB-175.

Le GRAVIA VIIIA dispose au total de 108 chasseurs, de 81 bombardiers et 36 avions de reconnaissance soit un total de 225 avions.

A ces avions s’ajoute trois Groupes Aériens d’Observation, les GAO-510, GAO-511 et GAO-527.

-Le Groupe Aérien d’Observation 510 stationné à Malbouhans dispose de dispose de huit Bloch MB-176 de reconnaissance armée, de douze Dewoitine D-720 de coopération et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123 d’observation et de réglage de tir.

-Le Groupe Aérien d’Observation 511 stationné à Dole-Tavaux dispose de huit Bloch MB-175 de reconnaissance armée, de douze Dewoitine D-720 de coopération et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123 d’observation et de réglage de tir.

-Le Groupe Aérien d’Observation 527 stationné à Chissey dispose de huit Bloch MB-176 de reconnaissance armée, de douze Dewoitine D-720 de coopération et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123 d’observation et de réglage de tir.

Le nombre d’avions disponibles pour le GRAVIA VIII-A atteint le chiffre de 330 appareils avec 108 chasseurs (81 monomoteurs _54 Arsenal VG-36 et 27 Arsenal VG-39_ et 27 Bréguet Br700C2), 81 bombardiers (27 Lioré et Olivier Léo 458, 36 Glenn-Martin 167F et 18 Glenn-Martin 187F), de 44 Bloch MB-175, de 16 Bloch MB-176, de 36 Dewoitine D-720 et de 45 ANF-Les Mureaux ANF-123.

-La force vive de la 8ème armée est composé de trois corps d’armée, le 10ème Corps d’Armée déployé dans le Secteur Fortifié de Montbéliard avec deux divisions d’infanterie, le 11ème Corps d’Armée déployé dans le Secteur Fortifié du Jura avec deux divisions d’infanterie et le 27ème Corps d’Armée, gardé en réserve pour une éventuelle intervention en Suisse avec une division d’infanterie et une division d’infanterie alpine.

-10ème Corps d’Armée

Couvrant le Secteur Fortifié de Montbéliard, le 10ème CA dispose de deux divisions d’infanterie mais également d’autres éléments de combat et de soutien :

-610ème régiment de pionniers

-10ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (10ème GRCA) équipé de chars  légers AMX-42 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

Automitrailleuse Puissante modèle 1940

Automitrailleuse Puissante modèle 1940

-113ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (113ème RALH) disposant de deux     groupes de 105L modèle 1936S et deux groupes de 155L modèle 1917.

-Des unités du génie, des transmissions, de soutien

-L’armée de l’air détache pour emploi auprès du 10ème CA du Groupe Aérien d’Observation     n°510 équipé de Bloch MB-175, de Dewoitine D-720 et d’ANF-Les Mureaux ANF-123.

-La 58ème Division d’Infanterie est une division de mobilisation, de série B disposant de trois régiments d’infanterie de ligne (204ème, 227ème et 334ème RI); de deux régiments d’artillerie (48ème et 248ème RALD), de la 658ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 658ème Bataillon de défense antiaérienne, du 87ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie de l’appui  du 61ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (61ème GRDI) disposant de chars légers Hotchkiss H-39 (en attendant la disponibilité d’AMX-44) et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes.

-La 1ère Division d’Infanterie Tchécoslovaque (1ère DIT) à été formée entre septembre 1939 et mai 1940 au camp d’Agde.

Un temps, elle devait restée stationnée dans le sud de la France pour dissuader l’Espagne d’une attaque surprise dans les Pyrénées (qui apparaît hautement improbable en 2014 mais c’était autre chose à l’époque) mais finalement, elle va rejoindre en septembre 1948 le 10ème Corps d’Armée.

Cette division est organisée comme les Divisions d’Infanterie françaises avec trois régiments d’infanterie (1er régiment tchèque, 2ème régiment tchèque et 3ème régiment tchèque), deux régiments d’artillerie (1er régiment d’artillerie tchèque et 2ème régiment d’artillerie tchèque, le 1er étant l’équivalent d’un RAD et le second l’équivalent d’un RALD), la 1ère Batterie Divisionnaire Antichar tchèque, le 1er Bataillon de défense antiaérienne tchèque, le 88ème bataillon du génie et diverses unités de soutien.

Un GRDI monté, le 1er groupe de cavalerie tchèque complète le dispositif, sa motorisation prévue n’à pas été réalisé avant septembre 1948.

22-Armée de terre : armement et matériel (80) ordre de bataille (14)

-4th British Corps

Suite à un accord de mars 1947, les britanniques acceptent de déployer en France, un corps expéditionnaire de douze divisions ainsi que deux corps d’armée indépendants déployés au sein du Groupe d’Armée n°2.

Si le 5th British Corps intègre la 4ème armée, le 4th British Corps lui est placé sous le commandement de la 3ème armée, encadré par le 23ème Corps à l’ouest et le 24ème Corps à l’est.
Ce quatrième corps d’armée britannique est composé de deux divisions d’infanterie, la 51th Highland Division et la 48th Northumberland Division, deux divisions d’infanterie de  mobilisation mais non dépourvues de qualités.

-24ème Corps d’Armée

Mis sur pied par la 7ème région militaire (Toulouse), cet état-major couvre l’extrémité occidentale de la zone de responsabilité de la 3ème armée avec deux divisions d’infanterie, une division de série A, la 26ème DI et une division d’active, la 42ème DI de Metz.

-Comme tous les Corps d’Armée de l’armée de terre, le 24ème CA disposent d’unités qui lui sont directement rattachées :

-Un régiment de pionniers, le 624ème régiment de pionniers

-Le 24ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (24ème GRCA) équipés de     chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité     des automitrailleuses puissantes.

Canon de 105mm long modèle 1936 Schneider

Canon de 105mm long modèle 1936 Schneider

-Le 103ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (103ème RALT) qui dispose de deux
groupes de 105mm équipés de canons Schneider modèle 1936 et deux groupes de 155mm
équipés de canons de 155mm GPF.

-Des unités du génie, de l’intendance, des transmissions et du train

-L’armée de l’air détache pour emploi auprès du 24ème CA le Groupe Aérien d’Observation     n°524 équipé de Bloch MB-175, de Dewoitine D-720 et d’ANF-Les Mureaux ANF-123.

-La 26ème Division d’Infanterie est une division d’infanterie de mobilisation, plus précisément de série A soit des réservistes jeunes, récemment libérés de leurs obligations liées à la conscription.

Elle dispose de trois régiments d’infanterie de ligne (86ème, 98ème et 105ème RI), de deux régiments d’artillerie (36ème RAD et 236ème RALD), de la 626ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 626ème bataillon de défense antiaérienne, du 79ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle peut compter sur le soutien du 14ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (14ème GRDI) équipé de chars légers AMX-42 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-La 42ème Division d’Infanterie est elle une unité d’active dont l’état-major est installé en temps de paix à Metz. Elle dispose du 80ème régiment d’infanterie alpine (80ème RIA), de deux régiments d’infanterie de ligne (94ème et 151ème RI), de deux régiments d’artillerie (61ème RAD et 261ème RALD), de la 642ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 642ème bataillon de défense antiaérienne, du 30èmebataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle peut compter sur le soutien du 37ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (37ème GRDI) équipé de chars légers FCM-42 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

4ème Armée

Installée à l’est de la 3ème armée, la 4ème armée dispose comme son homologue occidentale de trois corps d’armée à deux divisions plus un corps d’armée britannique, le 5th British Corps qui lui aussi aligne deux divisions d’infanterie.

Sur le plan de la géographie, elle couvre la frontière franco-allemande entre Sarreguemines et Selestat soit quatre secteurs fortifiés : le Secteur Fortifié de Rohrbach confié au 8ème Corps d’Armée, le Secteur Fortifié des Vosges confié au 5th British Corps, le Secteur Fortifié d’Haguenau confié au 25ème Corps d’Armée et le Secteur Fortifié du Bas-Rhin confié au 26ème Corps d’Armée.

Sa mission est de couvrir la frontière allemande contre une attaque brusquée de la Wehrmacht et en cas d’offensive de se porter sur le Rhin avec le soutien probable de corps de réserve, du 3ème Corps de Cavalerie (2ème, 4ème et 8ème DLM) ainsi que du 2ème Corps d’Armée Cuirassée (2ème, 4ème et 6ème DC), le 3ème CC (appelé également 37ème CA) et le 2ème CAC (appelé également 39ème CA) pouvant former une armée blindée.

-Comme les autres armées, elle dispose d’unités qui lui sont directement rattachées :

-Quatre régiments de pionniers : 404ème, 414ème, 424ème et 431ème régiments de     pionniers.

-Un groupement de bataillons de chars, le groupement n°504 qui aligne le 4ème BCC (45 FCM-42), le 12ème BCC (45 Renault R-40), le 23ème BCC (45 R-40) et le 38ème BCC (45 FCM-42), ces deux derniers bataillons étant des bataillons de mobilisation.

Si le premier dispose de ses chars, le deuxième reçoit des H-39 en attendant la disponibilité  du char prévu dans les plans de mobilisation.

Canon de 37mm Schneider modèle 1941

Canon de 37mm Schneider modèle 1941

On trouve le 4ème Groupement Antiaérien de Campagne (4ème GAAC) disposant d’un état-    major, d’une batterie hors rang et de quatre batteries, deux batteries équipées de canons de     75mm et deux batteries équipées de canons de 37mm Schneider, canons remorqués par des     véhicules tout-terrains Laffly.

-Dans le domaine du soutien, on trouve des unités dépendant de l’artillerie (parc de     réparations d’artillerie n°4, parc de réparation des équipages    et des ferrures n°4, le parc de     réparation automobile n°4, le parc d’essence et ingrédients d’armée n°4 et le parc de     munitions d’armée n°4).

-Le génie aligne diverses unités de sapeurs mineurs et de sapeurs routiers, une compagnie d’électro-mécaniciens et un parc de génie d’armée.

-En ce qui concerne les transmissions, on trouve le 804ème bataillon de sapeurs télégraphistes d’armée, le 819ème parc de transmissions d’armée et diverses unités associées.

-Le train soutien la deuxième armée avec sept compagnies hippomobiles et six compagnies     automobiles dont deux sanitaires ainsi qu’une compagnie citerne.

-L’intendance, le service de santé, le service vétérinaire, le service des remontes dispose     également d’unités intervenant en soutien de la 3ème Armée.

-La gendarmerie déploie pour maintenir l’ordre sur l’arrière et gérer les prisonniers un commandement de la gendarmerie et forces prévôtales de la 4ème armée.

-L’armée de l’air déploie plusieurs unités de chasse, de reconnaissance et d’appui tactique en soutien de la 4ème armée.

Le GRAVIA-IVA (Groupement d’Aviation de la 4ème Armée) dispose des moyens suivants :

Dewoitine D-551

Dewoitine D-551

-Deux escadres de chasse. La 6ème EC est stationnée à Strasbourg-Entziheim avec pour équipement le Dewoitine D-520 et le Lockeed H-322 Eclair alors que le 19ème EC stationnée à Xaffevillers dispose de Dewoitine D-551, de Bréguet Br700C2 et de Lockeed H-322.

-Une escadre de bombardement d’assaut, la 41ème EBA stationnée à Morhange avec pour équipement le Bréguet Br696.

-Une escadre de bombardement moyen, la 21ème EBM stationnée à Adelot avec pour équipement l’Amiot 354

-Un groupe de reconnaissance, le GR II/33 équipé de Bloch MB-175 ayant pour base la base aérienne de Delme

Le GRAVIA IVA dispose de 216 chasseurs, 81 avions d’assaut, 81 bombardiers moyens et 36 avions de reconnaissance soit un total de 414 appareils.

A cela s’ajoute les 105 appareils du GAO-508 (Strasbourg-Entziheim), du GAO-525 (Xaffevilliers) et du GAO-526 (Morhange) tous équipés de  avec huit Bloch MB-176, douze Dewoitine D-720 et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123.

Le total d’appareils disponibles pour la 4ème armée et son GRAVIA IV-A s’établit à 519 avions.

22-Armée de terre : armement et matériel (78) ordre de bataille (12)

Groupe d’Armées n°2

Le Groupe d'Armées n°2 est chargée de garder la frontière franco-allemande

Le Groupe d’Armées n°2 est chargée de garder la frontière franco-allemande

Préambule

Quand éclate la guerre de Pologne, le Groupe d’Armées n°2 couvre la frontière est franco-luxembourgeoise et surtout franco-allemande de Longuyon à Selestat.

Cette frontière, voie naturelle des invasions depuis le Vème siècle et les invasions barbares est solidement protégée par la Ligne Maginot.

Cette «Muraille de France» véritable chef d’œuvre de technicité est destinée à protéger la France d’une attaque surprise de l’Allemagne, une attaque improbable avant 1930 mais qui redevient possible avec le rétablissement du service militaire en 1935 suivit l’année suivante de la remilitarisation de la Rhénanie à laquelle la France ne répond que par un discours grandiloquent («Nous ne laisserons pas Strasbourg sous le feu des canons allemands» dixit le président du conseil Albert Sarrault) mais sans acte concret.

Ce groupe d’armées dispose de trois armées, les 3ème, 4ème et 5ème armée soit quarante divisions, un nombre important alors que la ligne Maginot est censée économiser des hommes en les remplaçant par du béton. Au lieu de cela, la muraille de France devient une véritable éponge, absorbant toujours plus de troupes.

Le général Villeneuve rétablit un certain équilibre car après la mobilisation de septembre 1948, seules vingt-huit divisions sont déployées sur la frontière est entre Longuyon et la lac Léman (dont quatre divisions britanniques) sur des secteurs plus importants qu’en septembre 1939 :

-La 3ème armée couvre un secteur Longuyon-Sarreguemines

-La 4ème armée couvre le secteur Sarreguemines-Selestat

-La 6ème armée doit défendre un secteur Colmar-Territoire de Belfort

-La 8ème armée couvre un secteur Montbéliard-Lac Leman plus comme réserve stratégique     et comme soutien pour la Suisse contre une potentielle attaque allemande qu’autre chose.

Outre ces quatre armées et douze corps d’armées, le Groupe d’Armées n°2 peut compter sur le soutien des troupes de forteresse présentes en nombre ainsi que du 3ème Corps de Cavalerie et ses 2ème, 4ème et 8ème DLM sans oublier l’intervention possible du 2ème CAC avec les 2ème, 4ème et 6ème Division Cuirassées.

3ème Armée

Dans le dispositif imaginé par le général Villeneuve en mars 1942, la 3ème armée occupe un long secteur de près de 150km entre Longuyon et Sarreguemines, s’appuyant sur les fortifications Maginot du Secteur Fortifié de Crusnes, le Secteur Fortifié de Thionville, le Secteur Fortifié du Boulay, le Secteur Fortifié de Faulquemont et le Secteur Fortifié de la Sarre.

Le 7ème CA couvre les secteurs de Crusnes et de Thionville, le 23ème CA couvre le secteur Fortifié du Boulay, le 4th British Corps couvre le Secteur Fortifié de Faulquemont et le 24ème Corps couvre le Secteur Fortifié de la Sarre.

La mission première de cette armée est d’assurer la défense de la frontière en empêchant l’ennemi de gêner la manoeuvre Dyle-Breda en pénétrant par le Luxembourg puis de là dans les Ardennes et en phase offensive de pénétrer dans le territoire allemand en passant par le Luxembourg et d’occuper la Sarre et de lotir la Moselle.

Pour cela, elle dispose de trois corps d’armée à deux divisions (7ème, 23ème et 24ème) plus un corps d’armée britannique à deux divisions (Le IVth  British Corps, les trois premiers corps d’armée engerbant les 12 divisions britanniques présentes au sein du GA1).

Comme les armées du GA n°1, la 3ème armée dispose de moyens de soutien et de combat qui lui sont propres :

-Quatre régiments de pionniers, les 403ème, 413ème, 423ème et 432ème régiments

char léger modèle 1935 M.39 dit Hotchkis H-39

char léger modèle 1935 M.39 dit Hotchkis H-39

-Un groupement de bataillons de chars, le groupement n°503 qui aligne le 3ème BCC (45 Renault R-35 modernisés), le 13ème BCC (45 Hotchkiss H-39), le 21ème BCC (45 AMX-44) et le 36ème BCC (45 AMX-44), ces deux derniers bataillons étant des bataillons de mobilisation.

Sur ces deux derniers, seul le 21ème BCC dispose à la mobilisation de son chiffre plein de 45 AMX-44 mais le 36ème BCC ne dispose que de Renault R-35 en attendant la disponibilité du char prévu.

On trouve le 3ème Groupement Antiaérien de Campagne (3ème GAAC) disposant d’un état-major, d’une batterie hors rang et de quatre batteries, deux batteries équipées de canons de 75mm et deux batteries équipées de canons de 37mm Schneider, canons remorqués par des véhicules tout-terrains Laffly.

-Dans le domaine du soutien, on trouve des unités dépendant de l’artillerie (parc de réparations d’artillerie n°3, parc de réparation des équipages et des ferrures n°3, le parc de réparation automobile n°3, le parc d’essence et ingrédients d’armée n°3 et le parc de munitions d’armée n°3).

-Le génie aligne diverses unités de sapeurs mineurs et de sapeurs routiers, une compagnie d’électro-mécaniciens et un parc de génie d’armée.

-En ce qui concerne les transmissions, on trouve le 803ème bataillon de sapeurs télégraphistes d’armée, le 818ème parc de transmissions d’armée et diverses unités associées.

-Le train soutien la deuxième armée avec sept compagnies hippomobiles et six compagnies automobiles dont deux sanitaires ainsi qu’une compagnie citerne.

-L’intendance, le service de santé, le service vétérinaire, le service des remontes dispose également d’unités intervenant en soutien de la 3ème Armée.

-La gendarmerie déploie pour maintenir l’ordre sur l’arrière et gérer les prisonniers un commandement de la gendarmerie et forces prévôtales de la 3ème armée.

Comme les autres armées, la 3ème armée dispose d’un groupement d’aviation (GRAVIA-IIIA) ainsi que de plusieurs GAO (Groupes Aériens d’Observation).

Le Groupement d’Aviation de la 3ème Armée (GRAVIA-IIIA) dispose des moyens suivants :

Curtiss H-81

Curtiss H-81

-5ème Escadre de Chasse (5ème EC) équipée de Curtiss H-81 et de Bréguet Br700C2 stationnée sur la base aérienne de Metz-Frescaty.

-7ème Escadre de Chasse (7ème EC) équipée de Dewoitine D-520 et de Bréguet Br700C2 stationnée sur la base aérienne de Toul.

Ces deux escadres représentent un total de 216 chasseurs répartis entre 162 monomoteurs et 54 bimoteurs.

-Un groupe de bombardement en piqué, le GBA III/40 stationné à Chamblay avec pour équipement le Loire-Nieuport LN-430

-Un groupe de bombardement d’assaut, le GBA III/51 équipé de Bréguet Br695 et lui aussi stationné à Chamblay.

Bombardier moyen Amiot 351

Bombardier moyen quadriplace  Amiot 351

-Deux groupes de bombardement moyen stationnés à Saint-Dizier, les GB II/34 et GB III/34 équipés d’Amiot 351.

-Un groupe de reconnaissance tactique, le GR I/33 équipé de Bloch MB-175  qui décolle depuis la base de Châtel-Cléhery en compagnie du GAO-507.

Le GRAVIA III-A dispose de 216 chasseurs, 27 bombardiers en piqué,27 avions d’assaut, 54 bombardiers moyens et 36 avions de reconnaissance soit 360 appareils.

A ce total appréciable s’ajoute les trois Groupes Aériens d’Observation (GAO) :

-Le GAO-507 déployé depuis la base aérienne de Châtem-Cléhery dispose pour éclairer le 7ème Corps d’Armée de huit Bloch MB-175, de douze Dewoitine D-720 et de quinze ANF-Les Mureaux ANF-123.

-Le GAO-523 qui opère depuis la base aérienne de Mars-la-Tour dispose pour éclairer le 23ème CA ou Corps d’Armée Colonial dispose de  huit Bloch MB-175, de douze Dewoitine D-720 et de quinze ANF-Les Mureaux ANF-123.

Le GAO-524 qui opère depuis la base aérienne de Velaine en Haye près de Nancy éclaire le 24ème CA avec huit Bloch MB-176 de reconnaissance armée, douze Dewoitine D-720 de coopération et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123 d’observation et de réglage de tir.

Le total d’appareils disponibles pour le GRAVIA III-A est de 465 appareils (216 chasseurs, 108 bombardiers et avions d’assaut, 141 avions de reconnaissance et d’observation).

22-Armée de terre : armement et matériel (75) ordre de bataille (9)

2ème Armée

A la différence des trois armées que nous venons de voir, la 2ème armée n’est pas concernée par une éventuelle entrée en Belgique. Son rôle n’en est pas moins capital car il doit couvrir la région entre Sedan et Longuyon et faire la jonction entre le socle (GA 2) et l’aile marchante (7ème armée, BEF, 1ère et 9ème armée)

Comme le dira le regretté maréchal Pétain «Les Ardennes sont infrachissables. On les pincera à la sortie».

On aurait pu ainsi s’attendre à ce que le massif boisé mais aisément pénétrable grâce à la qualité du réseau routier soit couvert côté français par de puissants ouvrages fortifiés mais ce ne fût pas le cas pour deux raisons.

La première raison ce sont les dépassements de budgets qui font que des choix ont du être fait dans la construction de la Muraille de France.

La seconde est que jusqu’en 1936, la Belgique est notre alliée ce qui aurait rendu incompréhensible la construction de fortifications à la frontière.

Des ouvrages fortifiés sont bien réalisés mais il s’agit d’ouvrages de campagne et non de véritables fortifications comme en Alsace et en Lorraine, ouvrages qui au printemps 1940 étaient loin d’être opérationnels ce qui laisse passer un frisson retrospectif…….. .

Huit ans plus tard, la situation s’est nettement améliorée et si les fortifications du Secteur Fortifié de Montmédy ne sont pas aussi impressionantes que le Hochwald, elles peuvent jouer leur rôle d’appui à des troupes de campagne.

Au niveau opérationnel, la 2ème armée dispose comme la 9ème, de trois corps d’armée à deux divisions d’infanterie, des divisions de valeur inégale, des unités d’active cotoyant des unités de réservistes.

Néanmoins, l’organisation fait que chaque corps d’armée dispose d’une unité d’active et d’une unité de réserve de série B. On peut espérer que les divisions composées de réservistes se haussent à la hauteur des divisions d’active.

-La 2ème armée dispose elle aussi d’unités qui lui sont directement rattachées. On trouve ainsi deux régiments de pionniers (412ème et 422ème régiments de pionniers), les 2ème et 12ème compagnie de garde de quartier général.

Char léger modèle 1940R dit Renault R-40

Char léger modèle 1940R dit Renault R-40

On trouve également un groupement de chars, le groupement de bataillons de chars n°502 avec le 2ème BCC disposant de 45 Renault R-40, le 10ème BCC alignant 45 FCM-42, le 18ème BCC équipé de 45 FCM-42 et le 35ème BCC équipé de 45 Renault R-40, ces deux derniers bataillons étant des bataillons de mobilisation.

Si le 35ème BCC dispose des chars prévus, le 18ème BCC reçoit des Hotchkiss H-39 en attendant la disponibilité de FCM-42.

On trouve le 2ème Groupement Antiaérien de Campagne (2ème GAAC) disposant d’un état-major, d’une batterie hors rang et de quatre batteries, deux batteries équipées de canons de 75mm et deux batteries équipées de canons de 37mm Schneider, canons remorqués par des véhicules tout-terrains Laffly.

-Dans le domaine du soutien, on trouve des unités dépendant de l’artillerie (parc de réparations d’artillerie n°2, parc de réparation des équipages et des ferrures n°2, le parc de réparation automobile n°2, le parc d’essence et ingrédients d’armée n°2 et le parc de munitions d’armée n°2).

-Le génie aligne diverses unités de sapeurs mineurs et de sapeurs routiers, une compagnie d’électro-mécaniciens et un parc de génie d’armée.

-En ce qui concerne les transmissions, on trouve le 802ème bataillon de sapeurs télégraphistes d’armée, le 817ème parc de transmissions d’armée et diverses unités associées.

-Le train soutien la deuxième armée avec sept compagnies hippomobiles et six compagnies automobiles dont deux sanitaires ainsi qu’une compagnie citerne.

-L’intendance, le service de santé, le service vétérinaire, le service des remontes dispose également d’unités intervenant en soutien de la 2ème Armée.

-La gendarmerie déploie pour maintenir l’ordre sur l’arrière et gérer les prisonniers un commandement de la gendarmerie et forces prévôtales de la 2ème armée.

-L’armée de l’air déploie plusieurs unités de chasse, de reconnaissance et d’appui tactique en soutien de la 2ème armée en l’occurence le Groupement d’Aviation de la 2ème Armée (GRAVIA-IIA) et les Groupes Aériens d’Observation (GAO) rattachés théoriquement aux différents Corps d’Armée.

Le Groupement d’Aviation de la 2ème Armée (GRAVIA-IIA) dispose des moyens suivants :
-4ème Escadre de Chasse (4ème EC) stationnée sur la base aérienne de Suippes avec pour équipement le Curtiss H-81 (81 appareils plus connus sous le nom de P-40 Warhawk) et le Lockeed H-322 Eclair (27 appareils plus connus sous le nom de P-38 Ligthning).

Douglas DB-7

Douglas DB-7

-Deux groupes de bombardement léger, les GB I/32 et II/32 stationnés à Challerange et disposant pour équipement du Douglas DB-7D.

-Un groupe de bombardement moyen, le GB I/34 stationné à Vitry le François avec pour équipement l’Amiot 351.

-Un groupe de reconnaissance tactique, le GR IV/35 stationné à Vitry le François avec pour équipement le Bloch MB-176.

Le GRAVIA II-A dispose de 108 chasseurs, de 81 bombardiers et 36 avions de reconnaissance soit un total de 227 avions.

A ce total peut s’ajouter les trois Groupes Aériens d’Observation des trois corps d’armée de la 2ème armée :

-Le GAO-505 équipé de huit Bloch MB-175, de douze Dewoitine D-720 et de quinze ANF-Les Mureaux ANF-123 stationné sur la base aérienne d’Etain.

-Le GAO-506 déployé sur la base aérienne de Spincourt  dispose de  huit Bloch MB-176, de douze Dewoitine D-720 et de quinze ANF-Les Mureaux ANF-123

-Le GAO-522 déployé sur la base aérienne de Stenay dispose de huit Bloch MB-176, de douze Dewoitine D-720 et de quinze ANF-Les Mureaux ANF-123

Au final, le GRAVIA II-A peut compter sur 332 appareils de disponible pour mener à bien sa mission.

21-Armée de terre (32)

Les Divisions Cuirassées

Une gestation longue et douloureuse

C’est le général Estienne qui le premier préconisa la création d’une unité blindée autonome de l’infanterie sous la forme d’un corps cuirassé autonome, une unité de 20000 hommes, 8000 camions et tracteurs et 4000 chars mais le père des chars ne fût pas entendu du moins dans l’immédiat, sa vision des troupes de choc sous entendait une vision offensive qui n’était plus en odeur de sainteté après les ravages du premier conflit mondial.

Cette conception offensive est rejetée au profit d’une conception défensive où le char est «tenue en laisse» par l’infanterie, le char devant se déplacer au pas, être bien protégé et bien armé pour éliminer les obstacles rencontrés par le fantassin.

Il faut attendre septembre 1932 pour que l’infanterie (arme de laquelle dépend les chars depuis 1920) relance l’expérimentation d’un groupement tactique interarmes sous la forme du détachement mécanique de combat expérimenté aux manoeuvres de septembre 1932.

Char D1

Char D1

Ce détachement alignait pour sa composante blindée, 45 chars D1 et les trois chars B existants. Les manoeuvres montrent que les chars ont pu s’emparer de la position mais que faute d’une infanterie suffisamment proche, ils ont été abandonnés à eux même.

Le 5 mai 1934, le lieutenant-colonel Charles de Gaulle publie «Vers l’armée de métier» où il préconise la création d’un corps spécialisé motorisé, chenillé et cuirassé, composé uniquement d’engagés ce qui lui permettrait d’être engagé dès le déclenchement d’une crise internationale sans mobiliser ce qui prend (beaucoup) trop de temps.

Il serait injuste et faire trop d’honneur à ce grand général que de faire de lui l’unique apôtre de ce type de division. D’autres officiers moins connus ou oubliés aujourd’hui comme le général Flavigny, le général Buat et le général Doumenc ont participé à cette réflexion théorique.

Dans un ouvrage complémentaire publié fin 1934 et intitulé «Comment faire une armée de métier», il décrit comment obtenir cette armée de choc qui alignerait 98000 hommes, 432 chars lourds, 1296 chars moyens,, 540 chars légers et 7000 voitures de transport tout-terrain répartis entre six divisions de ligne et une DLM (les chars de celle-ci ne sont pas compris dans les chiffres avancés plus haut).

Chaque division de ligne doit disposer d’un groupe de reconnaissance composé de «chars réduits» et d’éléments portés, d’une forte brigade de chars avec un régiment lourd (un bataillon lourd et un bataillon moyen), un régiment moyen à deux bataillons moyens et un bataillon soit un total de 252 chars en ligne (48 lourds, 144 moyens et 60 légers) plus 126 de remplacement (24 lourds, 72 moyens et 30 légers),

une brigade d’infanterie sur véhicules tous terrains à deux régiments et un bataillon de chasseurs, une forte brigade d’artillerie à tracteurs tous terrains avec un régiment d’artillerie lourde, un régiment d’artillerie légère et un groupe de DCA, un bataillon du génie, un bataillon de transmission et d’observation ainsi qu’un bataillon de camouflage.

Ce magnifique projet qui aurait donné un formidable outil à l’armée de terre est immédiatement critiqué et rejeté en tant que tel pour des raisons aussi bien militaires (le char doit soutenir l’infanterie et ne peut être le cœur d’un système) que politiques (crainte qu’un corps de métier devienne une véritable garde prétorienne menaçant les institutions de la république) et idéologiques (appétence pour la conscription et le peuple en armes).

Néanmoins, les graines sont semées et le principe de divisions cuirassés est adopté en septembre 1936 dans le cadre du programme des 14 milliards du 7 septembre 1936, première étape d’un réarmement massif.

Il est prévu deux «divisions à base de chars» comptant chacune six bataillons de chars B ! Ces divisions assez proches des divisions de ligne proposées par Charles de Gaulle sont rapidement jugées trop lourdes et dès 1937 ont s’oriente vers trois divisions à quatre bataillons.

La mise en place de ces divisions ne s’est cependant toujours pas concrétisée quand éclate la guerre de Pologne moins semble-t-il à cause d’un manque de véhicules qu’à cause d’un manque de volonté de l’arme des chars de l’infanterie qui n’ont pas suivit l’exemple du général Flavigny qui n’hésita pas à expérimenter le concept de la division motomécanique avec un matériel pas forcément adapté.

Le succès foudroyant des panzerdivisionen en Pologne décille les derniers hésitants ou les derniers opposants. Dès 1938 néanmoins, un groupement tactique d’experience avait été mis sur pied avec quatre bataillons de chars équipés de B1 et de B1bis, deux bataillons de chasseurs portés et un régiment d’artillerie.

C’est à partir de ce groupement que le général Gamelin ordonne la mise sur pied des 1ère et 2ème Divisions Cuirassés de réserve sur un mode sensiblement allégé par rapport aux idées de Charles de Gaulle.

Les divisions cuirassées telles que mises en place durant la guerre de Pologne disposent donc d’une demi-brigade de chars lourds type B1bis (deux bataillons), d’une demi-brigade de chars légers type Hotchkiss H-39 (deux bataillons), d’un bataillon de chasseurs portés, d’un régiment d’artillerie tracée motorisée, d’une batterie antichar (rattachée au RA) et d’unités de soutien.
C’est sur ce modèle que sont mis sur pied les quatre premières Divisions Cuirassées de réserve. Ce modèle loin des théories du lieutenant-colonel De Gaulle avec un manque en matière notamment de moyens de reconnaissance.

Les deux premières BCr puis DCr sont regroupés dans un groupement cuirassé qui doit à la fois d’organe de commandement mais également d’outil d’aguerrissement pour les nouvelles Divisions Cuirassés de réserve mises sur pied.

La 3ème DCr est mise sur pied au printemps 1940 et la 4ème DCr en septembre 1940, le commandement étant confié fin 1941 au général de brigade Charles de Gaulle permettant au théoricien de mettre en pratique ses idées.

Au moment de la mise sur pied de la 4ème DCr, un deuxième bataillon de chasseurs portés est intégré à chaque division, ces bataillons de chasseurs portés étant issus de la transformation de bataillons de chasseurs à pied de mobilisation qui échappent ainsi à la dissolution.

En décembre 1941, le groupement cuirassé est remplacé par un Corps d’Armée Cuirassé qui aligne ainsi quatre divisions même si les 3ème et 4ème DCr sont loin d’être au point matériellement et opérationnellement parlant.

L’arrivée à la tête de l’armée du général Villeneuve donne un coup de fouet bienvenue aux Divisions Cuirassés de réserve qui passent la surmultipliée.

En mars 1943, les DCr perdent le r de réserve, devenant des Divisions Cuirassées. Désormais leur rôle n’est plus de colmater la brèche dans un front et rétablir sa continuité mais d’être un outil de percée et de manoeuvre.

Elles sont également réorganisés selon un schéma comparable aux D.L.M tel qu’il est initié par la 6ème D.L.M. La Division Cuirassée type 1944 est ainsi organisée selon le schéma suivant :

-Un état-major

-Un régiment de découverte équipé de chars légers, de fusiliers motocyclistes et de chasseurs portés

-Deux brigades cuirassées avec un état-major, un bataillon de chars lourds, un bataillon de chars moyens, un bataillon de chasseurs portés, un groupe de canons d’assaut, un groupe d’automoteurs antichars, un groupe d’automoteurs antiaériens et un groupe de reconnaissance sur chars légers.

-Un régiment d’artillerie tractée tout terrain transformée à partir de 1946 en un régiment d’artillerie automotrice (pièces de 105mm automoteurs)

-Un bataillon du génie à quatre compagnie

-Deux compagnies de transmission

-Un bataillon de réparations divisionnaires à deux escadrons

-Un bataillon sanitaire divisionnaire

-Une compagnie automobile de quartier général

-Une compagnie automobile de transport
En septembre 1947, deux nouvelles DC sont créées, les 5ème et 6ème Divisions Cuirassées ce qui entraine la division du CAC en deux. Le 1er CAC va aligner  les 1ère, 3ème et 5ème DC alors que le 2ème CAC dispose des 2ème, 4ème et 6ème DC.

Ces deux Corps d’Armées Cuirassés sont stationnés l’un au nord de Paris et le second à l’est de la capitale, donnant un axe potentiel à leur intervention, la Belgique pour le 1er CAC, le Rhin et l’Allemagne pour le 2ème CAC.

La 1ère DC est ainsi stationnée au camp de Suippes, la 2ème DC à Chalons sur Marne, la 3ème DC à Compiègne, la 4ème DC dite «Division de Fer» dans la région de Nancy, la 5ème DC à Amiens et la 6ème DC à Toul

Sur le plan de l’armement, les DC n’ont rien à envier aux panzerdivisionen, elles font même la course en tête avec le redoutable B1bis bientôt remplacés par des ARL-44, un char lourd à canon de 90mm en tourelle ! Le Hotchkiss H-39 bon char léger est remplacé par le Renault G1R à canon de 75mm en tourelle.

Lorraine 39L

Lorraine 39L

L’infanterie de ces divisions _les chasseurs portés_ sont transportées d’abord dans des véhicules à roues mais bientôt dans des véhicules chenillés type Lorraine 39L et Renault DAJ-1.

L’artillerie n’est pas en reste, allant même plus loin que dans les D.L.M car outre les canons d’assaut compris dans les brigades cuirassées (des ARL V-39), elle remplace les pièces tractées du régiment d’artillerie par des canons automoteurs de 105mm qui combinent un châssis de Renault R-40 avec un obusier de 105C modèle 1935B en superstructure (Renault R-40 Au 105).

Bref ce sont de véritables outils de percée, capable d’opérer en profondeur dans le dispositif ennemi pour les désarticuler, le démanteler et ainsi favoriser l’effondrement du front.

Signe de l’importance des deux CAC, ces derniers bénéficient (tout comme les CC) de groupes de reconnaissance tactique équipés de Bréguet Br694, chacun des deux CAC pouvant bénéficier de l’éclairage de quatre escadrilles de 9 appareils soit un total de 36 appareils sans oublier des unités d’assaut, d’appui rapproché et de chasse.

Ne pas oublier que les DC et les D.L.M doivent disposer également de Groupes Aériens d’Observation (GAO) chargés de l’éclairage de la division et du guidage des avions d’appui.

21-Armée de terre (27)

1ère Division Légère Mécanique (1ère D.L.M)

Quartier Général de la division

L’état-major de division dispose de 45 officiers, 32 sous-officiers et 20 hommes auxquels s’ajoute les 11 officiers, les 12 sous-officiers et les 145 hommes de la compagnie de quartier général qui met à la disposition du QG 63 véhicules.

Un Régiment de découverte : le 6ème régiment de cuirassiers

-Un état-major et un peloton de commandement (un groupe de commandement et un groupe de transmissions)

-Un escadron hors-rang avec le 1er peloton chargé du commandement et des services, le 2ème peloton chargé de l’approvisionnement et des services du corps, un 3ème peloton qui est le peloton sanitaire, un 4ème peloton chargé des réparations et un 5ème peloton (pionniers et matériel de franchissement).

L’EHR dispose de 12 officiers, de 29 sous-officiers, 228 hommes, 24 motos solos, 2 motos side-cars, dix-huit véhicules légers, une AMD puis AMP TSF, 42 camions, 2 tracteurs de dépannage, une remorque porte-char et deux cuisines remorques.

-Deux groupes d’escadron composés chacun d’un état-major, d’un escadron d’automitrailleuses et d’un escadron motocycliste

L’état-major dispose de 35 véhicules alors que chaque escadron dispose d’un peloton de commandement (un véhicule PC), quatre pelotons à cinq voitures blindées, un véhicule léger et trois motos de liaison soit un total de 153 hommes, 21 AMD, 24 motos, 6 véhicules, 7 camions, un tracteur de ravitaillement et une cuisine-remorque.
L’escadron de fusiliers motocycliste dispose d’un peloton de commandement et de quatre pelotons de fusiliers.

Le peloton de fusiliers motocyclistes aligne un groupe de commandement (6 hommes dans trois motos side-car) et deux groupes de combat (10 hommes, deux motos side-car et deux fusils-mitrailleurs) soit un total de 26 hommes, treize motos side-car et quatre fusiliers-mitrailleurs.

Au total l’escadron de fusiliers motocyclistes dispose de 150 hommes et 75 véhicules

Au final, le 6ème cuirassiers dispose de 919 hommes, 45 AMD, 224 motos, 36 véhicules légers, 70 camions, deux tracteurs de ravitaillement, deux tracteurs de dépannage, une remorque porte-char et six cuisines remorques.

Suite à la réorganisation de janvier 1944, la structure du 6ème Cui ne change pas mais son équipement évolue, le changement le plus notable étant le remplacement des «Pan Pan» par des Panhard AM modèle 1940P nettement plus puissante, la 1ère DLM et donc le 6ème Cui étant rééquipé à partir de septembre 1942, les GRDI ayant été servis en priorité.

L’escadron d’automitrailleuses dispose toujours de pelotons de cinq AMP mais à cela s’ajoute des AMP-S ou Support, le peloton disposant désormais de cinq automitrailleuses à canon de 47mm et deux automitrailleuses équipés d’un canon de 75mm court inspiré de l’obusier de montagne modèle 1942.

Cette augmentation des moyens matériels et des effectifs des pelotons entraine donc une augmentation plus générale des effectifs et des moyens du régiment selon le schéma suivant :

-Un état-major et un peloton de commandement (un groupe de commandement et un groupe de transmissions)

-Un escadron hors-rang avec le 1er peloton chargé du commandement et des services, le 2ème peloton chargé de l’approvisionnement et des services du corps, un 3ème peloton qui est le peloton sanitaire, un 4ème peloton chargé des réparations et un 5ème peloton (pionniers et matériel de franchissement).

L’EHR dispose de 14 officiers, de 31 sous-officiers, 232 hommes, 26 motos solos, 2 motos side-cars, vingt-deux véhicules légers, une AMP TSF, 45 camions, 4 tracteurs de dépannage, deux remorque porte-char et trois cuisines remorques.

-Deux groupes d’escadron composés chacun d’un état-major, d’un escadron d’automitrailleuses et d’un escadron motocycliste

L’état-major dispose de 35 véhicules alors que chaque escadron dispose d’un peloton de commandement (deux véhicule PC selon le principe qu’un commande et que le second se déplace), quatre pelotons à cinq voitures blindées et deux voitures blindées d’appui, deux véhicules légers et quatre motos de liaison soit un total de 180 hommes, 22 AMP, 8 AMP-S, 24 motos, 6 véhicules, 7 camions, deux tracteur de ravitaillement et deux cuisine-remorque soit un total de 71 véhicules.

L’escadron de fusiliers motocycliste dispose d’un peloton de commandement et de quatre pelotons de fusiliers. Le peloton de fusiliers motocyclistes aligne un groupe de commandement (6 hommes dans trois motos side-car) et deux groupes de combat (10 hommes, deux motos side-car et deux fusils-mitrailleurs) soit un total de 26 hommes, treize motos side-car et quatre fusils-mitrailleurs.

Au total l’escadron de fusiliers motocyclistes dispose de 150 hommes et 75 véhicules

Au final, le 6ème cuirassiers dispose de 995 hommes, 46 AMP, 16 AMP-S, 224 motos, 36 véhicules légers, 70 camions, deux tracteurs de ravitaillement, deux tracteurs de dépannage, une remorque porte-char et six cuisines remorques soit 407 véhicules

-1ère Brigade légère mécanique avec un état-major de 59 hommes et de 18 véhicules qui engerbe, deux régiments de chars, le 4ème régiment de cuirassiers et le 18ème régiment de dragons.

L'Automitrailleuse de Combat (AMC) modèle 1935S dit Somua S-35

L’Automitrailleuse de Combat (AMC) modèle 1935S dit Somua S-35

Les deux régiments ont la même organisation qui est la suivante :

-Un état-major et un peloton de commandement qui dispose d’un char Somua S-35

-Un escadron hors rang

-Deux groupes d’escadrons à un état-major (un char S), deux escadrons (Somua S-35 ou Hotchkiss H-35) à un peloton de commandement (un char pour le capitaine) et quatre pelotons de cinq chars

L’escadron S dispose au total de 136 hommes, 21 chars, 16 motos et 21 véhicules divers alors que l’escadron H dispose de 115 hommes,23 chars, 16 motos et 19 véhicules divers, la différence d’effectifs s’expliquant en partie par le faire le Hotchkiss était un biplace et que le Somua était un char triplace.

Au total le régiment de combat dispose de 827 hommes, 94 chars (47 Somua et 46 Hotchkiss), 159 motos (dont 40 side-cars), 26 VL et VLTT, 74 camions, 6 tracteurs de ravitaillement, deux tracteurs de dépannage, une remorque porte-char et six cuisines remorques.

A la suite de la réorganisation de janvier 1944, le 4ème régiment de cuirassiers reste au sein de la 1ère BLM étant rejoint par le 15ème RDP, le 18ème régiment de dragons rejoignant la 2ème brigade légère mécanique en compagnie du 4ème régiment de dragons portés.

Le 4ème régiment de cuirassiers reste organisé de la même façon mais entre-temps, les Hotchkiss ont été remplacés par des Somua S-40 pour homogénéiser l’équipement ce qui augmente les effectifs à 852 hommes.

Néanmoins entre juin et décembre 1945, le S-40 cède la place au S-45 ce qui augmente les effectifs du régiment, le S-45 disposant de quatre hommes soit un homme de plus par rapport au S-35 et au S-40.

-2ème brigade légère mécanique (4ème régiment de dragons portés et 6ème cuirassiers puis 18ème régiment de dragons et 4ème régiment de dragons portés).

-Un état-major identique à celui de la 1ère BLM

-Le 4ème régiment de dragons portés est pendant longtemps le seul «régiment d’infanterie» de la 1ère DLM. Issus des chasseurs cyclistes, les dragons portés doivent coller aux chars, les protéger de l’infanterie adverse et de ses armes antichars, de nettoyer et d’occuper le terrain. Il est organisé de la façon suivante :

-Un état-major

-Un peloton de commandement
-Un escadron hors-rang identique à celui du 6ème régiment de cuirassiers

-Trois bataillons avec un état-major et un peloton de commandement, un escadron d’AMR, un escadron de fusiliers motocyclistes, deux escadrons de fusiliers voltigeurs portés et un escadron de mitrailleuses et d’engins (EME) (deux bataillons en temps paix, le troisième étant mobilisé en temps de guerre) .

L’escadron d’AMR dispose d’un  peloton de commandement avec une AMR de commandement et quatre pelotons de cinq AMR soit un total de 115 hommes et 55 véhicules dont 21 AMR.

L’escadron de fusiliers motocyclistes à la composition identique à celui du régiment de découverte

Les deux escadrons de fusiliers voltigeurs portés disposant d’un peloton de commandement (avec un mortier de 60mm), trois pelotons de combat avec un VDP (Voiture de Dragons Portés) de commandement et trois VDP emportant chacune un groupe de combat (dix hommes et deux fusils-mitrailleurs), un peloton de mitrailleuses (deux groupes de deux mitrailleuses et une mitrailleuse contre-avions).

L’escadron de fusiliers voltigeurs portés dispose au final de 198 hommes et 39 véhicules dont 20 VDP.

-Un escadron de mitrailleuses et d’engins (EME) avec un peloton de commandement, deux pelotons de mitrailleuses (identique à celui de l’escadron de fusiliers voltigeurs portés), un peloton de mortiers à deux groupes de deux pièces, deux groupes de deux canons de 25mm soit un total de 181 hommes et de 49 véhicules dont dix-huit VDP.

Le bataillon de dragons portés dispose de 917 hommes et de 279 véhicules dont 21 AMR et 67 voitures tout-terrain.

Au total le régiment de dragons portés aligne 3088 hommes et 957 véhicules (mobilisation).

La réorganisation de janvier 1944 n’entraine pas un grand changement dans l’organisation mais l’équipement évolue. Les AMR sont remplacés par des chars légers  et les VDP Lorraine 28 ont été depuis longtemps remplacés par des véhicules Laffly S20TL .

-un régiment d’artillerie tractée tout terrain : le 74ème RADLM

obusier de 105C modèle 1935B

obusier de 105C modèle 1935B

Les Divisions Légères Mécaniques disposent bien évidement d’un régiment d’artillerie pour assurer leur appui-feu. Cette artillerie à tracteurs reprend les traditions de l’artillerie à cheval, les «volants» ayant une longue tradition derrière eux.

En mai 1929, l’artillerie des cinq divisions de cavalerie acquiert le statut de régiment, les RADC (Régiments d’Artillerie de Division de Cavalerie) prenant pour numéro celui de leur division augmenté de 70.

La 4ème DC dispose donc à ce moment là du 74ème RA qui lors de la transformation en D.L.M passe d’un régiment hippomobile à un régiment d’artillerie à tracteurs avec pour principal canon, l’immortel «75» bientôt rejoint par un jeu premier plein de fougue, l’obusier de 105C modèle 1935B (Bourges). Ce régiment est organisé de la façon suivante :

-Un état-major et une batterie hors rang avec 131 hommes et 31 véhicules

-Deux groupes de 75 avec un état-major (90 hommes et 29 véhicules), trois batteries de tir à quatre pièces de 75mm avec chacun 103 hommes et 30 véhicules) et une colonne de ravitaillement avec 139 hommes et 36 véhicules dont 18 camions et 2 tracteurs lourds de dépannage.

Chaque groupe de 75mm dispose de 538 hommes, de 12 canons de 75mm et 137 véhicules dont 37 tracteurs légers et 45 camionnettes et camions.

-Un groupe de 105mm avec un état-major, trois batteries de tir à quatre pièces  et une colonne de ravitaillement, les effectifs et le matériel étant identiques aux groupes de 75mm.

Le régiment d’artillerie dispose au total de 1745 hommes, 36 canons et obusiers ainsi que 401 véhicules et 95 caissons/remorques

A ces effectifs, s’ajouteront ultérieurement la 10ème batterie antichar divisionnaire disposant d’une section de commandement et de quatre sections de 2 canons de 47mm soit un total de 8 canons de 47mm, 44 véhicules et 173 hommes et une batterie antiaérienne, la 1020/405ème batterie antiaérienne avec une section de commandement et trois sections de deux canons de 25mm soit un total de 107 hommes et 21 véhicules.

Pour la défense antichar, on trouve également jusqu’en janvier 1944, le 11ème escadron divisionnaire antichar qui dépend du 4ème RDP avec 12 canons de 25mm, 45 véhicules et 175 hommes. Cet escadron est dissous mais sert de cadre aux deux escadrons antichars intégrés aux BLM.

La réorganisation de janvier 1944 voit les batteries antichars et antiaériennes se dédoublées et rejoindre les deux BLM et devenir des escadrons. Au plan du matériel, l’obusier de 105mm reste en service mais peu à peu, les canons de 75mm modèle 1897 vont être remplacés par des canons de 75mm TAZ modèle 1939.

Génie et transmissions

-Le génie dispose dispose de trois compagnies de sapeurs mineurs portés qui alignent un total de 579 hommes et 255 véhicules et une compagnie d’équipage de ponts (134 hommes et 78 véhicules)

-Les transmissions disposent d’une compagnie télégraphique (63 véhicules et 228 hommes), d’une compagnie radio (60 véhicules, 39 postes radios et 241 hommes) et un détachement colombophile (19 hommes, 120 pigeons et 9 véhicules)

Train,santé et intendance

-Une compagnie automobile de quartier général (fournit les véhicules de l’état-major)

-Une compagnie automobile de transport avec une section de commandement, services généraux et ateliers, une section sanitaire automobile, une section de ravitaillement en munitions d’infanterie et une section de camions représentant 211 hommes et 98 véhicules.

-Un groupe d’exploitation divisionnaire (intendance) avec 68 hommes et 6 véhicules

-Un groupe sanitaire divisionnaire de 151 hommes et 36 véhicules

-11ème escadron de réparation divisionnaire (ERD) rattaché au 18ème dragons dispose d’un peloton de commandement, trois pelotons de dépannage, deux pelotons de réparation et un groupe de volant (blindés de remplacement).

Le 11ème ERD dispose au total de 305 hommes, 116 véhicules plus l’équivalent de deux chars de remplacement par escadron. Parmi les 116 véhicules on trouve notamment 24 tracteurs de dépannage Somua MCG et MCL et 12 remorques porte-char.

En janvier 1944, la 1ère DLM entame le processus de réorganisation visant à la transformer selon le même modèle que la toute jeune 6ème DLM.

La DLM s’appuie désormais sur deux brigades identiques avec un régiment de chars, un régiment de dragons portés, le 1er  et le 2ème groupe de canons d’assaut, le 1er et le 2ème escadron antichar porté, le 1er et le 2ème escadron antiaérien porté et le 1er et le 2ème groupe de reconnaissance. Le régiment de découverte reste indépendant.

L’organisation du régiment de chars et de dragons portés ne changent pas par rapport à l’organisation antérieure.

Le groupe de canons d’assaut est équipé de 12 Somua Sau40 répartis en trois batteries de quatre véhicules alors que l’escadron antichar porté équipé de douze Laffly W15 TCC équipé de canons de 47mm, un véhicule identique équipant l’escadron antiaérien qui dispose de vingt-quatre véhicules armés d’un affût double de 25mm (quatre pelotons de six).

Quand au groupe de reconnaissance, il dispose d’un peloton de commandement et de trois pelotons de quatre chars légers FCM-44 (1ère DLM ainsi que la 3ème, la 5ème et la 7ème; l’AMX-42 équipant les 2ème, 4ème et 6ème; l’AMX-44 version améliorée du précédent équipant la 8ème DLM).

Les autres unités restent inchangées qu’il s’agit du régiment de découverte ou du régiment d’artillerie mais les unités de soutien connaissent un certain nombre de changement :

-quatre compagnies du génie formant bataillon

-deux compagnies de transmission (le détachement colombophile est supprimé)

-Deux compagnies du train (compagnie automobile du QG et compagnie automobile de transport)

-Un bataillon sanitaire divisionnaire

En temps de guerre, un Groupe Aérien d’Observation peut lui être  rattaché ainsi que des unités de chasse et d’appui. Un bataillon de quartier général équipé de B1ter puis d’ARL-44 peut être rattaché si besoin est à la division.